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InterviewGabriel Attal (sur YouTube)· 5 octobre 2026 42 minAutoproduitActualité / polémiqueSantéAgriculture & alimentationÉducation & rechercheRetraites

EN DIRECT | Je réponds aux questions des Français dans « La parole est à vous. »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 75 %Attaque 10 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 5:41OuverteRéponse directe

    Quelles mesures concrètes pour inciter les jeunes médecins à s'installer à Bourge ?

  • 7:04OuverteRéponse directe

    Comment comptez-vous résoudre le problème des déserts médicaux ?

  • 10:37RelanceRéponse directe

    Vos dispositifs pour attirer les médecins ont-ils fonctionné ?

  • 13:09OuverteRéponse directe

    Comment revaloriser financièrement le rôle des infirmiers libéraux ?

  • 16:24OuverteRéponse directe

    Comment aider les agriculteurs à survivre financièrement ?

  • 20:01OuverteRéponse directe

    Que ferez-vous pour aligner les normes sanitaires européennes ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 8:55Gabriel AttalChiffre
    « À partir de novembre, vous aurez 14 médecins supplémentaires qui vont venir des docteurs juniors. »
  • 18:17Gabriel AttalChiffre
    « Dans les 7 ans qui viennent, plus de la moitié des exploitants agricoles auront plus de 65 ans. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0,5 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:49
Non speech

[musique]

3:58
Locuteur

Ah.

4:56
Non speech

[musique]

5:01
Locuteur

Bonsoir à tous. Je suis ravie de vous accueillir ici à Bourge dans la magnifique halle Aublé pour ce nouveau rendez-vous de France 3. La parole est à vous. Cette émission c'est la vôtre puisque chaque mois nous irons dans une ville différente et des Français pourront directement poser leurs questions à un candidat à la présidentielle sur leur préoccupation du quotidien. Et je peux vous dire que tous ces Français qui sont autour de moi, ils ont beaucoup de questions à vous poser. Gabriel Latal, ancien premier ministre, candidat renaissance à la présidentielle. Déjà, merci d'être venu à la rencontre ici dans le chair.

Merci beaucoup de l'invitation et merci à toutes les Françaises, les Français qui ont accepté de prendre un peu de leur temps aujourd'hui pour cet échange. J'attends avec impatience. Alors, un échange avec des questions concrètes euh de la vie quotidienne et on attend de vous et bien des réponses en langue de bois les plus concises possibles pour que chacun d'entre eux puisse poser ses questions et qu'on puisse comprendre votre projet pour la France. Alors, on a choisi ici de parler d'abord de la santé.

On a trouvé que c'était pas très présent dans cette campagne pour l'instant alors qu'il y a 25 millions de français qui vivent dans un désert médical et ici dans le Cher, on est dans une zone très tendue, une zone rouge et c'est très difficile voir impossible d'avoir un médecin traitant. C'est votre cas Anaïs, vous êtes commerçante ici à Bourge, vous avez 37 ans, vous avez un diabète de type 1, ça veut dire une maladie chronique si je le dis, c'est parce que pour vous, avoir un médecin, ce que vous n'avez pas pour l'instant traitant, et bien c'est vital pourtant. Bonjour. Oui, tout à fait. La question me tient à cœur.

C'est pour ça que je suis présente aujourd'hui puisque je suis diabétique de type 1. J'ai 37 ans, donc ça va bientôt faire 27 ans. Je me suis installée à Bourge pour trouver la quiétude puisque je suis une ancienne lyonnaise. Je pensais trouver de quoi me faire soigner et aujourd'hui au mois d'octobre, octobre ça fera bientôt 5 ans que je suis à Bourge. Je suis commerçante et je n'ai toujours pas de médecin traitant. Donc je suis obligée dans mon quotidien de descendre à Lyon pour pouvoir me faire soigner par des et avoir votre insuline et votre ordonnance d'insuline notamment.

Vous faites parfois vous prenez une journée de congé pour aller à Lyon aller voir votre spécialiste pour qu'il vous donne votre ordonnance. Quelle est votre question Gabrielle Atal ? La question aujourd'hui concrètement c'est que on est quand même entouré de facultés de médecine notamment celle de tour. Quelle mesure concrètes metteriez-vous en place afin d'inciter les médecins jeunes diplômés à venir s'installer à Bourge et ce de manière durable ? Bon d'abord merci d'aborder ce sujet parce que j'ai coutume de dire que la santé et l'accès aux soins, c'est le sujet dont on me parle le plus quand je suis sur le terrain et dont on me parle le moins quand je suis sur un plateau de télévision.

H h c'est-à-dire que tout le monde en parle légitimement parce que c'est un énorme problème pour beaucoup de Français. Mais dans les médias, dans les interviews politiques, on est très rarement interrogé sur ce sujet-là. Pourtant, c'est vital notamment pour des personnes qui sont en ALD, en affection de longue durée comme vous qui êtes diabétique, mais globalement pour tous les Français d'avoir accès à un médecin. Alors, votre proposition concrètement pour madame, pour tous les autres, on paye aujourd'hui le fait de ne pas avoir assez de médecin en France. On le sait et c'est une décision qui date d'avant même ma naissance.

Dans les années 70, il y a eu ce fameux numérus clausus où pour des raisons budgétaires, à l'époque, les pouvoirs publics ont dit on va limiter le nombre de médecins formés en France et comme il y en aura moins, il y aura moins de rendez-vous et donc il y aura moins de remboursement par la sécurité sociale. On a fait sauter ce numérus claus en 2018. Quand j'étais premier ministre, j'ai décidé qu'il fallait qu'on double le nombre de médecins en formation. Donc on forme plus de médecins aujourd'hui. Moi, je veux qu'on aille encore plus loin. On formait, je crois, 8000 médecins par an en 2017.

Il faut qu'on arrive à 20000 dans les années qui viennent dans le Cher et dans la région centre-v de Loire qui est la plus en difficulté. Évidemment que c'est un problème encore plus fort. Mais là le nombre de d'internes et de médecins en formation a aussi doublé. de les docteurs juniors, on a allongé les études de médecine pour les étudiants en médecine générale, c'est-à-dire qu'ils font une année de plus à la fin de leurs études et ils doivent la faire en prenant des consultations sur le terrain dans les zones les plus tendues et les plus complexes.

Concrètement ici pour le cher, à partir de novembre, puisque la mesure entre en vigueur à partir de novembre, vous aurez 14 médecins supplémentaires qui vont venir des docteurs juniors et ça sera encore plus dans les années à venir. Mais qui vont rester ou qui seront là temporairement ? [rires] Mais l'objectif c'est évidemment qu'il reste. Moi, je vais vous dire, il y a un débat sur est-ce qu'il faut mettre fin à la liberté d'installation, c'est-à-dire obliger les médecins à s'installer à tel endroit. Je vous jure pour me déplacer partout en France, vous avez partout en France des problèmes de médecin.

Donc si on disait si on disait à partir de maintenant, on va les obliger à s'installer à un endroit où il manque de médecin, il en manque partout. Donc déjà la première chose, c'est le nombre. La deuxième chose, c'est quand même que quand vous avez des jeunes euh euh médecins en formation qui vont venir passer une année ici, bah évidemment que l'objectif c'est qu'il voit qu'ici il fait bon vivre, qu'ils aient envie d'y rester et de s'y euh et de s'y installer. Tris, j'ajoute quand même d'autres mesures. J'ai un projet que je porte depuis des années que j'ai jamais réussi à mettre en œuvre.

J'ai pas eu le temps malheureusement quand j'étais au gouvernement, c'est de responsabiliser quand même les patients sur les rendez-vous non honorés. On estime que chaque année, il y a 27 millions de rendez-vous chez le médecin qui sont perdus parce que des gens ont un rendez-vous et ne n'onore pas leur rendez-vous. Bah ça c'est plus possible. Donc vous voulez faire quoi ? Ressortir la taxe lapin qui a été retoquée par le conseil constitution. Exactement. Elle a été c'était un projet que j'avais porté qui a été voté.

Le conseil constitutionnel l'a retoqué non pas parce qu'ils sont contre le principe parce qu'ils disent que les modalités d'application le montant de la taxe était pas assez précis. Bah moi je veux qu'on la mette en œuvre en tenant compte de ses retours parce que ça va libérer évidemment des créneaux de consultation pour des Français. Et pardon dernier point parce que c'est hyper important. On a d'autres français qui veulent s'exprimer sur cette question sur ce sujetl. Bon ben je terminerai peut-être après. Alors voilà exactement il y a Nicolas qui est avec nous. Bonsoir Nicolas, vous êtes maire d'une petite commune et président de la communauté de commune de votre secteur.

Et vous alors vous disiez les les juniors, vous essayez de les attirer. Ben ça a jamais marché. Vous avez même pris un cabinet de recrutement et pour l'instant vos maisons de santé ben c'est un peu la galère. Tout à fait. Depuis plusieurs années, les élus du département du CH et des dispositifs qui ont été mis en place par l'État via les ARS. Euh malheureusement, ces dispositifs, ça ne fonctionne pas. Il faut être franc avec les Français. Le dispositif, il est alarmant. Si on prend le Sud du Cher, mon territoire que je connais très bien, ça sera 11000 habitants pour dans quelques mois un seul médecin généraliste. Alors, votre question est Gabrielle Atal.

Vous les passer à la vitesse supérieure. Oui, c'est ça. Est-ce que si vous êtes président de la République, il y a pas un système de coercition à mettre en place pour favoriser l'implantation des médecins généralistes en milieux ruraux et sous-dotés de médecin ? Moi, le le dispositif que je viens d'évoquer, docteur Junior, il a pas encore démarré. Il démarre en novembre, ce mois de novembre. Et je suis sûr, parce qu'il y en a un certain nombre dans le chair que près de chez vous, vous allez avoir un nouveau professionnel jeune qui va arriver. On pourra vérifier.

Mais j'ai regardé la carte compris parce que je savais que je venais ici d'implantation de ces docteurs junior et forcément dans le sud du département vous allez en avoir. Donc il va monter en puissance. Maintenant je le dis ici euh la coercition à l'installation c'est-à-dire obliger les médecins généralistes à dire vous vous installez à tel endroit. Un il y a malheureusement beaucoup d'endroits où vous avez des problèmes aujourd'hui. Donc je suis pas sûr qu'on arriverait à facilement choisir où est-ce qu'on les envoie. Deux.

Le risque c'est que vous ayez des jeunes qui ne s'inscrivent plus en médecine générale, qui préfèrent aller dans d'autres filières en se disant bah comme ça je pourrais choisir là où je m'installe. Donc je suis pas sûr que ce soit la bonne. Vous dites c'est contreproductif. Non. Et par contre ce sur quoi on peut agir mais ça concerne moins je pense des départements et des territoires comme ici c'est sur le volume de la patientelle. Je crois qu'en France, en moyenne, un médecin généraliste, il a entre 900 et 1000 patients. On sait que si on veut que tous les Français et un médecin traitant, il faudrait qu'en moyenne les médecins généralistes aient autour de 1200 patients.

Dans les pays scandinaves, un médecin généraliste, il a en moyenne 1400 patients. C'est presque 500 de plus que nous. Ils ont pas des meilleurs médecins. On a des médecins qui sont excellents. Juste vous avez auprès de chaque médecin des assistants médicaux, des infirmiers qui font aussi une partie des tâches du médecin, ce qui lui libère du temps pour prendre davantage de patients. Justement, vous me faites ma transition avec Delphine qui est là, qui qui sourit. Delphine, elle est infirmière libérale depuis 9 ans. Elle adore son job, ce qu'elle me disait, c'est pas le problème.

Mais aujourd'hui, elle ne se sent pas suffisamment reconnue et notamment financièrement alors qu'elle va vraiment, ça s'appelle le dernier kilomètre, elle va vraiment chez les personnes notamment les personnes âgées. Quelle est votre question à Gabrielle ? AT ? Alors, bonjour. Du coup, écoutez, nous effectivement, on est au plus proche du patient. Euh on demande de plus en plus, enfin on élargit nos compétences du fait du manque de médecin. Euh voilà, on est une région effectivement très sous-dotée. Euh on élargit nos compétences tant sur la vaccination, la prescription de vaccination. On fait même des certificats de décès pour ceux qui sont formés à présent. Voilà, on élargit davantage.

Et euh au Prorata, on a une augmentation. Là, on va être augmenté le mois prochain après 17 ans sans augmentation. Je sais. Donc là, à l'heure actuelle, par exemple, une prise de sang qui parle à tout le monde que tout le monde peut faire, un infirmier libéral est payé 6,08 € brut. Donc ell, les charges, elles augmentent, on est à plus de 50 % de charges sur ces sommes. Donc effectivement, on a des journées à rallonge, d'autant plus queon augmente bah en augmentant nos compétences et du fait du manque du médecin, on augmente aussi notre charge de travail. On n'est pas plus nombreuse. Donc comment votre autre question à Gabrielle ? Comment euh euh comment feriez-vous pour euh revaloriser Oui.

pour valoriser euh bah pour mettre notre rôle. Voilà. Exactement. Euh et puis euh donc revaloriser financièrement dans cette chaîne du soin où vous êtes indispensable. C'est ça. D'abord, moi je trouve ça très bien qu'on élargisse les compétences d'autres professionnels de santé que les médecins. Et d'ailleurs, c'est pas pour moi uniquement un sujet d'absence de médecin. Je il y a des tâches, c'est pas parce queon manque de médecin. Vous pouvez les faire en vous formant. Et il y a les infirmiers, mais il y a aussi les pharmaciens par exemple.

C'est moi qui avais décidé quand j'étais au gouvernement que désormais les pharmaciens pourraient prescrire des antibiotiques pour les engines et les cistites. Avant c'était pas possible. et vous aviez des situations totalement absurdes. Vous aviez un patient qui allait en pharmacie qui se faisait un test pour l'engine pour voir si elle était bactérienne ou virale. Et s'il avait besoin d'antibiotique, le pharmacien devait l'envoyer chez le médecin pour se faire prescrire des ans. On va dire qu'on a rationalisé un petit peu mais sur la revalorisation financière.

Il faut déléguer plus de tâches et moi je suis pour qu'on continue à le faire auprès des infirmiers, auprès des pharmaciens, auprès des masseurs qui il y a plein de professionnels de santé médicaux ou paramédicaux qui peuvent le faire. Deux sur la revalorisation. On est dans un contexte où il faut faire des choix et moi j'ai déjà eu l'occasion de le dire. Il y a beaucoup de revendications de beaucoup de professionnels, notamment des médecins pour des revalorisations des actes. Et moi, j'ai déjà eu l'occasion de dire que les actes que je voudrais revaloriser en priorité sont ceux des pharmaciens.

Pour une raison que vous avez évoqué, ça a pas bougé depuis, pardon, des pharmaciens, des infirmiers, excusez-moi, c'est un un lapsus. Mais pour une raison simple, ça a pas bougé pour les infirmiers depuis 17 ans. 17 ans. Là ça bouge mais objectivement peut pas dire que ce soit énorme. Et donc il y a des gens, il y a des candidats qui expliquent à tout le monde vous inquiétez pas, on va augmenter tous vos tous vos actes, que vous soyez médecin et cetera, mach et on a besoin des des infirmiers. On a besoin de plus d'infirmiers. On en a besoin aussi, je le dis, vous êtes en libéral. Donc ça en tout cas, c'est une promesse et un engagement.

Les infirmières comme Delphine pourront être revalorisé si vous êtes dire une exploitation sur H. Et il y a des agriculteurs aujourd'hui qui sont là pour justement exprimer leur mal-être avec le sourire. C'est celui d'Hélène qui me dit mais il fait quand même bon vivre à Bourge. Donc il faut quand même le dire. Alors je le dis vous avez 54 ans, vous avez repris l'exploitation, c'est la 4e génération, vous êtes éleveuse de vaches laitière et vous me disiez ben moi depuis de ou 3 mois je ne peux plus me verser de salaire. Votre question à Gabriel ?

Alors ma question, je vais d'abord vous ramener un petit peu dans l'historique, c'est-à-dire que depuis une trentaine d'années, je suis installée, on s'est toujours adapté aux exigences environnemental et aux exigences du consommateur. J'ai développé de la vente directe, mais aujourd'hui, on peut plus vivre de nos métiers. La canicule là-dessus a vraiment aggravé notre situation financière et on a plus les moyens aujourd'hui de dire à nos jeunes demain, venez sur nos fermes, on a de quoi vous faire vivre. Donc ça devient très problématique. Les filières sont en vrai péril. On a dans notre département un industriel qui va être sans doute acheté par un énorme groupe multinational.

Donc quel avenir on réserve à ces jeunes-là et demain quel avenir à la filière laitière pour faire encore une alimentation de qualité chez nous. Et j'ajoute que vous me disiez vous vendez votre lait 43 centimes et il faudrait le vendre 10 centimes de plus le litre. Tout à fait. Tout à fait. Pour rentrer dans les pour comprendre la situation de madame. Mais d'abord moi je veux qu'on garde une agriculture en France. On voit bien aujourd'hui qu'on est dans un monde de plus en plus dangereux, de plus en plus menaçant avec de plus en plus d'empires qui ont parfois des attitudes de rapasse vis-à-vis de l'Europe et de la France.

Si on perd notre souveraineté alimentaire, on sera totalement dépendant de puissances dont on n pas envie d'être dépendant. Donc il faut que les Français pour se nourrir puissent se nourrir avec de la production agricole en France. Le prix du lait. Alors qu'est-ce mais si on veut que les Français Oui mais c'est important aussi de contextualiser si on veut que les Français puissent continuer à se nourrir en France mais il faut qu'on garde des exploitations agricoles. On estime que dans les 7 ans qui viennent plus de la moitié des exploitants agricoles auront plus de 65 ans. Ça veut dire que beaucoup vont partir.

Et donc pour moi le le sujet c'est comment est-ce qu'on a un renouvellement des générations, comment on a des jeunes qui viennent s'installer pour reprendre leur exploitation. Et pour ça, il faut évidemment qu'il voit que les exploitations d'aujourd'hui, elles sont capables de tenir et que financièrement elles s'en sortent. D'où le sujet laitier, j'y viens. C'est vrai que c'est un vrai problème.

J'étais encore en Mayenne il y a quelques jours où j'étais avec des des éleveurs laitiers qui eux aussi vendent leur lait, un très gros industriel et ils maîtrisent absolument pas les prix et on leur presse les prix vers le bas et donc ils se retrouvent avec des difficultés sur le fourrage aujourd'hui qu'ils peuvent pas assumer. Moi ce que je veux pour l'ensemble de notre agriculture, ça sera vrai pour les éleveurs laitiers, le prix du lait et pour les autres. c'est qu'on arrive à avoir un système de prix planché. C'est-à-dire qu'il faut qu'on ne puisse pas acheter un agriculteur en dessous de son coût de production.

Il faut que un agriculteur bah il a un coût de production bah il faut qu'on il ne faut pas qu'on lui achète en dessous de son coût de production. Personne n'a envie de travailler à perdre. Pourquoi les agriculteurs le feraient ? Si on veut que ça marche, il faut aussi baisser le coût de production. D'accord. Donc il faut les accompagner financièrement, réduire un certain nombre de taxes et d'impôts. Donc un prix planché pour le lait, ça pas que pour le lait, pour le lait, il faut que filière par filière, il y ait on établisse les coûts de production, qu'ils soient indexés, que ça puisse évoluer et qu'on garantisse que les agriculteurs ne vendent pas en dessous de leur coût de production.

Alors, c'est vrai qu'il y a beaucoup de problématiques dans dans l'agriculture. On va Je me tourne vers James. James, il est où James ? Pardon James. Ah oui oui oui, pardon. Vous êtes derrière moi, derrière moi. James qui est président de la coordination rurale du cher. Il est éleveur de volaille. Et vous vous dites votre combat vous c'est contre les importations desloyales, la concurrence des loyales étrangères. Plus d'un poulet sur deux qu'on mange, qu'on a dans notre assiette vient de l'étranger. Votre question directe parce que pour qu'on ait une réponse directe aussi.

Ma question est monsieur Atal, nous sommes beaucoup concurrencés par les normes qui sont différentes dans les autres pays. Euh qu'allez-vous faire pour essayer d'aligner les normes à aux nôtres ? Alors un, je me battrais pour aligner les normes au sein de l'Union européenne. Ce qui est insupportable, c'est pour des agriculteurs ou des éleveurs français, on leur demande des normes en France. Elles sont pas demandées à leurs collègues euh espagnols, italiens, belges et cetera et pourtant les produits de ses collègues arrivent sur les étales des Français. Donc il faut aligner les normes au sein de l'Union européenne.

Et vous pouvez prendre tous mes engagements, tout ce que j'ai fait quand j'étais à Matignon ou depuis en tant que député. J'ai toujours voté, j'ai toujours pris des décisions pour aligner ces normes, y compris quand c'était parfois un peu difficile politiquement parce qu'il y a des sujets qui sont sensibles évidemment pour l'opinion. Deuxième chose, il y a les normes avec les pays en dehors de l'Union européenne. Je pense que vous faites référence aussi aux accords de Libre échange, le Mercure et cetera. Pour moi, c'est clair.

Je suis pas contre les accords de libre échange par principe et je pense que les politiques qui font croire aux Français qu'on pourrait se priver totalement de commerce à l'international et d'accord de libre échange, il mente quelque part au français. Et on a un précédent quand même avec le CTA qui est le traité de libre échange avec le Canada. Quand il a été signé, il y avait beaucoup d'inquiétudes. Il y a des gens qui disaient "Ça va être la fin de l'agriculture française." À l'époque, on s'est battu la France pour qu'il y ait des vraies closes miroir. Résultat, on est plus de 10 ans après. On exporte plus d'agriculture et y compris de viande bovines au Canada qu'on en importe.

Donc on est bénéficiaire. sur le Mercosur, on avait pas totalement ses ses clauses et ses normes. Donc moi, je me suis opposé au Mercosur, mais quand même, on a réussi à obtenir qu' certaines mesure miroir et vous avez dû voir que depuis le 3 septembre dernier, il n'y a plus d'importation de bœuf et de volaillant du Brésil, précisément parce que l'Union européenne a activé cette clause, parce que ils n'ont pas les mêmes règles que nous sur les antibiotiques euh pour ces bêtes. Et donc voilà, pour moi, il faut qu'il y ait du commerce international parce que on a aussi des filières qui en bénéficient.

mais avec des gardes de coû qui protègent notre véhiculture, les spiritueux et même les produits laitiers et cetera. En revanche, on ne peut pas accepter de faire des accords de libre échange où on impose des normes à nos agriculteurs et on importe en France, on autorise l'importation en France de produits qui ne respectent pas ces normes. D'autant que James m'a dit que lui, il acceptait ses normes, c'était bien des normes sanitaires pour que les Français et du produit de qualité dans leur dans leur assiette. Je me tourne vers Guillaume. Guillaume, bonsoir. Vous êtes maréché, il est en agriculture biologique.

Vous travaillez seul sur votre exploitation 2 hectares, il y a il y a des courgettes, des tomates. Vedi. Et et vous me disiez à la sortie de l'été, j'étais chapuisée parce qu'en fait cette canicule, non seulement elle a touché mes récoltes, mais moi aussi le travail était plus pénible. Et vous dites l'été prochain, il faut que je sois mieux armé, mais il faut que j'investisse et ça c'est votre question à Gabriel. Oui, tout à fait. Merci de me donner la parole. Euh donc je suis agriculteur en système biologique donc à faire pousser des fruits et légumes, c'est de plus en plus compliqué au vu des alléas climatiques qu'on peut avoir et notamment cet été avec du chaud pendant quasiment 5 mois.

Donc des températures à 45°gr, les plantes ne peuvent pas vivre. Donc aujourd'hui, je me pose vraiment la question d'être d'investir sur ma ferme, d'être efficace pour dès l'année prochaine. Donc c'est dans 5 mois. Donc j'espère que l'État sera capable de nous accompagner rapidement et dans des démarches qui soient faciles. Euh pour être concret sur la ferme, on veut mettre en place des ombrières qui vont permettre de protéger les hommes et les femmes qui travaillent à l'extérieur et de protéger les cultures pour qu'elles puissent tout simplement pousser et qu'elle ne brûle pas aussi. Elle ne brûle pas.

Voilà, on a vraiment des arrêts de production euh et concrètement voilà, c'est comment l'État va aider les agriculteurs, qui soit biologique ou non, mais qui ont du des cultures en extérieur à protéger les cultures et notamment moi le cas spécifique c'est mettre en place des ombrières qui a un investissement qui va être au lourd d'une hauteur de 10000 € euh pour pouvoir continuer à produire Gabri de la récolte. Merci Gu Gabriel. Alors, on l'a vu, cet été, la sécheresse a eu un impact catastrophique euh dans le maréchage, mais aussi euh dans les grandes cultures, même pour l'élevage parce que on en a pas parlé, mais j'imagine que vous avez des problèmes de fourrage.

Euh en tout cas, vous avez beaucoup euh d'éleveurs qui se retrouvent dans une situation où les prairies étaient totalement sèches. Ils ont utilisé le fourrage qui était prévu pour l'hiver déjà. Et donc, certains vont même devoir vendre des bêtes s'ils ont pas d'accompagnement suffisant. Donc oui, il faut accompagner les agriculteurs dans la transition écologique. Il y a deux sujets. Il y a ce que vous évoquez ombrière et cetera. Et il y a le stockage de l'eau qui est un enjeu mais c'est vital parce que sinon vous avez certains agriculteurs qui ne s'en sortiront plus s'ils peuvent pas arroser et riguer. Donc sur les deux sujets, d'abord faut simplifier les normes.

On vient de voter une loi qui simplifie les normes notamment sur le stockage de l'eau et deux, faut qu'il y ait un accompagnement financier pour la transition. Est-ce que ça veut dire moi pareil, je vais pas faire comme les politiques qui racontent à tout le monde, on va pouvoir tout financer et cetera. Est-ce que ça veut dire que l'État va pouvoir payer des ombrière à tous les agriculteurs ? Non. Et je pense que c'est même pas ce que vous pensez.

En revanche, est-ce qu'il peut y avoir des dispositifs pour étaler avec des prêts à taux zéro, avec des étalements de charge, peut-être avec de la subvention sur certains agriculteurs qui sont particulièrement fragiles pour déclencher en tout cas l'investissement ex parce que les banques suivent pas forcément si vous avez pas un accompagnement public.

Et donc c'est ça pour moi, c'estàd qu'il faut quand même il faut que l'État il a un rôle pour permettre à des acteurs, que ce soit des entreprises ou des euh agriculteurs, bah de pouvoir déclencher un investissement qui est viable pour eux économiquement et et ça c'est des solutions parfois qui sont un peu du surmesure, mais je pense que c'est possible de les trouver et de toute façon, on n pas le choix. C'est simple, moi j'ai pas envie que l'agriculture elle disparaisse en France. Il fait de plus en plus chaud, il y a de moins en moins d'eau. Bah, il faut s'adapter. Hm hm.

et vous allez donc vous engager à accompagner les agriculteurs à la veille de la monisation nationale des lycéens des étudiants. Évidemment, vous pouvez pas faire cet échange sans entendre des lycéens des étudiants. On a Roman qui est euh derrière derrière moi. Vous avez 17 ans, vous êtes venu avec vos parents qui vous soutiennent dans vos revendications pacifiques. Faut le rappeler parce que vous manifestez devant votre lycée Marguerite de Navar ici à Bourge. Vous avez une revendication très précise notamment c'est les absences de prof et ça vous concerne directement. Roman. Voilà.

Donc aujourd'hui, j'ai la chance d'être dans un lycée de qualité mais malgré ça on n pas de professeur de philosophie alors qu'on a le bac avec une depuis la rentrée hein. C'est ça une épreuve coefficient 8 en fin d'année. Euh ceux qui sont en STMG n'ont pas de professeur de droit économique donc une épreuve qui compte coefficient 16. Et donc aujourd'hui, vous voir ici, ça nous donne un petit peu l'illusion. Ça nous donne un petit peu l'impression que vous donnez l'illusion de nous écouter. Vous avez été premier ministre et ministre de l'éducation nationale. Vous avez eu la possibilité de changer des choses. Malgré ça, vous avez préféré réformer depuis votre bureau.

Donc aujourd'hui, on se demande si vous allez continuer de nous ignorer et continuer de nous réprimer plutôt que de nous écouter. Alors monsieur Atal n'est plus au gouvernement par contre il est candidat à la présidentielle et donc on vous écoute sur ce sujet de la par ailleurs. Enfin, moi j'ai été ministre de l'éducation nationale et je vais vous dire, j'ai adoré être ministre de l'éducation nationale parce que pour moi, c'est l'école, c'est ce qu'il y a de plus important pour l'avenir de la République et l'avenir de la France. Je l'ai été pendant 6 mois et chaque minute de mon temps au ministère de l'éducation nationale, je l'ai consacré à chercher à améliorer les choses.

Pas depuis mon bureau, mais en permanence sur le terrain. On m'a même parfois reproché de faire trop de déplacement, voilà, en me disant il se déplace trop partout, il devrait rester dans son ministère. Bah non, le sujet du remplacement et des profs absents, c'est un des sujets les plus problématiques dans l'école aujourd'hui. Parce que c'est vrai qu'il y a pas d'égalité quand vous êtes un élève dans un lycée où pendant des mois vous il vous manque un prof et que d'autres dans un autre lycée ont un prof, vous retrouvez ensuite face à l'examen.

C'est pas juste parce que vous en avez certains qui ont pas eu qui ont pas eu en fait il faut plus de il faut plus de profs h il faut plus d'enseignants. Il faut attirer les profs en des gà à devenir prof. J'y viens. Il faut plus d'enseignants parce que il y a des remplaçants. Il y a un vivier de professeur remplaçant parce que ça peut arriver qu'il y a un prof qui soit malade, qui soit en arrêt maladie y compris sur plusieurs mois. Le problème c'est comme aujourd'hui on manque de prof à la rentrée, qu'est-ce qui se passe ? Vous avez des enseignants remplaçants, on les met directement dans un établissement pour l'année à la rentrée.

Donc quand vous en avez un qui est absent, il y a plus personne pour le remplacer. Comment on attire plus de profs ? Évidemment, par la rémunération. Moi quand j'étais ministre de l'éducation, j'ai fait la plus forte revalorisation financière salariale des enseignants depuis 1990. 100 € nets par mois, 90 € nets par mois pour tous les profs et jusqu'à 300 € pour les débuts de carrière. Est-ce que c'est assez ? Non. C'est pour ça que j'ai dit que dans mon projet pour 2027, je voulais qu'on augmente davantage les enseignants autour de 200 250 € net par mois pour tout le monde, plus encore pour les milieux de carrière.

Et moi, on peut me croire, puisque je l'ai fait quand j'étais ministre de l'éducation nationale, les professeurs ont été augmentés. C'est la première chose. La deuxième chose, c'est qu'il faut que les professeurs soient davantage respectés. Je le dis ici, bien, vous avez beaucoup de jeunes qui renoncent à être profs ou de profs qui démissionnent parce qu'il y a un problème aussi de respect-à-vis d'eux, de la société.

Et je parle pas que des élèves, je parle aussi parfois des parents ou des familles qui parfois ont un un comportement, moi c'est les profs qui me le disent, de consommateur un peu malsin parfois à remettre en cause la note qu'ils ont mis à le à leurs enfants, à remettre en cause une décision disciplinaire qu'ils ont prise. Troisièmement, la formation. S'il y a une réforme que j'ai faite qui était la plus importante dont on parle très peu mais qui a pu rester, c'est la réforme de la formation des enseignants. Moi, je voulais j'ai voulu qu'on revienne à la logique des écoles normales.

C'est-à-dire que on on recrute les enseignants beaucoup plus tôt qu'on les paye pendant leur master pour qu'ils puissent rentrer progressivement dans le métier. Donc si on veut qu'il y ait plus de remplacement des profs absents, il faut qu'on ait plus d'enseignants.

Si on veut plus d'enseignants, il faut répondre au problème que j'ai évoqué parce qu'on a commencé à faire plus d'embauche de prof à si vous êtes élu président de la République pour résoudre ce problème parce que on a des parents qui sont très anxieux, j'ai discuté avec eux qui visent le bac comment je vais vous dire pourquoi ils sont anxieux les parents parce qu'en plus moi c'est sûr ils m'entendent je suis candidat à la présidentielle dire je veux faire ça si je suis élu mais quand je serai élu pour certains d'entre eux leurs enfants auront déjà fini le lycée ils auront déjà eu le bac qui sera passé donc ils se disent en quoi ça règle oui mais ils se disent en quoi ça règle mon problème à moi au quotidien je les entends Parfaitement.

Voilà, je les entends et il vous ont entendu aussi. Et donc il y a un autre sujet dont on n pas parlé, c'est les absences de courte durée là aussi où il faut pas rentrer dans le détail. On a compris votre philosophie parce qu'on a aussi Sika qui est étudiante. Bonsoir Sika. Vous êtes en 3e année de de droit à l'antenne de Bourge mais qui dépend de l'université d'Orléan. Vous êtes aussi engagé d'ailleurs dans la ville locale ici à la mairie à la mairie de Bourge. Euh vous voulez être avocate et euh vous dites aujourd'hui euh bah nous on a du mal à en sortir comme comme étudiant hein. Tout à fait monsieur Atal.

Euh l'éducation nationale et l'enseignement supérieur euh ont longtemps été source de d'ascenseur social. Vous avez été ministre de l'éducation nationale comme vous l'avez répété et vous vous prétendez à être président de de notre pays et la méritocratie et l'ascenseur social sont aussi au cor au cœur de votre discours, pardon. Mais pour autant, nous on est confronté à un à un engorgement pardon et un tri social qui est majeur. Et en tant qu'étudiante, je le vois au quotidien, on a d'un côté une précarité qui est aggravante et systémique et on le retrouve également bientôt avec le gel de la PL pour 2027 pour les étudiants face à l'explosion du prix des loyers.

De l'autre côté, un engorgement dans les licences alors qu'on a des places très restreintes en master. Donc comment est-ce que vous pourrez gérer des étudiants qui veulent continuer leurs études mais pour autant qui ne peuvent pas parce qu'il y a un manque de place également en master ? Ma question est directe. Quand étudier devient un parcours du combattant pour les étudiants, comment est-ce que vous vous pourrez gérer cette situation et comment comptez-vous résorber ce manque de place en master et comment réparer cet ascenseur social qui est en panne ? Alors, il y a beaucoup il y a sur l'ascenseur social et surtout non sur sur la précarité, la difficulté. Il y a le gel des appels.

C'est vrai que si a bondi par rapport à ça parce que par ailleurs, elle a un job et elle vit encore chez ses parents. Donc elle a pas ce problème pour l'instant. Devoir cumuler de nombreux emplois étudiants pour s'en Donc sur la précarité étudiante, restons là-dessus peut-être. Pour moi, le sujet de la précarité étudiante en tout cas le principal c'est le logement. C'est le principal sujet. Si vous régalez pas désindexer les APL. Non, je parle pas des APL. Là, je parle du fait de pouvoir avoir un logement étudiant abordable. H h Comment vous faites ? Vous construisez des logements pour les étudiants ? résidence universitaire, il y en a pas assez. Ben, il y en a pas assez.

Je sais, je sais bien. Je veux dire, je suis pas là à dire que tout ce qui a été fait ces dernières années est parfait. Je pense ça coûte cher de construire des logements étudiants. Mais en fait, c'est des choix mais c'est des choix que vous faites. Moi, je l'ai dit, je ferai des économies dans mon projet sur le social, mais je les ferai parce que je financerai l'avenir. Je financerai l'éducation, la recherche et l'enseignement supérieur. C'est le choix d'avenir pour le pays. Ensuite, deux, il y a pas que les résidences universitaires, il y a aussi les logements tout courts, les logements privés.

Moi, je veux qu'il y a une vraie garantie universelle pour les loyers, pas seulement d'ailleurs pour les étudiants. Aujourd'hui, vous avez des jeunes, ils ont 30 35 ans, ils veulent devenir locataire, on leur demande la garantie et la caution de leurs parents. C'est dégradant en fait. C'est sû on parle même plus des étudiants, on parle des jeunes actifs. Ce qui s'est passé, ce qui a été fait ces dernières années qui est positif, c'est la réforme des bourses. Une première réforme des bourses avec une revalorisation des bourses.

Ça c'est bien de revalorisation des aides d'urgence parce que vous avez dans toutes les universités, s'il y a un jeune parce que ça peut arriver rupture familiale ou autre qui se retrouve en difficulté qui est pas forcément boursier, il y a un dispositif 3, le repas à 1 € pour les étudiants boursiers. Ça c'est moi qui l'avais initié quand j'étais secrétaire d'état à la jeunesse. Ça c'est bien sur le logement. C'est un échec, il faut le dire, pas seulement pour les étudiants d'ailleurs.

Donc priorité pour construire des logements euh dans les résidences universitaires et priorité pour avoir des dispositifs qui permettent euh aux jeunes de pouvoir devenir locataires sans qu'on leur refuse parce que ils ont pas la bonne caution des bons parents et cetera. Alors, on va parler d'autres populations qui sont aussi parler des places dans le suérieur dans le supérieur mais là c'est encore un un autre sujet. On ouvrirait bien d'autres portes. Mais moi, j'ai envie de me tourner vers Annique. Bonsoir Annique. Vous vous avez ans, vous êtes retraité, je peux dire vous avez une pension de 1375 € environ de pension. Voilà. Exactement. Et vous complétez vos revenus comme aide ménagère.

C'est bien çaouavaille après ma retraite. Oui, obligé. Pas le choix. Voilà. Parce que vous en sortez pas. Vous madame vit dans un logement socialement social chez un bailleur public départemental. Voilà. Vous vous chauffez à 18 19°gr. Vous me dites "Moi je suis bien les recommandations du gouvernement." Oui, tout à fait. Aujourd'hui, ça vous coûte, vous avez fait votre petit calcul, vous êtes venu avec la laaffiche, ça vous coûte combien ? 2000 € par an. 2000 € par an, sachant que madame a 1375 plus un complément de salaire. Votre question à Gabriel Atal, claire, nette et précise.

Et bien monsieur Atal, si vous passez donc président, que feriez-vous pour nous faire baisser les factures énergétiques ? Bah moi ce que je veux, c'est que on investisse davantage dans la production d'électricité en France et madame est au gaz donc elle est captive plus 6 % en octobre. et je suis dans un logement qui n'est pas isolé du tout. OK. Donc locataire. On a deux problèmes en France aujourd'hui. On dépend encore trop de l'extérieur pour notre énergie. C'est dire le gaz, le pétrole, on en produit pas en France, on l'importe. Et donc quand vous avez une crise guerre en Iran, guerre en Ukraine et cetera, vous avez les prix qui explosent et ça se ça se répercute sur les gens.

Premier problème. Et deuxième problème, vous avez des résidences, des logements qui ne sont pas assez isolés et donc il consomment trop d'électri trop d'électricité, trop d'énergie. Donc c'est sur ces deux problèmes qu'il faut agir. Mais madame a demandé à son bailleur social typiquement de lui isoler son le par que sinon elle est captive. C'est pour ça que dans les dans les choses négatives qui se sont passé ces deux dernières années depuis la dissolution, il y a notamment la baisse des aides pour tout ce qui est ma prime rénove, l'isolation des logements, y compris pour les bailleurs sociaux.

Il y a des dispositifs, je vais pas rentrer dans le technique, mais de RLS sur les bailleurs sociaux qui font qu'ils ont moins d'argent pour investir sur l'isolation thermique. Et donc pour moi, ça doit être une priorité isoler thermiquement. Donc il y aura des budgets pour ça. Mais moi je préfère financer, je le dis ici he, je préfère financer l'isolation thermique et le passage du gaz vers une pompe à chaleur plutôt que de financer un système, on voit qu'on reste dépendant des autres.

Alors ça ça règle peut-être pas votre problème à court terme, ça je l'entends très bien, mais on est là aussi pour préparer l'avenir pour les prochaines générations parce que c'est vrai sur le gaz, mais c'est aussi vrai sur le carburant. Alors, préparez l'avenir parce que le temps le temps fil. Vous avez fait de l'intelligence artificielle, l'un des quatre piliers de votre programme. Selon certaines projections, il y a 5 millions d'emplois en France qui pourraient disparaître à cause de l'IA d'ici 2 à 5 ans, c'est-à-dire c'est demain. Et Pascal, je me tourne vers Pascal, il est dirigeant d'une agence de publicité et Pascal bah les conséquences de l'IA, vous les voyez concrètement.

Votre question à Gabriel, on n pas beaucoup de temps. Aujourd'hui, il y a 10 ans, 70 % de mon activité c'était le graphisme. Aujourd'hui, on est à 10 %. Donc tous ces problèmes nous arrivent. Moi, ce que je voudrais bien savoir, c'est comment vous allez réussir à nous à Saint-Mon euh la standardiste, le moi, le réceptionniste. Comment vous allez nous reconvertir ? Parce que aujourd'hui euh il va falloir nous trouver de nouveaux métiers. Et ça va pas être très concret parce que li souvent on en parle comme d'un quelque chose d'un peu qui vient des États-Unis, qui vient des autres pays mais là c'est très concret pour nous français. Puis d'abord souvent malheureusement on en parle pas.

Je suis le seul candidat qui en a fait une priorité dans son projet. Or ça va tout changer dans nos vies. Tout changer. Qu'est-ce qu'on fait pour ceux pour qui ça change ? Mais de façon négative mais on forme. Le premier risque pour les Français aujourd'hui qui travaillent pas d'être remplacé par une IA, c'est d'être remplacé par quelqu'un qui sait utiliser l'IA. C'est ça le premier risque à court terme. Et donc il y a un enjeu de formation de la population active. La Finlande ils ont décidé, ils ont planifié sur 5 ans, ils vont former toute leur population active à moi je propose qu'on fasse la même chose. Donc ça veut dire l'équipe est c'est dans le cadre de la formation professionnelle.

J'ai fixé un objectif. 20 millions de français qui travaillent formés à en 3 ans qui payent. 1, vous avez déjà des grandes entreprises qui le payent pour leur salariés. Vous avez des crédits avec le CPF par exemple et les crédits de la formation. 3, vous avez des crédits avec Pôle Emploi. Donc il faut planifier la formation de notre population active. C'est comme ça qu'on arrivera à répondre à ce défi. Et deux, pardon, je le dis aussi, il faut qu'on ait des IA françaises. Ouais. Moi, je veux pas qu'on dépende uniquement. Alors, restons sur restons sur l'emploi rapidement. En un mot, votre deuxième question parce que vous avez 52 ans et la question directe. Oui.

Bah moi, j'ai donc j'ai 52 ans, je dois investir, j'ai des nouveaux projets. Aujourd'hui, je ne sais pas combien de temps il me reste à travailler. Il y en a qui disent 8 ans, 13 ans, 15 ans. Moi, j'ai besoin de visibilité. Les Français on de ma génération, ils en ont assez. On n pas de visibilité. On a rien du tout devant nous. comencab les français de ma génération euh ils sont dans la même situation. Ils se disent même qu'ils n'auront pas de retraite. Moi je veux sortir d'un système où tous les 2 ans, tous les 3 ans, tous les 4 ans, vous avez un gouvernement qui vient qui dit "On va décaler l'âge de départ à la retraite. Vous inquiétez pas, c'est la dernière réforme.

Elle va sauver le système, elle va tout sauver et en fait 3 ou 4 ans plus tard, vous avez un autre gouvernement qui vient." Alors concrètement parce que moi j'ai pas encore compris quel était votre projet concrètement pour les Français. Mon projet concret c'est on change de système. Hm hm. On a un nouveau système un avec les mêmes règles pour tout le monde. Il y a trois régimes : fonctionnaires, salarié, indépendant. Aujourd'hui, c'est 42 régimes, personne n'y comprend rien. Il y a des règles différentes. C'est un Et on cotise combien de temps avec Gabriel Atta ? 45 ans comme Édouard Philippe. Deuxièmement de vous avez ensuite la suppression de l'âge légal de départ.

C'est une différence que j'ai avec Eddard Philippe. Philippe il dit "Je garde l'âge légal de départ, je le mets à 65 ans." Moi je dis "On ne garde que la durée de cotisation que la durée de cotisation." Comen de temps de cotisation. Moi, je confie ça, je confie ça aux partenaires sociaux. Les partenaires sociaux, ils gèrent aujourd'hui le régime de l'agir carco pour les retraites du privé. C'est eux qui le gèrent. C'est eux qui décident des paramètres. Juste ils ont une règle, vous devez pas faire de déficit. Bah, je vais faire pareil. Voilà pour les partenaires sociaux la main avec Gabriel sur la question des retraites. Merci. de la liberté. Vous partez tôt, vous avez moins.

Vous partez plus tard, vous avez plus. Mais vous décidez quand vous partez et on ne garde pas cet âge légal qui correspond plus à rien. Voilà. Merci Gabriel Atal. On aurait pu passer encore une heure évidelle. [rires] En tout cas, merci d'avoir été le premier invité de la parole est à vous. C'est une émission qui est vraiment et celle des Français en tout cas je l'espère. On se retrouve très bientôt dans une autre ville avec un autre candidat à la présidentielle. Je vous dis à très bientôt sur France 3 et ici Bourge capitale européenne de la culture. C'est en 2028. Alors c'est une très belle ville à découvrir où il fait bon vive, n'est-ce pas Hélène ? Bonsoir à tous. oho

40:58
Non speech

[musique]