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interviewSud Radio· 30 septembre 2025 16 min

Jérôme Guedj : "Le macronisme, c'est fini"

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:01
Présentateur

Sud Radio, l'invité politique, Jean-François Aquilly. L'invité politique, votre invité politique, Jean-François Aquilly, et ce matin, Jérôme Guetsch, député socialiste de l'Essonne.

0:14
Invité

Bonjour Jérôme Guetsch. Nous allons parler du contexte politique, bien évidemment. Il y a ce sondage. C'est bien que les politiques n'aiment pas tellement les sondages, mais c'est quand même la photographie spectaculaire d'un instant. Sondage IFOP fiducial pour Sud Radio et l'Opinion, qui donne, c'est un choc, Marine Le Pen et Jordan Bardella, en tête, à 33 voire 35% si l'élection présidentielle avait lieu ce dimanche. C'est bien que c'est une photographie. Et il y a derrière un effondrement du bloc central. Personne ne dépasse les 20%, pas même Edouard Philippe. Et la gauche est morcelée en miettes. Jean-Luc Mélenchon est à 13%.

Et puis vous en avez un, c'est Raphaël Glucksmann qui se hisse à 16 points. Olivier Fauret est à 7. Que dites-vous de cette photographie ? J'insiste là-dessus. Mais qui raconte peut-être l'état de l'opinion publique aujourd'hui ?

1:05
Jérôme Guedj

Oui, vous avez raison. C'est une photographie assez tonitruante. La première information, évidemment, c'est l'ancrage d'un vote Rassemblement National, en dépit des fragilités du Rassemblement National, de Marine Le Pen, de Jordan Bardella, je veux dire, en tant que capacité à pouvoir se présenter comme candidat. Mais c'est ça qui devrait péter la figure de tout le monde et obliger tous ceux qui préparent 2027 et sont soucieux du sort des Français. Donc ça, c'est la première information. La menace est là, elle est bien là. Et ça doit obliger tous les autres acteurs.

Deuxième enseignement, vous l'avez dit, c'est la démonétisation totale de tout ce qui, de près ou de loin, se rapproche du quinquennat d'Emmanuel Macron. Et ça éclabousse, même ceux qui ont pris leur distance, comme Édouard Philippe. Mais tous les autres candidats éventuels issus du socle commun seraient frappés du même discrédit. Et puis, ça, ça dit que le macronisme, c'est fini. C'est tablé. Le macronisme, c'est fini. Ce pari-là s'est fracassé sur la confusion poussée à l'extrême. Et en fait, le macronisme devait être le en même temps. Et comme le disait François Mitterrand, le centre, il n'est ni de gauche, ni de gauche.

Et ce mouvement-là, d'une certaine manière, a clodiqué sur sa jambe droite. Et puis, le troisième enseignement, pardon, mais il m'intéresse, même si ça peut paraître secondaire par rapport au premier message, mais qui nous oblige par rapport au Rassemblement National, évidemment, c'est qu'à gauche, un discours d'une gauche républicaine, sociale, écologique, clair, sur les valeurs, sur les principes, crédible dans le travail, eh bien, ça peut rebattre les cartes à gauche, puisque Raphaël Glucksmann, qui, aujourd'hui, en personnalité politique, incarne cette ligne-là.

Il a été candidat l'année dernière aux élections européennes, et déjà, la liste de places publiques avait viré en tête par rapport à LFI. Donc, rééquilibrant, réorientant à l'intérieur de la gauche. Donc, ça, c'est une indication qui dit qu'il faut persévérer dans ce sens. Et je ramène ça, et je termine par là, même si c'est encore plus dérisoire, s'agissant du Parti Socialiste, en disant que c'est cette orientation-là qu'il faut creuser en étant... Vous dites qu'il y a le virement des positions et en les travaillant.

3:24
Invité

Il y a une dynamique autour de la personnalité de Raphaël Glucksmann ? Il y a une dynamique de renouveau, à vos yeux ?

3:30
Jérôme Guedj

Il y a une dynamique autour de cette ligne politique. Voilà. À gauche, des électeurs, quand on leur dit très clairement qu'on peut être une gauche à la fois très républicaine, qui ne passe pas les valeurs par-dessus bord, et qui, en même temps, est attachée à la justice fiscale, fait des propositions, comme les socialistes l'ont fait face à la situation budgétaire pour le redressement du pays dans la justice, les gens se disent peut-être que ça fonctionne plus et mieux que le bruit et la fureur, et que donc il faut laisser prospérer cette orientation-là. Mais une hirondelle ne fait vraiment pas le printemps.

L'enseignement majeur de ce sondage, c'est le Rassemblement National, très largement en tête, et donc l'obligation pour la gauche de clarifier pour embarquer le plus largement possible.

4:13
Invité

Vous en avez parlé avec Olivier Faure, le premier secrétaire du Pêche. D'ailleurs, je ne sais même pas si vous vous reparlez depuis l'épisode où il y a eu une dispute, on ne va pas revenir là-dessus, mais sur X, après l'histoire des drapeaux sur les mairies, vous lui en parlez de ça,

4:25
Jérôme Guedj

qu'il faut peut-être changer le logiciel ? En tous les cas, pour répondre à votre question, on s'est croisés samedi dernier autour d'un cassoulet à Bram à l'invitation de Carole Delga, qui rassemblait justement c'était les rencontres de la gauche sur cette orientation, même s'il y a eu un débat intéressant avec Marine Tondelier, avec Raphaël Glucksmann, justement, et Olivier Faure, sur ce que devait être la bonne orientation pour cette gauche. Et moi, je plaide, à l'intérieur du Parti Socialiste et dans le pays, pour que cette gauche républicaine-là, elle ne soit pas honteuse, d'une certaine manière.

Au contraire, c'est, je le redis, la possibilité de concilier les urgences du quotidien, le pouvoir d'achat, la transition écologique, avec des principes, ceux de la République sociale, la laïcité, l'universalisme, pour s'adresser au plus grand nombre de nos concitoyens qui ont envie d'une gauche qui a envie de gouverner. Qui n'est pas obsédée à l'idée de gouverner, mais qui a envie de gouverner, qui incarne l'alternative.

5:22
Invité

Alors, Jérôme Guedges, pas de taxes Zuckman, pas de retour de l'ISF, pas de suspension de réforme des retraites. Sébastien Lecornu a un petit peu donné les lignes, les lignes rouges, dans le Parisien, samedi. Est-ce que le Parti Socialiste, malgré tout, vous vous revoyez, quand je dis vous, c'est le Premier ministre et les responsables du PS vendredi, est-ce qu'il doit y aller le PS ? Est-ce qu'il doit, d'ici à la présidentielle, être en responsabilité, comme vous dites ? Est-ce qu'il faut y aller, oui ou non ?

5:48
Jérôme Guedj

Ça veut dire quoi, y aller ? Au gouvernement. Essayer de participer. Dans ce gouvernement, c'est certain que les socialistes n'iront pas, ne le font pas d'ambiguïté, parce que tout à l'heure, je vous ai expliqué que la grande confusion, ça libère un espace, notamment pour l'extrême droite. Non, la question qui se pose, puisque le président de la République, une fois qu'il a fait ce choix de renommer un de ses très proches et un de ses fidèles, c'est est-ce que celui-ci est capable de renverser la table, en tous les cas, de s'exonérer de la figure tutélaire du président de la République et d'essayer de construire sincèrement ce compromis.

Pour l'instant, il n'a pas donné les signaux suffisants. Son interview de vendredi dernier a un peu fait l'effet d'une douche froide, parce que vous ne pouvez pas avoir un partenaire sincère comme les socialistes qui met des propositions sur la table sur le pouvoir d'achat, comment on augmente le salaire net, sur la justice fiscale avec la taxation des plus hauts patrimoines plutôt que la mise à contribution de tous les Français avec les franchises médicales, avec l'année blanche, avec l'augmentation de l'impôt sur le revenu par le gel du barème. Bon voilà, on préfère organiser cette redistribution par la justice fiscale et par la taxation des seuls hauts patrimoines.

Et puis, la question de la suspension de la réforme des retraites, on a mis ces propositions sur la table. Il faut que Sébastien Lecornu, il l'entende, s'il ne veut pas être censuré, et s'il veut un peu durer. Et moi, je souhaite qu'il y ait de la stabilité dans le pays, mais pas à n'importe quel prix. Voilà. Et donc, maintenant, il prend ses responsabilités. Ça veut dire quoi ?

7:09
Invité

Ça veut dire censure ? Je dis ça parce que ça signifierait qu'on repasse à autre chose ensuite,

7:14
Jérôme Guedj

très vite, quoi. Je sais bien, c'est pour ça que cette idée d'un jour sans fin, elle est assez insupportable et que Sébastien Lecornu, il a promis des ruptures sur le fond et sur la forme. Et donc, les ruptures sur la forme, c'est de laisser les parlementaires construire ce budget-là, de ne pas recourir aux outils brutaux de construction budgétaire et tenir compte de nos propositions. Ça, c'est sur le fond. Et pour l'instant, il ne peut pas picorer et penser qu'il faut tenir... Ça va être compliqué. Il a une question simple.

7:44
Invité

Ça va être compliqué quand même.

7:46
Jérôme Guedj

Oui, mais franchement, la balle est dans son camp. Il a une question simple. Il va faire un gouvernement avec des LR et avec du socle commun. Est-ce que ceux-là vont le censurer ? À l'évidence, non. Voilà. Et donc, s'il veut éviter la censure, notamment des socialistes, alors qu'il faut qu'ils tiennent compte, ce n'est pas du chantage. C'est juste qu'à un moment donné, c'est forcément coûteux dans cette situation de construire le compromis. Mais ce n'est pas pour nous faire plaisir. C'est qu'il s'agit de tenir compte des attentes majoritaires dans le pays. Et je le redis, la question du pouvoir d'achat à la fin du mois, c'est celle que j'entends le plus à Massy et à Paiso.

8:19
Invité

Et là, il vous faut des gages là-dessus. Il faut...

8:21
Jérôme Guedj

Non, mais là, on va rentrer. Vous savez, il y a un budget qui doit être présenté. Le budget va être présenté le 13 octobre. Donc, dans le discours de politique générale la semaine prochaine, comme dans le budget, il ne peut pas y avoir des irritants majeurs qui est de la continuation d'une manière ou d'une autre du plan de François Bayrou. Et puis, il faut montrer qu'il y a eu des bougées significatives sur la base des propositions qu'on a faites qui sont crédibles. Tous les sondages montrent que nos concitoyens, ils sont attentifs à cet effort de justice fiscale concentré sur les hauts patrimoines.

Ils ont bien compris qu'il y avait eu une dérive dans l'accumulation de ces très grandes fortunes et que ça n'allait pas concerner ni le plus grand nombre des entreprises ni le plus grand nombre des ménages. Loin de là. C'est une toute petite minorité.

8:59
Invité

Jérôme Gage, ce n'est pas anecdotique, mais il y a le partage des postes à responsabilité à l'Assemblée nationale. Je ne sais pas si vous êtes candidat, vous, c'était quoi ? C'était la commission des affaires sociales l'année dernière, vous ne l'avez pas eu. Mais là, il en va du fonctionnement de l'Assemblée et des débats qui en découlent et justement de la survie du Premier ministre. Ça veut dire qu'il faut qu'il y ait moins de France insoumise aux postes à responsabilité ?

9:18
Jérôme Guedj

D'abord, il y a un effet de décalage dans cette répartition des postes. Moi, je suis un peu abasourdi qui dit que chaque année, on soit là à redésigner ces postes. Non, là, on a une difficulté de principe qui est posée par la volonté du socle commun d'offrir des postes de responsabilité au Rassemblement national dans le bureau de l'Assemblée nationale. Il faut, oui, oui, qu'il soit en vitrine. Je vais vous dire, il y a un paradoxe. 70% des députés de l'Assemblée nationale ont été élus dans le cadre du Front républicain en juillet 2024 par le fait qu'au deuxième tour des élections, des électeurs de gauche ont voté pour des gens de droite ou pour des gens du centre et l'inverse est vrai.

C'est-à-dire qu'il y avait cette logique de Front républicain pour empêcher l'accession à Matignon de Jordan Bardella. Donc, il y a une contradiction majeure à faire cela en juillet 2024 et à faire ce qui risque de se passer demain à l'Assemblée nationale et qui s'était déjà passé en 2022, d'avoir des députés du socle commun, des macronistes qui vont prendre un bulletin de vote où il y a le nombre de deux députés du Rassemblement national pour les élire vice-président de l'Assemblée nationale. Dans d'autres pays, au Parlement européen, en Allemagne, les gens sont capables de se mettre d'accord précisément pour faire vivre ce Front républicain. Moi, je suis cohérent sur cette position.

10:34
Invité

Jérôme Gage, vous êtes très engagé contre l'antisémitisme, cette vague qui sévit dans le pays. Que dites-vous du plan Trump ?

10:41
Jérôme Guedj

Moi, je m'accroche à tout ce qui peut ressembler à de la paix. Donc, si les deux piliers de ce plan, qui sont la libération dans les 72 heures des otages et la protection des civils palestiniens et l'arrêt des massacres à Gaza sont obtenus dans ce délai-là, alors je prends immédiatement. C'est-à-dire, je prends étape par étape. Il y a plein d'interrogations qui subsistent dans ce plan, mais pour la première fois, on a quelque chose où sur la table, il y a une libération immédiate de tous les otages, et y compris, malheureusement, de ceux qui sont décédés, et l'arrêt des bombardements et une évacuation.

Alors, c'est là qu'il y a des incertitudes dans le calendrier progressives de la bande de Gaza. Donc, je prends ça. Après, il reste des interrogations. On ne parle pas de la cis-jordanique dans ce plan, on ne sait pas ce que sera la force d'interposition. Mais ça va dans le bon sens. Mais ça va forcément dans le bon sens. Et donc là, si j'ose dire, à nouveau, la balle est dans le camp du Hamas, et il faut absolument qu'il y ait l'acceptation de se cesser le feu, parce que sinon, moi, j'ai la phrase terrible que j'ai entendue de Benyamin Netanyahou,

11:47
Invité

vous diriez que sur le débat antisémitisme en France, la France insoumise doit se mettre au clair désormais ?

11:53
Jérôme Guedj

Tous les républicains doivent se mettre au clair dans le pays. Il doit y avoir un front commun. Et en effet, celles et ceux qui, par leurs paroles et leurs expressions, ont pu volontairement ou involontairement alimenter cet antisémitisme d'atmosphère, alors, ceux-là, ils doivent comprendre qu'il faut arrêter... On parlait du conflit israélo-palestinien. Le paradoxe absolu, c'est qu'il y a une explosion de l'antisémitisme.

Au lendemain, d'un massacre terrible et avant même que la guerre à Gaza ne commence, la responsabilité, la seule des élus sur le territoire national, c'est de ne pas importer ce conflit, d'être des soutiens de la paix, mais à aucun moment ne chercher à mettre de l'huile sur le feu et à essentialiser, à conflictualiser dans le débat national parce que sinon, on a une libération de la parole et des actes antisémites. Je viens de l'Essonne, j'ai été meurtri de voir que samedi dernier, un malheureux se rendant ou sortant de la synagogue a été violemment frappé. Vous avez dit

12:49
Invité

qu'il fallait que les mots qui arment les actes soient condamnés avec la même énergie. Quels mots ? D'ailleurs, qui les prononce ?

12:55
Jérôme Guedj

Ce que je viens d'évoquer, tous ceux qui, à un moment donné, mettent un lien, par exemple, entre les Français juifs et la situation en Israël. J'en profite de ce micro. Hier, j'étais abasourdi d'entendre un de mes collègues députés à l'Assemblée nationale ou anciens députés expliquer que les Français juifs devaient se désolidariser de la situation de Benjamin Netanyahou. Et pourquoi ? Vous voyez bien que là, ce genre de mots essentialisent et renvoient les uns les autres.

Ils sont aussi insupportables que ceux qu'on entendait à une époque quand il y avait des attentats et qui consistaient à dire il faudrait que les Français de confession musulmane se désolidarisent de tel ou tel attentat commis par une force islamiste en France ou ailleurs dans le monde. Cette espèce de donner des preuves, montrer pas de blanche, ça c'est de l'essentialisation et c'est tout ce qu'on ne doit pas faire dans le débat politique, dans la période. Et oui, il y a des mots, il y a des expressions qui participent de cet antisémitisme d'atmosphère alors que celui-ci, en l'occurrence, il n'est pas du tout résiduel.

14:06
Invité

Et ne rien laisser passer, j'imagine, à ce sujet comme à d'autres. Merci à vous, Jérôme Gage.

14:11
Présentateur

Merci. Merci, Jérôme Gage. Une question, parce que ça se passe près de chez vous, dans l'Essonne, dans le Val-de-Marne, vous avez vu, il y a une cabine téléphérique, il y a ce fameux projet, c'est assez nouveau,

14:23
Jérôme Guedj

c'est la première ligne de câble, moi j'avais travaillé dessus parce que j'étais à Ile-de-France Mobilité il y a 10 ans et c'est déjà un projet. Il y a déjà une polémique. Entre Créteil

14:34
Présentateur

et Vina-Saint-Georges. Oui, Vina-Saint-Georges. Mais alors, il y a une députée, elle est fille, qui suggère maintenant des cabines non mixtes. Vous avez vu ça ? Parce qu'elle dit que c'est un nid à agression sexuelle quand les cabines seront à quelques mètres au-dessus du sol et fermées. Et donc, qu'en pensez-vous de cette déclaration ? Aller vers des cabines non mixtes. Par principe,

14:55
Jérôme Guedj

je ne suis pas favorable à la non-mixité mais il y a un enjeu de sécurité qui se pose d'ailleurs dans des rames de métro. À certains horaires, il y a des invitations à pouvoir voyager

15:05
Invité

de manière... Il faut équiper une caméra.

15:07
Jérôme Guedj

Non mais j'imagine que ces dispositifs sont sécurisés et je vois, je suis gêné par cette petite musique absolument anxiogène qui consiste à dire c'est d'abord un formidable progrès de transport en commun. Si immédiatement on y voit les risques qui y sont liés, alors on ne va plus jamais rien faire. Donc j'espère que c'est sécurisé, qu'il y a des caméras, qu'il y a des micros et puis surtout qu'il y a un comportement civique dans le pays et que si vraiment il y a des jeunes femmes ou pas forcément jeunes qui voyagent et bien qu'elles vont se regrouper dans des cabines avec d'autres personnes mais pas forcément en non-mixité. Non, par principe je n'aime pas les principes...

Je n'aime pas cette idée qu'on se crée des safe zones. Enfin, n'ayons pas peur les uns des autres. Si on commence à avoir peur les uns des autres dans ce pays, alors chacun va se favoriser.

15:52
Invité

Avec un discours négatif systématique, Jérôme Gage.

15:55
Jérôme Guedj

Non mais, moi, tout à l'heure je disais il ne faut pas jeter de l'huile sur le feu dans le pays. Donc, dans le discours des responsables politiques ou de ceux qui s'expriment dans le débat public, essayons plutôt de mettre de la concorde et des passerelles plutôt que des ponts et des digues. Merci beaucoup,

16:09
Présentateur

Jérôme Gage. Il ouvrira le 13 décembre à ce premier téléphérique d'Île-de-France. Donc, du côté du Val-de-Marne dans le sud de l'Île-de-France. Allez, dans un instant, le grand débrief de l'info. On va revenir sur ce sondage. IFOP, Fille du Cial, Sud Radio et l'Opinion.