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InterviewNicolas Dupont-Aignan (sur YouTube)· 27 février 2019 26 minContradictoireActualité / polémiqueSolidarités & familleÉconomie & entreprisesImmigration & asileEurope & international

Nicolas Dupont-Aignan invité de Public Sénat

Source d'origine 4 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 35 %Attaque 50 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 71 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:00FerméeÉludée

    Est-ce que vous vous sentez complice du pire ?

  • 2:27FerméeÉludée

    Le mouvement s'affaiblit-il ?

  • 4:19OuverteRéponse partielle

    Qu'est-ce que vous dites aux Gilets jaunes ?

  • 5:58OuverteRéponse partielle

    Qu'est-ce que vous feriez à la place de Bruno Le Maire ?

  • 8:48OuverteRéponse directe

    Comment réagissez-vous à l'entrée de l'État néerlandais au capital d'Air France-KLM ?

  • 10:01FerméeRéponse partielle

    Est-ce que vous dénoncez l'attitude de KLM ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:51PrésentateurFait
    « Quand on va le samedi dans des manifestations violentes, on est complice du pire, dénonce Emmanuel Macron. »
  • 2:09InvitéPromesse
    « Est-ce qu'on va réindexer les pensions de retraite sur l'inflation ? C'est ce que je propose. »
  • 2:17InvitéFait
    « L'enjeu c'est comment on peut vivre d'un SMIC. »
  • 2:17InvitéFait
    « L'enjeu c'est comment on peut réduire l'immigration. »
  • 3:43InvitéPromesse
    « Nous sommes le seul parti à avoir proposé des économies pour réduire les gaspillages sur l'immigration, sur l'Europe, sur le train de vie de l'Etat, sur la fraude sociale, sur la fraude fiscale. »
  • 5:59InvitéFait
    « Valourec doit à un moment prendre ses responsabilités. »
  • 6:54InvitéPromesse
    « Il suffisait de nationaliser le site de Ford et de mettre Ford devant ses responsabilités. »
  • 8:30InvitéPromesse
    « J'ai proposé 100 fois la division par deux de l'impôt sur les sociétés pour les bénéfices réinvestis en France. »
  • 12:33InvitéPromesse
    « Voilà pourquoi je demande la fermeture des 120 mosquées salafistes qui diffusent une idéologie de haine dans le pays. »
  • 12:44InvitéPromesse
    « Voilà pourquoi je demande qu'on ne fasse pas revenir les djihadistes, comme le veut le gouvernement de Syrie, qu'on les juge là-bas. »
  • 18:35InvitéChiffre
    « Un suicide tous les deux jours dans nos fermes. »

Temps de parole

  • Invité73 %
  • Présentateur10 %
  • ?7 %
  • Intervenant7 %
  • Locuteur non identifié3 %

≈ 48,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:02
Locuteur

Voilà,

0:03
Présentateur

depuis le salon de l'agriculture en direct à la porte de Versailles, c'est Territoire d'Info ce matin avec la presse quotidienne régionale, les télés locales de France et le réseau via télévision, les Indes Radio, 130 radios qui sont également nos partenaires sur tout le territoire français et avec TV5Monde et l'invité politique en direct ce matin avec nous, c'est Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour,

0:21
Locuteur

merci d

0:22
Présentateur

'être avec nous, vous êtes le président de Debout la France. Vous sortez un livre, Résistance, on en parlera tout à l'heure aux éditions du Rocher. Et pour vous interroger, à mes côtés ce matin, Marcelo Vesfred du Figaro pour Public Sénat.

0:34
Locuteur

Bonjour, Marcelo.

0:35
Présentateur

Et bonjour Hervé Favre, on a parlé de vous tout à l

0:37
Locuteur

'heure

0:37
Présentateur

de la Voix du Nord. Merci d'être présent au salon de l'agriculture en direct avec nous ce matin. Nicolas Dupont-Aignan, votre interview sera retransmis sur les sites vidéo internet de la presse quotidienne régionale à partir de 10h également ce matin. On rentre tout de suite dans l'actualité. Quand on va le samedi dans des manifestations violentes, on est complice du pire, dénonce Emmanuel Macron. Il l'a dit devant le président, les élus du Grand Est reçus à l'Elysée. Est-ce que vous vous sentez, vous Nicolas Dupont-Aignan, complice du pire

1:03
Locuteur

?

1:04
Invité

C'est à nouveau l'Emmanuel Macron qu'on connaît bien,

1:07
Locuteur

qui

1:08
Invité

s'était calmé quelques mois sous la pression populaire et qui redevient ce qu'il est, méprisant, insultant des millions de Français qui se sont levés tout simplement pour vivre de leur travail. Et lui,

1:21
Locuteur

c

1:21
Invité

'est le président en tout cas du désordre et de

1:24
Locuteur

l

1:24
Invité

'injustice.

1:25
Locuteur

Et

1:25
Invité

il ferait bien de s'interroger sur sa politique. Et je remarque d'ailleurs qu'après un peu de calme, ça y est, c'est reparti. On va avoir la réforme de l'allocation chômage juste après les élections, parce qu'il ne

1:35
Locuteur

faut

1:35
Invité

pas le dire avant, la réduction des retraites après les élections. Et puis c'est à nouveau la même politique. C

1:42
Locuteur

'est une petite phrase,

1:43
Présentateur

lâchée ou voulue

1:45
Locuteur

?

1:45
Invité

Mais sans doute voulue, en fait le président ne s'interroge pas sur les causes profondes de la protestation sociale.

1:53
Locuteur

Il

1:53
Invité

ne s'interroge même plus sur les remèdes à mettre en œuvre. Et l'hypocrisie du grand débat apparaît. Ce grand débat n'était qu'un moyen de dégonfler une protestation. Mais il se trompe,

2:05
Locuteur

car

2:06
Invité

l'enjeu

2:07
Locuteur

c

2:07
Invité

'est de répondre à l'angoisse de nos retraités. Est-ce qu'on va réindexer les pensions de retraite sur l'inflation ? C'est ce que je propose. L'enjeu c'est comment on peut vivre d'un SMIC. L'enjeu c'est comment on peut réduire l'immigration. L'enjeu c'est comment on peut oxygéner

2:22
Locuteur

notre démocratie. Et là

2:23
Invité

il n'y

2:23
Locuteur

a

2:23
Invité

aucune réponse. Il n'est toujours que dans la petite phrase, dans le commentaire.

2:27
Locuteur

Sur

2:27
Intervenant

le fond, vous reconnaissez quand même que le mouvement s'affaiblit. Il y avait 46 000 personnes seulement dans les rues samedi. Qu'il s'est radicalisé. que l'opinion publique est en train de se retourner. Il y a bien un moment où il faut arrêter

2:42
Locuteur

un mouvement.

2:42
Invité

Mais ça c'est la propagande.

2:44
Locuteur

Ça

2:45
Invité

c'est la propagande. Ce sont les chiffres,

2:47
Locuteur

c'est la réalité de la rue. C'est la

2:48
Invité

propagande. Je vais vous dire pourquoi. Bien évidemment que je m'élève contre les désordres. J'ai d'ailleurs toujours demandé aux Gilets jaunes de manifester plutôt le dimanche pour ne

2:58
Locuteur

pas

2:58
Invité

gêner les commerçants, les artisans. J'ai toujours demandé au président de la République de prendre des mesures.

3:05
Locuteur

Je

3:06
Invité

lisais un très bon article dans le Figaro d'ailleurs, d'un monsieur Robin, qui expliquait qu'en 68, il y avait des hommes d'Etat.

3:13
Locuteur

Et

3:14
Invité

que Georges Pompidou et le général de Gaulle, après 68, ont agi vite. Le grenelle social qui a permis de répondre et qui a calmé les choses. Ce qui ne va pas là, c'est que le président de la République, en fait, dresse les Français les uns contre les autres. il aggrave ce face-à-face entre deux Frances. Et moi je pense, et ce qu'on a fait à deux bouts la France, c'est qu'on a fait des douze propositions,

3:36
Locuteur

très

3:37
Invité

précises, pour résoudre la crise. Et on finance ces propositions, nous sommes le seul parti

3:43
Locuteur

à

3:43
Invité

avoir proposé des économies pour réduire les gaspillages sur l'immigration, sur l'Europe, sur le train de vie de l'Etat, sur la fraude sociale, sur la fraude fiscale. Car je crois que le rôle d'un homme politique, et ce devrait être le rôle du président, pardonnez-moi, ce n

3:58
Locuteur

'est

3:58
Invité

pas de se lamenter. Pardon, mais

4:00
Locuteur

les Gilets jaunes voulaient être présents. C'est d'agir. Ça fait des

4:02
Invité

mois que le président laisse pourrir la situation. Si vous croyez que ça ne

4:08
Locuteur

va

4:08
Invité

pas repartir au mois de mai, qu'est-ce que vous en savez ? Il

4:11
Locuteur

faut traiter la cause des problèmes.

4:14
Locuteur non identifié

Les Gilets jaunes voulaient être présents dans cette campagne, ils avaient envisagé de faire une liste, on voit bien que ça capote. Qu'est-ce que vous leur dites ? Venez chez moi, je déplace. Mais non, mais je

4:21
Invité

ne suis pas comme ça. J'ai toujours pensé que le mouvement des Gilets jaunes, sincère au départ, qui a été dénaturé par des extrémistes, est un mouvement tout simple de retraités

4:32
Locuteur

qui

4:32
Invité

veulent vivre de leur retraite,

4:34
Locuteur

d

4:34
Invité

'artisans qui veulent

4:35
Locuteur

lutter

4:36
Invité

contre la concurrence déloyale, de Françaises et de Français qui veulent travailler. Et ce n

4:40
Locuteur

'est

4:40
Invité

pas les manifestants professionnels d'une certaine gauche, c'est la France du travail. J'ai toujours pensé que ce mouvement était protéiforme sur le plan politique. Est

4:49
Locuteur

-ce qu'il y en aura sur votre liste

4:50
Invité

? Attendez, il y a des gens de gauche, de droite, donc c'est normal qu'il n

4:53
Locuteur

'y ait

4:53
Invité

pas de liste Gilets jaunes. Ils n

4:55
Locuteur

'en

4:55
Invité

sont pas capables puisque c'est un mouvement social.

4:58
Locuteur

Maintenant,

4:58
Invité

nous, nous sommes l'un des seuls partis, je crois le seul, à avoir fait des propositions très concrètes, nationales, et à faire des propositions européennes, car le débouché de la crise des Gilets jaunes, c'est l'élection, c'est le vote. Et dans trois mois, les Français vont

5:14
Locuteur

pouvoir dire... Donc il y en aura

5:15
Présentateur

sur votre liste, c'est la

5:16
Locuteur

question de la référence. Bien évidemment, puisqu'il y a

5:17
Invité

beaucoup de Gilets jaunes qui sont adhérentes debout la France déjà. Mais il n

5:21
Locuteur

'y

5:21
Invité

aura pas... Moi, je ne prétends pas rassembler les Gilets jaunes, c'est absurde. Les Gilets jaunes, ils sont de toute origine politique. En revanche, je crois que le rôle d'un responsable politique sérieux, c'est de proposer des solutions sérieuses pour débloquer la crise et en finir avec ces manifestations qui pourrissent la vie économique du pays. Mais il faut s'interroger sur les causes au lieu toujours d'accuser ceux qui manifestent plus

5:45
Locuteur

ou moins

5:45
Invité

correctement.

5:46
Locuteur

Un autre

5:46
Locuteur non identifié

sujet d'actualité qui intéresse beaucoup notre région, le cas d'Ascoval, la solution qui s'était présentée a capoté. Aujourd'hui, Bruno Le Maire se donne un mois pour retrouver un repreneur. Qu'est-ce que vous feriez à sa place

5:58
Locuteur

?

5:59
Invité

Très simplement, j'aurais donné instruction à Valourec de continuer ses achats. Valourec doit à un moment prendre ses responsabilités. Comme on n'a pas traité la cause, là aussi, on a un pouvoir qui est à genoux, à plat ventre devant les entreprises. Regardez ce qui se passe à Ford, à Bordeaux. C'est insensé ce qui se passe pour Ford, comme pour Ascoval. À Ford, je reviens sur Ascoval après. À Ford, il y

6:24
Locuteur

a

6:24
Invité

un repreneur. Il y

6:25
Locuteur

a

6:25
Invité

un repreneur. Ford va sacrifier l'outil de production pour ne

6:29
Locuteur

pas

6:29
Invité

avoir de concurrence. Il va aller en Pologne et rapatrier aux Etats-Unis.

6:34
Locuteur

Non,

6:34
Invité

la loi le peut toujours. M. Trump, excusez-moi, quand il y

6:38
Locuteur

a

6:38
Invité

à agir, il agit. M. Poutine, il agit. Les Chinois, ils agissent.

6:42
Locuteur

Enfin, Bruno Le Maire n'arrivait

6:43
Présentateur

pas à avoir le président de Ford au téléphone.

6:45
Locuteur

Eh bien, ça montre bien que

6:46
Invité

M. Bruno Le Maire n'existe pas. Il

6:48
Présentateur

sera là demain sur ce

6:49
Invité

plateau

6:49
Locuteur

à votre place. M. Bruno

6:49
Invité

Le Maire est un hypocrite et un menteur

6:51
Locuteur

qui

6:52
Invité

prétend résoudre les problèmes et ne les résout pas. Et il suffisait de nationaliser le site de Ford et de mettre Ford devant ses responsabilités. Et je peux vous dire que si le ministre faisait comme M. Trump

7:03
Locuteur

avait

7:04
Invité

fait un tweet en disant « Boycottez les voitures Ford français, boycottez les voitures Ford tant que Ford ne cèdera pas », eh bien, comme aux États-Unis, Ford aurait cédé. Parce qu'il

7:13
Locuteur

y

7:13
Invité

a un moment où on ne peut pas accepter que des entreprises détruisent la libre loi de la concurrence. Parce que là, c'est une entreprise, Ford, qui veut avoir le monopole de la production et qui veut interdire un repreneur. C'est exactement le même cas sur Ascoval. Je suis pour la libre entreprise.

7:30
Locuteur

Il

7:31
Invité

faut baisser les charges des PME. Il faut remettre de la liberté. Mais,

7:34
Locuteur

accepter

7:35
Invité

le monopole

7:36
Locuteur

d

7:37
Invité

'une entreprise qui détruit de la valeur dans un pays, c'est inacceptable. Même aux États-Unis, pays capitalistes, Donald Trump ne l'accepte pas. Ça veut dire bien quoi ? Ça veut dire qu'on a un pouvoir qui est impuissant. Et quand on a un pouvoir impuissant,

7:50
Locuteur

on le change. Dans le cas d'Ascoval,

7:51
Locuteur non identifié

vous faites quoi ? Vous renationalisez temporairement ?

7:53
Locuteur

Non. Enfin, vous nationalisez ?

7:55
Invité

Valourec ne doit pas se désintéresser d'Ascoval. C'est ça la raison. Si on ne traite pas la cause d'Ascoval, et Xavier Bertrand est d'accord avec moi là-dessus, vous le savez très bien, c'est exactement le symbole d'un

8:07
Locuteur

pouvoir fait.

8:07
Invité

Mais Valourec dit qu

8:07
Locuteur

'il

8:07
Invité

n

8:07
Locuteur

'a

8:07
Invité

plus besoin de la production

8:09
Locuteur

d'Ascoval. Mais Valourec a besoin de la France peut-être.

8:11
Invité

Il y a d'ailleurs des actionnariats publics. Et il

8:13
Locuteur

y

8:13
Invité

a un moment où il y a un bras de fer. Et il y

8:15
Locuteur

a

8:15
Invité

un moment où des entreprises ne peuvent pas éternellement piétiner un peuple. Et il

8:19
Locuteur

y a

8:19
Invité

un moment où il faut des dirigeants qui défendent leur industrie et leur pays. C'est tout. Et c'est ça la raison. Et puis, ça ne suffit pas bien sûr, il faut une vraie politique industrielle, il faut des mesures de baisse de charges. J'ai proposé 100 fois la division par deux de l'impôt sur les sociétés pour les bénéfices réinvestis en France. Il ne

8:38
Locuteur

s

8:38
Invité

'agit pas non plus de désigner les entreprises comme cibles, il faut leur donner les moyens de croître. Il faut des mesures protectionnistes, achats publics pour la commande publique, ce que font tous les pays capitalistes.

8:48
Intervenant

Nicolas Dupont-Aignan, comment vous réagissez quand vous apprenez, on l

8:52
Locuteur

'a

8:52
Intervenant

appris il

8:52
Locuteur

y a

8:52
Intervenant

quelques heures, que l'État néerlandais monte au capital d'Air France, KLM, sans avoir prévenu le conseil d'administration, sans avoir prévenu le gouvernement français ?

9:02
Locuteur

Eh bien,

9:02
Invité

ça veut dire, je félicite dans un sens l'État néerlandais qui est un vrai État. C'est-à-dire qu'il y

9:08
Locuteur

a

9:08
Invité

un moment où il faudrait peut-être comprendre que nous sommes dans une guerre économique

9:12
Locuteur

et

9:12
Invité

que dans cette guerre économique aujourd'hui, les gouvernements défendent leurs intérêts de leur peuple.

9:16
Locuteur

Et

9:17
Invité

que le gouvernement français est totalement à la ramasse, parce que le gouvernement français n'a pas compris que dans cette guerre économique, il fallait défendre le peuple français. Et ça ne veut pas dire intervenir tous azimuts. Cela veut dire, d'abord, baisser les charges pour ceux qui relocalisent en France, c'est tout le programme de Debout la France, c'est-à-dire favoriser la production en France, favoriser l'investissement en France, et puis parallèlement, avoir un État stratège, qui, quand une entreprise piétine les intérêts du pays, on la défend. C'est le nouveau capitalisme, c'est ce qu'il fait dans le monde entier. Il faut peut-être vivre avec son temps.

On n'est plus à la fin du XXe siècle, on est au XXIe siècle.

9:59
Présentateur

Nicolas Dupagnan, vous attribuez aux difficultés chez Air France, sociales qui ont permis ces grèves, aussi cette attitude de KLM ou pas ? Est-ce que vous

10:07
Locuteur

dénoncez

10:08
Invité

ça ?

10:08
Locuteur

Je

10:08
Invité

crois qu'il ne

10:08
Locuteur

faut

10:08
Invité

pas rejeter la responsabilité sur KLM. Il y a un nouveau président Air France qui a pris des bonnes mesures, qui a enfin réconcilié les salariés, qui a augmenté les salaires, ce que refusaient les précédents. Il faut bien comprendre que si on n'associe pas les salariés,

10:24
Locuteur

que

10:24
Invité

si on ne défend pas les intérêts des salariés du peuple français, la crise des gilets jaunes qu'on a connue va renaître puissance 15. Et j'aimerais qu'on mène une politique gagnant-gagnant, baisse des charges des entreprises, relocalisation, défense des intérêts français, investissement dans la science et l'avenir, ce qui n'interdit pas une politique européenne, car vous verrez que dans mon programme européen, nous avons tout un volet qu'on présentera demain avec 24 pays, 24 pays, pour que l'Europe passe d'une logique bureaucratique

10:55
Locuteur

à

10:55
Invité

une logique de projet industriel et scientifique. Il ne s'agit pas de revenir en arrière, il s'agit

11:00
Locuteur

de

11:01
Invité

comprendre que la Chine et les Etats-Unis ne jouent pas les règles de la naïveté européenne.

11:07
Locuteur

Et

11:07
Invité

il faut se défendre.

11:08
Présentateur

C'est Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France, qui est notre invité politique ce matin, en direct du Salon de l'Agriculture dans Territoire d'Info. La polémique autour du hijab de running de Decathlon. Vous avez appelé au boycott, vous avez vu que Decathlon a fait machine arrière.

11:22
Locuteur

Très bien, c'est un chien.

11:23
Présentateur

Très bien, ils ont retiré cette offre. Est-ce qu'il faut continuer de boycotter Decathlon, Nicolas Dupont-Aignan

11:30
Locuteur

?

11:30
Invité

Il faut faire comprendre aux Français et aux entreprises

11:34
Locuteur

que

11:35
Invité

si on cède,

11:36
Locuteur

c

11:37
Invité

'est le roman de Houellebecq, Soumission, si on cède

11:40
Locuteur

à cet islamisme... Et c'est le titre de votre livre,

11:42
Présentateur

Résistance.

11:43
Invité

Oui, si on cède à cet islamisme radical qui pourrit la France,

11:47
Locuteur

qui

11:47
Invité

déconsidère les Français musulmans qui pratiquent leur foi tranquillement et qui ne veulent pas être l'otage des salafistes, on est foutus. Et moi, je suis très fier qu'avec des hommes et des femmes politiques de tous horizons, on est appelé au boycott de Decathlon et qu'on est fait reculer Decathlon. Vous allez continuer à boycotter Decathlon ? Non, pas pour l'instant s'ils reculent. Mais il faut faire comprendre aux entreprises

12:07
Locuteur

que

12:08
Invité

les Français sont attachés à la liberté et à l'égalité des femmes.

12:11
Locuteur

Et

12:11
Invité

que si on accepte la soumission des femmes par petits morceaux, on commence par le voile, on finit par la charia. Et quand vous voyez ce qui se passe en Seine-Saint-Denis, quand vous voyez ce qui se passe dans certains quartiers, il y a de quoi avoir peur.

12:23
Locuteur

Et

12:23
Invité

il y a un moment où il faut que les femmes françaises et les hommes politiques, d'ailleurs je suis le seul homme politique, je vois qu'il n

12:28
Locuteur

'y a

12:28
Invité

que des femmes politiques qui ont réagi. À un moment disent, on ne peut pas continuer. Voilà pourquoi je demande la fermeture des 120 mosquées salafistes

12:36
Locuteur

qui

12:36
Invité

diffusent une idéologie de haine dans le pays. Voilà pourquoi je demande qu'on ne fasse pas revenir les djihadistes, comme le veut le gouvernement de Syrie, qu'on les juge là-bas. Voilà pourquoi je pense que les Français attendent de la fermeté là aussi.

12:50
Intervenant

Alors Nicolas Dupont-Aignan, on est à trois mois du scrutin des Européennes.

12:55
Locuteur

Dites

12:56
Intervenant

-nous un petit mot de vos sondages, puisque vous étiez en décembre à touche-touche avec les Républicains, et aujourd'hui vous êtes distancés, vous êtes à peu près à 6%, ils sont à peu près à 12%.

13:06
Locuteur

Je n'en prends pas un

13:07
Invité

instant. Ça c'est la fable. Nous allons dépasser les Républicains. Quand je vois que M. Bellamy,

13:13
Locuteur

le

13:13
Invité

leader des Républicains,

13:14
Locuteur

dit

13:15
Invité

hier qu'il préfère Juncker

13:16
Locuteur

à

13:17
Invité

Orban, dès ce matin j'avais des mails d'électeurs républicains qui me disaient on va voter debout la France. Nous allons dépasser les Républicains parce qu'à debout la France,

13:27
Locuteur

nous

13:28
Invité

sommes cohérents.

13:29
Locuteur

Nous

13:29
Invité

ne faisons pas comme aux Républicains. Je voyais M. Hortefeu, M. Dangean, qui se prétendent à Paris contre l'élargissement, contre le pacte de Marrakech, contre les quotas de migrants, et qui à Bruxelles ont voté les quotas de migrants répartis, le pacte de Marrakech, et se félicitent du CETA. Donc le double langage des Républicains sur l'Europe va apparaître dans toute sa cruauté. Et vous verrez que notre liste va l'emporter parce que

13:57
Locuteur

les

13:58
Invité

Français, et notamment les Français de droite, attendent une vraie opposition à Emmanuel Macron. Et quand Bellamy hier dit je préfère Macron, il avoue que les Républicains en fait sont sur la pente de l'alliance avec Emmanuel Macron.

14:12
Locuteur

Et ils votent d'ailleurs

14:13
Invité

la même Europe. Ils ont voté les

14:15
Locuteur

mêmes. Ils ont voté les mêmes. Hervé Favre.

14:18
Locuteur non identifié

Le jour où vous avez lancé votre campagne européenne à Paris, dans votre nouveau siège, on apprenait que Thierry Mariani rejoignait Marine Le Pen. Et vous disiez que ce n

14:25
Locuteur

'est

14:25
Locuteur non identifié

pas grave, on aura nous aussi des ralliements. Oui, vous les verrez. Et pour l'instant on les attend

14:28
Invité

encore. Eh bien vous allez les voir.

14:30
Locuteur

Moi

14:31
Invité

je procède sérieusement.

14:32
Locuteur

D

14:32
Invité

'abord, un projet. Cohérent sur l'Europe. Ce projet, nous allons le présenter demain avec 24 partis souverainistes, eurosceptiques, euroréalistes. C'est la première fois qu'il

14:45
Locuteur

y a

14:45
Invité

une telle alliance. Et parce que c'est une élection européenne, on n

14:49
Locuteur

'en

14:49
Invité

est pas tout seul.

14:49
Locuteur

Et

14:50
Invité

qu'il faut changer l'Europe avec nos partenaires. Et puis je présenterai fin mars la liste et vous aurez de belles surprises.

14:56
Locuteur

Quand

14:57
Intervenant

vous voyez ce qui se passe en Royaume-Uni sur le Brexit, où on est à un mois du Brexit et c'est la confusion la plus totale, qu'est-ce que vous dites aux partisans d'un Frexit ? Et est-ce que les eurosceptiques aujourd'hui

15:10
Locuteur

ne

15:11
Intervenant

vont pas être en difficulté compte tenu de cette actualité ?

15:13
Invité

Eh bien non, je vais vous dire pourquoi. Parce que d'abord on n

15:15
Locuteur

'a

15:15
Invité

jamais proposé le Frexit.

15:17
Locuteur

Si l

15:18
Invité

'Union Européenne

15:19
Locuteur

n

15:20
Invité

'avait pas refusé aux Anglais,

15:22
Locuteur

avant

15:23
Invité

le Brexit, des accords particuliers pour contrôler leurs frontières,

15:26
Locuteur

il

15:27
Invité

n

15:27
Locuteur

'y

15:27
Invité

aurait jamais eu le Brexit. Ça veut bien dire quoi

15:29
Locuteur

? Ça

15:30
Invité

veut bien dire que l'enjeu urgent de l'Union Européenne,

15:33
Locuteur

c

15:34
Invité

'est de changer les règles du jeu.

15:35
Locuteur

Pour

15:36
Invité

protéger les frontières, ce que ne veulent pas la liste de M. Bellamy et de M. Wauquiez, si on ne rétablit pas les frontières nationales, nous aurons des Brexit en série. Et nous, nous sommes cohérents. Nous voulons rétablir les frontières nationales, nous voulons supprimer les travailleurs détachés, c'est-à-dire rétablir la concurrence loyale, et nous voulons une Europe des projets industriels à la carte pour concurrencer la Chine et les États-Unis. Nous avons un projet cohérent.

16:03
Locuteur

Et

16:04
Invité

les Français vont le voir entre Macron et Bellamy,

16:07
Locuteur

qui

16:08
Invité

veulent continuer avec Juncker.

16:09
Locuteur

Et

16:10
Invité

nous, qui voulons une Europe qui soit sur un modèle d'État-nation, qui travaille ensemble, mais qui défendent leurs intérêts, eh bien, il y aura le choix. Et vous verrez que les Français choisiront.

16:23
Présentateur

Nicolas Dupont-Aignan, les travaillistes voudraient, eux, faire re-voter les Britanniques.

16:28
Invité

Mais c'est la démocratie. Vous

16:30
Locuteur

en pensez

16:30
Invité

quoi ? Mais je pense que c'est

16:32
Locuteur

toujours

16:33
Invité

la même histoire. On s'aperçoit que l'Union Européenne n'aime pas la démocratie.

16:38
Locuteur

Et

16:38
Invité

que quand vous votez, il faut re-voter. Quand vous votez quelque chose, on fait l'inverse. Nous, nous sommes pour une Europe des peuples et des démocraties. C'est un choix majeur. Il y a ceux qui volent l'Europe de Juncker, Macron, Bellamy, et puis il y a ceux qui volent une Europe des nations, avec le choix entre la liste de M. Bardella, du Rassemblement National, et notre liste qui présente pas seulement le refus de cette Europe-là,

17:05
Locuteur

mais

17:05
Invité

la reconstruction d'une Europe.

17:07
Locuteur

Il

17:08
Invité

ne s'agit pas de dire que

17:08
Locuteur

c

17:08
Invité

'est mal, les Français savent qu'elle ne fonctionne pas.

17:10
Locuteur

Il

17:11
Intervenant

s'agit de dire qu'est-ce qu'on fait maintenant. Soyons concrets, on est au Salon de

17:13
Locuteur

l

17:13
Intervenant

'Agriculture, la PAC est en pleine renégociation. Qu'est-ce que vous dites à nos partenaires qui veulent réduire le budget de la PAC, qui est actuellement le premier budget de l'Union, qui pèse donc énormément ?

17:24
Invité

Mais je dis d'abord que M. Macron n'aurait pas dû refuser la baisse de la PAC. Il l'a acceptée. Il l'a

17:30
Locuteur

déjà

17:31
Intervenant

acceptée. Il l'a redit ici samedi. Il se

17:34
Locuteur

battrait pour que... Mais vous feriez quoi ?

17:36
Invité

La politique très claire qu'a fait le Général de Gaulle, qui a permis la création de la PAC. Pourquoi la PAC est née

17:42
Locuteur

? Protection

17:43
Invité

douanière européenne, ce qu'il faut. C'est-à-dire ne pas signer le CETA, comme a signé M. Macron, comme a approuvé les Républicains. Donc, protection douanière extérieure, c'est la condition de la PAC. Et ensuite, prix régulé, prix garanti. C'était la PAC du Général de Gaulle, qui a été détruite par M. Barnier

18:01
Locuteur

et M. Le Maire. Je

18:02
Invité

finis juste. Il faut donc dire à nos amis européens, soit on rétablit une vraie PAC, soit on fait une politique nationale. Mais on ne peut pas continuer à céder et à détricoter la PAC, qui est en train d'aboutir à la ruine de l'agriculture française. Je vous le rappelle ici, c'est très beau, il y a plein de pancarfs, là. J'ai visité lundi. C'est une mascarade, ce salon de l'agriculture. Parce que, il y a tous ceux qui vivent aux dépens des agriculteurs, et puis,

18:32
Locuteur

il

18:33
Invité

y a un suicide tous les deux jours dans nos fermes. Un suicide tous les deux jours.

18:37
Locuteur

Et

18:37
Invité

on le cache ici.

18:39
Locuteur

Parce

18:39
Invité

que c'est ce système de la PAC détricotée, de syndicats compromis, d'un pouvoir faible, qui laisse crever nos agriculteurs.

18:49
Locuteur

Et donc, il y a l'image

18:50
Invité

de ce salon, et il

18:51
Locuteur

y a derrière. Comment expliquez-vous qu'Emmanuel Pachon,

18:53
Locuteur non identifié

finalement, n'ait pas été si mal accueilli que ça au

18:55
Locuteur

salon ? Mais il n'y a plus d'agriculteurs ici.

18:57
Locuteur non identifié

Excusez-moi. Quand même, il y

18:57
Locuteur

a des épreuves. Non, il n'y a plus d

18:58
Invité

'agriculteurs.

18:59
Locuteur

Il

19:00
Invité

n

19:00
Locuteur

'y a

19:00
Invité

plus d'agriculteurs ici. Ici, ce sont ceux qui vivent aux dépens des agriculteurs. Et vous ne pouvez pas éternellement avoir des vendeurs de machines agricoles, des banques, des assurances, des mutuelles, si les agriculteurs vivent avec 300 euros par mois.

19:14
Locuteur

Vous n'allez pas vous faire bien accueillir dans

19:16
Présentateur

les

19:17
Locuteur

travées, hein, aujourd'hui ? Mais il y a des éleveurs ici. Mais non, mais je le dis.

19:20
Invité

Mais non, mais attendez, on les connaît, les éleveurs. Je les connais. Je viens ici depuis 15 ans.

19:23
Intervenant

L'an dernier, le président avait été hué ici par des agriculteurs. Cette année, il a passé 14 heures dans un calme, dans un vrai...

19:32
Locuteur

C'est la propagande.

19:33
Invité

Non, on y était tous. Mais oui, mais bien sûr, il n'y a plus d'agriculteurs.

19:36
Locuteur

Ils

19:36
Invité

sont morts. Je veux dire que... Vous réalisez ce qui se passe dans nos campagnes ?

19:41
Locuteur

La

19:41
Invité

désertification ? Des agriculteurs qui se suicident ? Des retraités agricoles qui ont moins qu'un migrant qui arrive sur le sol français ? C'est ça, la réalité du monde agricole. Et évidemment, ici, tout le monde, pas vanne, mais la réalité du fond, c'est qu'ici, on ne change pas la politique agricole commune. Parce que M. Macron a menti ici. Il a dit quoi

20:00
Locuteur

?

20:01
Invité

Il a dit qu'il faut défendre l'agriculture. Mais c'est lui qui a signé le CETA.

20:04
Locuteur

C

20:05
Invité

'est toujours pas ratifié au Parlement français et il s'applique. Puisque vous parlez d

20:08
Locuteur

'Europe... C'est lui

20:08
Invité

qui négocie le Mercosur. Qu'est-ce que ça vous inspire

20:11
Locuteur

?

20:11
Invité

Non,

20:11
Locuteur

mais c'est quand même

20:11
Intervenant

extravagant ce

20:12
Locuteur

qui se passe.

20:12
Intervenant

Nicolas Dupont-Unihan, qu'est-ce que ça vous inspire de voir que la ministre des Affaires européennes, Nathalie Loiseau, est en tout cas très intéressée par la campagne des Européennes et pourrait donc, si la REM le décide, quitter le gouvernement

20:25
Locuteur

?

20:26
Invité

Au moins, ça sera plus clair, puisque Emmanuel Macron et la ministre des Affaires européennes, qui sont membres du gouvernement et présidents de la République, dans des fameux grands débats, ont dit qu'il faut gagner les Européennes.

20:36
Locuteur

C

20:37
Invité

'est pourquoi, d'ailleurs, je vais saisir, comme les autres, le CSA, parce que nous avons un président de la République et une ministre qui font campagne pour une élection. Donc je préférerais qu'elle soit candidate. Objectivement, ce sera plus loyal.

20:49
Locuteur

Mais nous avons des

20:50
Invité

arguments

20:50
Locuteur

et

20:50
Invité

nous l'affronterons, argument

20:52
Locuteur

contre argument. Sur quoi vous

20:53
Présentateur

allez saisir le CSA ? Je n

20:54
Locuteur

'ai

20:54
Présentateur

pas bien compris. Sur le

20:55
Locuteur

temps de parole ?

20:55
Présentateur

Sur

20:55
Locuteur

le fait qu

20:56
Invité

'Emmanuel Macron et son gouvernement font campagne pour les Européennes, avec le temps de parole du gouvernement, c'est totalement illégal. Et j'espère que le

21:06
Locuteur

CSA... Vous allez le saisir quand

21:07
Invité

? Mais on l'a saisi, d'ailleurs, déjà, tout récemment. D'autres parties l'ont saisi. C'est une question de loyauté. Mais, je vais vous dire, les Français ont compris. Moi, j'ai confiance dans le peuple français. Il y a des élections. Je les invite simplement

21:20
Locuteur

à

21:20
Invité

se mobiliser pour voter, étudier les programmes, car l'enjeu, ce n

21:24
Locuteur

'est

21:24
Invité

pas de dire que l'Europe ne va pas. L'enjeu, c'est de la reconstruire sur des bases solides. Un

21:29
Locuteur

mot, quand même, sur l'Algérie. Il

21:30
Locuteur non identifié

se passe des

21:31
Locuteur

choses

21:31
Locuteur non identifié

importantes. Est-ce que la France doit s'en mêler

21:34
Locuteur

?

21:34
Invité

Non. C'est un pays souverain, très attaché à sa souveraineté,

21:38
Locuteur

à

21:38
Invité

sa liberté, et elle ne peut pas s'en mêler. En revanche, il est clair que ce qui se passe au Maghreb est absolument essentiel pour l'avenir du pays. Voilà pourquoi j'avais plaidé à la présidentielle pour une vraie politique méditerranéenne, c'est-à-dire pour qu'on ait une organisation des trois pays, France, Italie, Espagne, qui travaille avec...

22:00
Locuteur

On s'éloigne de la question d'Hervé Favre. Sur les manifestations qui ont lieu en

22:03
Présentateur

France, qui ont lieu en Algérie, sur le fait que Bouteflika se représente, vous en pensez quoi, vous

22:09
Locuteur

? Je

22:10
Invité

pense que tout le monde constate qu'il est ahurissant

22:13
Locuteur

qu

22:14
Invité

'un homme malade,

22:14
Locuteur

qu

22:15
Invité

'on ne sort jamais, se représente. Cinquième

22:17
Locuteur

mandat. C'est le bon

22:18
Invité

sens absolu. Maintenant, ce sont les affaires algériennes et la France doit avoir une attitude à la fois d'écoute

22:24
Locuteur

vis

22:25
Invité

-à-vis de la jeunesse algérienne, mais en même temps ne peut pas s'ingérer dans les affaires algériennes. Compte tenu de l'histoire entre nos deux pays, vous pensez bien qu'il serait très maladroit de s'ingérer dans les affaires algériennes.

22:36
Intervenant

Qu'est-ce que ça vous inspire de voir qu'en Algérie comme en France, les manifestations monstres partent des réseaux sociaux ?

22:44
Locuteur

Ce ne sont plus les

22:45
Intervenant

partis politiques aujourd

22:46
Locuteur

'hui.

22:46
Invité

Ce

22:47
Locuteur

ne sont plus les médias traditionnels

22:48
Invité

qui, à force de répéter la propagande du l'oligarchie... Les médias en Algérie

22:52
Locuteur

sont censurés

22:52
Invité

sur cette histoire. En France, ils se censurent

22:55
Locuteur

eux-mêmes. Les médias n'ont rien à voir avec ça. En France,

22:56
Invité

ils se censurent eux-mêmes, à l'exception de gens comme vous, libres, mais ils sont assez rares. Donc, quand les réseaux sociaux progressent, parce que simplement, la pensée unique étouffe les médias traditionnels. Et l'enjeu, ce n

23:10
Locuteur

'est

23:10
Invité

pas simplement de râler sur les réseaux sociaux. L'enjeu, c'est de proposer des solutions, ce que j'essaye de faire dans mon

23:16
Locuteur

livre.

23:16
Invité

Parce que l'enjeu, ce n

23:17
Locuteur

'est

23:17
Invité

pas de dire que

23:18
Locuteur

ça

23:18
Invité

ne va pas. L'enjeu, c'est de dire comment on fait maintenant pour s'en sortir. Comment on reconstruit un tissu économique. Comment on défend nos territoires. Comment on développe nos campagnes. C'est ça l

23:28
Locuteur

'enjeu. Nicolas

23:28
Présentateur

Dupont-Aignan, vous sortez un livre « Résistance » d'édition du Rocher. Je voudrais que vous reveniez une seconde. D'ailleurs, je montre le livre, un chapitre entier consacré à l'élection présidentielle au deuxième tour de l'élection présidentielle, le choix du second tour. Est-ce que vous pourriez nous expliquer un petit peu ? Vous écrivez « Ne pas choisir entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen, c'était en vérité choisir Macron. » On sait que vous étiez le premier ministre putatif de Marine Le Pen si

23:56
Locuteur

elle était le président de la

23:58
Invité

République. Mais

23:58
Locuteur

moi, je suis convaincu

23:58
Invité

que le choix que j'ai fait au second tour était le bon, que les Français aujourd'hui ne veulent plus de Macron et que l'enjeu justement...

24:04
Locuteur

Mais vous vous justifiez

24:05
Présentateur

un peu de ce choix dans ce livre.

24:06
Locuteur

Oui, je l

24:06
Invité

'explique parce que je sais qu'il a suscité beaucoup de polémiques et je raconte comment Macron a manipulé l'élection présidentielle, ce qui explique d'ailleurs sa position minoritaire aujourd'hui dans le pays et j'explique qu'il gouverne comme il a conquis le pouvoir. Et j'essaye dans ce livre de faire une explication rationnelle. Je reprends des éléments de sa campagne, je reprends la manière dont il gouverne et j'apporte...

24:31
Locuteur

Du

24:31
Invité

moins, j'ai essayé, j'ai écrit ce livre pendant les vacances de Noël avec beaucoup de soin. J'apporte des pistes

24:36
Locuteur

pour

24:37
Invité

que les Français retrouvent confiance dans la politique avec des mesures concrètes. Car encore une fois, ce qu'attendent les Français aujourd'hui, c'est un chemin. Le ralliement à Marine Le Pen entre les deux tours, vous ne regrettez rien. Au contraire, aujourd'hui, si on a tant de succès debout la France et on a tant d'adhérents, notamment qui viennent des Républicains, ce sont des gens qui disent vous, vous avez eu le courage de choisir

24:57
Locuteur

et

24:58
Invité

vous n'êtes pas responsable du chaos actuel. Car non seulement on a le désordre, mais on a l'injustice. Et vous imaginez que ça puisse durer trois ans et demi avec des petites phrases comme ça ? Est-ce qu

25:09
Locuteur

'on

25:09
Invité

peut gouverner un pays avec des petites phrases ? Est-ce qu'il n

25:12
Locuteur

'y a

25:12
Invité

pas besoin d'actes solides pour sauver le pays ? C

25:15
Locuteur

'est ça l'enjeu ?

25:15
Présentateur

Merci Nicolas Dupont-Aignan. Votre programme aujourd'hui est au Salon de

25:18
Locuteur

l

25:18
Présentateur

'Agriculture ?

25:19
Invité

Eh bien, on a déjà visité toute une journée le Salon de l'Agriculture donc on va repasser mais

25:24
Locuteur

ça

25:25
Invité

a déjà été visité et je vais vous dire je préfère aller visiter les fermes

25:28
Locuteur

et

25:28
Invité

voir comment on peut aider nos agriculteurs qui sont en immense difficulté contrairement à ce qu'on dit dans ce salaire.

25:33
Présentateur

Merci Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France.

25:36
Locuteur

Je

25:36
Présentateur

rappelle votre livre qui sort Résistance aux éditions du Rocher.

25:39
Locuteur

Et on

25:39
Présentateur

peut...