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Discours / meetingINA Histoire· 10 octobre 2022 5 minPortrait personnelInstitutions & élections

Un témoignage inédit de Simone Veil sur sa déportation | Archive INA

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:10Locuteur 1Fait
    « l'humiliation c'était la chose qui était voulue en plus gratuite »
  • 0:25Locuteur 1Fait
    « les portières s'ouvrent puisque ce sont des wagons abestiaux »
  • 0:35Locuteur 1Fait
    « les chiens qui aboient et nous font mettre très enfin tout ça se passe très très vite »
  • 0:50Locuteur 1Fait
    « c'était une humiliation permanente on est donc évacué avec la vie son pensée train »
  • 1:40Locuteur 1Fait
    « on était entassés et tellement entassés que comme on se battait pour se faire un peu de place on peut même pas »
  • 2:10Locuteur 1Fait
    « il y avait que des femmes ou c'était mélangé on n'était pas mélangé femme et puis on a fait ce cadre d'abord »
  • 3:00Locuteur 1Fait
    « les checks avaient dû avoir déjà plusieurs trains qui étaient passés ils nous ont envoyé du pain »
  • 3:40Locuteur 1Fait
    « c'est insupportable insupportable de penser à ses enfants pensez aux enfants qui ont été séparés de leur mère »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

l'humiliation c'était la chose qui était voulue en plus gratuite [Musique] au milieu de la nuit oui 1h du matin enfin les très vite les portiers les portières s'ouvrent puisque ce sont des wagons abestiaux des gens pyjamas avec rayé qui se précipite et qui nous font sortir très vite les aboiements de chien cet éclairage très très dur du fait qu'il y a sur le quai c'est lampe projetée vers la lumière projetée vers les wagons et puis une sortie très très rapide et wagons avec ses bagnards pour nous ils sont habillés comme des Bagnas et qui nous font sortir de train les chiens qui aboient et nous font mettre très enfin tout ça se passe très très vite je crois que c'est une question de dignité je crois que c'est parce que ce qu'était le camp qui était cette volonté d'humiliation moi je dis toujours cette volonté tout le monde mais c'est le sentiment qu'on a c'est qu'on a eu faim on a eu soif on a eu froid horriblement froid on a eu on avait sommeil moi le sommeil ça m'apparaît être une chose terrible parce que les derniers jours avant la libération de Bergen melzen je travaille à la cuisine on rentrait même pas en dormait pas de la nuit enfin c'était terriblement du sommeil moi je je dormais en marchant et mais l'humiliation c'était la chose qui était voulue en plus gratuite donc par exemple au moment où on allait se mettre à manger on pensait donner un coup de pied dans le bol dans lequel on était censé manger alors où on mangeait pas on ramassait ce qui était par terre enfin et tout le temps c'était une humiliation permanente on est donc évacué avec la vie son pensée train qui était des quel est le train complètement ouvert des plateaux à bois d'autres un peu plus haut pour le charbon mais là c'est des plateaux à bois on était entassés et tellement entassés que comme on se battait pour se faire un peu de place on peut même pas ce soir il y en avait qui essayait de vous jeter par dessus la rambarde et pour se faire de la place simplement pour rester ma sœur avait des traces de griffes qu'elle avait eu certaines déportés qu'il avait griffé dans le dans le wagon pour essayer de la sortir dehors et il y avait que des femmes ou c'était mélangé on n'était pas mélangé femme et puis on a fait ce cadre d'abord on est passé alors ce qui est extraordinaire on est passé de la vie c'est le sud-est alors après on est passé très rapidement après j'ai pas le Tchécoslovaquie les faubourg de Prague et dans les faubourgs de Prague comme on était dans ses wagons tout à fait ouvert on passait pas très loin des maisons et les checks avaient dû avoir déjà plusieurs trains qui étaient passés ils nous ont envoyé du pain ils ont envoyé ce qu'il pouvait alors on recevait ce qui ce qui patoum enfin tout de même pas mal puis quand on s'est arrêté dans une gare il venait apporter des sauts de dos enfin et du jour même mon passé la frontière c'est fini quand je pense à dire quand je pense à tout ça il y a une chose que qui est vraiment effroyable c'est la mort des enfants c'est insupportable insupportable de penser à ses enfants pensez aux enfants qui ont été séparés de leur mère qui sont arrivés comme ça tout petit ou dans les bras d'une éducatrice c'est insupportable insupportable [Musique]