Benoist Apparu - Réforme du collège et des programmes
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:21Invité politiqueFait
« Vous-même, votre ministre, vous reprochez, je crois, aux opposants à la réforme, la caricature permanente. »
- 0:21Invité politiqueFait
« En vous écoutant, nous voudrions détruire l'école, nous aurions saccagé l'école et nous envisagerions de supprimer 300 000 postes. »
- 0:57Invité politiqueFait
« Vous voulez supprimer les classes bilingues, vous voulez supprimer les classes européennes. »
- 1:02Invité politiqueFait
« Nous considérons qu'elles sont la possibilité d'une excellence par le mérite à la condition, effectivement, de modifier leur recrutement. »
- 1:19Invité politiqueFait
« Dans les programmes, vous envisagez de modifier la même année les neuf niveaux de programmes. »
- 1:40Invité politiqueFait
« La conséquence va être très simple. Comment vont pouvoir s'organiser les établissements, les parents, les élèves et surtout les éditeurs scolaires ? »
- 1:57Invité politiqueFait
« Vous n'avez pas les budgets nécessaires pour le collège et c'est une charge supplémentaire pour les écoles primaires, c'est-à-dire pour les écoles, pour les collectivités locales. »
- 2:30InvitéFait
« Lorsque le Premier ministre évoque la perspective, chez vous, en effet, de supprimer près de 300 000 postes dans l'éducation nationale, »
- 2:38InvitéFait
« cela fait très exactement référence à une déclaration de Nicolas Sarkozy, indiquant qu'il réduirait de 30% les effectifs de l'éducation nationale, »
- 2:46InvitéChiffre
« dont je vous rappelle qu'ils sont de près d'un million d'enseignants, de personnel. »
- 2:58InvitéChiffre
« puisqu'on sait, en effet, que vous avez été capable de supprimer 80 000 postes dans l'éducation nationale ces dernières années, »
- 3:26InvitéFait
« le Conseil supérieur des programmes, qui a été d'ailleurs instauré par la loi, je vous le rappelle, pourquoi ? »
- 3:32InvitéFait
« Pour éviter que les programmes soient à la main idéologique d'un ministre ou d'un autre. »
- 3:59InvitéFait
« Alors, oui, nous avons décidé de changer l'ensemble des programmes de la primaire et du collège. »
- 4:04InvitéFait
« Mais pourquoi ? Parce qu'il s'agit de faire réussir les enfants. »
Temps de parole
- Benoist Apparu49 %
- Invité48 %
- Présentateur3 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
La parole est à M. Benoît apparu. M. le Premier ministre, j'ai bien entendu la réponse que vous avez faite à la question posée à l'instant par Bruno Le Maire. Vous-même, votre ministre, vous reprochez, je crois, aux opposants à la réforme, la caricature permanente. Je vais reprendre vos propos. En vous écoutant, nous voudrions détruire l'école, nous aurions saccagé l'école et nous envisagerions de supprimer 300 000 postes. Je ne sais pas où se trouve la caricature, M. le Premier ministre, mais en tout cas, votre réponse manquait clairement de nuances, me semble-t-il.
Vous demandez un débat droite-gauche chiche, organisé donc sur la réforme des programmes, sur la réforme des collèges, un débat dans cet hémicycle. Nous serons prêts à vous apporter nos propositions et, par exemple, à vous faire la proposition suivante. Vous voulez supprimer les classes bilingues, vous voulez supprimer les classes européennes. Nous considérons qu'elles sont la possibilité d'une excellence par le mérite à la condition, effectivement, de modifier leur recrutement. Et nous pourrions également envisager un autre débat qui nous paraît intéressant sur la réforme des programmes et qui n'a pas encore été soulevée dans cet hémicycle, Mme la ministre.
Dans les programmes, vous envisagez de modifier la même année les neuf niveaux de programmes. Traditionnellement, la mise en œuvre des programmes, c'est de façon progressive, année après année. Là, pour le primaire, comme pour le collège, les neuf années, vous allez en même temps changer les neuf niveaux de programmes. La conséquence va être très simple. Comment vont pouvoir s'organiser les établissements, les parents, les élèves et surtout les éditeurs scolaires ? Comment vont-ils pouvoir, en une seule année, rédiger l'ensemble des neuf niveaux que vous leur réclamez ?
Vous n'avez pas les budgets nécessaires pour le collège et c'est une charge supplémentaire pour les écoles primaires, c'est-à-dire pour les écoles, pour les collectivités locales. Alors, Mme la ministre, oui à un débat, mais à un débat sans caricature.
Merci. La parole est à Mme Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.
Merci, M. le Président. Mesdames et Messieurs les députés, M. le député Benoît Apparu. Je crois qu'il faudrait que nous nous entendions sur le sens du mot « contre-vérité ». Pour moi, une contre-vérité, un mensonge, c'est quelque chose qui n'est pas fondé. Lorsque le Premier ministre évoque la perspective, chez vous, en effet, de supprimer près de 300 000 postes dans l'éducation nationale, cela fait très exactement référence à une déclaration de Nicolas Sarkozy, indiquant qu'il réduirait de 30% les effectifs de l'éducation nationale, dont je vous rappelle qu'ils sont de près d'un million d'enseignants, de personnel.
Une fois cela rappelé, et malheureusement, tout cela est très crédible comme projet lorsqu'on connaît votre bilan, puisqu'on sait, en effet, que vous avez été capable de supprimer 80 000 postes dans l'éducation nationale ces dernières années, avec les dégâts que cela a causés, notamment sur le niveau de nos collégiens. Voilà la démonstration toute faite. Maintenant, sur la réforme. La réforme du collège et la réforme des programmes. Même s'il faut, à nouveau, je le dis à ceux qui nous écoutent, distinguer les deux. La réforme du collège, c'est une chose, on en a beaucoup parlé.
La réforme des programmes n'en est qu'au stade de projet, présenté par une instance indépendante, le Conseil supérieur des programmes, qui a été d'ailleurs instauré par la loi, je vous le rappelle, pourquoi ? Pour éviter que les programmes soient à la main idéologique d'un ministre ou d'un autre. Donc l'idée, c'est bien de faire travailler une instance d'experts, de professeurs, de parlementaires de différents rangs. La droite et la gauche y sont représentés. Donc ce projet va faire l'objet d'une consultation de tous les enseignants, qui sont quand même les mieux placés pour savoir ce qu'ils doivent enseigner à leurs élèves et comment le faire.
Et au terme de cette consultation, enfin, nous aurons accès à ces textes. Alors, oui, nous avons décidé de changer l'ensemble des programmes de la primaire et du collège. Mais pourquoi ? Parce qu'il s'agit de faire réussir les enfants. Parce qu'il s'agit de vérifier qu'ils aient acquis les connaissances et les savoirs qu'on leur transmet. Donc il faut qu'il y ait une continuité dans la progression des apprentissages. C'est tout ce qu'a fait la loi de refondation de l'école.
Merci, Madame la Ministre.
Benoist Apparu