Benoît Hamon invité de france culture 05/04
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 5:00OuverteRéponse directe
Benoît Hamon, vous voulez créer un statut de l'artiste. Expliquez-nous.
- 10:00OuverteRéponse directe
En quoi consisterait le grand plan pour les arts à l'école ?
- 15:00OuverteRéponse directe
Faut-il punir les robots ?
- 20:00FerméeRéponse directe
Est-ce que vous n'avez pas peur de transformer les artistes en fonctionnaires de l'art ?
- 25:00OuverteRéponse directe
Que comptez-vous faire des grandes institutions culturelles ?
- 30:00OuverteRéponse directe
Est-ce que vous avez l'impression qu'avec l'âge vous avez moins de sujets de colère ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 10:50Benoît HamonPromesse
« je veux qu'en CP il y ait une inscription obligatoire en bibliothèque »
- 17:30Benoît HamonChiffre
« il y aura des centaines de milliers de destructions d'emploi en lien avec la révolution numérique »
- 22:30Benoît HamonFait
« quand les robots créent de la richesse qu'on est parfaitement capable de mesurer là où il remplace les hommes par exemple »
- 27:30Benoît HamonChiffre
« il va manquer 150000 professeurs de français en Afrique francophone dans les années à venir »
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
périphérique aux yeux de beaucoup personne en tout cas peu à la fois des commentateurs des animateurs des candidats intégré la nécessité aujourd'hui d'opérer une conversion à la fois de notre modèle de développement mais mais aussi de relier la question sociale à la question écologique je crois que c'est c'est il y a un vrai retard sur ces questions là et puis on on va parler culture mais bon la culture on a jamais parlé une seule fois pas une fois cétait effectivement sauf l'initiative des candidats eux-mêm sauf quand vous décidez vous-même d'en dire un mot mais sinon Mélenchon je crois qu' en a dit un mot à la fin et et il était question prévue en tout cas pré la protection sociale oui mais la question sociale totalement disparu où la question sociale n'est abordée que sous l'angle de la fraude sociale que de la cistana par exemple revenu universel d'existence monsieur Amon est-ce bien raisonnable de mettre ainsi sous cloche les Français au lieu de les faire travailler donc en plus avec une une vraie paresse intellectuel si je devais dire al peut-être suis sévère mais je trouve tout ça est quand même assez pauvre parlons de culture Benoît amont vous voulez mettre dans votre programme culturel un certain nombre de points qui sont des points de rupture et notamment vous voulez créer un statut de l'artiste expliquez-nous écoutez j'ai rencontrer beaucoup de d'abord je pense que plus globalement il s'agit de protéger ceux qui produisent créent travaillent et les protéger correctement nous assistons aujourd'hui à une transformation du travail en général qui nous interroge sur la manière dont on équipe en droits sociaux en protection dont on rémunère ce qui produisent je ne pense pas qu'aux artistes hein mais j'inclus les artistes comme créateurs producteurs et euh pour regarder spécifiquement la situation des artistes en travaillant avec mes équipes nous avons vu qu'il y avait une sorte l'expression pas jolie mais je l'ai celle-là dans la tête de trou dans la raquette en quelque sorte c'est que ceux qui n'étaient pas éligible au statut d'intermittent ne disposait pas aujourd'hui de protection de droit et j'ai voulu qu'on réfléchisse à à la manière dont on pouvait créer un statut de l'artiste qui permett à qui que ce soit qui commence à créer parfois même bricoler comme on voit aujourd'hui notamment sur avec des contenus numériques beaucoup de gens qui se lancent commencent à créer produire des choses les mettre en circulation parfois gratuitement mais peuvent espérer aussi en tirer à terme un revenu comment leur donner une protection des droits c'est à cela que que j'ai pensé ce sur quoi nous nous travaillerons avec bah avec les syndicats les organisations professionnelles pour essayer de penser est-ce que le revenu universel d'existance n'est pas là par exemple pour pour pour boucher ce trou dans la raquette si on prend quelqu'un par exemple qui se met un travail d'écriture pas juste derrière son ordinateur toute l'année il a besoin de Vire le revenu universel d'existance c'est c'est un salaire alors c'est considérable d'ailleurs c'est la promesse du Conseil National de la Résistance qui qui se souvient que le Conseil National de la Résistance demande que chacun ait le droit à un salaire décent et le revenu universel comble ou en tout cas pas accomplit cette promesse mais du coup s'il y a ce revenu universel mais oui parce que je pense que au-delà de cela les le revenu universel il ouvre droit à une rémunération il ouvre droit pas autre chose c'est le seul droit qu' le permet alors il va avoir évidemment il a une utilité un impact immédiat pour ceux qui aujourd'hui sont par exemple auto-entrepreneurs vivent de quelques cachets pas suffisant aujourd'hui pour pouvoir vivre correctement et qui bénéficieront là d'un revenu universel de 600 € s'ils n'ont rien jusqu'à bah qui est dégressress ensuite en fonction de leur revenu qui va considérablement les soulager ce qu'on ne dit pas c'est en quoi le revenu universel va bouleverser l'organisation de notre société il y a des territoires nos montagnes nos campagnes où on va remettre de l'activité il y a des projets qui étaient Mornés parce qu'on avait pas le temps ou les revenus pour pouvoir les porter jusqu'au bout qui seront désormais portés jusqu'au bout et dans le domaine culturel et artistique particulièrement carce qu'il ne voit pas la précarité dans ce secteur qui est un frein à la création qui a un frein finalement à à l'accom issement de ce qui a été une idée une fulgurance je ne sais quoi une pensée qui peut se traduire dans une œuvre artistique et qui aura été interrompu par le fait qu'on B c'est difficile de de créer quand on a rien à se mettre dans la bouche benoî vous souhaiteit également lancer un grand plan pour les arts à l'école en quoi consisterait-il ce grand plan alors il est global mais il commence déjà par dire que si nous mettons l'accent sur l'éducation artistique et culturelle et du plus jeune âge jusqu'au lycée il faut aussi prendre des initiatives qui vont au-delà du contenu de l'éducation artistique et culturelle dans le temps scolaire moi je veux qu'en CP il y ait une inscription obligatoire en bibliothèque je veux que nous prenions en charge l'inscription de tous les enfants à une bibliothèque dès le CP pourquoi parce que même si les usages en matière de lecture vont changer par le numérique soit il faut aujourd'hui que le contact avec les livres que le contact avec la littérature en général avec les bouquins pour faire simple ce contact il aille au-delà de ce que l'on vous met entre les mains ou à la maison ce qui arrive mais ce qui n'arrive pas moi je suis un enfant d'une famille on ne m'a jamais mis un livre entre les mains et puis ce qu'on vous met entre les mains à l'école je veux moi que ce lien entre les livres et et les enfants puisse se faire euh à travers un cheminement qui est celui de chaque enfant parfois dans la bibliothèque qui vous amène à faire des des rencontres des parfois des rencontres euh inopiné avec des des livres et de manière à ce que les familles puissent aussi euh à travers cela euh bah des décider elle-même peut-être d'aller à la bibliothèque mais plus tard de de prolonger cette cet abonnement à une bibliothèque ou cette inscription à une bibliothèque mais au-delà de cela il me semble que ça s'inscrit dans une logique qui est celle des droits culturels moi je crois beaucoup à cette idée des droits culturels dans son double sens le droit à avoir accès à la culture à des créations à des œuvres au contact avec des artistes mais le droit à exprimer sa propre culture et et j'ai voulu aussi l'incarner dans ces fabriques de la culture donc je veux mailler le territoire notamment les territoires où il existe peut-être des déser médicaux mais aussi des déserts culturels qui doivent être des lieux de production de de de rassemblement de création où on pourra héberger des artistes en résidence mais surtout des lieux dans lesquels les les citoyens d'un territoire non'ont pas consomment de la culture mais mais viennent eux-mêmes fabriquer de la culture comme il y a pas de rupture he dans ce projet là benoont il y a pas de rupture là vous inscrivez dans la continuité de de ce que fait audre azoué depuis un an au ministère de la Culture de ce que font les socialistes au gouvernement à à une nuance près à une parce que la réforme des rythmes scolaires on permis a permis ça déjà un accès à la culture l'enseignement oui de manière contrastée il va falloir améliorer tout cela et le le perfecctionn mais à une nuance près il faudra que les concours publics au financement de des politiqu culturel soit considérablement augmenté moi j'ai j'ai j'ai fixé un objectif ce qui est de porter les concours publics je ne parle pas du budget de l'État dans ces différentes formes il y a pas que le budget du ministère de la Culture les affaires étrangères l'éducation nationale aujourd'hui finance de la culture que oui qu'on a % du PIB l'ensemble des concours publics c'est 17 milliards d'euros aujourd'hui pour aller jusqu'à 1 % du PIB il faut monter jusqu'à 21 22 milliards donc ça veut dire 4 5 milliard de plus indépendamment de de ces chiffrages qui sont évidemment important est-ce que vous n'avez pas peur Benoît Hamon de transformer les artistes les créateurs en fonctionnaires de l'art de d'encadrerel universelle non avec le fait de créer des maisons pour les artistes de créer un statut de l'artiste est-ce que le risque ça n'est pas en quelque sorte de doter à ces artistes une dimension par rapport au travail créateur qui suppose et bien une forme d'absence de cadre justement ah ben moi je pense qu'au contraire je leur donne de l'autonomie de la liberté est-ce qu'on est vraiment libre est-ce qu'on est autonome quand on a pas de quoi vivre quand on sait pas comment payer ses factures dire les artistes comme tous les autres ils sont confrontés à des réalités bien tangibles et matérielles qui sont celles de savoir comment vivre correctement de de ce qu'ils font ou de ce qu'ils ne font pas parfois avec des périodes qui sont des périodes creuses et la réalité c'est que ce que je leur propose c'est au contraire de l'autonomie et de la liberté liberté sans laquelle il est quand même très difficile de créer et je pense aujourd'hui que beaucoup beaucoup beaucoup d'artistes français sont trop contraints et le revenu universel comme le statut de l'artiste leur rendra justement cette liberté je dessert les Tau au contraire alors j'ai envie de vous demander une petite un petit commentaire de ce que disait dimanche dans le Journal du Dimanche Emmanuel Tod sur vous qui avoué avoir une détestation particulière à votre endroit je le cite sur votre discours sur une quantité de travail limité cela devrait nous amener dit-il à accepter 10 % de chômage faire des Français des assistés mais ce taux explique--il le 10 % de chômage est dû à l'appartenance à la zone euro et c'est là qui le clivage Benoît Hamont dit dit-il légitime l'idée qu'il n'y a pas de problème avec l'euro vous êtes lâche--il lâche Emmanuel Tod un sous-marin de l'Inspection des finances de l'orisme moi moi j'aime bien c'est violent non mais j'aimais bien j'ai lu plusieurs de ces bouquins je trouve que il a eu en plus il a il a il s'est pas trompé surtout loin de là mais bon là il est dans le ressentiment Emmanuel to il est pas tellement dans l'analyse politique euh B moi ce que je corrépondre à cela moi l'analyse que je fais une dernière étude du MIT vient de le montrer qui illustre qu'il y aura des centaines de milliers de destructions d'emploi en lien avec la révolution numérique donc la question est avant est-ce que c'est vrai ou pas comment anticipons-nous cela c'est un sujet sur lequel vous vous êtes énormément exprimé c'est un sujet sur lequel j'ai été énormément critiqué et qui a été extrêmement clvant est-ce que vous vous imagineiez est-ce que vous attendiez à cela en en en lançant ce débat Mo d' der ne suis pas un prophète je ne dis pas travail va se rarfier je dis que c'est une hypothèse forte la question est comment maîtrisons-nous cette transition pour faire en sorte que si le travail se rarfie dans des métiers de service qu'on connaissait et où on voyait hier des caissières qui disparaissent parce qu'on y met à la place des portiques que que comment fait-on aujourd'hui pour investir dans ces fameuses filières d'avenir al il n'y a pas que le numérique on remplacera pas tous les employéspllois peu ou pas qualifiés qui vont disparaître par des community managers des ingénieurs informatique il faut donc améliorer les secteurs les services à la personne la santé le vieillissement qui ne voit pas qu'on a besoin de plus de personnes pour s'occuper des personnes âgées dépendantes dans les maisons de retraite les les les les métiers culturels bref il y a beaucoup de secteurs dans lesquels on peut faire beaucoup d'emplois mais indépendamment de cela il y a quand même une bonne nouvelle la bonne nouvelle c'est que tout ce dont nous avons besoin nous pour vivre nous allons de pouvoir le produire et même ce qui nous est superflu nous le produirons avec moins de travail humain nécessaire et moi je le vois comme une bonne nouvelle donc pensons le partage du travail qui nous permettra demain ben d'organiser notre vie entre ce travail peut-être plus rare mais que l'on partagera et ce temps libéré qui sera là un temps utilece que vous comprenez est-ce que vous comprenez que c'est un discours qui passe parfois mal dans dans une usine par exemple automobile ou en fait ce sont les cadences qu'on a qu'on a augmenté on n pas du tout partagé le travail mais je con sooit bien mais parce qu'on sait on est on est aujourd'hui dans une société un peu folle où le travail est devenu si important pour vivre qu'évidemment on ne veut pas le perdre et l'idée même qu'on puisse envisager le partage du travail ça donne l'impression que vous allez laisser aussi un bout de votre salaire et donc un bout de vos de votre autonomie de vos conditions d'existence ça justement ça a été largement commenté à gauche parce que pendant très longtemps à gauche il y avait une vision prométéenne du travail où il s'agissait effectivement de produire d'avoir une vision peut-être plus conquérente que celle d'un partage du temps de travail dans la critique que citait Ludovique piétenu d'Emmanuel Tod il y a au fond l'idée que Benoît Hamont défend une vision maltusienne du travail qu'il faut partager un gâteau qui se rétrécit alors que la gauche la gauche marxiste par exemple considérait qu'il y avait une possibilité d'être productiviste et de à l'être est-ce que c'est audible par les classes populaires bah je crois d'abord qu'ell le vivent le partage du travail non il y en a 6 millions qui sont inscrits à Pôle emploi Vous Croz facto c'est le partage du travail c'est le gâteau est partagé entre les actifs et aujourd'hui ceux qui aimeraient bien travailler ne travaille pas moi ce que je constate c'est qu'après la question qui nous est posée puisque il faut pas il y a le travail il y a l'emploi le travail il peut se faire en dehors de l'emploi le revenu universel reconnaî aussi un travail hors emploi parce que qui ne voit pas aujourd'hui ce qui le travail de de bénévoles par exemple donc moi je veux aussi oui qu'on aborde la question du travail dans son dans son comm une acception plus large donc à la question qui m'est posée est-ce qu'il y a une rupture par rapport à la tradition de la gauche d'abord non ce débat a toujours existé au cœur de la gauche moi je pense qu'on peut être parfaitement utile socialement quand on produit on peut en tirer même de l'estime de soi fort heureusement mais je constate aussi que ceux qui en parlent avec beaucoup de sérénité sont ceux qui vont bien sont ceux qui sont heureux au travail sont que ceux qui se lèvent le matin pour venir faire un travail dans lequel ils s'épanouissent et vous parle de la valeur travail avec cette cette joie dans dans dans dans dans dans dans non mais dans dans la langue et dans la bouche qui qui qui moi me parfois m'aim mais mais si les lois travail n'étaient pas faites que par des gens heureux d'aller travailler le matin peut-être qu'elles serait utile aussi à ceux qui ne sont pas toujours contents d'aller travailler si de prendre un salaire mais qui aujourd'hui souffr au travail Benoît amont il y a eu un certain nombre d'idées échangé vous êtes beaucoup appuyé sur des intellectuels vous citez Bourdieu par exemple sur votre programme culturel entouré d'économie non mais vous le citez ça pourrait aussi vous être proché on pourrait considérer que votre vision de la culture et euh une vision qui mais comment dirais-je unilatérale on aurait pu citer une vision peut-être plus élitiste de la culture vous avez fait un choix vous citez Pierre Bourdieu en matière de démocratisation culturelle est-ce que vous avez l'impression que la campagne des idées a eu lieu est-ce que vous avez l'impression que cette campagne présidentielle de ce point de vue làà s'est déroulé de manière satisfaisante malgré nous oui malgré nous oui malgré oui oui je vraiment je vous le dis je pense par exemple le revenu universel est venu poser une question qui é une question qui a fait discuter toutes les familles le dimanche d'ailleurs une enquête récemment montrée que la seule idée nouvelle de l'élection présidentielle que les Français ont retenu c'est celle-là est-ce que ça c'est arrêté fin janvier à la fin de la première de la gauche avec le début des affaires F je crois ça continue en heureusement il y a l'écume de la vague c'est laaffaire Fillon mais derrière la concomitance c'est fin janvier mais la société elle continue à évoluer à se transformer et et les idées elle-même à murir donc oui il y a un débat présidentiel qui est na le dimanche en famille oui le revenu universel je pense c'est une des questions je crois qu'une autre question est en train de de de de progresser c'est celle qui concerne notre modèle de développement c'estd écoutez moi je prends cet exemple parce que j'en ai pas beaucoup d'autres mais il est tellement frappant moi quand le directeur de l'école de mes filles me dit écoutez aujourd'hui on vos enfants ne courent pas dans la cour de récréation parce que si les enfants courent euh ils tombent malad le jour des épisodes de pollution atmosphérique allit interdire à des enfants de courir il y a une très jolie je suis pas fan de tout ce qu'a fait pierre rabille mais il a une très jolie phrase qu disais la question n'est pas de savoir seulement quelle planète nous allons laisser à nos enfants mais les savoir quelle jeunesse nous allons laisser à la planète dans nos écoles on apprend aux enfants à pousser les bureaux contre les murs au cas où il y ait un terroriste qui ve venir les tuer dans nos écoles on apprend aux enfants à ne pas courir à un enfant à ne pas courir vous rendez-vous compte parce qu'il pourrait tomber malade parce que l'air est pollué quelle est la jeunesse que nous sommes en train de fabriquer quelle est la jeunesse que nous fabriquons quand par ailleurs ce que nous leur proposons c'est la compétition la coopération quand nous leur proposons de marcher sur la tête du voisin pour grapiller une place dans l'échelle sociale que préparons-nous bien moi je pense que ces questions là devrait être celle de la présidentielle j'ai essayé d'en parler un peu euh objectivement hier c'était un débat qui n'a pas réussi à à à percer mais mais je crois que ce sont les les les questions importantes et ell murissent de toute façon même si François Fillon Madame Le Pen et quelques autres nous auront pollué leur cette campagne avec leurs petites affaires d'argent mais bon toujours un problème avec l'argent quand même Benoît amont mes amis de la revue des matin s'installe zoesz Mathieu Conquet Marie soyeux pour la croix et Xavier de la Porte il est venu en cour malgré les particules fines avec cette question faut-il punir les robots Xavier oui bonjour à tous bonjour Guillaume la question faut-il punir les robots peut paraître incongru mais benoî Amon vous voulez ouvrir une boîte de Pandore autant savoir ce qui vous attend car taxer les robots comme vous le proposez dans votre programme c'est-à-dire pas comme des objets de consommation mais comme des travailleurs pour la valeur qu'il produisent cela revient de fait à les constitué en personne juridique en soit ça n'est pas un problème mais à partir du moment où les robots deviennent des personnes juridiques se pose toute une une série de questions afférentes dont une faut-il punir un robot qui contrevient à la loi par exemple un robot doté d'intelligence artificielle qui tuerait un être humain je prends un exemple volontairement dramatique pour dramatiser cette chronique qui va être profondément enuyuse par exemple un robotà la question n'est pas tellement tellement pas absurde que dans un livre publié en 2012 auprès du MIT intitulé l'éthique du robot des implication sociale et éthique de la robotique les auteurs consacrent un chapitre entier à cette question de la punition des robots alors que disent-ils alors j'essaie de vous restituer le raisonnement sachant que je ne suis pas juriste et qu'en plus il s'agit de droit de droit anglo-saxon mais bon vous me pardonnerez les approximations les auteurs distinguent trois buts à la punition 1 celui qui a malagie paye sa dette à la société 2 il est censé se réformer pour ne pas commettre à nouveau le même acte 3 sa punition est censée dissuader les autres de commettre un tel acte mais l'application de ces buts au robot pose deux problèmes fondamentaux d'abord un l'acte criminel requiert une personne morale or un robot est-il une personne morale responsable du choix de ses actes c'est très très compliqué à établir mais pour les auteurs il n'y a aucune opposition théorique au fait que un robot puisse être doté d'une personnalité et comme le degré d'autonomie de cette personnalité dépendra de l'intelligence artificielle qu'il commandera et vous savez comme moi que les intelligences artificielles développées aujourd'hui sont autoapprenantes c'est-à-dire que les robots se développent différemment selon les expériences qu'ils vivent si tenter que le terme vive soit adéquat constituant des formes d'individualité qui échappent à ceux qui les ont programmés il reviendra donc selon eux au juges d'évaluer la responsabilité du robot au cas par cas selon des modalités qui restent à définir après tout on fait ça avec les humains déjà le problème c'est que un robot n'est pas un humain est-ce gênant non puisqu'il existe un modèle d'entité non humaine qui peuvent être des personnes morales les entreprises pour autant un robot est-il comme une entreprise pour une part oui parce que comme dans une entreprise la responsabilité peut être partagée entre plusieurs acteurs celui qui construit le robot celui qui l'a programmé celui qui l'a testé et cetera mais il y a une grande différence entre un robot et une entreprise un robot a un corps soit matériel soit symbolique pour le cas intelligence artificielle non incarnée on en arrive donc au second problème fondamental si un juge considère un robot responsable d'un acte criminel comment le punir ah est-ce que cela a un sens d'infliger au robot des peines semblables à celles qu'on inflige aux humains comme la privation de liberté qu'est-ce qu'il en a à faire le robot d'aller en prison ou de porter un braasselet électronique il n'est pas certain qu'une contrainte à l'encontre du corps du robot soit la plus efficace par ailleurs vous vous dites en m'écoutant régler simplement la question débranchant le robot ben non c'est pas possible ça c'est pas possible parce qu'à partir du moment où il est constitué en personne juridiique le robot est doté de droit par lesqu son intégrité corporelle par exle jurist travaill actuellement au fait qu'il soit interdit de torturer un robot faut-il imaginer des peines adaptées au spécificités du corps robotique lesquel je vous laisse rêver à cette question deux artistes par exemple ont imaginé une punition consistant à obliger un robot coupable d'avoir fait du mal à un homme à écrire indéfiniment je ne ferai pas du mal à un homme mais indéfiniment d'accord mais là se pose d'autres questions un robot peut-il se réformer et même une peine infligée à un robot a-telle valeur d'exemple pour les autres robots bref sans se prononcer sur la pertinence économique de la taxation des robots je sais juste une chose du point de vue du droit vous vous mettez dans un beau merdier vous me direz ce merdier on y va de toute façon taxation ou pas c'est une des conséquences de ce que vous et les autres candidats appelez la révolution numérique dont on ne sait jamais ce que vous mettez très bien dedans et ben dedans il y a ça merci beaucoup Xavier de la Porte benoî amont je ne vais pas vous demander votre programme sur les robots si vous allez les punir ou pas et si vous allez vous mettre dans une situation en ante mais on vous a accusé d'être hostile à la technique de vouloir refuser le progrès sur ce point que répondez-vousah très simplement d'abord vous savez que le Parlement européen réfléchi puisqu'il imaginait même donner un salaire fictif au robot sur lesquel on prendra une cotisation sociale moi ce que je propose est beaucoup plus simple je propose que quand les robots créent de la richesse qu'on est parfaitement capable de mesurer là où il remplace les hommes par exemple je reprends ma grande surface si vous remplacez 10 caissières par 10 portique vous regardez le chiffre d'affaires réalisé par le grand en magasin vous voyez s'il est plus important ou moins important et vous taxez vous prélevez une contribution sociale sur le chiffre d'affaires réalisé ainsi la richesse créée par les robot en lieu et place des caissières dont on aura économisé le salaire dont on aura économisé pour l'entreprise les cotisations qu'on versait au régime de retraite et bien voilà le le robot est mis à contribution indirectement mais parmi les questions nombreuses qui sont posées par la révolution numérique moi je me suis aussi beaucoup intéressé euh à ce sujet j'avais été très sensible à un essai euh d'un auteur qui s'appelle g Morosov qui posait la question de savoir aujourd'hui qui détenait le vrai pouvoir est-ce que c'était encore les États ou est-ce que ça allait devenir bientôt celles et ceux qui sont propriétaires des données qu'on leur consent plus ou moins consciemment et qui guideent nos existences et qui nous mèneent tout droit vers une société donc ce qu'il appelle le socialisme de la silicone vallée où on pr on prétend régler tous les problèmes d'une société par la création d'une application une application qui par les informations qu'elle vous donne vous règle potentiellement votre problème mais pas les causes c'est-à-dire c'est le gouvernement des effets et pas des causes à tout problème existe finalement une application pour vous donner les informations de manière à la régler mais on ne verra que s'il existe une application pour aider les obèses à marcher à trouver un magasin bio on ne se posera pas la question de savoir pourquoi on recrute toujours les obèses dans les mêmes catégories sociales pourquoi ceux qui mangent mal sont toujours les mêmes bien ces sujetslà sont des sujets extrêmement importants parce qu'il ils invitent la question démocratique où ils mettent la question démocratique au cœur de cette fameuse révolution numérique on en a assez peu parlé pendant l'élection présidentielle aussi pour pourtant ce sont des sujets très important est-ce que est-ce que finalement nous ne parlons pas dans des boîtes vides les États qui n'auront bientôt une guerre de pouvoir face à ces géants du numérique grande question devant nous on continue à parler de culture avec zoépz bonjour Zoé mercredi jour du cinéma sorti en salle de l'Opéra documentaire très attendu du Suisse Jean-Stéphane Bron sur l'Opéra de Paris pourquoi très attendu parce qu'il fallait le dire on attendait pas forcément Jean-Stéphane Bron à l'Opéra de Paris pour un documentaire ce film survient dans sa filmographie après qui a parcouru la ville de Cleveland dévasté par la crise des subprimes dans cleveland contre Wall Street et puis il avait suivi le leader national populiste Christophe Blocher dans l'expérience Blocher et là il se prête à cet exercice de plus en plus pratiqué visiblement de plus en plus adoré de l'exploration des coulisses des grands paquebau de la culture française on en a vu pas mal ces dernières années il y avait évidemment tous les films de Nicolas Filibert qui a marqué le genre avec la ville Louvre en 1990 et puis évidemment avec la maison de la radio en 2013 où le document teriste privilégiait une approche en immersion alors effectivement là jeanstéphane Bron lui aussi est en immersion aucune interview face caméra vraisemblablement il s'est totalement fait oublier et il donne à voir les petits métiers de la grande maison les habilleuses les coiffeuses qu'on connaît mal les cantiniers et puis évidemment tous les protagonistes qu'on connaît un peu mieux un jeune bariton en formation à l'Académie de l'Opéra une classe en projet pédagogique évidemment les chanteurs et les danseurs extraits de la band d'annonce c'est bon sur le PL allons-y effet 203 top entrée du chef [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] bien dans cette belle maisonop Paris on saison [Musique] ensemble un documentaire qui se veut politique zo oui c'est sûrement là qu'il se distingue par exemple d'une approche comme celle de Nicolas philiipber il explique lui-même d'ailleurs Jean Stéphane bon la dimension politique de ce film est dans l'art en lui-même puisque l'opéra ce qu' ne savaient pas le Sauron c'est une bataille entre la scène et la musique voir une scène d'antologie dans le film d'affrontement entre les cœurs de l'Opéra de Paris et le metteur en scène Roméo Castellucci qui non content les habillé d'un costume peu commode de leur imposer un taureau sur scène ve les faire chanter dans le fond et là au Nicolas Phili ne filmeit pas la direction Jean-Stéphane Bron ne quitte jamais Stéphan listner des dieux des yeux c'est d'ailleurs l'arrivée de ce charismatique directeur à l'Opéra de Paris avec des ambitions notamment en matière de production qui a donné au réalisateur le désir de filmer l'endroit et Stéphan Isler qui fait clairement figure de chef de l'État dans ce film comparé à Dieu d'ailleurs par un chanteur il est une véritable figure présidentielle évidemment on a toutes les logiques de compromis il négocie face au salariés mais aussi avec ses propres services il y a une scène d'antologie sur la question du prix des billets qu'il veut absolument rendre plus plus accessible mais aussi avec les syndicats aidé par un montage qui use et abuse mais pour notre plus grand plaisir de la musique qui est tout à fois tout à la fois la fois accompagne l'émotion mais aussi accentue l'ironie souvent et Jean Stéphan Bron suit une ligne véritablement politique on a évidemment un écho avec un autre documentaire qui a beaucoup fait parler lui c'était le documentaire relève de Thierry demisier qui avait suivi le directeur de balai de Benjamin milpied qui avait fini par démissionner ici on suit toute la crise de l'intérieur on peut regretter l'absence quand même de l'orchestre parmi les pro agoniste du film mais jean-stphan Bron termine son film en revisitant tous les décors qu'on a vu le bureau de Stéphane lisner la scène nettoyer par celles qui sont aussi au cœur de l'opéra à savoir les femmes de ménage merci zopèz beno Moni vous êtes élu à la présidence de la République que comptez-vous faire de ces grandes institutions culturelles comptez-vous ouvrir continuer à créer de nouvelles institutions culturelles mieux dotter cell qui existe moi j'ai proposé la création d'un grand palais de la langue française parce que je pense aujourd'hui que nous avons besoin de faire rayonner notre langue d'ailleurs de l'ouvrir à tous les usages de redonner une ambition à une vraie politique du français de la Francophonie j'ai été très frappé j'ignorais totalement ce chiffre mais je vous le donne ça nous éloign peut-être des grandes institutions culturelles il va manquer 150000 professeurs de français en Afrique francophone dans les années à venir quelle est l'ambition de la France pour sa propre langue et pour l'influence qu'elle veut avoir dans des territoires qui sont des territoires où parler le français outre évidemment les avantages économiques que ça peut avoir c'est aussi partager un peu de nos valeurs mais je veux en faire voilà un palais de de la langue française c'est une de mes ambitions il y a un des sujets sur lequels je je voudrais travailler je crois que auréliie philppetti avait chercher à faire en sorte que les jury les C ceux qui dirigent aujourd'hui ces grandes institutions culturelles soient beaucoup plus paritaires que ça ne l'est ou que ça ne l'était que quelques progrès ont été fait mais mais on a parfois l'impression d'une d'un milieu assez clos assez fermé je suis assez vous m'avez mis en appétit avec votre la présentation de ce documentaire que je regarderai avec beaucoup d'intérêt mais moi je veux vraiment continuer à m'inscrire dans une politique de démocratisation culturelle c'est-à-dire d'ouverture aussi de ces lieux-là au grand public et je serais curieux de voir cette négociation sur les prix que vous que vous nous annoncez excellente scène Excell j'imagine on écoute de la musique de la musique plus contemporaine avec Matthieu Conquet [Musique] timbertimbre [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Musique] way to po facesing meish [Musique] oui c'est pas mal grifting vous traduisez l'arnaque ou du moins ce que l'on extorque n'y voyez aucun soutexte ou commentaire après le débat d'hier soir il s'agit d'un des titres du nouvel album de Timber Timbre qui sortira vendredi le groupe canadien mené par un certain Taylor Kirk publie son 6e disque sincerely future pollution c'est peut-être son disque le plus politique marqué par l'élection de Donald Trump il parle d'immigration de masse de délocalisation du fait de devenir chauve et vieux d'un coup ce qui est horrible on pourrait traduire le titre par bien à vous pollution à venir oui tout le monde se touche la tête dans le studio pollution à venir comme une lettre venue du futur une dystopie sur l'éphémère et le gâi hier dans la grande interview accordée au magazine Magic je n'aime pas le mot mais c'est un peu le Z guest l'esprit du temps ce qui influence les gens ce qui n'est pas cool et qui les devient ce à quoi on prête attention alors cet album c'est aussi une nouvelle décade visité par timberumre puisque l'album qui les avait fait connaître en 2009 était soit-disant plus marqué par les années 50 le suivant était marqué par les années 60 celui d'après par les années 70 cela nous conduit aux années 80 et au synthétiseur et donc assez loin du timbre du bois c'est ça Tim bur dont on imaginait au départ c'était leur marque de fabrique reste des instants volontiers coner et d'autres plus proches des machines de craftwork avec cette couleur titre à l'esprit bonne mon bleu [Musique] nuit [Musique] il s'agit donc de bleu nuit Benoît monont voilà vous avez l'album entre les mains il sort vendredi Mathie conqu voilà c'est un des titres de leur nouvel album beno amont on le sait depuis que vous avez publié une playlist sur votre site de campagne vous écoutez du jazz mais mais une seule j'ai fa plusieurs ouioui mais surtout si on regarde bien le reste au reste il y a d'autres informations quand on regardait les murs de votre bureau r Solferino on voyait un poster des Thugs ben oui un groupe d'Anger un groupe de punk qui était signé sur la belle Sub Pop je crois dans les années 80 vous avez aussi une passion pour le rap assassin et NTM et surtout vous vous êtes présenté récemment à Rolling Stone le magazine comme un fan de cure et des Smith vous disiez qu' avait un côté très Manchester dans votre jeunesse à Brest plus inattendu vous avez même croisé Gang of Four group dansrois 201 pourver jeis faireendot de avec chaleur et détachement presque western questions question occidentale élection désespéré campagne [Musique] Halloween [Musique] western questions par Tim burtim leur nouvel album qui sortira vendredi une question Matthieu Conquet pour Benoît amont oui je voudrais vous poser la même question que celle que vous aviez posé benoîont au chanteur de Gang of Four est-ce que vous avez l'impression qu'avec l'âge vous avez moins de sujets de colère ou est-ce que au contraire vous vous radicalisez je crois que je me radicalise un peu mais mais je mais je suis en même temps je je maîtrise mieux cela je pense que je m'éparpie moins mais je je suis plus mais mes colères sont plus aiguisées oui mais voilà j'essaie d'être tempérant en même temps plus sobre dans l'expression de celle-ci je pense qu'on entend il y a beaucoup de vacarme beaucoup de tumulte mais qu'est-ce qui vous met en colère aujourd'hui qui ne vous metaz pas en colère jadis puisque vous dites que vous êtes radicalisé le courttermisme je supporte plus ça je supporte plus c'est c'est quand le débat politique est courtermiste je je voilà je je tout ça me me m'insupporte qu'on m reprocher d'être de de parler du long terme qu'à gauche j'entends encore cette tribune où je relis ces mots le projet de Benoît amont sur l'Europe signé Pierre Moscovici bon il m'a expliqué après que c'était pas lui mais beau mais réal heureusement qu'il y a eu deux trois de trois dingues pour avoir le projet irréaliste de faire l'Europe de trois dingue pour avoir le projet irréaliste de faire la sécurité sociale ce qui est incroyable c'est sauf qu'on est très paresseux quoi voilà et qu'on du coup on s'intéresse court terme et voilà ça ça m'supporte Marie soyeux notre camarade de la Croix vous allez nous raconter des histoires bonjour Marie non des histoires moi jamais Guillaume mais je vous inciterai bien à aller en écouter et le mois d'avril vous n offre pour cela deux occasions rêvées d'abord le festival Mythos qui se déroule en ce moment et jusqu'à dimanche à Rennes et puis les 21 et 22 avril un marathon d'histoire appelé compteur au 13 organisé au Théâtre 13 à Paris ces deux événements célèbrent les paroles contemporaines et nous rappellent que le compte n'est pas qu'une affaire d'hommees ou de femmes vénérabl et de petits enfants au coin du feu non tous les deux illustrent au contraire les mutations du compte qui sont à l'œuvre en France depuis déjà plusieurs décennies prenez le festival Mythos par exemple en 96 quand il a vu le jour c'était en en tant que festival de compteur depuis son fondateur Mael leof l'a ouvert à la chanson au récit et à ce qu'il appelle les hors pistes ces Raconteurs inclassable ce qui l'intéresse ce sont les personnes qui se demandent comment raconter une histoire aujourd'hui et ose toutes sortes d'audaces narratives sans pour autant RER nécessairement l'héritage du compte et quel est cet héritage marie bien commençons par rappeler que le compte n'est pas un genre mais une pratique une pratique sociétale qui plonge dans la nuit des temps comme le disait le directeur de Mythos il y a toujours eu des moments où l'on se retrouvait pour écouter des histoires ire qu'elle soit ancrée dans une époque où repose sur des archétypes permettant d'exorciser la mort ou les différents passages de la vie mais cette pratique s'adapte aussi au transformation de la société au 20e siècle la France a connu un exode rural une érosion des structures familiales et bientôt avec la télévision une veillée virtuelle a remplacé la veillée traditionnelle mais même alors le compte a rebondi et les années 1970 ont marqué le début de son renouveau les compteurs ont investi les bibliothèques les Foyers Ruraux des festivals ont été créés dans les années 80 on a observé un passage à des formes plus contemporaines et parfois à des emprunts au théâtre costumes lumière ou décor tout en conservant l'adresse directe au public qui caractérise le compte ces nouvelles pratiques se sont insinuées sur les scènes de théâtre qui avaient jusque-là boudé la pratique voyant en elle quelque chose de passéiste et depuis les années 2000 c'est l'influence du documentaire et du récit de vie qui se fait sentir de quelle façon multiple mais par exemple le compteur Rachid boili s'inspire de son enfance dans les HLM des 30 glorieuses qu'il peuple d'anecdotes ou de de personnages fabuleux ça s'appelle cité Babel d'autres comme Bernadette bidod vont à la rencontre des habitants de différents territoires n'oublions pas que la première fonction du compteur c'est de créer du lien à moins que vous préfériez les détournements de genre dans ce cas-là opter plutôt pour le délirant compte western de Christel Pimenta closingtwn autant d'invitations à aller écouter des histoires de compteur d'aujourd'hui au festival Mythos Aren donc ou à compteur au 13 à Paris il n'y a pas d'âge pour ça merci beaucoup Marie soyux on vous retrouve dans les colonnes de la Croix Benoît Hamont la politique aussi c'est la mise en récit quand vous parliez tout à l'heure de ces critiques à vos yeux injustifiés où l'on vous accusait d'être irréaliste dans votre programme est-ce que pour vous la politique ça consiste justement à à raconter une histoire une histoire vraie au pays oui mais moi je me méfie vous savez maintenant on est c l'air du storytelling donc il faut faire des raconter des histoires peu importe euh donc moi c'est c'est ce que je propose quand j'ai parlé d'un futur désirable il y a une histoire dans un futur désirable queon est-ce qu'on peut d désirer ensemble quelque chose aujourd'hui c'est ce que je veux bien sacrifier à l'exercice en en parlant d'un futur désirable mais derrière tout cela moi je vois surtout une manière d'échapper aux réalité du débat politique et hier soir on était l'exemple il faut raconter des histoires moi je je pense que bon j'ai pas envie non plus de de de raconter seulement un compte et on a des décisions à prendre démocratique pas avec des choix lucides responsables de la part de citoyens qui ont des options mises sur la table une des je trouve des des marques de notre époque c'est que beaucoup de responsabl politique parlent au nom de la vérité moi je laisse ça au philosophees au curé et je propose qu'une option à des citoyens adultes qui ont peuvent choisir ou pas de prendre cette option mais je ne parle pas au nom de la vérité voilà c'est je trouve ça voilà encore très médiocre de se revendiquer de la vérité sauf à accepter que celui qui n'est pas d'accord avec vous soit un menteur et si c'est un menteur il faut le combattre et on finira par transformer des adversaires politiques en dem voilà c'est encore une des marques des dangers de notre époque tout cela et signé philosophe chant merci beaucoup d'avoir été avec nous benoî amont merci à toute [Musique] l'équipe
Benoît Hamon