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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 2 octobre 2019 59 min

Police : les raisons de la colère - Allons plus loin (02/10/2019)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

non [Musique] bonsoir à tous bienvenue sur public sénat allons plus loin encore ce soir on prend le temps de questionner toute l'actualité politique et parlementaire et on vous aide à trouver vos réponses voici le programme notre grand débat consacré ce soir au malaise des policiers ils ont manifesté à paris aujourd'hui entre bastille et république sans uniforme parce qu'ils n'ont pas le droit encadré par la gendarmerie est déterminée à faire entendre leur colère depuis le début de l'année plus de cinquante fonctionnaires se sont donnés la mort et la liste ne cesse de s'allonger d'où vient le problème comment y remédier on prend le temps de se poser toutes ces questions ce soir avec nos invités #fb elle si vous souhaitez réagir sur twitter tout au long de l'émission nous serons également en direct de la salle des conférences au sénat pour recueillir les réactions d'autres sénateurs et sénatrices ce sera à votre micro alexandre moussa et oui rebecca notamment sur cette question du malaise des policiers je serai avec françois grosdidier dessinateur les républicains qui a travaillé pendant plus d'un an sur ce sujet dans le cadre d'une mission d'information du sénat il est très critique sur la police sur la politique du gouvernement mais beaucoup moins sur le bilan de nicolas sarkozy qui a pourtant supprimé des milliers d'emplois dans la police et à tout à l'heure alexandre avant tout cela notre match des idées confrontation de points de vue ce soir entre janig halimi et frédéric ça y est on va commencer par l'autre malaise exprimé ces dernières semaines celui des mers après la mort de l'élu de signes le sénat a lancé une consultation sur les menaces et les agressions auxquelles ils sont confrontés il y avait plus de 3800 contributions et les résultats sont sans appel illustration avec ce sujet de béatrice un an ils sont 3812 avoir répondu à la consultation lancée par la commission des lois du sénat le 13 août dernier sur les 36 min maires de france sollicité 10,9 pour cent de participation c'est un maire sur dix est le premier constat est affligeant 92% des élus qui ont répondu au questionnaire ont déjà été victimes d'incivilités d'injures de menaces ou d'agressions physiques or moins de la moitié vont jusqu'à porter plainte des plaintes qui n'aboutissent à la condamnation pénale que dans un cas sur cinq objectifs de cette consultation mesurer l'insécurité des maires pour apporter des propositions présentées par la commission des lois les maires parce qu'ils détiennent une parcelle de l'autorité publique sont exposées sont nombreux à se sentir seuls abandonnés et sans moyens pour lutter contre les violences dont leurs réponses au questionnaire atteste qu elles sont très nombreuses aujourd'hui il faut leur donner un coup d'arrêt un plan d'action donc qui s'articule autour de douze mesures visant à renforcer l'autorité des maires conforter leurs moyens d'action et mieux les protéger dans l'exercice de leurs fonctions il faut qu'il y ait davantage d'amande qu'ils soient pas des amendes pénales c2d prononcé par tribunal mais d abord administratif c'est à dire prononcé par le maire la commission va d'ailleurs amender le projet de loi engagement et proximité afin d'y intégrer les dites mesures déjà transmises au gouvernement afin qu'elle soit appliquée au plus vite et je vous présente donc en détail nos invités du match ce soir janyk halimi bienvenue vous êtes rédactrice en chef adjointe au service politique du parisien aujourd'hui en france et frédéric seysses bienvenue à vous également êtes journaliste et éditorialiste à france culture auteur du billet politiques tous les matins à 8h15 et vous êtes également co auteur de ce livre dans l'enfer de bercy merci à tous les deux d'être ici quel regard frédéric saïss vous portez sur cette initiative du sénat et sur les résultats qui en ressortent 92% des élus qui ont répondu en déjà été victimes d'incivilités d'injures de menaces et d'agressions physiques oui c'est très intéressant c'est à l'image sans doute d'une banalisation des agressions contre eux ce qui représente les institutions c'est vrai que dans notre société il ya des policiers agressés il ya des pompiers et graisser il ya des personnes du samu agressé et on imagine mal pourquoi les mères seraient épargnés par cette vague qui s'en prend effectivement aux institutions ce qui est intéressant aussi dans ce que disent les mères c'est qu'ils se sentent à la fois menacé physiquement parfois mais que ce sont aussi des micros agressions dont ils sont victimes au quotidien c'est à dire qu'ils font face à des administrés et notamment dans les petites villes où tout le monde se connaît des administrés de plus en plus individualiste qui veulent obtenir du maire un peu tous un peu tous leurs l'aménagement de leur trottoir une place en crèche et serra qui sont dans une démarche consumériste c'est ce que disent les maires et et eux sont censés pouvoir à la fois garantir l'intérêt général mais aussi apporter à chacun ce qui demande sans aucune notion du fait que ce sont aussi des personnes qui ont une vie de famille qui ont des capacités limitées de comme chacun de pouvoir et puis voilà la journée de fait 24 heures et donc c'est aussi cette souffrance-là qui à côté des choses plus visibles comme les comme les agressions dont on parle dans les médias alors justement avant de vous donner la parole janyk halimi on va les écouter ces mères puisque c'est effectivement le cas du maire de montbrison qui a été interrogé ce matin dans bonjour chez vous l'élu nous a raconté une anecdote malheureuse ce matin face à lorient de mancini écouter et passe au jardin d'allard et là il y avait des troubles à l'ordre public des gens qui hurlent et qui s'insultent et donc quand je suis arrivé par hasard je leur ai demandé de se calmer tout simplement d'arrêter du relais de se comporter convenablement et éventuellement de rentrer chez eux ces inepties n'était pas en état parce qu'ils avaient l'air d'avoir un peu bu à suhr dans la jeune femme s'est précipitée vers moi nez à nez me pousse du doigt m'insulte copieusement je ne peux pas dire ce qu'elle m'a dit à l'antenne mais il y en avait tout un florilège et insister très menaçante et bien évidemment que savait que j'étais maire je m'étais présenté son mari qui était à côté un peu aussi ivre lui précise que c'est le maire qu'il faut qu'elle arrête et à ce moment là a dit mais j'en ai rien à que ce soit le maire et c'est à ce moment là qu'elle m'a littéralement cracher dessus sur la poitrine sur les lunettes janica les miss élues clairement que le respect de l'élu a du plomb dans l aile aujourd'hui oui ce mr illustre totalement la fameuse expression de gérard larcher je crois que c'est lui qu'il avait étrenné les maires ce sont ces élus qui sont apportées d'engueulades en l'occurrence la même apporté de crachats voire pire de menaces d'intimidation d'attac d'attac physique oui vous avez raison on a l'impression que c'est c'est toute la chaîne hiérarchique et de représentation démocratique qui est touchée en france depuis quelques années et puis alors de façon extrêmement évidente depuis environ depuis environ un an moi je pense évidemment aux permanences de députés plutôt de la majorité vandalisée par des gilets jaunes tout l'été une pluie également pendant tout l'automne et tout l'hiver il ya même la demeure de mémoire du président de l'assemblée nationale en bretagne en tout cas la résidence secondaire qui a été attaqué et puis il ya aussi de façon plus symbolique mais tout de même ce qui s'est passé alors là on parle d gilet jaune je ne veux pas là le moment n'est pas pour stigmatiser les i légion de mai je parle plutôt de la violence de la société civile en général donc cette violence symbolique qui a eu lieu ces derniers mois contre les fidji en tout cas contre la personne encore une fois symboliquement d'emmanuel maquereau en tant que tel vous souvenez avec eux un pardonnez moi les décapitations les on appelle ça les légumes pardonnez moi et dernièrement encore alors évidemment c'est que symbolique mais tout de même c'est très fort pour la remise en cause de l'autorité est donc de la crédibilité voire de la légitimité je veux parler des gens qui s'attaquent à eux et décrochage de retrait du portrait douala dont certains sont parlés première instance ii des tribunaux considéré comme étant justifiée et si on changeait les origines à ce malaise et à ces agressions je vais vous donner juste une origine avancé par la sénatrice françoise gatel dans la gazette des communes l'accord rapporteur du projet de loi engagement et professionnalité au sénat revient sur les conséquences de la loi notre votées sous le mandat hollandais nous dit on a transféré les déchets l'eau l'assainissement la voirie le tourisme et le plan local d'urbanisme aux intercommunalités et 1 donner aux maires et conseillers municipaux le sentiment d'être dépouillés et éloigné des décisions dans le même temps le maire est resté le guichet unique des interpellations de ses administrés frédéric saïss qu'est ce que vous en pensez est ce que ce malaise aussi vient du fait de cette loi notre qui a dépouillé les maires de leur pouvoir alors qu'il reste aux responsables devant leurs administrés je suis partagé je pense que ça explique le malaise diffus et la sensation de burn-out que qu'est ce qu'ils expriment certains élus parce que c'est vrai que c'est pas évident de pouvoir répondre à tout le monde et comme vous le disiez ils peuvent être un peu démuni au niveau des leviers d'action qu'ils ont en revanche je pense que ça n'explique pas du tout le témoignage qu'on vient de voir et les nombreuses agressions dont on a entendu parler qui sont physiques pour le coup on a le sentiment qu'en face la personne n'était pas en pleine capacité de ses moyens et n'était pas l'auteur d'une thèse sur les relations de politiques publiques entre les différentes intercommunalités il ya vraiment les deux choses qui se superposent je pense c'est à dire que on compte sur eux au plus près du terrain d'ailleurs rappelez vous c'est tout un symbole le premier grand débat caf emmanuel macron pour sortir de la crise des gilet jaune c'était devant les maires dans l'eure avec sébastien lecornu local de l'étape parce que c'est en quelque sorte le maillage territorial de l'ars il ya quelques mois des municipales kassali bien sûr et et d'ailleurs ça pose une question de savoir si on aura assez de candidats partout dans les 4000 commune de de france c'est 34000 maintenant ils ont ya eu des fusions dans la mesure où on parle souvent du trop plein de candidats nous dans les médias à paris où il ya plusieurs candidats en marche etc il ya beaucoup de communes où on peine à trouver des volontaires pour aller prendre l'ensemble de cette charge sur leurs épaules et ça ça peut être très compliqué souvent d'ailleurs dans beaucoup de communes on le sait on amène à ce que le maire sortant rempile parce que faute de volontaire et donc c'est une personnes souvent âgées souvent très respecté de la population mais qui reste faute de mieux et faute de relève et l'état dans tout cela gène ikke halimi philippe bas interrogé sur public sénat nous dit parfois des maires ont le sentiment de ne pas être assez soutenue par les services de l'état ya une part de responsabilité aussi oui c il a plusieurs origines non mais il ya plusieurs origines il ya effectivement il ya des origines très politique de retissage de confiance entre la société et tous les élus quels qu'ils soient aux différents niveaux dont on a parlé il ya aussi comme vous le disiez frédéric cette approche un peu technique mais qui a aussi sa légitimité et 200 utilité c'est à dire qu'on peut parler de la loi nome on peut parler aussi des problèmes financiers je pense que c'est ce à quoi aussi on peut faire allusion et manque de moyens vous les voilà les mêmes les manques de moyens alors il faut il faut y aller coria mans mais en tout cas sous enfin précisément je veux dire pas sous le quinquennat de françois hollande les dotations de fonctionnement ont baissé on sait tout le monde à macron annonce eric sauf pendant les débats la notion a été précisée théoriquement globalement ça n'a pas été baissés mais pour certaines communes alors on va pas rentrer dans des tailles mais touché par l'intercommunalité pour des raisons certaines en ont quand même certainement quand même patinage donc tout ça pour dire qu'il ya des 1 sur des injonctions contradictoires c'est à dire qu'on demande plus de moyens à l'état et on demande aussi plus de liberté d'action sur le terrain et quand je dis on sait aussi bien les élus ou la classe politique que la société civile elle mène qui demande quand même de l'autorité qui demande à être soutenue qui demandait un paradoxe dans les demandes dans les apaise injonctions contradictoires qui sont compliqués à résoudre mais bon c'est le propre je pense de la démocratie deuxième thème de ce match les nombreuses questions qui se posent toujours autour de l' incendie de rouen une mission d'information et lancé à l'assemblée mais il commence à régner un petit parfum de scandale et les autorités peinent à convaincre les ministres sont en première ligne l'état n'a rien à cacher nous dit agnès buzyn détermination transparence mobilisation l'exécutif répète les mêmes mots depuis trois jours encore tout à l'heure au sénat lors des questions au gouvernement je comprends madame la présidente parfaitement l'émotion l'inquiétude qui peut aller jusqu'à la colère des rouennais et au delà d'ailleurs de tous les habitants de la métropole je redis le plus clairement et le plus fermement l'engagement absolu du gouvernement de l'état à la transparence totale complète je mesure pleinement à la fois l'émotion et l'inquiétude des populations qui ont été touchés par cette catastrophe industrielle et donc je voudrais vous redire l'engagement du gouvernement à agir avec la plus grande exigence et avec une transparence totale je crois qu'il faut que nous ayons collectivement conscience que les réponses que vous apportez et que je dirais que nous sont répétés un peu en boucle ne répondent pas à la colère qui se développent parmi nos concitoyens frédéric c'est vrai qu'on commence à sentir des éléments de langage côté gouvernement et la sénatrice le dit et répété en boucle oui c'est exactement ça c'est à dire qu' il n'y a pas de risque majeur c'est ce qu'a dit edouard philippe encore lundi soir en se déplaçant à rouen il ya une contradiction entre ce que ressent la population à tort ou à raison et ce discours assez rassurant de l'exécutif puisque visuellement voilà il ya des suit partout il ya eu des bd des cours d'eau dans lesquels ont été retrouvés des hydrocarbures forcément ça fait peur à quiconque vit sur place pensez à ces enfants et ces gras ce qui n'est pas incompatible d'ailleurs puisque à la fois ça peut être extrêmement impressionnant et ça peut être tout à fait ça peut être ça peut être moins grave que ce qu'on voit là il va forcément nocifs d'une manière aiguë ensuite ce qui est intéressant dans la communication du gouvernement c'est que il le sait edouard philippe que la parole politique n'est plus crue il le sait que s'il dit noir les gens ne penseront pas forcément dans la nuance hillion ces blancs ça veut dire que c'est blanc est donc ce qui est intéressant c'est que cinq ministres ont été dépêchés sur place et que lui même y aller donc c'est plus la part d'ombré formule c'est plus la preuve par 3 c'est la preuve par mois c'est à dire j'y vais je respire l'air de rouen et donc je montre moi même que ça peut être respirer que en tant que premier ministre je ne me plains pas c'est un peu ce qui avait fait aussi roselyne bachelot au moment où ce métier méfier des vaccins elle avait elle-même fait le vaccin dans les caméras et donc c'est assez inquiétant pour la parole publique parce que ça veut dire que un ministre ne peut plus dire voilà ce qui est fait suffit presque dit la science et voilà ce qu ont vérifié mes services il est obligé de se mettre lui même en scène prouver que ce qu'il dit est vrai mais justement est-ce qu'il peut pas avoir des conséquences politiques à cette mise en scène des têtes peuvent-elles tomber je voudrais quelques secondes qu'on écoute alexandre mal a failli hier soir sur ce même plateau il parlait des éventuels risques ces cinq ministres qui se sont déplacés qu'ils ont tous pris beaucoup de risques titre personnel à mettre leur tête sur le billot que soit le préfet les ministres le premier ministre pour dire écoutez sané résumé c'est pas grave voilà il ya un inconfort il ya des odeurs voilà mais il n'y a pas de risque sanitaire majeur rappelez vous la faire du sang contaminé aussi un qui avait lui aussi laissé pas mal de traces sur la confiance encore qu'on a dans l'avant-port quelque chose voilà là en l'occurrence ils ont tous en train de se mouiller si demain on découvre qu'en fait il ya des vraies conséquences sanitaires et qu'au delà du principe de précaution qu'on a pu prendre par rapport aux agriculteurs à la c'est catastrophique pour eux oui ça c'est sûr des têtes pourraient tomber jeanne et kalemie il faut peut-être raison garder non allez oui mais moi je veux bien parler du sang contaminé je veux bien parler de l'amiante d'ailleurs n'y a pas eu de têtes tomber en tout cas au niveau du gouvernement là dessus c'est vrai qu'il ya eu une certaine cacophonie manque de maîtrise de la situation au début la semaine dernière lorsque l'événement fait qu'on est arrivé et c'est vrai que c'est un événement extrêmement particulier qui met qui conjugue aussi bien l'explosion d'azf avec vous souvenez déjà des théories du complot qui circulent est très très vite il faut dire que c'est des gens savaient presse le 11 septembre sa conjugue aussi les interrogations que pose le scandale de l'amiante mais qui sont à plus long terme tout ça avec des ministres qui effectivement ou très mal géré je trouve au début la situation et je veux pas rajouter le ce qui s'est passé avec les autres enfin le décès de jacques chirac sait rien passablement perturbé l'agenda de l'exécutif mais bon ok il ya eu des erreurs christophe castaner au début est arrivé pardonnez moi je jolie pour ne pas me tromper pour dire à la population il est arrivé très vite il n'y a pas de raison de s'inquiéter il fallait aussi je veux pas défendre qui que ce soit il fallait aussi qu ne pas de créer de panique donc entre ne pas créer de panique et puis prendre toutes les mesures soient d'information soit réel de sécurité c'était compliqué depuis une semaine tout de même des choses ont été faites la transparence qu'on nous assure avec hier la publication de tous les produits qui étaient stockés je pense que ça c'est quand même quelque chose d'important on peut dire évidemment c'est trop tard mais bon les analyses vont être également publiés certains les années les agriculteurs vont être à tamiser les écoles ont été fermées etc etc donc pardon pour le moment on peut estimer donc vous dites globalement le job est fait égaliser mal alors il ya eu des maladresses et politiquement maintenant il faut alors moi je pose la question pardon sur christophe castaner christophe castaner qui a eu le mauvais rôle dès le début puisqu'elle a été dépêché des premiers et qui a quand même sorti une sorte de phrases qu'il faisait pas le job comme anglais probablement d'un format soit là et puis qui arrive en plus pour lui après une séquence particulièrement chargé je vais pas refaire le tour des épisodes donc si une question peut se poser c'est peut-être pas cette remarque est peut-être peut-être christophe castaner pour la suite on verra les concerts par contre pardonnez moi moi je ferai juste une remarque c'est que sur la communication une communication politique au sens large du terme c'est vrai que les ministres y compris edouard philippe peut-être un peu moins mais l'ensemble des ministres qui sont déplacés l'ont quand même jeu ont quand même eu un discours extrêmement technocratique voilà des gens qui ont quand même toutes les raisons de s'inquiéter qui ont besoin qu'on s'occupe d'eux qu'on leur fasse la leur face par part d'une bienveillance et de secours réelle de la part de l'état non pas pour jouer la bienveillance l'empathie est une sorte de comportement et de postures voilà idéalisée mais parce que on demande un peu à l'ensemble de la société énormément d'efforts depuis des années et depuis emmanuel marc rond quand même ça bouscule ça secoue la réforme de sncf la réforme du droit du travail maintenant la réforme des retraites donc le minimum le minimum quand même et encore une fois ce n'est pas seulement de la com ça fait partie du sage de relations et de confiance entre la société et les noirs public c'est que les pouvoirs publics tiennent des discours des axes bien sûr mais aussi des discours de compassion on faire sur ce point oui trois éléments très rapide c'est un puits sans fond cette communication fasse un tel scandale dans la mesure où le gouvernement a publié certaines analyses déjà elles sont moches et les voir elles sont disponibles sur le site de la préfecture de seine maritime vous avez les substances qui ont été chercher vous avez les g alors après faut être un peu et c'est en tout cas le son public on peut pas dire qu'elles sont cachés mais il y a directement des gens pour s'étonner que certaines substances n'est pas été chercher ou que certaines substances mais pas été trouvé presque donc si vous voulez la la parole publique plus on fait transparence plus il ya une demande de transparence et c'est un peu sans fond après ce qui est vrai c'est qu'aussi la parole publique a été visé par des mensonges et ça c'est arrivé dans l'histoire de la république on se souvient des bulletins de santé des présidents qui disait tout va bien et après un cancer a donc le mensonge à exister et vous ne pouvez pas empêcher qu'ils ne deviennent défiance et puis dernière chose il ya quand même le rôle des réseaux sociaux qu'il faut évoquer vous avez vu tout un tas de rumeurs alarmistes de faux communiqué du chu de faux communiqué de la préfecture et finalement il ya une angoisse générale du fait que le savoir universel est accessible sur internet sur internet en deux clics vous pouvez tout trouvé et là vous avez un gouvernement qui ne vous dit on ne sait pas encore tout et c'est une position à laquelle on n'est plus habitué de ne pas se la raconte troisième thème de ce match on enchaîne veut qu il va nous manquer du temps les interpellations du gouvernement sur le budget 2001 ces trois là budget favorable au pouvoir d'achat disent certains mais au détriment de la réduction des finances publiques je voudrais qu'on écoute eric woerth ce matin sur public sénat avec une pointe d'ironie qu'il est revenu sur la baisse du nombre de fonctionnaires cette année l'ancien ministre du budget était l'invité de rien de mancini écouter le président est arrivé à l'elysée avec un objectif qui était de 120 mille fonctionnaires de moins et cinquante mille dans dans l'état cette année dans les tables le chiffre oui je vous sens sourire le chiffre est quand même prête à sourire 47 47 bientôt va publier le nom de ceux qui sont pas remplacés et quand vous regardez le document budgétaire c'est même pas possible de faire un graphique et les graphiques pour les autres années et puis là les 47 ils savent pas comment la scarpe à ce que je ne marche pas dans le graphique c'est trop petit voilà pour l'exécutif en fait ils assez pour réduire le déficit on va demander à jean marc gabouty ce qu'ils en pensent sénateur radical il est au micro d'alexandre pouces aaron salle des conférences au sénat jean-marc gabouty est ce que vous êtes aussi sévère que la droite du sénat qui estime que ce budget 2020 ne va pas redresser les finances de la france il ya ce but est de bonne foi un ballet redresser mais modestement parce que il y a eu l'âge hexion de 15 milliards de pouvoir d'achat par les mesures biais ou chez les chômeurs grand débat donc on peut pas en injectant 15 milliards suivre exactement la trajectoire initiale mais dans la durée s'il n'y avait pas eu ces événements et ces mesures exceptionnelles qui sont des mesures nouvelles ou des mesures qui ont été anticipées la trajectoire financière du budget de l'état telles qu'elles avaient été définies par le gouvernement en 2018 est respectée alors selon vous est ce qu'il ne fallait pas financer toutes ces mesures pour les gilet jaune par des baisses de dépenses publiques supplémentaires mais les baisses de dépenses publiques supplémentaires si elles ne peuvent pas être instantanée donc il faut les baisses de dépenses publiques sont liés à des problèmes de réorganisation des services de l'état donc moi j'appelle effectivement à ce qu'il y ait un effort ce qui nous fait d'ailleurs une réserve pour les années à venir de dire on a on est pas on n'est pas sur la corde raide c'est à dire qu'on peut encore trouver des marges de manoeuvre pour réduire le déficit justement en réorganisant les services de l'état est effectivement en diminuant le nombre de fonctionnaires ses pairs ont fait le gouvernement doit supprimer davantage de fonctionnaires pour se réorganiser à l'avenir oui là il a perdu un petit peu de temps mais bon c'est compliqué aussi j'veux dire qu'il faut réorganiser des services publics en les maintenant en proximité dans les territoires et en même temps avoir une administration un petit peu moins lourde et un peu moins coûteuse il faut aussi du courage politique ne pourra faire ce choix il faut toujours du courage politique façon dans tous les choix que vous faites aujourd'hui si vous n'avez pas de courage politique vous ne bougez pas très bien merci beaucoup jean marc gabouty pour votre éclairage merci beaucoup alexandre il manque de courage politique ce budget je n'ai jamais mis aux contrats y est très politique très tournée vers les îles et jaune il est il est très politique qu'est ce qu'il manque de courage jean serial le courageux politique passe pas seulement par un projet de loi de finances il parle il passe aussi par bien d'autres choses encore ils les réformes notamment structurelles qui elles sont en train d'être mené peut-être de façon plus progressive m'enfin bon il ya différentes façons de juger le courage politique si on ne le jusque par le chiffre effectivement eric woerth est très fort dans ce domaine et il est dans sa position aussi d'opposants principal président de commission des finances à l'assemblée nationale lui il en est j'allais dire encore mais il a raison il le faut au 3d un déficit dépenses dette et donc le déficit s'accroît un peu la dette un petit peu également et les dépenses également sauf que tout de même le nous restons à peu près à peu près 1 dans les critères de maastricht en tout cas les prévisions pour 2020 ne sont pas extrêmement creusée par rapport aux provisions d'avant da par rapport à 2019 mais ce que ce que ce que je voudrais dire très rapidement c'est que il ya autre chose qui est peut-être inquiétant dans ce budget encore une fois 2020 et qui inquiète d'ailleurs une partie de la majorité macro nien je parle surtout des députés c'est que l'effort effectivement effet on va pas rappeler les chiffres à la suite d gilet jaune d'élan j'aurais aimé savoir ce qu aurait fait eric woerth les républicains elle applique et 500000 les cinq cent mille suppressions de fonctionnaires proposée par françois fillon comment il aurait répondu à la colère des gilet jaune ça c'est une une parenthèse mais une vraie question c'est pas une remarque c'est une question non ce qui est important ce qui est peut-être problématique encore une fois qui inquiète la majorité c'est que healy eu un véritable effort vis-à-vis des classes moyennes on va qui est une classe valise mais bon on voit à peu près ce que c'est en revanche en revanche qui a énormément d'interrogations et d'inquiétudes sur les classes très modeste parce que pour 2020 est reprogrammé l'apl vous savez qu'il va être indexé à l'année à l'année il n'ya plus le décalage de deux ans et ce qui va faire sortir deux millions de bénéficiaires d'apl l'aide personnalisée au logement tient bon en général les catégories les plus modestes ça c'est un vrai problème il va avoir la désindexation des petites retraites au dessus de 2000 euros et puis bon à bonus malus pour les automobiles là ça touche des catégories modestes inférieur est très modeste et là le fameux macron 2 qui devait s'adresser quand même aux catégories sociales plus sociale moi je pose la question je suis pas la seule au sein de la majorité également oui il ya deux manières de voir ce budget la trajectoire maintenant est connue jusqu'à 2022 pour le déficit et le gouvernement prévoit 1,5 pour cent de déficit en 2022 c'est cinq fois plus que ce qui était prévu par le candidat macron qui lui parlait de 0,3 en serait quasiment à l'équilibré d'après lui or évidemment après les gilet jaune c'est plus possible donc c'est cinq fois plus important mais 1,5 pour cent ça reste étonnamment faible par rapport aux 20 dernières années sous nicolas sarkozy s'était plus de 5% avec la crise évidemment mais en tout cas c'est un chiffre qui aurait voulu beaucoup de présidents la république donc nous en tant que journaliste c'est compliqué de dire c'est un bon budget ou un mauvais budget en revanche on peut dire s'il est cohérent avec la parole publique qui a été bonne et c'est ces dernières années il n'est pas cohérent en terme de réduction du déficit par rapport à ce qu'a dit emmanuel macron en revanche sur le volet il faut récompenser les classes moyennes qui travaille pour le coup vous avez une baisse de l'impôt sur le revenu qui concerne les premières tranches donc ça ce sont les classes moyennes inférieures disons les classes populaires qui ne sont pas les plus à plaindre et puis vous avez les heures supplémentaires et la prime d'activités dont on parle assez rarement mais qui donne un vrai coup de pouce aux notamment aux jeunes qui sont au smic qui ont des bas revenus et qui sont aidées par cette prime après est ce que disait le sénateur est intéressant parce que il ya toujours des conseilleurs pour vous dire vous n'allez pas assez loin vous ne l'avez vous n'avez vous ne tapez pas assez fort sur la dépense publique ça rejoint les sujets qu'on a déjà vu est-ce que vous allez enlever de l'argent aux maires qui sont déjà en train de se plaindre pas forcément est ce que vous allez supprimer les exonérations patronales pour les personnes âgées qui emploient des salariés à domicile on a vu la polémique le gouvernement a essayé il a rétropédalé parce que au nom de la solidarité nationale avec les plus faibles on ne peut pas le faire et donc c'est compliqué de réduire le déficit de ce point de vue là pour l'instant le gouvernement de s'y prend pas si mal me semble-t-il je vous donne une dernière remarque c'est le problème aurait été aggravée si on était vraiment tombé sous les fourches caudines de l'union européenne qui elle a le projet de l'union européenne est véritablement structurant pour emmanuel macron or ce n'est pas le cas on reste dans les clous et en plus on mène on regarde de bruxelles les réformes structurelles qui permettent quand même à la france de rester le bon élève et de continuer à macron selon ses promesses on en pense qu'on veut sa politique un européenne d'intégration et de deux plus grandes puissances européennes et ce sera un mot de la fin de ce match merci infiniment à tous les deux d avoir participé allons plus loin continuer avec notre grand débat on va prendre le temps de s'arrêter sur le malaise qui expriment les policiers celui-ci d'insécurité heures sup non payées peut-être une remise en cause de leur régime de retraite bref ils sont à bout ils ont raison de manifester nous dit frédéric péchenard compense nos invités on a une demi heure pour se poser les bonnes questions d'abord retour sur le rassemblement tout à l'heure à paris avec louis ii du mesnil c'est un cortège funèbre qui prend place à la bastille avec 50 de suicides recensés depuis janvier la police montent au créneau et fait bloc autour de l'union syndicale fait rare qui n'est plus survenus depuis 18 ans au coeur des troupes tous dénoncent un moral mise à mal au cours des derniers mois agités par les mouvements sociaux c'est assez compliqué de pouvoir conjuguer vie de famille et travail et puis même les à côtés puisque quand on est dans la rue on est reconnu c'est toujours assez assez problématique à gérer on est obligé de cacher notre fonction notre profession à nos enfants à certaines personnes de notre entourage un ras-le-bol présent dans toutes les strates de la profession venus d'alsace mélanie la halle aux affiliés au service police secours est en première ligne face aux incivilités elles dénoncent un manque de moyens aujourd'hui c'est quoi mon quotidien c'est prendre mon service ne pas savoir quand j'aime attendre prendre des insultes sur la voie publique avoir parfois des conditions de travail ou des véhicules qui sont dans des états déplorables ainsi que les locaux de la colère alimenté ces dernières semaines par les annonces du gouvernement en premier lieu la réforme des retraites et la fin des régimes spéciaux les policiers bénéficient d'une bonification spéciale avec 5 annuités maximum offerte si le ministre de l'intérieur a promis de défendre ce statut les syndicats attendent une réponse ferme il est inconcevable que les gendarmes qui font partie du même même ministère que nous et leur régime de retraite sécurisé camp nou policiers on ne l'a pas encore est ce que vous pensez légitime qu'un policier à 65 ans 67 ans puisse encore courir le voyou tel qu'il est aujourd'hui sur la voie publique impossible on est censé être en plus une protection des rares fonction publique à avoir un risque létal le syndicat alliance à l'origine de la manifestation envisage un acte de 6 des réponses ne sont pas apportées depuis 2000 18 520 millions d'euros supplémentaires ont été octroyés aux personnels des forces de sécurité sur 135 ch veut dire plus l'écart est avec nous pour le grand débat d' allons plus loin il parle déjà philippe dominati bienvenue vous êtes sénateur a l'air de paris vice président de la commission des finances et vous avez été rapporteur spécial du budget de la sécurité au sénat christophe maé jaylene bienvenus vous êtes député des vosges divers-droite udi rapporteur de la commission d' enquête sur la situation et les moyens des forces de sécurité johan cavalli héros bienvenue à vous également vous êtes délégué national crs du syndicat alliance et sabrina bear l'embrouillé bienvenus vous êtes journaliste spécialiste police justice et membre de la presse judiciaire merci à tous les quatre d'avoir accepté notre invitation ils ont eu raison de manifester les policiers philippe dominati c'est pas nouveau malheureusement ces signes puis à plusieurs reprises je pense qu'ils ont raison parce que en réalité celle les mêmes difficultés budgétaires depuis longtemps en réalité il ya une continuité il faut bien voir que ça fait sept ans que le budget est dirigée à peu près par un la même tendance et ses tendances ses laquelle ces deux greniers sur le fonctionnement et l'investissement au détriment ou en tout cas pour augmenter les effets à l'or j'ai vu au détriment du personnel du budget il a encore dit tout à l'heure au sénat christophe castaner augmentation de 5,3 du budget en plan de recrutement de dix mille emplois 1398 policiers supplémentaires recrutés c'est ce que nous dit ministre de l'intérieur oui ce qu'il ne dit pas c'est que maintenant le titre 2 c'est-à-dire la charge du personnel c'est 90% du budget alors qu'il y a 10 ans étaient 80% il ne reste que 10 % pour les voitures pour la formation pour le matériel pour les locaux donc ce n'est pas tenable si vous augmentez de 40% la masse salariale et que vous la baisser d'environ je crois 7% sur la même période en ce qui concerne le fonctionnement les investissements un moment donné les conditions de travail sont déplorables le citoyen sur n'aperçoit et lé et les fonctionnaires de police qui doivent travailler n'ont plus les moyens de travailler frédéric péchenard ex directeur général de la police nationale dans une interview au point nous dit des élus de la république leur manque de respect leur travail est remis en cause en permanence notamment dans les médias je suis entré dans la police en 1980 la dernière manifestation qui réunissait lançant des syndicats tous grades confondus c'était en 2001 elle avait quelque chose d'historique cette manif johan cavayère aujourd'hui oui parce que depuis 2001 effectivement ça fait 18 ans où il n'y avait pas un appel unitaire des syndicats donc à l'appel d'alliance donc on a eu tous les syndicats du commissaire officiers du cea illustratif on connaît aujourd'hui on était plus de 25000 donc c'est comme le chiffre comme important donc oui à un ras-le-bol qui s'installe depuis des années parce que tout se fait en dix minutes effectivement les budgets de fonctionnement où on arrive dans des états où des véhicules ils ont trois cent cinq cent mille kilomètres des commissariats on a vu de la fois dernière à fontainebleau les murs les murs s'écroulent et c'est trop long pour prendre des décisions des collègues qui malheureusement ont fait du maintien de l'ordre ont dû aller chercher eux-mêmes chez décathlon des casques et des protège tibias pourra faire du maintien lord voilà donc en situation qui est immobilière qui est qui par endroits 4 à son fric donc ça et que ça il faut remédier mais les collègues ont beaucoup de courage d'être présent et de faire le travail mais c'est vrai qu'on doit donner une image au public en ti vient notamment à l'accueil s'est pas toujours le cas à ce coin des locaux qui sont enfin salubre rien qu'en vous un véhicule de police qui est qui abîme et qui est pas beau ou des contrôles techniques sont pas faits même les conditions d'accueil sont pas réunies parfois dans certains endroits c'est et notamment aussi lorsqu'on déplace les forces mobiles il faut aussi des hébergements à la hauteur tout sonne tout ce n'est pas ça va un peu mieux mais c'est trop long à se mettre en place entre les décisions et problème c'est que c'est des gens parfois prennent des décisions sont pas policiers dans ça et c'est compliqué il faut pas oublier l'opérationnel j'ai très important sabrina merlin mouillés ils ont fait quelque chose de fort aujourd'hui les policiers parce que c'est vrai qu'on a l'habitude des manifestations en a beaucoup dans paris mais les policiers c'est rare et c'est fort pour moi oui alors là quand vous me dites une fois de plus moi je ne suis pas d'accord du tout c'est inédit je suis allé avec eux aujourd'hui il y avait tout ce que vous disiez tous les grades étaient réunis avaient les commissariats les gardiens gap il y avait tout le monde ils étaient nombreux il était organisé déterminés ils se sont montrés visage découvert quand même enfin c'est pas fréquent et ça montre à quel point la situation là on en est à un point de quasiment non retour et je crois vraiment je pense que quand on parle du malaise des policiers souvent dans les médias ont dit oui bon vous exagérez ya les violences policières on parle aujourd'hui on en parlera peut être plus demain oui tandis que là il se passe quelque chose je pense qu'aujourd'hui d'un côté il ya les policiers d'un côté les les habitants quoi c'est fou il ya des endroits et des quartiers moi je n'ai pas très longtemps j'étais je vais rencontrer lors d'un reportage théo qui étaient victimes d'une violence policière ou pas on verra bon bref violences policières présumées on est résumé avec la matraque on s'en souvient ce avait fait beaucoup de bruit je vais le voir très affectés dans son appartement on sort de son appartement il à aulnay sous bois c'est en 2017 on sort de son appartement et la ville s'arrête les gens passent en voitures klaxonnent t on est avec toi à mort les flics partout pas trois personnes trente personnes qui viennent c'était la star de la ville là on voit qui est un problème comment voulez vous que des policiers puissent intervenir dans cette ville quand ils sont tous à tort ou à raison mais ils sont divisés étaient divisés way alors voilà c'est aussi pour ça qu'ils manifestent aujourd'hui non plus ne trouve plus la place qui est la leur dans cette société un vrai problème d'image christophe nice gênes et ça comme on le règle je pense que depuis un certain donné il ya aussi une perte d'autorité une perte d'autorité pour les policiers pour les gendarmes et on le voit même dans l'éducation nationale donc il faut vraiment qu'on elle aussi l'alémanique des gilets jaunes avec ses vidéos qui ont pu circuler sur les réseaux sociaux où on a pu éventuellement constaté des violences présumées des violences policières présumées ça aussi ça fait du mal à l'image de la police ils en ont marre ou non on a on a eu une manifestation d'une ampleur qu'on n'avait pas vu depuis de nombreuses années on a les escadrons de gendarmerie mobile et les compagnies républicaines de sécurité qui sont spécialisées dans le maintien de l'ordre mais où elle était plus assez où les tâches qui leur étaient affectés n'étaient pas les bonnes et donc on a dû demander à des personnes ou des fonctionnaires de police ou des gendarmes de personnes la pp de la préfecture de police d'intervenir dans le cadre du maintien de l'ordre alors qu'il n'était pas formé d'ailleurs on le voit bien pour les pour les flash ball ce sont majoritairement des fonctionnaires de police de la préfecture de police de paris qui ont fait des blessés et n'ont pas d'aidé des crs ou alors des gendarmes mobiles plusieurs raisons à cette colère de policiers vous l'avez compris conditions de travail difficiles manque de moyens criant vous l'avez dit des commissariats vétus des véhicules qui ont parfois plus de 400 mille kilomètres au compteur des heures sup non payées selon un rapport parlementaire le ministère devait fin 2017 22 millions d'eur à ses fonctionnaires est la goutte d'eau peut-être la police la possible pardon remise en question de leur régime de retraite ce qui leur permet aujourd'hui de partir à 52 ans après 27 ans de service vous allez pouvoir peut-être nous répondre parce que sur ce point l'exécutif n'est pas tout à fait clair le 17 septembre dernier christophe castaner assurait vouloir défendre jusqu'au bout la spécificité du statut des forces de l'homme mais ce matin sur france 2 le ministre de l'intérieur dit les choses un petit peu différemment écouter mais il y aura une modification de leur régime comme pour tous les français mais il y aura la prise en compte de la dangerosité du métier de policier et le 18 octobre j'ai organisé une rencontre avec jean paul deloy le haut commissaire en charge des retraites pour que nous puissions travailler ensemble pour reconnaître ce soir exemple cela pue ceux qui sont sur le terrain et ce qu'ils ne sont pas il faut faire la différence entre ceux qui sont dans un métier dangereux et l'ensemble des fonctionnaires du ministère de l'intérieur qui ne sont pas forcément confrontés aux mêmes réalités c'est normal qu'on fasse cette situation-là la dangerosité du métier elle est liée au fait de devoir porter une arme elle est liée au fait par exemple quand vous êtes policier de dire à votre enfant ne dit pas le métier que je fais johan cavalli source d'inquiétude oui déjà enfin juste revenir auparavant immobilisées par suicide aussi parce qu'on a plus de 50 collèges donc ça aussi c'est ta première des raisons de l'appel de fans marche blanche après oui effectivement le sujet de la retraite enfin il est important ou très important pour nous déjà on peut partir entre 52 et 57 ans bac une décote plus importante de préciser on parle des nuitées de bonifications mais enfin c'est pas un cadeau sur cotiser pour avoir cette donc voilà c'est quelque chose et on peut partir à 57 ans et demi sans décote donc voila nous on veut garder nous ces principes parce qu'on le voit actuellement blessé deux policiers difficile les violences sur lequel on fait face n'existait pas auparavant donc tout ça c'est fini a fait la distinction entre le policier de bureau il faut lisser terrain en fait oui il dit le policier g7 le ministre avait pas le même discours qui voulait pas faire la différence entre les deux et il peut pas dire la différence entre les deux parce qu'on voit sur des mes sensations que j'aie jeunes décoller dans les bureaux sortent aussi pour être sur le terrain il apporte aussi une expertise est fondé à nyon parce qu'il faut des gens qui est une expérience dans les bureaux donc on peut pas non plus un des fins et très mauvais signal parce qu'on voit aussi notamment ce qui est des gros service comme le g7 eh bien il ya des gens ont des gros qui sont venus parce qu'ils sont venus apporter de l'expérience ça se prépare tout ça donc il faut bien des gens dans le bureau qui ont une expérience pour papa et c'est ce genre dont le plan l'organisation est en tout cas pour nous doit pas y avoir de différence on doit pas surtout pas toucher à notre statut ce qui est hostile du risque létal ça s'est fait dans l'acte contexte actuel qui est vraiment lié au terrorisme tous les policiers sont visés enfin il ya quand même cet angle ans qui est terrifiant pour eux où ils tancent tous sont divisés avait compris son travail dans les bureaux c'est ce que voulait exactement ils ont tous dit blé et de faire ça est ce que ça ne serait pas divisé aussi les policiers entrent alors qu'aujourd'hui plus que jamais ils doivent être très soudée il ya aussi les policiers enfin les policiers à 24 ans nous le rappelle sans arrêt et lorsqu'un collègue par exemple une déviance dans sa vie privée il est sanctionné il passe en conseil de discipline pourquoi on fait des différences on va sanctionner parce qu'il est policier onfray différence pour régimes de retraite c'est n'importe quoi conduit philippe dominati sûr cela est-ce qu'il faut les faire des régimes de retraite différent selon que vous êtes policier du groupe écoutez je gérais d'une pareille à la réforme des retraites qui touche beaucoup de catégories professionnelles et c'est peut-être un autre sujet ce que ce que moi je constate quand même c'est que la france est le pays où nous avons le plus grand nombre de gendarmes et de policiers donc de fonctionnaires de l'état pour assurer la sécurité des citoyens par million d'habitants donc il n'ya pas particulièrement un problème de sous-effectif accord dans nos forces de l'ordre concernant la protection des citoyens et il y a quand même ce dialogue entre l'exécutif depuis des années parce que vous dites les alors c'est une manifestation unitaire de nombreux syndicats mais la place vendôme qui était occupé par les policiers sous le président hollande je dirais ce sont toujours les mêmes mesures que l'on ressasse depuis cette époque c'est-à-dire un plan d'exception d'équipement ont dit on va arrêter on va renouveler le parc automobile on va donner plus de moyens pour l'entraînement et c est ça n'a jamais lieu et ça n'a jamais lieu parce que effectivement on se focalise sur les conditions de travail des personnels mais c'est tout le temps au détriment du reste et donc cela je trouve qu'il devrait y avoir un équilibre un peu différent dans ses négociations avec l'exécutif parce que il y a quand même quelque chose de particulier au parlement c'est un budget régalien normalement l'opposition parlementaire sur ce budget voté régulièrement le budget comme le budget de la défense nationale depuis quelques années ce n'est plus le cas en tout cas au sénat parce que justement on considère que sur ce sujet là il y a quand même une continuité que malheureusement cette continuité elle est là tout à l'heure le ministre dans questions d'actualité dit c'est sous budgétisé et médine différence c'est que ça fait sept ans que lorsqu'il était député il voter ce budget donc 6 essous budgétisé c'est pas un phénomène qui vient d'aujourd'hui il est profond ce phénomène et il faut donner et améliorer les moins conditions de travail je trouve qu'effectivement le problème numéro 1 si les suicides vous l'avez dit c'est malheureusement plus que récurrent année après mais il ya des efforts qui ont été faits par le directeur général police nationale on cherche des solutions à chaque fois mais manifestement il n'y a pas de réponse en tout cas de réponse pour l'instant satisfaisant belle et célèbre christophe maé j'élève mes patins retraite quand on parlait des budgets c'est pour ça que la première proposition que j'ai fait dans le cadre du rapport s'est demandé à ce qu'on fasse une loi de programmation de sécurité intérieure un peu comme les militaires ont dans leur loi de programmation militaire qui permettra sur deux trois quatre ou cinq ans de pouvoir prévoir les investissements ce malaise des policiers qu'on ressent aujourd'hui c'est c'est dû à plusieurs raisons 20% de leurs locaux sont vétustes fontainebleau j'y suis allé il ya non seulement le mur qui tombe mais il ya aussi souvenez-vous le plafond l'eau qui dégouline pas de climatisation sous les combles bref c'est un lieu 20% des locaux de la police sont vétustes les 7% cette année le la durée moyenne d'un véhicule c'est cette année alors qu'il ya huit ans de ça c'était cinq ans donc ce qui veut bien dire qu'on ne renouvelle pas assez le parc le parc de véhicules les tâches indues 8% du travail des policiers c'est uniquement les procédures électorales donc abandonné ce n'est pas à eux de faire le travail quand vous engagez dans la police quand vous engagez dans la dans la gendarmerie c'est pas pour faire de l'administratif donc je voudrais entendre aussi ce pardon sur cette confusion autour du du régime de retraite et de cette réforme deux retraités ont raison de s'inquiéter ou pas je pense qu'ils ont raison de s'inquiéter pourquoi parce que pour l'instant c'est flou on ne sait pas ce qui va être dedans donc dès l'instant où on aura plus de précisions on pourra parler parce que sera touché leur régime de retraite christophe castaner le dire alors il me semble que ce sont les le parlement qui qui ne votent sharks tous soudés voilà aujourd'hui le delevoye il était dit qu'on ne touchaient pas leur retraite 1 c'est pour ça que le gouvernement va présenter son projet de loi et après ce sera au rôle de l'assemblée nationale et du sénat de l'amendé est de faire à ce que les régimes régalien ne soient pas touchés que soit la gendarmerie et leur statut militaire comme la police nationale c'est vrai alain bouillet je suis pas persuadé mois qu'en tout cas c'est un problème de moyens alors vous allez me dire mais quand cet après midi j'ai interrogé tous les policiers là qui étaient autour de moi qui étais dans cette manifestation les moyens il ya quand même plusieurs années que la sonnette d'alarmé a été tiré et il ya quand même des choses qui ont été faites je pense au commissariat de sevran qui était vraiment un état power calamiteux qui aujourd'hui est remis à neuf et vous a fallu attendre 15 ans mais c'est le cas en tout cas aujourd'hui donc je pense que cette prise de conscience par le gouvernement elle a été faite moi ce qui m'inquiète davantage c'est cette vague de suicides on est à plus de 50 suicides depuis janvier c'est incroyable ça veut dire que un policier se suicident tous les quatre jours enfin moi ça me paraît fou et pourtant c'est bien ça et il y avait énormément de collectif lié cette vague de suicides lors présents lors de la manifestation et là où je m'inquiète et on se pose tous des questions c'est comment est-ce que avec un peu plus de moyens qu auparavant il y a davantage encore de suicide mais beaucoup moins de moyens qu auparavant vous avez 40 % masse salariale en plus et 11% moyens en moins sur 10 jean donc on ne peut pas dire qu'il ya plus de moyens qu auparavant il ya eu un rapport sénatorial qui dit que pour rien que pour les locaux il faut envisager une somme d'investissement entre 900 millions et 1 milliard bon le ministre annonce 300 millions et les annonces et déjà l'an dernier il faudrait en réalité augmentée vous parler des voitures mon collègue marc des voitures à paris ses huit ans à berlin ces quatre ans le renouvellement d'une voiture on a demandé un rapport de la cour des comptes qui démontre que le parc automobile est vieillissant et pas depuis un an pas depuis deux ans ça fait cinq ans six ans que ça dure donc c'est quand même un problème il ya une paupérisation de concernant les moyens la police la formation je jugerai l'encadrement on a réduit la durée deux formations si les agents parce que on avait besoin d'effectifs donc il ya quand même une préparation psychologique dans dire qu'on a plus de moyens c'est faux une majorité jeunes et une majorité de policiers ne remet pas en cause la valorisation salariale c'est parce qu'ils demandent mais demande juste de meilleurs investissements et plus d'investissement pour pouvoir faire leur travail correctement et aussi une décentralisation des budgets vous prenez le commissariat de remirent mot aujourd'hui pour changer nos et c'était comme ça dans tous les commissariats pour changer une ampoule faut faire une demande au directeur départemental voire même où ce gars me pour acheter une ampoule à 2 euros donc le policier exactement avec sandra bullock un moment donné il faut plus faire confiance aux gens de terrain décentraliser les budgets parce que les budgets il y en a il y en a pas assez mais il y en a mais surtout le décentraliser et laissé dans les mains des personnes qui connaissent les réalités du terrain et qui seront comment l'utiliser oui tout à fait enfin ce sont les budgets sont jamais aussi notamment du ministère ou autre c'est les gens qui sont pas policiers pour le mil et là c'est à dire que ben on est totalement le côté de l'opérationnel donc effectivement on pourra acheter pour changer quelque chose dans un commissariat c'est compliqué parce qu'il faut que ça passe pas ce service qui envoie une procédure pour enfin géant européen et entend par rapport à ça et quand s'est pas fait faute de budget tout se dégrade on fait des chsct donc aider mes choses des choses à dire mais on n'a pas les moyens donc là cela pour des migrations c'est ok ça comme problème on n'a pas l'argent ça suffit à chaque fois et jamais d'argent donc un moment voilà il faut traiter aussi prendre mais effectivement il faudra un investissement conséquent alors évidemment face à cela l'exécutif se défend et il invoque lui des erreurs passées je ne peut pas rattraper des années de désengagement de l'état ne dit christophe castaner il l'a encore répété tout à l'heure devant les sénateurs lors des questions au gouvernement les coutumes et la police souffre en souffrent d'un abandon budgétaires je pense depuis de trop longues années souffre d'un désengagement massif du budget de l'état et notamment a souffert fortement d'une baisse de 13 mille cinq cents emplois ce qui nous amène à faire un tout petit rappel historique très court je vous le promets ya eu deux plombes modernisation la police de plomb majeurs l'un lancée par pierre joxe au milieu des années 80 puis vingt ans plus tard celui de nicolas sarkozy avec la mise en place d'objectifs chiffrés et elle est justement sur le banc des accusés cette politique dite chiffre de nicolas sarkozy avant de vous demander votre avis on va voir ce que répond le sénateur lr françois grosdidier il est au micro d'alexandre poussard en salle des conférences françois grosdidier ce malaise des policiers ce que ce n'est pas aussi le bilan de nicolas sarkozy qui pendant son quinquennat a supprimé à peu près de 9000 emplois sur dix c'est de la très courte vue h devrait vous renvoyer aux travaux du sénat parce que effectivement il a supprimé autant d'emplois qu'il en avait créé d'impact précédente sous jacques chirac que quand il était ministre d'intérieur je l'avais regretté mais effectivement c'est un peu moins de 10 milles sur 250 mille policiers gendarmes plus que la moyenne européenne aujourd'hui quel est le problème quel problème c'est d'abord que nos policiers et nos gendarmes perdre les deux tiers de leur temps aux tâches procédurale ils n'ont qu'un tiers du temps sur le terrain c'est que la réponse pénale est insuffisante c'est que parfois elles sont en quête de sens quand ils prennent des risques physiques de plus en plus important des risques juridiques accrue et qu'au bout du compte il n'y a pas eu de réponse donc le phénomène est beaucoup plus profond effectivement chaque gouvernement poubelles ils ont sa porte et nous avions eu tort de baisser ses effectifs mais c'est qu'une petite fraction du problème tel que nous l'avons identifié d'ailleurs sous sarkozy il y avait beaucoup moins de manifestations que sue holland ou son mac rond et c'est surtout les unités de maintien de l'ordre qui ont été baissés parce qu'elles paraissaient moins nécessaire c'était effectivement une analyse à trop court terme il faut aujourd'hui les redévelopper et ça fait des années maintenant presque dix ans après sarkozy que sous allende a commencé à courir le compteur des heures supplémentaires et l'actuel gouvernement fait comme s'il n'en était rien et le conteur comptent sur nous continuent à tourner nous sommes aujourd'hui à 23,24 peut-être 25 millions d'heures supplémentaires non payées que d'accord chacun sa part de responsabilité sur le gouvernement actuel en depuis ces deux dernières années et ce qu'il a apporté les réponses reçues l'an et c'est ça qu'on regrette effectivement il ya eu des responsabilités peut-être de la droite sur les effectifs vianney de la gauche sur l'absence de réponse pénale et sur le sous-investissement chronique et puis nous reprochons surtout à ce gouvernement non pas ce qui a été fait avant mais c'est de le mettre en alerte depuis deux ans de lui avoir rendu il ya plus d'un an un rapport avec 32 propositions parfaitement à portée de budget de l'état mais qui nécessite une véritable volonté politique qu'on ne voit pas de la part du président de république ou du goût du premier ministre c'est ce qu'on attend sur la réforme de la procédure pénale le rendez-vous a été manquée c'est je le disais deux tiers du temps de policiers qui sont consacrés à cela il ça représente des dizaines de milliers d'équivalent en point la réforme ne permettra pas d'économiser ce temps il y a également une réponse pénale forte à porter à rétablir les peines plancher ou à refaire des tribunaux correctionnels pour mineurs aujourd'hui seul à manquer nos policiers souffrent de cette absence de réponse pénale donc la balle est dans le camp du gouvernement depuis maintenant plus d'un an il faut vraiment qu'ils s'en saisissent pleinement très bien merci françois grosdidier pour votre réponse je voudrais vous faire réagir à cette expression du sénateur grosdidier c'est une petite fraction du problème cette baisse des effectifs sous nicolas sarkozy vous êtes d'accord sabrina bien mouillé alors moi je pense surtout que nicolas sarkozy a fait une grosse erreur en supprimant la police de proximité faisait partie des réductions d'effectifs je pense qu'il a fait une énorme erreur en faisant ça qui essaye de corriger aujourd'hui le gouvernement macron qui fait une deuxième erreur celle de de penser qu'on peut appliquer ce qui était bon il ya dix ans avec les mêmes gens aujourd'hui dans nos banlieues dans nos villes j'y crois pas donc oui il ya eu des manquements quelque chose a été je pense mal pensée sous sarkozy est aujourd'hui évidemment qu'on paye le prix fort de la parler de l'origine du problème pour vous je pense qu'en tout cas ce que quand on revient on disait les moyens excusez moi je pense pas que les moyens le manque de moyens causes des suicides comme ça une vague de suicides je ne crois pas donc je pense que le malaise est ailleurs mais réellement je pense que d'ailleurs voilà et quand je pense nicolas sarkozy police de proximité supprimée et que je vois qu'aujourd'hui la brigade de sécurité du quotidien la baie est ce qu qui met en place qui sert pas à grand chose qui a des moyens président intérêts limités qui n'est pas du tout à jour avec le malaise actuel qui résident dans certains certains coins de la france je comprends pas donc oui je pense que le malaise est bien plus profond est que sarkozy ce gouvernement sarkozy ya peut-être quelque chose en effet qui a été déclenché mais personne à rattraper le coche après et aujourd'hui on n'a pas assez pris conscience de la gravité du problème jeu aussant serment soyons clair il s'agit pas de crier haro ce soir sur sur nicolas sarkozy mais de s'interroger sur les origines de cette colère johan cabaye héros est ce que vous dans votre entourage les policiers vous dise bah oui mais tout a commencé là tout a commencé sous nicolas sarkozy baisse d'effectifs est ce que c'est de là que partira le problème survient enfin c'est enfin c'est un peu plus profond des problèmes scientifiques chinois notamment des forces mobiles ghana parce que on nous a baissé d'effectifs aujourd'hui les compagnies de crs notamment devaient travailler à quatre sections travail plus qu'à trois ans avant que ça cause des problèmes aussi de sécurité sur le terrain mais ensuite j'ai pas que ça ici un problème de management dans la police à nouveau les rangs pour une création d'une académie de police par exemple c'est à dire que moi les commissaires vont partir de la base on a des gens qui sont qui s'écrira qui ont des concours de commissaire boîte mais sans jamais été policier sa cause des problèmes et surtout un gros pot l'homme de ménage entre les moyens aussi en fait partie mais ce que vous décrivez montre une totale désorganisation c'est quand même assez ahurissant c'est le quotidien des collègues c'est à dire que si déjà chez vous on parle des sujets de 6 chez vous ça va pas à la maison vous allez au travail dès qu ils sont travail sont déplorables des véhicules vous êtes accusé de violence parce qu'il ya ça aussi maintenant vous film prend 30 secondes au moins de 30 secondes de passage on sait pas à l'avancé pas la vraie tout le monde se jette sa fonction de police parce qu'on menace aussi on va chez des gens chez des collègues se font tailler leur garage personnel des noms apparaissent dans les réserves voilà donc ça m'a mis bout-à-bout leurs enfants qui sont agressés faut le dire aussi dans les écoles parce que là les enfants de par exemple de pompiers malheureusement ou d'agents de dalles seront agressés nous font agresser parce que leur pensons flics ça faut le dire aussi tout s'accumule et et bien le collègue un moment baissé ce to stop et c'est vrai que quand nous avons travaillé puis vous on vous prend la tête pour quelque chose pour du chiffre par exemple ce que ça existe toujours et bien tout s'accumulaient et ben c'est pas vous mais l'opposition écologique il n'est pas obligatoire il est proposé mais les policiers ont peur que ça se retourne après contre eux qu'on leur dise ah oui bah on lui a fait le trajet dans le placard il y a aucun suivi obligatoire ce écologique sans problème en fait dans la baisse de ses effectifs il faut bien dire qu'on a un continuum de sécurité crs qu'a fait le président sarkozy on peut le regretter c'est la suppression des quinze escadrons de gendarmerie mobile on en aurait eu besoin de ses 1500 gendarmes en plus spécialisées dans le maintien de l'ordre pour contenir les deux pour contenir les gilet jaune donc c'est pour ça qu'il faut on va pas les reconstruire par contre il faut augmenter là aujourd'hui en moyenne 610 sondhi gendarmes par escadron de gendarmerie mobile faudrait passer à 130 de telle manière à ce qu'ils puissent se déployer en formation alpha ou en formation bravo mais renforcée ça c'est le premier point après quand on parle des suicides c'est un tout et là on est à 50 de suicide il y en a certainement avec des problématiques qui sont des problématiques personnelles mais toujours mais encore vous arrivez sur votre lieu de travail que vous avez déjà des problématiques personnelles qu'on vous fait du fer du travail pour lequel vous n'êtes pas engagé vous n'êtes pas là pour faire de l'administratif on vous demande d'en faire quand vous êtes dans des conditions où il pleut dans votre bureau ou les conditions sont complètement masson tout simplement terrible qu'en plus de ça vous avez du matériel qui est obsolète et qui est pas normal et ben oui à un moment donné il ya traqué on craque philippe dominati quand l'exécutif invoque les erreurs du passé notamment le mandat nicolas sarkozy on voit que c'est un peu une série françois grenier est ce que ça vous eu le cerf ou aussi d'entendre des accusés je suis fatigué d'entendre l'arrière de la justification des déficiences aujourd'hui des mandats qu'ils aient eu lieu il ya une dizaine d'années voilà nicolas sarkozy avait fait une politique de réduction des effectifs comme dans tout l'appareil de l'état parce qu'on sortait d'une crise financière et ils n'avaient pas à l'époque ce qu'a subi le président hollande c'est à dire la crise du terrorisme et la crise migratoire alors il est évident que les sujets n'étaient pas les mêmes et à partir du moment où il ya eu c'est double crise il fallait renforcer les effectifs peut-être même que si le président sarkozy avait fait un second mandat il aurait naturellement renforcer les effectifs il fallait adapter les effectifs aux urgences du pays donc ça c'est très facile pour un gouvernement de dire pendant des années parce que la honte tandis qu'il fait aujourd'hui un si longtemps encore depuis deux ans moi j'observe simplement que avant d'être président de la république nicolas sarkozy a été ministre de l'intérieur d'ailleurs comme manuel valls ce sont deux personnalités qui étant passé par le ministère de l'intérieur avait essayé de faire un certain nombre de réformes de structure dans le renseignement intérieur dans une meilleure organisation c'est la recherche de l'efficacité qui avait animé ces deux hommes politiques après il ya eu la crise du terrorisme et depuis ne sait plus rien passer c'est à dire que moi j'ai connu en tant que rapporteur si ministre de l'intérieur et depuis c'est l'immobilisme en dehors du rythme de travail je dirais des plans soi-disant d'exception mais de visa niveau qui n'arrive jamais avec une confusion sur les chiffres je me souviens d'un ministre qui est d'ailleurs devenu premier ministre de l'intérieur qui annonce et 280 millions en urgence de déblocage avec tous les syndicats derrière lui et on avait en même temps le budget est sur le bureau du sénat et il y en avait que 180 ils disent non mais ils sont programmés ils sont déjà dans le budget etc bon ben ça fait quand même des années que séduire alors je pense qu'effectivement la crise est profonde mais les sujets n'étaient pas les mêmes et ce qu'il faut j'ai regardé devant on parle pas dans le passé on ne peut pas en permanence à voir chaque les mines et les autres gouvernements jeunes cavalières ou pour conclure il nous reste moins d'une minute est ce que vous demandez ce soir un nouveau plan de modernisation de la police c'est par là que ça doit passer ça doit passer par là et puis surtout c'est la place et pas nous écouter par rapport à aujourd'hui le malaise de la police parce qu'aujourd'hui c'est la première action voilà on va pas s'arrêter là ce n'est pas ce n'est pas écouté sa fausse aussi il faut bien le comprendre parce qu'on va continuer parce qu'il ya le mal être qui est là ils font là on en a marre que des collectes suscite aussi par rapport à ça tu nous faut des moyens c'est toute une chaîne un management de consommer yorn réponses pénales plus ferme voilà mais en tout cas nous aurions sera présent pour défendre les collègues et qu'est ce qui va se passer après vous parler d'autres ex se peut des actions comme on l'a peu fait pas faute d appeler aux collègues à agir se rappelle 17 une puce sortie du commissariat ça peut être de voir des formes d'action différentes actions coup de poing voilà tout à fait et l'avertissement est lancé merci merci à tous les quatre d'avoir participé à ce grand débat demain je vous retrouve à 16h30 jusqu'à 18h30 et puis n'oubliez pas bonjour chez vous avec orianne mancini 17h30 demain matin l'invité politique sera emmanuelle wargon secrétaire d'état auprès de la ministre de la transition écologique et solidaire très bonne soirée sur public sénat [Musique]

Police : les raisons de la colère - Allons plus loin (02/10/2019) — Christophe Naegelen · Pourquijevote