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InterviewFrance Culture (sur YouTube)· 14 mai 2012 50 minContradictoireActualité / polémiqueEurope & internationalInstitutions & électionsTravail & emploiSolidarités & famille

Les Matins de France Culture - Gérard Larcher

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 30 %Défensif 25 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 78 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Quelles orientations politiques idéologiques doit choisir la droite pour les législatives ?

  • 4:00RelanceRéponse partielle

    La défaite de Sarkozy est-elle une défaite d'homme ou de politique ?

  • 6:00RelanceRéponse partielle

    Le Sénat a basculé à gauche : n'auriez-vous pas dû dire à Sarkozy de ne pas se représenter ?

  • 8:00RelanceRéponse partielle

    Avez-vous critiqué la politique sociale de Sarkozy ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Quel conseil donneriez-vous à François Hollande ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    L'UMP doit-elle s'allier avec le Front National ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 8:00Gérard LarcherChiffre
    « Un tiers des électeurs avec une mobilisation de 80 % choisissent des solutions extrêmes. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] Noël la noire qu'on retrouvera tout à l'heure dans le débat avec notre invité à 7h42. Bonjour monsieur Larcheter. Bonjour Gérard Larchet, sénateur des Yvelines, ancien président du Sénat entre 2008 et 2011, maire de Rambouillé avec des scores cubains très régulièrement.

Alors, demain la France changera officiellement de président, monsieur Larcher. La droite passera donc dans l'opposition après avoir exercé le pouvoir pendant 17 ans à un mois des élections législatives et après le départ de Nicolas Sarkozi qui fut son chef charismatique. La droite pour certains semble fragile ou partant de façon qu'un cas.

Quelles orientations politiques idéologiques doit choisir à la droite pour ces élections législatives entre les batailles de succession pour prendre la tête du mouvement et les divergences nées de la stratégie de rapprochement avec le Front National ? Quel est l'avenir ? euh de l'UMP.

Toutes ces questions que nous allons vous poser aujourd'hui pour l'émission politique avec la rédaction et Hubert Uertas que je salue à nouveau. Euh donc je rappelle sénateur des Yvelines, ancien président du Sénat, ancien ministre du travail notamment sous Jacques Chirac et puis vous venez de diriger d'ailleurs un ouvrage collectif le gaolisme, une solution pour demain publiée chez Audil Jacob qui se donne pour mission de rappeler l'esprit du gaolisme et d'expliquer en quoi il peut être utile aujourd'hui. Euh c'est un ouvrage un peu nostalgique, non ?

Gérard l'Archer. Ah, c'est le contraire de la nostalgie. pas un mot sur l'histoire et euh j'allais dire aujourd'hui et demain comment celles et ceux qui n'ont pas connu le général de Gaulle mais qui se réclament d'un certain nombre de valeurs, bah nous avons souhaité les revisiter, voir comment elle permettai de répondre notamment à la crise qui pour nous n'est pas une crise temporaire mais bien un monde nouveau en train d'émerger et pour lequel il faudra un certain nombre de réponses nouvelles.

Donc vraiment en regardant l'avenir, en essayant aussi de décoder les inquiétudes des Français que nous essayons d'apporter un certain nombre de réponse en tous les cas de réflexion. Alors bien sûr, nous en parlerons plus longuement encore dans la partie débat mais pour avoir quelques avis de quelquesuns de vos avis sur l'actualité qui vient de se dérouler, comment le goliste que vous êtes voit-il la défaite et analisti la défaite de Nicolas Sarkozi le 6 mai dernier ? D'abord euh je dire c'est une défaite d'une j'allais dire d'une courte tête pour l'homme de cheval euh que je suis.

Euh et cette défaite, elle traduit euh, j'allais dire les interrogations, les angoisses de nos compatriotes euh devant cette réalité de crise qui dure, crise économique, financière, sociale, d'absence de perspective de croissance durable, à chômage qui monte et qui interpelle chacune des familles. Et sans doute que cette question de l'emploi de l'activité a été assez peu présente au cours de nos débats. On a essayé d'un côté de rêver, de l'autre d'invoquer la réalité et en même temps au milieu il y a des hommes et des femmes.

Jean-Pierre Jean-Pierre en Sud-Ouest, il dit c'est le comportement de Nicolas Sarkozi qui a été sanctionné plus que la politique. Ah non, je pense que c'est bien plus que cela l'interrogation. Vous savez, pour un gaoliste, l'élection présidentielle c'est une élection à chaque fois fondatrice.

Elle révèle d'ailleurs ce qu'il y a au cœur de la nation. et qu'en plus d'un tiers des électeurs avec une mobilisation de 80 % choisissent des solutions extrêmes de l'extrême gauche à la droite extrême, c'est pas simplement que certains seraient devenus fascistes ou d'autres néostaliniens, c'est tout simplement qu'ils ont le sentiment qu'on ne répond pas à leurs attentes, à leurs interrogations. Et c'est bien plus, me semble-t-il un mode d'expression fort que de savoir le comportement de tel ou tel.

Hubert Vertos. Gérard Larchet puisque vous êtes gauliste, puisque vous l'annoncez, puisque vous venez décrire cet ouvrage collectif, la défaite de Nicolas Sarkozi, c'est une défaite plus serrée que prévue mais tout de même c'était une défaite annoncée depuis longtemps. Tellement annoncé qu'on l'a croyait beaucoup plus, j'allais dire ample qu'elle n'a été en réalité.

Certes, mais vous verrez demain que c'est une défaite tout de même parce que vous allez voir François Hollande rentrer à l'Élysée et vous verrez Nicolas Serko sorti entendu. Mais bon, quand tout de même il y a eu des signes avant-coureur et vous êtes au cœur des signes avant-coureur quand le Sénat même été un signe avantcoureur en quel Oui. Donc quand le Sénat quand le Sénat passe à gauche, ce qui paraît presque inconcevable avant avant que le Sénat ne passe à gauche, on pensait que ça n'était pour ainsi dire pas possible et il passe à gauche.

Est-ce que en tant que gauliste, vous n'auriez pas dû avoir le courage de dire en quelque sorte le fameux non gauliste en allant trouver vous et un certain nombre de vos amis Nicolas Sarkozy pour lui dire "Ne te représente pas, la bataille sera perdue parce que peut-être que la droite serait au pouvoir aujourd'hui." Je vais répondre le Sénat, l'alternance au Sénat, ceci démontre bien le rôle et la place de cette institution tout simplement depuis 1995. Les élections locales, elles étaient régulièrement remportées par l'opposition.

Et donc, il y a eu une logique en même temps une volonté de réforme sur les collectivités territoriales qui a été peu comprise. Oui. Oui.

Si si sinon le Sénat n'aurait pas basculé hein si un certain nombre de maires que les ma et les conseillers municipaux tout simplement, ils ont exprimé un sentiment et en démocratie ce sentiment il se traduit par un vote et ce vote il a une conclusion. Et là aussi, je le respecte, je l'ai dit publiquement. Alors, fallait-il est-ce que ce sentiment n'impliquait pas une question d'homme ?

C'est la réalité politique qui d'ailleurs a vu dans tous les pays les alternances et Angela Merkel vient de le vivre ce weekend et tous ceux qui ont sont face à la responsabilité d'exercer le pouvoir en cette période difficile, c'est dire sanctionné. Ils se voient sanctionnés parce que leurs compatriotes estime qu'il y a sans doute une autre politique à conduire. C'est une forme d'expression aussi, d'angoisse, d'interrogation et on le sent depuis 8 jours.

Est-ce qu'il y a, j'allais dire un tel enthousiasme depuis l'élection de François Hollande, y compris parmi ceux qui l'ont élu ? Je ne l'ai pas tellement ressenti. Je viens de vivre un weekend de fête populaire dans ma ville.

Euh même si ma ville a apporté assez largement Nicolas Sarkozi, euh je n'ai senti aucun enthousiasme. D'ailleurs, pas beaucoup plus d'angoisse, mais la seule vraie angoisse, c'est comment on s'en sort. Mais Gérard Archer, quand vous étiez président du Sénat, on a noté souvent que le Sénat avec sa façon un peu pateline de dire les choses, c'est souvent un peu opposé, c'est risqué à émettre de sérieux désaveux de certaines orientations de la politique de Nicolas Sarkozi.

Et puis dans votre livre, on voit bien à travers quelques contributeurs que vous réclamez absolument que notamment l'aisme d'aujourd'hui pourrait être comme celui d'hier et celui de demain, à savoir très préoccupé par les questions d'ordre social. Est-ce que vous avez eu l'impression tout de même que ces préoccupations sociales étaient celles du gouvernement sortant dans les dernières semaines de la campagne électorale ? Et si vous n'en étiez pas tout à fait certain, pourquoi quand même et que nous vous-on entendu davantage dans ces cas-là manifester votre désaccord ?

Parce que franchement quand on lit l'aulisme, une solution pour demain, on se rend compte qu'il y a dans ce livreci n'étaient pas du tout à l'ordre du jour du programme de Nicolas Sarkozy pour se faire réélir. Alors courageux au Sénat et puis ensuite il fallait se taire ne plus rien dire. On vous a pas entendu quand même Gérard Archer.

Bah, j'ai tenté de me faire entendre mais c'était sans doute pas, j'allais dire l'amplificateur le plus puissant. Moi, j'ai souvent exprimé l'attente d'équité et plus les temps sont difficiles, plus l'équité est quelque chose d'essentiel. le Sénat, je rappelle réforme systémique des retraites avec la CFDT, c'est un arbitrage que nous proposons la commission des affaires sociales et moi-même.

Je voudrais rappeler mon discours après le discours de Grenoble le lendemain où je dis attention car ma vision de la République c'est bien sûr des lois de la République mais une manière de les appliquer qui ne peut se faire que dans le respect des personnes, compris quand on doit prendre des décisions courageuses sur des questions comme les flux migratoires. Et d'ailleurs, ceci m'avait conduit avec des sénateurs à rencontrer José Emmanuel Barroso et engagé sur la question notamment des Romes de vraies réponses européennes. Il y a eu d'autres moments sur l'hôpital public où nous avons exprimé et d'ailleurs le rôle du Sénat quand on disait mais il est du centre et de droite, il était surtout le Sénat un espace de liberté un espace qui parfois ça veut dire non certes à sa manière euh à sa manière parce que De Gaul il ruait dans les brancards.

Vous avez pas rué dans les brancards. Vous vous avez témoigné. Peut-être que nous avons obsédé moins les brancards au Sénat et et et le côté coup de pied vers l'arrière, mais je dois dire que nous avons tenté et qu'est-ce que j'ai fait récemment ?

J'ai remis il y a un mois et demi un rapport au président de la République sur la formation professionnelle où j'ai dit la nécessité du dialogue social, la nécessité des corps intermédiaires, même s'il doit ces corps intermédiaires aussi se regarder et se dire qu'ils ne peuvent pas uniquement faire de petits arrangements alors qu'il faut des vraies réformes. Et en même temps, j'ai dit la préoccupation du chemin vers l'emploi de la formation professionnelle. Je j'ai vu d'ailleurs que mon rapport, c'est peut-être un signe de tiedeur, direz-vous, était plutôt bien accueilli sur ces sujets.

Mais la vraie question, c'est comment on fait pour que demain, il n'y ait pas 10 % de la population active au chômage et 25 % des jeunes au chômage ? Ça c'est une vraie interrogation et pardonnez-moi, c'est une des réponses que le président élu devra apporter avec le nouveau gouvernement. Ben justement, si vous aviez euh un conseil à donner à François Hollande, vous l'homme au fond de la l'Union euh nationale, euh ce serait quoi euh Gérard Ararch ?

Vous devez pas être totalement non plus totalement défrisé finalement par la victoire de François Hollande. On a vu une sorte d'état sobre incarné euh et même voyez euh qui fleur bon la France he l'accordéon à Tu plutôt que le Fouquets. Oui.

Écoutez, mais aussi la Bastille avec des drapeaux qui n'étaient pas les drapeaux du Rassemblement national. Euh quelques drapeaux précisons ils étaient dans le Nord. Je crois que cette affaire a été extrêmement amplifiée.

Il y avait des drap Attendez, amplifié, c'est une photo. Oui, c'est une photo. Et dans le cadre de cette photo, il y a des drapeaux.

Et en tant que journaliste, puisque nous étions ce soir-là, il y avait des drapeaux français. Il y a une marseillaise vibrante de la part de 50000 personnes. Je précisément, est-ce que vous êtes d'accord avec cette exploitation qui met en valeur un certain nombre de symboles qui logiquement devrai vous défriser ?

De toute façon, le 8 mai me semble avoir réglé cette situation et cette rencontre entre le président Sarkozy et le président élu à l'initiative du président Sarkozy me semblait être la réponse apaisée d'une démocratie apaisée et qui a les valeurs de la République comme sous-bassement. Alors, je d'ailleurs sur ce sujet-là, comment vous abordez-vous la question pour les législatives de ce qu'il faudra que l'UMP fasse ou non avec le Front National ? que l'UMP qui que tout le monde s'attendait à voir explosé au lendemain du 6 mai qui part rassembler à l'élection législative. qui appartient au comité stratégique pour les législatives euh qui écoutent l'ensemble des mouvements qui sont, j'allais dire en train de de vivre à l'intérieur d'elle-même.

Et bien l'objectif, c'est de l'être autour de nos valeurs, des valeurs que nous incarnons, des valeurs qui sont issues du projet d'ailleurs que porté le président de la région. Ça c'est la version langue de bois. va faire croire que c'est quand même l'amour parfait entre Jean-François Copé, François Fillot, vousmême ne voyez pas dans très bon œil la viture dans d'enigen pour les laisser qu'il y ait des difficultés ici ou là 577 circonscriptions, mais nous partons autour du projet de l'UMP, autour des valeurs de l'UMP avec la volonté, c'est moi-même qui l'ai dit en comité stratégique, déterminer à gagner pour gouverner.

Et ça peut sembler paradoxal pour un gauliste de prener la cohabitation, mais euh je pense que la situation de crise dans lequelle est notre pays à l'Europe euh, j'allais dire nous appelle à exercer nos responsabilités, c'est peut-être cet équilibre dont rêvent parfois les Français qui est l'expression du scrutin. Est-ce qu'il n'y a pas une contradiction au sein de l'UMP par rapport aux législatives et et par rapport aux échéances ? Parce qu'au fond, il y a deux échéances.

La principale échéance, c'est l'automne. Vous allez avoir un nouveau président et comme nous le disait hier Jean-François Copé sur cette antenne dans Radio France politique, une volonté de réfléchir à à avoir une grande réflexion programmatique pour les prochaines années. Mais si vous gagnez législative, vous allez réfléchir en septembre et vous allez être aux affaires en juin.

Et si vous reportez à septembre la nomination de votre patron, votre patron, ça va être le prochain premier ministre. On est quand même euh soit dans une contradiction, soit que vous avez déjà intégré l'idée que vous n'allez pas gagner. Gérard Larch pour une moi, la principale échéance, c'est le 10 et le 17 juin prochain, l'élection législative parce que dans une démocratie, c'est le rendez-vous du vote qui est toujours l'échéance qui compte.

Après l'organisation d'un mouvement politique, c'est une autre affaire. Nous avons des statuts euh à partir du moment où le président de la République n'est pas issu de notre mouvement, et bien on choisit un président de ce mouvement et tout mouvement politique qui ne se renouvelle pas dans ses valeurs et dans ses idées est un mouvement qui décline. Et bien, on peut être au gouvernement et en même temps, j'allais dire réviser un certain nombre et des projets que nous portons.

Qui sait si au fond vous n'accepteriez pas dans un gouvernement de cohabitation le ministère de l'agriculture qu'on vous avait proposé et que vous avez euh refusé. Général Archer, nous revenons sur tout cela avec vous à 8h15. Je rappelle l'olisme, une solution pour demain, un ouvrage collectif que vous avez dirigé, Gérard Larchet et quiè 18 collègues, nous y reviendrons tout à l'heure.

Il est bien sûr publié chez Audil Jacob Mpress Couturier. Bon Jean-Marc. Alors ce matin 14 mai, vous avez le livre de Gérard Larchet Lolisme une solution pour demain et vous vous êtes mis à sauter comme un cabri en criant de Golf Forever.

Bah oui, la question qu'on peut se poser aujourd'hui, c'est comment peut-on être gauliste en 2012, plus de 40 ans après la disparition du général de Gaulle ? Un courant de pensée tellement lié à la personnalité même de son fondateur, à l'état du monde à l'époque qu'il a traversé, aux événements auxquels il a fait face, conserve-t-il encore un sens pour nous aujourd'hui ? Et bien, demandons-le à Hegel.

Le réel effectif dit le philosophe de l'histoire n'est pas identique vous sculpture on pas RMC ici hein. Le réel effectif raconte en bourdin tiens. Le réel effectif dit le philosophe de l'histoire n'est pas identique au contingent.

Ce qui advient par hasard n'est nullement porteur de sens. Le réel effectif et bien c'est ce qui advient à l'existence à partir d'une intériorité essentielle. Et c'est à la lumière de cette distinction entre le réel effectif et le contingent qu'il faut comprendre le droit des héros à fonder des États pour lequel PL Hegel.

Même si pour Deg, il s'agissait surtout de refonder la République car pour Hegel, la l'origine des États n'est pas à chercher du côté du contrat social puisqu'il procède de l'acte fondateur d'un législateur, d'un homme qui prend conscience qu'une certaine forme politique est évidée de l'intérieur et qu'elle n'a plus que l'apparence de la réalité et que donc une nouvelle forme doit nécessairement prendre sa place. À un état social instable et menacé, le fondateur substitue un ordre juridique stable et adapté. L'individu historique dit encore est un héros dans la mesure où il ne cherche pas sa justification dans l'ordre existant, mais le tient d'une autre source.

C'est pourquoi il peut se permettre de tourner le dos aux valeurs admises de son époque. Le grand homme, encore citation, semble obéir uniquement à sa passion, à son caprice, mais ce qu'il veut, c'est l'universel. Il semble n'obéir qu'à sa propre loi, mais en réalité il sert l'intérêt général et ce qu'il accomplit c ce qu'il accomplit est juste et nécessaire parce qu'il a reçu intérieurement la révélation de ce qui est juste et nécessaire et appartient aux possibilités de son temps.

Plus tard dans ses vies parallèles nous livre un portrait croisé de deux héros fondateurs d'état à la Egel, celui du Grec Liturg et du Sabin Numa. les Romains. Le premier pardon, le premier lic a donné aux superstitieux romain leur loi sacrée, leur collège de prêtres et leurs vestales afin de les pacifier et de les empêcher de faire trop de bêtises.

Ces deux héros fondateurs d'État ont eu ont eu recours à des procédés ingénieux afin que la constitution qu'ils avaient donné à leur peuple respectif ne soit pas abandonnée. Likurg dans son côté demanda à ses sparciates de lui jurer de n'y rien toucher avant son retour de Delf et il s'arrangea pour mourir là-bas. De son côté, Numa ordonna qu'à sa mort soit enterré les livres sacrés contenant ses instructions pour le déroulement d'hérite.

Citation de plus tard que ce qu'il avait écrit, il l'avait enseigné au prêtres de son vivant. Ainsi aussi leur avait-il ordonné de les enterrer avec lui, pensant qu'il n'est pas bon que des mystères soient confiés à la garde des cris sans vie et que mieux vaut les transmettre à les mémoires de ceux qui en sont dignes. De Gaulle, lui n'eut pas besoin d'un tel subterfuge.

Les institutions qu'il nous a légué lui ont survécu naturellement au prix de modification de détail. La Constitution de la 5e République devait être adaptée à nos besoins puisqu'elle tient toujours. François Hollande peut remercier de Gaulle les pouvoirs qu'il va exercer.

C'est de cet illustre prédécesseur qu'il les tiendra. Pour de Gaulle, la vérité politique de son temps, c'est l'État ntion, écrit Michel Vinc dans un livre consacré à l'histoire des droites. Est-ce encore le cas d'une autre ?

Par le haut avec l'UE, la mondialisation, par le bas avec la décentralisation et le morcellement politique selon des clivages communautaristes, l'Étatnation est miné. Le gaulisme est une réaction de défense née du traumatisme historique de la débarque de l'état de juin 40, de l'occupation de la menace communiste pendant la guerre froide. Aucun de ces périls ne conserve de réelles actualités.

Reste les institutions, je le disais, la prééminence de l'exécutif, censé nous prémunir contre l'instabilité politique et son corollaire, l'immobilisme national. Mais cela suffit-il à définir une doctrine ? Il y a un socialisme, un libéralisme, un républicanisme, un nationalisme mais le gaulisme.

L'invocation rituelle du héros fondateur suffira-t-elle à maintenir rassemblés les membres du parti qui s'en réclament ? La chronique de Bris Couturier retrouvé sur franceculture.fr.

Et ben voilà. Alors, de Hegel à Gérard Larch en passant par plusarc. Vous vous avez vu ça un peu, on a mis les petits pl dans les grands Gérard Larch et enf je ne suis pas remonté jusqu'à Plutarc mais à des réflexions qui m'amenaient dans des constantes de l'histoire.

Clémenceau h par exemple le débat entre Therierre et Gambetta euh le débat aussi entre Dant et Baras, c'est en fait le refus du déclin une certaine attitude et cette attitude là c'était la question de du cours de Jean Touchard en 1972 après la mort de Degul, il y a-t-il encore un sens au Goli ? D'ailleurs ce que nous avons voulu partager à 18 et dont Charles Guéné, le vice-président du Sénat, a fait la synthèse à la fin. Nous avons une certitude nous, c'est que naturellement la mondialisation est une réalité.

C'est un fait que nous ne pouvons pas nier et au contraire nous devons sortir de ces craintes permanentes ou de l'invocation de la mondialisation, j'allais dire pour justifier nos propres faiblesses ou notre absence de courage à évoluer et à changer. Et en même temps, nous continuons à croire qu'il existe un lieu qui existe un lieu qui a un certain nombre de missions et de missions essentielles. Vous savez quand Clémenceau avait ce débat avec Ferry sur la question de la justice sociale, Clémenceau disait "Il faut que l'État intervienne" et c'était d'ailleurs un de ces éléments de débat avec Jules Ferry dont on parlera beaucoup demain.

Et bien je continue à croire que la 5e République est d'abord dans les institutions ce qui nous a été amené de mieux accompli. On a vu le drame de la fin de la 3e République qui pourtant a été une extraordinaire République qui a construit longue durée mais qui a construit l'école qui a traversé la Première Guerre mondiale mais qui se termine entre l'Assemblée de Bordeaux et un vote où simplement 80 parlementaires disent non à Vichi. Et nous voyons bien que toutes les situations finalement de la 5e République s'y est accommodée au travers d'un exécutif fort.

Mais Bris Couturier, la lecture que nous faisons aujourd'hui de la réalité européenne c'est pas celle de 1962, c'est pas celle même du compromis de Luxembourg et Noël le noir qui est là. Enfin, c'est quand même là que ça coince le plus. Non, c'est ce qu'on relève dans le livre.

Oh tout de même, c'est comment s'accorder à être en 2012. Seul sénateur Étien Gar dans ce liv s'ouvre. Y a-t-il une citoyenneté européenne ?

Ça nous renvoie à un discours fait il y a 20 ans quasi pour jour pour jour par Philippe Segin. Et en écoutant Thomas Piquetti, je me disais moi qui étais dans le courant de de Philippe Segin d'ailleurs avec François Fillon, on s'était dit peut-on avoir une monnaie qui soit unique et partagée sans gouvernance notamment économique et sociale. Ce sujet, je vous le rappelle, grand discours de mai 92 de Philippe Segin puis un discours qu'il fait à tour et ça on est au cœur du sujet.

Voilà pourquoi plutôt que le fédéralisme et d'ailleurs un centriste Jean-Thui a remis à François Fillon il n'y a pas si longtemps un rapport sur la question de l'euro où il parle du partage des souverainetés par les parlements nationaux. par les parlements nationaux car on voit bien que ni le Parlement européen ni la Commission elle-même n'ont suffisamment de force sur leur légitimité sur ces sujets-là il y a parfois juste une une une épaisseur à peine de feuilles de cigarettes entre certains euh de l'UMP et certains socialistes. Il y a il y a pas il y a le liv Attendez, pardonnez-moi l'intérêt national qu'est-ce qu' a fait de Gaulle et et le dialogue Jean Artis Michel Sapin par exemple aussi qui était édité de je ne sais plus chez qui le montre mais alors donc oui mais So et le dialogue entre Jeanis et et ce groupe de gaulistes il existe aussi donc vous voyez alors sur les questions européennes je vois le sourcil de Noël le noir se lever bien sûr je vais peut-être pas poser une question sur l'Europe à proprement parler parce que j'étais intéressé d'abord je vais lire ce livre parce que vient de dire Jacques Larchet quand il évoque la gouvernance économique et sociale.

Parce que je pense que pour que on surmonte la crise, c'est-à-dire qu'on appelle tous et chacun un effort collectif, il faut un dialecte social que vous avez d'ailleurs pratiqué lorsque vous étiez ministre. Alors, on a quand même observé euh quelque chose de relativement inhabituel même en France pendant la campagne électorale, c'est que les syndicat ont marqué euh une rupture euh avec le pouvoir en place à telle enseigne que la CGT euh a affiché, a pris parti politiquement. Alors, la CGT la CGT petit rappel qui autrefois considérait Gérard Arché comme le moins mauvais des ministres du travail, le pressé les éloges à Gérard, il a pratiqué le dialogue social de bonne façon.

C'est pourquoi je l'interroge sur ce point. Alors, qu'est-ce qui a cloché et comment est-ce que on peut conduire des réformes économiques, c'est-à-dire mettre en place cette gouvernance économique qui appelle quand même une rationalisation des dépenses publiques sans que on respecte ce principe d'équité. Ça ça renvoie un peu à ce que a dit François Hollande sur la justice et sans renouer en France avec le dialogue social, avoir un dialogue social normal pour reprendre une expression maintenant commune comme ça existe par exemple en Allemagne ou ailleurs.

Gérard Archer, d'abord, il y a un cadre euh, j'allais dire législatif pour le dialogue social, c'est la loi de février 2007 qui prévoit euh j'allais dire l'inscription d'un agenda social au dialogue euh entre les partenaires sociaux, qu'ils soient les représentants des salariés comme les représentants des entreprises. C'est le gouvernement qui fixe cet agenda. Et les partenaires sociaux ont un cadre, j'allais dire pour débattre.

Les partenaires sociaux eux-mêmes peuvent prendre l'initiative d'un agenda. Euh vous évoquez, j'allais dire la difficulté des relations parfois entre le gouvernement et les partenaires sociaux, notamment les représentants des salariés. C'est une réalité.

Je continue à penser moi, que les corps intermédiaires sont indispensables, qu'il faut une démocratie sociale, que cette démocratie sociale, elle n'est pas du même niveau que la démocratie politique et que d'ailleurs et il appartient à la démocratie politique au fond de trancher définitivement, que ça soit au travers du parlement ou au travers de la procédure référendaire si nécessaire. Mais je crois que la cohésion ne se construit que dans le dialogue, même si parfois ce dialogue, il est rugueux, mais de la rugosité peut naître euh un certain nombre, j'allais dire de solutions. Et je crois vraiment, alors faut-il un nouveau texte.

Je crois qu'il faut que dans chacun de nos cerveaux nous nous et si nous voulons avoir cette dimension partagée économique et social en Europe, on peut dire que le dialogue social en France n'est pas du même niveau de ce qui existe en Europe du Nord, voire même en Italie. voire même en Italie, voire même en Espagne, parce que nous avons toujours encore une conception de lutte des classes. C'est pour ça que j'ai regretté que la CGT dans l'évolution était notable, s'engage dans le débat politique de cette manière parce qu'au fond euh moi mon engagement politique chacun le connaît, il vient plutôt comme aurait dit capitan et Valent du gaolisme de gauche ou du gaolisme social mais c'était aussi le refus de la Oui mais gér tout le monde avait brisé les règles.

On a reproché au président de la République d'être intervenu en critiquant les syndicats. Du coup, les syndicats se sont mis à prendre par partie. C'est il y a eu quelque chose quand même de Oui, mais c'est une campagne électorale.

Maintenant, est-ce que vous ne croyez pas queon pourrait arrêter en France, notamment du point de vue de l'exécutif, d'annoncer des mesures avant toute conversation, avant toute négociation, de déclencher un conflit, ensuite de négocier ? Est-ce que cette pratique qui est quand même a été contraire celle de ces dernières années, voilà donc vous êtes d'accord pour qu'on app cette loi ? de l'esprit et de la lettre d'un texte extrêmement court, peut-être le seul qui portera jamais mon nom en deux articles, c'est de dire que l'agenda social et bien il est un préalable avant toute décision.

Vous trouvez que c'est important, il est pas très respecté justement ce il a été globalement respecté. Un sujet comme les retraites par exemple relevait d'autres choses que du seul agenda social car c'était une décision politique et d'ailleurs un certain nombre de partenaires présentant les salariés euh y compris la CFDT, je ne veux pas parler à sa place mais disait bien que le sujet dépassait la seule question du dialogue social puisque elle engagé notre modèle social en tant que tel et que c'était un choix de société Huber Gérard deux choses Gérard d'abord à vous entendre on a presque que l'impression que vous êtes plus proche de François Hollande parfois que que de Nicolas Serkozy. Je me souviens par exemple sur la réforme des retraites, vous aviez souhaiter qu'on apporte un certain nombre d'accommandements qui n'ont pas été faits et qui figurent finalement dans dans les propositions de Nicolas Sarkozy sur la RGPP.

Je vous soupçonne de l'avoir trouvé un petit peu trop raide, un petit peu trop rigoureuse sur la réforme territoriale. Si on devait la retoucher, je vous soupçonne d'être soulagé. Alors ça c'est mon premier point.

Le 2e point va nous ramener au général de Gaul et à sa fameuse constitution formidable et extraordinaire. Est-ce qu'elle est pas totalement militaire et est-ce que cette constitution ne vous contraint pas à choisir un camp et finalement à accepter un certain nombre de choses que vous n'acceptez pas ? L'archer d'abord le soupçon, pardonnez-moi, dans une démocratie et dans un mouvement politique où on peut s'exprimer librement.

Euh personnellement, pourquoi je ne suis pas proche du choix de François Hollande ? Pardonnez-moi parce que demain il s'alira avec Jean-Luc Mélenchon et avec une partie de l'extrême gauche et que ça allian que pour moi, pardonnez-moi, ça me renvoie à mes choix initiaux. Oui, du refus de la lutte des classes.

Donc et ça me renvoie à mes choix initiaux que François Baouit pris la décision qui est prise de la sienne. Moi, je ne crois qu'à la cohésion du pays dans un dialogue autour de valeur républicaine. Je crois aussi à la réalité, pardonnez-moi, d'une majorité, d'une opposition.

C'est comme ça aussi que se construit une démocratie et chacun y a son rôle. Voilà pourquoi je suis pas très favorable à ce que on se joue des ouvertures mutuelles. On ne peut avoir des moments où on est capable de se rassembler sur un certain nombre de temps de choix.

Et je pense que la réponse à la crise dont je continue à dire qu'elle n'est pas passagère, qu'elle est un monde nouveau en train d'émerger peut nous amener à certains moments à nous retrouver. En tous les cas, c'est ma conception de l'opposition. Pardonnez-moi sur la révision générale des politiques publiques.

L'État doit bien tirer les conséquences de l'évolution de la décentralisation. L'État doit bien tirer les conséquences de l'organisation de l'Union européenne et garder un modèle, j'allais dire d'avant pour aujourd'hui, c'est je dois dire assez peu responsable. Et puis sur la question scolaire, dans mon rapport que j'ai remis début avril au président de la République, on a 140000 jeunes qui sortent chaque année de notre système sans formation, sans qualification.

Un chiffre assez comparable à un rapport qui a été fait à Raymond Bar en 1979. Depuis, on a achevé la réforme du collège, on a massifié le lycée et en même temps, nous voyons que on s'en sort pas. Est-ce que la réponse c'est simplement 60000 enseignants en plus ?

Sans doute, il en faut à certains endroits. On sait aujourd'hui que tout se joue entre la grande section de maternelle et le CE2. Qu'un enfant décroché à partir du CE2, c'est un enfant qui va avoir beaucoup de difficultés.

Pardonnez-moi, on va pas se mettre au visage RGPP ou pas RGPP. Voilà un vrai défi. Et si ce défi demain, on doit le relever ensemble, à ce moment-là euh j'allais dire je serai euh au côté de ceux qui veulent euh le relever.

Revenons revenons sur la question des institutions. Certes, les institutions de la 5 République ont assuré une certaine pérennité puisquelles sont encore là et qu'on sait que l'histoire inconstitutionnelle de la France est extrêmement chaotique et que de très nombreuses constitutions ont dû être amendées ou ou retoqué totalement. Mais cette pérennité, est-ce qu'elle n'est pas le signe finalement d'une inadaptation au monde moderne ?

Comme je vais le laisser entendre par mon la fin de mon de mon billet de présentation, quand on pense par exemple aux négociations qui ont lieu en ce moment entre Frost Holland, enfin qui vont qui vont s'ouvrir entre Frand et Angela et Merkel, on voit bien qu'il y a quelque part un une asymétrie du système de décision. Dans le cas de de la chancelier allemande, elle doit tenir compte de son bound de stag, elle doit tenir compte des présidents de région. dans le casre du président français, il décide en toute liberté sans aucune sans même consulter son parlement.

Du coup, au sein même de l'Europe, on s'aperçoit que le système de prise de décision est souvent bloqué par cette asymétrie entre le système français hyper présidentialiste et le système allemand fédéraliste. Est-ce qu'il serait pas bon d'amender un peu nos institutions réciproques de manière à aboutir à une prise de décision relativement homogène au niveau de l'Europe ? Gérard Larchet, alors c'était la question sur est-ce que notre constitution est-elle militaire ? rejoint Hubber Huertas.

Je dois dire que elle verrouille elle verrouille en tout cas les choses et et elle crée des blocs contre bloc. On voit bien les les malheurs de François Baou, c'est bien cela c'est que il a été écrasé par les deux blocs. C'est vrai que la politique étrangère est la politique européenne et chez nous, j'allais dire quelque chose qui est porté par l'exécutif.

Mais la réforme constitutionnelle de 2008 voulue par Nicolas Sarkozy a introduit le débat et le vote préalable avant tout sommet de chef d'état et de gouvernement. Si nous n'avions pas eu la réforme de 2008, est-ce que le Parlement français, Assemblée nationale et Sénat euh en 2010 et 2011 et notamment en 2011 aurait pu préparer avec le Bundestag et le Bundesrat allemand la réforme de la politique agricole commune. Nous avons donc un certain nombre d'instruments que le Parlement n'utilise pas encore assez d'initiative européennes.

Voilà pourquoi j'évoqué tout à l'heure la question de la gestion de l'euro rôle du rôle des parlements nationaux parce que c'est quand même là que se tient la légitimité et regardez pacte de stabilité de croissance parce que naturellement nous sommes tous pour la croissance voir un chiffre de croissance annoncé à 0 ou 1,3 nous savons bien que nous ne traiterons pas de la question du chômage. Je peux vous interrompre pour dire juste que j'étais très amusé d'entendre le le journal de TF1 hier soir à 20h qui opposait les partisans de la croissance et les autres en Europe comme s'il y avait en Europe des gens qui étaient pas des partisans de la croissance. tout le monde est partisan de la croissance parce que c'est la seule manière de donner de la souveraineté d'ailleurs à l'Union européenne.

Et bien sur ces sujets-là, il faut que nous prenions des initiatives. Aujourd'hui, nous devons voter, j'allais dire les perspectives budgétaires qui sont adressées à l'Union européenne. Et d'ailleurs, j'étais encore président du Sénat et président des 17 assemblées, soit uniques dans certains pays, soit dualiste dans de autres, ont pris l'initiative de conférence régulière parce que j'allais dire rien n'empêche dans notre Constitution au Parlement d'exercer un certain nombre de fonction notamment depuis la réforme de 2008.

Donc on peut passer du système militaire à un système partagé où certes il y a un chef mais en même temps il y a un étatmajor et un étatmajor qui discute. Ah ça c'est le le passionné de la question tout de même l'ordre hein dans le golisme. Grand Oui mais l'aulisme c'est l'ordre et en même temps c'est le mouvement et un mouvement l'ordre juste.

C'est l'ordre juste quoi. Ah nous essay oh attendez à nous seul charge de royale combat je sais pas si c'est l'ordre juste en tous les cas. C'est une volonté d'abord que chacun se sente dans une communauté nationale et c'est aussi un vrai vrai sujet, pardonnez-moi.

Et et c'est ce que j'ai ressenti parfois douloureusement depuis un certain nombre d'années, de mois y compris dans ce débat. Attention repli de chacun sur sa propre communauté, sa propre croyance qu'elle soit religieuse ou philosophique ou sa petite unité au cours des cin dernières années. Ah, je pense que la crise nous conduit toujours au repli communautaire.

Regardez. Dans l'histoire, les crises ont toujours conduit au repli, y compris, j'allais dire quand sans revenir plus tard, mais quand l'Empire romain, j'allais dire se disloque, en fait, c'est une addition de repli face une crise et donc je crois profondément, y compris parce que je fais partie de ceux qui j'avais voté non au traité de Mastri pour les raisons que j'ai évoqué tout à l'heure, mais en même temps ça c'était le sééniste hein dans la famille. PH mais nous pensions que fallait aller soit au bout des choses mais que ça ne résistait pas, disait-il à la première grave crise que nous aurions à traverser.

Et cette réalitéélà, elle est tout simplement devant nous. Mais en même temps, nous savons que notre souveraineté auquelle je suis attaché ne peut s'exercer qu'au travers d'une Union européenne souveraine. Et donc dans cette Union européenne souveraine aujourd'hui, il faut qu'on ait le courage d'un certain nombre de R.

Vous vous souvenez que ceux qui avaient voté non à l'époque ont été montrés du doigt comme de vilains petit canard en l'occurrence ? Comment vous revoyez cette période aujourd'hui ? D'abord que la variété de canards sur un étan est toujours un signe de biodiversité et que dans la démocratie avoir des canards différents, vous savez le le chasseur que je suis pourra vous dire que c'est un signe de biodiversité.

Bon alors vous faites quoi du canard Villepin ? Oh écoutez, on sent pas que vous lui tendiez beaucoup la main. Alors pourtant que lui de Gaul aussi il en parle beaucoup ni à lui tendre la main ni à la repousser.

Il a exprimé un choix au moment de l'élection présidentielle. J'en ai pris un acte. Ça n'était pas mon choix.

En même temps, j'ai été ministre de Dominique de Villepin euh avec Jean-Louis Bordeaux et nous avons pu travailler, y compris avoir des désaccords. Chacun se souvient de l'affaire du CPE euh qui euh nous avait occupé un certain temps. Il s'est exprimé ce matin, monsieur De Villepin, et il a trouvé de grande qualité à François Hollande.

Il est persuadé que François Hollande sera un homme d'état important. Vous avez cette sensation vous ? Chez nos amis de RTL.

C'est ça. Écoutez, mon côté paysan et vétérinaire m'amène à penser que moi je ne juge la récolte que quand elle est rentrée dans la moissonneuse batteuse. Et donc, j'attends de voir et par nature, je ne fais jamais de procès d'attention mais j'attends de voir comment sera le grain.

Le grain briscouturier, le grain à moudre. Mais avant de le moudre, vous savez, il faut qu'il soit bien sec, bien solide. Euh on voit on voit on voit le un début de recomposition de l'UMP qui se profile pour tout de suite après les élections quand les les choses vont être quand les couteaux seront tirés et que les les vrais dossiers seront sur la table.

Quel on voit bien quelle place sera celle de la droite populaire, on voit bien celle qui sera celle de la la droite sociale. Mais quelle sera la place des siguinistes comme vous de des gaulistes de gauche de la du du gaulisme social ? Ça on voit pas beaucoup.

Est-ce que ça même de quelqu'un comme François Fillon qui est-ce que ça peut s'organiser autour de Fillon ? Voilà c'est ça. Est-ce que ça peut s'organiser autour de François Fillon ?

Quel est votre chef de fil ? Quelle est votre place exactement au sein de l'UMP ? Gérard Larchet.

Ben tout d'abord, première échéance, l'élection législative et nous sommes rassemblés dans ce qui habité stratégique et c'est pour nous important parce que l'élection législative, j' dire la l'intérêt du pays qui est en cause plus que vous savez l'intérêt partisan pour moi, il est second par rapport à l'intérêt de la France et et au souhaitez une souhaitez une combitation ou vous pensez que ça peut gêner l'action du gouvernement ? Non, je pense que je l'ai dit tout à l'heure, moi je suis déterminé à gagner pour gouverner parce que je pense que c'est l'intérêt du pays. Si tel ne devait pas être le choix des Français, nous aurions à conduire, j'allais dire une opposition qui soit vigilante et en même temps qui soit dans l'intérêt du pays.

En même temps, vous me posiez la question la place des gaulistes sociaux comme vous des gaulistes parce que l'égoolisme c'est un rassemblement qui va du souverainisme à la dimension des goistes sociaux. Je dois dire que dans cet ouvrage d'ailleurs les 18 auteurs sont de sensibilités assez différentes. Jacques Legendre, Roger Caroci, Joselin Ran ou des représentants des sénateurs établur de France.

Vous voyez qu'il y a là une palette extrêmement large et et si je prenais Jean-René Lef euh du Nord ou Charles Gaet de Haut Marne, nous voyons bien qu'il y a une palette et c'est aussi ça la réalité de ce que nous pensons dans la nation. Pour ceux qui sont très attentifs à la question sociétale et sociale et notamment la question sociale comme moi-même, je pense que nous aurons notre place à l'intérieur d'une C'est vrai que François Fillon a été pour nous un compagnon de route qui l'a incarné. En même temps, c'est un homme de rigueur.

C'est un homme aussi qui a dit la vérité au français et je pense que dire la vérité c'est quelque chose d'essentiel en politique même si ça coûte. Et euh cette vérité-là, je crois que c'est notre rôle, non pas pour jouer les Cassandres euh mais pour dire qu'elle appelle à l'effort et au sursaut et qu'en tous les cas pour nous une société qui est en cohésion c'est une société où chacun a sa place. Je ne peux pas, je vous le dis, je le vis comme un échec personnel.

Quand nous sommes sortis du ministère du travail, Jean-Louis Borlot et moi, nous avions une embellie, souvenez-vous, la croissance. Et on voit bien que la croissance, notre taux de chômage était tombé quasiment à 7 à l'époque et nous restions avec un taux de chômage des jeunes toujours accroché à deux fois plus que le taux de chômage moyen national. Ça c'est un vrai sujet à partager pour demain. 8h43.

C'est l'heure du coup d'œil de Thomas Clusel avec aujourd'hui le Figaro dans les mains. Thomas ! Oui, le Figaro qui euh contre toute attente s'interroge sur le statut des intermittents avec juste à côté d'ailleurs de cet article une publicité pour le plus célèbre d'entre eux Johnny au Stade de France.

Alors en ce titre la doctrine du nouveau chef de l'État sur le statut donc des intermittents du spectacle eston peu plus clair. Pas question de le modifier ce statut. avait déclaré François Hollande est utile pour les bénéficiaires mais aussi pour les employeurs qui ne pourraient pas vivre sans ce qui est contesté par un certain nombre de partenaires sociaux c'est qu'il repose essentiellement sur les cotisations chômage.

Il faut donc peut-être aller vers un financement plus diversifié. Toute la subtilité donc euh écrit Marc Landré euh du président repose sur ce peut-être qui ne le président donc qui ne veut pas se mettre à dos une catégorie qui de tout temps vote on le sait massivement à gauche et pourtant écrit le journaliste, le régime d'indemnisation des intermittents est un scandale auquel peu de politiques ont jusqu'à présent voulu s'attaquer majorité sortant de comprise. Fréérri Mitteran, l'ex-ministre de la culture, s'en est même félicité publiquement vendredi selon les dernières statistiques disponibles.

Sur les 1051 intermittents indemnisés, soit les 2 tiers des artistes et techniciens sous ce statut, représente 0,8 % des salariés affiliés au régime d'assurance chômage, 3,4 % des effectifs bénéficiant d'une allocation et 5,9 % des dépenses des ratios surréalistes, écrit le journaliste, que l'on ne retrouve pour aucune autre profession. Pire, ce régime est ultra déficitaire. Les allocations versées en 2009 se sont ainsi montées à 1,3 milliards d'euros pour près de 225 millions de cotisations encaissées.

Alors pour l'heure, cela CFDT soutenu par le MEDEF est prête à remettre sur le tapis la question de l'indemnisation des intermittents du spectacle aberrante à ses yeux. Elle aurait aimé le faire en 2011 mais il y avait elle y avait renoncé sous la pression de Frédéric Mitteran qui ne voulait avoir à gérer un an avant la présidentiel un conflit comme celui de 2003 et depuis de 2003 et depuis donc François Hollande a été élu. Alors voilà, ça c'est la patate chaude he c'est le dossier explosif.

Vous vous y prendriez comment Gérard Lar ? D'abord, j'ai eu à gérer en 2004 ce dossier avec le ministre de la culture Renault Donre à ce moment-là et dire Jean-Jacques et Yagon venait d'ailleurs de quitter la scène politique sur ce dossier. Au fond, les grèves à Avignon se souvient au fond, je vous le dis, c'est la CFDT qui a raison.

Est-ce qu'on peut continuer à faire financer notre politique culturelle par des cotisations qui sont faites par l'ensemble des salariés ? pense aux salariés les plus modestes, ceux qui connaissent des situations les plus précaires, les caissières de votre supermarché et bien elles vont cotiser pour beaucoup moins toucher. Et moi qui crois l'équité dans la société, je vous le dis, je pense que la politique culturelle dans ce pays devrait être financée autrement et non pas par la cotisation de salariés pour lesquels va se poser la question demain de l'indemnisation du chômage.

Parce que naturellement notre mode d'indemnisation du chômage, encore faut-il qu'il reconduise vers l'emploi. Je préférais qu'on mette plus dans la formation professionnelle des demandeurs d'emploi que dans de longues indemnités. Et donc aujourd'hui euh cet écart 1ARD 300 millions pour un peu plus de 200 millions de cotisations.

Vous voyez bien que le système ne peut pas tenir. En plus qu'il pèse sur les plus modestes des quotisans au détriment de leur insertion professionnelle. Je crois que le sujet mérite d'être posé d'être posé sans esprit polémique.

C'est vrai. Je suis pas très content moi de l'accord de 20042005. Il était d'ailleurs prévu de le revoir.

C'était un accord pour éteindre les incendies et remettre les choses à plat. Euh je dois dire que sur ce sujet, il faut avoir le goût rare de regarder les choses en face. On peut pas continuer à demander à des gens modestes de cotiser pour moins recevoir et pour financer une politique culturelle dont malheureusement beaucoup d'entre eux ne bénéficient pas.

On arrive quasiment au bout dans des questions très courtes et pour des réponses courtes. Hubert. Oui, je vais je vais tenter de poser la question.

Je pense que je vais je vais buter sur une réponse évasive. Euh mais c'est c'est on en est quand même au moment du bilan puisqu'on nous allons changer de président demain. Vous savez parfaitement qu'il y a eu un débat sur une ligne buisson et une ligne plus centrice, une ligne plus modérée.

Alors, je sais également que vous avez décidé de mettre ça sous l'été noir en attendant les législatives, que vous poserez peut-être le problème un jour, mais vous-même, est-ce que vous vous êtes senti parfaitement à l'aise avec la ligne buisson qui a été adoptée pendant la la campagne et notamment entre les deux tours ? En tous les cas, je m'en suis affranchi au cours de la campagne euh naturellement il y avait une ligne, je sais pas si elleit elle était Buisson ou Fillon de l'autre côté euh mais qui exprimait un certain nombre de questionnements sur la souveraineté nationale, sur la communauté nationale, sur la question des frontières qui est une vraie question aussi et et qu'il faut gérer, y compris pour l'Union européenne et que ces réalités là le président de la République les a défendu. Est-ce qu'il faut entre guillemets, on va faire simple une préférence communautaire ?

Je vous réponds oui si nous voulons demain avoir une vraie Union européenne. Mais en même temps, en même temps, j'ai dit l'importance l'importance de se préoccuper de l'emploi, de se préoccuper, j'allais dire d'une croissance qui soit créatrice d'emploi et de richesse. Et en même temps, si on veut demain préserver une forme de modèle social auquel nous sommes tous attachés, même si on doit l'adapter, et bien euh il faut créer des richesses, ne pas peser sur le seul travail.

Donc euh le temps bien sûr des analyses viendra, mais ce qui compte aujourd'hui, c'est que la diversité des sensibilités au sein de la famille politique et les familles politiques qui ont soutenu le président de la République qui parfois ont eu un soutien critique sur la question de la laïcité, moi je suis extrêmement euh intransigent. Elles peuvent coexister tout ensemble ces sensibilités. On a l'impression qu'il y a un grand écart en Est-ce qu'il y avait pas un grand écart entre Capitain Vallon Perfit et Pompidou ?

C'était aussi ça la réalité du écrasa un petit peu. Il n'écrasait pas il rassemblait. C'est vrai qu'il avait une autorité mais souvenez-vous il y a eu des vrais débat et même De Gaul n'a pas réussi sur un point que vous retrouvez dans notre ouvrage la question de la participation pas simplement financière.

Est-ce qu'il ne faut pas imaginer de nouveaux rapports à l'intérieur de l'entreprise ? Est-ce que le temps n'est pas venu, quand on parle d'Allemagne à faire que les salariés ne soient pas les invités de bout de table, voir ce que des auteurs de la fin du 19e auraient dit des cousins de province d'une manière un peu condescendante en considérant, j'allais dire qu'il y aurait comment les ramasseurs de champignons. Ben, j'en fais partie moi des ramasseurs de champignons.

Et bien pas que Cor ceux de la forêt de Rambouillé sont excellents, notamment à Clafontaine et bien je dois dire que personnellement c'est cette France là que j'aime dans la diversité et sans exclure aucune des fractions. Pour ou contre le vote des étrangers aux scrutins locaux, je suis hostile pour une raison que Philippe Segard dans ce même discours avait parfaitement expliqué. Parce que vous allez perdre le Sénat coup sûr.

Non, parce qu'il est lié, vous savez droit de vote des étrangers, ça veut dire que le Sénat est perdu pour la droite pour toujours. Non, je je ne suis pas certain que ça soit ça. Je vous renvoie à ce discours de mai 92 de ce gain où il exprimait très le droit de vote est inhérent à la citoyenneté.

Il n'est pas simplement un endroit où on vit, il est une communauté que l'on a en partage. Et autant je suis ouvert euh à ce qu'on élargisse les conditions d'entrée, j'allais dire dans la communauté nationale. Autant que je pense que le droit de vote est est lié consubstantiel à la citoyenneté.

D'autres pays n'ont pas la même réponse mais ils n'ont pas la même histoire que nous. Et la question une des nom vous êtes dés enfin vous êtes hostile et vous seriez pour qu'on révise le principe qui fait que les anciens présidents de la République sont membres de droit du Conseil constitutionnel. Al vous savez c'est un un des auteurs qui s'appelle Patrice Gelard doyen qui a abordé ce ce sujet y compris dans le livre puisqu'il souhaitait lui que les anciens présidents de la République aillent plutôt vers une autre chambre qui a été le Sénat plutôt que le Conseil constitutionnel.

Euh il n'avait pas été suivi au moment de son amendement, mais il le reprend euh dans ce livre qui est un lieu de liberté et qui croit qu'il y a une solution pour demain. M. [Musique]