Clôture de l'événement Bpifrance Inno Génération (BIG)
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- 8:40Président de la RépubliqueChiffre
« On a un financement qui va, je parle sous le contrôle de Nicolas, jusqu'à 5 000, 6 000 euros pour un VIE, ce qui veut dire la moitié de son coût sur la période où on l'envoie défricher un nouveau marché. »
- 13:00Président de la RépubliqueFait
« On est en train d'arriver à la génération des startups industrielles, ce qu'on appelle parfois le deep tech aussi. »
- 14:10Président de la RépubliquePromesse
« L'objectif qu'on doit se donner, c'est d'avoir très vite plusieurs dizaines d'entreprises par an qui puissent financer leurs démonstrateurs industriels en France et lancer leurs projets et se dire que, d'ici à horizon 2030, ce sont plusieurs centaines par an qui doivent pouvoir se financer. »
- 17:30Président de la RépubliqueFait
« On a aujourd'hui en France environ, je parle sous le contrôle de la ministre, 30 000 PME industrielles. Ce n'est pas une gloire d'en avoir que 30 000 parce que c'est le fruit d'une désindustrialisation des dernières décennies. »
- 18:40Président de la RépubliqueChiffre
« On a touché un tiers de ces PME industrielles, ce qui est un chiffre énorme. »
- 22:30Président de la RépubliqueChiffre
« En 2017, il y avait environ 280 ou 290 000 contrats d'apprentissage par an. Et ça faisait quelques décennies qu'on disait un jour on fera comme les Allemands, on fera 500 000 apprentis. On a vécu l'une des pires crises économiques, sociales et sanitaires de notre histoire. Là, nous sommes à 526 000 apprentis maintenant. »
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Bonsoir à tous. Nous allons accueillir le Président de la République, qui nous fait l'honneur de sa présence cette année comme l'année dernière. Et nous allons, à sa demande, profiter de sa présence pour dialoguer avec quatre entrepreneurs que je vais faire venir derrière moi, s'ils veulent bien me rejoindre.
Ce sont Vincent Usache de Microphyt, Stéphanie Venier-Dargent de Bodyguard, Fabien Prost de HEF et Mathilde Leray, qui est une jeune étudiante de KEDGE School à Bordeaux et qui est volontaire territoire d'entreprise dans une entreprise de Saint-Émilion. Voilà, vous aurez l'occasion de vous présenter mais, si le Président de la République est prêt, je suis heureux de l'accueillir. Je te laisse la parole pour un premier mot et ensuite je présente les entrepreneurs ou on commence tout de suite.
On peut y aller. Bonjour d'abord, à toutes et tous. Ravi d'être parmi vous, de retrouver cette énergie de ce rendez-vous maintenant presque rituel, et je suis très heureux d'être parmi vous.
Je vais peut-être d'abord répondre aux questions et à l'échange et après je dirai quelques mots. Merci d'avoir tenu. J'aurai un mot quand même pour tous les entrepreneurs de l'événementiel parce que cet événement, comme le tour que vous avez fait tout l'été, a été une prouesse.
Et je sais que ce sont des métiers qui ont beaucoup souffert, qui ont résisté pendant la crise et donc je veux ici vous remercier de les soutenir en continuant de les mobiliser. Ça repart très fort mais on va continuer. Voilà, donc bravo à tous ces entrepreneurs aussi.
Je profite de mon rôle de messager pour remercier chaleureusement le Président de la République de tout le soutien que l'État évidemment, et par ailleurs la Caisse des Dépôts et Consignations que je peux citer aussi, apportent à Bpifrance pour l'ensemble des missions qui sont les nôtres. Vraiment énormément de puissance derrière nous pour le service des entrepreneurs qui nous anime tous les matins. Vraiment, merci.
Je commence par Stéphanie Venier-Dargent, si tu veux bien te présenter. Monsieur le Président, bonsoir. Stéphanie Venier-Dargent.
Je suis une des cofondatrices du laboratoire Astelia, basé à Manosque, dans les Alpes-de-Haute-Provence. Nous avons créé et commercialisons depuis peu la marque Bodyguard, en France et à l'international. C'est le premier anti-moustiques au monde efficace 8 heures, sain pour l'homme, respectueux de l'environnement et qui sent aussi bon qu'un parfum.
Je suis aussi conseiller du commerce extérieur de la France depuis un peu plus de sept ans, membre du réseau Bpi Excellence et maman de deux enfants. J'ai une passion irréfrénable : voyager et découvrir de nouvelles cultures. C'est pour ça que je travaille à l'export depuis plus de 25 ans.
J'ai pu rencontrer, échanger avec des délégations d'autres pays européens, ce qui me permet de comparer un peu les différentes façons de prospecter. Cette année, le laboratoire Astelia a intégré l'accélérateur Afrique. Nous bénéficions donc d'un accompagnement privilégié avec des personnes dédiées.
Par exemple en Côte d'Ivoire, lorsque nous sommes revenus de notre voyage, nous avons pu nous appuyer sur l'équipe locale pour le suivi après déplacement. C'est extrêmement précieux et très important pour les entreprises. Ma question, Monsieur le Président, est qu'en est-il pour les milliers d'autres entreprises françaises qui n'ont pas la chance d'intégrer un accélérateur ?
Comment les pouvoirs publics peuvent contribuer à rendre plus efficace le développement à l'international des entreprises et, enfin, comment faciliter l'accès des TPE innovantes aux marchés internationaux, pour leur conquête des marchés export ? Merci, Monsieur le Président. Merci beaucoup.
Bravo d'abord à vous et tout ce que vous venez de nous nous décrire. Il y a un travail de fond d'abord qui a été fait quand même toutes ces dernières années à l'export, je ne reviens pas sur les réformes macroéconomiques, mais d'organisation un peu de l'équipe française. Et donc le travail qui est fait par BPI, Business France, les CCI, les régions aux côtés de l'ensemble des services de l'État, fait qu'aujourd'hui, on a des équipes qui sont très intégrées et il y a une équipe de France à l'export qui vient couvrir tous les niveaux et qui permet justement d'accompagner les entreprises de toutes tailles.
Premier point. Deuxième point, on multiplie ces types d'accélérateurs et d'ailleurs on a en ce moment-même, à travers l'événement, je serai demain avec beaucoup d'entrepreneurs, français, européens et africains, à Montpellier, une occasion unique de continuer à accélérer sur ces marchés le développement de nos entreprises, TPE, PME, ETI et grands groupes. Au-delà de cela, ce qui a été fait pendant la période récente c'est un investissement tout particulier pour en quelque sorte démultiplier les actions de cette équipe de France ainsi unifiée au plus près des territoires, avec nos réseaux consulaires et nos collectivités, avec un investissement de 250 millions d'euros qui très concrètement a permis de faire quoi et permet de faire quoi aujourd'hui avec tous les acteurs qui sont en place ?
Des chèques pour aider à l'export et développer des projets ; le financement d'une partie des VIE qui permettent très souvent d'aller à l'international et de conquérir de nouveaux marchés. Et donc, de manière très pragmatique, en fonction des besoins on a en quelque sorte maintenant du cousu-main sur le projet export. Avec ces 250 millions d'euros, au-delà des accélérateurs, un, on accompagne pour défricher les nouveaux marchés qui sont pertinents, avec accélérateur et même sans accélérateur ; deux, on aide à financer ou on finance parfois en totalité les études de marché ; trois, on permet de financer au moins 50 % du coût des personnes qui vont aller défricher ces nouveaux marchés.
Et, je le dis ici aussi pour beaucoup de nos jeunes, ce sont souvent des opportunités formidables pour des premiers emplois parce qu'on a beaucoup de jeunes qui rentrent justement dans l'entreprise par ces projets pour aller défricher de nouveaux marchés et, dans la stratégie qu'on a d'accélération à l'international et ces 250 millions d'euros, on a un financement qui va, je parle sous le contrôle de Nicolas, jusqu'à 5 000, 6 000 euros pour un VIE, ce qui veut dire la moitié de son coût sur la période où on l'envoie défricher un nouveau marché. Voilà les quelques éléments concrets, en plus de l'organisation de l'équipe de France, qu'on a mis en place dans la période. Pourquoi ?
On l'avait dit d'ailleurs ici ensemble l'année dernière, parce que la période que nous vivons aujourd'hui est une période pleine d'opportunités. Et donc ce n'est pas simplement dans notre marché domestique qu'on va reconquérir mais c'est en accélérant à l'export. J'en profite, je le dis parce qu'il y a peut-être d'autres entrepreneurs de votre secteur et de votre région, pour tous ceux qui dépendent de la lavande ou d'autres produits qui sont menacés par des contraintes réglementaires européennes et la fameuse directive REACH, je veux dire que le gouvernement est à l'œuvre et que le ministre de l'Agriculture, avec ses collègues de l'Économie, des Finances et des Affaires européennes, travaille pour que justement on puisse protéger l'ensemble des filières.
C'est le cas dans les Alpes-de-Haute-Provence. C'est aussi une occasion de dire, en parlant de Stéphanie, qu'elle a dirigé une entreprise significative. Elle a décidé de se remettre sur une nouvelle initiative, un nouveau projet qui est donc une TPE, une TPE qui fait peu de chiffre d'affaires pour l'instant.
Mais, ce qui est formidable, c'est qu'elle est nativement exportatrice, c'est-à-dire que c'est une TPE qui se lance tout de suite à l'export, d'où la boîte à outils présentée par le Président de la République. On va passer à Monsieur Usache de Microphyt. Microphyt, c'est une taille d'entreprise très différente.
C'est déjà beaucoup plus important. Je précise, pour être parfaitement transparent, comme si je m'exprimais devant la presse, que Bpifrance a investi 10 millions d'euros chez Microphyt récemment et donc ma neutralité est tout de même relativement limitée. Nous avons beaucoup d'admiration pour cette entreprise.
Merci Nicolas. Bonsoir à toutes, bonsoir à tous, Monsieur le Président. Je suis Vincent Usache, le directeur général de Microphyt.
Microphyt est une société de la French Tech 120 qui emploie aujourd'hui une quarantaine de personnes à Montpellier. Et, depuis une dizaine d'années, on s'est focalisé sur une mission : le fait de puiser au cœur des micro-algues des solutions naturelles pour les domaines de la nutrition et de la cosmétique en particulier. Donc on fournit des ingrédients naturels qui sont sûrs, qui sont contrôlés, qui sont efficaces, qu'on produit de façon durable, de façon biomimétique, dans notre plateforme industrielle à côté de Montpellier.
Là, maintenant on se lance dans la commercialisation, enfin, aux États-Unis, dans le domaine des compléments alimentaires. On a un premier ingrédient actif qui vise la prévention du déclin cognitif lié à l'âge et donc, pour suivre ces besoins commerciaux, il faut produire, tout simplement. Il faut produire de façon efficace et, pour ça, on rencontre les problématiques de toute startup et scale-up, société de croissance industrielle.
Vous savez certainement que ce sont des sociétés qui ont parfois besoin d'un temps un peu plus long, ont besoin de capitaux importants, surtout dans les investissements industriels. Et donc, de ce fait, parfois il est difficile de franchir l'étape du démonstrateur vers l'usine. Certes, il y a des initiatives.
C'est vrai que, depuis quelques temps, l'écosystème du capital développement s'est un peu adapté. Il est un peu frileux mais il s'est adapté et il y a des fonds pionniers comme le fonds industriel Biotech de Sofinnova et, surtout, le fonds SPI de Bpifrance, qui a pour mission et thèse d'investissement de soutenir ce type de développement industriel. Ma question était, comment faire pour amplifier ça, pour le pérenniser, le renforcer et pour nous donner les moyens de nos ambitions ?
Merci. Merci beaucoup. Bravo d'abord, parce que ce que vous décrivez est enthousiasmant.
J'en profite peut-être pour tordre le cou, si je puis dire, à une idée reçue parce que, j'entends souvent opposer la startup nation et la France industrielle et l'idée que la France de l'innovation ne serait qu'à Paris. L'exemple qui est donné par Monsieur, c'est la démonstration du contraire. La réindustrialisation française passera aussi avec et, peut-être surtout dans certains domaines, par les startups.
Et on est en train d'arriver à la génération des startups industrielles, ce qu'on appelle parfois le deep tech aussi. Et donc c'est très important parce qu'il est faux d'opposer l'un à l'autre. C'est faux.
Et l'industrie d'aujourd'hui et de demain n'est pas l'industrie d'hier. C'est une industrie qui est hyper performante, qui a amélioré ses conditions de travail, qui en effet a besoin de beaucoup de capital pour industrialiser et innover, mais qui a pris en compte aussi le bien-être de ses salariés donc c'est une industrie qui regarde devant. Et les startups, les boites qui innovent, ce n'est pas que Paris.
Vous avez l'exemple de Montpellier, on était à l'instant à Manosque et on est à travers la France entière, Saint-Etienne pour Monsieur. Vous venez de la France entière et il y a des startups aujourd'hui dans tous les écosystèmes. Ce sur quoi on va travailler, c'est maintenant cette convergence entre startup et industrie, autour du développement des startups industrielles ou de ce qu'on appelle la deep tech.
Vous avez raison de rendre hommage à des fonds type Sofinnova et quelques autres qui, dans le marché français, ont commencé à y aller. BPI y va aussi. Ce qu'on veut faire, et ça je ne veux pas déflorer totalement ce que je vais essayer de présenter la semaine prochaine avec France 2030, c'est de se dire, si on veut construire la France de 2030, on doit reconquérir justement de la part industrielle.
On doit réinover dans et par l'industrie et donc décider de multiplier des financements de startups industrielles. Pourquoi ? Parce que, quand un démonstrateur industriel est fait dans un pays, l'entreprise reste dans le pays.
Si, pour des raisons de financement, de facilité, une startup fait son démonstrateur dans un autre pays, bien souvent elle va développer ensuite l'industrialisation de son projet ailleurs, et c'est une perte d'opportunité pour la France. Ensuite c'est une perte d'emplois mais, en dynamique, c'est une perte d'innovation parce que l'innovation est tirée par l'industrie, et c'est quelque chose qu'on avait souvent oublié ces dernières décennies. Plus on développera des startups industrielles, plus on aura de l'innovation à la fois fondamentale et appliquée qui sera tirée par ces dernières.
Le problème, c'est que ce sont des tickets qui sont assez importants. Un démonstrateur, ce sont plusieurs dizaines de millions d'euros, en tout cas pour passer à cette phase d'entrée dans le marché. Donc il faut développer des capacités de financement qui permettent d'avoir un effet d'entraînement et, comme on l'a fait avec le venture, comme on l'a fait avec, pardon de ces anglicismes, mais le " late stage ", en tout cas pour des tickets qui sont plus importants avec ce qui a été fait que les fonds Tibi, on doit maintenant investir ce segment d'investissement qui va permettre de financer les deep techs.
L'objectif qu'on doit se donner, c'est d'avoir très vite plusieurs dizaines d'entreprises par an qui puissent financer leurs démonstrateurs industriels en France et lancer leurs projets et se dire que, d'ici à horizon 2030, ce sont plusieurs centaines par an qui doivent pouvoir se financer. Donc on va répondre à ça avec la stratégie France 2030, pour permettre justement d'amorcer cette nouvelle phase et de réconcilier cette France des startups et cette France de l'industrie parce que c'est bien la France de demain qu'on bâtit. Merci, Monsieur le Président de la République, c'est très important.
Je partageais avec le Président tout à l'heure le fait que, en déambulant aujourd'hui dans le BIG, si je compare par rapport à l'expérience que j'ai pu avoir personnellement l'année dernière, l'année d'avant ou l'année d'avant, le nombre d'entrepreneurs qui viennent me voir, nous voir, nous l'équipe de Bpifrance, pour nous parler de nouvelles industries, pour faire monter de nouvelles usines, nativement décarbonées, nativement salles blanches, nativement digitalisées. Incroyable. Il s'est passé quelque chose.
Le génie du moment, c'est la réindustrialisation de la France. Nous avons maintenant Fabien Prost, HEF. Une entreprise importante, 75 usines.
Je lui disais 200 millions d'euros de chiffre d'affaires, il me disait 270 bientôt donc très forte croissance parce que Fabien acquiert beaucoup d'entreprises. Il aime conquérir pour grandir. C'est Fabrice, et je vais vous parler d'HEF.
La liberté ! Merci, en tout cas. Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs.
HEF, ce sont deux domaines d'expertise : la maitrise des frottements et celle de l'usure. Nous sommes à bord des moteurs de Formule 1 pour la performance, dans la voiture de Monsieur Tout le Monde pour l'environnement et dans le cœur artificiel Carmat pour la fiabilité. C'est aussi l'utilisation et la transformation des propriétés de la lumière.
Nous sommes à bord du Rover Perseverance sur Mars, dans l'avion Rafale et dans les scanners médicaux pour permettre les rayons X. Tout ça fait de nous un leader mondial de l'ingénierie des matériaux de surface. Je suis fier de vous parler au nom d'une équipe de 3 000 personnes, dont 600 en France.
Nous avons bien passé la crise Covid, par la mobilisation collective hors normes de l'État, de BPI et de nos salariés. Nos cadres ont accepté de baisser leurs salaires pour soutenir leurs collègues en activité partielle et, en 2021, nous ressortons plus forts. Et, avec plus de 30 % de croissance, nous allons battre nos records, à plus de 270 millions d'euros de chiffre d'affaires.
Notre modèle de développement, c'est d'inventer des matériaux à Saint-Etienne et d'exploiter industriellement ces innovations partout dans le monde, au plus près de nos clients. La recherche chez nous, c'est 100 personnes, 10 % du chiffre d'affaires investi, 200 brevets. L'industrie, c'est 75 sites industriels dans 21 pays.
Toutes nos fabrications stratégiques sont faites en France. Mais le cœur du réacteur, c'est l'actionnariat salarié. Deux tiers de l'entreprise appartiennent à ses salariés. 95 % des 600 salariés français sont actionnaires et personne ne détient plus de 3 %.
C'est une capacité de mobilisation formidable. C'est un regard de stratégie sur le très long terme et c'est un investissement massif sur l'avenir. L'entreprise est inopéable, son ancrage à Saint-Étienne et en France est immuable et la transmission de l'entreprise se fait en douceur, d'une génération à l'autre de salariés, depuis plus de 50 ans.
Monsieur le Président, vous l'aurez compris, nous revendiquons la liberté d'entreprendre, l'égalité d'accès à l'actionnariat et la fraternité des salariés dans les coups durs. J'en viens à ma question. Nous investissons massivement dans la mobilité hydrogène.
Nous voulons, avant 2030, faire de cette technologie une technologie accessible au plus grand nombre. Nous pensons que cette rupture, cette technologie de rupture, permet de relancer des filières, à la fois dans le domaine de la mobilité et dans le domaine de l'énergie. Vous avez réussi à réhabiliter l'image de l'industrie en France, à réhabiliter l'entrepreneuriat.
Bravo ! Ce soir, la French Fab, cet événement Big, votre présence ici en sont l'illustration. L'enjeu demain, c'est de réussir le pilotage des filières d'avenir.
J'en viens à ma question, Monsieur le Président. Comment pouvons-nous ensemble, l'État, BPI, les entreprises, la recherche publique, travailler par l'innovation pour reconstruire certains maillons manquants de nos filières industrielles et en créer de nouvelles ? Merci.
Merci beaucoup. Plusieurs choses. D'abord, merci d'avoir démontré ce qu'est le modèle d'entreprise dans lequel nous croyons.
Et, là aussi, je pense que ce qui vient d'être dit, l'illustration que vous avez donnée, c'est le fait que, quand on veut être compétitif et attractif, on doit en même temps être innovant en termes d'organisation de l'entreprise et redonner du sens et de la fraternité dans l'entreprise. C'est pour ça qu'en même temps qu'on a développé une politique de baisse du coût du capital, de compétitivité en matière du travail, on a pris cette fameuse loi dite PACTE qui a mis au coeur de l'entreprise la raison d'être, qui a permis de développer des modèles comme le vôtre, et qui a permis justement de développer massivement l'intéressement et la participation, qui est en quelque sorte le dividende du salarié. Et ça, c'est un point extrêmement important jusqu'à récemment.
Dans notre organisation collective, l'entreprise n'était que le sujet des actionnaires et on a remis au coeur par la loi, et pas simplement dans le symbole mais dans les choix collectifs, et ça c'est le travail des législateurs et du gouvernement et ça ne marche que si ensuite c'est appliqué, comme vous l'avez fait, par des choix collectifs, par le dialogue social, le choix des dirigeants, le fait qu'une entreprise c'est toujours et avant tout un collectif humain qui innove, qui crée, qui résiste aux coups durs et qui relance. S'il n'y a pas ça, je peux vous le dire, toutes les lois du monde n'y changeront rien. Donc merci d'en avoir fait la démonstration.
Une entreprise, c'est une aventure humaine et tous les entrepreneurs qui sont là le savent. La deuxième chose c'est que, par rapport à ce que vous évoquez, on a essayé avec le Plan de relance d'abord justement d'aller dans cette direction. On a mobilisé massivement, grâce aux 100 milliards du Plan de relance que nous avons négocié au niveau européen puis appliqué en France depuis l'été dernier, un investissement massif qui, d'une part se fait beaucoup dans notre tissu productif et industriel, et sur les nouvelles filières dont l'hydrogène.
Sur ces 100 milliards, on a 70 milliards qui sont déjà engagés complètement ou engagés et même déjà dépensés. Tout ça pour vous dire que ça va à une vitesse de réalisation concrète sur le terrain très forte. On a aujourd'hui en France environ, je parle sous le contrôle de la ministre, 30 000 PME industrielles.
Ce n'est pas une gloire d'en avoir que 30 000 parce que c'est le fruit d'une désindustrialisation des dernières décennies. Mais par contre, pour la première fois dans notre histoire de politique publique, on a touché un tiers de ces PME industrielles, ce qui est un chiffre énorme. Et je le dis aussi parce que le Plan de relance France Relance, c'est un plan qui a été sur tous les territoires et qui a touché un tiers de nos PME.
Et il a permis pour un tiers de nos PME industrielles, ce qui est donc massif, de financer de la modernisation, de la digitalisation, de la machinisation, c'est-à-dire de rattraper très souvent une perte de compétitivité qu'on avait par rapport à certains voisins, de se digitaliser, de devenir plus compétitifs, d'améliorer les conditions des salariés de l'entreprise et de maintenir de l'emploi, voire de recréer de l'emploi en France. Troisième élément, dans ces filières qu'on a commencé à structurer davantage ces deux-trois dernières années, il y a la filière hydrogène. La filière hydrogène, vous l'avez dit de manière très claire, c'est une filière qui va être au cœur de la révolution, en particulier dans les transports.
Dans le transport collectif c'est à peu près sûr, c'est déjà acquis, il y a un consensus. C'est une partie des familles technologiques pour le transport individuel et, pour le transport maritime et aérien, c'est aussi une famille de technologie et de rupture qu'on regarde. Autant dire que l'hydrogène est un segment d'innovation massif.
Pour faire de l'hydrogène, il faut de l'électricité. Ça va faire partie justement de notre plan de charge et nous, on a un avantage, c'est qu'on a une base installée qui fait que, en tonnes de CO2 par habitant produites pour faire de l'électricité, grâce à la base nucléaire on est bien meilleur que les copains. Et donc on a tout pour s'engager massivement dans la filière hydrogène grâce au nucléaire.
Les deux se tiennent, comme vous l'avez compris. Et donc, sur la filière hydrogène, on va faire de l'hydrogène sur la base d'une électrolyse avec électricité produite par du renouvelable, mais aussi sur la base d'une électrolyse qui est faite avec de l'électricité produite par du nucléaire. En même temps, il y a toujours la production d'un hydrogène plus gris qu'il y a dans tous les pays, qui permet, sur le mode industriel, de recycler les choses.
Cette stratégie, on est en train de la structurer. Il y a une filière hydrogène, avec justement une organisation de filières qui s'est structurée et qui nous a permis d'avancer. Et dans le cadre, là aussi, de France 2030, on va donner un grand coup d'accélérateur à cette filière, pour pouvoir à la fois démultiplier les solutions technologiques et pouvoir mieux encore la structurer, avec des acteurs existants, Air Liquide pour ne pas le citer, qui est le grand leader français, une filière industrielle dont vous êtes parfaitement l'illustration mais aussi des technologies de rupture qui vont sortir, qui sont en train de sortir de nos laboratoires publics ou des startups privées qui, sur l'hydrogène, vont se développer.
Et il faut qu'on ait tout ce panel de choix pour pouvoir technologiquement être les plus innovants d'ici à dix ans. Maintenant, et c'est ma dernière remarque, par rapport à ce que vous avez dit, la bataille c'est de reconquérir les parts industrielles en amont. Vous êtes un formidable exemple de ce sur quoi la France a plutôt perdu ces trente dernières années des parts de marché, c'est-à-dire que, même quand on développe une filière, très souvent les sous-traitants sont devenus étrangers parce qu'on n'avait plus assez de masse critique en France.
C'est malheureusement trop vrai dans l'automobile. Je parlais de l'industrialisation, de ce qu'on a fait. On a financé beaucoup de PME industrielles mais, malheureusement, les machines outils on ne les produit plus en France.
Dans beaucoup de cas, elles ont été les acheter ailleurs. Et donc, ce que nous devons faire maintenant dans les prochaines années, ça fait partie du programme justement des startups industrielles et de la deep tech et de France 2030, c'est de reconquérir chaque maillon de la chaîne et de permettre, grâce à de l'innovation, grâce à des entreprises, maintenant des ETI industrielles comme la vôtre, d'être dans des filières et donc de recréer de l'emploi industriel parce qu'elles sont tirées par des filières d'avenir telles que la filière hydrogène. Et donc vous avez bénéficié du Plan de relance et de ce qui est en train de se déployer aujourd'hui.
Vous bénéficierez, dans ce cadre, de France 2030 parce que c'est au cœur de ce qu'on veut reconquérir. Formidable. Merci beaucoup.
Le suspense monte sur les annonces de la semaine prochaine. Nous terminons avec Mathilde, c'est bien Mathilde ? Mathilde Leray.
Voyez-vous, c'est manuscrit et j'écris extrêmement mal. Mathilde Leray est volontaire territoire d'entreprise ( VTE ). Tout à l'heure, on a parlé du VIE avec Stéphanie et le Président.
Là, on parle du VTE. Le VTE, c'est un peu le VIE en France. Je vous rappelle quelle est la philosophie du VTE, c'est de se dire qu'il y a quantité de jeunes qui, dès qu'ils sortent de leurs études, ne rêvent que d'une chose, c'est de quitter le pays pour aller à l'étranger.
C'est très bien, c'est très bien mais il y en a quantité qui ne connaissent absolument pas un pays qui leur est tout à fait étranger, le leur, la France. Et donc on s'est dit qu'on allait faire un VIE en France, et on l'a appelé le VTE. L'idée étant que le jeune VTE est plus ou moins bras droit d'un patron de PME, pour apprendre ce que c'est que la vie dans une PME.
Et ça s'adresse beaucoup, en particulier, aux écoles de commerce, aux écoles d'ingénieurs des métropoles, dans tous les territoires. Et Mathilde en est une, elle sort de KEDGE, mais je vais te laisser raconter tout cela. Je suis Mathilde Leray.
J'ai 21 ans. Je suis en alternance à KEDGE Business School à Bordeaux et aussi, du coup, dans l'entreprise Vignes et Verres. Comme beaucoup d'alternances je pense, j'ai eu beaucoup de mal à trouver mon alternance.
J'ai fait beaucoup de recherches. J'ai eu des refus, forcément, et j'ai croisé le chemin de Christophe Decogné, qui est du coup maintenant mon employeur. Vignes et Verres, c'est un organisme de formation pour les propriétés viticoles, pour les dirigeantes et dirigeants et leurs équipes.
Nous sommes installés dans un château, à Château Haut-Piquat à Lussac Saint-Émilion, donc tout petit village, qui nous sert de laboratoire pour expérimenter toutes les solutions que nous apportons aux équipes des châteaux viticoles. Lors de mon arrivée en alternance, Christophe m'a confié un rôle avec de hautes responsabilités, pour tout vous dire, et des missions assez grandes qui étaient un vrai challenge pour moi et au final, un an après, j'ai bientôt fini mon parcours, j'ai réalisé plusieurs projets majeurs et maintenant je suis donc bras droit, comme vous l'avez dit, de Christophe. Et je suis aussi en train de créer mon entreprise par essaimage, mon propre cabinet de conseil pour la filière viticole.
Et, en plus de ça, quelque chose sur lequel on est en train de travailler depuis un moment, nous sommes en train de créer un plan de relance pour la filière viticole, pour faire de l'œnotourisme un pôle d'excellence économique en Nouvelle-Aquitaine, donc toujours dans l'accompagnement des propriétés. Tout cela revient à ma question. Le problème, c'est que nombre de dirigeants de PME et de TPE n'osent pas recruter des jeunes apprentis en études supérieures pour leur confier des missions à haute responsabilité et développer leur entreprise avec eux.
Et ma question est donc quelles sont les actions pour pouvoir inciter ces chefs d'entreprises à recruter ces jeunes apprentis et leur donner des missions à haute responsabilité et donc développer leur entreprise avec eux et donc avec la nouvelle génération ? Bravo d'abord. Bravo pour ce parcours et pour l'ambition que vous affichez.
Je vais dire, en effet, que les VTE est un très bel exemple de ce que vous avez beaucoup poussé, de ce que la BPI et le réseau ont beaucoup poussé auprès des patrons de PME. Je pense que votre question, en quelque sorte la vie du pays est en train d'y répondre. On est en train collectivement d'y répondre, mais c'est un changement d'organisation et surtout un changement culturel.
Maintenant, on a mis en place Mon Compte Formation qui se déploie. Il y a plus de 3 millions de formations qui ont été mises en place. On a beaucoup d'investissement qui a été fait : formations pour les jeunes et tout au long de la vie.
D'ailleurs le Premier ministre, il y a quelques jours, a annoncé un investissement encore supplémentaire en termes justement de formation et de compétences pour tirer plus loin tout cela. Mais, vous l'avez dit, vous m'avez interrogé sur les jeunes. En 2017, il y avait environ 280 ou 290 000 contrats d'apprentissage par an.
Et ça faisait quelques décennies qu'on disait un jour on fera comme les Allemands, on fera 500 000 apprentis. On a vécu l'une des pires crises économiques, sociales et sanitaires de notre histoire. Là, nous sommes à 526 000 apprentis maintenant.
C'est vous tous, c'est nous tous, mais qu'est-ce qu'on a fait ? D'abord, on a changé les règles. Pourquoi l'apprentissage marchait mal ?
Parce qu'il était dans la complexité administrative et institutionnelle. D'abord, pour tous ceux qui disent ça marche toujours mieux quand c'est décentralisé, c'était décentralisé. On l'a enlevé aux régions et enlevé aux ministères et on a dit ceux qui savent le mieux s'en occuper et trouver les règles, ce sont les branches professionnelles.
La simplicité n'est pas toujours dans le débat entre les pouvoirs publics. Elle est en faisant confiance à ceux qui savent et, au fond, on a dit le boulanger sait sans doute mieux les bonnes règles qu'il faut pour embaucher un jeune apprenti en boulangerie. Pareil dans le BTP, pareil dans une startup, dans le service ou autres.
Et donc ce sont les branches qui ont redéfini les règles. C'est la première chose qu'on a faite. Ça a été un peu dur au début parce qu'il y a eu de la résistance mais la réforme de 2018, c'est ça.
C'est une réforme de simplification, de réorganisation et l'apprentissage a commencé à monter. Ensuite, on a financé des formations et on a développé l'apprentissage dans le supérieur, beaucoup. Et donc on a ouvert des offres d'apprentissage dans les études supérieures, vous en êtes l'exemple parfait, où, pour changer la culture progressivement, on développe justement les opportunités pour les apprentis.
Pourquoi ? Parce que c'est une bataille culturelle, la bataille de l'apprentissage. Pourquoi en Suisse et en Allemagne, ça marche ?
Parce que tous les gens qui sont des décideurs sont passés par l'apprentissage. Et nous, en France, on s'était abonné à une formule pour l'apprentissage qui était va vers l'apprentissage ou l'alternance celui qui a échoué dans une formation académique. Un parent d'élève n'est pas fou, il dit qu'a fait mon patron ?
Si votre patron, il a fait école d'ingénieur ou école de commerce, vous avez envie que votre enfant fasse école d'ingénieur ou école de commerce. Si votre patron, il a fait apprenti lui-même, vous dites apprenti c'est bien. On change cette culture progressivement en montrant que l'apprentissage, quel que soit le secteur, est une filière d'excellence.
Et donc l'apprentissage se développe parce que les esprits changent et tout le monde voit que l'apprentissage est en train, justement, en quelque sorte de réconcilier les études avec le travail et de corriger cet écart qu'il y avait. Troisième élément, pendant la crise on a aidé les employeurs. Et donc le premier élément en réponse à votre question, en complément de ce qui a été fait, c'est qu'on a accompagné les employeurs pour que ça leur coûte encore moins cher de prendre des apprentis, dans cette période qui était déjà difficile.
Et, que l'employeur soit un indépendant jusqu'à un grand groupe, qu'il puisse embaucher. Maintenant, il faut continuer de convaincre les employeurs de prendre des apprentis au bon niveau de responsabilité. Pour ça, qu'est-ce qu'on doit faire ?
Réussir à parachever cette transformation qui est un peu culturelle. Moi, je constate une chose. Aujourd'hui, le secteur qui prend le plus d'apprentis, ce n'est pas celui des grands groupes, ce n'est pas celui de l'État, c'est celui des artisans et des indépendants, parce que ce sont des secteurs où, dans la culture, il y a le compagnonnage.
Ce sont souvent des entreprises toutes petites, familiales, parfois unipersonnelles où de toute façon on s'est habitué au fait que, pour pouvoir soit se développer un peu soit transmettre, il fallait former des gens. Et ce sont des métiers qui ont culturellement le compagnonnage dans leur ADN. Ce sont aujourd'hui nos premiers employeurs d'apprentis et d'alternants.
On doit réussir, dans le cadre des projets que nous sommes en train de faire, à convaincre nos PME, nos ETI et encore davantage nos grands groupes, à prendre des apprentis mais à les prendre dans des situations, comme vous l'avez dit pour ceux qui sont dans le Sup, dans des situations de responsabilités, parce que c'est ce que vous avez envie de faire, parce que ça correspond à votre qualification et parce que ce n'est pas parce qu'on est jeune qu'on n'a pas d'idées et qu'on n'est pas prêt à donner beaucoup de temps. Et donc, vous démontrez par votre exemple que c'est le cas. Chaque personne qui y goûte en est ensuite convaincue.
Et donc, ce que nous allons continuer de faire et ce que nous avons amorcé, c'est évidemment d'accompagner les employeurs, et on a pérennisé l'accompagnement financier qu'on a mis en place pendant la crise pour qu'ils continuent de prendre ces apprentis. On garde la simplicité. On continue à simplifier dans les secteurs, il y en a deux ou trois où c'est resté encore un peu trop compliqué, en particulier dans les secteurs de la santé, du soin ou autres.
Et, derrière, on fait le changement culturel grâce au réseau BPI, grâce justement à nos programmes d'aides, pour dire vous êtes prêts à aller sur un projet d'industrialisation ou autre ? Mettez à côté de votre cadre qui va développer votre site industriel, prenez un apprenti qui sort d'une école d'ingénieurs ou qui sort d'une école de commerce. Mettez-le à ses côtés, c'est une chance.
C'est peu cher et c'est une formidable opportunité pour ce jeune. Mais la révolution culturelle est en marche parce que les outils sont là, l'appétit est là. Maintenant, c'est simplement une démonstration par l'action.
C'est ce qu'on doit faire dans les prochains mois et les prochaines années. Merci, Monsieur le Président. C'est peut-être une question pour ma part, encore une fois je disais au président tout à l'heure qu'également, ce qui fait la spécificité de cette édition cette année, c'est le nombre incroyable de jeunes issus de nos quartiers, de nos banlieues, de toute la France de la diversité, extraordinaires de joie de vivre, d'énergie, de joliesse, de volonté, etc.
Est-ce que vous avez quelque chose à leur dire, Monsieur le Président, à ces jeunes-là ? Oui, résolument. Je voudrais lui dire qu'elle ne renonce en rien à son ambition.
On parle beaucoup, à juste titre, justement des politiques d'égalité des chances, qu'il s'agisse de l'éducation, de la formation ou de l'accès à l'emploi. Ce qui construit l'égalité des chances jusqu'au bout, c'est l'entrepreneuriat et le développement économique, c'est-à-dire que c'est ce qui permet à une jeune ou un jeune, d'où qu'il vienne et en particulier des quartiers les plus difficiles, de casser toutes les barrières parce qu'il a de l'énergie et du talent. Et donc il y a deux choses qu'on doit réussir à faire dans la période.
La première, c'est de continuer à oser avoir cet esprit de conquête de la part des entreprises. On sort de la crise, et d'ailleurs je vous remercie parce que c'est une bouffée d'oxygène de vous entendre, et d'énergie pure. On doit redoubler de projets parce qu'on s'est défendu.
On a investi mais on a investi pour résister et repartir. Et donc c'est que l'ensemble de nos entrepreneurs offrent des opportunités et fassent confiance à notre jeunesse, d'où qu'elle vienne, quelle que soit son adresse, quels que soient son prénom, son nom, sa couleur de peau. C'est essentiel parce que c'est une chance pour la France.
Et être entrepreneur, c'est ça. Être entrepreneur c'est avoir confiance, pas faire un chèque en blanc mais dire je prends comme apprenti un jeune. S'il n'est pas bon, à la fin du contrat d'apprentissage je lui dirai ; tu n'es pas bon.
Je lui aurais peut-être dit dix fois comment s'améliorer avant, mais je n'aurais pas décrété sur la base d'un nom ou d'une adresse qu'il n'était forcément pas bon. Je vais apprendre à le connaître grâce à l'apprentissage, grâce à l'alternance, parce que j'ai été aidé comme entreprise et comme entrepreneur. Je me dis le meilleur moyen de rendre au collectif et à la nation, c'est de prendre justement un jeune et de prendre un jeune qui n'est peut-être pas celui que j'aurais pris avant la crise et de dire je vais lui donner sa chance parce qu'on m'a aidé à résister et on m'a donné ma chance durant la crise.
Et, en quelque sorte, moi je n'ai jamais cru, comme vous le savez, aux conditionnalités qu'on met dans une loi, la vie d'une entreprise ne marche pas comme ça, mais je crois à l'engagement réciproque parce que c'est ça la vie d'une nation. Et l'engagement réciproque, c'est ça. Moi je considère que, ce qu'on a fait pendant la crise, c'est un engagement de la nation à l'égard des entreprises et des entrepreneurs, parce qu'il fallait défendre notre capital productif et défendre nos emplois.
Il fallait défendre les femmes et les hommes qui travaillent, quel que soit leur secteur. Maintenant, que tous ceux qui peuvent, en sortie de crise, pensent à leur tour à la chance qu'ils peuvent donner à d'autres et, avant qu'on se rue en quelque sorte à essayer de voir comment on peut redonner davantage à ce que j'appellerais les insiders, qui est un débat très français, disons-nous, chacun à notre échelle, comment je peux embaucher encore davantage, aller vers de nouveaux projets et faire participer à ces nouveaux projets des gens qui n'ont peut-être pas eu la même chance que nous ou à qui la communauté nationale n'a pas toujours donné la même chance. Et, de l'autre côté, le message que j'ai à l'égard des jeunes qui sont en recherche d'emploi, de premier emploi ou de première expérience, c'est de voir cette période comme une formidable opportunité et de ne jamais se censurer eux-mêmes.
C'est d'y croire, de taper à une, deux, trois, dix portes mais de ne jamais lâcher, ne jamais lâcher. Et l'autocensure, c'est donner raison à ceux qui ne vous font pas confiance. Se dire cette formation ou cet emploi n'est pas pour moi, c'est donner raison à des gens qui pensent que, parce que vous êtes né quelque part, vous n'avez pas le droit d'aller dans tel secteur ou d'embrasser tel ou tel projet.
Et ça, c'est une trahison profonde du message qu'est la République mais, je dirais plus largement, qu'est la France. Notre message, c'est un message justement d'espoir mais pas d'espoir vain, évanescent, non. De se dire, quand on se donne les moyens, on peut gravir les marches et ce moment qui est un moment de reconquête économique et de réindustrialisation, c'est, je le crois très profondément, le temps où la France peut enfin retrouver ce dont elle a la nostalgie mais qui doit redevenir une espérance pour les mois et les années qui viennent, celle de la reconquête aussi, de la marche vers le progrès pour chaque individu et de la possibilité de saisir des opportunités nouvelles.
Ce sont mes deux messages, aux entrepreneurs qui embauchent et aux jeunes qui vont aller vers ces emplois et qui ne doivent pas aujourd'hui se décourager. Je pense qu'on propose au président de la République de faire une petite conclusion avant de lui réserver des applaudissements nourris. Écoutez, d'abord merci beaucoup pour les exemples, les questions et surtout ce que vous incarnez.
Moi, je voudrais essayer de replacer le moment que nous vivons collectivement dans peut-être ce qu'on essaie de faire depuis 4 ans et demi. Au fond, la France d'abord a dû rebâtir sa compétitivité, son activité, son attractivité et, ce que vous avez très bien illustré, le sens de l'entreprise. Et donc il y a une série de textes qui ont été passés, de réformes, la baisse de la fiscalité sur le capital pour investir plus.
La France est redevenue un pays qui garde ses investisseurs et qui attire de nouveaux investisseurs. Depuis 2019, nous sommes redevenus le premier pays en termes d'attractivité de l'investissement en Europe parce qu'on a passé des réformes, parce qu'on a passé des textes. On s'est parfois fait attaquer sur ces textes mais, je le dis très clairement, on ne crée pas d'emplois industriels, on ne développe pas d'industrie, on ne peut pas créer de la deep tech si on n'est pas compétitif et attractif pour investir du capital dans notre pays.
Ce n'est pas vrai. Et donc on ne peut pas dire d'un côté je suis pour la reconquête industrielle et, de l'autre, je suis pour taxer les gens qui font de l'argent dans mon pays. Ça ne marche pas.
Il faut dire je suis pour que des gens viennent investir dans mon pays. Je suis pour que les gens qui investissent dans mon pays puissent avoir un juste retour quand ils prennent des risques et que ça va dans le tissu industriel. Ce sont les choix que nous avons faits.
Ils ont été assumés et nous ne sommes pas revenus en arrière, quelles que soient les circonstances sociales ou sanitaires. Le courage et la constance, ça paye. Les résultats sont là.
La France réattire des investissements mais surtout, et ça a commencé avant le Plan de relance, pour la première fois depuis plus de 12 ans la France a recréé des emplois industriels. Or, depuis la crise de 2008, la France, sans discontinuer, avait détruit des emplois industriels. Et des territoires comme le vôtre, par exemple, en ont ô combien souffert.
La deuxième chose, c'est qu'on a aussi fait la réforme du travail. On a été vers un système de flexi sécurité. On a simplifié les règles du travail, que ce soient d'ailleurs des indépendants jusqu'aux grands groupes, et on a mis derrière des vraies sécurités.
Quelle est la vraie sécurité pour un salarié ? C'est d'être formé lorsqu'il y a un accident de la vie pour aller vers une autre opportunité et de sortir d'un modèle qui était de dire, au fond je protège les emplois même quand ça n'a plus de sens économique et je laisse tomber les gens quand l'emploi disparait. Notre pays était l'un de ceux qui, en Europe, formait le moins les chômeurs, le moins les jeunes décrocheurs.
Nous avons investi plus de 15 milliards d'euros dans la formation des jeunes, et en particulier des jeunes décrocheurs, dans la formation des chômeurs, et en particulier des chômeurs de longue durée. Et, à côté de ça, nous avons modernisé notre marché du travail pour simplifier la vie des entrepreneurs, embaucher plus vite, ne plus avoir les effets de seuil qu'on connaissait dans les croissances rapides et pouvoir restructurer plus rapidement quand la situation devenait difficile. Là aussi, le résultat est là.
Nous avons recréé de l'emploi tous secteurs et, au moment où je vous parle, nous avons retrouvé un taux de chômage qui est celui d'avant la crise de 2008, c'est-à-dire qu'on est à un niveau d'emploi, de création d'emploi et de taux de chômage qu'on n'avait pas connu depuis près de quinze ans, malgré la crise. Là aussi, c'est le fruit de réformes, d'une constance et d'un investissement dans la formation. Mais avec une croyance profonde, c'est que la vraie politique de lutte contre les inégalités n'est pas une politique de correction des inégalités une fois qu'elles sont faites, mais de prévention de celles-ci.
Plutôt que payer longtemps des gens qu'on laisse tomber au chômage, mieux vaut former des salariés qu'on va aider à se reconvertir. C'est ce qu'il faut faire. Cette politique, on l'a assumée avec constance.
Elle a été complétée pour les jeunes par ce que j'expliquais tout à l'heure sur alternance et apprentissage, et une politique d'investissement massif dans les grandes filières industrielles. Il y a eu ensuite le temps de la crise et là, pendant la crise, le choix qui a été fait, merci de vos remerciements mais c'est le nôtre tout entier, parce que, aussi aussi vrai qu'il m'est arrivé de dire il n'y a pas d'argent magique, c'est l'argent de la nation qui a été investi, ce n'est pas l'argent du président de la République ou du gouvernement. Mais je pense que nous l'avons collectivement, oui, vous pouvez vous applaudir, c'est vous, je pense que nous l'avons collectivement bien investi parce que qu'est-ce qu'on a fait pendant la crise ?
Nous avons fait d'abord des choses que la France n'avait jamais su faire jusque là. Le chômage partiel, vous l'avez dit. Et merci de ce que vous avez fait parce que le chômage partiel, au début on a compensé 100 % mais dans beaucoup de secteurs, en particulier industriel, c'était 85 % du fixe.
Donc on avait souvent des salariés et des ouvriers qui perdaient 15 % du fixe et les primes, ce qui n'était pas rien en pouvoir d'achat. Enfin, c'était déjà un très gros investissement. Et merci à toutes les entreprises, les PME, les ETI et les grands groupes qui ont su faire cette négociation pour que les plus gros salaires, en quelque sorte fassent un effort ; que les actionnaires fassent un effort pour aider à compenser le différentiel qui restait.
Et ça, c'est super parce que c'est le sens de l'entreprise et du collectif. Mais qu'est-ce qu'on a fait pendant la crise ? Avec le chômage partiel, ce que nous n'avions pas fait dans les crises précédentes, on a dit mieux vaut payer pour préserver l'emploi dans l'entreprise.
En quelque sorte, même si l'entreprise ne tourne pas, on la met sous cocon d'un point de vue social, comme on le dit pour des entreprises industrielles qu'on ne veut pas laisser totalement fermées et qu'on préserve. Ce qui fait que, quand on rouvre après, quand on rallume les moteurs, ça peut repartir. Là où, historiquement ce qu'on avait fait c'était d'aider mais avec des mécanismes beaucoup moins généreux, on licenciait très vite, ce qui s'est passé dans la crise 2008 - 2010, et ensuite on compensait beaucoup plus longtemps avec un modèle de chômage plus généreux que les autres.
Je dis toujours 2008 - 2010, France - Allemagne. La France a une récession deux fois moins violente que l'Allemagne parce qu'on compense. On a un système social qui a fait que la récession était deux fois moins forte. 2008 - 2010, on détruit sept fois plus d'emplois, en particulier industriels, qu'en Allemagne, sept fois plus.
Ces emplois, on ne les a pas rattrapés. La conséquence, c'est que la décennie qui a suivi a été une décennie où on a perdu en masse musculaire industrielle. Les entreprises qui ont fermé, on ne les a pas rouvertes.
Une entreprise qui ferme, c'est beaucoup trop coûteux ensuite, d'un point de vue productif, de la rallumer. Et, surtout, on a construit du chômage de longue durée parce que les gens qui sont tombés au chômage dans cette période, quand ils mettent deux - trois ans à retrouver un emploi, se déqualifient. Et donc, ce qu'on a fait pendant la crise avec le chômage partiel, les prêts garantis par l'État, le Fonds de solidarité et l'ensemble des aides sectorielles, c'est la démonstration que la politique sociale et la politique de demande la plus efficace, c'est une politique de l'offre qui se transmet directement.
C'est exactement ce qui s'est fait et nous avons collectivement démontré, dans un pays qui culturellement et historiquement en doutait, que la meilleure politique de pouvoir d'achat, c'est la création d'emplois, la préservation d'emplois et la défense de l'entreprise. C'est ce que nous avons fait tous ensemble et ça marche. C'est aussi pour ça que maintenant ce que j'attends de l'ensemble des entreprises, certaines ont parfois beaucoup touché et sont en situation de repartir, c'est de prendre maintenant leur part de responsabilité et de redonner à la collectivité nationale ce qu'elles peuvent donner par plus d'embauches, plus de développement, par une accélération de leurs projets, pour pouvoir le rendre.
Du coup, on se retrouve aujourd'hui dans une situation où nous avons résisté à la crise. Il y a des secteurs très spécifiques qui ont plus souffert que d'autres et qui nécessitent encore des aides, des territoires qui sont encore très en souffrance. Je parlais de l'événementiel.
Il y a encore, par exemple à Paris, dans les secteurs qui sont très dépendants du tourisme international, dans certaines régions, dans certains territoires d'outre-mer et dans certains secteurs, des difficultés. Mais, dans l'ensemble, la machine France, l'entreprise France est repartie. On a deux moteurs pour aider à repartir encore plus vite : France Relance et le Plan de relance sur du court terme. 70 milliards engagés, 100 milliards qui seront déployés.
Tout cela sera fini en 2022. Là, la clé c'est de se décider vite, c'est de continuer à le faire au plus près du territoire et on le fait sur des filières d'avenir. On structure ces filières et l'écrasante majorité de ce plan va vers la décarbonation, les filières cohérentes avec notre stratégie de transition écologique et climatique et vers la digitalisation de l'économie française.
Là, mon message c'est saisissez-vous de tous ces instruments. Le gouvernement est au plus près du terrain. Pragmatisme, on les redéploie vers les secteurs qui sont en demande et où il y a de la tension.
Quand ça marche moins bien, on ferme, on pivote en permanence. Allez vite, déployez les projets. Prenez justement ces instruments pour, sur nos territoires comme à l'international, foncer, foncer, foncer.
On a un énorme potentiel. Allez-y ! Là, nous on va accompagner ce plan France Relance d'initiatives permanentes de simplification parce qu'il y a deux moteurs pour que ça reparte vite, c'est l'argent pour aider à investir plus vite et la simplification des procédures pour que tout soit simplifié.
C'est pour ça qu'on a multiplié, vous l'avez vu, les guichets uniques et on a encore énormément de travail et, là-dessus, c'est un art d'exécution. On a aussi passé une grande loi de simplification, le droit à l'erreur, et je remercie encore les parlementaires qui s'y sont investis et que j'ai là devant moi. Mais on va continuer et on accélère.
Et, dans le même temps, j'ai besoin vraiment que dans cette phase-là il y ait vraiment cet engagement qui est économique et social, de se dire une grande nation règle ses problèmes en faisant confiance à sa jeunesse, règle ses problèmes en faisant confiance à celles et ceux qui sont en difficulté. Donc c'est maintenant qu'il faut embaucher avec les formules simples qu'on a compte tenu du travail qui a été fait. Et, tout dernier point, on doit dès maintenant préparer la France de 2030.
On doit essayer d'avoir un coup d'avance. Pourquoi ? Parce que la crise nous a montré quelque chose, c'est qu'il y avait une accélération des transitions : dans le domaine de la santé, dans le domaine de la décarbonation de notre économie, qu'il s'agisse des transports, de la rénovation des bâtiments ou du changement des mobilités ou de l'industrie ; qu'il s'agisse de la digitalisation, qu'il s'agisse aussi des nouveaux secteurs de rupture, nous avons des opportunités extraordinaires.
Simplement, nous allons devoir faire des choix massifs. Nous allons devoir changer parfois de méthodes, c'est-à-dire décider d'investir beaucoup plus vite des tickets parfois beaucoup plus importants et de faire confiance davantage à des acteurs nouveaux. Parce que, quand je regarde les modèles qui marchent à l'étranger et qui sont en train parfois de nous bousculer, on ne peut pas faire comme si la crise n'avait pas existé.
Qu'est-ce qu'on a vu durant cette période ? Des acteurs qui n'étaient par exemple pas connus dans le secteur de la santé, qui ont inventé des vaccins. Pfizer distribue un super vaccin, qui a été inventé par une startup allemande qui a une dizaine d'années d'âge.
L'autre grand vaccin d'ARN messager a été inventé par une startup, dans notre fierté qui est dirigé par un Français mais dont la lucidité m'oblige à constater qu'il est plutôt installé aux États-Unis, qui a dix ans d'âge. C'est ça la réalité. Et que tous les acteurs qui y étaient installés font un formidable travail mais est-ce qu'ils ont pris aussi vite que les autres ces tournants d'innovation ?
Pas toujours. Et donc on a besoin de regarder, parce que nous avons des formidables entrepreneurs, des chercheurs, des innovateurs et innovatrices formidables, de se dire si on se donne un objectif à dix ans d'être les meilleurs du monde sur telle technologie de rupture, telle innovation, tel développement industriel, combien il faut investir, à quel rythme et à qui on a envie de faire confiance ? Et donc il faut qu'on ait les meilleurs du monde qui nous disent ce sont les trois qui sont là.
Ce ne sont peut-être pas les gens qui sont aujourd'hui sur nos écrans radars. Et ça, c'est un changement culturel qu'on doit aussi avoir. Et donc, ce qu'on va lancer à partir de la semaine prochaine qui, comme vous le voyez, est le nouvel étage de la fusée, si je peux utiliser une métaphore familière à quelques uns dans cette salle, c'est de se dire on a rebâti les conditions macroéconomiques pour reproduire, redevenir attractif.
On a résisté pendant la crise et on a continué à créer, au fond, de l'emploi industriel et de l'emploi pour les jeunes. On doit encore accélérer ces réformes macroéconomiques, ce qu'on fait avec l'assurance chômage mais on doit, au-delà du Plan de relance, construire le plan d'avenir du pays pour bâtir la France de 2030 et d'au-delà. C'est une France qui retrouvera son destin industriel, j'en suis convaincu.
C'est une France de l'innovation par la recherche scientifique, mais aussi par la culture et l'Agriculture. C'est une France qui va être plus verte et plus digitale mais c'est aussi une France qui saura inclure tous ses talents. C'est pour ça que ça commence dès maintenant par le pacte de confiance que je vous ai lancé et cette France qui s'engage pour embaucher la jeunesse et pour embaucher ceux qui sont parfois les plus loin du travail.
Voilà les quelques mots que je voulais partager avec vous pour vous dire ce qui a été fait, ce qu'on est en train de faire, nous tous ensemble, et de défendre les choix que la nation a pu faire pendant cette crise qui ont produit des résultats mais ce que nous allons continuer de faire, parce qu'au fond j'ai une conviction profonde : nos grands défis de finances publiques, nous les réglerons par plus de croissance. Nous allons devoir continuer de faire des réformes, pour faire des économies partout où il faut en faire. Mais nous nous étions collectivement habitués depuis vingt ans à un pays dont la croissance potentielle était abonnée en quelque sorte à une forme d'atonie.
Ce n'est pas possible de financer notre modèle social avec une croissance si faible et donc la France des dix, vingt, trente prochaines années, c'est une France qui doit renouer avec une croissance potentielle beaucoup plus forte et qui doit donc réinvestir dans l'innovation, dans la science et dans l'industrie, parce que c'est comme ça qu'on tire notre croissance potentielle. Voilà les convictions que je voulais partager avec vous. Merci à vous.
En tout cas ne lâchez rien, de là où vous êtes. Si j'ai un dernier message : les chiffres, les lois, la stratégie, c'est une chose. Mais l'économie, ne l'oubliez jamais, et vous l'avez formidablement démontré à l'instant, l'économie, l'industrie et l'entrepreneuriat, ce sont des sciences morales et humaines.
Ce sont des femmes et des hommes qui se font confiance et qui, à un moment donné, décident de faire des choses ensemble. C'est ça, l'économie et l'entrepreneuriat. C'est ce qui fait que c'est au coeur de la vie d'une nation.
Donc je vous fais confiance pour que vous continuiez à tirer le pays vers l'avant. Allez-y !
Emmanuel Macron