Philippe Juvin : «Le budget, avec une dette qui nous étouffe, est une question de souveraineté»
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 80 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:23Invité politiqueFait
« un certain nombre de nos dépenses sont indexées sur l'inflation. Donc, en fait, on verrait le truc s'emballer »
- 0:43Invité politiqueFait
« si nous ne prenons pas les décisions nous-mêmes pour rétablir les comptes publics, d'autres les prendront »
- 1:07Invité politiqueFait
« Eh bien, c'est un pays qui n'est pas souverain. Donc, la question budgétaire n'est pas qu'une question budgétaire, c'est une question de souveraineté »
Temps de parole
- Philippe Juvin78 %
- Locuteur non identifié11 %
- Locuteur non identifié 28 %
- Locuteur non identifié 32 %
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Je
n pas de boule de cristal, j'espère, parce que s'il n pas de budget, je ne sais pas comment on fait pour payer les
fonctionnaires, les
services publics, enfin une année blanche,
pour
des raisons dans lesquelles on peut peut-être entrer, mais ça va prendre du temps. Une année blanche qui consisterait simplement à dire on n pas de budget et on laisse faire la réévaluation automatique conduirait à une explosion des déficits,
parce
que pour des raisons réglementaires
et mécaniques,
un certain nombre de nos dépenses sont indexées sur l'inflation. Donc, en fait, on verrait le truc s'emballer. Non, nous devons évidemment avoir un budget. Mais je voudrais que les Français comprennent que la question du budget, avec une dette qui nous étouffe aujourd'hui,
n'est pas
qu'une question budgétaire. C'est une question de souveraineté, de souveraineté.
C
'est-à-dire que si nous ne prenons pas les décisions nous-mêmes pour rétablir les comptes publics, d'autres les prendront.
Le FMI, qui 'était déjà manifesté il y a deux jours. La
Banque centrale européenne, nos partenaires,
dans
un pays qui, comme c le cas aujourd'hui, a besoin de s'endetter, d'emprunter tous les jours, tous les jours, pour payer les fonctionnaires, pour payer les retraites, pour payer les services publics.
330 milliards cette année.
Eh bien, c'est un pays qui n'est pas souverain. Donc, la question budgétaire n'est pas qu'une question budgétaire, c'est une question de souveraineté. Voulons-nous que la France décide de son destin ? C'est ça le vrai sujet qui est sur la table politique et que les candidats très nombreux à la présidentielle doivent...
C 'est pour ça que vous leur avez écrit ou vous allez leur écrire un courrier en leur disant « Montrez-moi votre copie », c'est ça ? Exactement.
Philippe Juvin