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Discours / meetingEmmanuel Macron (sur YouTube)· 13 novembre 2025 141 minAutoproduitActualité / polémiqueSécuritéJusticeInstitutions & électionsSolidarités & famille

En hommage aux victimes des attentats du 13 novembre 2015.

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 7:30Emmanuel MacronFait
    « Ce sera un lieu où toutes les victimes qui ont perdu la vie le 13 novembre seront identifiées. »
  • 10:00Emmanuel MacronFait
    « La République n'est pas morte. Un pour tous. Vive la France. »
  • 15:00Emmanuel MacronPromesse
    « Nous devons résister à ces tentatives de fracturation et nous résisterons. »
  • 20:00Emmanuel MacronChiffre
    « 85 attentats ont ainsi déjoués en 10 ans, dont 6 cette année. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Euh là, on est déjà avec bleu. Mesdames, messieurs, je vais vous demander de dire vous asseoir s'il vous [musique] plaît sur les chaises qui restent disponibles. Notre cérémonie commence avec le son des cloches de Paris qui raisonnent dans tout le ciel de la capitale.

ça Ça c'est pas possible ça c'est pas possible. [musique] [musique] [musique] [musique] Gra [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] J'étais à Paris, c'était l'anniversaire de ma mère, 73 ans. Mon fils passait la [musique] nuit chez un ami parce que ses parents étaient au théâtre.

Seul dans l'appartement, j'allais me coucher [musique] quand le copain de Roy m'a téléphoné pour me demander si j'allais bien. Il m'a dit allou la télé. Ah, je n'ai pas bien dormi.

Le lendemain matin, il faisait beau. J'allais retrouver mon fils dans un squir à mon ami m'a appelé, elle m'a dit "La plus grande force de présistance est juste de continuer." Alors, en marchant, j'ai commencé à écrire cette chanson. travesté aux cheveux blancs de boîte rouge léger bab [musique] de matin le vu du haut bronzé le vu homme asiatique qui des lunettes extravagantes le vand mec dans le squir père pour la très fois à 46 ans love com tour des [musique] clin i love you i love you all vous êtes libre libre de vous tromper ou d'être [musique] blessé, mais libre de le faire à votre manière.

Et j'aime la façon dont vous le faites [musique] et j'aime que vous soyez libre. Cycliste blande avec des fleurs dans les cheveux. Love adolescente écoutant de la musique sur une potable devant la boutique de gauf à grand homme no vêtu en jaune et [musique] tu en l tout envoyant des textes [musique] collectionne des tombes d'ur vu ancien beauté en douange le v il a trois attaques de balles dans la vite du café [musique] casost Quelqu'un a écrit le mot courage en dessous.

En face, il y a le squir. Je trouve mon fils. Le pitum est couvert de messages écrits de la crée de couleur.

La République n'est pas morte. Un pour tous. Vive la France. solidarité est peut-être le plus important Paris, je t'aime.

O [musique] [musique] [musique] Oh, tu [musique] [musique] Monsieur le président de la République, madame la maire de Paris, mesdames Mesdames, messieurs les représentants d'États étrangers, mesdames, messieurs les élus, mesdames, messieurs, chacun en vos grades et qualités, chers amis, la mémoire n'est pas pour ressasser mais pour agir, décrit Paul Ricker. Merci, monsieur le président de votre présence en ce jour et en ce lieu, marquant ainsi votre attention jamais prise en défaut pour toutes les victimes. par votre présence, c'est toute la nation qui aujourd'hui se souvient.

C'est toute la nation qui aujourd'hui se recueille. C'est à vous, madame la maire de Paris que nous le devons ce jardin qu'aujourd'hui nous inaugurs. Dès 2016, au nom de la ville de Paris, victime elle aussi, vous preniez devant les associations envers les victimes l'engagement de l'édification d'un lieu de mémoire dédié à toutes les victimes des attentats du 13 novembre.

Il fait consensus qu'il ne peut en aucun cas s'agir d'un monument aux morts. De plus, dans le paysage parisien. Le lieu ne doit pas faire oublier que les attentats ont touché le Stade de France à Saint-Denis d'abord, le Carillon et le petit Cambodge ensuite puis le Cassanostra, la bonne bière, la belle équipe, le le comptoir Voltaire et le Bataclan.

Enfin, mais l'accord était plus difficile à dégager quant à la nature même de la réalisation envisagée. Deux lieux sont même évoqués un temps, l'un pour les morts, l'autre pour les vivants. L'introduction dans la réflexion du labo des idées et la présence de Sarah Ginsburger, sociologue de la mémoire, ont permis de remettre le chantier sur les rails qui le mèneraient à bonne fin.

En effet, pour les associations de victimes qui ont toutes qui ont toujours reçu l'écoute la plus attentive et la plus bienveillante de la part de tous les acteurs, plusieurs demandes sont essentielles. Il doit s'agir d'un lieu où tous les sites des attentats sont représentés et traités à égalité entre eux sans que l'un ou l'autre prévale d'un lieu central dans Paris, d'un lieu facilement identifiable et accessible. Ce sera un lieu où toutes les victimes qui ont perdu la vie le 13 novembre seront identifiées.

Mais ce sera aussi un lieu où les survivants se retrouvent tout à la fois de déambulation et de recueillement. Ce sera un lieu où la vie est présente par les symboles de lumière, d'eau, de végétation. Ce sera un jardin.

Ce sera un lieu où la vie renaît à chaque printemps. Et alors, je fais volontiers mienne la parole de Robert Badinterre. Oui, la vie est plus forte que la mort.

Mais Dieu qu'il nous manque. Au cours de ces 10 années passées, nous nous sommes relevés. Nous avons fait face debout.

La colère s'est apaisée, les plées ont été pensées, celle du corps et celle de l'âme. Mais les cicatrices demeurent indélébiles. Au cours de ces 10 ans, le temps du deuil s'est écoulé et après la tristesse, l'acceptation s'est imposée.

Nous avons vaillamment traversé notre mais nécessaire procès V13 au cours du duquel tant de larmes ont coulé. Mais où, comme le dit madame la procureur Camille Hetier dans ses réquisitions, ici c'est la justice et le droit qui ont le dernier mot. Ces témoignages, ils nous ont bouleversé par la violence de ce qu'ont vécu ceux qui sont venus le dire à la barre.

Ils nous ont ainsi ils nous ont aussi permis d'appréhender la réalité de ce qu'ont vécu ceux qui ne sont plus là. Si ce procès a apporté des réponses à la question du comment, il laisse en revanche encore largement sans réponse la question du pourquoi. Alors au jour où débute le procès du cimentier la farge, nous devons persévérer dans notre quête de vérité.

Il y a 10 ans, c'est la société qui a fait front, tous unis. Ce sont des milliers de témoignages, de fleurs, de dessins, de messages qui étaient déposés sur tous les lieux des attentats et partout en France. Quand serait-il aujourd'hui alors que nombre de politiciens ici et en Europe et au-delà de président irresponsable s'emploitent à semer les graines de la discorde et de la désunion alors que les réseaux sociaux inondent les esprits de nos plus jeunes les envahissent de contenu haineux.

À cette question, point de réponse et formons le souhait que nous n'ayons jamais à l'éprouver. Nous devons résister à ces tentatives de fracturation et nous résisterons. Nous résisterons par notre engagement à vos côtés, monsieur le président, monsieur le ministre de l'intérieur pour construire la sécurité sans sacrifier les libertés.

Nous victimes de ces attentats, nous continuerons de porter témoignage devant les jeunes générations pour la raison que la mémoire doit être incarné et non seulement portée par des proclamations solennelles. Nous entretiendrons la mémoire par des gestes, par des créations, par des rencontres, par des initiatives pour que toutes les générations se souviennent. Nous poursuivrons la la réflexion.

Nous chercherons à comprendre pourquoi, pourquoi des jeunes gens, pourtant souvent normalement intégrés, s'engagent sur ses voies mortifaères. Nous résisterons pour montrer que toutes les générations sont liées à ces victimes parce que l'on se doit on doit se battre pour la liberté, pour la démocratie, pour les valeurs qui sont les nôtres, pour que l'on puisse être les vainqueurs. Enfin, alors qu'aujourd'hui nous dévoilons la plaque inaugurale de ce nouveau lieu de mémoire, je renouvelle ici le vœu et vous nous avez, monsieur le président, il y a peu rassuré à cet égard.

Je renouvelle le vœu qu'un de ces jours prochains nous puissions pareillement inaugurer le musée mémorial des sociétés face au terrorisme. Ce musée qui a une autre vocation, ce musée qui a une autre ambition. Non seulement de cultiver la mémoire, mais aussi l'ambition de transmettre, l'ambition d'éduquer pour éveiller les consciences, pour que les lumières de la connaissance éclairent les ténèbres de la barbarie.

Ainsi l'exprime Henry Rousseau, le président de la mission de préfiguration, lorsqu'il nous dit "Ça ne sert à rien de commémorer des événements si on ne les connaît pas. et surtout si on ne les comprend pas. Pour conclure, une fois encore, monsieur le président, merci pour votre présence, merci pour avoir gravé sur le calendrier de la nation la journée nationale dommage aux victimes du terrorisme qui honore toutes les victimes en France et françaises à l'étranger sur tous les lieux.

Merci à vous madame la maire de Paris, chère Anne. Merci aux élus du conseil de Paris pour votre engagement, votre soutien, votre émotion sincère pendant ces 10 années et tout au long du parcours qui aura mené à cette réalisation. Merci pour cette cérémonie.

Pareillement, mes très sincères remerciements aux membres de l'équipe de Wagon Landscaping et à tous les maîtres artisans, à tous les compagnons, tailleurs de pierre, paveurs, paysagistes, jardiniers qui ont mis tout leur cœur à cet ouvrage à l'ombre de la maison des compagnons du Devoir. Merci à Thierry Rebou et à Victor Leman. À tous ceux qui autour d'eux ont contribué à la réalisation de ce moment où le où l'émotion le dispute à la beauté.

Merci d'avoir sublimé ce lieu de mémoire par la lumière et la musique. Merci pour cette cérémonie d'hommage où le rock prend sa place si symbolique. Cette cérémonie dont les victimes forment le cœur dans les deux orthographes du mot.

Merci pour l'infinie délicatesse du choix des textes. Merci à vous tous. Merci pour eux dans ce jardin fleuri ce soir.

Ils sont présents avec nous. [musique] [musique] [musique] Quel est lourd d'apporté l'absence de l'amie, l'ami qui tous les soirs venait à cette table [musique] et qui ne viendra plus. La mort est misérable qui poignarde le cœur et qui te déconstruit.

Il avait dit un jour lorsque je m'en irai vers les lointains pays au-delà de la terre. Vous ne pleurerez pas. Vous lèverez vos v et vous boirez pour moi à mon éternité dans le creux de minuit.

Alors, je voudrais bien boire à son [musique] souvenir pour lui rester fidèle. Mais j'ai trop [musique] de chagrin et sa voix qui m'appelle se plante comme un clou dans le creux de ma main. Alors, je reste là au bord de mon passé silencieux et vaincu pendant [musique] que sa voix passe et j'écoute la vie s'installer à sa place sa place qui pourtant demeur abandonné la vie de chaque jour au minuscule [musique] joie veut remplir à tout prix le vide de l'absence mais elle ne pourra pas avec ses manigan me prendre mon ami pour la seconde fois qu'elle est lourde porter l'absence de l'amelle est lourde apporter l'absence de l'am Stéphane Albertini, Nick Alexander, Jean-Jacques Amioot, Armel Antisévic Pumir, Anlor Arebo, Thomas Ayad Guillaume Barreau de Cherf, Alva Bergloun, René Bichon, Chloé Boissot, Emmanuel Bonet, Maxime Bouffard, Quentin Boulanger, Ludovic Bumbas, Véronique de Bourgie, Elodie Breuil, Cypriaut Calchu et Lacrimura Mariana Pop Claire Camax Nicolas Catina, Baptiste Chevre, Nicolas Classo, Cécile Coudon, Pegado de Lille, Nicolas Degenart, Elsa Del Place et Patricia Saint-Martin Alban tenu Vincent Doc Frédéric Calizo dit Asta Dquité Manuel Diaz, Romain Didier et Lamia Mondegger Lucy Ditrich Elif Dogan, Fabrice Dubois Romain Dunet Thomas Dupéron, Justine Dupont, Mathias Dimarski et Marie Loch.

Salaire Emad Ljebbali. Germain Ferrin Feuillade Grégory Fosse Christophe Fouer Julien Galisson, Suzon Garig, Maul Gobert, Michelie Gill Cédric Ginestou, Mathieu Girou, Cédric Gomet Noémie Gonzalez Ran Alberto Gonzalez Garido, Stéphane Grégoire et Frédéric Enino, Anne Guillomar, Né Cornet et Pierrive Guillomar. Stéphane H, Thierry Ardoin et Marie aimée d'Alose, Olivier Ha du cœur Pierre-Antoine Henri, Raphaël Hills, Mathieu Hoch Jamila Mohamed Hamid Imnol Mobarak Pierre Innocenti, Nathalie Jardin, Marion Joana Milko Jos, Jean-Jacques Kirshaim, Yasinte Koma, Nathalie Laurine Nebouigina, Guillaume Ledran, Renaud Legwen, Gilles Leclerc, Christophe Lelouche Clair Métro t'appresse.

Cécile Martin, Antoine Marie, Cédric Maudu Charlotte et Émilie Mot, Isabelle Merlin, Fanny Minot Yannick Mainviel Cécile Miss et Louise Philippé Choré, Marie Mosser, Justine Moulin, Quentin Mourier Victor Munos quiil est moest Christophe Multèz, Hélène Mouillal Lis Romain Naufre, Bertrand Navaret Christopher Noé Chalter Bodino Lelaun David Perchirin, Aurélie de Peretti Manuel, Manu Perez et Priscilia Coréa. Marion et Anna Pétard les Frig Franck Pitio, Caroline Prena, François Xavier Prévau, Sébastien Proisi, Richard Raman Valentin Ribé, Mathieu de Rorté, Estelle Roua, Thb Rousse la Cordè, Raphaël Ruise, Oda Saadi et Alima Ndi N Saadi. Madeleine Sadin, Keredine Sabi, Lola Saline Hugo Sarad, Jalal Seba, Mau Zven Alerandro Silva Pelugini Valéria Soulesine Fabian Stche Arianne Teller Éric [musique] Tomé Guillaume Valette, Olivier Vernadal, Stella Soan, Irina Yasmine Verry [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] H [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] Ah.

Monsieur le président de la République, madame la maire de Paris, chers tous, chers amis réunis ici ce soir, je crois qu'une seule chose réunit toutes les victimes de terrorisme. queles que soient leurs origines, leurs croyances, leurs religions, leur culture, la volonté que cela n'arrive jamais à d'autres. Voilà pourquoi ce soir, ce n'est pas tant à vous que j'ai envie de m'adresser qu'à la jeunesse.

Une jeunesse qui ne sait pas exactement, voir peut-être pas du tout ce que nous commémorons le 13 novembre. En quelques mots, ce sont les pires attentats sur le sol français depuis des décennies. Une tuerie perpétrée par des djihadistes dont beaucoup sont nés comme nous en France et en Europe. 132 morts, des centaines de blessés, des milliers de traumatisés qui se sont rendus compte il y a aujourd'hui 10 ans que leur vie ne pourrait jamais plus être comme avant.

Nous n'avions aucun chemin tracé devant nous alors nous avons fait ce qui nous semblait le plus humain. Au-delà du malheur, ce qui compte, c'est ce que l'on en fait. Nous avons commencé par nous rassembler d'abord dans des cérémonies qui ressemblaient un peu à celles d'aujourd'hui.

Je nous revois tous le 27 novembre 2015 dans la cour des invalides nous regardant sans nous connaître, essayant de jauger nos malheurs respectifs. Puis vint le temps du rassemblement, celui des associations, des combats et des commémorations. Nous avons fait fraternité.

Ensuite, nous avons accepté de nous confier à des institutions, médecine, fond de garantie et surtout justice. Nous avons témoigné partout de notre malheur, de notre douleur et de notre difficulté à discerner un avenir heureux. À la barre de notre grand procès, nous avons étalé nos douleurs, mais aussi et surtout rappelé devant nos bourreaux que nous ne céderions jamais.

Et ils nous ont écouté et ils nous ont répondu. Nous leur avons montré qu'en France, devant la loi, il y a la force de l'égalité. reste aujourd'hui pour nous tous 10 ans après la question de pouvoir se détacher du drame.

Le peut-on ? Le peut-on quand on est enillé ? Le doit-on ?

Chacun y trouvera la réponse qu'il veut ou qu'il peut. Mais nous sommes liés par ce drame. Nous ne pouvons que constater une chose : heureux ceux qui ont toute leur liberté.

J'aurais aimé vous dire que l'espérance nous avait porté mais c'est faux. Elle ne trace aucun chemin. Les Grec nous l'avaient d'ailleurs bien dit.

Elle faisait partie des mots de la boîte de Pandore. Au fond, nous victimes, nous n'avons rien d'autre à vous proposer qu'une exigence, celle de vivre en société selon les valeurs et les lois qui ont fait de la France et de sa démocratie un modèle. Nous n'avons pas de remède contre la claustrophobie de ce présent que le passé n'éclaire plus et dont le futur semble insais.

Mais nous avons appris une chose, on ne défend bien que ce qu'on aime. Défendre la vie dans ce qu'elle a de plus beau, c'est refuser de céder à la peur. Refuser de croire que l'on peut aller plus loin seul qu'ensemble et refuser de croire que l'on peut s'abstenir de réfléchir.

Mais c'est aussi et surtout beaucoup plus que refuser. C'est aimer. Aimer l'humour, aimez la transmission, aimer autrui.

Aimer enfin ceux qui se plient aux lois. Les autres, il faut les combattre sans pitié. Je crois qu'il ne faut pas souhaiter laisser un monde meilleur à nos enfants.

Il faut se battre tous les jours pour habiter un monde meilleur avec eux. Maintenant et sans répis, ne rien céder, ne rien relativiser. Les 132 noms derrière moi vous le disent avec beaucoup plus de force.

La vie est si fragile, il faut l'aimer. Aimons-nous et merci à tous ceux qui nous aiment depuis 10 ans. Vous qui passez bien habillé de tous vos muscles, un vêtement qui vous va bien, qui vous va mal, qui vous va à peu près.

Vous qui passez animé d'une vie tumultueuse aux artères et bien collé aux squelettes d'un pas alerte, sportif, lourdau, rieur, renfrené. Vous êtes beau si quelconque si quelconquement tout le monde. Tellement beau d'être quelconque diversement avec cette vie qui vous empêche de sentir votre buste qui suit la jambe, votre main au chapeau, votre main sur le cœur, la rotule qui roule doucement au genoux.

Comment vous pardonnez d'être vivant ? Vous qui passez bien habillé de tous vos muscles, comment vous pardonnez ? Ils sont morts tous.

Vous passez et vous buvez aux terrasses. Vous êtes heureux, elle vous aime. Mauvaise humeur, souci d'argent.

Comment ? Comment vous pardonnez d'être vivant ? Comment ?

Comment vous ferez-vous pardonner par ceux-là qui sont morts pour que vous passiez bien habillé de tous vos muscles, que vous buviez aux terrasses, que vous soyez plus jeune chaque printemps ? Je vous en supplie, faites quelque chose. Apprenez un pas, une danse, quelque chose qui vous justifie, qui vous donne le droit d'être habillé de votre peau, de votre poil.

Apprenez à marcher et à rire parce que ce serait trop bête à la fin que temps soit mort et que vous viviez sans rien faire de votre vie. Monsieur le président de la République, cher Emmanuel Macron, madame la première dame, chère Brigitte Macron, madame la présidente de l'Assemblée nationale, madame la vice-présidente du Sénat, monsieur le président, cher François Hollande, madame la présidente du Parlement européen, cher Roberta Metola. Mesdames et messieurs les ministres, mesdames et messieurs les ambassadeurs, mesdames et messieurs au gradé, monsieur le président du Conseil constitutionnel, mesdames et messieurs les parlementaires, mesdames et messieurs les élus, mesdames et messieurs les maires d'arrondissement, les conseillers de Paris, les élus locaux.

Monsieur le président de 13 11 15 fraternité et vérité cher Philippe Dupéron, monsieur le président de Life for Paris, cher Arthur de nouveau, mesdames et messieurs en vos grades fonctions et qualité, chères familles, chers survivantes, chers survivants, mesdames et messieurs, l'année 2015 restera à jamais gravé dans nos mémoires. Elle avait déjà tragiquement débuté en janvier par les attentats de Charlie Hebbdo, la prise d'otage de l'hyper cacher et par l'assassinat de Clarissa Jean-Philippe. Et pourtant, nul ne pouvait imaginer que quelques mois plus tard, notre pays, notre ville serait à nouveau frappée en plein cœur par les terroristes. 10 ans déjà.

Pour toutes et tous, pour moi, le 13 novembre 2015, c'était hier. De ce soir-là, comme vous, je me souviens de tout. Les voix, les cris, les sirènes, le bruit, le silence interminable qui a suivi.

Je me rappelle l'angoisse puis la stupeur et cette certitude que notre ville Paris venait d'entrer dans l'une des nuits les plus sombres de son histoire. La journée avait bien commencé. C'était un vendredi de novembre ensoleillé.

Il faisait doux dans les rues de notre capitale et l'air y était léger. On préparait la COP 21, celle de Paris. On parlait alors du climat, de l'avenir de la planète et les Français s'apprêtaient à voir leur équipe jouer au Stade de France face à l'Allemagne.

C'était une belle journée de novembre. Les Parisiennes et les Parisiens profitaient des terrasses. L'été semblait se prolonger et soudain le ciel s'est refermé.

Pour la plupart d'entre nous, nous n'avions connu que la paix protégée par nos démocraties contre toutes les grandes violences du monde. Et ce soir-là, les terroristes ont frappé. Ils ont choisi d'atteindre ce qu'ils détestaient le plus. notre liberté, notre joie de vivre, l'esprit de fête qui est l'âme de notre ville, les terrasses que l'on chérit tant à Paris, la musique et le sport qui nous font vibrer.

Ce soir-là, c'est la jeunesse du monde entier qui goûtait au bonheur de notre cité qui a été attaquée. Oui, ce soir-là, notre démocratie était visée, le symbole était paris. Semer le chaos était le but de guerre des terroristes.

Eux qui haïsent la liberté, les lumières, tout ce qui nous aide à grandir et à vivre ensemble comme des frères et sœurs en humanité. Paris ce soir-là a été blessé dans sa chair et dans son cœur. Une ville cosmopolite qui aime se nourrir de ces différences dans cette ville refuge, ville des artistes, des philosophes et des travailleurs où un parisien sur qu est né à l'étranger.

Ce soir-là, les terroristes ont assassiné des jeunes et des moins jeunes parce qu'ils buvaient un verre, fê un anniversaire, assistait à un concert. Paris a été meurtri de 130 morts, désormais 132, de centaines de blessés, des centaines de survivants et des milliers de personnes traumatisées à jamais. Il y eu d'abord le Stade de France, puis le Carillon, le petit Cambodge, la Bonne Bière, la Casa Nostra, la Belle équipe, le comptoir Voltaire et enfin le Bataclan.

Je m'y suis immédiatement rendu. J'ai passé la nuit dans la rue au côté du préfet de police Michel Cadeau et du procureur de la République François Molins. Entouré de femmes et d'hommes exceptionnels, solides et unis face au pire.

J'ai vu celles et ceux qui ont fait face les policiers, ceux de la BAC, leur aide, la BRI, les pompiers, les agents municipaux, la protection civile, la Croix-Rouge, les soignants, les passants, les gardiennes et les gardiens d'immeubles, les serveurs, les voisins qui ont ouvert leurs portes pour protéger, tendre la main et soigner un inconnu. Tous ces héros du quotidien n'ont pas failli. Ils ont affronté l'horreur avec ou sans uniforme avec ce même courage qui honore la République et qui honore Paris. et il revient à notre tour de les honorer.

Ce soir-là, l'État n'a pas failli. Il a tenu bon, solide avec vous, cher François Hollande, cher Manuel Vals, cher Bernard Casneu. Nos maires d'arrondissement, eux ont aussi tenu bon cher Remy Ferot, cher François Vogelin dans les 10e et 11e arrondissement.

Une union sacrée entre une ville et tout un pays s'est noué. Une union sacrée de la République française. La République blessée est restée debout.

Paris blessé a résisté et comme toujours s'est relevé. Le samedi qui suivait, le ciel était gris, l'air était pesant. La tristesse et les pleurs, le soutien des familles dans la recherche de leurs proches, les services d'urgence des hôpitaux parisiens mobiliser comme jamais.

Les mairies d'arrondissement avaient aussi ouvert leurs portes pour accueillir celles et ceux qui avaient besoin de se confier, de s'engager ou tout simplement de pleurer. Et puis est venu le dimanche sous un timide soleil d'automne, les Parisiennes et les Parisiens, fidèles à leurs valeurs, à leur histoire, ont envahi les rues, les places, les boulevards, les terrasses. Spontanément, ils sont sortis en famille avec leurs enfants ou entre amis.

Ils ont allumé des bougies, ils ont déposé des fleurs, marché dans la ville comme une insurrection pacifique, si belle après la tragédie, ne répondant qu'un seul mot d'ordre, résister ensemble. Et c'était une manière de dire au monde, nous n'avons pas peur. Nous continuerons à vivre dans la joie et la liberté.

Nous continuerons à boire des verrs en terrasse, à écouter de la musique, à danser, à faire la fête, à aimer qui on veut, quand on veut. C'était notre manière de dire "Nous vivrons ensemble dans le bonheur de nos différences et du partage, notre humanité en drapeau et au cœur avec le souvenir de nos morts et de leur vie arrachée, 10 ans au passé. Et pourtant, cette nuit demeure dans nos mémoires comme si elle n'avait jamais pris fin.

Avec le temps est venue la force d'une conviction humaniste qui nous lit, celle de la justice et de la fraternité. Victor Hugo disait : "Paris est un semeur. Où s'aime-il dans les ténèbres ?

Que s'aime-il des étincelles ?" Oui, Paris a été frappée mais elle a tenu elle s'est grandie par ses valeurs et la force de ses habitants. Et ces 10 années ont aussi été celles du droit et de la mémoire.

La justice a été rendue. Le process s'est tenu avec la dignité que la République devait aux victimes. La loi et l'état de droit ont répondu au chaos et à la terreur comme il se doit en démocratie et dans la patrie des droits humains.

Et je veux saluer avec affection et admiration les associations de victimes. Votre engagement sans faille et votre courage inestimable nous inspire. Cher George Saline, cher Caroline Danglade, cher Arthur des nouveaux, cher Philippe Dupéron et avec vous les associations que vous présidez et toutes celles et ceux qui ont aidé et que vous avez aidé.

Vous avez tissé des liens de solidarité entre toutes les familles, les survivants, les institutions de la République. Vous avez fait vivre face au deuil la mémoire de l'espérance, notamment ici à l'hôtel de ville. votre refuge, notre maison commune.

Mesdames et messieurs, rien n'effacera l'horreur de cette nuit là, ni la douleur de celles et ceux qui ont survécu. Tant d'entre vous, au fil des années, ont dû réapprendre à aimer, à se tenir à nouveau debout, bref à vivre. Et je veux vous saluer et saluer votre force.

Paris s'est relevé. La France n'a pas cédé à la haine. Paris n'a pas cédé à la peur.

Les terrasses se sont remplies. Les conversations ont repris, les rires sont revenus. Notre ville s'est aussi transformée.

Elle a trouvé dans l'épreuve une force nouvelle. Nous avons continué à accueillir, protéger, bâtir. Nous avons continué à vivre, à aimer, à débattre, à nous disputer et à créer.

La COP 21 a eu lieu. Elle était alors une promesse pour l'avenir. Elle était une réponse à la barbarie.

Le monde entier s'était alors réuni à Paris et un accord est né affirmant haut et fort notre engagement pour la vie et les génération future. Et en 2024, le monde s'est une nouvelle fois retrouvé à Paris. Monsieur le président de la République, cher Emmanuel Macron, la France et Paris ont ensemble main dans la main comme il se doit entre la capitale et la France réussit les Jeux Olympiques et paralympiques de 2024.

Nous avons alors vécu un moment exceptionnel de fraternité universelle dans un monde traversé par les guerres, les crises et les doutes. Et c'est ce même esprit qui nous réunit ici aujourd'hui. Ce jardin, nous l'avons conçu ensemble avec les associations.

Il dit tout de la résilience de Paris. C'est cela qui fait sans doute la beauté de notre ville. Paris est resté fidèle à sa devise, fluctuate nette merguite.

Cette devise, c'est notre boussole, celle du phare pour le marin. Elle résume 10 ans de douleur, de résistance et de fidélité. Paris reste cette capitale de la liberté, celle qui parle toutes les langues, qui accueille toutes les croyances, celle qui face à la barbarie des terroristes, répond par la justice et la fraternité.

Victor Hugo à nouveau disait de retour d'exil le lendemain de la proclamation de la République, il disait tout de l'âme de Paris, des mots qui aujourd'hui ont encore leur sens. Sauver Paris, c'est plus que sauver la France, c'est sauver le monde. Paris est la ville sacrée qui attaque Paris, attaque en masse tout le genre humain.

Et il concluait : "C'est par la fraternité que l'on sauve la liberté." Alors Roui, fidèle à sa devise, nous ne sombrons pas par ne sombre pas. À vous les 132 dont les noms sont gravés dans le jardin du 13 novembre 2015, à toutes les victimes, à toutes les survivantes et les survivants, aux familles, à celles et ceux qui portent nos voix, à celles des héros du quotidien qui ont soigné, sécurisé, épaulé, tendu une main.

Paris n'oubliera jamais. Vous êtes pour l'éternité dans notre cœur et nos mémoires ici dans ce jardin et dans toute l'âme de Paris. Monsieur le président de la République, cher Emmanuel Macron, plus que jamais uni et debout, vive la République, vive la France et vive Paris.

When you on your [musique] and be afraid of ST there's a [musique] sky and the sweet [musique] silver song [musique] W [musique] through the walk on through the rain [musique] your dream Lord [musique] God [musique] with hope in your heart and you [musique] [musique] Nous [musique] allons [musique] God [musique] in your heart and [musique] [musique] You ever walk along. [applaudissements] [musique] [musique] Nous voilà 10 ans après. 10 ans après les attentats les plus meurtriers que jamais connu la France. 10 ans.

Mais que pèsent ces 10 années ? Que pèsent les mots devant les douleurs, les silences ? Ce qui est advenu est à coup sû irréparable et vous avez eu des jours mués et des jours aveugles.

Des jours de nuit et des nuits blanches. Des jours où il fallait faire semblant, où il fallait tenir. des jours où la vie semblait revenir fugace des jours impossibles parce que le moindre son la moindre odeur vous faisait revivre à l'identique un passé toujours présent les hurlements dans la musique le sang sur l'asphalte l'odeur de poudre les corps. aux vies suspendues par les poignets suspendues au silence.

Les téléphones par terre sonnant dans le vide et affichant des noms d'être aimés auxquels personne ne décrocherait jamais. L'angoisse, l'horreur, le deuil. Ceux parmi vous qui sont tombés pour ne jamais se relever.

Ceux parmi vous qui se sont relevés, blessés dans leur chair, dans leur âme, avec si souvent la culpabilité d'être encore là, ceux parmi vous qui ont été classés parmi les survivants, mais que la mort avait simplement choisi de frapper plus lentement ou plutôt d'avertir et qui ont eu à revivre ceux qui ont perd perdu ce jour-là leur enfant, leurs parents, leurs frères, leurs sœurs, leur amis, l'homme ou la femme de leur vie, le père de leur petite fille à naître et leur vie d'avant, le corps et le cœur en lambau, le visage cousu fut recousu. Avec cette question lancinante, pourquoi on voudrait trouver du sens à ce qui s'est passé ? Mais chacune de vos douleurs est insensée, injuste, insupportable.

On vous a dit parfois de retourner à la vie normale, mais rien de normal dans une vie fauchée, dans la fleur de l'âge, dans un enfant qui meurt avant ses parents, dans un bébé qui n'est orphelin. Rien de normal dans cette douleur larvée, l'ancinante ressurgit chaque fois qu'un autre attentat frappait notre sol. des enfants, des adultes, des forces de l'ordre, des professeurs, de Nice à Strasbourg, victime à nouveau du terrorisme.

Et nous pensons à eux tous ce soir, le cœur serré. Au lendemain des attentats, vous avez fait l'épreuve de la normalité impossible, la tranquillité impossible. La vie impossible et la vie pourtant.

Ceux qui haïsent ne crieront jamais plus fort que ceux qui aiment. Et le soir du 13 novembre, les assassins ont trouvé plus courageux, plus combatifs queeux. ces forces de l'ordre qui sont intervenues, les gendarmes montés du stade de France, les policiers du quartier du Bataclan, les deux hommes de la BAC qui en quelques minutes ont ouvert le feu et atteint un terroriste, arme de point contre Kalashnikov. ces hommes de la BAC 75, de la brigade de recherche et d'intervention, du raide en appui, tous ceux qui ont envoyé à leur famille ce soir-là des messages d'amour qu'il pensaient devoir être les derniers et qui y étaient prêts. ses policiers intervenus dans les colonnes Alpha et Bravo pour neutraliser les assaillants et qui seront élevés dans la Légion d'honneur en témoignage de la reconnaissance particulière de la nation.

Ces policiers municipaux arrivaient avant les autres sur les terrasses prenant tous les risques. Ces stadiers qui à Saint-Denier étaient là aux avant-postes et ont tenu. Ces médecins, ses infirmiers et infirmières, ses aides soignants projetés soudain dans ces paysages de guerre comme il n'avait jamais cru possible d'en voir. des secouristes, des mineurs, sapeur pompiers, ses élus, ses agents, ses membres de la police scientifique et des équipes médico légal, tous ceux qui ont traqué sans relâche le commando des terrasses, chacune et chacun service de nettoyage, gardiens et gardiennes, passants, serveuses et serveurs, chacun à sa place. celui qui a aidé à les débusquer, celle qui ensuite a aidé au risque de sa vie à les repérer assumant le seul choix qu'il fallait faire.

Oui, celle à qui nous devons une reconnaissance plus grande encore. Ces hommes et ces femmes cachés au milieu des corps sans vie qui ont tenu la main d'un inconnu en silence pour qu'il ne se noie pas dans la peur. Cet homme qui par deux fois traversait la salle du Bataclan lorsque les tirs ont éclaté pour ouvrir les sorties de secours latéral.

Et cette autre qui a évacué les chanteurs et les a poussé dans un taxi. Cette femme qui a ouvert sa porte à 20 personnes en sanglanté et tant d'autres personnes comme elle ouvrant plus que leurs portes, leur cœur. Cet homme qui est descendu dans la rue avec sa trousse de secours en entendant les coups de feu. cet homme torenu parce qu'il avait utilisé d'abord le matériel de sa trousse pour faire les gareuxaux puis sa ceinture puis n'ayant plus rien avait sa chemise et l'avait déchiré en morceaux pour continuer de sauver et notre état qui a tenu monsieur le président de la République monsieur le premier ministre monsieur le ministre de l'intérieur et les jours et les nuits et à vos côtés les préfets, tous les services de l'État, madame la maire de Paris, mesdames et messieurs les élus, tous unis, inébranlables. puis nos services judiciaires, magistrats, avocats, greffiers, tous et toutes qui ont tenu pendant toutes ces années, puis pendant tant de mois la plus grande audience criminelle de notre histoire, se procès aux centaines d'avocats au milliers de parties civiles et nos associations qui ont tenu, qui se sont levés comme vous venez de le décrire l'un et l'autre à l'instant. avec le soutien de la délégation interministérielle d'aide aux victimes pour faire entendre leur voix pour ne laisser personne.

Et ces milliers de Français qui ont marché et la statue de la République couverte de bougies, de fleurs et de paroles d'amour. Oui. Oui.

Les terroristes ont trouvé beaucoup plus courage que Paris a tenu. Vous avez tenu, la France a tenu. La République a tenu dans l'urgence par la fraternité, par la justice, par la vérité, par l'amour de la vie.

Nous avons tenu et chacun y a joué son rôle. Vos vies qu'ils avaient nié réduites au statut de choses, voilà qu'elles étaient devenues nos vies universelles. Ces terroristes islamistes ne vous en voulaient pas à vous individuellement.

Ils n'en voulaient pas à vos enfants, ils n'en voulaient pas à vos proches, ils en voulaient à la France. Ils nous ont voulaient d'être français. Ils ont voulaient à une manière d'être au monde teinté d'enracinement et d'universalisme.

Un monde où la femme est l'égale de l'homme. Un monde où l'on rencontre l'autre dans sa différence. Où on le considère à visage découvert, face à face. où chacun peut penser ce qu'il veut et dire ce qu'il pense, jouer la musique qui lui chante, exprimer la foi qu'il anime ou l'absence de foi protégé par la laïcité.

Un monde où Voltaire le dispute à Molière, un monde de culture où l'on chante, où l'on danse, où l'on aime le théâtre. Et quand des terroristes veulent frapper la démocratie, la liberté, c'est la France et Paris d'abord qu'ils prennent pour cible. Ce soir-là, ils ont frappé des lieux de sport, de convivialité, d'art, des lieux où se brassaient les âmes, des lieux de liberté.

Et c'est parce que vous étiez des enfants de cette France libre, parce que vous veniez d'elle ou parce que étranger vous étiez sur son sol que vous êtes tombé. Vous veniez de 17 pays, mais aux yeux des meurtriers, vous étiez tous des enfants de France. Au lendemain de l'attentat, au lendemain, une femme avec nous ce soir récupérer les effets que l'homme de sa vie portait sur lui.

Parmi les papiers de son portefeuille, sa carte électorale et sur le visage de Marianne, une goutte de sang avait roulé. comme la trace d'une larme. Les disparues du 13 novembre ne sont pas simplement des victimes de la haine, ni d'une abstraction vague.

Les concepts n'ont pas de main. Ils ont été tués par des terroristes porteurs d'une idéologie islamiste identifiée, active, structuré en réseau, en zone d'influence, avec ses codes et ses modalités d'action, désireuse d'aniler la vision de l'humanité que porte notre pays par son histoire, son action présente et sa vision de l'avenir. Ce djihadisme projeté, nous avons tout fait pour l'endiguer, le juguler, mais il renaî sous une autre forme intérieure, insidieuse, moins détectable, moins prévisible.

À tout moment, le terrorisme islamiste projeté peut renaître au Moyen-Orient, en Asie centrale, dans la corne de l'Afrique ou ailleurs. Et la vigilance est permanente en chacun de ces lieux et d'autres formes de terrorisme émergent auxquels nous ne céderons rien non plus. Face à cela, notre nation est garante du combat perpétuel, mener sans jamais renier nos valeurs de justice et de et de liberté.

Elle se porte garante que tout sera fait pour empêcher toute nouvelle attaque et pour punir de manière implacable ce qui s'y risquerait. Et dans cette décennie coulée, la nation s'est fortifiée. Des mesures sans précédent ont été prises immédiatement. déclaration de l'état d'urgence, protection à nos frontières, puis l'écriture de loi qui sont venues adapter le droit à l'état de la menace et nous ont permis de lutter dans la durée contre le terrorisme en protégeant nos libertés publiques. visite domicilia, disposition de fermeture, de lieux de culte, périmètre de protection, mesures individuelles de contrôle et de surveillance, autant de barrières mises sur le chemin des assassins.

Programme de déconstruction des discours radicaux pour étouffer dans l'œuf le passage à l'acte, pour éviter sa récidive en prison. Et je sais combien vos associations, combien nombre d'entre vous ont participé à ces actions ? Les moyens humains de la direction générale de la sécurité intérieure ont été augmentés d'un tiers.

Ces moyens financiers doublés, les effectifs de la direction générale de la sécurité extérieure augmenté d'un quart tandis qu'un service national de renseignement pénitentiaire a été créé 2019. Pour renforcer encore nos services de renseignement, nous avons procédé à la création d'une coordination nationale du renseignement et de la lutte contre le terrorisme, d'un parquet national antiterroriste, renforçant aussi le travail avec tous les partenaires européens. Car le terrorisme se joue des frontières.

Aussi avons-nous porté le règlement européen de retrait des contenus terroristes en ligne désormais adopté et travailler à sevrer le terrorisme de ses financements. Et nous traquons et continuerons de traquer sans relâche les terroristes à l'étranger au Moyen-Orient comme au sel aussi bien que sur notre soligant les flux de retour de Syrie ou d'ailleurs prévenant les dérives. 85 attentats ont ainsi déjoués en 10 ans, dont 6 cette année.

Face à l'assaut, nous avons consolidé les valeurs d'une nation que nous construisons depuis des siècles et que nous n'aurons jamais fini de défendre. Et nous devons inlassablement poursuivre ce travail de transmission à nos enfants, d'éducation pour notre jeunesse. Nous devons inlassablement continuer de faire des républicains.

Personne personne ne peut garantir malheureusement la fin des attentats. Mais nous pouvons garantir que pour ceux qui prendront les armes contre la France, la réponse sera intraitable. Que tout nous que nous continuerons ce combat contre le terrorisme sans relâche et que nous continuerons le combat pour notre jeunesse avec la même force. que pas un seul des dispositifs et des droits que vous avez construit vous association pierre à pierre ne sera vain.

Que pas une vie ne sera oubliée, que pas une goutte de vos larmes ne sera perdue. Non, il n'y a pas de sens. Pas de justification à votre douleur et il n'y en aura jamais.

On ne peut pas donner de sens au 13 novembre, mais on peut donner un sens au 14 novembre, à chacun de vos lendemains, à chacun de vos pas qui mis bout à bout nous raconte une histoire de courage, d'entraide. de vie. Une histoire de vigilance car à toute heure du jour, désormais une partie de la nation reste aux agué du levant au couchant tendu vers la sûreté de ses enfants.

Une histoire de mémoire avec notre musée mémorial du terrorisme qui implanté dans le 13e arrondissement de Paris transmettra aux générations de demain l'histoire de la violence terroriste de ses victimes et des réactions de nos sociétés tournées autant vers le passé que vers l'avenir. Une histoire d'espérance, un printemps de fraternité Cheridalgo, d'un jardin de fleurs bleu de fleurs blanches, de ba rouge qui nous rassemble autour des noms de ceux qui sont tombés. symbole de la force de notre nation qui sur le terreau de la mémoire s'unit, fait bloc et toujours se hisse à la hauteur des temps.

Oui, uni et ensemble. C'est par notre force pour mener ces combats que nous serons à la hauteur de ces lendemains. Revivre plus fort encore, porteur de ce que nous sommes et qu'il voulait abattre.

Chacun de vos pas, chacun de vos jours depuis 10 ans porte ce sens et ce qui nous tient, l'esprit de résistance. Par lui, la mort est découronnée, vos vies relevées, l'amour de la France consacré. Il voulait semer la mort.

Vous avez réhaussé la vie. Il voulait nous paralyser par la peur. Ils ont décuplé notre vigilance, l'amour de nos valeurs, notre appétit de vivre.

Il voulait diviser et nous sommes unis. Ils voulaient effacer. Ils nous ont rappelé que nos combats étaient universels.

Et nous sommes là et nous tiendrons à vos côtés demain encore pour vous, pour ceux qui ne sont plus, pour leurs enfants. Vive la République, vive la France. Allons enfants de la patrie.

Le jour de gloire est arrivé. contre nous de l'année les tend élevé les tendors sont gllevé entendez-vous dans les campagnes rugir ses féroces soldats ils viennent jusque dans vos bras Égorgez vos fils et vos compagnard de citoyens venez vos bataillons marchon marchons que l'on Amour sacré de la patrie conduit soutien nos fangères liberté liberté chériment avec tes défenseurs avec des défenseurs sous nos drapeau que la victoire [musique] pour tes males accents. tes ennemis expirant ton triomp notre gloire toi abreu d'océon enfant [musique] [musique] [musique] Mesdames et messieurs, merci de bien vouloir vous lever si vous le pouvez afin d'observer une minute de silence.

Mesdames et messieurs, nous vous remercions d'avoir observé cette minute de silence. C My [musique] is stronger than yours. Stronger than yours.

It's stronger than yours. My love is stronger than yours. [musique] Ha.

Will ever be. [musique] Mar de [musique] [musique] we move through the world shooting [musique] star across the sky. Sing through the darkness, putting the light [musique] to their [musique] louder than yours. [musique] It's louder than yours.

La ma [musique] sh [musique] my is better than your [musique] better than yours. It's better than yours. My hand it's [musique] better than yours. [musique] Skying [musique] through the to Oh [musique] oh oh We move through the world like shooting [musique] stars across the sky whoing [musique] through the dark putting the light into [musique] the world [musique] to the [musique] to Oh [musique] oh oh oh [musique] Sag [musique] will never [musique] [musique] [applaudissements] [applaudissements] [applaudissements] [applaudissements] [applaudissements] [applaudissements] [applaudissements] [applaudissements] [applaudissements] [applaudissements] [applaudissements] [applaudissements] [applaudissements] C'est vrai.

Ça fait un an qu'on répète. Salut hein. [rires] Et tous les jours on arrête de terrible.

Bravo ! Merci ! Mieux incroyable.

Bah ouais, moi aussi très bien. Merci toi. faire isol Oui.

Ah oui. en valeur juste mis en valeur Mesdames, messieurs, nous vous rappelons que le jardin est accessible aux familles jusqu'à 22h30. et que les salons de l'hôtel de ville leur sont réservés également.

Nous vous demandons de bien vouloir respecter ce souhait des associations. Merci beaucoup. Tu as chanté ?

Oui. Ouais. chante avec Oui, d'ailleurs c'est il y a que lui qu'on a enchanté Maman.

Merci C'est la deè Ouais. voir C'est deè Ac Non Voilà que voilà qui connu petit qui Ouais, il y en a un devant. Oui, c'est C'est un peu R un peu le temps le rendu c'est d'espoir Oui.

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