Emmanuel Macron persévère dans le Mal - Le Zoom - Christine Boutin - TVL
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Bonjour à tous pour le Zoom. Aujourd'hui, je suis au côté de Christine Boutin. Bonjour madame le ministre.
Bonour. Bonjour. Vous êtes ancien ministre du logement et de la ville, ancien député.
Vous êtes également présidente d'honneur de Via Parti chrétien démocrate que vous avez fondé il y a quelques années. Vous avez publié de nombreux ouvrages dont le dernier aux éditions Tqui l'étr ouverte à qui veut s'engager en politique pour les Français et la France c'est l'inverse pour les servir pour servir pour servir les Français la France et la France et les Français c'est tout de suite sur la boutique de TVL vous pouvez dès à présent retrouver cet ouvrage. Alors Christine Bouta, on se retrouve aujourd'hui pour parler d'un sujet grave bien sûr puisque depuis quelques jours à l'Assemblée nationale et discuté le fameux texte sur la loi de fin de vie.
C'était une promesse d'Emmanuel Macron déjà en 2017. Elle a été retardée. Il a refait cette promesse en 2022 comme quoi il y a des promesses qu'il souhaite visiblement tenir.
Comment percevez-vous cette persévérance justement sur cette question de l'euthanasie qui revient en permanence dans le débat ? Écoutez, une persévérance chez monsieur Macron, c'est exceptionnel. Euh c'est l'en même temps, c'est tout et son contraire.
Euh euh mais sur certains sujets, effectivement, il a l'air d'avoir une certaine forme de persévérance qui pour moi euh est une une un signe excessivement inquiétant parce que sa pervérance sa persévérance est pour moi toujours orientée vers le mal. Là, ce qui est proposé dans cette loi euh et ça apparaît de plus en plus dans les discussions, il s'agit en fait de de terminer la boucle du non respect de la vie en France. Ça a commencé avec l'avortement.
Moi, je n'étais pas encore élu à ce moment-là. C'est en 75. J'ai été élu en 86 depuis 10 ans plus tard.
Et pendant 40 ans, j'ai pu suivre toute l'évolution de la France sur ce sujet de la vie. qui était mon combat à l'Assemblée nationale. Et aujourd'hui, on en arrive à bah terminer la boucle, c'est-à-dire le début de la vie et la fin.
Mais au-delà de de cet aspect morbide, cette espèce de passion que la France et que monsieur Macron semble avoir pour la pour la mort, je pense que au-delà de tout ce qui est dit, nous arrivons vraiment à un terme. Pendant des années, on a dit "On touche le fond, on touche le fond". la FL non c'était pas là on est en train véritablement de toucher le pont cette loi est une loi de rupture.
C'est une de rupture profonde pour la France. C'est un rejet de toute notre philosophie anthropologique qui a pour objectif de protéger le plus fragile. Et je pense qu'elle elle aussi une chose qui m'a stupéfait, c'est de voir que cette loi et pour ma part, c'est la première fois que je le vois en France, la le mensonge est inscrit dans la loi.
C'està-dire que le mensonge prend une valeur légale de loi pour tous et qui va nous entraîner naturellement dans le TUBU. on aura peut-être l'occasion d'en reparler. Et la 4e point que je vois dans cette loi, c'est que la République est très mise en danger par sa devise qui n'a plus de sens aujourd'hui.
Liberté, égalité, fraternité. Fraternité. Oui, je peut-être qu'on aura l'occasion de de dé On va revenir sur tous ces points en voyant ensemble effectivement les les tenants et les aboutissants de ce texte.
Peut-être commençons par l'actualité, par ce qui est aujourd'hui en vigueur. C'est toujours la loi Class Leonetti. On se rappelle qu'on en a beaucoup parlé à l'occasion de l'affaire Vincent Lambert comme on dit communément aujourd'hui.
Est-ce que vous pouvez nous rappeler en l'état de quoi il s'agit exactement ? Écoutez, en ce qui concerne la loi euh Leéonetti Cla, moi déjà euh vous savez que j'ai déjà commencé ma vie politique sur les les lois bioéthiques. J'étais vraiment très en en retrait, enfin j'ai mis en évidence un certain nombre de choses en prévoyant du du reste qui allait se passer et tout s'est déroulé comme je l'avais prédit à l'époque.
Il est probable que ça ne soit pas terminé. Non, c'est pas terminé. Au vu des propos du professeur Touren qui explique que c'est la stratégie du pied dans la porte.
On peut s'attendre à Absolument. Absolument. Bah on y va.
On est à l'euthanasie. On c'est c'est le c'est cette loi. Alors la loi classonetti elle elle c'était déjà un petit coup de pied dans la porte même si on ne voulait pas de l'euthanasie, on allait jusqu'au bout du bout.
Mais moi personnellement, je n'ai je n'étais pas favorable. Je n'ai pas voté cette loi. J'ai beaucoup de respect pour Léonetti qui a fait le maximum compte tenu de la pression sociale et politique de l'époque.
Mais là, il y avait pas l'acte de tuer. Tandis que dans la loi d'aujourd'hui, c'est ça ce qui est absolument la grande fracture, c'est que il va être autorisé la transgression ultime qui existe depuis que l'humanité est là. C'estàd que aujourd'hui, qu'on comprenne bien, on était dans une attitude d'accompagnement passif.
Voilà, vers la mort avec une sédation profonde et continue, hein, comme le dit le texte et une privation euh d'alimentation et euh et d'eau pour les patients. C'est-à-dire que on les on les affamait et on les assoiffait le tout avec une sédation profonde. Ouais, c'est ça.
Petit à petit, c'était quelque chose mais il y a enfin on peut pas c'est dire c'était vous avez parfaitement raison, c'était passif tandis que là c'est on abandonne le passif et on va à l'actif et c'est complètement différent. Il y a une nuance très importante. J'espère que nous allons pouvoir le le démontrer.
Mais mais déjà si vous voulez euh pour moi exigeante peut-être trop, je ne sais pas. Non, je crois pas. Euh il y avait déjà euh un petit pied dans la porte qui a été mis là.
Euh c'est un peu une hypocrisie honnêtement. Alors justement, vous avez beaucoup parlé tout à l'heure du mensonge qui était presque institutionnalisé, du mensonge sur les termes qui sont utilisés et je pense qu'il est important de s'arrêter sur ces points. Euh on a vu aujourd'hui que le texte était dissocié des soins palliatifs pour ne s'attarder de l'autre côté que sur la fameuse fin de vie, le suicide assisté qui est ni plus ni moins une euthanasie qu'on appelle jamais d'ailleurs comme ça dans les textes.
On parle aussi également beaucoup de dignité de fin de vie. Euh comment percevez-vous cette surutilisation, j'allais dire euh de ce terme de dignité quand il s'agit de la fin de vie ? Écoutez, aujourd'hui nous sommes dans un temps de confusion absolu.
Les mots n'ont plus les mêmes sens. Euh peut-être que du reste euh notre temps avec euh la philosophie W peut-être avec l'idée qu'un homme te peut devenir une femme, une femme devenir un homme, tout est possible et on ne pas chois pas ne pas choisir absolument. Donc dans cette époque-ci, si vous voulez, la dignité, qu'est-ce que l'on met derrière le mot dignité ? et nous aurons l'occasion d'en reparler, j'espère à propos de la devise de la France et de la République.
Mais mais la dignité aujourd'hui, elle est elle est dans le fait que l'on ne va pas proposer proposer à au plus faible physique, intellectuel, psychiatrique et cetera, de l'aider, de le soutenir, d'avoir de la compassion pour lui. on va l'aider au contraire, non pas à le protéger puisque tous les amènements qui étaient prévus pour permettre d'accompagner une personne en suicide, en idée de suicide et cetera par exemple, tous les amendements qui étaient là pour protéger et aider la personne à retrouver la vie ont été éliminés. C'est-à-dire que aujourd'hui euh la person on a même à tel point qu'on a créé un un délit de de d'empêcher d'empêcher le suicide.
Est-ce que vous rendez compte ? On a créé alors moi j'ai suivi tout ça euh sur l'avortement. On a créé tout tout le long de ces années, on a ouvert l'avortement à toutes les possibilités.
Il y a un un délit d'entrave pour l'avortement. Et bien là, on a créé un délit d'entrave pour euh celui qui voudrait se suicider que on essaierait de ramener à la vie. Euh je ne sais pas comment toutes ces associations magnifiques, religieuses ou pas religieuses du reste qui euh sont et qui écoutent euh par téléphone les gens qui sont un peu en dépression.
Est-ce que ces associations vont pouvoir continuer ? Je ne pense pas puisque c'est un délit dans de de s'opposer à une personne qui veut se suicider. Et alors ce que ce que soulève cette question de surutilisation justement du terme de dignité euh de de la mort de de le droit de mourir dans la dignité, c'est qu'en réalité les gens qui défendent ce droit à mourir dans la dignité euh on on se demande s'ils portent pas un jugement sur le vivre dans la dignité.
Finalement, ils choisissent qui a le droit de vivre dignement et si c'est pas digne à leurs yeux, il vaut mieux mourir. Je je moi je pense qu'ils ont pris ce mot dignité qui est un mot un très beau mot et qu'ils l'ont pris euh du reste celui qui a qui a qui est le responsable de la DMD, c'est monsieur Romero. L'aideation d'aide à mourir dans la dignité.
Bien sûr, c'est mon monsieur monsieur Romero que j'ai très bien connu avec lequel j'ai eu des plateaux d'opposition très fort euh disait très bien à l'époque au moment du mariage homosexuel où j'étais opposé en disant mais bien sûr que Boutin avait raison. Bien sûr qu'elle avait raison mais nous on allait pas le dire. Faut être un peu malin en politique.
Alors là, c'est ça, c'est il est malin en politique en utilisant ce magnifique mot de la dignité qui est agréable à toutes les oreilles. Ben, tout le monde a envie d'être digne, mais ça va pas durer hein, je vous dis tout de suite, ça va pas durer mais pour l'instant c'est un mot qui est flatteur et donc ça permet de faire accepter ce qui est inacceptable. Et malheureusement, beaucoup de nos compatriotes qui ont beaucoup de difficultés en ce moment et beaucoup de problèmes, beaucoup d'interrogations sont n'ont pas pris conscience de la gravité du texte qu'on est en train de passer à l'Assemblée nationale française car je vous le rappelle c'est le texte le plus large qui a le moins de de de frontières de de de garde de fou du monde et dans tous les pays qui ont commencé comme le dit monsieur Touren par faire une ouverture dans la porte et qui depuis ont tous c'est magnifique.
On fait tomber les gardes de fou. Et bien euh ça ne nous empêche pas nous de dire maintenant on a même pas besoin des gardes de fou parce que l'époque de Touren où il fait sa vidéo d'il y a 2 ans en disant on va commencer on va faire petit puis mais c'est plus du tout ça là aujourd'hui tous les gardes de fous sont tombés c'est la loi la plus excessive qui puisse exister au monde. Donc vous pouvez imaginer que si on part de l'absolu de de la mort nous allons vers la barbarie.
Moi je vous dis on va vers la barbarie quand on donne l'autorisation de tuer, je vous le rappelle qui est la plus grande des transgressions et c'est ce qui est donné. Du reste le métier de soignant, le métier de médecin n'a plus de sens puisque leur leur objectif ce n'est pas d'accompagner soigner. L'objectif c'est d'éliminer absolument et d'éliminer tous ceux qui coûtent trop cher pour la société, c'està-dire les malades, les handicapés, les troubles, ceux qui ont des troubles psychologiques, les Alors, vous donnez du crédit vous justement à ces à ces gens qui nous disent que on veut l'euthanasie pour faire des économies.
Ah bah bien sûr. Ah mais j'en suis absolument convaincu. J'en suis absolument convaincu.
Oui. Oui. Du reste, je pense que ça passera.
Mais aujourd'hui, nous sommes dans une société qui n'a que pour guide que l'économie et l'argent. le le grand moteur aujourd'hui c'est le fric mais sur le plan anthropologique on constate quand même que de fil en aiguille la mort n'a plus sa place dans notre société auparavant nos anciens naissaient d'ailleurs chez eux et pouvaient même mourir chez eux leur famille venait les veiller pendant plusieurs jours. Aujourd'hui globalement les morts sont asceptisées.
Les proches sont souvent privés d'une présence. Oui. Mais mais ça c'est c'est le résultat de de mon époque de ma génération. sû mais est-ce que précisément cette réponse par la loi ne va pas dans le sens de ce que ce qu'attend la population, c'est-à-dire ne plus rien voir, ne plus savoir ce qu'est la mort sinon d'appuyer sur un bouton.
Bien sûr, parce que nous a nous nous avons nous construit ma génération et je le regrette profondément, même si j'ai toujours été en grande opposition avec ces tendances, c'est cette génération a tout eu. C'est une génération gâtée et qui n'a pas voulu voir la souffrance. La souffrance est quelque chose d'impossible.
Le diable n'existe pas. On voit pas le mal. On cache le mal.
Quand c'est la première génération qui risque de se faire appuyer sur le bouton. Oui. Les pauvres, il ils n'y sont plus rien.
Enfin, je veux dire, enfin si ma génération un peu plus puisque les vieux sont dans le coup aussi. Mais mais si vous voulez, il va on va être confronté au réel. Là aujourd'hui, c'est encore une esquive par rapport au réel.
On ne veut pas, on n'a pas voulu voir la mort pendant 40 ans. Maintenant, on nous la propose dans la loi. Certains philosophiquement estiment que c'est nécessaire.
Les Français qui ont perdu, qui n'ont plus le temps, plus d'économie, qui sont qui tirent le diable par la queue et cetera, euh essayent de de d'élever leurs enfants. C'est très difficile. L'éducation n'est plus transmise.
La famille n'a plus d'existence. Euh il ne voit pas la gravité des choses et dans la continuité, ils se rendent compte après tout, c'est bien, moi je pourrais choisir ma mort. Mais en général, on dit ça quand on est en bonne santé.
Mais quand on est malade ou quand on commence à devenir vieux euh on se dit "Moi, je vais essayer de vivre le plus longtemps possible parce que rien n'est plus beau que la vie." On pourrait aussi considérer qu'il y a une portée sociale, familiale à la mort. Il y a la personne qui décède mais toute sa famille qui est en deuil, qui l'accompagne, qui d'ailleurs se réunit, qui parfois le fait avec une certaine festivité, avec une façon de rendre hommage propre à chaque famille.
Est-ce que euh c'est pas aussi la porte ouverte à faire entrer les institutions, la loi, la législation encore une fois un peu plus au cœur de nos vies et et de nos euh de nos choses les plus profondes. Oui. Oui.
Oui. Moi je je veux pas je peux pas nier cela mais et je pense que c'est toujours une erreur. C'est une erreur.
Mais avant quand il y avait ces réunions familiales où moi j'étais une génération où mes enfants pas leur montrer la mort de leur grand-père ou de leur grand-mère hein. C'était l'environnement je l'ai fait mais c'était fallait pas montrer cela mais aujourd'hui effectivement c'est l'état c'est le pouvoir qui se traduit en institution et en loi qui s'installe dans la vie de chacun. Quand on veut mettre un enfant à l'école à 2 ans, on le retire de sa famille.
Vous voyez bien, c'est toujours la même chose. C'est c'est une question de pouvoir et de possession. Euh dans cette affaire-là, les Français ne se rendent pas encore compte, mais le débat encore une quinzaine de mois euh avant qu'on soit au vote vraiment final et je pense qu'on a le temps de se réveiller et de prendre conscience de la gravité des choses.
Euh donc, je suis pleine d'espérance pour ma part. Si je peux me permettre, je fais une parenthèse, mais c'est très intéressant ce point justement de de d'intrusion de l'État dans nos vies parce que finalement les défenseurs de de l'euthanasie aujourd'hui expliquent qu'il s'agit d'une liberté. En réalité, on est dans un asservissement supérieur de la part des institutions.
Mais naturellement, c'est un totalitarisme qui s'installe petit à petit. Mais bien sûr. Et là, mais mais c'était c'était épouvantable.
C'est épouvantable le droit, on se donne le droit de tuer mais et on n pas le droit de l'empêcher. Non mais non, on a pas le droit de l'empêcher. Alors vous l'expliqueriez tout à l'heure justement ce fameux délit d'entrave, il est puni d'un an d'emprisonnement, 15000 € d'amende et considéré comme délit d'entrave.
Tout fait d'empêcher ou de tenter d'empêcher de pratiquer ou de s'informer sur l'aide à mourir par tout moyen dans un but dissuasif. Donc c'est très clair, il s'agit de ne pas parler de l'euthanasie si c'est pas pour en dire du bien quoi. Bien sûr, mais bien sûr, bien sûr.
Ben, il ne faut que favoriser euh le droit de tuer. Or euh vraiment à partir du moment où on donne le droit de tuer à l'autre, on rentre dans une société barbare. C'est une c'est une évidence.
Du reste, les exemples qui qui sont actuellement dans les pieds étrangers le montrent bien quand Belgique on euthanasie un enfant de 10 ans 12 ans euh sans aucun parce qu'il a un petit malaise psychologique, je veux dire voyez bien. Mais mais ça ça correspond aussi à une idéologie qui à mon avis enfin qui est fausse qui est de dire et ça ça fait longtemps que la la planète est surpeuplée donc il y a trop de monde donc il faut éliminer ceux qui ne servent à rien parce que moi pendant tout mon combat c'est ça la dignité globalement c'est ce qu'on sert au capital mais c'est ça mais exactement mais c'est exactement ça c'est exactement ça et la la la la la personne c'est paradoxal parce que les personnes âgées dans les épades il y a pas mal de capitalisme autour oui Mais oui mais oui mais bon en ce moment ils ont un peu moins la côte, on commence à les critiquer pas mal les épades. Et aussi là, si vous voulez, l'évolution de la société a fait que la famille n'ont plus les possibilités parce qu'ils ont des salaires insuffisants de pouvoir garder chez eux leurs personnes âgées parce qu'ils doivent travailler évidemment parce qu'ils doivent travailler et et donc la personne âgée elle est mise de elle est mise de côté mais à la limite la personne âgée, moi je suis une personne âgée, je veux dire je peux comprendre, on a une belle on a une belle vie.
Bon très bien. Mais quand vous voyez que les handicapés vous rendez compte, moi je voudrais souligner que vos téléspectateurs regardent cette vidéo qui est partout, ils l'ont peut-être vu de Louis Bouffard qui est atteint de cette maladie du Chîn qui petit à petit diminue, a pris ses jambes, est en train de prendre ses bras, il a 20 ans 25 ans peut-être ce garçon et qui dit "Mais la vie est belle et tant qu'il y a de la vie, il y a de la vie, on n'a pas le droit de d'intervenir." Vous comprenez ?
Donc c'est voilà et c'est une pression qui est fait sur tous les malades, sur tous les handicapés qui vont finir par se poser et les vieux aussi. Mais moi à quoi je sers ? Est-ce que je dois rester ?
Est-ce que est-ce qu'au contraire je dois pas me faire éthanasier ? Vous voyez, c'est une pression dont on va tous être responsable et et la vie pour elle, la vie en elle-même d'intérêt que si elle elle correspond à quelque chose. Et pendant toutes mes 40 ans de vie politique, j'ai toujours mis en garde sur le fait de ne pas considérer la personne humaine comme une variable d'ajustement.
Et nous n'avons pas arrêté de faire de la personne humaine une variable d'ajustement sur le plan économique, social et cetera. Oui. Alors, ce qui est amusant, si je puis dire, hein, parce que je suis cynique, c'est que on a vu que le délit d'entrave serait puni.
En revanche, l'incitation à l'euthanasie, ah pas du tout, ne sera pas puni. Il y a eu un amendement, il a été rejeté. Oui, il a été rejeté.
Mais bien sûr, mais bien sûr. Donc, ben oui, mais tout ça va dans le même sens. Mais c'est pour ça je voudrais que je voudrais quand même vous parler du mensonge dans dans un amendement.
Franchement, je voudrais dire de Daniel Simonet, j'imagine que vous alliez parler de celui-ci. Bien sûr. Alors moi quand je l'ai découvert, c'est un amendement qui a été voté en commission et qui vient d'être voté à l'Assemblée enfin qui va être voté à l'Assemblée nationale.
Je dis à vos téléspectateurs, je le dis sans lentement et réputé décédé de mort naturelle. La personne dont la mort résulte d'une aide à mourir. Ça veut donc bien dire qu'il y a une personne extérieure, une aide extérieure qui a provoqué la mort.
Donc elle n'est pas naturelle. Donc c'est un commien même ce serait pas une aide extérieure mais même un suicide on mettrait pas que c'est une mort naturelle. Mais bien sûr.
Mais bien sûr. Donc là on est en train de fausser le sens des mots et d'installer le mensonge dans la loi. À ma connaissance la première fois en France qu'on le fait.
Donc le le alors je ne dis pas que le mensonge n'existe pas parce que malheureusement il est très répandu dans nos relations sociales malheureusement. Mais nous sommes un pays de droit écrit. Et bien euh ce n'était pas écrit dans la loi.
Maintenant c'est écrit dans la loi. Ça veut dire que ça va être notre règle du jeu non seulement pour la vie et la mort mais pour notre relation permanente de tous les jours. Vous allez chez votre boulanger, vous avez oublié de prendre votre porte-monnaie, vous lui dites "Monsieur, je vous peri demain quand je reprends ma baguette." Le monsieur vous dira "Mais non, écoutez moi j'ai plus confiance maintenant.
Non non, j'ai plus confiance avec le mensonge." Non non. Donc c'est la fin de la confiance.
C'est la fin de la confiance dans ce pays. Alors, est-ce que vous rentre et la confiance entre les êtres humains ? Bien sûr, parce que si on met en relief ce que vous venez de nous indiquer et le précédent, à savoir l'incitation à l'euthanasie, concrètement, une application simple.
Euh la grand-mère a une très grande maison euh qu'on convoite, elle est sur son lit d'hôpital mais pas en fin de vie. Il dit quand même mamie, ce serait tellement plus pratique si on appuyait sur le bouton, tu sais. Et en plus, ce serait une borde naturelle.
Oui, ça serait une morelle. Et puis et puis tu sais nous on est très malheureux, on a besoin d'argent ce qui est vrai. Non mais c'est vrai mais regarde ça ça sera la franchise extrême.
Mais non mais mais la grand-mère elle le sait que ces petits enfants, ils sont dans la difficulté déjà. Elle les aide beaucoup les la grand-mère. Euh donc euh si vous voulez humainement on est même conduit à ça et du reste dans cet amendement, ce qui justifie cet amendement qui travesti la mort naturelle, c'est une raison d'héritage de de de pouvoir hériter de de l'assurance vie du grand-père des pépé mémé pour pouvoir avoir la bénéficier hérité de de cette de cet héritage.
Il faut il faut que ça soit une morelle. Donc on décide que l'euthanasiés c'est la mor naturelle. Voilà.
Donc c'est une confusion dans les mots. C'est une confusion. C'est un mensonge absolument épouvantable.
Enfin, moi je je je l'ai vraiment ça m'a fait sortir de mes gons parce que ça ça va même au-delà du problème de la vie, de la manipulation de la vie et de la mort parce que c'est toute notre vie sociale qui va avoir comme règle du jeu le mensonge. H là on va vers le toit une certitude. Parlons peut-être un peu de politique Christine Boutin puisque comme je l'ai dit he ce texte est en ce moment observé à l'Assemblée nationale jusqu'au 27.
Comment regardez-vous les débats qui se tiennent ? Comment regardez-vous ces votes, ces amendements qui ont été rejetés ? Ce droit également qui a été validé pour les handicapés mentaux de recourir au suicide assisté sur des bases ma fois très discutables en terme de consentement éclairé.
Euh, comment voyez-vous cela que ces débats ? Comment se tiennent-ils selon vous ? Écoutez, je veux déjà remercier et féliciter tous les députés, quels qu'ils soient, qui ont voté contre tous ces amendements parce qu'il faut du courage pour l'avoir vécu.
Je sais la pression qu'il peut y avoir à la fois dans l'environnement, dans le milieu politique, dans l'hémicycle. Euh donc je tiens à les saluer et à leur dire qu'il y a beaucoup de Français qui euh les écoutent, que tous ne sont pas encore bien éclairés mais nous avons encore le temps et que on compte sur eux et que pour moi, ce sont des hommes et des femmes qui m'inspirent le respect profond et et je leur dis surtout tenez bon, vous êtes l'honneur de la France. Vous êtes l'honneur de la France. surtout fait en sorte d'avoir confiance dans les Français.
Ils vont se réveiller, j'en suis convaincu du reste. Vous moi, je vois quand même une évolution petit à petit chez le français qu'on rencontre. Bon, j'aurais des anecdotes à vous raconter mais je vais pas je vais pas aller plus loin.
Donc bravo, merci, respect pour tous les parlementaires. Ils sont pas très nombreux mais c'est un peu normal. Ils sont, c'est la règle du jeu, je ne veux pas la le répéter, mais à chaque loi, euh chaque groupe a son spécialiste euh qui est qui est présent dans l'hémicycle.
Pour les lois de société, ils sont plutôt plus nombreux euh que euh dans les autres textes, vous comprenez ? Donc bien sûr, ils sont pas suffisamment nombreux, mais ils sont là. Et comment expliquez-vous qu'il y ait pas de discipline de partie ?
Euh, non, mais alors là, mais il y a pas de discipline de partie. Il y a pas de discipline de parti. En France, le mandat impératif n'existe pas.
Quand on suit euh son groupe, c'est parce qu'on on n' pas été spécialiste de la loi sur la TVA qui était en discussion et qu'on fait confiance au spécialistes de TVA et on suit son groupe. Mais aucun parti, aucun groupe en France, c'est la liberté pour chaque député. à chaque fois que je vote comme le gars sur le le la TVA, c'est parce que je lui fais confiance et que lui sait la TVA et et donc j'ai pas moi pas le temps qu'il m'occupe de la bioéthique et de la vie.
Euh je m'occupe de la vie. Mais ça pourrait être comme ça. Ça pourrait être comme ça pour ces textes.
Mais le seul problème, on a vu que aussi bien dans les rangs de la droite parlementaire, du rassemblement national, il n'y a pas de consigne de vote. Chacun fait. Mais c'est mais c'est mais c'est c'est un abus de pouvoir.
Je suis désolé quand j'entends un un patron de parti qui dit je laisse la liberté de vote. Excusez-moi. Ce n'est que sur les sujets de société qu'il le disent.
Ce n'est que sur les sujets de société. Je l'ai vu pendant 40 ans. C'est quoi ?
C'est de la lâcheter. C'est de facilité. On a l'impression d'être généreux.
Mais mais quand un député vote pour la la TVA dont je parlais, il alienne, c'est lui qui alienne sa liberté pour suivre la TVA. Moi, il m'est arrivé très souvent de ne pas voter comme mon groupe euh sur un sujet que je ne connaissais pas mais sur lequel j'avais travaillé et j'étais pas d'accord avec la position du groupe. Mais le problème, c'est que parfois il y a effectivement des représailles du groupe ou du parti pour dire tu auras pas l'investiture.
Mais ça c'est ça c'est la grandeur du parlementaire de savoir ce qu'il veut. Ou la petitesse. Oui, la petitesse.
Est-ce que vous avez encore de l'espoir pour ce texte de le voir rayer de la carte ? Est-ce que vous pouvez tabler sur la censure ? Euh non, ça ça non non non.
Ça le mérite d'être clair. Non, je j'y crois pas du tout. Non non non, mais je pense que ce texte euh enfin de toute façon ce ce je j'espère mais pas de façon béate que ce texte va connaître des difficultés.
Je ne sais pas lesquelles mais il y en aura. Il y a eu la dissolution qui est absolument inexplicable sur le plan politique, sur le plan de la raison et qui a permis d'avoir un an de plus pour réfléchir sur ce texte. Donc ça a déjà fait évoluer un petit peu certaines personnes qui ont pu en prendre un peu plus conscience.
Là, on a encore 15 mois, 15 16 mois. Donc on va continuer. On va continuer.
Et puis moi, vous savez, je suis une catholique fervante et je pense que l'intervention divine est toujours possible. Et je voudrais vous dire quand même quelque chose sur ma devise liberté, égalité, fraternité, fraternité. Voilà.
Parce que cette loi, non seulement elle est en train de de tuer tout le monde, tous ceux qui ne comptent pour comptent pour du beurre, mais en plus elle va tuer la République et je ne comprends pas que les républicains laïcar soutiennent cette loi parce que il n'y a plus de fraternité dans cette loi. On a vu tous les fragiles. Ça dépend laquelle ?
Ah bah laquelle ? Laquelle ? Humainement, il y a plus de fraternité puisque on va tuer les gens qui sont les plus fragiles et qui servent à rien.
Il y a plus de solidarité, il y a plus de compassion et puis ça. L'égalité, elle n'existe déjà plus parce que l'égalité par exemple simplement aux soins, mais ça dans bien d'autres domaines, l'égalité entre les Français n'existe plus. Il y a que les riches qui éventuellement peuvent encore avoir des soins à peu près corrects et ce n'est pas garanti 100 %.
Donc l'égalité n'existe plus. Donc il ne reste plus que la liberté. Mais la liberté, c'est pas la peine dans cette loi.
Ils sont tous morts, ceux qui servent à rien. Donc liberté, égalité, fraternité n'existe plus. Vous savez quand est-ce qu' a été décidé cette vie des Français ?
Je joue franc jeu, vous me l'avez déjà dit, mais je ne savais pas. Et bien, je pense que beaucoup ne le savent pas et moi-même je non dans mon imaginaire, c'était de la révolution car tout cela vient de la révolution. Je vous le dis, c'est le dérapage général de la philosophie de la révolution.
C'est en 1848. Alors, je suis désolée, 1848, c'est très récent. Bien sûr, on a tous l'impression qu'on est complètement bloqué sur cette affaire et jusqu'à présent, nous avions tous la même interprétation de liberté, égalité, fraternité.
Aujourd'hui, avec la convion dans laquelle nous rentrons, ça n'a plus le même sens. Donc, les fondamentaux, les principes indivisibles, c'est marqué dans la Constitution, ces trois ces trois termes. Et bien, ces trois termes vont s'effondrer parce qu'ils ne vont plus avoir de sens. en tous les cas le même sens entre tous les Français.
Donc nous allons avec cette loi vers un des problèmes politiques, philosophique, moraux d'une gravité extrême et je pense que la République va vaciller. Je vous l'ai dit. Et c'était donc Christine Boutin qui défend la République.
Écoutez, non, je j'appelle simplement sur pour montrer la gravité de la situation. Elle va au-delà même de toute la philosophie que soutend cette affaire. Elle elle compte elle concerne la France.
Alors moi, par rapport aux 250 ans que représente 1848 aujourd'hui et toute la monarchie 1500 ans, je dois dire que voilà, on peut retrouver d'autres fonctions que la République. En tous les cas, je suis persuadé que la République va tomber telle que nous la connaissons. Et c'est chez vous que je le dis.
Et ben c'est chez nous qu'on l'aura entendu. Merci beaucoup Christine Boutin. Je rappelle chers téléspectateurs, si vous voulez faire l'acquisition de ce livre, il est sur la boutique de TVL.
L'étro ouverte à qui veut s'engager en politique pour servir la France et les Français. C'est aux éditions Tqui. Si cette émission vous a plu, n'oubliez pas de la commenter, de la reler bien sûr et puis le petit pouce en l'air, ça améliore le référencement.
Merci à tous. [Musique]
Christine Boutin