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Audition parlementaireSénat (sur YouTube)· 6 juin 2025 71 minContradictoireFond programmatiqueNumériqueÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsEurope & international

Commande publique : audition de Nicolas Guérin (Orange)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 68 %Attaque 18 %Défensif 14 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 87 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Certains pays offrent-ils un cadre juridique de la commande publique plus adapté à l'innovation numérique que la France ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Quel regard portez-vous sur l'hébergement des données publiques en nuage et les risques des législations extraterritoriales ?

  • 10:00RelanceRéponse directe

    Comment parvenez-vous à écarter l'application des législations extraterritoriales malgré l'utilisation de Microsoft ?

  • 13:00OuverteRéponse directe

    Comment réagiriez-vous si l'accès aux technologies de Microsoft était coupé à la demande du gouvernement américain ?

  • 16:00OuverteRéponse directe

    Comment associez-vous les start-ups à vos projets et menez-vous une politique de soutien à leur égard ?

  • 25:00RelanceRéponse directe

    Comment vos choix technologiques prennent-ils en compte les enjeux d'indépendance stratégique face aux plateformes étrangères ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 7:00Nicolas GuérinChiffre
    « 75 % des dépenses de cloud en France sont capturées par des fournisseurs américains. »
  • 11:00Nicolas GuérinChiffre
    « L'Institut Montagne a fait récemment une étude qui tend à laisser penser que 70 % des données nécessaires à l'économie française passe par les États-Unis. »
  • 19:00Nicolas GuérinFait
    « Nous avons mis en place un système qui permet d'avoir une immunité à l'égard des législations extraterritoriales. »
  • 4:00Nicolas GuérinFait
    « Si on fait un parallèle avec une forme d'addiction que nous pouvons cultiver en Europe à l'égard de ces technologies américaines. »
  • 6:00Nicolas GuérinChiffre
    « On a 67000 salariés en France. »
  • 6:00Nicolas GuérinFait
    « On soutient des solutions hier génératives comme Mistral ou Lighton. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

pour toi. C'est bon. Chers collègues, notre 4e audition de la journée nous permet de revenir sur le lien entre innovation et commande publique et sur le rôle de la commande publique comme levier au service de la souveraineté numérique.

Nos auditions récentes nous ont montré que l'écosystème français en matière d'innovation numérique était performant avec des start-ups nombreuses et reconnues internationalement ainsi que des entreprises de taille intermédiaire particulièrement actives dans les services aux entreprises. À côté de ces structures qui rencontrent des difficultés pour accéder à la commande publique, la France dispose également d'opérateurs de taille internationale qui interviennent sur de nombreux marchés et déploient leurs services sur plusieurs continents. C'est le cas du groupe Orange qui a réalisé en 2024 un chiffre d'affaires de 40 milliards d'euros et emploie 127000 salariés pour 291 millions de clients.

Groupe qui est l'héritier de France Télécom. L'État en est encore actionnaire à hauteur de 13,4 % et BPI France à hauteur de 9,6 %. À ce titre, il a un rôle moteur dans la filière du numérique français à jouer afin de garantir autant que possible son indépendance ou à tout le moins réduire sa dépendance à l'égard des solutions soumises à des législations extraterritoriales.

Nous recevons donc monsieur Nicolas Guérin, secrétaire général d'Orange, pour échanger avec nous à ce sujet. Je vous informe que cette audition sera diffusée en direct sur le site du Sénat et fera l'objet d'un compte-rendu publié. Je vous rappelle également qu'un faux témoignage devant notre commission d'enquête sera passible des peines prévues aux articles 434-13, 434-14 et 434-15 du code pénal, soit 75000 € d'amende et jusqu'à 5 ans d'emprisonnement voire 7 ans en fonction des circonstances.

Je vous invite donc à prêter serment de dire toute la vérité, rien que la vérité. Veuillez s'il vous plaît, ainsi que les personnes qui vous accompagnent si d'aventure elles étaient amenées à prendre la parole. Donc veuillez s'il vous plaît appuyer sur le bouton de votre micro, lever la main droite et dire je le jure.

Je le jure madame. Je pense que je le jure. Je le jure.

Je vous remercie. L'expérience d'un grand groupe comme Orange peut-être intéressante pour notre commission d'enquête dans la mesure où vous pouvez nous apporter un regard comparatif sur les pratiques en matière de commande publique dans les pays où vous intervenez. Certains de ces pays vous semblent-ils offrir un cadre juridique de la commande publique plus adapté à l'innovation notamment numérique que celui qui prévaut en France ?

Première question. Notre commission d'enquête s'est beaucoup penchée sur la question de l'hébergement des données publiques en nuage et les risques posés par les législations extraterritoriales auxquelles sont soumis certains fournisseurs extras européens extraeuropéens pardon. Ces hyperscaleurs américains qui dominent le marché.

Quel regard portez-vous sur la question ? Avec la doctrine Cloud Centre mise en avant par l'État et la loi Sen du 21 mai 2024, le développement d'une offre de cloud de confiance devient urgent. Orange y participe avec Bleu en partenariat avec CAPG Gémini pour offrir un cloud sécurisé et immunisé contre les législations extraterritorial.

Pourriez-vous nous en dire plus sur le calendrier de déploiement de cette offre et notamment ses perspectives de qualification Secnum Cloud ? Nous avons eu l'occasion d'en échanger avec les représentants actuels ou passés de LANC. Comment parvenez-vous, malgré l'utilisation de la technologie de Microsoft à écarter l'application de ces législations extraterritoriales ?

Ce partenariat met par ailleurs en lumière la dépendance que nous subissons ou parfois entretenons à l'égard de quelques fournisseurs américains. Dans le contexte géopolitique particulièrement imprévisible que nous connaissons depuis quelques mois avec des relations internationales de plus en plus transactionnelles. Comment réagiriez-vous si du jour au lendemain l'accès aux technologies de Microsoft était coupé à la demande du gouvernement américain ?

Comment pourriez-vous poursuivre l'exploitation de bleu dans ces conditions ? De manière plus générale, en tant que chef de fil de la filière numérique française, comment associez-vous les start-ups à vos projets ? Menez-vous une politique de soutien à leur égard ?

Je vous laisse la parole pour un proposiminaire d'une quinzaine de minutes maximum. Ensuite, monsieur le rapporteur et les membres de notre commission d'enquête vous interrogeront. Je vous rappelle enfin que si vous estimez que des éléments qui vous sont demandés sont couverts par le secret des affaires, vous pouvez refuser de les fournir dans le cadre de la présente audition publique.

Vous devrez toutefois nous les communiquer dans les jours qui suivront par écrit. Je vous remercie et je vous laisse la parole. Merci monsieur le président.

Euh monsieur le président, monsieur le rapporteur, mesdames et messieurs les commissaires, mesdames et messieurs, d'abord, je vous remercie de me recevoir aujourd'hui. Effectivement, la commande publique et foncière singulièrement le numérique est un élément clé du fonctionnement de notre économie et donc nous nous sommes ravis de de pouvoir nous exprimer sur le sujet. Vous avez rappelé effectivement les grands chiffres d'Orange, on aurait pu rajouter qu'on est un des leaders de la cybersécurité avec 8700 entreprises qui qui effectivement travaille avec nous, nous font confiance avec 3000 experts.

On aurait pu rappeler aussi que on est on propose en Afrique un des services financiers à plus de 90 millions de de compte en range. Donc oui, nous sommes une entreprise internationale. Je vous le montre au travers de ces quelques exemples et des chiffres que vous avez rappelés, mais on est aussi une entreprise qui est profondément encrée en France, profondément attachée à notre à à à notre à notre pays et avec une un cœur de métier qui est vraiment de déployer le meilleur des infrastructures possibles au service de nos concitoyens.

On ainsi 71 millions de foyers raccord accordables à effet fibre optique dans le monde. Donc 48,9 en Europe fait par nous en Europe et 23 millions en France 4,1 million en zone mais pardon. On a 70000 tours mobiles, on a des antennes satellites, 45000 km de FIB terrestre, plus d'un million de kmè d'artère du génie civil. avec Orange Wolsell International, on a 450000 m de câbles sous-marin.

C'est un sujet qui devrait vous intéresser et câble que nous entretenons, que nous possédons et que nous entretenons avec une flotte de navire de sep navires cabliers. On a aussi tout un pôle recherche qu'on oublie souvent qui est de 700 chercheurs. 250 niveaux brevets par an déposés avec un portefeuille de 11000 brevets, 115 doctorants et postdoctorants, 60 projets collaboratifs en France et en Europe auxquels on participe.

Euh on a toute une série de récompenses aussi en matière de recherche d'innovation. Donc c'est quelques chiffres pour vous montrer que notre entreprise est effectivement très attachée à ce pays et à ce secteur numérique. Si vous permettez, monsieur le président, je voudrais revenir maintenant sur la notion de souveraineté numérique, vous dire ce qu'on y voit derrière et le constat qu'on fait aujourd'hui, je pense que c'est de nature à éclairer votre commission.

Comme vous le savez dans le domaine du numérique, la dépendance aux solutions américaines est préoccupante. Et si je devais, j'y reviendrai mais donner un exemple d'un pays qui aide le secteur numérique de manière intense, c'est bien les États-Unis. Quelques chiffres pour illustrer mon propos. 75 % des dépenses de cloud en France sont capturées par des fournisseurs américains. 75 %.

C'est évidemment WS, Amazon, Microsoft Azur, Google Cloud. C'est 250 milliards d'euros qui sont transférés de l'Europe vers les acteurs américains de la tech chaque année avec un taux de croissance de 10 %. Chaque année, on ajoute 10 % à ces 250 milliards.

Et selon une étude d'Altermind de 2025, une majorité des acteurs qui utilisent ces prestations et des acteurs du numérique considère que en 2025, le risque est bien plus élevé encore de voir la nouvelle administration Truple se servir de cette dépendance pour agir en matière économique. C'est une évidence, mais je souhaitais le le le rappeler. Nous, vous savez aussi toutes ces lois extratoriales américaines comme le cloud, le FISA, le forign intelligence surveillance Act, le Patriot Act qui permettent aux autorités américaines d'accéder aux données stockées sur des serveurs de société américaine même si elles sont situées hors des États-Unis.

Donc il y a un risque majeur effectivement pour notre économie et nos entreprises de voir la main mise de l'administration américaine sur sur ces données indispensables à l'économie. L'Institut Montagne a fait récemment une étude qui tend à laisser penser que 70 % des données nécessaires à l'économie française passe par les États-Unis et donc pourrait être capté par les États-Unis. Donc une dépendance aux technologies américaine qui est pas nouvelle, une situation géopolitique elle qui est un petit peu nouvelle qui provoque ça une vertu une prise de conscience des enjeux derrière cette question de souveraineté et de dépendance à l'égard des États-Unis.

Euh la question est toutefois pas réellement pas totalement triviale. Euh c'est-à-dire que le je pense que l'erreur ce serait de de vouloir se se couper radicalement et d'un seul coup euh des solutions américaines. En fait, on a une telle situation de dépendance, il y a des domaines qui sont tellement hégémoniques côté américain qu'il est utopique de penser qu'on va rattraper un retard et qu'il est utile et qu'il est utile d'investir dans ces domaines dans ces domaines. comprendre nous, c'est l'indispensable nécessité de maîtriser de bout en bout la chaîne, pas de la produire mais de maîtriser de bout en bout la chaîne, ce qui peut vouloir dire inclure des éléments extréens dans la chaîne, mais en tout cas d'en avoir toujours la liberté de le faire ou de ne pas le faire et la conscience de le faire ou de ne de ne pas le faire.

L'exemple effectivement euh que j'y reviendrai tout à l'heure de de cette maîtrise qu'on peut proposer, c'est bien bleu de manière donc ça c'est des su bleu j'y reviendrai. C'est une solution de moyen de court moyen moyen terme à long terme il nous semble que indispensable que l'Europe se dote comme l'a fait les États-Unis d'un alors ils ont appelé ça le buy American Act ou le baba American by américaine. Nous on appelle ça le bébé.

C'est build européenne, bail européenne, petit clin d'œil, mais on y croit réellement. Je pense que c'est quelque chose qu'il faut effectivement qu'il faut effectivement mettre en avant. Cette souveraineté, elle ne veut pas se concevoir à la seule échelle de la France.

Il faut de manière indispensable qu'elle soit perçue que ce bébé soit mis au niveau européen et qu'il servve les intérêts de champion européen. C'est utopique de penser que la France elle seule ou l'Allemagne elle seule va pouvoir concurrencer ces ces géants. Quelques ordres de grandeur pour vous montrer à quel point on est convaincu de cette cette affirmation.

Selon l'Institut Canalis, les dépenses en capital d'Amazon Web Services, donc AWS, la filiale d'Amazon dédiée au Clad le leader du marché avec 33 % de part de marché mondial devrait dépasser les 100 milliards de dollars pour cette année. 100 milliards de dollars investis par Amazon. En parallèle, le Challenger Microsoft qui a 20 % de part de marché prévoit d'investir 80 milliards de dollars.

Et Google Cloud, le le petit dernier pour attraper son retard, il a que 11 % de part de marché mondial. il a l'ambition de consacrer 75 milliards de dollars au développement de ces infrastructures. Donc vous voyez ces trois acteurs tous américains vont investir plus de 250 milliards de dollars dans le cloud et l'intelligence artificielle en 2025.

Donc je crois que il est très très important euh de rappeler d'emblé en introduction les éléments clés sur la question de la souveraineté numérique et ce qui est indispensable de prendre en compte dans tous les raisonnements qu'on tient. D'abord, il faut admettre qu'on a une dépendance technologique qui est préoccupante vis-à-vis d'acteurs non européens. Ensuite, je crois que la capacité qu'on a à proposer des offres numériques souveraines doit être effectivement privilégiées, même si certaines briques technologiques qui les composent ne sont pas européennes.

Et puis j'en viens au propos et à l'intérêt de cette commission majeur pour nous. C'est le rôle clé de la commande publique pour soutenir tout ça. Sans commande publique, on n'arrivera pas à maîtriser ses briques.

Je peux vous donner un chiffre un peu générique, je de dire que sur le chifre d'affaires de d'un groupe comme Orange, la commande publique, allez, c'est 5 à 6 % du chiffre d'affaires global. C'est très peu quand vous regardez ce que peut représenter on y reviendra la commande cubique à l'égard du satellite par exemple de Starlink, c'est très peu. Donc on a ce besoin effectivement de de de de de la commande Cubie en complément d'autres dispositions sur lesquelles on reviendra.

La France a des avantages. Elle est dotée d'une certaine autonomie stratégique notamment en matière d'infrastructure numérique. Ça, je le redit.

Nous avons les infrastructures numériques qui nous permettent de contrôler notre avenir. On est propriétaire nous range des câbles sous-marins, je l'ai dit tout à l'heure, on a la capacité de les entretenir nous-même sans faire rappel à des tiers. Euh le deuxième acteur en matière de de maintenance et de pose de câble, c'est ASN.

C'est aussi une entreprise française. Donc on maîtrise les câbles, on est propriétaire de nos réseaux fixes, on est propriétaire de nos réseaux mobiles. Nous on a une filière qui s'appelle Totem mais qui est intragroupe.

Donc on maîtrise ces infrastructures. On a trois grands data centers et 18 petits data centers en France. Trois grands deux à Valuil à Chartre.

Donc on a les capacités de stockage de données. Donc l'infrastructure elle est là. C'est la première brique, il la fallait.

Il y a eu une grande action de de des pouvoirs publics he pour faciliter cette mise en place des infrastructures. Le n de mobile, vous connaissez le plan très haut débit. on est en train de le finir parfois avec difficulté mais on est en train de le finir et donc les infrastructures sont là ils peuvent répondre.

Maintenant une fois qu'on a les infrastructures, la question c'est comment on les exploite et ce qu'on en fait. Et là je voudrais prendre l'exemple de de de la donnée. En fait pour nous il y a une action majeure à avoir en matière de donnée, d'exploitation de la donnée.

Et je peux vous donner je peux vous dire qu'Orange est très très impliqué dans ce domaine là. On essaie d'avancer sur ces sujets-là. Et là, je vais revenir sur trois exemples.

Le premier c'est bleu. C'est celui que vous avez cité le lien. Donc bleu, c'est une co-entreprise entre deux actionnaires français Orange et Cap Gémini.

Donc deux grandes entreprises numériques françaises qui ont toutes les deux un rayonnement international. Et ce que fait la société bleue, c'est fournir un cloud de confiance pour répondre aux besoins de souveraineté de l'État français, des administrations publiques, des hôpitaux, des collectivité locales, des entreprises dotées d'infrastructures critiques et qui sont soumis ces entreprises à des exigences particulières en terme de confidentialité, de sécurité ou de résilience. Donc nous avons passé un partenariat, j'insiste sur ce mot, un partenariat avec Microsoft qui permet à Bleu de proposer à ses clients de continuer à utiliser des suites de collaboration et de productivité.

Microsoft 365 ainsi que l'ensemble des services de la plateforme Cloud Microsoft Azure, mais de les utiliser dans un environnement indépendant et sécurisé. Sécurisé, j'insiste et pour ça la conception de bleu s'est appuyée sur les principes des principes fondamentaux extrêmement importants. D'abord une indépendance économique bleu et propriété d'Orange et de Capgimini.

Microsoft n'est pas au capital de bleu. Nous avons mis en place un système qui permet d'avoir une immunité à l'égard des législations extraterritoriales. Nous avons un contrôle exclusif des applications cloud, de la partie cloud à partir d'une infrastructure qui est isolée, qui est installée dans des centres de données situés en France qui est strictement séparé des centres de données internationaux de Microsoft.

Nous avons une autonomie opérationnelle. Bleu est exploité en France par son propre personnel. Microsoft n'a pas accès à cette exploitation.

Les services fournis par bleus sont d'ailleurs en en cours de certification. Je crois que vous avez reçu le le le patron de Lancy qui vous l'a confirmé. Et donc nous sommes en cours de certification et ce premier exemple montre que on est capable d'intégrer la technologie Microsoft Azur.

On est capable d'intégrer les suites qui sont dans tous les ordinateurs de nos concitoyens sans leur demander de renouveler leur investissement et on est capable de les intégrer en proposant une sécurisation. Donc je vous répond très directement. Oui, s'il devait se passer ce qui est arrivé très récemment dans une actualité qu'on a pu lire dans la presse où le président d'un tribunal célèbre s'est vu couper ses accès sur ordre de l'administration américaine, Bleu peut permettre de répondre à cette solution là.

Peut-être que nous n'urons plus accès à des mises à jour de logiciel Microsoft, mais par contre l'accès, les services continueront. Et d'ailleurs, je crois que que Microsoft a fait des déclarations en disant qu'elle qu'elle envisageait effectivement d'avoir des partenariats de ce type-là qui permettrait de continuer de continuer les les services. Donc bleu est une réponse effectivement très très concrète qui avance.

On a passé les les premières étapes de la labellisation cette nuclà. Bon, on va avancer très très vite effectivement pour avoir une offre opérationnelle. C'est long, il y a un travail de de fond qui est fait parce qu'il faut vérifier effectivement que tout ce que je vous dis parfaitement exact, sécurisé technologiquement mais ça avance et ce sera une solution très satisfaisante.

Le deuxième exemple que je voulais vous donner de l'action d'orange effectivement en faveur justement de je vais essayer d'aller un peu plus vite pardon je suis trop le deuxième exemple que je voulais vous donner c'était l'IA live intelligence. Euh donc on accompagne là encore nos nos clients entreprises au travers de de notre filiale Orange Business avec des gammes de solutions clé en main d'accès à lia générative. C'est ce qu'on appelle effectivement live intelligence et on a une partie de cette solution qui s'appelle live intelligence trust.

Et là encore c'est une solution souveraine hébergée sur nos propres cloud opérer en France s'appuyant sur des LLM français Mistral Lighton. Et cette offre, elle permet aux entreprises qu'ils souhaitent d'intégrer l'IA avec une maîtrise des données et d'ailleurs, on l'utilise nous-même en interne à l'égard de le salarié, c'est vous dire la confiance qu'on a dans cette solution qui permet effectivement d'avoir une solution d'Agénérative qui empêche les fuites de données les fuites de données ou le passage des données dont je parlais vers d'autres pays. Le troisème exemple que je voulais vous donner, c'est Exadon.

C'est une co-entreprise fruit de l'association d'Orange avec la banque des territoires. Alors elle, elle a une activité très différente. Elle propose aux collectivités locales une solution de gestion des données territoriales.

Vous savez que les les collectivités ont énormément de données. Exploitation de l'éclairage, enlèvement des déchets, accueil des personnes dans les mairies. Et donc ce qu'on leur propose bah c'est de héberger sur le cloud d'orange ses données, de pouvoir y accéder via cette plateforme souveraine hautement sécurisée. et ça leur permet en un seul endroit en un seul endroit d'accéder à toutes les données et de les réexploiter derrière au service de leur concitoyens.

Alors, ce sont trois exemple qui montrent que on est capable effectivement par cette capacité d'intégration en tant que grande entreprise mais avec des partenaires CAPG mini, la banque des territoires, on est capable effectivement de travailler, d'intégrer des solutions américaines mais de reprendre la main sur la chaîne de valeur et sur les chaînes de de la chaîne de valeur numérique en tout cas. Alors, on essaie d'intégrer aussi, je réponds directement à une de vos questions, on essaie aussi d'intégrer dans ce cadre-là des partenaires de moins grande taille. Là, je vous ai parlé de BPI, de la de de Capgim sont des très grosses structures, mais on essaye au travers aussi avec des partenariats.

On a passé des partenariats avec Mistral par exemple qui maintenant est très connu mais au début il était moins. Lighton qui est aussi une entreprise une pépite française, on a passé des partires très tôt avec eux pour les pour les mettre en œuvre. Et puis on le on on alors je vais le faire sous forme de boutade mais on on aide aussi un certain nombre de plus petits partenaires en achetant nous-même, en achetant leur prestation.

On aide les start-ups en l'achetant les prestations, en essayant de les associer à nos à nos à nos activités et on est notamment partie prenante de l'initiative de l'État qui est je choisis la Frenchtech. Donc nos processus d'achat sont simplifiés pour les start-ups. Labelliser Frenchtech avec un référencement plus facile pour elle que ce qu'on fait pour d'autres entreprises.

Un référencement qui est accéléré, des délais de paiement qui sont spécifiques systématiquement à 30 jours rapide et plus efficace pour eux, plus simple à mettre en œuvre. Donc vous voyez vraiment un engagement de de d'orange sur ces questions effectivement de souveraineté et de maîtrise de la chaîne de valeur numérique. [Musique] Euh pour reparler un petit peu peut-être de du rôle de l'État dans dans tout ça, je vais me permettre de de prendre un exemple négatif et un exemple positif de ce que a pu faire bien en tout cas dans la relation avec Orange et d'autres opérateurs l'État et de ce qui a été moins bien fait.

Pour commencer par ce qui était moins bien fait, je peux peut-être parler commencer de parler de Cloud Wat. Donc on a une initiative dès 2013 qui consistait à vouloir créer une filière française de cloud de cloud souverain. Donc on a discuté avec l'État puisque l'État était tout à fait un soutien de tout ça.

Il nous a demandé effectivement de structurer une offre de CL. On l'a fait avec joie et cette offre de cladre reposait sur l'idée qu'il allait avoir une commande publique qui permettrait d'atteindre rapidement les faits suffisants euh pour bah lancer l'offre et la péréniser. Euh ben autant vous dire que donc ils nous l'ont demandé à nous avec l'Aud, ils l'ont demandé SFR aussi avec Numergie.

Je crois qu'au final en tout et pour tout sur 4 ans, on a touché 1 million d'euros. Donc l'activité a été arrêtée. Elle a été arrêtée en février 2020.

On a vraiment essayé de tout faire pour euh euh pour remonter la pente et essayer d'avoir une activité, mais ça a échoué. Donc vous voyez, dès 2013, on a cette idée brillante à un moment où encore on pouvait avoir des offres de cloud, on pouvait euh mettre en avant des œuvres de cloud en espérant prendre des parts de marché en tout cas sur le territoire France importante, échec de cette de de de cette solution. Donc euh je je je crois que un un des motifs qui fait que que ça a échoué, c'est que je je pense pas que que l'État n'est pas essayé, c'est que la la commande publique est tellement éclatée, tellement entre les mains d'acteur et cetera qu'on narrive pas à voir cet effet de synergie de voilà. et et et donc on s'est retrouvé dans une situation où en fait à l'époque les collectivités n'avaient peut-être les acheteurs n'avaient peut-être pas perçu l'importance de ce cloud et donc on avait pas d'être public par par ailleurs et donc on s'est retrouvé bah avec zéro marché en face et des difficultés.

Donc je crois que là, il faut vraiment faire très très attention quand on veut faire de l'innovation notamment dans le numérique à s'attacher à assurer une rentabilité prévisible des des opérations et que cette rentabilité prévisible, cette volonté de d'avancer vers des projets souverains, elle doit être accompagnée par l'État avec des des des garanties et des volontés de de de d'acheter. Peut-être que je peux simplement sur ce point, je me permettrai petite précision parce que c'est normal, vous êtes prudent quand vous parlez de l'État. on le on on le on le comprend aisément, mais on peut pas d'un côté déplorer, nous sommes nombreux à le faire, euh le caractère très centralisé de notre pays et dire quand il y a un problème euh bah en fait c'est la multiplicité des acteurs et donc j'ai pas dit que c'était le sens de votre propos mais dédoiner l'état.

Ce qui est clair, c'est que c'est bien l'État, si je vous écoute, qui en 2013 vous a sollicité et la logique aurait voulu, comme nous l'avons entendu pendant nos auditions, que l'État par la porte ou par la fenêtre, s'il y avait eu véritablement cette volonté politique, mette les moyens nécessaires, quitte à un moment donné à solliciter mobiliser les collectivités. Mais le rôle d'impulsion, de coordination et de mobilisation des moyens, il revenait clairement à l'État. euh c'est votre principal interlocuteur d'ailleurs dans le le sujet euh de la commande publique.

Donc euh merci en tout cas pour cet éclairage qui euh euh confirme bien euh euh des éléments que nous avons pu appréhender dans le casadre des auditions. Donc ça c'était le point négatif. C'est ça.

Si j'ai justement je vais vous répondre avec un point positif qui répond à votre à votre remarque. Le le l'exemple très positif c'est c'est l'accompagnement qu'a réalisé LANC avec des hôpitaux pour leur cybersécurité. Vous savez évidemment, enfin on voit les hôpitaux sont attaqués cyberattaque avec des ransomware où les cyber criminels leur demande de l'argent pour libérer les systèmes de santé, permettre aux hôpitaux de fonctionner.

Donc ce genre de de situation se multiplie et donc l'anci a financé une bonne partie des projets qui visaient à protéger justement le le à protéger les hôpitaux, mais il l'a fait sous condition, il l'a pas fait. Donc l'anciat qui effectivement l'a fait sous condition que les hôpitaux travaillent avec des fournisseurs français ou européens. Et donc ça a permis effectivement de flécher les budgets vers des acteurs souverains et de favoriser leur développement.

Donc vous voyez, on arrive on arrive avec des recommandations, on arrive avec l'État peut arriver sans imposer une commande publique centralisée et cetera. l'État l'État arrive par des recommandations ou par l'utilisation d'aide ou de conseil à flécher les investissements et là dans le cas de l'ANCI, vous avez vous avez un un très bel exemple. La labellisation aussi, on a parlé, j'ai parlé de Sect Club est un autre bon exemple.

Euh si vous labellisez euh effectivement une une solution comme bleu, bah euh un acheteur public, il a le choix, il prend une solution sécurisée, labellisé euh par une autorité indépendante, enfin par une agence qui est indépendante des opérateurs en tout cas qui sécurise le dispositif ou il a le le la possibilité d'acheter une are solution en prenant un risque. Moi, moi, je suis persuadé que même s'il y a un surcout, même s'il y a un surcoutt évidemment de solutions souveraines, il va prendre effectivement plus facilement et on augmentera à ce moment-là la commande publique au bénéfice des des opérateurs français européens. Donc cette idée de labellisation aussi, elle est elle est à creuser.

Là, on est en train de débattre. le le la filière numérique demande une labellisation justement du du cyber du cloud, une labellisation spécifique qui montrerait effectivement que les solutions les solutions cloud cloud sont cybers sécurisées. Ben on est tout à fait favorable à cette à cetteisation et on dit même mieux elle devrait être européenne.

Cette McLab c'est français, il faudrait l'étendre à l'Europe et cette EUC plus labellisation cyber du clade, elle devrait aussi être européenne parce que à ce moment-là, on aurait effectivement un marché européen avec des labels, avec une revendication d'avoir une qualité de sécurisation et de et de souveraineté des offres qui seraient extrêmement importante. Donc on a des pistes de ce type de ce type là. Je crois que le le si je devais conclure pour pas prendre trop de temps, je je pense que pour développer le le la filière numérique souveraine, il est il faut mettre en place des leviers.

Ces leviers, on les voit très clairement. L'introduction de critères de souveraineté, très clairement, mais pas trop rigide, pas trop comme on sait parfois faire en France compliqué. Si j'avais une recommandation à faire, ce serait que ces critères de souveraineté, ils soient partagés avec les acteurs des des marchés.

Il faut pas faire des usines à gaz, il faut faire quelque chose de très concret et on est à votre disposition en tant qu'acteur économique pour dire ce qui nous nous paraîtrait effectivement concret de nature à sécuriser, ce qui ne le serait pas parce que trop administratif ou parce que trop éloigné ou trop rigide dans le temps parce que l'évolution dans le temps aussi de la réalité. Voyez, je prenais l'exemple du bout en bout. Si vous dites le cloud, il faut pas utiliser Microsoft 365 euh bon bah je il est déjà partout hein.

Donc nous on préfère les solutions de type bleu qui en surcouche permettent de dire bah oui s'il y a Microsoft 365 voilà exactement pour aller quelque chose. Exactement. Oui.

Le temps de développer effectivement le temps qu'une filière logicielle se mette en place pourquoi pas. Nous ça nous va très bien. Nous on est très pragmatique.

On part d'une réalité de marché on essaie de la sécuriser. C'est ce qu'on a fait avec bleu. Donc le première chose qu'on qu'on voudrait dire c'est le premier levier. c'est introduction de qui trait de souveraineté.

Euh le deuxième c'est des schémas de certification exigeants. Donc cette nuclà de porter mais qui soit porté à l'échelle européenne et pourquoi pas d'autres label. Le rôle de l'État peut être de labelliser et de d'aider les collectivités pas forcément de se substituer à elles.

Ça vous allez créer un débat fort si vous suggérez ce genre de chos mais peut-être en tout cas que l'État joue son rôle de conseil. Voilà. Euh, il y a aussi quand même une forme de mutualisation des achats.

Je suis désolé mais là je je rencontrai euh le le le directeur général des services d'un grand département que je citerai pas, c'est pas l'objet, mais qui très fièrement me disait euh on a monté notre solution d'IA nous-même, euh solution disponible sur le marché, on l'intègre dans nos services et cetera. C'est très bien. Mais d'abord, je suis pas sûr qu'elle soit sécurisée, je suis pas allé au-delà dans la discussion avec lui.

Mais si chacun fait ça, comment vous voulez construire une filière IA française forte ? Si on n'est pas en train de mutualiser au moins un démarrage dans un marché pour que l'achat soit fléché, bah faisons-le vers les Français et les Européens pour que leur économie se développe face à des sociétés aux États-Unis qui elles bénéficient de subvention majeure. Subvention majeure.

Donc on on on est vraiment voilà, je vais me permettre un dernier propos aussi que je peux pas m'empêcher de le faire parce que c'est vraiment important pour nous. En tout cas, la commande publique est vraiment quelque chose d'essentiel. C'est vrai.

Euh, on a eu récemment des auditions par certains de vos collègues sur les Z aides. Les Z aides peuvent servir, c'est vrai. Mais ce qu'on aimerait nous surtout surtout surtout surtout c'est que euh la fiscalité la fiscalité, excusez-moi, je dois le dire, la fiscalité soit faite ou facilite effectivement l'action d'acteur comme nous.

Quand vous voyez que aujourd'hui euh une entreprise comme Orange paye 1,2 milliards d'impôts et taxes, 258 millions titres de l'impôt sur les sociétés, 329 millions tiers de l'ffèire fixe ou de l'ffè mobile qui sont des impôts de production. C'est plus vous créez de d'infrastructure, plus vous payez d'impôts. Qu'on paye 100 millions au titre de la taxe COP, vous savez cette taxe qui visait à remplacer à compenser la suppression de la publicité sur France TV.

Sur on dit plus France TV, si on dit France TV euh si c'est antenne 2 qu'on dit plus mais pardon, on dit France TV. Vous avez 94 millions d'euros payés par an sur la TSTD. Donc c'est la le financement du cinéma français. 1 milliard2 d'impôts.

Vous rajoutez 23,3 millions par an payé dans les fréquences 5G. 83 millions de redevances de de fréquences pour les autres fréquences et en parallèle 458 millions de dividendes distribué à l'État pour 2024. 1 milliard 2.

Fléchie de ça pour l'innovation, le développement même pas pour nous mais fléchez-le pour le secteur du numérique. Aujourd'hui ces montants là le numérique ne le revoit pas. fléchez une partie de ces montants là 1 an 2 ans, 3 ans et vous aurez des champions européens, vous aurez des champions français.

La fiscalité, c'est vraiment un triptique. Aide d'État, commande publique, fiscalité. Nous ne demandons pas d'aide.

La commande publique est un plus, mais je vous l'ai dit en introduction, assez faible dans notre chiffre d'affaire. La fiscalité énorme, elle pèse sur nous. Fléchez-la, fléchez-la.

Et là, vous aurez des politiques ambitieuses. Vous m'avez posé la question tout à l'heure, si je peux me permettre, de d'entrer plus dans le détail sur le le les le pays qui serait le plus efficace euh en matière de de soutien. Bah, vous vous le connaissez, hein, ce pays, c'est euh c'est les c'est les États-Unis.

C'est les États-Unis. Euh selon Capital, incitation fiscale accordée par l'État fédéral des administrations locales, 90 milliards de dollars. Je vous ai proposé de fécher 1,2 milliard 90 milliards de dollars de et ça c'est ça exclut tous les programmes de recherche et d'investissement RD qui sont plusieurs milliers et de milliards de dollars et qui est le travail que fait la DARPA.

Je pense qu'on vous en avait déjà parlé de cette fameuse DARPA. Donc elle est créée en 1958. à la permission de maintenir l'avance technologique des États-Unis.

C'est dit comme ça, de maintenir l'avance technologique des États-Unis euh en finançant des projets RED à haut risque et fort potentiel d'impact. Donc dans les domaines de la défense, oui, mais avec aussi des nombreux effets d'entraînement civil, internet, le GPS et cetera. Donc la DARPA, elle finance l'innovation aux États-Unis via des appels à projets ouverts, des contrats flexibles, une gestion agile, une forte tolérance à l'échec avec pour objectif de générer des ruptures technologiques majeures au bénéfice de la défense et indirectement de l'économie américaine.

Budget de la DARPA 4369 milliards d'euros pour 2025. 4369 milliards d'euros pour 2025. Alors je je vous à peine le comparer au PIB de la France hein. 2000 2921 milliards d'euros en 24.

Donc évidemment qu'on peut pas atteindre ces ces ces niveaux-là, c'est pas ce qu'on revendique, mais un une agence de ce type là qui aura réellement des moyens d'investir dans l'innovation, de soutenir un écosystème français européen et d'intervenir dans les secteurs où il y a encore de la matière à faire, hein, où il y a encore des choses à faire. Je vous ai parlé de données, les data centers, c'est quelque chose. Si chaque société, chaque collectivité crée son data center, il y a pas de synergie, on sera pas forcément très efficace.

Si on a une politique ambitieuse de doter la France de capacité de stockage qui permettrait de rapatrier les 70 % de données nécessaires à l'économie, qu'elle soit d'abord en France avant de peut-être partir mais en tout cas d'abord en France, si on avait une implant ambitieux de ce type-là, ce serait pas des milliards d'euros. L'Institut Montigne a insisté aussi sur les super calculateurs. Alors là, je m'éloigne totalement de notre domaine.

C'est pas l'activité d'orange mais quand même. Une fois que vous avez stocker la donnée, l'exploité. On a des grandes entreprises françaises qui dans l'histoire ont fait des des de des super calculateurs ont investi dans le quantique.

Bah et les aussi dotons nom d'une capacité de supercalculateur. On a la formation de nos ingénieurs, de nos de nos on a un talent extraordinaire en France avec tous nos ingénieurs, nos écoles. Je rencontrais à tous les niveaux.

On parle pas seulement de polytechnique ou des grandes universités. J'ai rencontré les les dirigeants de l'UDAN euh qui font de la cybersécurité qui forment des techniciens. Je le fais pour vous madame, je fais ça, je je sais pas vrai, mais on a rencontré ces gens-là qui forment des techniciens à la cyber, il était des jeunes très très talentueux.

Donc on a aussi en matière de formation là aussi et donc ces gens-là euh voilà si vous voulez développer une de des super calculateurs, mettez-les dans université, permettez aux étudiants d'y accéder. Les infrastructures on les met à disposition. On les met à disposition.

On a des laboratoires 5G à l'agon et autres qui sont accessibles pour les diversités pour qu'ils viennent sur les nouvelles technologies. Voilà, il y a plein de choses à faire de de de ce type là. Donc sans espérer les 4 4329 milliards d'euros euh euh de le de de la DARPA, on peut quand même faire effectivement euh un certain nombre de choses.

Euh vous voyez, je je on prend toujours euh nous opérateurs l'exemple du satellite. Récemment, on a eu donc Elon Musk effectivement avec Starlink a un très beau produit, il est c'est merveilleux mais il arrive à faire des prix qui sont ultra compétitifs par rapport aux investissements télécom classiques, au aux offres télécom classiques. Il le fait comment ?

Bah tout son programme c'est il s'en cache pas. Était financé NASA état américain et cetera. Quand vous avez et là je je prends ma casquette président de filière un hotel SAT qui lance un programme, on a contribué nous au programme de telsat de lancement précédent.

Nous opérateurs, on a préacheté la capacité, on a permis les lancements mais c'est incomparable par rapport au aux avantages qui a pu bénéficier un un Starlink. Et permettez-moi une petite boutade qui va me libérer de de de vous disiez que j'avais des effectivement j'ai un devoir un peu de de par rapport à l'état actionnaire. Très bien.

Mais quand vous voyez que certains politiques ventent les mérites de sur Mayotte par exemple vent les mérites de Starling, c'est désagréable pour les salariés d'orange. C'est à un moment où on rétablit les réseaux à Mayotte mobile. On a rétabli en 6 mois les réseaux mobiles.

On va mettre la 5G à Mayotte. Ce sera sans doute un département les plus 5G les plus étendus en matière de couverture 5G. Bon bah, on était très fier de de ce qu'on a fait.

Donc je pense qu'il y a un dialogue qu'il faut réintroduire. Il y avait pas de malignité de la part de l'État, je reprends ma casquette. Mais mais il y avait voilà ça a beaucoup choqué chez nous.

Ça a beaucoup choqué nos salariés. Et donc je pense qu'il faut effectivement qu'on travaille encore une fois ensemble entre l'État, les collectivités effectivement pour mettre en place ces solutions concrètes, ces propositions concrètes et qui soient compatibles avec la réalité des marchés, la réalité des offres aujourd'hui. Je suis très bavard.

Excusez-moi, monsieur le président. Merci beaucoup, monsieur le secrétaire général. Monsieur le rapporteur, je vais poser mes questions mais beaucoup de choses ont répondu.

Si jamais il y a des compléments à donner, bon bah oui. Comment vos choix technologiques prennent-ils en compte les enjeux d'indépendance stratégique face aux plateformes étrangères ? Vous az répondu mais s'il y a des compléments à faire.

Oui, je crois que ce serait utopique d'imposer au client. Donc je crois que le choix du client, il est extraordinairement important. Je peux rajouter ça par rapport à tout à l'heure et euh et évidemment que c'est le client qui achète et le l'acheteur collectivité locale doit doit avoir cette liberté de choix mais nous notre ambition c'est vraiment lui donner des éléments concrets de choix c'est d'attirer son attention c'estàdire effectivement la résilience la redonnance des réseaux c'est un sujet pour lui pour lui pour ce intérêt à lui.

La sécurité, c'est un sujet, la conformité réglementaire, c'est un sujet, la localisation des données, c'est un sujet, l'immunité au droit extraterrorial, c'est un vrai sujet. Et donc le notre rôle, c'est aussi, il faut qu'on le renforce, c'est effectivement à l'égard de ces acheteurs d'éclairer leur choix pour leur permettre effectivement et l'État peut jouer ce rôle-là aussi. Effectivement euh voilà, il faut aussi faire un peu de pédagogie.

Je crois que c'est le président de l'autorité de la concurrence qui a dit devant vous que effectivement il fallait admettre aussi qu'il y avait un surcoup sur cette souveraineté. Oui, c'est vrai. Mais encore une fois, si euh on vous êtes vous avez deux acheteurs, le surcoup il est plein pot dans à partir du moment où vous généralisez une offre et qu'elle passe des effets de seuil, bah le surcout dans le temps, il disparaît et il disparaît au bénéfice de tous.

Et plus on attend, plus c'est cher. Et plus on attend, plus c'est cher. Et et si tu te piques de penser que regardez, enfin les les grandes autorités, les grandes sociétés américaines sont là pour faire de la rentabilité aussi.

Donc quand vous recréez des monopoles, des monopoles, à un moment le prixaugmente aussi. Je je n'accuse pas mes petits camarades de vouloir faire ça, mais c'est presque naturel. C'est presque naturel.

On a eu le témoignage à plusieurs reprises he des hausses de prix de 30 % 2 années de suite. Forcément, vous avez affaire à des clients captifs, c'est d'autant plus facile. Donc voilà comment je je je pourrais compléter ces ces cette réponse à votre première question.

Je vais être un peu plus vicieux mais comment se faitil que l'État est anciennaire d'orange ne met pas plus de moyens dans son public. pour aider Orange à passer des cas puisqu'on est sur une société quand même qui qui remonte 4 40 milliards de chiffres d'affaires qui peut entraîner derrière elle des start-ups. Je vois pas tout ce mécanisme qui s'est greffé autour d'un leader quand même disons européen.

Donc c'est c'est ça ça comment vous pouvez expliquer un peu cette assistance de l'État dans la commande publique pour Orange. On vous a demandé de déployer la 5G à vos à for défendant au prix de de vos capacités financières. vous a demandé de de suppler quelquefois SFR sur des développements qui n'ont pas pu être fait par eux, vous avez repris le le manche.

Et à côté de ça, on se rend compte que sur des des enjeux stratégiques de souveraineté, on n pas un accompagnement de l'État euh plus fort que ça. Donc ça m'interpelle et est-ce que bon sans faut mettre en portefo, hein. Non, mais je je je vais je crois ralement ce que je vais vous dire.

Le je crois que l'État a fait énormément pour les infrastructures. Il a fait énormément et voilà. le la postée où est-ce qu'on était étouffé par les gars femmes et on a dit il y a que ceuxlà puis notre gars nous notre orange ne fait que faire les tuyaux et puis on laissera faire les autres dedans mettre l'intelligence tout ce qu'il faut et nous on est capable juste de développer les tuyaux et puis de faire passer au coup que ça a eu et puis les gens ils se servent de de nos tuyaux pour faire de la plusvalue deintelligence artificielle donc on vous a mis au gourant des acteurs je dirais européens en disant voilà vous faites les trous vous faites les tranchées et puis vous vous tirez les lignes quoi de de la fibre et en face on vous a jamais donné le on a jamais pris Orange comme un acteur qui était essentiel en terme de développement d'intelligence de satellite parce que ça entraîné beaucoup de choses quel est je pense que vous avez c'est c'est tout le travail que vous allez faire va justement répondre à le pourquoi c'est un peu tout ce qu'on recommand c'est vous vous n'ignorez pas qu'il y a le directive 2014 les critères de souveraineté voilà il faut une situation géopolitique particulière pour qu'on commence à dire bah oui Oui, c'est pas une si mauvaise idée d'introduire des critères de souveraineté français européens dans les dans les appels il y a 10 ans quand on vous disait ça euh hein, je peux vous donner un autre exemple parti en 2013 déjà sur le 2013.

Oui, le le 2013 c'est un échec mais voyez ce que fait l'anci maintenant est un succès. Vous savez le le ça fait 20 ans qu'on dit il faut créer des champions européens des télécom. Ça fait 20 ans qu'on dit ça.

Il y a 20 ans quand on disait ça en disant c'est le monopole qui veut recréer un monopole. On nous disait ça et onutorisait pas les concentrations d'acteurs de de voilà. Regardez ce le rapport l'état rapport Dragy, le livre blanc de Thierry Breton, les les discours de la Commission européenne disent maintenant il faut créer des champions européens mais c'était inenvisageable le le droit le carcan réglementaire empêchait de de de faire ça.

Donc et ça c'est pardon mais le on espère que le législateur va lever que vous allez lever un certain nombre de d'obstacles d'obstacles à ces à à à cette ce carcan réglementaire. Il y a zéro carcan que des aides d'un côté et il y a toute une série de règles applicables uniquement aux acteurs européens qui agissent en Europe qui empêche en fait le développement de de ce système-là. Donc nous on a on a beaucoup d'espoir envers ce travail que vous faites effectivement qui est de de de nous aider à faire et et je pense que je m'avance beaucoup mais nous l'état actionnaire est supportif de quand on décide bleu l'état l'état actionnaire est là et il soutient bleu quand on fait exadon avec la BPI. la BPI, c'est c'est la CDC, la Banque des territoires.

Euh, ils sont là pour nous soutenir. Je pense que on peut regarder dans le passé et dire "On a louper euh le le coche." Oui, je pense qu'on a loupé le coch à un moment. ou alors ou alors se dire bah maintenant il y a encore des choses à faire mais il faut les faire de manière très pragmatique concrète avec une association très étroite entre le monde économique et le monde étatique.

Et je pense qu'on peut trouver des solutions mais sans remettre en question les fondamentaux. Je je veux pas faire de politique mais si on va dire aux collectivités euh centrale d'achat euh à Paris qui achète pour vous tout et on vous l'impose, ça marchera pas. Ça marchera pas.

Faut trouver un équilibre. Faut trouver un équilibre. et on est venu avec des propositions.

L'équilibre, c'est effectivement c'est label, la communication de l'État, le rôle de conseil de l'État. Je parle pas de faire des amis hein, je parle de vraiment conseiller avec des agences qui sont qui mettent des moyens à disposition. Pourquoi pas créer une DARPA euh française mais dotée effectivement d'un peu de moyens prélevé sur la fiscal n'augmenter pas la fiscalité mais prélevé sur la fiscalité des opérateurs une partie et et et tout ça se passera bien et et les initiatives qui ont été faites de type Frenchtech dont j'ai parlé tout à l'heure ça fait partie de ce mouvement-là ce sont c'est c'est un changement de paradigme.

Madame Morin de Say pardon. Oui. Merci beaucoup monsieur le secrétaire général.

Je bois du petit lait en vous écoutant parce que j'ai l'impression de réentendre un de vos prédécesseurs Pierre Louette main de fois auditionné par le Sénat sur ces mêmes sujets et c'est pas là au Sénat qui a pas eu cette envie d'en finir avec les règles concurrence absurde empêchant l'émergence de champion européens. Un sujet dont on parlait déjà en 2013 l'année de Cloud Wat évoqué avec l'échec. Moi, je tiens à le dire avec humilité, mais au Sénat, on a Demblé dit qu'il fallait une stratégie pour une souveraineté numérique.

Le mot est un gros mot d'ailleurs à l'époque mais on plaidait pour la révision des règles de concurrence européenne pour faire émerger les champions européens. On plaidait pour la commande publique à l'époque en disant que ce serait un levier. Donc vous répétez ce qui a déjà été dit en tout cas par les représentants d'Orange au Sénat et si nous en sommes venus à conduire à l'initiative de notre collègue Dan Vadel cette commission d'enquête, c'est bien que il y a un vrai sujet.

Alors enfin, il est mis en lumière parce que le nouveau contexte géopolitique finalement a dessillé aussi les yeux un certain nombre de personnes sont pas du tout préoccupé de politique industrielle mais exclusivement d'usage et et ce que vous dites est très vrai. On dispose des infrastructures. D'où tu as raison Danis la question de la bande passante, qui doit bénéficier de cette bande passante qui n'est pas voilà épuisable.

Voilà inépuisable, pardonnez-moi. Euh donc merci de de répéter avec force de conviction. vous semblez confirmer, je vais vous entendre le le redire, qu'en réalité l'absence de stratégie au plus haut niveau de l'État de finalement d'un ce que les Anglais les Américains ont appelé un chief technical Office qui a permis la DARPA et cetera euh aux États-Unis, vous vous le vous le dites très clairement qu'en réalité l'absence de Chief Techn Office au plus haut niveau et c'est confirmé par les auditions qu'on vient d'avoir n'a pas permis de faire émerger un collectif et une stratégie non pas central centralisé centralisatrice mais une stratégie qui associe l'ensemble des parties prenantes pour créer le marché pertinent pour pouvoir passer la commande et du coup permettre l'émergence des des champions qui naissent avec aussi le levier de la commande publique.

Vous vous le confirmez en réalité. Alors s'il vous plaît, on va enfin vous avez terminé madame non ? Alors on va laisser terminer ensuite monsieur Ruel très important parce que ça conduit à formuler des proclamisations sur la stratégie qui convient d'avoir pour l'émergence de la fameuse filière.

Deuxème sujet sur l'introduction des critères de souveraineté pour la commande publique. Vous semblez un peu contradictoire. Pardonnez-moi, je voudrais que vous précisiez votre propos.

à la fois vous dites il faut pas des trucs trop rigides notamment dans le temps et cetera et en même temps vous nous dites c'est très bien d'avoir des schémas de certification type technis souvent bien que offrant des des solutions et des services tout à fait pertinent c'est très lourd pour elle ne serait-ce que financièrement de pouvoir cocher toutes les cases de la certification en tout cas de la démarche de cette certification le travail des cesses certifications et là il demanderait peut-être un peu de souplesse tout en affichant les objectifs de d'immunité par exemple aux lois extraterritorial et et des choses extrêmement importantes. Qu'en dites-vous ? Monsieur Ruel ?

Merci président. Euh je je voulais avoir une idée parce que j'ai j'ai pas réussi à trouver ça. Votre classement mondial pour l'ensemble des services qui compose actuellement l'activité d'Orange ?

Ça c'est ma première question. Enfin même une estimation hein. Après je m'interroge sur l'empreinte l'empreinte d'orange qui est concentré quand même sur une partie de l'Europe un petit peu d'Afrique mais pas ailleurs.

Est-ce qu'il y a une bonne raison ? Sachant que quand même on sait que quand on veut embarquer des technologies, bon, il y a quand même des affaires de développement de masse critique et cetera. Est-ce que donc cette empreinte, bon que je perçois peut-être auto que vous êtes peut-être dans lequel vous êtes peut-être un peu autolimité, est-ce que ça ce n'est pas un élément de frein sur le développement des nouveaux métiers que vous avez indiqué tout à l'heure ?

Monsieur le secrétaire général, la stratégie de la filière, en fait, il y a une stratégie de filière, il y a même sous le conseil national de l'industrie, il y a des CSF, des comités stratégiques de filière et là, il y en a un qui s'appelle CSF infrastructure numérique dans lequel effectivement je le préside donc je vais le défendre mais donc il y a une stratégie et dans ce CSF qui est placé sous l'égier ministre et qui est animé par monsieur Marc Ferat effectivement il y a des réflexions sur Comment organiser la filière au niveau français ? Ça va de la sous-traitance, les constructeurs, les opérateurs, on est tous là présent. Association, les les fabricants de câbles, les fabricants de d'équipement, on est tous présents et on échange régulièrement.

Donc cette stratégie, on la on la voit et l'initiative est bonne. Ces CNI existent depuis longtemps. Vous en avez dans la pharmacie, vous en avez dans le luxe, vous en avez dans plein d'autres secteurs.

Je crois qu'il y a 20 ou 21 filières. Donc la stratégie, elle est définie, elle est définie là. elle est elle est discutée, elle est débattue.

Si je j'osais dire dans les infrastructures, je l'ai dit, ça a été un succès. Le mobile, le plan très haut débit TH pour tous est un succès. Donc on on arrive à faire ça dans les services, dans le l'utilisation de ces infrastructures où aujourd'hui c'est pas fait.

C'estàd qu'on débat entre nous. Il y a un un CSF euh pour les entreprises qui regardent côté offre qui existe, mais euh il y a encore beaucoup de choses à faire et donc il faut prendre exemple sur cette stratégie à mon avis qui a été faite dans les infrastructures effectivement euh pour euh euh l'appliquer au services mais il y a une réalité économique que si vous ne mettez pas de la commande publique des aides une fiscalité réduite, incitative ou en tout cas affectée, on sera des nains, on restera pardon pour le terme des nains par rapport à à ce que mettent les États-Unis ce que met l'Asie. On n pas mis l'Asie parce qu'il y a pas de chiffre.

Mais vous savez bien aussi que la Chine met énormément d'argent dans ces activitésl aussi. Donc donc je pense que la stratégie elle existe. Maintenant il faut l'assumer, la mettre en œuvre et se doter des moyens et enlever les freins.

Vous vous me disiez oui, il y a une forme de contradiction effectivement sur les critères les critères parce que on on je peux me permettre de partager avec vous, on a on a des expériences avec des centrales d'achat. Alors je vais être très clair. Mon propos, c'est pas de critiquer les centrales d'achat.

Je trouve ça très bien effectivement ces centrales d'achat, elles ont beaucoup aidé effectivement au développement, elles ont beaucoup aidé les collectivités mais on a je vais vous donner deux exemples très concret sur un appel d'offre comparable entre deux centrales d'achat. Vous en avez une, on a eu un appel à candidature en décembre 2020 attribution juin 24. Un an de retard, un an de retard par rapport au canadien initial et 4 ans 43 mois de travail d'avant-vente avant d'aboutir à l'attribution du marché dans notre secteur télécom.

Vous imaginez ce que c'est 43 mois d'évolution technologique. Euh entre-temps, euh pendant ce temps-là, il a fallu bah maintenir, on était cinq conractants, on avait fait des consortium, il a fallu maintenir les cinq conractants ensemble, les motiver, euh dire "Mais si, ça va venir." On s'est demandé si le marché allait tomber parce que au bout de 43 mois, un an de retard, c'était quand même quand même étrange.

On a alors je résiste pas, il a fallu faire deux offres deux offres dans le cadre 3000 pages chaque offre gris tarifaire de plus de 30000 prix. 300 prix. Et puis il fallait maintenir les prix.

Ces prix, il fallait les maintenir pendant 43 mois. dans les télécom pendant 43 mois c'est pas ça va un peu plus vite que que ça. On a eu six séries de questionnaires.

Six séries de questions. Euh euh alors il y a je vous je vous passe les modalités de remise de certification des offres d'enregistrement des documents avec des normais ultra compliqué. On a eu 20 certificats de traitement des déchets, un par contractant, un par sous-traitant.

C'est très bien, je dis pas mais 20 c'est beaucoup quand même. Au final, on a eu droit qu'à deux soutenances physiques défendre notre dossier. Deux soutenances après tout ce processus.

Alors on l'a perdu, je suis mauvais perdant peut-être, on a perdu cet appel là mais vous voyez quand on parle de start-up, enfin je une start-up, elle voit ça, 3000 pages pour une offre, 43 prix et puis le le champ de l'appel d'offre était immense. Donc nous même nous Orange grosse entreprise, on é obligé de saler avec des énormes entreprises, pardon, d'autres très grosses entreprises pour pouvoir répondre. Donc voilà, il y a une une action de simplification.

Je dis que les les critères de souveraineté, ils doivent il ils doivent pas compliquer le la chose. Oui, le le processus t club, il doit être par étape, sérieux et cetera, mais on espère qu'à un moment, il va être industrialisé et que il sera beaucoup plus facile de l'obtenir, qu'on sera pas obligé d'attendre des mois et des mois pour l'avir. Ben là, la Est-ce que vous pouvez nous donner le nom de la centrale d'achat ?

Non, je vous le donnerai pas. Je vais vous donner l'exemple. Vous nous le communiquerez à ce moment-là par écrit.

Euh oui, parce que je veux pas écrire. Non, non, mais j'entends, j'entends, j'entends. On a une deuxième centrale d'achat avec qui on a travaillé euh pour un appel d'offre à peu près comparable, une autre centrale d'achat euh en moins de 6 mois, un mois entre le dossier de consultation des entreprises, le fameux DCE et la remise de l'offre, 4 mois entre la remise de l'offre et l'attribution.

Voilà. Bah là, une start-up, elle peut répondre. Ah, le champ était encore trop vaste.

Je je je le dis, le champ d'offre était encore trop bas. Mais voilà, donc nous ce qu'on ce qu'on propose, c'est vraiment effectivement de travailler avec ces centrales sur euh qui nous interrogent, qui consultent nous, mais les start-ups aussi. Je pense que interroger une qu'une centrale d'achat euh euh puisse discuter avec une start-up pour voir quels sont réellement les obstacles qu'elle ils vont vite leur expliquer hein.

Et ça peut être simplifié et ça ça n'atténuera pas la qualité encore une fois parce qu'au final il y a une vraie qualité et je le dis pas faire Gordon il y a un vrai rôle des centrales d'achat il faut les maintenir mais elles doivent simplifier leur mode de fonctionnement et et les modes de ce type là ça doit être plus simple c'est trop compliqué et je vous refais pas le coup de le prix numéro 1 enfin ça je pense que tout le monde vous l'a fait he le fait que le prix soit quand vous voyez que le enfin voilà si c'est bah ça a conduit effectivement à recommander des achats de de cloud de l'Est. Dommage. Je voulais terminer en revenant sur l'offre bleue qui est en cours de de qualification Secnum Cloud avec LAN.

Alors, on entend bien les garanties que vous apportez et la la prévention que vous y ajoutez en disant bien, c'est un horizon de court moyen terme. simplement si on fait un parallèle avec une forme d'addiction que nous pouvons cultiver en Europe à l'égard de ces technologies américaines. Si je me fais un peu l'avocat du diable, est-ce qu'il n'y a pas là justement le sens de la réactivité, de l'agilité de ces hyperscaleurs américains qui ont compris que le sens de l'histoire n'était plus à une domination outrancière qui écrasait, abolissait les frontières et méprisait les droits nationaux et qu'il fallait désormais être beaucoup plus fin et donc multiplier, démultiplier des partenariats, apporter des garanties mais finalement entretenir cette dépendance parce que la technologie elle reste donc américaine et ce que nous ont dit en particulier les représentants actuel et et les les prédécesseurs à la tête de de LAN, c'est que dans ce schéma-là, la rupture l'éventuelle rupture technologique, c'est-à-dire le l'arrêt des des liens entre les États-Unis et l'Europe aurait des coûts extrêmement élevés et des conséquences opérationnelles. très rapide.

C'està dire qu'en l'espace de vous disiez justement on aurait plus d'accès aux mises à jour mais ça veut dire que possiblement en l'espace de quelques semaines, même pas quelques mois, la solution deviendrait obsolète hors d'usage et donc il y a de fait un lien de dépendance. Alors comment envisagez-vous cette cette perspective là ? Et quand vous nous dites oui, nous souhaitons soutenir, développer des solutions souveraines évidemment plutôt à l'échelle européenne, mais quel calendrier d'ors et déjà affichez-vous pour finalement bleu à peine né et qualifié secum cloud penser à la solution de substitution qui sera souveraine sur le plan technologique à l'échelle à l'échelle européenne parce que Là, on y voit des des enjeux majeurs.

Ça répond certes à court terme sur l'immunité aux législations extraterritoriales. C'est un point positif, mais en revanche sur et la brique technologique et notre capacité à de fait être pleinement souverain, même si on a bien entendu vos réserves et vos prudences. Est-ce que ce n'est pas là un moyen finalement de retarder encore et toujours cet objectif que nous poursuivons au moins dans les discours à l'échelle nationale européenne depuis des années ?

Pardon, je je peux j'ai oublié de répondre à la question précédente. Je peux commencer par répondre. Voilà.

Euh en fait, on doit être 10 12e, c'est ça un peu près le au niveau mondial, on a les 291 millions de clients. Donc, on a déjà quand même un effet d'échelle. Je on a vous avez donné monsieur le président T de chiffre que j'ai complété 8700 entreprises qui nous font confiance sur la cyber.

Donc, on a ces activités, on est présent dans se pays européens, 7 pays européens et et 17 pays africains et un Moyen-Orient. Euh donc on a une empreinte historique qui est effectivement plutôt l'Afrique. On a constaté dans notre histoire que se disperser était pas toujours une très très bonne idée et que l'activité d'opérateur de télécommunication sous l'infrastructure, c'est comme une activité qui est ancrée nationalement.

Donc vous déployez les réseaux mobiles dans le pays, vous déployez selon la réglementation, les réseaux fixes dans le pays et cetera. Donc il faut avoir une attache avec le pays. Si vous entrez dans un pays, il faut le faire sérieusement avec les infras.

En tout cas, c'est notre modèle euh avec d'ailleurs l'emploi de personnes en local aussi et vous achetez des fréquences à l'état national. Donc c'est vraiment une activité de multinational et donc nous on a des effets d'échelle liés effectivement à cette masse de salariés de de clients pardon de clients ce ce genre de chos mais on reste une multinationale très attachée à des implantations régionales. Il se trouve que les territoires de croissance sont quand même de moins en moins nombreux dans les télécom. l'Europe est assez saturée.

Euh, il y a plus, on se pique les uns les autres, les clients, il y a une guerre des prix dans beaucoup de pays européens, mais le marché globalement, il est il est il est stagnant en terme de nouveau nombre de clients, d'abonnés et cetera. Euh donc nous on est euh on a aussi un petit problème économique que vous avez souligné qui qui paye l'usage des réseaux parce qu'on nous demande toujours plus de déployer les réseaux les réseaux le premier usager ça devient les plateformes de service mais il payent pas pour ça. Euh donc on a un petit problème économique et et donc un pays une zone où il y a par contre une croissance très importante lié à la population à la croissance de la population et puis une appétence très forte pour les services numériques, c'est l'Afrique.

C'est c'est voilà quand vous voyez le le les produits que j'ai cité de range monie de de paiement de paiement en Afrique ont été un succès extraordinaire. On a apporté des solutions de paiement. On a une une application en Afrique qui s'appelle Maxit qui quand vous êtes dans un pays, vous avez vous payez votre facture d'électricité avec Angemonnaie, vous gérez votre abonnement téléphonique, vous avez toute une série de services dans un seul portail qui qui est mis à disposition de nos nos nos clients.

Donc on a des voilà, on a on a vraiment un territoire de croissance qui est le qui qui est l'Afrique sur les sur les marchés grands publics et cetera. Et puis derrière, bah oui, nous on veut avoir la cyber en France et en Europe et est un territoire de croissance qu'il faut développer. On aimerait que nos camarades plateforme payent pour l'usage des réseaux qu'on puisse monétiser les investissements qui ont été faits.

Euh voilà, on mais mais le le aller se disperser dans des pays euh vous voyez oui de Telekom par exemple est aux États-Unis, il a 100 millions de chiffres d'affaires environ 60 millions 100 millions 60 milliards. Il a 100 milliards de chiff d'affaires, 60 milliards aux États-Unis, 40 milliards en Europe. Il est plus américain que européen.

Nous on reste européen, français, africain quand on est en Afrique, donc on se disperse pas. On a été dans différents pays, on en est revenu parce qu'on constatait que on a été au Vietnam, on a été dans des pays comme ça, mais on avait pas des des notions de zone de cluster. Notre stratégie, c'est vous avez une on a trois clusters en Afrique, Afrique du Nord, Côte d'Ivoire, Sénégal et on part de ces clusters là pour euh voilà inonder, le mot est pas très beau, mais pour proposer nos services rayonnés dans les pays périphériques et c'est comme ça qu'on se déploie, mais dans des économies qui sont quand même tendues, hein.

Donc donc voilà peut-être je une question vous az parlé alors monsieur le rapporteur et madame Morin de Sailli très rapidement et on vous demandera monsieur le secrétaire général en en moins de 5 minutes de pouvoir apporter des réponses s'il vous plaît. Qu'est-ce qui vous empêche de taxer les l'utilisation de vos réseaux ? Parce que il passe chez vous.

Est-ce que les Allemands font la même chose ? Comment ça se fait qu'on doit euh le tuyau et sans sans faire un droit de passage ? le le le l'organisation des réseaux dans le monde fait que vous pouvez livrer votre trafic où vous le voulez.

Le le l'interconnexion internationale, elle repose sur ce qu'on appelle le peer to pire, c'est vous envoyez du trafic, on vous envoie du trafic dans l'autre sens et si ça se compense, il y a pas de rémunération. Mais euh un acteur peut décider de livrer son trafic à un autre endroit dans un autre pays, ce qui d'ailleurs au passage peut dégrader la qualité de service à l'arrivée. Mais par exemple, une des plateformes en question pourrait livrer son trafic en Allemagne, de Télécomerait, il reviendrait et on aurait l'impression de voir du trafic de DCHcom.

Neutralité du net, nous on n pas le droit de regarder les contenus. Donc il nous faut, on a essayé depuis des années de négocier de négocier avec avec la puissance de ces acteurs est telle qu'on a on a jamais réussi à significativement faire payer les les ces grands acteurs pour l'usage qu'ils font du réseau. Ils ont et donc c'est pour ça qu'on demande effectivement à l'Europe de mettre en place pas une taxe pas une taxe sur les les gars femmes mais de mettre en place une législation qui leur impose de discuter et si il refusent à ce moment-là on peut aller voir le régulateur un régulateur européen national qui va arbitrer en disant est-ce que vous utilisez quel coût ça a voilà le tarif c'est ça qu'on demande.

Mais tant que vous n'avez pas ça, chaque acteur est isolé. Chez lescom discute avec eux, nous on discute avec eux. Si alors si on se mettait d'accord pour discuter tous ensemble, alors là, je pense que vous auriez une mais vous auriez surtout une réaction des autorités de concurrence.

Vous auriez surtout une réaction des concurrence. Vous êtes pas de vous mettre d'accord au détriment d'un acteur. Euh pardon mais je je pas répond pardon, j'ai pas répondu des règles de concurrence qui sont profondément à revoir de toute façon.

H euh juste j'étais intéressé euh de par votre commentaire sur la taxe dit COP parce qu'à l'époque j'ai fait partie de la commission COP en 2009 sans que ça remonte un petit peu. Personnellement, j'étais pas favorable à cet âge, j'étais plutôt favorable à un autre poste de financement de l'audovisel public, même si on y la publicité, mais j' votre attention sur le fait que cette taxe n'est plus affectée le visuel public, elle rentre dans le puissen fond de Bery. Donc peut-être qu'il y a-t-il quelque chose à faire, en tout cas à demander pour qu'elle soit réaffectée à la recherche au moment où nous avons ces enjeux stratégiques à relever, ces défis stratégiques à à relever.

Mais voilà, je voulais juste vous le signaler parce que année après année, je me suis interrogée pourquoi elle n'est plus affectée si on l'avait choisi le parlement l'a voté. Pourquoi elle n'est plus affecté public ? À quoi certain-elle ?

Je vous avoue, je Oui, je je vous avoue, je le savais qu'elle était plus affectée effectivement, mais je c'est c'est assez d'autres pays l'avaient mis en place d'ailleurs dans la suite. À l'époque, c'était on était distributeur de de contenu aussi, on distribuait des chaînes de Zé et cetera. Il y avait une logique, je je remets pas en question, mais effectivement maintenant on ne l'est plus.

Euh voilà, elle devrait être au moins réaffectée au secteur des télécom. J'ai pas répondu à votre question sur euh sur le fait que effectivement un bleu peut permettre à Microsoft de s'installer durablement. Euh oui, peut-être.

Et c'est pour ça par exemple dans Live Intelligence qui est l'autre produit qu'on propose qui est qu'on met à disposition pour faire de l'IA génératif dans les entreprises, on laisse le choix à l'entreprise. C'est on on propose plusieurs LLM, plusieurs IA génératives. Vous pouvez utiliser Mistral, vous pouvez utiliser différentes IA de ce type là.

Et voilà, il y a Chat GPT dedans. Oui aussi ça c'est clair. Il y a chat GPT dedans.

Mais vous avez nous on n'imposera jamais le choix. C'est pas à nous d'imposer le choix. Nous on propose des briques qui permettent de ramener la balle dans notre camp.

Mais au final, je reviens sur l'essentiel. Il faut que les entreprises choisissent. Il faut que les collectivités choisissent.

C'est pas orange d'imposer qu'on prenne telle ou telle solution. Nous, on leur on les informe, on les informe des conséquences mais le choix doit doit être donc quand on fait bleu, ben effectivement, on constate du fait que Microsoft 365 est très répandu et on met en place une solution qui sécurise, demain une autre solution logiciel arrive. On sera ravi.

Oui. Mais justement, quelle contribution vous pouvez apporter parce que vous sembliez partager notre ambition de pouvoir peu importe développer un bouquet, on va l'appeler comme ça, de solutions souveraines, y compris sur des suites applicatives avec les moyens qui sont les vôtres. Quel quelle mesure mettez-vous en œuvre pour justement que ces solutions puissent émerger ? parce que évidemment nous on va le le voir aussi du côté de l'État de la responsabilité de la commande publique.

Il est clair qu'un opérateur de la taille du groupe Orange a aussi un rôle clé à jouer. Ben un rôle clé nous on est on est usager de ces solutions là. On a 67000 salariés en France.

Euh si on devait avoir des solutions qui sont efficaces, qui permettent d'eux, ben on se posera la question aussi de les acheter. Évidemment, évidemment qu'on se posa la question de les acheter. Quand je vous dis qu'on référence des start-ups dans nos achats, qu'on essaie, bah c'est la même logique.

On pourrait effectivement acheter des solutions françaises si elles émergent et qu'elles sont efficaces comme on essaie de soutenir on soutient des solutions hier génératives comme Mistral ou Lighton. C'est c'est on achètera à la hauteur de ce qu'on représente, c'estàd 60000 salariés et cetera et on est prêt à passer aussi des des accords de distribution si ça devait avoir une une logique pour inciter effectivement nos clients mais on pourra pas imposer nos clients de choisir une solution. Ah non mais c'est pas le sens de nos propos.

Mais si euh demain dans la foulée de l'adoption de notre rapport, il y avait cette prise de conscience qu'on appelle de nos vœux au plus haut niveau euh aussi bien en France euh que qu'au sein de l'Union européenne, la nécessité de développer euh ces offres souveraines alternatives et d'y mettre les moyens nécessaires. Est-ce que Orange pourrait être partie prenante de cette dynamique là ? Je je vous oui, nous le serions si on c'est pragmatique, c'est ça doit pas aboutir à la paralysie de l'économie.

C'est il faut que ce se fasse en avançant. Donc si effectivement ce sont des des critères et une politique pragmatique concrète qui tiennent compte de la réalité des entreprises. Voilà l'exemple que vous donnez le bon c'est est-ce qu'on peut se passer de certains produits Microsoft du jour au lendemain ?

Non. Donc dans voilà mais donc s'il s'agit d'avancer effectivement et d'aider à ça, oui, on soutiendra. On soutiendra.

Merci monsieur le secrétaire général. Merci pour ces éclairages. Si vous souhaitez dans les jours qui viennent, il faut que ce soit avant la fin de la semaine prochaine nous apporter des compléments.

Nous les accueillirons avec plaisir. Nous avons pu vous demander des précisions que vous pourrez nous fournir par écrit. Donc nous comptons sur vous idéalement début de début de semaine prochaine.

Merci en tout cas à vous. Merci à vous pour votre accueil.