Hommage de Sarkozy et Retailleau à Aurelie Fouquet : "Une leçon d'autorité" (Louis de Raguenel)
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Chapitres
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Nicolas SarkozyFait
« Quand un ministre donne des ordres, donne des consignes, et bien tout ce qui se fait de bien ou de mal sous son autorité et bien c'est lui qui doit l'assumer. »
- 5:00Nicolas SarkozyFait
« Ceux qui vous dirigent au plus haut niveau doivent être avec vous, pas simplement dans les textes, pas simplement dans les choix politiques, mais dans le cœur. »
- 7:00Nicolas SarkozyFait
« J'ai toujours détesté l'injustice et l'injustice de te priver de mère à 1 an, je n'en connais pas de pire. »
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de retour dans Punchline sur ces news et sur Europe 1. Je voudrais qu'on écoute Nicolas Sarkozi. Il a rendu un hommage vibrant et émouvant à Aurélie Fouet, cette jeune policière municipal de 26 ans qui a été tué lors de l'attaque d'un fourgon blindé le 20 mai 2010, c'était à Viller sur Marne.
L'ancien président s'est adressé au jeune fils de la policière, il s'appelle Alexis. Il a 16 ans aujourd'hui mais il avait 1 an à l'époque. Nicolas Sarkozi a expliqué qu'il avait rompu son silence médiatique justement pour honorer la mémoire de la jeune femme.
Écoutez-le. Je me demandais dans la voiture comment vous alliez m'accueillir. Je n'avais pas peur.
La peur n'est pas un sentiment naturel chez moi. Mais je m'interrogeais. Je me disais qu'est-ce qu'ils vont me dire ?
Car voyez-vous, le ministre de l'intérieur est responsable. On ne peut pas dire aux femmes et aux hommes qui dépendent de vous, interpellez ces criminels, ne laissez rien passer et considérer au moment d'un drame qu'on n'est pas soi-même responsable. Je me suis, je vous le dis bien en face, comme je vous l'ai dit il y a 15 ans, senti responsable de la mort de votre fille et de la mort de ta mère.
Vis ta vie d'homme, sois fier de ta mère et pense qu'elle le sera de toi aussi. C'est cela que je voulais venir partager avec vous. Voilà pour Nicolas Sarkozi qui s'est adressé donc au jeune fils de cette policière Aurélie Fouquet euh un discours d'abord très émouvant Louis de Ragnell.
Il y a un volet politique qu'on va entendre dans un instant, mais c'est vraiment l'ancien ministre de l'intérieur qui est venu rendre hommage à une Je trouve que c'est une sacrée définition de l'autorité et de la responsabilité et de la qui va la responsabilité va avec l'autorité euh et qui rappelle que quand un ministre donne des ordres, donne des consignes, et bien tout ce qui se fait de bien ou de mal sous son autorité et bien c'est lui qui doit l'assumer. Et objectivement, en ce moment, c'est assez rare d'entendre un chef assumer comme ça tous les tous les champs de l'exercice de son autorité. Et je trouve que là, c'est un bon rappel à tous ceux qui avaient peut-être un peu oublié le sens des responsabilités.
Absolument. Éricel. Oui, on aime ou on aime pas Nicolas Sarkozy et sa politique.
On aime ou on aime pas Emmanuel Macron et sa politique. Mais là, il y a quelque chose qui éclate qui éclate. C'est que quand Nicolas Sarkozy prend la parole, il mérite plus que jamais la phrase de Mitteran qui disait "L'autorité est un mystère. ministère est une distance.
En fait, il arrive à mettre tout ça dans quelques mots simples. Quand j'entends le l'actuel président de la République débattre pendant 3h avec des gens qui lui disent "Mais tu rigoles ou quoi ?" En fait, le président de la République aujourd'hui n'a plus le statut, pardon, qu'incarner qu'on aime ou qu'on aime pas à un Nicolas Sarkozy ou un François Mitterin ou d'autres.
Voilà. Et c'est ça qui frappe. Et cette parole-là, bah écoutez, on queles que soient nos opinions sur ce plateau, on l'a écouté parce que ça nous parle sont des mots simples qui touchent et qui sont dit avec conviction et autorité et émotion.
Bah voilà. Et ben alors peut-être que c'était mieux avant. Alors euh Gottier Lebret.
Oui, ça a du sens le comparatif que fait Éric Rel parce qu'on avait un président qui était responsable de rien. C'est ça qu'il est venu nous dire pendant 3h30. Et là, on a un Nicolas Sarkozi qui vous dit que vous soyez ministre de l'intérieur ou président de la République, vous êtes responsable de tout. et je me suis senti euh responsable même du pire puisque je dirigeais cette corporation.
Nicolas Sarkozi s'était lui-même imposé hein, une diète médiatique qui ne voulait pas apparaître euh lors de cérémonie euh dans son rôle d'ancien chef de l'État. Donc maintenant qu'il n'a plus le bracelet électr, il redevient euh dans ses droits évidemment et dans son rôle d'ancien président de la République. Évidemment, l'image politique aussi, c'est de le voir au côté de Bruno Rotaillot qui vient d'être élu président DLR.
Bruno Rotaillot, l'une des premières personnes qu'il appelle quand il gagne pour l'informer du score qu'il a fait avant qu'il soit rendu public, c'est évidemment Nicolas Sarkozi. Les deux hommes échangent énormément. Ils ont donc évidemment tous les deux habité la même fonction, ministre de l'intérieur et ancien ministre de l'intérieur.
Et donc évidemment qu'il y a aussi une image politique en marge de cette série c'est les deux hommes côte à côte. On va écouter l'autre extrait du discours de Nicolas Sarkozi qui évoquait évidemment Bruno Retaillot à ses côtés. Bien sûr, je partage tout ce qu'a dit Bruno complètement sur l'armement, sur le soutien au travail magnifique que vous faites.
Mais dites-vous bien une chose, ceux qui vous dirigent au plus haut niveau doivent être avec vous, pas simplement dans les textes, pas simplement dans les choix politiques, mais dans le cœur pour que vous-même sur le terrain, vous disiez "Mon ministre est derrière moi, mon maire est à côté de moi parce qu'on partage la même ambition. celle de ne pas se laisser faire. J'ai toujours détesté l'injustice et l'injustice de te priver de mère à 1 an, je n'en connais pas de pire.
On veillera sur toi. Tu es en nous des amis et j'étais très heureux de partager ce moment avec un ministre d'État que j'apprécie. et en qui je mets toute ma confiance.
Voilà pour Nicolas Sarkozi qui à la fois s'adresse au jeunes fils de cette policière et qui fait passer un message politique. Françoise Labord. Oui.
Alors moi ce qui me frappe c'est que dans les deux moments, dans les deux extraits que vous donnez à la fois quand il dit "Je me demandais comment je serais accueilli" et quand il parle de son sentiment personnel, il y a il y a il y a là le Nicolas SarkoZi qu'on a plaisir ou pas retrouver mais en tout cas qui qui met une dimension personnelle et presque sentimentale. Et moi, j'ai toujours été frappé de voir à quel point cet homme a cette capacité à la fois d'être en effet en retrait, d'avoir une stature de président et en même temps de s'investir sur le plan personnel de façon extrêmement forte auprès des gens. Ce qui explique d'ailleurs qu'il est suscité autant d'adhésion et autant de de rejets.
Ça c'est la première chose. Puis la deuxième chose, c'est évidemment l'onction accordée à à Bruno Rotaillot. Euh bon voilà, on se dit que à partir du moment où en tout cas à droite Nicolas Sarkozy a dit que Retaillot était un avait toute sa confiance formidable et qu'il avait toute sa confiance normalement euh la la route est ouverte.
Gautier le Bret. Moi, j'y vois un soust Emmanuel Macron. Alors il nomme pas le président de la République, il dit ministre et maire.
Mais quand il dit euh "Sachez euh quand vous êtes policier que vous avez besoin que le sommet de l'État euh soit avec vous et à vos côtés, moi je pense tout de suite à Emmanuel Macron qui ne l'a pas été au côté des policiers et qui a fait le procès du policier qui a tiré sur Nel avant euh la justice en disant euh c'est inexcusable et euh injustifiable." Donc euh à partir de là, bah le jour d'après, il faisait le procès, il mettait déjà le prisonnier en prison. Il a été placé en détention avant d'être euh le policier.
Oui oui oui le policier en prison avant d'être donc placé en détention provisoire. Donc il faisait le procès avant et là je pense qu'il y a quelque chose qui s'est cassé entre Emmanuel Macron et les forces de l'ordre à ce moment-là. Bien sûr.
Et là Nicolas Sarkozy retrouve la faconde le charisme qu'on lui connaît Louis Ragnell. Et puis c'est même si la la le contexte est tragique et très émouvant, Nicolas Sarkozi a toujours été extrêmement fort dans ces moments-là et on l'a vu pendant son quinquena. on l'a vu quand il était ministre de l'intérieur et puis je pense qu'il était voilà, il était particulièrement heureux d'être là à la fois parce que c'était la première fois qu'il pouvait effectivement sortir de son silence pour apporter son soutien à ce ce jeune garçon, apporter son soutien aussi à la police et puis effectivement c'est pas un adoubement politique mais globalement ça fait quand même très longtemps qu'un responsable politique de droite n'a pas reçu de tels mots de la part de Nicolas Sarkozi.
On lui a connu des phrases souvent moins moins agréable. Là, si Nicolas Sarkozi dit ça de Bruno Rota, ça veut vraiment dire que selon lui, Bruno Rotaillot a un avenir immense. Un dernier mot, Rachel Can et on avance.
Oui. Et puis ce ce moment de était émouvant aussi parce que à l'heure où on on narrête pas d'entendre euh la police de la part de de l'extrême gauche, c'était un moment effectivement pour cette policière. Le nom de de Claris aussi, Jean-Philippe a été rappelé.
On on peut penser aussi à Arnaud Beltrame, à toutes ces personnes qui ont qui mettent leur vie en danger pour protéger les Français. Et quand je pense au sous-texte, à l'attention de Emmanuel Macron, je pense à ses prises de position alors même que la France a été frappée notamment au Bataclan et on avait des forces de l'ordre qui nous qui nous protégeaient et aujourd'hui malheureusement les forces de l'ordre sont là aussi je pense à des événements que ce soit des concerts depuis cette histoire de Bataclan mais aussi des fêtes juives notamment où les forces de l'ordre sont présentes. Donc d'avoir des prises de paroles ambigues n'êtes pas l'ensemble des Français.
Voilà ce que l'on pouvait dire de ce discours de Nicolas Sarkozier en hommage à Aurélie Fouquet. cette jeune policière municipal de 26 ans qui a été tué en 2010.
Nicolas Sarkozy