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interviewPublic Sénat· 12 avril 2026 59 min

#Direct 🔴 François-Xavier Bellamy, invité du Grand Jury RTL - Public Sénat - Le Figaro

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Le grand jury présenté par Olivier Bost. Bonjour à tous, bienvenue dans le Grand jury. Nous sommes en direct sur RTL et nous sommes en direct sur Public Sénat.

Bonjour François Xavier Bellami. Bonjour. Vous êtes vice-président des Républicains et députés européens.

Où va la droite pour 2027 vers une candidature autonome, vers un accord avec le Bloc Central ou penché vers l'extrême droite ? Dans une semaine, les adhérents des Républicains vont faire un choix pour l'élection présidentielle. D'ici là, que pensez-vous de la réponse du gouvernement au prix du carburant ?

Et la guerre au Proch Orient va-t-elle encore longtemps [musique] déstabiliser nos économies ? Bienvenue dans ce grand jury François Xavier Bami. À mes côtés pour vous interroger ce dimanche Périne Tarna de Public Sénat et Lauris Boichotud du Figaro.

Dans ce grand jury François Xavier Bami, nous aurons une séquence dédiée au Parlement européen pour parler notamment d'immigration et vous répondrez aussi à nos questions expresses. Le grand jury, l'actualité de la semaine. [musique] Et d'abord l'actualité de ces de ces dernières heures, le vice-président américain Jedy Vence a mis fin ce matin au pourparler euh avec l'Iran à Islamabad pour parler qui auront duré finalement moins d'une journée.

Est-ce que le CC le feu François Xavier Bellami euh conclut cette semaine est déjà menacé ? Bien sûr et de fait c'est la fin d'un faux suspense. Je l'avais dit pour ma part dès cette semaine, je crois que quand on regardait le point de départ aussi bien des Américains que des Iraniens, quand on regardait leurs revendications respective, il était quasiment impossible d'imaginer qu'un accord arrive entre ces deux parties.

La question maintenant est celle de savoir quelles seront les étapes qui viennent et surtout la vraie question pour nous est de savoir quel rôle la France doit avoir dans cet épisode qui s'annonce encore des point insoluble entre l'Iran et les États-Unis. Mais le principal et je crois que c'est un sujet suffisant pour ouvrir les yeux de tous ceux qui refusent de voir, le principal, c'est que les Iraniens refuse de renoncer à leur programme d'enrichissement nucléaire. Rappelons que avant que cette guerre ne commence, l'Agence internationale de l'énergie atomique avait annoncé que les Iraniens enrichissait déjà de l'uranium au-delà des seuils requis pour un programme militaire, c'est-à-dire au-delà de ce qui est nécessaire pour arriver tôt ou tard à la maîtrise de la bombe nucléaire.

Et les Américains ne peuvent pas laisser faire cela. Et je crois que le monde entier ne doit pas pouvoir admettre que le régime iranien, régime islamiste théocratique qui dans son principe porte la volonté de détruire Israël mais aussi de détruire tout ce que nos pays représentent puissent maîtriser cou. Donc les États-Unis avaient raison de se lancer dans cette guerre contre l'Iran.

La vraie question c'est est-ce que la guerre suffit pour obtenir la fin de ce programme nucléaire ? Et ce qui est absolument certain, c'est que tous ceux qui prétendent qu'on devrait pouvoir s'accommoder du régime iranien tel qu'il est et de ses visées notamment nucléaires sont en réalité en train de préparer le plus grand danger pour demain. Mais toujours est-il qu'aujourd'hui le régime iranien est certes peut-être affaibli mais il n'est pas tombé.

Est-ce que cette guerre malgré tout n'est pas un échec pour Donald Trump ? Encore une fois, nous ne sommes pas, et je le redis depuis plusieurs jours depuis que le CC le feu a commencé, nous ne sommes pas à la fin de cette guerre et ce serait une immense naïveté, ça aurait été une immense naïveté de penser qu'elle allait s'arrêter avec le cesser le feu qui vient d'être déclaré. Je ne sais pas encore une fois quelles seront les étapes qui viennent.

J'imagine que l'activité diplomatique doit être intense et je pense que la France doit avoir un rôle à jouer en particulier avec tous les pays arabes qui eux aussi redoutent de voir le régime iranien poursuivre ses activités à l'issue de ce conflit. France précisément appelle à un arrêt des attaques d'Israël contre le Esbola au Liban. Plus de 2000 morts ont été recensés dans le pays.

Est-ce que vous condamnez les frappes de mercredi qui ont tué 357 personnes dont des civils ? Moi, je condamne d'abord le Esbola qui a lancé le Liban dans son attaque suicidaire contre Israël. Rappelons que le Liban était en paix même après le début de la guerre en Iran.

Le Liban était en paix jusqu'à ce que le Esbola contrôlé par l'Iran et piloté exclusivement par lui ne décide d'ouvrir un front avec Israël et de plonger le Liban dans ce conflit avec un risque immense évidemment pour les populations civiles qui sont aujourd'hui les victimes de cette escalade exactement et effectivement infiniment dangereuse. Donc vous ne soutenez pas la demande d'arrêt des bombardements formulée par la diplomatie française. Mais la la première chose que nous devons soutenir si nous voulons vraiment que ce conflit s'arrête, la première chose que la France doit faire qui a une telle responsabilité au Liban, c'est de contribuer enfin réellement au désarmement du Esbola.

Le désarmement du Esbola. Rappelons ce que c'est que le esbola. C'est un parti politique chis de la mort de plusieurs civils, nombreux civils.

Mais qui est responsable de la mort de ces civils ? Et d'abord ce parti politique qui, je le redis est aussi une milice armée et une milice qui dispose d'un arsenal qui quand on regarde les capacités militaires de l'Iran ont évidemment de quoi faire peser un risque majeur sur Israël et sur toute la région. Et donc il faut que le Esbola soit désarmé.

Ça n'est pas moi qui le dit, ce sont les résolutions de l'ONU, résolutions qui ont été votées il y a désormais plusieurs années et qui n'ont jamais été mises en œuvre. Pourquoi ? Parce que les forces armées libanaises qui sont les armées régulières du Liban, la seule force qui possède le monopole légitime des armes sur le territoire du Liban, n'ont pas la force nécessaire pour se confronter à cette milice.

Et donc ce que la France peut faire et ce qu'elle doit faire et ce qu'elle aurait dû faire depuis longtemps, c'est venir soutenir les forces armées libanaises pour désarmer le esbola. Le jour où le Esbola sera désarmé, alors la paix sera possible entre les Est-ce qu'on peut désarmer François X Bami le Esbola à coup de bombe ? Mais on doit désarmer le Esbola et encore une fois ça ne se fera pas seulement Oui.

Oui, mais je je parle de de de la de la tactique utilisée aujourd'hui par Israël. Est-ce que c'est à coup de bombe qu'on peut avoir une chance de désarmer le Esbola ? Mais d'abord, il faut reconnaître qu'Israël a fait beaucoup pour fragiliser le Esbola en étant d'ailleurs extrêmement ciblé.

Et moi, je crois qu'on a raison d'appeler Israël à la proportionnalité dans les frappes. Bien sûr, aucune perte civile n'est justifiable. Mais que chacun comprenne bien aussi ce qui se joue.

Et moi, j'entends tous les grands défenseurs du droit international qui reprochent à Israël de frapper aujourd'hui des quartiers où vivent des civils au Liban. Mais le fait est que je n'entends pas ces mêmes promoteurs du droit international s'est mouvoir du fait que lebola comme le Hamasaga, se cache dans ses quartiers, y compris dans des quartiers sunnites ou dans des quartiers dans des quartiers chrétiens en mettant en danger les populations civiles pour pouvoir tenter de poursuivre ces activités militaires. Et ceci est une tactique, le fait d'utiliser des boucliers humains qui est dénoncé unanimement par le droit international comme un crime de guerre.

C'est le protocole additionnel des Nations- Unies. C'est la convention de Genève qui dénonce cette stratégie. Je crois que ceux qui aujourd'hui appellent avec vigueur à une condamnation d'Israël devrait commencer par condamner le Esbola qui, je le rappelle encore une fois a plongé le Liban dans cet enfer.

Et ceci est parfaitement clair. Vous savez, pendant très longtemps, on nous a dit le Esbola est une milice qui prétend défendre la sécurité du Liban, défendre le peuple libanais. Mais tous les Libanais savent aujourd'hui et tous ceux qui depuis Paris appellent à condamner Israël devraient écouter un peu plus ce que crient les Libanais.

Tous les Libanais savent que c'est le Esbola qui aujourd'hui a mis en danger le Liban, a mis en danger la population civile au Liban et que c'est le désarmement du Esbola qui constitue la condition pour le retour à la paix au Liban, à la sécurité dans toute cette région. Et la France devrait y concourir. Et le grand drame, permettez-moi de le dire, c'est que pendant trop longtemps, la France a tenté l'apaisement.

Elle a voulu la normalisation du du Esbola. Elle a voulu euh entretenir des relations normales avec le régime iranien. Il peut pas y avoir de relations normales avec le totalitarisme.

Ça c'est pour la diplomatie d'Emmanuel Macron. Euh la conséquence directe euh de la guerre au Prochrient, ce sont bien sûr pour les Français les les prix à la pompe. Le premier ministre Sébastien Lecornu veut que la France dépende moins du pétrole et du gaz.

Il a annoncé euh vendredi un plan d'électrification et des aides supplémentaires pour rouler à l'électrique à destination des Français modestes. Il compte aussi interdire l'installation des chaudières au gaz dans les constructions neuves. Est-ce que tout ça ce sont des bonnes pistes ?

D'abord, dépendre moins du pétrole et du gaz, c'est évidemment un impératif absolu, un impératif pour notre souveraineté nationale, un impératif pour notre sécurité, liberté et aussi bien sûr pour l'industrialisation de la France parce que maintenant il faut parler de recommencer une industrialisation qui est désormais malheureusement extrêmement fragilisée et pour le budget des ménages. Donc c'est évidemment un objectif à quoi nous avons toutes les raisons de souscrire, y compris bien sûr la lutte contre le échauffement climatique pour aider notamment les Français à faire face à la hausse des carburants très fortes en ce moment. Oui, mais la première chose à faire pour se passer du pétrole et du gaz, c'est de miser sur l'énergie alternative dont nous avons besoin, c'est-à-dire l'électricité.

Et moi, je suis très heureux de voir dans ces déclarations du Premier ministre une validation de la politique que nous avons défendu bien seul contre les écologistes, contre la gauche, contre les macronistes pendant des années à Bruxelles, à Strasbourg, à Paris, nous avons été la seule famille politique qui a toujours défendu notre filière nucléaire. Votre famille politique, François Xavier Béami, a aussi défendu des aides directes pour le carburant, notamment en 2020 avec un un prix du pétrole plafonné à 1,50 €. Est-ce que vous regrettez ce moment-là où finalement le quoi qu'il en coûte pour les Républicains était aussi quelque chose d'important ?

Non, mais on était dans un autre contexte et dans un autre moment. Ah bah le oui mais le prix du pétrole était moins cher à cette époque après la guerre en Ukraine la mi-202 et on était dans un autre moment où par définition notre situation et notre trajectoire n'était pas exactement la même que celle d'aujourd'hui. La vérité c'est je le redis, je voudrais revenir à ce point-là parce qu'il est fondamental.

On ne peut pas prétendre qu'on va électrifier le pays, ce qui est fondamental, électrifier nos usages, électrifier nos usines. On peut pas prétendre qu'on va faire ce travail-là si on ne commence pas par produire l'électricité don on a besoin. Non, mais moi je par je vous parle des aides directes sur le carburant.

Quelle est votre position aujourd'hui ? Est-ce que ce que fait le gouvernement est suffisant ? Est-ce qu'il faut en faire plus ou pas ?

C'est peut-être la différence avec le passé. Notre position aujourd'hui, c'est que l'an dernier, la France a fait 5 et % de déficit budgétaire. Et donc dans un pays normal, oui, on devrait pouvoir aider les Français.

Dans un pays normal, oui, on devrait pouvoir baisser immédiatement les taxes sur le carburant. Dans un pays normal, oui, on devrait pouvoir financer cet effort. Mais nous ne sommes plus dans un pays normal.

Nous sommes dans un pays surendetté. Et c'est le gouvernement, les gouvernements successifs d'Emmanuel Macron qui doivent rendre compte de cette impuissance aujourd'hui. Le fait est que on touche du doigt un moment très intéressant.

On nous a expliqué pendant des années, Emmanuel Macron en tête, que la dette c'était pas grave. Et je me souviens même de ceux qui nous expliquaient que notre discours sur la dette qui alertait sur la la trajectoire budgétaire du pays était un discours de vieux grincheux, que quand les taux étaient bas, c'était même absurde de ne pas s'endetter, que c'était normal d'aller chercher l'argent gratuit et que euh on aurait tort de s'en priver. Le fait est que aujourd'hui notre pays est dans une situation de quasi faillite et que si on devait faire ce que préconise la gauche, ce que préconise le Rassemblement national, si on devait baisser massivement les taxes sur les carburants aujourd'hui, si on devait priver l'État immédiatement de dizaines de milliards d'euros de revenus à minima 12 milliards d'euros par an, et bien on ajouterait à la crise des carburants une crise budgétaire, une crise de la dette, une crise qui toucherait tous les ménages et tous les Français d'une manière irréversible et personne ne peut souhaiter ça.

Et donc il faut pas mentir aux gens. Le pays aujourd'hui est surendetté. Et encore une fois, si on avait été plus raisonnable plutôt au moment où l'économie mondiale était plus favorable, on en serait pas là.

On une autre piste pour financer éventuellement une aide directe aux Français contre la hausse des carburants, c'est de taxer les super profits des pétroliers. Euh il y a une initiative européenne de cinq pays dont l'Allemagne, dont l'Italie euh qui veulent taxer ces super profits. Est-ce que vous êtes d'avis de soutenir ou pas cette initiative ?

Est-ce que c'est une bonne piste ? Mais d'abord, il faut commencer par constater l'existence ou non de super profit. Le fait est que aujourd'hui euh le prix du pétrole a explosé, y compris pour ceux qui le raffinent, y compris pour ceux qui le transportent et pour ceux qui le vendent à la fin.

Et donc il faut commencer par vérifier où se trouve exactement les l'éventualité de super profit. Le deuxième aspect, c'est que moi je ne partage pas une sorte d'obsession de la gauche qui voudrait que ce soit une catastrophe d'avoir une entreprise comme Total. Je parlais de cette initiative européenne hein, c'est celle de l'Allemagne de merde, c'est celle de l'Italie de Georgia Meloni et et remarquez la chose intéressante dans ce débat c'est que beaucoup de pays qui aujourd'hui demandent cette taxation le font parce qu'ils n'ont pas de très grande entreprise pétrolière nationale.

Nous avons une très grande entreprise pétrolière nationale qui s'appelle Total Energie. Et cette entreprise est une chance, j'en suis profondément convaincu, pour la souveraineté du pays et aussi pour la sécurité des consommateurs. C'est Total Energie qui aujourd'hui vend une énergie à un prix bloqué qui permet aux français de pouvoir encore recourir à un carburant abordable.

Et donc ma conviction profonde, c'est que on ne gagnera rien pour la souveraineté nationale si on enfourche le cheval de bataille d'autres pays européens qui n'ont rien à perdre au fait de s'attaquer au profit des grandes entreprises du secteur parce qu'en fait elles n'en ont pas. Lauris Bochaudot, François Xavier Béami, nous sommes à quelques semaines du 1er mai. Euh vous avez euh vu cette proposition de loi euh qui a qui est en cours de débat au Parlement pour permettre aux boulangers et aux fleuristes d'autoriser leurs salariés à travailler ce jour-là.

Les syndicats demandent au gouvernement de respecter la démocratie sociale. Il s'oppose à cette mesure et le premier ministre a euh annoncé tout à l'heure une réunion avec les organisations syndicales demain soir. Est-ce que vous comprenez les mois créés par cette proposition ?

Non. D'abord, elle aurait dû être poussée depuis bien plus longtemps et c'est frappant de voir aujourd'hui d'anciens premier ministre, y compris qui découvrent avec stupéfaction que on ne peut pas travailler le jour de la fête du travail. On ne peut pas travailler par n'importe qui d'ailleurs parce que les mêmes syndicats qui refusent l'ouverture des boulangers le 1er mai ne s'émeuvent pas beaucoup que les McDonald's soient ouverts le 1er mai parce que la restauration peut travailler le 1er mai mais pas les boulangers parce qu'on a aujourd'hui des fleuristes alors que le 1er mai est pour eux évidemment un jour absolument décisif qu'ils ne peuvent pas travailler ce jour-là.

Donc c'est c'est absurde qu'on laisse bosser les gens qui veulent travailler. C'est le drame de ce pays que la gauche est devenue le sose au travail. tradition, c'est un argument qui est opposé.

Mais ceux qui veulent ne pas travailler le 1er mai pourront ne pas travailler. Mais le fait est qu'aujourd'hui vous avez des gens qui crient qu'ils veulent travailler. C'est le jour de la fête du travail et on punit ceux qui veulent bosser.

Et je voudrais dire simplement une chose. La question derrière quand même François Béami, c'est celle des jours fériers. Est-ce qu'il faut supprimer ou pas des jours fériers ?

Est-ce qu'il y a trop de jours fériers ? C'est ça que ça vient entamer aussi. En tous les cas, ce débat, il faut le resituer dans son contexte général.

Deux éléments importants. La France aujourd'hui, c'est le pays de l'OCDE où on travaille le moins par habitant sur une vie. Comment est-ce que vous voulez réindustrialiser la France ?

Comment est-ce que vous voulez garder votre souveraineté, la maîtrise de votre destin ? Innover, inventer les solutions dont nous avons besoin pour demain si on ne travaille pas plus. Oui, on va devoir travailler plus et pour ça c'est je crois au fond le constat que nous devons tous faire la condition absolue pour pouvoir sortir de l'auvrissement qui touche le pays.

Suppression donc oui a des suppression de Jeanferrier. C'est ça que vous dites. Il y a quelques mais il faudra aller beaucoup plus loin que ça.

On travaille en France d'une manière générale. C'est pas seulement la question des jours fériers c'est la question de la libération du travail. Aujourd'hui on des crispions qui ont duré des semaines après la proposition de François Bairou de supprimer de jours fériers et le gouvernement avait finalement renoncé.

C'était pas plus tard que l'été dernier. Mais parce qu'il y avait un problème dans cette proposition que je continue de dénoncer qui était qu'il s'agissait de travailler de jours férier en moins sans rien gagner de plus pour les Français. Deux jours fériers qui allaient directement dans les caisses de l'État.

Et ce que je dis aujourd'hui, ce que nous disons avec toute notre famille politique, c'est que le but est de travailler plus pour sortir de l'appauvrissement des Français, de l'appauvrissement du pays. Une autre statistique importante qui est un peu passée inaperçu ces derniers jours, c'est que la France est passée sous la moyenne européenne en PIB par habitant, c'est-à-dire en richesse produite par habitant, sous la moyenne européenne. Notre pays s'appauvrit à toute vitesse et il y a dans ce pays beaucoup de Français qui bossent et qui travaillent beaucoup et qui travaillent dur et qui pourtant ont du mal à joindre les debout.

Ça devrait être l'urgence pour la gauche. Comment mieux payer le travail ? Moi, je suis désolé de voir que dans notre pays, il y a une gauche qui a abandonné les travailleurs, qui a abandonné le combat pour le droit des travailleurs.

Et le premier droit des travailleurs, c'est qu'on leur rende la liberté de vivre de leur travail, de bosser comme ils l'entendent et de vivre de leur travail. Le grand jury 2027, [musique] c'est demain. Dans une semaine, François Xavier Bellami, les républicains, les militants républicains vont faire un choix pour la présidentielle.

Bruno Rotaillot, le patron du parti candidat ou une primaire fermée ou alors une primaire ouverte. Tout d'abord, première question. Qu'est-ce que vous voterez vous dans une semaine ?

Moi, je voterai pour que le président de notre famille politique puisse être notre candidat. Je pense ça fait partie de la tradition de de la droite française. Euh et je crois aussi que elle est d'autant plus justifiée par le fait que nous avons aujourd'hui à la tête de notre parti un homme qui peut représenter nos idées à l'élection présidentielle et qui peut gagner l'élection présidentielle.

Je suis convaincu pens vous pensez que Xavier Bertrand par exemple ou Laurent Voquier pour pour ne citer que que de noms se rangeront derrière cette décision ? J'espère que quand on est un parti politique, on a le sens du collectif et que quand les militants vont choisir parce que jamais jamais combien de militants l sont à jour de cotisation c'estàdire combien de personnes sont en capacité aujourd'hui de voter samedi prochain ? Et ben, il était possible d'adhérer jusqu'à hier.

Donc euh on n'a pas encore les chiffres, en tous les cas, je n'ai pas encore les chiffres consolidés, mais vous les aurez dans les jours qui viennent. Et on éour de 70000, c'est ça ? Est-ce que ça va suffire à donner finalement une légitimité ?

C'est ça la question qui est derrière à Bruno Rotaillot si c'est lui qui est désigné par le vote samedi prochain. Vous savez, on n' jamais eu une méthode de désignation aussi transparente et aussi démocratique au sein de notre formation politique. Quand Bruno Rotaillot a été élu président du parti, il a dit "Je ne confisquerai pas ce débat.

Je proposerai aux adhérents de choisir la manière dont notre candidat sera proposé. En matière de démocne, il y avait eu une Enatière de démocratie interne, il y avait eu une primaire. Oui, mais là, on propose aux adhérents s'ils veulent une primaire, ils peuvent la choisir.

Le vote est dans quelques jours. Et si vous vouliez participer à la désignation de notre candidat, tous les Français pouvaient le faire. Nous avons largement communiqué sur cette échéance.

Tous les électeurs de droite qui voulaient dire comment le candidat de la droite serait désigné pour l'élection présidentielle pouvait épendre leur carte pour décider de la manière dont vous finalement ce vote samedi prochain au sein de votre famille LR soit si peu soutenu par les grands ténors de votre parti voire même certains ont claqué la porte he on a vu David Lissenard vous savez nous ce qui compte c'est d'abord de réunir nos électeurs et de faire en sorte qu'ils puissent avoir voix au chapitre pour dire qui sera leur candidat et dans quelques jours, ils vont choisir dire la manière dont notre candidat sera désigné. Moi, je vous ai dit quelle était mon hypothèse. D'autres ont d'autres options et les ont fait valoir dans le débat.

C'est le cas de de David Lissnard. Ma conviction profonde, c'est que David, pour lequel j'ai une profonde estime et qui est un grand ami, sera avec nous dans l'élection présidentielle. Je ne vois pas de monde possible dans lequel nous avons tant d'idées en commun.

Je ne vois pas comment nous pourrions ne pas être unis ensemble dans le moment de cette élection qui sera un rendez-vous décisif pour l'avenir du pays. Et c'est de ça qu'il faut parler parce que ce dont les Français attendent, c'est qu'on leur parle de leur bois. Pour bien comprendre François Xavier, si Bruno Retaillot dans une semaine est désigné [grognement] donc candidat officiellement des républicains, ça veut dire que toute porte sera fermée à une éventuelle primaire ou est-ce qu'une primaire sera encore possible ?

Non, Bruno Retaillo l'a dit. Le fait est que nous ne savons pas encore quelles seront les étapes qui nous séparent de ce moment de l'élection présidentielle. Si parmi les grands candidats qui aujourd'hui prétendent incarner la droite euh tous se déclarer favorable à une primaire, Brune Retaillot l'a dit et répété.

Il est tout à fait disposé à y participer s'il devait être désigné dans quelques jours par nos adhérents pour les représenter, y compris dans une échéance intermédiaire. Mais mais le plus important, c'est que on va pas attendre. Voyez aujourd'hui Édouard Philippe ne veut pas.

Ça c'est un petit peu nouveau. Euh dans on entendait jusque-là Bruno Rotaillot dire qu'il était plutôt opposé à une primaire. Non non, encore une fois, il n'a jamais dit ça.

Il a simplement dit qu'à partir du moment où vous avez prenez un Édouard Philippe qui de toute évidence dit qu'il incarne la droite et le centre et qui ne veut pas participer à une primaire, on peut pas proposer à nos adhérents LR de voter pour contraindre Édouard Philippe à un processus auquel il ne se soumet pas. Cette primaire dans votre esprit, elle irait de où à où ? On sait que par exemple Laurent Voquet l'a défini d'Edouard Philippe jusqu'à Sarafo.

Ah moi [raclement de gorge] je pense que cette primaire elle doit rassembler tous ceux qui prétendent incarner la droite et ensuite les personnes qui voteront dans cette élection primaire et bien pourrai départager. Qui incarne la droite pour vous ? Elle irait de où à où alors cette primaire ?

Moi je pense que la droit c'est Bruno Rotaillot qui l'incarne aujourd'hui le mieux et donc je voterai pour lui s'il y avait une primaire mais encore une fois je pense qu'il faudrait si cette primaire devait avoir lieu et si cette primaire rassemblait juste tous les candidats qui prétendent incarner ce camp là il faudrait qu'elle puisse alors à vous écouter Édouard Philippe est pas un vilain macroniste. Moi je pense pas qu'il faudrait que cette primaire ait lieu pour soutenir Édouard Philippe mais pour se confronter à lui. et et je crois qu' ne peut pas ça veut dire qu'après le principe d'une primaire, ça veut dire que vous soutenez le gagnant.

Donc ça veut dire que vous pourriez ça l'idée ne serait pas totalement exclu de pouvoir soutenir Édouard Philippe. C'est pour ça que je vous pose la question, c'est pas un affreux macroniste. Édouard Philippe.

Non mais je pense que Bruno Retaillot gagnerait cette élection primaire et précisément parce qu'Edouard Philippe devra assumer le bilan d'Emmanuel Macron et parce que au moment où il rentrera dans l'atmosphère, il faudra bien qu'il réponde de son héritage à Matignon. C'est c'est pour ça que dans cette élection primaire, l'idée ne serait pas de se raller à lui mais au contraire de confronter non seulement nos projets mais aussi nos actions passées. Pendant 10 ans, nous avons été des opposants au macronisme et j'ai été de ce Vous avez aussi participé à un gouvernement de d'Emmanuel Macron euh a été ministre.

Nous sommes rentrés dans un gouvernement de cohabitation et chacun aura pu constater que la ligne que Bruno Retaillot a incarné au ministère de l'intérieur n'était pas vraiment celle qu'u Macron n'avait cessé de favoriser n'était pas exactement un gouvernement de cohabitation. Si bien sûr, c'était un gouvernement dans lequel nous ne sommes rentrés que pour une seule et unique raison. était un gouvernement de cohabitation et encore une fois il n'y avait rien en commun historique d'Emmanuel Macron depuis 2017 de l'intérieur.

Il n'y avait rien en commun entre la ligne qu'Emmanuel Macron a porté pendant des années y compris sur les sujets régaliens et celle que Bruno Rotaillot a incarné au ministère de l'intérieur et chacun le constate aujourd'hui. C'est parfaitement clair. D'ailleurs, quand vous voyez le ministre de l'intérieur actuel qui s'ans doute bien plus proche d'Emmanuel Macron aujourd'hui explique qu'il faut en réalité ne pas appliquer la circulaire de Bruno Retaillot parce qu'elle conduit à éviter trop de régularisation propos dans le Figaro ce weekend Bruno Rario se dit pré à participer à une primaire à condition qu'Edouard Philippe y participe.

Ça veut dire donc que vous êtes prêt à vous raller à un éventuel gagnant. Quand on participe à une primaire, on est prêt à se rallier à l'éventuel vainqueur qui pourrait être Edward Fed dans ce dans ce cadre là. Mais en fait, vous envisagez la primaire uniquement à partir du principe que nous la perdrions.

Pardonnez-moi de corriger cette impression. Ma conviction profonde, c'est que si la primaire a lieu, Bruno la gagnera. On adhère à un espace politique et à des idées politiques en commun qui permettent un ralliment éventuel derrière.

Il y a il y a il y a une chose qui est un fait, c'est qu'aujourd'hui Édouard Philippe qui est euh est candidat à l'élection présidentielle prétend représenter la droite dans cette élection présidentielle. Bruno Retaillot dit représenter la droite dans cette élection présidentielle. Le fait est que les électeurs de droite vont légitimement être inquiets de voir une pluralité de candidature à l'intérieur d'un même espace politique.

Et donc la question qui se pose est qui peut incarner nos idées, qui peut apporter l'alternance dont la France a tellement besoin parce que de vote dans les différences. Permettez-moi d'aller au bout de ma phrase parce que ce dont la France a besoin en 2027, c'est d'une alternance et pas d'une continuité. Et donc moi, je crois que primaire serait utile si elle permet en effet de se confronter à Édouard Philippe par exemple parce que ce serait l'occasion pour lui d'avoir à répondre de son bilan et le rallier s'il gagne mais de gagner surtout nous gagnerons cette élection primaire et c'est peut-être et c'est peut-être la raison pour laquelle Édouard Phip n'a pas très envie d' loin derrière Édouard Philippe dans les intentions de vote.

Mais vous savez il y a les intentions de vote un an avant la présidentielle et il y a la réalité des élections. C'est une image aujourd'hui de la classe politique. En effet c'est une image aujourd'hui.

C'est une photo à l'instant. À l'instant. Mais éurs bien sûr mais vous m'accorderez que dans les élections passées, il est rarement arrivé que ceux qui étaient en tête un an avant l'élection soit les gagnants un an plus tard.

Et donc la question qui se pose pour nous c'est aussi d'ailleurs si Édouard Philippe est si certain de pouvoir incarner la droite dans cette élection, pourquoi aurait-il peur d'une primaire qui qu'il y vienne et que le débat ait lieu et d'ailleurs le débat peut avoir lieu le plus rapidement possible primaire ou non. Nous nous y sommes prêts parce que notre conviction profonde c'est que la France attend le changement et que ce changement nous pouvons l'incarner et Bruno j'en suis convaincu, peut apporter les ruptures profondes dans la France à tellement besoin. Vous comprenez les réserves de Jean-François Copé, de Xavier Bertrand, de Valérie PC, de Michel Barnier sur les choix que fait Bruno Rotaillot pour sa famille politique.

Mais ces choix, ils sont parfaitement transparents. Nous les avons discutés en bureau politique il y a quelques jours. Je je ne sais pas exactement quelle est la source de cette espèce d'éternel procès d'intention que certains cherchent à livrer contre leur propre camp en permanence.

Comme si la meilleure manière de nous renforcer, c'était de de jouer le jeu éternel de ces divisions qui ont tant fragilisé la droite. Moi, je ne crois pas à ça. Je ne passe pas mon temps à accuser mon propre camp.

J'essaie de commencer par apporter les solutions dont la France a besoin. Et si tout le monde pouvait se comporter de cette manière-là, je pense que le débat public s'emporterait mieux. Mais tout de même, qu'est-ce qui s'est passé depuis quelques mois pour que Bruno Rotaillot, qui rassemblait une grande partie de votre famille politique ait perdu à ce point-là de crédit auprès des différents tenénors des républicains ?

Mais encore une fois, moi ce qui m'intéresse, c'est pas les ténors comme on dit. Ce qui m'intéresse c'est les Français et les électeurs de droite aujourd'hui. Je crois qu'ils continuent du parti, ils représentent aussi, ils font remonter peut-être des sensibilités qui s'expriment au sein de votre mouvement politique.

Bien sûr. Mais d'ailleurs la vérité c'est qu'encore une fois nous avons, loin de l'image qui peut être donnée parfois dans les médias, nous avons un débat interne chez LR qui est un débat démocratique, ouvert, qui est un débat de confiance et et d'ailleurs dans le dernier bureau politique que nous avons eu, c'est de manière quasi unanime que nous avons décidé des étapes qui viendraient pour préparer l'élection présidentielle. Les votes qui ont été faits ont été emportés à la quasi unanimité.

Donc je je souhaite à à tous les partis politiques en France d'être aussi transparent, aussi démocratique, ce qui veut dire aussi libre et du coup aussi pluriel parfois c'est vrai, mais aussi confiant dans leur unité que nous le sommes aujourd'hui. Et maintenant, je le redis, la seule chose qui compte, c'est pas de parler indéfiniment des problèmes d'arrièreboutique, c'est de parler de ce qu'attendent les Français, de ce qu'attend le pays parce que le pays traverse une inquiétude profonde, il connaît une crise existentielle aujourd'hui. Et mon sentiment c'est que notre devoir, notre responsabilité et on l'a vu au moment des élections municipales où nos candidats ont été ceux qui ont pu faire barrage contre l'alliance entre la gauche et l'extrême gauche, notre responsabilité, c'est d'être à la hauteur du rendez-vous présidentiel qui nous attend pour pouvoir réunir les Français autour d'un projet clair et préparer notre avenir.

Et l'immigration, votre proximité avec l'extrême droite à Bruxelles ou à Strasbourg et également les élections en Hongrie. On parle de tout ça juste après la pause. François Xabiller Bami.

À tout de suite pour la suite du grand jury. Le grand jury RTL Public Sénat le Figaro M6. La maladie a fait entre 13 et 17 millions de victimes.

D'où peut bien venir le coronavirus ? Que sais-on des origines du Covid ? Je sais des choses que l'immense majorité de la population chinoise ignore.

Il y a une épidémie qui démarre dans une ville où il y a un laboratoire de haute sécurité. Qu'est-ce qu'ils ont bien pu faire dans ce laboratoire ? C'est beaucoup beaucoup plus grave que ce que vous savez.

Tu accuses mes collègues d'avoir assassiné des gens par imprudence ? Comment ce virus peut se retrouver à Ouan, [musique] ça fait partie des questions ben que tout le monde se pose depuis plusieurs années. Covid, le secret des origines.

Aujourd'hui, à 13h sur Publics Sénena et sur publicsena.fr. [musique] Bienvenue dans Droit Suite, l'émission qui regarde comment nos grandes lois évoluent avec la société.

Presque 35 ans après son adoption, on s'intéresse aujourd'hui à la loi EV. Alors pas dans sa dimension de lutte antiaitabac assez restrictive, assez efficace par ailleurs, mais dans la dimension de la lutte contre l'alcool. Et là, on assiste à un de poids de mesure assez édifiant.

On peut consommer de l'alcool dans les stades, vous [musique] le savez. Les promotions sur les alcools forts pululent par ailleurs sur les réseaux sociaux. Nous sommes ici à l'AV au cœur des Halles Gourmandes et on va interroger le rapport des Français à l'alcool qui tuent chaque année 49000 personnes.

Clément Guillonau a posé la question au père fondateur de ce texte Claude qui avec l'avantage de la rétrospective nous dresse aujourd'hui le bilan de son texte. Droit de suite mercredi à 17h30 sur Publics Sena et sur publicsena.fr.

FR. [musique] 1000 pays pour demain, c'est l'émission qui va à la rencontre des artisans et des entrepreneurs qui innovent, réinventent ou perpétuent les traditions de leur territoire. Des portraits et des reportages que nous découvrons et que nous commentons ici dans les Pyrénées Atlantiques avec la sénatrice Frédéric Espagnac. 1000 pays pour demain, vendredi prochain à 17h sur Publics Sénena et sur publicsena.fr. [musique] Les questions au gouvernement, c'est le temps fort de la semaine au Sénat.

Tous les mercredis, les sénateurs interpellent les ministres et la rédaction de public sénat se mobilise pour vous faire vivre cet événement [musique] analyse, réaction politique et de nombreux invités en débat sur ce plateau. Rendez-vous chaque mercredi sur Public Sénat. Question gouvernement mercredi à 14h50 sur Publics Sénat et sur publicsenaat.fr. faire [musique] par François en référence à Saint-François d'Assise, le saint des pauvres, le premier pape jésuite est en mission pour redonner vie à l'institution.

Comment valoriser le rôle de la femme ? Comment accueillir les personnes homosexuelles ? Pour cela, il est prêt à faire trembler les piliers de l'Église catholique.

Les femmes peuvent prendre part au vote. Bénédiction des couples de même sexe n'est pas faisable chez nous. C'est la nouvelle manière d'être église.

C'est une révolution. La révolution selon François. Changement d'époque au Vatican.

Vendredi prochain à 22h sur publics Sénat et sur publicsena.fr. FR. [musique] 14 juillet 1919.

Au petit matin règne dans les rues de Paris une atmosphère indescriptive. Les Français ont enfilé leurs plus beaux habits. Ils se retrouvent dans les rues de la ville pour célébrer leurs vaillants soldats, pour célébrer la victoire [musique] après 4 années d'un voyage au bout de l'enfer.

Mais ces français réalisent-ils qu'il plongent dans une nouvelle ère, que le 19e siècle vient de laisser place au 20e siècle. En 10 ans, une Nouvelle France va se dessiner. Une décennie sans équivalent où la France rurale va devenir urbaine, où le monde de l'artisanat va laisser place à l'industrie, où les femmes vont défier le patriarcat.

Voici cette histoire, celle de temps agités et parfois heureux dont nous sommes plus que nous le croyons, les proches héritiers. La France de l'entre de guerre, la grande illusion. Vendredi prochain à 18h30 [musique] sur publics Sénat et sur publicsenaat.fr.

FR. [musique] En fait, la médecine c'est très très simple. [cri] Laiss tomber.

Non mais j'en ai marre quoi. J'en ai juste marre. J'en j'en peux plus de basser. 5e. 5e.

Bâtard. Bah la médecine c'est un petit peu de connaissance mais surtout en fait de l'observation. Et vous ?

J'ai dit je suis bien tombée parce que compréhensif. En tout cas, pour moi, il y a pas une journée sans doute. Il y a tu as plein d'éléments en tant que médecin qui te permettre de rationnaliser ton doute mais pas de la quoi.

Tu dis ah. Donc là vous avez une belle faring mais pas d'origine, pas de coca. Tiens, j'aime pas le coca.

En tout cas, je me sens mieux dans ma tête, je suis rassuré. [musique] Respirez bien ma petite dame. Itéraire d'un apprenti tout bib samedi prochain à 21h sur public et sur publicsena.fr.

Voir ou revoir ce documentaire [musique] sur publicsena.fr. faireite du grand jury présenté par Olivier Bost.

Le grand jury de François Xavier Bellami, vice-président des Républicains et députés européens Pine Tarnaud de Public Sénat et Boris pardon Lauris Bootud du Fidiaro sont à mes côtés pour vous interroger. Le grand jury, l'actualité de la semaine. Il y a des élections en Hongri aujourd'hui.

Une défaite de Victor Orban, François Xiavier, Bami au pouvoir depuis 16 ans serait-elle une bonne nouvelle pour l'Europe ? Le fait est que Victor Orban euh depuis plusieurs années maintenant a fait de la Hongrie d'entrée pour bien des puissances étrangères qui cherchent à fragiliser l'Europe et c'est un immense regret de voir au fond que à travers euh cette stratégie la Hongrie est devenue la tête de pont de la Russie. On a il y a quelques jours appris les discussions parallèles qui existaient entre la diplomatie hongroise et et les autorités russes, mais aussi de de pays comme la Chine par exemple.

C'est en Hongrie que va s'installer une immense usine de voitures chinoises BYD qui vont pouvoir être fabriqué grâce à la Hongrie sur le sol européen et donc contourner toutes les règles qui tentent de protéger le marché européen contre l'explosion de l'automobile chinoise et du coup la la le risque majeur que cela fait sur vous soutenez son opinion Peter Madar qui est conservateur mais pro européen et pro Ukraine. Peter Mag fait partie de notre famille politique. Il est au sein du PPE.

Nous nous siégeons dans le même groupe au au Parlement européen et aujourd'hui il veut pouvoir euh poursuivre une politique de droite en Hongrie, mais une politique qui affirme la nécessité que l'Europe se renforce face à ses puissances étrangères. Et je pense encore une fois à la Russie, à la Chine, à la Turquie aussi dont dont Victor Orban est très proche. Donc il faut maintenant qu'on arrive à avoir une vraie cohérence européenne sur ces enjeuxl.

Regiez d'avoir longtemps soutenu Victor Orban ? C'était une erreur non ? Parce que nous nous espérions pouvoir garder le lien avec le gouvernement qui dirigeait et j'observe que la rupture avec le PPE, c'est-à-dire avec la droite européenne, le moment où lui a choisi de quitter le PPE, a été le point de départ de cette dérive qui se qui se révèle extrêmement inquiétante.

Tarnant et est-ce que vous avez trouvé normal le soutien, la visite en Hongrie vice-président américain Jens ? Est-ce que c'est de l'ingérance selon vous ? Mais j'observe que d'une manière générale, ceux qui parlent le plus de souveraineté nationale ne sont pas ceux qui la pratiquent avec le plus de constance.

Euh moi, je ne voudrais pas euh si j'étais euh que ce soit le vice-président d'une hyperissance américaine qui vienne me dicter ce que je dois faire et pour qui je dois voter. Donc ça vaut aussi le qui a de semaines est allé soutenir Victor Urban. Mais là encore, voyez, je je me souviens de de ceux qui il y a quelques mois nous expliquaient que la réélection de de Donald Trump était une chance pour l'Europe, que c'était une magnifique nouvelle.

Il faut aussi que cela vienne rendre des comptes devant les Français quand le président Trump augmente les les les droits de douane, asphixie notre agriculture, met en danger le commerce mondial. Je pense que le comportement très agressif des Américains à l'égard de l'Europe et de tous les pays européens devrait aujourd'hui constituer une question pour ceux qui se sont réjouis de son élection et qui ont été paradés à sa cérémonie d'inauguration. Donc Donald Trump dessert aujourd'hui finalement si on vous suit la cause des populistes et des conservateurs en Europe.

En tous les cas, il faut que ceux qui se sont revendiqués de de de lui et qui ont applaudi sa sa victoire nous explique maintenant comment il regarde les conséquences de cet événement dont il se montrait si fier. La Hongrie de Victor Orban bloque pour le moment 90 milliards d'euros d'aide à l'Ukraine. Ça veut dire que s'il perd le scrutin aujourd'hui, cette aide pourra être débloquée d'ici à quelques semaines, quelques mois.

Oui, je le crois. Et au-delà de la question de l'aide à l'Ukraine, c'est toute une cohérence européenne qu'il s'agit de de retrouver parce que aujourd'hui les Étatsmembres et je pense que c'est nécessaire, ont un droit de véto qui leur permet de garantir que leurs intérêts fondamentaux ne sont jamais mis en danger. Mais le fait est que dans la discussion européenne, le véto hongrois a plus souvent servi ces dernières années de moyens de chantage, l'occasion d'exprimer les priorités quelques jours, quelques semaines.

Oui. Oui. Je pense que on n'y est pas encore une fois.

D'abord ce qui compte c'est que le peuple hongois se se se détermine. Mais c'est vrai qu'au lendemain de cette élection, on pourra sans doute retrouver, il faut continuer d'aider massivement l'Ukraine. Mais encore une [raclement de gorge] fois, ça n'est pas que c'est l'Ukraine bien sûr, il faut continuer de soutenir l'Ukraine parce que évidemment c'est la sécurité de l'Europe qui est en jeu mais c'est même pas seulement l'Ukraine.

J'étais il y a quelques jours en Arménie pour retourner soutenir le peuple arménien à la veille d'élections qui sont là aussi très importantes pour son avenir. Et l'Arménie est l'un des grands sujets que j'ai défendu au cours des dernières années quand l'Arménie a été attaquée par l'Azerbaïdjan. Je pense que si l'Europe avait réagi fermement, elle aurait sans doute dissuadé d'autres agressions territoriales futur.

Le fait est qu'elle ne l'a pas fait. Et pourquoi ? Notamment parce que Victor Orban, très proche de monsieur Erdogan, refusait que l'Europe sanctionne l'Azerbaïdjan.

Et donc vous voyez, je je crois que là encore, c'est aussi de cette unité européenne autour de principes fondamentaux que nous devons pouvoir retrouver le chemin. Devant la commission de la défense de l'Assemblée nationale cette semaine, le chef d'état-major des armées, Fabien Mandon, a dit que sa préoccupation première était la perspective d'une guerre ouverte avec la Russie. Il a raison ou ça vous semble excessif ? il est chef d'état-major des armées.

Il dispose des informations qui permettent de juger la réalité d'une agressivité que certains que certains veulent toujours minorer. Moi ce que j'observe c'est que c'est que c'est que la Russie euh elle est déjà en train de se confronter à nos forces armées. Elle l'a fait par exemple dans bien des pays africains en menant une guerre extrêmement dangereuse contre nos militaires à travers ces la menace russe est aujourd'hui la menace numéro 1.

Le fait aujourd'hui sur les mers. J'étais il y a quelques jours euh à la rencontre des des des marins euh dans la dans la rate de Brest qui parle aujourd'hui parce qu'il la rencontre quotidiennement de cette agressivité russe en mer. Et donc il faut surtout pas se voiler la face sur la réalité du danger.

Mais ça n'est pas seulement la Russie. D'une manière plus générale, ce que nous sommes en train de vivre, c'est le retour du risque de conflit de haute intensité, de guerre intérêtatique et la France doit être prête pour ça. Et justement dans ce contexte, est-ce que vous craignez que les États-Unis lâchent l'OTAN ?

Donald Trump a eu encore des propos amers cette nuit contre l'OTAN. Mais quelle que soit la trajectoire des Américains, notre devoir c'est d'être prêt. Le grand drame de l'Europe, c'est que pendant trop longtemps, elle a confondu l'alliance avec les États-Unis avec la dépendance à l'égard des États-Unis.

L'année dernière, les Européens ont acheté 79 % de leurs armements hors d'Europe, dont l'essentiel aux États-Unis, 64 %. Et bien c'est de ça qu'il faut sortir. Et l'agenda que nous défendons au Parlement européen et sur lequel j'ai travaillé en portant un programme très important, le premier programme pour l'industrie de la défense en Europe, c'est un agenda de reconstruction de nos capacités de production industrielle.

Le but n'est pas de faire la guerre, le but c'est de garantir la paix. Mais pour rester en paix, il faut, c'est vieux comme l'histoire de l'Europe, être prêt à la guerre. Et aujourd'hui, nous ne le sommes pas.

Et j'observe que vous parliez de ces déclarations du chef d'étatmajor des armées. Moi ce qui m'inquiète le plus, c'est que l'essentiel dans le travail qui nous qui nous qui nous appartient, ça n'est pas d'abord les mots, ce sont les actes. Et aujourd'hui, la France n'est pas au rendez-vous de l'action.

Il y a quelques jours, on a appris budet le budget des armées ne cesse d'augmenter. Le budget des armées doit augmenter. Il doit continuer d'augmenter.

Mais encore une fois, le plus important, c'est comment est-ce que nous équipons nos forces armées, comment est-ce que nous leur donnons les moyens de leur mission. En Europe, j'ai porté ce programme et nous l'avons voté. Il rentre en ce moment en application pour l'industrie de défense européenne.

Mais en France, malheureusement, les industriels attendent désespérément des contrats de la part de l'État pour commencer à produire. Il y a quelques jours, on a appris que la fonderie de Bretagne qui avait été rachetée il y a 1 an qui fabrique des éléments essentiels pour des obus, des munitions, la fonderie de Bretagne est de nouveau en vente parce qu'elle n'a pas reçu de contrat au cours de l'année qui vient de s'écouler. C'est une aberration. que nous avons un chef d'état-major des armées qui euh parle du retour de la guerre de haute intensité et pendant ce temps-là, malheureusement, nous avons des industriels qui sont revendus parce qu'ils n'ont pas de contrat et que de fait ils se trouvent aujourd'hui euh larme au pied attendant que que l'État veuille bien se décider à avancer.

François Benami, vous êtes euh vice-président du PPE du groupe de [raclement de gorge] la droite euh au Parlement européen et on parlait de Victor Orb. Il vous arrive de plus en plus de voter avec l'extrême droite, que ça soit donc le groupe de Victor Orban, de Jordan Bardella, celui piloté par euh Georgia Meloni ou celui de Sarah Knafo. En l'occurrence, il arrive surtout que ces groupes votent avec nous.

D'accord. Mais est-ce que ça veut dire que vous faites finalement au niveau européen ce qui nous pourrait nous attendre au niveau national après l'élection présidentielle ? Mais moi je fais une seule chose au niveau européen comme au niveau national.

Je défends mes idées et en l'occurrence comme député européen, je tiens les engagements que j'ai pris devant les Fran. C'est nouveau de s'allier euh dans les votes, hein, mais de s'allier dans les votes avec l'extrême droite est un fait nouveau au Parlement européen. Non, j'imagine que vous faites référence euh à à ça soit pour les questions sur l'écologie, questions sur l'immigration ou vous êtes ou la motion de censure à l'automne dernier contre la présidente de la Commission européenne contre le Mercosour.

Oui, je suis contre le Mercosour. Donc quand une motion de censure est déposée contre le Mercosour, nous la votons avec mes collègues des Républicains. Une présidente de Commission européenne pourtant issue de vos ran de la droite européenne.

Mais moi, je ne défends pas une étiquette, je défends les Français. Je défends la voix des Français et je tiens mes engagements. Et en l'occurrence avec la Commission européenne, nous avons un désaccord majeur sur le Mercosour et c'est grâce à nous.

C'est par que là c'est c quand même une ligne tabou au sein de votre famille politique de s'alluer ou pas avec l'extrême droite. Mais encore une fois, je ne fais que défendre ma ligne. Est-ce qu'on voudrait que je renonce à mes idées au motif qu'il se trouve que d'autres votent la même chose ?

La sisésine de la Cour de justice de l'Union européenne contre le Mercosour est passée au Parlement européen à 10 voies d'avance. Elle est passée avec les voix des députés euh de notre famille politique qui avait porté cette saisine, mais aussi avec les voix de tous les parlementaires français qu'ils viennent du Rassemblement national de de des socialistes ou des écologistes. Donc vous voyez que ça n'est pas une alliance, c'est simplement le fait que nous défendons nos engagements.

Et le texte auquel vous faisiez allusion, le règlement retour qui va transformer, on va on va en parler en détail mais ce que je veux dire c'est que ça nourrit aujourd'hui François Xavier Bellami des reproches au sein de votre famille politique. par exemple Jean-François Copé cette semaine sur RTL qui estime que qui parle d'un chisme chez LR en ciblant votre ligne à ses yeux extrêmement complaisantees, je le cite, à l'égard du Rassemblement national. Qu'est-ce que vous lui répondez ?

Mais d'abord, je je le redis, je serais très heureux d'inviter Jean-François Copé au Parlement européen pour lui montrer comment fonctionne le travail quotidien dans notre institution. Donc vous dites vous dites qu'il se trompe alors mais bien sûr est-ce que je vais renoncer à mes idées au motif qu'il se trouve qu'elles pourraient être adoptées avec le soutien des voix des groupes qui sont sur notre droite ? Est-ce que demain je vais aller dire aux Français je me suis engagé devant vous pour reconstruire les frontières de nos pays pour retrouver une situation dans laquelle des gens qui ont été ciblés par une OQTF repartent effectivement chez eux ?

Et en fait, je vais abandonner ce projet parce que le risque c'est que le projet que je porte parce que c'est moi qui l'ai porté ce projet, le projet que je porte passe avec les voix des groupe de droite. Donc j'abandonne, je laisse tomber. Est-ce que c'est en abandonnant le terrain qu'on va être plus fort, y compris face au Rassemblement national ?

Vous dites finalement comme Bruno Raillot que la seule chose qui vous sépare aujourd'hui du Rassemblement national, c'est son programme économique mais pas du tout. Nous avons des différences majeures avec le Rassemblement national. Parant c'est ce qu'a dit Bruno Rota.

Non mais en matière de Mais mais Bruno Rille a dit lui aussi en parlant de la Hongrie, moi je crois que Victor Orban aujourd'hui dessert la souveraineté de nos pays. Marine Le Pen est allé soutenir Victor Orban. Ça ne fait pas une petite différence mais je vais pas passer mon temps à me justifier de défendre les idées que je défends.

Et j'observe une dernière chose, pardon, une dernière chose. Une dernière chose, c'est très important. Jean-François Copé, puisque vous parlez de lui qui me fait ce procès en chisme, Jean-François Copé quand il a commencé sa carrière politique, il a hérité d'une droite qui était hégémonique.

Les familles politiques dans lesquelles il est passé, le RPR, l'UMP ont tu pouvoirs et lui-même a eu tous les pouvoirs et toutes les responsabilités. Moi, je suis rentré en politique en 2019. J'ai accepté de prendre la tête de liste des républicains quand la liste était donnée à 5 % dans les sondages et depuis je fais partie d'une famille politique qui tente de faire valoir la ligne d'une droite qui demain doit pouvoir se reconstruire mais aujourd'hui en effet face à un rassemblement national qui lui pour le coup est devenu quasiment donc si ça marchait si bien que ça ça se saurait et j'appelle tous ceux qui prennent part à ce débat à le faire en particulier quand ils ont une si grande et si longue expérience avec un peu plus d'humilité au regard des résultats qui est laissé François Xavier Bam, si je vous citais tout à l'heure Bruno Rota qui disait que la seule différence avec le RN, c'était sur le plan économique.

Si Jordan Bardella Mais trouvez-moi la citation, elle vient d'où ? Ah ben c'est c'est une alors là je je je crois pas avoir jamais entendu Bruno Rill dire une formule comme ça. si si dans une interview, il a il a dit qu'effectivement la la différence aujourd'hui avec le national change déjà principal et seule différence c'est pas exactement la même chose.

Mais de toute façon on se définit pas par opposition à qui que ce soit. Nous ce que nous faisons c'est défendre nos idées. La question la question derrière si vous voulez c'est qu'on voit très bien quel était le programme économique de Marine Le Pen.

On voit très bien qu'il y a une différence avec Jordan Bardella en clair plus libéral. Mais laquelle ? Enfin j'attends de voir quel qu quel quelle quelle ligne portera un candidat du Rassemblement national à la présidence de la République.

Ce sera très intéressant de savoir qu'est-ce qu'il propose en effet sur les retraites. Qu'est-ce qu'il propose sur la baiss de programme économique évolue ? Ça peut devenir intéressant de travailler avec le Rassemblement national.

C'est ma question en fait. Pour moi, ce qui m'a tenu éloigné du macronisme depuis l'origine du macronisme, c'est que je ne crois pas au en même temps. Je ne crois pas au en même temps de droite et de gauche.

Je pense que la vie politique, c'est pas la fin des clivages. La vie politique, c'est du clivage. Et je crois que c'est normal d'ailleurs que le pluralisme existe dans une vie démocratique.

Et c'est pour ça que je n'ai pas cru au macronisme parce que moi, je crois qu'il y a dans ce pays une gauche qui s'assume et je la vois et je vois qu'il y a dans ce pays une droite qui doit se reconstruire et qui doit s'assumer elle aussi. Et quand j'entends Marine Le Pen, elle a un point commun évident avec Emmanuel Macron. Elle dit, et je respecte cette cohérence, elle n'a jamais changé de discours.

Elle dit qu'elle non plus ne se définit pas de droite et que elle refuse de considérer que le Rassemblement national soit de droite. Moi, je peux faire une citation précise et exacte. Après le ralliment d'Éric Sieti, elle avait dit dans le Figaro, le Rassemblement national n'est pas n'a jamais été ne sera jamais un parti politique de droite.

Ça nous distingue. Moi, je ne vais pas passer avec les gros pratons du CAC 40 cette semaine. Est-ce que vous dites qu'il qu'il n'y a pas une inflexion sur le programme économique vers une ligne plus pro business comme on dit ?

Et Emmanuel Macron dîner aussi avec des grands patrons, ça ne l'a pas empêché de faire une politique de gauche. Pardon François, vous avez là, c'est la première fois que des grands patrons du 440 notamment Bernard Arnaud acceptent de dîner ouvertement avec Marine Le Pen et Jordane Barnella. C'est quand même un signe de normalisation très fort du rassemblement national d'un point de vue économique.

Mais grand bien lui face. Moi, je je ne crois pas et c'est peut-être la différence que que j'aurais avec Jean-François Copé. Je crois pas qu'on on on combattra le Rassemblement national par la diabolisation.

Je pense qu'on réussira à gagner quand nous serons crédibles et convaincants et quand nous montrerons que nous avons un programme qui refuse le en même temps, qui refuse les ambiguïés, qui refuse le nini. Et le nini, c'est celui que j'entends aussi bien chez Marine Le Pen que chez Emmanuel Macron. Nous ne sommes ni de droite ni de gauche.

Mais qu'est-ce que ça veut dire ? Et et oui, on peut effectivement quand on est seulement dans l'opposition jouer des ambiguïés entre un un un une figure qui fait des clins d'œil au patronat et une autre qui parle au militants des nimbaumonts. À la fin la question c'est qu'est-ce que le Rassemblement national proposera pour l'avenir du pays ?

La vraie question c'est celle-là. La France va avoir besoin de vivre des ruptures majeures et il faudra beaucoup de clarté et beaucoup de courage pour la sortir de l'ornière dans laquelle elle se trouve aujourd'hui. Aujourd'hui, ni cette clarté ni ce courage ne se trouve ailleurs.

J'en suis convaincu que dans notre famille p et en même temps, on voit que le Rassemblement national reste sur ses fondamentaux européens antie-Européens. Pardon ? Que pensez-vous des meses qui ont retiré le drapeau européen du front de leur mairie ?

Mais je je ne je ne comprends pas ce ce réflexe. Et revenons à des choses très concrètes qui intéressent les Français. Le règlement retour que j'ai porté au Parlement européen et que le Rassemblement national après l'avoir beaucoup critiqué a fini par soutenir.

Ce règlement retour, il va permettre de mettre un terme à l'immigration illégale face à laquelle nos États sont impuissants aujourd'hui. La conviction profonde, c'est que pour que nos États soient plus forts face à l'immigration illégale, il faut travailler en Europe à des solutions commune parce que demain, nous ne pourrons pas éviter que nos pays soient mis en danger si n'importe quel pays européen se trouvait de facto incapable de faire ce que vous avez voté cette semaine, c'est notamment la création de hub de retour de migrants, c'est-à-dire des plateformes d'expulsion qui soient dans des pays hors Europe de l'Union européenne. Est-ce que vous pensez que ça va fonctionner ?

Est-ce que par exemple, on voit que l'Italie fait ça avec l'Albanie, c'est pas la même chose. Ce que l'Italie fait avec l'Albanie, c'est qu'elle refoule des demandeurs d'asile en dehors de ces frontières. Là, nous ne parlons pas de la même chose.

Nous parlons de personnes qui ont été déboutées du droit d'asile. Aujourd'hui, si vous venez d'un pays qui refuse de coopérer avec l'Europe en matière migratoire, vous ne serez jamais expulsé. Prenez par exemple l'Algérie, c'était l'un des grands sujets.

Donc l'idée là, c'est de l'expulser dans d'autres pays. Que mentionnait Bruno Rota aujourd'hui, l'Algérie refuse de coopérer avec la France en matière de lutte contre l'immigration illégale. Si vous êtes un ressortissant algérien illégalement présent en France et que vous recevez un OQTF, pourquoi partiriez-vous ?

De toute façon, l'Algérie refuse de vous reprendre, vous ne serez jamais expulsé. Et donc nous, ce que nous disons, c'est qu'il faut sortir de cette impuissance. Et cela nous le faisons avec le règlement retour en créant en effet des centres de retour dans des pays tiers qui font que si vous ne rentrez pas dans votre pays, vous serez expulsé dans un autre pays, dans un centre de retour.

Qu'est-ce que vous répondez au socialistes européens qui estime que vous vous inspirez des politiques de l'administration Trump et d'un régime de déportation de type ICE, je je les cite he du nom de la police de l'immigration américaine. Je réponds au socialistes européens que si on ne veut pas lutter contre l'immigration illégale aujourd'hui, alors on ne peut pas protéger nos modèles sociaux, on ne peut pas protéger nos droits fondamentaux, y compris le droit d'asile. Aujourd'hui, le droit d'asile, il est contourné tous les jours parce que la vérité, c'est que l'essentiel des gens qui demandent l'asile en France et qui sont déboutés du droit d'asile ne sont jamais reconduits.

Et donc si vous tenez tant que ça à l'asile et moi je tiens au droits d'asile, alors vous ne pouvez pas vous satisfaire d'une situation dans laquelle 90 % des gens qui reçoivent unf en France ne sont jamais expulsés. Et si vous voulez défendre ces principes fondamentaux, même en étant de gauche, vous devriez être d'accord avec l'idée de tenter de sortir de cette impuissance. Et j'observe d'ailleurs que des socialistes dans les pays nordiques par exemple que des membres du groupe R, le groupe des macronistes ont soutenu ce texte, ont soutenu ce texte avec nous, ont voté pour que ce texte s'applique à la différence malheureusement de tous les socialistes français, de toute la gauche française et à la différence de tous les macronistes français qui s'opposent à cette évolution pourtant demandée par une écrasante majorité d'Étatsmembres aujourd'hui en Europe.

Ce règlement, il vient compléter le pacte asile immigration qui avait été adopté l'année dernière. Ce pacte est applicable dans tous les pays d'Europe à partir du mois de juin. Il y a une particularité en France, c'est que les lois n'ont pas été adaptées pour qu'ils puissent s'appliquer.

Est-ce que vous redoutez une situation un peu cafenne pour pour les étrangers en France ? Malheureusement, on va se retrouver dans une situation effectivement très bancale. Le pact asile et immigration, il est constitué pour l'essentiel d'une série de directives et les directives doivent être transposées dans le droit français par le parlement.

Et aujourd'hui, il n'y a sans doute pas de majorité au Parlement français pour transposer le pacte asile et immigration. Le fait est que le règlement retour lui va s'appliquer immédiatement parce que il s'applique comme un règlement de droit dès le lendemain de sa de sa publication dans tous les Étatsmembres de l'Union européenne. Donc on ne pourra sans doute pas transposer le pactile et immigration.

Le plus important pour moi, ça n'est pas de se concentrer sur ce problème purement concret de technique parlementaire. Le plus important, ce sera d'abord de réviser le pactile et immigration parce qu'il a été voté par une précédente majorité. Nous, nous sommes opposés à une grande partie de ce pacte parce qu'il était insuffisamment robuste, notamment face à l'immigration irrégulière.

Et donc, c'est pour ça que dans le sens du règlement retour, il faudra qu'on avance rapidement vers une révision de ces textes. Une dernière question sur l'une de vos collègues au Parlement européen, Rima Hassan, vous aviez porté plainte contre elle pour menace de mort et incitation à commettre un crime contre un élu. Alors, elle a fait l'actualité la semaine dernière.

Est-ce que vous avez des nouvelles d'abord de cette plainte ? Cette plainte, je l'ai appris à l'occasion de de ce dernier épisode, a été classé sans suite. Rima Hassan avait fait l'objet de 13 plaintes différentes et le parquet a classé sans suite 10 des 13 plaintes probablement pour ne pas en réalité avoir à à à gérer 13 affaires judiciaires simultanément.

Je le regrette parce que parmi ces 13 plaines, votre plin était pas recevable, non ? les j'ai j'ai j'ai du mal à considérer qu'elle ne soit pas recevable. Le parquet dit que la menace n'était pas insuffisamment caractérisée malgré reconnaît-il la virulence du propos.

En effet, si je ressitue le propos, c'était Rima Hassan qui avait tweeté en parlant de moi que monsieur Bami et ses amis génocidaires dorment bien la nuit mais ça ne va pas durer. J'imagine que si je produisais la même formule à son endroit, elle ne pourrait pas ne pas y voir l'expression d'une forme de menace. Je regrette que la justice a été si lente et si longue.

J'observe qu'elle est parfois bien plus rapide quand il s'agit de sanctionner des responsables politiques qui doivent légitimement être euh comptable de leurs actes ou de leurs paroles. En l'occurrence, on a le sentiment que du côté de l'extrême gauche, les procédures sont étonnamment plus longues et plus lentes. Je pense à Madame Hassan, je pense aussi à madame Chikirou qui est mise en cause depuis 2017 maintenant pour des histoires de malversation sans que aucune véritable action judiciaire n'est n'est à ce jour été menée.

Alors, elle aura un procès. Merci François Xaill et Bami pour euh votre venue. Ce grand jury est terminé.

Merci de l'avoir suivi. On se retrouve la semaine prochaine. Bon dimanche à tous.

Le grand jury RTL Public Sénat, le Figaro M6. Voir ou revoir votre programme sur publicsena.fr.

Tout de suite sur Public Sena. Bienvenue dans Droit Suite, l'émission qui regarde comment nos grandes lois évoluent avec la société. Presque 35 ans après son adoption, on s'intéresse aujourd'hui à la loi EV.

Alors pas dans sa dimension de lutte antiaitabac assez restrictive, assez efficace par ailleurs, mais dans la dimension de la lutte contre l'alcool. Et là, on assiste à un de poids de mesure assez édifiant. On peut consommer de l'alcool dans les stades, vous le savez.

Les promotions sur les alcools forts pululent par ailleurs sur les réseaux sociaux. Nous sommes ici à l'AV au cœur des Halles Gourmandes et on va interroger le rapport des Français à l'alcool qui tuent chaque année 49000 personnes. Clément Guillonau a posé la question au père fondateur de ce texte Claude Évin, qui avec l'avantage de la rétrospective nous dresse aujourd'hui le bilan de son texte.

Droit de suite mercredi à 17h30 sur publics sénat et sur publicsena.fr. FR dans un meurtre, si vous trouvez l'arme du crime, c'est un premier élément de l'enquête qui permet de contribuer à trouver le coupable.

Depuis 2020, l'Institut Pasteur et le professeur Eloi suivent la piste de la provenance de la pandémie à la recherche de la chauve-souris, porteuse du virus à l'origine du Covid. Travailler en Chine, c'est voué à l'échec. Donc on a décidé de travailler dans des pays limitrophes qui partagent le même écosystème avec le sud de la Chine comme le Laos et le Vietnam.

OK, on peut y aller. Une seule espèce de chauve-souris est capable de transmettre le virus du Covid à l'homme.