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interviewPS - Parti socialiste· 19 décembre 2024 6 min

« Le Premier ministre ne nous a pas donné de raisons de ne pas le censurer. »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

on a en réalité peu de choses à raconter nous étions venus euh écouter le Premier ministre qui nous a dit qu'il voulait d'abord nous faire part de sa volonté de construire un gouvernement qui liit tous les partis qui ont déjà gouverné nous lui avons rappelé ce que nous avionions déjà affirmé à plusieurs reprises nous ne participerons pas à ce gouvernement et donc la réponse s'adressait enfin les seuls pour lesquels il a une réponse à apporter ce sont les LR qui sont les seuls à être intéressés à cette discussion nous en sommes pas ensuite nous avons cherché comme à chaque fois à faire des propositions qui permettent d'avancer et de faire en sorte que le pays trouve une stabilité que malheureusement il n'a pas aujourd'hui malheureusement il nous a été répondu que par une toute petite ouverture sur les retraites où le Premier ministre a accepté d'ouvrir une discussion qui durerait les 8 prochains mois et qui se terminerait au mois de septembre c'est évidemment très très insuffisant ce que nous souhaitons nous c'est qu'il y ait la possibilité de suspendre cette réforme des retraites dès à présent que celles et ceux qui doivent partir puissent le faire et qu'il y ait ensuite une discussion qui ouvre la voie à d'autres financements et qu'à la suite de cette conférence et bien au mois de septembre on puisse avoir une abrogation de la réforme borne si il n'y avait pas d'accord entre les partenaires sociaux et les forces politiques du pays et bien nous demandons à ce que que cette ces différentes options puissent être tranchées par la voie référindèire puisque jusqu'ici à la fois le Parlement et les Français ont été privés de la décision sur un sujet qui nous concerne toutes et tous et sur lequel vous le savez 90 % des actifs ont déjà donné leur avis et leur avis est négatif voilà la raison pour laquelle nous sortons de cette réunion très insatisfait et nous espérons que puisque le Premier ministre parlera ce soir au 20h il apporte des éclaircissements sur sa volonté d'aboutir à un accord nous avons dit que nous étions disponibles pour un accord de non censure mais encore faudrait-il que nous ayons un interlocuteur qui soit prêt à nous donner les bonnes raisons de ne pas le censurer en l'état actuel des choses je le dis avec en réalité une forme de désarroi nous n'avons pas trouvé de raison de ne pas le censurer donc j'attends nous attendons tous les trois nous avons beaucoup discuté tous les trois en sortant de cette réunion pour partager un point de vue et un ressenti mais nous sommes vraiment tous assez consternés en réalité par la pauvreté de ce qui nous a proposé on ne peut pas la formule et de Boris échanger leur stabilité contre notre responsabilité c'est ce qui a été en réalité le débat de cette de ce tour de table très long mais au cours duquel on a eu le sentiment d'avoir des gens qui était très heureux de gouverner qui était très heureux de se dire qu'ils allaient continuer à gouverner et qui nous demandait d'être des gens raisonnables en acceptant de les regarder gouverner mais ça n'est pas possible nous ne le ferons pas comme ça nous avons nous aussi des gens qui nous ont élus qui nous ont demandé de les défendre nous avons je le rappelle même si ça paraît toujours dérisoire de le rappeler mais nous sommes arrivés en tête de l'élection du 7 juillet et que ça devrait être nous qui accueillons aujourd'hui la droite à Matignon et c'est l'inverse qui se produit et nous sommes en dépit de tout cela prêt à discuter c'est dire notre bonne volonté et notre capacité à ouvrir des portes pour le compromis mais nous ne sommes pas entendu à ce stade et nous demandons à lêtre si nous ne le sommes pas nous n'aurons d'autrre possibilités constitutionnelles que de censurer à nouveau voilà ce que nous voulions vous dire mais nous sommes en réalité dans une forme de dépit de je n'ose même plus utiliser les mots parce que je ne veux pas mettre de l'huile sur le feu mais ça n'est pas possible il faut vraiment que que le premier ministre celles et ceux qui l'entourent se réveille et prennent conscience de ce qui se joue maintenant et ce qui se joue ce n'est pas seulement leur stabilité mais c'est aussi le pays et ça demande à chacun des efforts et ces efforts pour l'instant ne sont pas fournis ah oui pardon je veux quand même oui le seul point d'accord de tous les participants c'était de dire que effectivement sur la situation à Mayotte il y a une urgence encore que si tout le monde a reconnu l'urgence nous n'avons pas compris quelles étaient les solutions le Premier ministre a évoqué lui-même dans un calcul qui lui appartient et dont je ne connais pas les les ressorts il a évoqué 5 milliards d'euros à mettre sur la table mais ces 5 milliards là ils ne peuvent pas être payés par les Français qui sont déjà la difficulté et donc ce que nous avons demandé c'est que ce soit en réalité une contribution exceptionnelle avec un prélèvement sur les grandes fortunes qui permettent de venir au secours de ces populations et ça ça ne peut pas être dans un délai qui soit celui de Notre-Dame on entend beaucoup la comparaison oui enfin Notre-Dame ça a mis 5 ans là vous avez des gens qui sont dans le dénuement le plus absolu et ça demande qu'il y ait un effort immédiat cons enfin très substantiel et qui ne peut pas être prélevé sur sur les Français qui n'en peuvent déjà plus donc oui il y a besoin là aussi de faire contribuer celles et ceux qui se sont tellement enrichis pendant les 7 années de macronisme répondu à cette proposition ben il n'a pas répondu à cette proposition il a dit que il y avait un accord sur le fait qu'il fallait éventuellement une loi spéciale ça nous en convenons tous mais cette loi spéciale elle doit aussi être financée et donc ce financement de notre point de vue il ne peut venir que des grandes fortunes c'est une contribution là pour le coup qui est très provisoire et qui suppose que le patriotisme c'est d'abord d'assurer la cohésion du pays et j'aimerais que on nappelle pas au patriotisme des plus vulnérables mais qu'on l'appelle aussi quand il s'agit des des des plus riches et de ceux qui ont les moyens de d'assurer cette cohésion voilà merci beaucoup