Intervention de Marine Le Pen dans le débat sur l'immigration à l'Assemblée nationale
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Monsieur le Premier ministre, madame et messieurs les ministres, chers collègues, Nous sommes réunis dans cet hémicycle pour parler d'immigration, j'allais dire encore une fois d'immigration, des lois sur l'immigration. Il y en a eu beaucoup depuis 30 ans, non pas pour être opérante, mais pour gagner du temps, pour faire croire à l'opinion qu'on faisait. Ces débats étaient de faux débats. Ils n'ont abouti qu'à des propos de tribunes, à des postures tartarinesques, qu'à des lois cosmétiques. Aujourd'hui, cette séance, nous l'avons parce que l'opinion publique devant le scandale absolu qu'à l'immigration le réclamait.
Ceux qui n'ont pas le choix de la fuir, vivent dans la détresse et nous portons leur cri de souffrance. Ils ont conscience que l'immigration anarchique est une menace, une menace pour leur vie quotidienne, pour leur mode de vie et même parfois leur vie tout court. Ce débat parlementaire et au-delà ce débat dans la société, les nationaux l'ont imposé par la vigueur de leur amour pour la patrie et par la force des urnes. Mais que de temps perdu ! Alors que notre pays vit une véritable submersion.
Oui, une submersion, j'ose le terme, car il décrit la réalité de flux ininterrompus qui déferle sur nos villes, sur nos bourgs et maintenant avec votre politique irresponsable d'implantation rurale de migrants jusqu'au moindre village. La question de l'immigration est restée longtemps taboue. Quelle absurdité ! Comme s'il était illégitime au moment où le monde vit de gigantesques déplacements de populations de ne pas s'intéresser à ces flux démographiques. Quelle trahison aussi ! Car le rôle premier et même l'honneur des politiques est de protéger leur peuple. Ce n'est pas ce que nos dirigeants ont fait.
Non seulement ils ont laissé faire, mais ils ont organisé le déni et réprimé les voies dissidentes. Mais surtout, sans jamais en référer au peuple, ils ont organisé les filières d'immigration légale et toléré l'immigration illégale. De 1976 à aujourd'hui, toutes les familles de la classe politique française, sauf la nôtre, portent une responsabilité écrasante dans la situation actuelle. Regroupement familial, immigration de travail transformée en immigration de peuplement, régularisation massive, assouplissement des critères exigés pour les titres de séjour, ouverture des frontières avec Schengen, incitation au dévoiement du droit d'asile, la liste est longue et elle n'est pas exhaustive.
Derrière ces dissimulations et ces abandons, derrière ces mystifications et ces trahisons, il y a certes de l'incompétence de nos dirigeants, français et européens, souvent leur lâcheté aussi, mais surtout cette idéologie mondialiste qui les guide imperturbablement. Ils réduisent l'homme à sa dimension économique de producteur et de consommateur, un homme interchangeable, sans d'identité ni repère, un homme qui n'est qu'un rouage dans le grand commerce mondial. L'histoire retiendra qu'en ce début du XXIe siècle, vous, avec vos ONG complices des passeurs, vous avez réinstauré, partant des rives de la Méditerranée, une nouvelle traite d'êtres humains, avec ses tragédies et ses déracinements.
Mais vous avez aussi exposé les pays européens à la perspective de plus en plus probable d'une déstabilisation démographique, culturelle et même politico-religieuse. Le torrent migratoire est en train de balayer nos systèmes sociaux, fait exploser tout le système pénal, porte atteinte à l'unité de la nation. C'est pourquoi personne ne croit les déclarations officielles, ses fausses intentions, que tous vos actes invalient. Nous avons devant les yeux la perversité due en même temps. M. Macron se dit préoccupé par l'immigration et dans le même temps fait le tour de l'Europe pour menacer de sanctions financières les pays qui résistent à la vague migratoire. Comment M.
Macron peut-il oser déplorer le nombre d'entrées, quand depuis sept ans qu'il inspire le pouvoir et deux ans qu'il l'exerce, le nombre d'entrées a atteint des niveaux exponentiels. Quand le regroupement familial a été élargi il y a quelques mois pour les migrants mineurs. Ce débat platonique d'aujourd'hui témoigne d'ailleurs de ce double langage, un débat sans vote, sans décision, comme s'il s'agissait de la répétition d'une pièce de théâtre de lycée, un théâtre d'ombre où les seuls intervenants lucides n'ont que cinq misérables minutes pour s'exprimer. Nous n'avons rien à voir avec ces politiciens.
Au Rassemblement National, nous avons un plan d'action construit et rédigé qui n'attend que d'être mis en action pour juguler ce processus destructeur d'immigration massive et le non moins destructeur processus de communautarisme qui fragmente notre pays et en est la conséquence. Je n'ai, monsieur le Premier ministre, aucune confiance en vous. Et encore moins, si c'est possible, en votre ministre de l'Intérieur pour régler le dramatique problème de l'immigration qui fait tant souffrir nos compatriotes. Vous êtes dans cette Assemblée majoritaire à vouloir que cette folie migratoire continue. Vous êtes Français, une majorité à vouloir que cette folie migratoire s'arrête.
Alors, monsieur le Premier ministre, sur ce sujet majeur de l'immigration, ayez le courage, plutôt que d'organiser un petit débat sans vote, d'organiser enfin un grand référendum. Merci d'avoir regardé cette vidéo !
Marine Le Pen