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Podcast / conversationLe Média (sur Podcast)· 22 août 2024 10 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSolidarités & familleImmigration & asile

Quand pourra-t-on parler de coup d’État ? Attal et ses ministres toujours aux commandes

Source d'origine 2 locuteurs

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 80 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:55InvitéFait
    « Laisser dire, multiplier les pistes pour mieux les brouiller. »
  • 2:01InvitéFait
    « Macron n'échappe pas à son portrait. Il a beau appeler à une coalition, il cherche à garder le pouvoir qu'il a perdu. »
  • 2:05InvitéFait
    « Déjà à l'Elysée, on réfléchit à un gouvernement comprenant des macronistes. »
  • 2:15InvitéFait
    « Le chef de l'État a fait savoir que les ministres candidats aux législatives qui se sont désistés au nom du Front Républicain ne sont pas moins légitimes que les autres. »
  • 3:27InvitéChiffre
    « On a un premier ministre démissionnaire qui envoie des lettres de cadrage à des ministres démissionnaires, dont on sait tous qu'ils vont partir, pour fixer un budget qui est non pas à l'équilibre, mais qui va imposer 10 milliards d'euros de coûts budgétaires supplémentaires si on prend en compte l'inflation. »
  • 3:38InvitéFait
    « Oui, parce qu'ils n'intègrent pas l'inflation. »
  • 3:45InvitéFait
    « Exactement, qui va saper encore un peu plus l'éducation, la santé, le travail, bref, les postes de dépense les plus importants en cette rentrée. »
  • 5:09PrésentateurChiffre
    « Opération inédite depuis la Seconde Guerre mondiale, présentée comme un tournant majeur dans le conflit, qui a occasionné 121 blessés, 121 000 déplacés russes et a eu des conséquences directes sur les prix du gaz, plus 12%. »
  • 6:51PrésentateurFait
    « 281 parlementaires de la RADA ont voté ce matin en faveur de la ratification du traité de Rome pour rejoindre la Cour pénale internationale à suivre. »
  • 7:13PrésentateurFait
    « Ce matin, la ministre de l'Intérieur Yvette Cooper a annoncé de nouvelles mesures pour réguler l'arrivée de personnes migrantes sur le sol britannique en promettant notamment de s'attaquer aux gangs de passeurs. »
  • 7:25PrésentateurFait
    « Pourtant, le Royaume-Uni n'avait jamais enregistré autant d'arrivées irrégulières que sous le gouvernement conservateur de Rishi Sunak. »
  • 7:36PrésentateurFait
    « qui visait à refouler systématiquement les embarcations de personnes migrantes et son plan d'expulsion des demandeurs d'asile vers le Rwanda »
  • 8:04PrésentateurChiffre
    « le gouvernement indique notamment vouloir augmenter le nombre d'expulsions de migrants dans l'objectif d'atteindre le taux d'expulsion le plus élevé depuis 2018 pour les demandeurs d'asile déboutés. »
  • 8:24PrésentateurFait
    « « J'enfermerai et j'expulserai davantage de migrants », a-t-elle dit, »

Temps de parole

  • Présentateur91 %
  • Invité5 %
  • Invité 24 %

1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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0:00
Présentateur

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A quel moment les commentateurs politiques des médias dominants oseront-ils enfin prononcer l'expression coup d'état à propos d'Emmanuel Macron et de son gouvernement toujours en place un mois et demi après leur défaite lors des dernières législatives ? Parce qu'enfin, nos dirigeants ne sont pas les meilleurs prestigitateurs du monde. Il ne suffit pas de dire « Abracadabra, ceci est un gouvernement démissionnaire » pour avoir le droit de sortir du simple registre de la gestion des affaires courantes et prendre toute une série de décisions importantes, ne reposant pourtant sur aucun socle de légitimité.

Et dans un objectif transparent pour Emmanuel Macron, empêcher tout changement de braquet politique, poursuivre des choix austéritaires en matière économique, se servir de tous les ressorts autoritaires de la Ve République pour garder la main, épuiser la classe politique et au final coopter un Premier ministre à sa main en dépit d'une étiquette différente. Une stratégie très bien décryptée par la journaliste politique Corinne Laïc du quotidien, pourtant très libéral et très Macron-compatible, l'opinion.

1:55
Invité

Laisser dire, multiplier les pistes pour mieux les brouiller. Macron n'échappe pas à son portrait. Il a beau appeler à une coalition, il cherche à garder le pouvoir qu'il a perdu. Déjà à l'Elysée, on réfléchit à un gouvernement comprenant des macronistes. Le chef de l'État a fait savoir que les ministres candidats aux législatives qui se sont désistés au nom du Front Républicain ne sont pas moins légitimes que les autres.

2:17
Présentateur

Le déni, épisode 3844. Et c'est dans cette logique du déni qu'Emmanuel Macron aborde ce qu'on pourrait appeler la guerre du budget. Car oui, les mois passent, Gabriel Attal est toujours à Matignon et en profite pour poser un cadre budgétaire très macronien. Il a envoyé hier des lettres plafonds à tous ses ministres, tout aussi démissionnaires que lui. En gros, il prévoit un gel des dépenses de l'État qui serait aligné en 2025 sur celle de 2024. Et il indique des priorités, notamment sur les ministères de la Défense et des Sports. Et il y a des ministères perdants comme celui du Travail et de l'Emploi.

Une manière de commencer le boulot pour le prochain gouvernement ou plus sûrement de lui forcer la main, sachant que s'il est finalement composé, il aura très peu de temps devant lui pour plancher sur le budget. Bref, à Matignon, comme on n'est jamais avare en éléments de langage, on parle de budget réversible si l'on en croit le quotidien Le Monde. Bien entendu, l'opposition de gauche ne décolère pas à l'image de Manon Aubry, eurodéputée de la France Insoumise.

3:25
Invité

On est quand même dans une situation ubuesque. On a un premier ministre démissionnaire qui envoie des lettres de cadrage à des ministres démissionnaires, dont on sait tous qu'ils vont partir, pour fixer un budget qui est non pas à l'équilibre, mais qui va imposer 10 milliards d'euros de coûts budgétaires supplémentaires si on prend en compte l'inflation. Oui, parce qu'ils n'intègrent pas l'inflation. Exactement, qui va saper encore un peu plus l'éducation, la santé, le travail, bref, les postes de dépense les plus importants en cette rentrée. Et ça a l'air de passer comme une lettre à la poste, mais on est dans une situation complètement folle.

3:59
Présentateur

Et pour riposter, le nouveau Front Populaire prépare de son côté un budget alternatif aux antipodes de la philosophie qui a présidé au travail de cadrage de Gabriel Attal. Le député socialiste Philippe Brun, membre de la commission des finances, a planché sur un projet de relance par des investissements massifs dans la santé, l'éducation, les transports de proximité ou la transition écologique. Des investissements à hauteur de 10 milliards d'euros financés, selon Lucie Casté, par la suppression de plusieurs niches fiscales et des mesures sur le patrimoine qui ne cibleront que les ultra-riches.

Bref, un motif d'inimitié politique en plus pour Emmanuel Macron, présenté par les sociologues Michel Pinson et Monique Pinson-Charlot, comme le président des ultra-riches, justement. Disons que la guerre russo-ukrainienne fait rage accélérée par l'invasion du territoire ukrainien par la Russie de Poutine en 2022. Nous en avons parlé ici, le 6 août dernier, aidé par des moyens occidentaux, l'Ukraine a lancé une offensive surprise dans la région russe de Kursk, qu'elle occupe depuis.

Opération inédite depuis la Seconde Guerre mondiale, présentée comme un tournant majeur dans le conflit, qui a occasionné 121 blessés, 121 000 déplacés russes et a eu des conséquences directes sur les prix du gaz, plus 12%. Au 20 août, comme vous le voyez sur cette carte, la situation évolue entre les régions de soumis en Ukraine, d'où proviennent les forces ukrainiennes et celles de Kursk en Russie, où la zone occupée en bleu s'étend sur plusieurs communes frontalières. Une occupation somme toute relative en comparaison avec les régions ukrainiennes sous domination russe, ici en rouge.

Ce matin, le gouverneur de Kursk a annoncé la mort d'une femme tuée par un engin explosif lancé sur une voiture depuis un hélicoptère ukrainien. Deux autres personnes seraient hospitalisées, selon cette même source russe. Cette nuit, c'est la capitale elle-même, Moscou, qui a été visée par l'une des plus importantes attaques de drones de son histoire, selon Sergei Sobyanin, son maire, que l'on voit ici, aux côtés du président Poutine, lors de sa réélection sans surprise en 2023. Selon le ministère de la Défense russe, ce ne sont pas moins de 11 drones qui ont été détruits au-dessus du territoire de la capitale Moscou et de sa région proche.

Située à quelques 500 kilomètres de la frontière ukrainienne, la ville de Moscou avait déjà fait l'objet d'attaques d'engins qui avaient été détruits au-dessus du quartier d'affaires durant l'été 2023 et même au niveau du Kremlin quelques mois plus tôt. Au total, ce sont 45 drones ukrainiens qui ont été détruits par les systèmes de la défense aérienne russe dans la nuit de mardi à mercredi, tandis que les élections prévues en septembre dans la région de Kursk ont été reportées pour des raisons évidentes, sauf celles du gouverneur maintenu du 28 août au 5 septembre prochain.

Pour finir, du côté ukrainien, 281 parlementaires de la RADA ont voté ce matin en faveur de la ratification du traité de Rome pour rejoindre la Cour pénale internationale à suivre. Après les émeutes racistes et islamophobes qui ont secoué le pays, le gouvernement travailliste de Keir Starmer au Royaume-Uni relance les débats sur l'immigration. Ce matin, la ministre de l'Intérieur Yvette Cooper a annoncé de nouvelles mesures pour réguler l'arrivée de personnes migrantes sur le sol britannique en promettant notamment de s'attaquer aux gangs de passeurs. Pourtant, le Royaume-Uni n'avait jamais enregistré autant d'arrivées irrégulières que sous le gouvernement conservateur de Rishi Sunak.

Après sa campagne controversée Stop the Boss, qui visait à refouler systématiquement les embarcations de personnes migrantes et son plan d'expulsion des demandeurs d'asile vers le Rwanda, l'ancien premier ministre conservateur avait essuyé les critiques, notamment de la part de son propre camp. Son plan de plusieurs millions de livres n'a d'ailleurs pas réussi à convaincre les contribuables britanniques. Pour y remédier, l'actuel gouvernement britannique avait promis d'adopter une approche différente au sujet de l'immigration, mais avait finalement fait machine arrière.

Parmi les mesures annoncées ce matin, le gouvernement indique notamment vouloir augmenter le nombre d'expulsions de migrants dans l'objectif d'atteindre le taux d'expulsion le plus élevé depuis 2018 pour les demandeurs d'asile déboutés. La ministre de l'Intérieur britannique a aussi indiqué qu'elle poursuivrait le plan du gouvernement précédent visant à ouvrir deux centres de rétention afin d'atteindre le taux d'expulsion envisagé. « J'enfermerai et j'expulserai davantage de migrants », a-t-elle dit, rapporte le journal britannique de Télégraphes, ce qui a provoqué une vague d'indignation parmi de nombreux militants et organisations d'assistance aux personnes réfugiées.

Rappelons-le, ces nouvelles mesures interviennent quelques jours seulement après d'importantes mobilisations antiracistes à travers le pays où des slogans tels que « Bienvenue aux réfugiés » ou encore « Stop à l'extrême droite » avaient été affichés. Depuis les récentes émeutes décrites comme les pires émeutes raciales depuis 1919, plus de 1100 personnes ont été arrêtées et plus de 600 personnes inculpées à travers le pays notamment pour violences raciales et incitations à la haine.

Lundi 19 août, le gouvernement de Keir Starmer annonçait la mise en place de mesures d'urgence visant à réduire l'afflux de prisonniers alors même que les prisons du pays sont saturées depuis les émeutes et que de nombreux prévenus attendent encore leur convocation au tribunal. Merci d'avoir suivi ce Flash Info de l'été du Média. Vous le savez, malgré notre dossier sérieux et le soutien du public, le Média n'a pas été sélectionné par l'ARCOM pour être diffusé sur la TNT. Nous avons donc engagé un recours. Près de 50 000 avoir signé notre grande pétition pour une répartition plus équitable et plus démocratique des fréquences TNT signées et partagées sur tnt.lemediatv.fr.

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