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Interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo (sur Site radio)· 16 juin 2017 25 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsTravail & emploiÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Luc Carvounas redoute que "l'Assemblée nationale soit remplacée par la haute administration"

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 25 %Attaque 55 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 82 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:22OuverteRéponse directe

    Vous êtes candidat aux législatives dans le Val-de-Marne. Quel bilan tirez-vous de cette campagne ?

  • 1:42RelanceRéponse directe

    Vous faites un lien entre le discours du dégagisme et ce qui se prépare à l'Assemblée nationale ?

  • 4:06OuverteRéponse partielle

    Est-ce que vous comprenez ce que dit Jean-Frédéric Poisson sur l'ingratitude des électeurs ?

  • 5:37OuverteRéponse directe

    Il y a une crise de confiance entre les responsables politiques et les citoyens. Comment y remédier ?

  • 6:23OuverteRéponse directe

    Est-ce que c'est grave qu'il y ait plus de jeunes députés ?

  • 8:57OuverteRéponse directe

    Vous avez dit que vous voteriez pour un candidat de la France Insoumise face à un candidat LREM. Pourquoi ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:58InvitéFait
    « Si l'endroit même où la démocratie doit s'exprimer à 100%, le débat politique, s'il n'y a plus de débat à l'Assemblée nationale, parce qu'il n'y aura qu'un seul parti, le débat il va aller où alors ? Dans la rue ? »
  • 3:06InvitéFait
    « la déchance de nationalité sur laquelle j'étais contre, et encore heureux, je suis binational français et grec »
  • 3:28InvitéFait
    « Beaucoup de responsables politiques déplorent une espèce d'ingratitude dont feraient preuve, selon eux, les électeurs. »
  • 3:45InvitéFait
    « C'est une forte incompréhension pour moi, une forme d'humiliation aussi, très clairement, parce que j'ai passé des années au service de ses territoires, au service de ses habitants, de ses communes. »
  • 6:10InvitéFait
    « c'est que l'Assemblée nationale soit remplacée par la haute administration. »
  • 7:31InvitéFait
    « il va leur dire, vous êtes gentil, vous allez attendre, votre expérience c'est pour plus tard, donnez-moi les moyens de légiférer par ordonnance. »
  • 11:04InvitéFait
    « c'est d'étricoter l'impôt sur les grandes fortunes pour les plus riches. »
  • 11:13InvitéChiffre
    « Un cadre qui touche 5 000 euros par mois va gagner en pouvoir d'achat à peu près 900 euros de plus par an. »
  • 11:26InvitéChiffre
    « Un retraité qui touche 2 000 euros par mois de retraite va se voir pénalisé par an de 400 euros. »
  • 17:18InvitéChiffre
    « Une large majorité mal vue par 6 Français sur 10 en quête au Doxa pour France Info qui table aussi sur une nouvelle abstention record à 53%. »
  • 20:25InvitéChiffre
    « 13,8% des Français des électeurs français ont choisi La République en marche dimanche dernier »
  • 20:43InvitéFait
    « dans l'hémicycle demain il n'y aura pas l'expression politique du pluralisme des Français »
  • 21:45InvitéFait
    « Est-ce que ça donne une base solide ? Je ne le pense pas. »
  • 23:24InvitéFait
    « le texte qui se prépare c'est la fin des 35 heures »

Temps de parole

  • Invité61 %
  • Luc Carvounas16 %
  • Invité 27 %
  • Présentateur6 %
  • Invité 34 %
  • Invité 42 %

2,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:02
Présentateur

France Info. Et bienvenue à tous dans l'émission politique de France Info. On est ensemble comme tous les matins jusqu'à 9h avec vous Jean-Michel Apathy. Bonjour Jean-Michel. Bonjour Fabienne. Bonjour à vous deux aussi Guy Birenbaum et Gilles Bernstein. Bonjour à toutes seules. Notre invité ce matin est porte-parole PSO Législative.

0:21
Luc Carvounas

Bonjour Luc Carvounas. Bonjour. Vous êtes candidat donc aux élections législatives dans le Val-de-Marne. Vous êtes qualifié au second tour et vous aurez en face de vous un candidat de la République En Marche. Une candidate. Une candidate. La campagne se termine ce soir. À minuit. Il en sera fini de cette très longue séquence électorale et cette campagne a connu un incident hier. Nathalie Kosciusko-Morizet, candidate à Paris, a été agressée sur un marché. Ce qui a valu cette réaction, cette explication du Premier ministre Edouard Philippe.

0:48
Invité

Les hommes qui expriment cette violence physique à l'égard de femmes qui sont à la fois plus petites et plus légères ne m'inspirent que du mépris. Dans une

1:00
Luc Carvounas

vieille démocratie comme la nôtre, c'est des scènes d'agression sont heureusement très rares. Ce qui a valu à Nathalie Kosciusko-Morizet. Beaucoup de soutien et de sympathie. Je suppose que vous vous y

1:10
Invité

associez. Bien sûr, dès la nouvelle, moi j'ai apporté mon soutien par un tweet, ça va de soi. Mais voilà, qu'est-ce que c'est que ce pays où les élus de la République se font agresser ? La démocratie, sa respiration, c'est d'aller, et c'est ce que faisait NKM, vers les concitoyens, discuter avec eux. On est dans un dialogue. Malheureusement, moi je constate quand même que dans ce monde de plus en plus de défiance vis-à-vis de ce qu'on appelle, caractérise les élites, les journalistes, les politiques. Eh bien, on sent de la tension. Et cette tension, j'espère que dans les semaines à venir, elle ne va pas s'exacerber.

1:42
Luc Carvounas

Parce que vous faites un lien entre, disons les choses clairement, le discours du dégagisme que beaucoup de gens portent. Alors ça peut être à l'extrême-gauche. Oui, je fais un lien avec le discours

1:52
Invité

de dégagisme. Et un lien aussi avec ce qui se prépare à l'Assemblée nationale. Je voyais un sondage ce matin qui annonce 470 sièges. Pour la République en marche. Si l'endroit même où la démocratie doit s'exprimer à 100%, le débat politique, s'il n'y a plus de débat à l'Assemblée nationale, parce qu'il n'y aura qu'un seul parti, le débat il va aller où alors ? Dans la rue ? Et cette tension, elle va s'exacerber ? Je ne le veux pas.

2:16
Luc Carvounas

Ceci dit, s'il y a, je ne sais pas, s'il y a beaucoup, beaucoup, s'il y a un groupe hégémonique à l'Assemblée nationale, ce sera d'abord le résultat du vote des citoyens, mais puis aussi le résultat d'années, d'années, d'années de déceptions provoquées par ce que l'on pourrait qualifier de politique professionnelle.

2:32
Invité

Ah mais vous, d'abord, je ne sais pas ce que c'est, un politique professionnelle. Quelqu'un qui a une longue carrière politique. Oui, mais vous parlez de démocratie, ce sont les électeurs qui choisissent si un politique fait une carrière longue ou pas. D'ailleurs, on s'en rend compte depuis dimanche dernier. Il y en a pour qui la carrière était courtée. Moi, je constate surtout que depuis 10 ans, c'est l'analyse que je fais dans un premier temps, entre le président Sarkozy qui avait été élu par un électorat de droite pour faire une politique de droite, et qui, pendant 5 ans, a flirté avec l'extrême droite.

Et François Hollande, élu, j'ai contribué par un peuple de gauche pour faire une politique de gauche et qui a perturbé profondément cet électorat avec la déchance de nationalité sur laquelle j'étais contre, et encore heureux, je suis binational français et grec, et sur la loi El Khomri, la loi travail, on peut comprendre que les deux électorats sur un air nouveau qui n'en a rien, en fait, dans le fond, et de droite et de gauche, se disent pourquoi pas tenter cette nouvelle aventure. C'est la démocratie.

3:24
Luc Carvounas

Voilà l'explication, peut-être, du futur groupe hégémonique. Gilles Manchelagne.

3:27
Invité

Beaucoup de responsables politiques déplorent une espèce d'ingratitude dont feraient preuve, selon eux, les électeurs. Je vous propose qu'on écoute Jean-Frédéric Poisson, toujours député des Yvelines, mais archi-devancé dimanche dernier par la République En Marche, Aurore Berger. C'est une forte incompréhension pour moi, une forme d'humiliation aussi, très clairement, parce que j'ai passé des années au service de ses territoires, au service de ses habitants, de ses communes. Le fait que ce travail ne soit pas reconnu dans les urnes veut dire une forme d'ingratitude de la population que je ne comprends pas. Alors, comme lui, vous êtes bien implanté dans votre circonscription.

Vous aussi, vous avez été devancé, moins que lui, mais devancé quand même. Est-ce que vous comprenez ce qu'il dit ? Mais je suis arrivé, en tous les cas, devant de cinq points dans la ville où je suis le maire. Y a-t-il de l'ingratitude ? Ce n'est pas une question d'ingratitude. Je pense qu'on pâtit. Il faudra qu'on change. Quand on parle de changer le logiciel, moi, j'ai bien compris cela. Et c'est pour cela que j'essaie d'avoir désormais une parole libre. À force de vouloir, même quand on pensait qu'on n'allait pas dans le bon sens, venir sur les plateaux et pas forcément dire toujours jusqu'au bout ce qu'on avait en tête. Et parfois dire le contraire de ce qu'on pense.

Parfois, ça peut arriver. Aujourd'hui, il faut qu'on tire une leçon. Et c'est un deuxième enseignement que je tire. C'est que quand on s'engage en politique et qu'on reçoit la confiance de nos électeurs, il faut faire fi de ce qu'on nous dit là-haut et ce qu'on nous prête dans les partis politiques, dans les directions nationales qui parfois sont déconnectées. Quand on est un élu de la République, on est libre et indépendant. Et c'est ce que j'essaye d'être. Vous n'avez pas été assez ? Je pense que j'ai été peut-être au bon soldat et j'en pâtit aujourd'hui. J'en ai conscience. On ne peut jamais dire tout ce qu'on pense quand on a une parole publique. Parce que... Si, on peut...

Écoutez, j'ai essayé... La responsabilité oblige parfois... J'ai essayé de le faire. Ce qui avait surpris beaucoup de mes amis quand Manuel Valls parlait de gauche irréconciliable, j'ai dit que ça n'existait pas. Sur le Burkini, j'avais été très clair. Voyez, il faut aujourd'hui... Et c'est peut-être aussi pour cela que les Alfort-Villais reconnaissent en moi ce langage de vérité et m'ont placé en tête. Mais il faut faire encore plus. Et moi, cet enseignement que je tire, c'est effectivement pouvoir dire les choses sans tergiverser. Mais parler avec un langage de vérité, c'est ce qu'attendent les gens de nous.

5:37
Luc Carvounas

En tout cas, il y a une crise de confiance entre les responsables politiques et les citoyens. Et peut-être que cet épisode des élections législatives où on verra beaucoup de députés qui ne seront pas reconduits permettra à chacun de réfléchir.

5:51
Invité

La démocratie fait que demain, on aura très certainement une majorité écrasante de La République En Marche, de femmes et d'hommes qui, il y a encore un mois et demi, ne savaient pas qu'ils étaient candidats. Je pense qu'ils apporteront leur expérience professionnelle. Mais diriger un pays, ça prend un peu de temps pour en comprendre quand même tous les mécanismes institutionnels. Et moi, ce que je crains, c'est que l'Assemblée nationale soit remplacée par la haute administration. C'était déjà beaucoup le cas jusqu'à présent, mais ça va être encore plus le cas, à mon avis.

6:18
Présentateur

Vous avez tous été à un moment jeunes députés, qu'on le veuille ou non. Donc là, il y aura plus de jeunes députés. Est-ce que c'est vraiment si grave, en fait ?

6:25
Invité

Non, ce n'est pas grave. J'ai bien été le plus jeune sénateur socialiste il y a six ans.

6:28
Présentateur

Et vous ne connaissiez pas grand-chose ? Parce qu'il faut vraiment passer par un parti pour connaître les roues des institutions en gros.

6:33
Invité

Non, mais j'étais quand même adjoint et puis maire. J'avais été vice-président d'un département. Je connaissais quand même un peu les problématiques des territoires.

6:38
Présentateur

Donc il faut se former à l'intérieur des territoires pour être un membre député.

6:41
Invité

Je pense que quand on parle aujourd'hui de moralisation de la vie publique, il faut peut-être aussi intégrer qu'avant d'arriver aux plus hautes fonctions de la République, comme une formation professionnelle, parce que ça reste des choses extrêmement importantes et techniques aussi, de demander à ces futurs parlementaires d'avoir au moins un mandat, quel que soit le niveau, conseiller municipal, conseiller général, d'expérience d'élus local. Je pense que tout ça va manquer. Et encore une fois, celles et ceux qui nous regardent, qu'est-ce qui est en train de se passer ? Moi, je l'ai toujours dénoncé depuis des années, et je vais le redénoncer.

C'est que, alors que c'est tout politique de faire société, au nouvant, parce que c'est du marketing, le renouvellement, les têtes nouvelles, mais quand vous regardez dans les cabinets ministériels qui se sont installés désormais, ce sont les mêmes que depuis 10 ou 15 ans, y compris dans la haute administration. Donc si c'est pour laisser les lois se faire fabriquer par quelques-uns ailleurs, comme va le demander Edouard Philippe, dans cette grande majorité, il va leur dire, vous êtes gentil, vous allez attendre, votre expérience c'est pour plus tard, donnez-moi les moyens de légiférer par ordonnance. Qu'est-ce que c'est que cette démocratie ?

Le Code du Travail qui, évidemment, parle de sécurité, de l'emploi et de formation professionnelle, mais pas que. C'est le travail le dimanche, c'est la laïcité dans le travail, c'est des questions de société qui doivent être débattues par le Parlement.

7:51
Présentateur

Et on y vient dans une minute, Tilly 8h40, l'Essentiel tient en une minute avec vous, Victor Matei.

7:56
Invité

L'affaire Grégory, la mort d'un enfant de 4 ans en 1984, pas encore résolu, mais l'on se rapproche de la vérité. Les mots hier du procureur général de Dijon et ce matin, le grand-oncle et la grande-tante de l'enfant sont déférés au parquet. Ils vont être présentés à un juge en vue d'une possible mise en examen. Faire pression sur PSA et Renault pour qu'ils augmentent les commandes, ce qui permettra ensuite de trouver un repreneur. Les objectifs des salariés de GMS qui se rassemblent devant Bercy. Cet après-midi, des représentants du constructeur automobile creusois seront reçus par le ministre de l'économie. Une nouvelle attaque à Kaboul pendant ce mois de ramadan.

Il s'agit cette fois d'un attentat suicide contre une mosquée chyte de la capitale afghane. Bilan, au moins 4 morts et 8 blessés. Et puis cet accord hier soir entre la zone euro et le FMI, 8 milliards et demi d'euros pour la Grèce. Une solution à court terme pour éviter une crise cet été.

8:51
Présentateur

C'est Luc Carvounas qui est avec nous jusqu'à 9h sur France Info. Question Jean-Michel Apathy.

8:57
Luc Carvounas

Luc Carvounas, porte-parole de la campagne du Parti Socialiste. Vous avez dit que quand ça se produit dans une circonscription entre un candidat de la République en marche et un candidat de la France Insoumise, vous voteriez plutôt pour un candidat de la France Insoumise. Benoît Hamon a fait le même choix que vous à propos d'Evry ou Manuel Valls qui n'est pas investi par la République en marche, mais qui n'est pas non plus d'ailleurs par le Parti Socialiste et confronté à un candidat de la France Insoumise. On écoute Benoît Hamon.

9:22
Présentateur

Vous apportez votre soutien à Manuel Valls ou à la candidate de la France Insoumise ? La France Insoumise,

9:26
Luc Carvounas

sans hésiter. Non, parce que c'est une cognate de gauche et je pense que Valls est aujourd'hui sur un projet politique qui s'est éloigné de la gauche. Vous souhaitez la défaite de Manuel Valls dont vous avez été longtemps en campagnant de route.

9:37
Invité

La question, donc comme vous êtes un observateur aguerri, vous avez très bien vu que ce que j'avais exprimé, c'est quand un candidat soutenu par Édouard Philippe et un candidat soutenu par Jean-Luc Mélenchon lequel je choisis, je choisis le candidat soutenu par Jean-Luc Mélenchon parce que c'est un candidat de gauche. À ce que je sache, d'abord, un, Manuel Valls n'est pas soutenu par Édouard Philippe, deux, mais vous recommencez à couper les choses en garde. Vous étiez contre la langue des voix. Non, non, non, deux, Manuel Valls. Vous venez de replonger. Non, mais en fait, non, non, en fait, si, si, si. En fait, c'est pas mon sujet.

En fait, je suis pas électeur de la première circonscription. Alors répondez-nous et puis on passe à autre chose. Non, j'ai décidé de ne plus répondre sur Manuel Valls. Voilà, c'est tout. Ah, voilà. Je vous avais dit que vous êtes fâché, fâché, fâché. Non, non, je n'ai plus à répondre avec quelqu'un qui a changé de route, qui a décidé aux côtés de quelqu'un. On a le droit aussi d'avoir envie de ne plus commenter.

10:31
Luc Carvounas

Alors, qu'est-ce qui... Quel point commun vous avez avec Jean-Luc Mélenchon ? Retraite à 60 ans, augmentation du SMIC, sortie de l'euro, éventuellement. Je vais vous le dire. Vraiment, un social-démocrate comme vous, avec Jean-Luc Mélenchon, zéro point commun.

10:45
Invité

Alors, je vais vous dire le point commun que j'ai avec Jean-Luc Mélenchon, c'est que lui, comme moi, si nous sommes demain députés de gauche à l'Assemblée nationale, je ne voterai pas la confiance au gouvernement d'Edouard Philippe.

10:53
Luc Carvounas

Ça, c'est négatif, d'accord ? Pourquoi ?

10:54
Invité

Parce que la première mesure fiscale, parce qu'il faut quand même, je veux bien qu'on ne parle jamais des projets depuis cette élection présidentielle, la première mesure fiscale de ce gouvernement de droit d'Edouard Philippe, c'est d'étricoter l'impôt sur les grandes fortunes pour les plus riches. Et la seconde mesure fiscale, laissez-moi terminer, s'il vous plaît. Oui, mais je vais vous expliquer. La deuxième mesure fiscale, c'est d'augmenter la CEG. J'ai fait un petit calcul. Un cadre qui touche 5 000 euros par mois va gagner en pouvoir d'achat à peu près 900 euros de plus par an. Un retraité qui touche 2 000 euros par mois de retraite va se voir pénalisé par an de 400 euros.

C'est ça, la réalité. Donc moi, si vous considérez que tout cela est normal, l'histoire de la taxe d'habitation, mais qu'est-ce qui va se passer pour les maires qui vont se faire asphyxier ? Je suis très à l'aise, ça fait 5 ans que je ne vous montre pas la taxe d'habitation chez moi, donc ça ne me concerne pas. Mais les autres qui ont un potentiel fiscal différent, ils vont augmenter la taxe foncière et ils vont pénaliser les petits propriétaires qui ont travaillé toute leur vie. À un moment donné, quand je dis qu'on va rentrer dans le dur, c'est de rentrer sur des sujets concrets. Les petites retraites dont vous parlez ne seront pas touchées par la hausse de la CSG.

Oui, mais il y a 8 millions de retraités qui nous écoutent peut-être et qui nous regardent

12:01
Luc Carvounas

qui vont se voir pénalisés

12:04
Invité

par l'augmentation de la CSG sur le pouvoir d'achat à minima de 300 euros et 5 millions de fonctionnaires. Donc le Carvounas,

12:11
Luc Carvounas

on comprend ce qui vous réunit... Mais moi,

12:13
Invité

je vais me battre pour le pouvoir d'achat des Français.

12:16
Luc Carvounas

Non, excusez-moi. On comprend ce qui vous réunit de manière négative à la France insoumise et ce qui vous réunit de manière positive. Ce qui nous réunit de manière positive,

12:22
Invité

c'est que nous sommes de gauche.

12:24
Luc Carvounas

Même si on raconte

12:25
Invité

des choses très différentes ? Écoutez, vous croyez qu'entre Georges Marchais et François Mitterrand, ils ne se racontaient pas des choses très très différentes ? Ça ne leur a pas empêché à un moment donné de se réunir autour d'une même table ? La comparaison est bonne pour vous, là. Oui, c'est depuis l'un

12:37
Luc Carvounas

vous les plumez l'autre. En sachant qu'il n'avait aucun point commun, ce qui a amené François Mitterrand, puisqu'on fait un point d'histoire qui a raconté à peu près n'importe quoi pendant sa campagne électorale victorieuse. Mais pourquoi vous me posez

12:45
Invité

cette question de ce qui nous rassemble alors que ce qui nous rassemble le socle commun, c'est que nous sommes de gauche ? Et cette question, vous ne vous la posez pas dans cette alliance de la carpe et du lapin qui est le macronisme entre le Monde, LR, le PS, où le seul socle commun de tous ces gens-là, je vais vous le dire, c'était de prendre le pouvoir. Et ça, c'est une ligne politique. Excusez-moi. Est-ce que vous êtes pour la retraite à 60 ans, par exemple ? Bien sûr. Et je suis pour que... Pour revenir à la retraite à 60 ans. Mais je suis pour que le compte pénibilité soit toujours de mise.

Je suis pour que les métiers pénibles soient pris en compte et pas pour qu'on nous annonce demain la retraite à 65 ans, ce qui veut dire que ceux qui nous regardent ne partiront pas à la retraite avant 70 ans. Tu es dur avec Valls.

13:26
Présentateur

En même temps, pardonnez-moi, je trouve un petit peu baroque qu'il y ait subitement une alliance naturelle entre le PS et les Mélenchonistes. Pourquoi cette alliance n'a pas été aussi évidente au moment des présidentielles ça aurait été tellement différent ?

13:34
Invité

Ben c'est pas fou d'avoir essayé. Ben, en même temps, c'était arrêté. Je ne peux pas faire un procès d'intention alors qu'on n'a pas arrêté de tendre la main à tout le monde. Après une élection présidentielle, chacun part sous ses couleurs. Ce n'est pas fou que le PS ait cherché à rassembler. Écoutez, nos villes, nos territoires, nos départements, nos régions, on les dirige bien avec toute la gauche. Et demain, si je suis élu député, je lancerai un appel à tous les députés de gauche pour que nous siégions dans un intergroupe. Ce que nous faisons dans les territoires, pourquoi nous ne le ferions pas nous, la gauche française, au niveau de l'Assemblée nationale ?

Après, oui, il y a des différences. D'accord, il y a des différences. Mais c'est aussi dans ce dialogue-là qu'on doit pouvoir avancer. Vous êtes reparti

14:13
Luc Carvounas

dans une tambouille politicienne. Peu importe... Peu importe... Excusez-moi, je vais juste essayer de préciser mon idée. Peu importe les gouffres qui nous séparent.

14:21
Invité

Les gouffres, parce qu'avec Jean-Luc Mélenchon, c'est une gouffre. Non mais c'est sûr, dans la République En Marche... Le discours européen ? Ça... Quel rapport ? Quel point de commun

14:28
Luc Carvounas

vous avez avec Jean-Luc Mélenchon ? Peu importe...

14:30
Invité

Et on le verra en 2019 à l'élection européenne.

14:32
Luc Carvounas

Peu importe. Donc peu importe les gouffres qui nous séparent, on est avec eux.

14:36
Invité

Bon, je reviens à ce que je vous ai dit. C'est sûr, il n'y a aucun gouffre dans tous ces gens qui se sont... Arrêtez de répondre sur les autres. Non mais parce que vous cherchez un procès d'intention sur la gauche française. Moi, vous me dites... On essaie de comprendre un peu la sincérité des acteurs politiques. Vous me reprochez ce qui est l'ADN de la gauche et l'ADN de ma vie et de mon engagement politique. J'ai toujours fait l'union de la gauche dans ma ville, dans mon département, à la Sénatogiale. J'étais directeur de campagne de Claude Bartholone. J'ai fusionné toutes les listes pour que nous essayions de gagner. C'est mon moteur.

Donc ne me reprochez pas ce qui est l'engagement de 20 ans de ma vie. Alors, dans la reconstruction... Enfin, faisons de la science-fiction. Dans la reconstruction... Il y a un téléphone qui sonne, je ne sais pas lequel, mais c'est peut-être le vote. Dans la reconstruction de la gauche, faisons de la science-fiction, vous seriez prêt à siéger dans un gouvernement avec des gens de la France insoumise ? Moi, écoutez... Je ne suis pas de la science-fiction. Ça ne vous aura pas échappé qu'on est au moins dans l'opposition pour 5 ans. Que je me bats pour être une voix forte de gauche à l'Assemblée nationale dimanche soir, il faudra qu'on travaille.

Il faudra qu'on apprenne à retrouver le chemin du dialogue. Il va falloir qu'on s'assoie sur ces compétences qui existent. Bien sûr qu'il y a du boulot. Vu ce qu'on nous annonce, je ne vais pas vous dire « Non, il n'y a pas de boulot ». À 46 ans, je vais vous dire quoi ? Je baisse les bras et j'arrête ? Non. Mon engagement, encore une fois, c'est un engagement collectif, c'est un engagement pour la France. Moi, si je suis demain cette voix à l'Assemblée nationale, je mettrai tout en œuvre, toute en œuvre, toute mon énergie pour rassembler un maximum de sensibilité pour que la gauche française se reconstruise.

On peut trouver ça baroque, mais c'est encore une fois 20 ans de mon engagement politique. Non, non, pas baroque.

16:12
Luc Carvounas

On essayait juste de voir si ce que vous nous disiez en première partie de cette interview pouvait être appliqué durablement, c'est-à-dire être sincère, ne pas être trop dans quelqu'un. Vous ne me trouvez pas sincère dans ce que je vous dis ? Je pense que l'alliance avec Jean-Luc Mélenchon et son programme doit vous poser davantage de problèmes que vous ne voulez le concéder au micro.

16:29
Invité

En posant la question, vous voulez déjà entendre la réponse. Si vous trouvez dans mes propos pas de sincérité, alors excusez-moi, je ne sais pas à quel moment je serai sincère dans ma vie.

16:36
Luc Carvounas

Eh bien, voilà.

16:37
Invité

Nous pouvons peut-être, Fabienne,

16:39
Présentateur

faire une petite pause. Allez, faisons ça pour une minute. Il est 8h50 sur France Info et Victor Maté est là.

16:45
Invité

La fin de la garde à vue ce matin du grand-oncle et de la grande-tante de Grégory Villemin. Le mystère sur la mort de l'enfant dure maintenant depuis plus de 30 ans. Le couple va être présenté à un juge en vue d'une possible mise en examen. La ministre de la Santé relance le débat sur la vaccination obligatoire. Pas moins de 11 vaccins infantiles sur une durée limitée pourraient être proposés par Agnès Buzyn qui met en avant des récents cas mortels de Méningite ou de Rougeol. C'est un entretien au journal Le Parisien. Appareillé partout en France vers un raz-de-marée de La République En Marche dimanche pour le second tour des législatives.

Une large majorité mal vue par 6 Français sur 10 en quête au Doxa pour France Info qui table aussi sur une nouvelle abstention record à 53%. C'est encore plus donc qu'au premier tour. Et puis un record ce matin pour Toyota celui du tour de piste le plus rapide de l'histoire des 24 heures du Mans. L'écurie japonaise partira demain en pôle position.

17:38
Présentateur

France Info. Le Carbona c'est l'invité politique de France Info ce matin et la question c'est Gilles Branschlein.

17:47
Invité

Absolument. Est-ce que vous en voulez aussi à François Hollande pour le quinquennat qui vient de s'écouler ? Beaucoup laitri à l'image de Jean Glavagny député pendant 24 ans dans les Hautes-Pyrénées me semble-t-il et très sévèrement battu dimanche dernier. On écoute Jean Glavagny sur France Inter.

On a manqué d'un chef d'État d'un homme d'État qui soit le chef d'État avec de l'autorité naturelle avec le sens de la décision de la cohérence de la fermeté il n'y a pas eu d'incarnation de la République au plus haut niveau de l'État sur l'incarnation il n'y a pas grand chose à dire en reproche à Emmanuel Macron depuis le début sur l'incarnation je pense qu'il a plus incarné la République en un mois que Hollande en 5 ans. C'est dur ça. Des propos très durs.

18:32
Luc Carvounas

Vous voulez partager ? Emmanuel Macron a plus incarné la République en un mois que François Hollande

18:37
Invité

en 5 ans. Je vais vous dire je ne... Alors pour le coup c'est... Encore je fais la langue de bois mais vis-à-vis de nos institutions je ne critiquerai jamais un président de la République parce que c'est le chef de l'État. Il a été chef de l'État. Après si la question c'est est-ce que j'en veux à la génération de François Hollande avec François Hollande celle qui a... La question c'est est-ce que vous en voulez à François Hollande ? Celle qui était déjà au pouvoir en 81 celle qui est revenue au pouvoir en 97 celle que j'ai accompagnée pour prendre le pouvoir en 2012 et cette même génération dont Madame Ségolène Royal qui... Ça ne vous embête pas de savoir si Ségolène Royal elle a renoncé M.

François Mais laissez-moi terminer laissez-moi terminer ma démonstration

19:18
Présentateur

Allez-y, allez-y M. Carbone

19:20
Invité

Donc si Ségolène Royal appelle à voter désormais pour la candidate ou le candidat de la République contre Delphine Bateau je ne trouve pas ça très classe vis-à-vis d'un parti socialiste qui vous a tout donné Alors ça peut faire rire Non Non mais ça peut faire rire

19:35
Luc Carvounas

Excusez-moi Non Ça peut faire rire et être un peu dans le mépris Vous ne pouvez pas dire

19:38
Invité

Mais si vous voulez que je vous dise est-ce que j'en veux à François Hollande l'homme qui n'a pas su empêcher ce qui est en train de se passer Évidemment Évidemment On me disait que c'était un grand stratège On me disait que tout le monde était extrêmement intelligent là-haut à l'Elysée à Matignon et à Solferino Et un collaborateur avec 260 000 clics a pris le pouvoir Et donc quel était aujourd'hui ma famille politique ? Vous voulez une vraie réponse ? Je vous la donne la vraie réponse Moi ça ne me fait pas rire du tout

20:04
Luc Carvounas

Un collaborateur avec 260 000 clics ce que vous dites ne correspond pas à la réalité C'est pas ça qui s'est passé Il y a des voix

20:10
Invité

il y a des électeurs Il y a des élections Alors pourquoi pourquoi s'il y a tellement d'appétence Pourquoi ils ne sont même pas capables avec leurs militants de tenir nos bureaux de vote dans nos villes Où ils sont les gens de la République en marche Ils sont virtuels ou ils existent réellement ? Ils existent dans les urnes Non mais Vous voyez ce que je veux dire Non dites-nous 13,8% des Français des électeurs français ont choisi La République en marche dimanche dernier 13,8% Des inscrits Voilà Il y a un problème de légitimité ?

Non la démocratie c'est la démocratie je l'ai déjà dit C'est pas un problème de légitimité C'est que dans l'hémicycle demain il n'y aura pas l'expression politique du pluralisme des Français Et donc cela m'inquiète Cela m'inquiète par rapport à ce que l'on a dit sur NKM sur cette défiance et cette violence qu'il y a à l'égard du politique Où tout cela va être canalisé si ça ne peut pas être canalisé dans le débat démocratique à l'Assemblée nationale

21:00
Présentateur

Vous dites que c'est des clics c'est du vent donc c'est rien en fait Ce que j'entends là ça n'existe pas Ils ne sont pas là ils n'existent pas ce sont des gens qui ont cliqué Tout ça c'est

21:09
Invité

Jugez sur les faits Moi je juge sur les faits Preuve est qu'ils sont incapables de tenir les bureaux de vote Quand on regarde puisque ce sont des 2.0 des militants 2.0 les candidats ils sont peu retweetés Alors certes il y a un électorat de droite traditionnelle il y a un électorat de gauche traditionnelle socialiste qui est allé voter dans ce que j'expliquais entre Nicolas Sarkozy et François Hollande ce j'en ai marre je tente autre chose mais la réalité elle est là Est-ce qu'il y a une impétence pour la République En Marche ?

Moi je vous dis que non et je le vis au quotidien Ils peuvent demain c'est la démocratie gagner avec 10 personnes en un mois et demi Est-ce que ça donne une base solide ? Je ne le pense pas On a le droit de dire que je suis à côté de la plaque mais je crois que c'est la réalité

21:50
Présentateur

Il y a une impétence pour quoi ? Pardon Jean-Michel Si ce n'est pas une impétence pour La République En Marche et que vous avez perdu vous au Parti Socialiste beaucoup de vos candidats que la droite a perdu Mais il y a une impétence pour une aventure nouvelle

22:00
Invité

Il y a une impétence mais une impétence sur écoutez vous savez dans la vie politique il y a les époques et il y a les périodes les époques elles changent la société les périodes elles sont factuelles on est dans une période mais est-ce que ça vous pourrez le dire à la fin de l'époque il est trop tôt pour le dire Est-ce que nous sommes en train de vivre le bouleversement de la vie politique française ? Moi je vous dis non Est-ce que je crois au clivage gauche-droite ? Je vous dis oui

22:22
Présentateur

Donc vous dites on va patienter pendant 5 ans et cette mode va passer Ah non je vais patienter

22:26
Invité

pendant 5 ans vous avez remarqué qu'ici sur le plateau moi je me bats comme un fou pour convaincre même si ça fait marrer certains mais en tous les cas moi j'ai envie de continuer à me battre Voilà

22:36
Luc Carvounas

S'il y a des manifestations de rue quand la réforme du code du travail sera présentée à l'Assemblée nationale et au Sénat vous y participerez ou à défaut vous encouragerez les gens à manifester ? En tous les cas

22:49
Invité

moi je vais essayer surtout d'apaiser les choses Voilà Moi je pense que défiler c'est un droit on n'empêchera pas les syndicats d'organiser des défilés il faudra alors que ces syndicats les organisent comme ils l'ont toujours fait d'ailleurs en essayant de les contenir mais je souhaite puisqu'on nous explique qu'on est dans le dialogue avec les syndicats qu'on organise 48 réunions pour empêcher tout cela mais preuve est quand même qu'il y a un texte qui se prépare qui ne correspondra pas aux attentes de nos concitoyens selon concret le texte qui se prépare c'est la fin des 35 heures le texte qui se prépare c'est de permettre à des chefs d'entreprise de critériser eux-mêmes dans leur boîte les licenciements non ça a été démenti on verra ça on verra ça

23:35
Luc Carvounas

on verra ça mais en tout cas si vous dites que l'Assemblée Nationale parce que vous ne le dites pas explicitement mais si vous suggérez que l'Assemblée Nationale a une légitimité faible vous encouragez la manifestation d'une autre forme de légitimité ailleurs que l'Assemblée Nationale

23:49
Invité

Jean-Michel Apetit je ne vous ai jamais connu comme ça c'est la première fois que je vous entends ça tombe sur moi tant pis il fallait bien que ça arrive sur quelqu'un il fallait bien que ça arrive sur quelqu'un je vous explique depuis le début de cette émission que moi je crois en la démocratie et dans le vote donc ne me dites pas que je trouve illégitime les choses et que j'attends que la Russe fasse de la violence c'est exactement le contraire que je suis en train d'expliquer donc je veux bien qu'on soit très très très très au fond du trou les socialistes mais ce serait bien aussi qu'on nous écoute un peu

24:16
Luc Carvounas

quand on fait de la politique il faut tout savoir faire une vidéo sur laquelle vous êtes qu'on ait un certain succès et donc on va la diffuser pour les auditeurs je n'avais jamais vu de France Info je n'avais jamais vu Luc Arnaz dans le Dombolo

24:30
Invité

il faut décrire c'est une danse africaine et vous êtes absolument parfait il n'y en a pas un autour de cette table qui serait capable de danser je vous le conseille nous sommes admiratifs je savais que j'allais prendre chair ce matin c'est le contraire c'est plutôt sympathique je suis dans le quartier j'entraîne le quartier de ma naissance je suis avec des gens que j'aime et ils sont venus j'étais avec des mamans ils sont venus me chercher pour faire une danse ces quelques pas de quelques secondes voilà je n'ai pas hésité pour l'instant mais je ne m'attendais pas à la viralité de la vidéo c'est parce que vous êtes parfait voilà merci il y a aussi des moments sympathiques si je suis parfait

25:07
Luc Carvounas

pour la danse il y a aussi des moments sympathiques dans la politique et merci Luc Carvounas d'avoir accepté l'invitation de France Info

25:13
Présentateur

et merci à tous bon week-end à lundi