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interviewLe Média (sur YouTube)· 29 décembre 2025 22 min

BILAN 2025 : CE QUE LE RÉCIT MACRON NE DIT PAS (THOMAS PORCHER)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

La question de dire que il y a trop de taxes dans le pays, il y a trop de taxes. Il y a trop de taxes. C'est très grave.

Dans des pays où il y a moins d'impôts, vous payez 500 € par personne pour avoir une une sécurité sociale. Donc si vous êtes 4, ça fait 2000 balles. Vous mettez de jours votre enfant à la crèche et 1700 1800 balles.

Faut absolument refuser de céder aux injonctions de la droite sur des thématiques. Les économistes hétérodoxes ont des points de vues bien plus solides. C'est pas les points de vue qui ont été appliqués c der an dernier qui nous a mis dans la merde dans laquelle on est aujourd'hui parce que 2027 ce sera programme contre programme.

Bonjour tout le monde, je suis ravie de vous retrouver pour le dernier épisode de l'instant Porsché de 2025. Toutes les semaines, on entend tout et son contraire sur l'économie et pas que. Alors, on est là avec Thomas pour détricoter tout ça.

Et depuis plus de 8 ans, le média tient debout 8 années à défendre une information libre, indépendante, engagée et exigeante dans un paysage audiovisuel français. De plus en plus aux mains des milliardaires. Cette année encore, notre seul Père Noël, c'est vous.

Alors, soutenez le média. Le combat continue grâce à vous. Bonjour Thomas.

Salut Lisa. Alors, avec toi aujourd'hui au programme, on fait un récap de cette année 2025. On commence à en avoir l'habitude.

Et que nous attend-il pour 2026, année pré-présidentielle ? C'est parti [musique] Thomas. Chaque année, on se fait un petit bilan écocial de l'année qui vient de s'écouler, donc là de 2025 et on tente de prédire l'année d'après, la 2026 et franchement, on s'est rarement trompé, on va pas se mentir.

Une année qui a été très mouvementée, une fois de plus, un gouvernement plutôt faible et aux divers premier ministres, Emmanuel Macron a tout fait pour ne pas mettre à mal sa politique néolibérale. On peut dire qu'il a réussi. Ah ouais ouais, il a Oui, très clairement, il a réussi puisque les les élections de 2024, c'était quand même le parti de gauche, le NFP qui était en tête et on a eu que des premiers ministres de droite ou issus de la droite mais de son camp.

Euh et puis on a parlé pratiquement toute l'année euh des mêmes débats c'est-à-dire de la dette, des problèmes de déficit, de budget et je sais pas si tu te souviens l'année dernière beaucoup de gens étaient très inquiets parce queon avait pas de budget. Il disait "Attention le FMI va arriver, attention ça va être très grave." les taux d'intérêt vont s'envoler.

Nous, on était plutôt rassuré. On disait que non, non, c'était pas si grave la dette et cetera. Et là, l'année s'est passée, on n pas vraiment eu de budget, ça a été très instable et finalement il y a pas eu de problème.

Le ciel nous est pas tombé sur la tête. Exactement. La la carte vitale a fonctionné, les fonctionnaires ont été payés et on n pas eu d'attaque spéculative du marché.

Le FMI n'est pas venu. Emmanuel Macron, donc on l'a dit, n'avait pas gagné les élections législatives en 2024. Il a imposé ses premiers ministres.

Il a à chaque fois dit "Mes premier ministres feront une politique qui prendront en compte euh les avis de tout le monde, le programme de la gauche, le programme de l'extrême droite." Bon, spoiler al c'est impossible de faire un programme et qui prend en compte un programme antilibéral et un programme libéral. Ça n'existe pas.

Ça reste en fait à la fin libéral et c'est ce qui est arrivé. Au final, il a imposé imposé imposé, il a imposé le corps nu et c'est passé. Il y a pas eu de censure.

Donc des fois, je me dis il a bien fait en fait de de s'imposer parce qu'au final ça a fonctionné. Oui, mais en fait c'est un budget, c'est c'est ça revient presque au même que si on avait pas finalement de de de budget. Je veux dire là ce qui va se passer en réalité c'est que certes on est sur des budgets de plus en plus austéritaires, il faut le dire quand même, mais en réalité les vraies décisions seront tranchées en 2027.

H en fait là ça va être l'heure 2026 je pense ça va être encore plus que 2025 le bilan de la Macronie le bilan économique et le bilan politique. Le bilan politique on le voit sous nos yeux le bilan économique parce fameux finalement on espérait nous on le disait souvent ici à chaque année que Macron voulait s'en tirer avec des beaux chiffres et avoir autour de ses chiffres des armées de pauvres mais il aura même pas ça. Qu'est-ce qui va rester de Macron ? pas grand-chose.

Alors, il a essayé de de reconnaître l'état de la Palestine pour laisser quelque chose dans l'histoire. Là, il essaie d'être contre le mercure. Mais qu'est-ce qui va qu'est-ce qu'il va laisser économiquement ?

C'est un désastre. C'est c'est un désastre. Alors, c'est dû à sa politique très clairement, mais pas que.

Il y a eu des effets, il y a eu le Covid, il y a eu la la crise inflationniste, mais forcé de constater que ce qu'il a appliqué n'a pas fonctionné. Donc ça, ça c'est ça va être le bilan. et politiquement, la France n'a jamais été aussi divisée.

Donc le bilan de la Macronie, il va se faire en 2026 pour préparer 2027. Avant ça, on va rester sur des petits débats de budget qui sont importants parce qu'il y a des couples qui sont toujours faits. On on l'a dit, on l'a dit à plusieurs reprises, mais les vrais changements auront lieu vont être tranchés à la présidentielle de 2027.

Justement, tu parles des chiffres, on sur 2025, enfin, on termine 2025 avec un taux d'inflation à 0,9 %, un taux de chômage à 7,7 %, la croissance à 0,5 %. Qu'est-ce qu'on peut dire de ces chiffreslà ? Est-ce que c'est important de s'appuyer sur ce genre de chiffre et surtout qu'est-ce qu'ils veulent dire ? pas que en fait le le chiffre de l'inflation.

Alors oui, bien sûr, on a une inflation qui a été domptée et on s'en réjouit tous mais ça veut pas dire que on est aussi riche qu'avant la période d'inflationniste. Il y a une bah voilà, il y a une inflation cumulée qui était à plus de 20 % sur l'alimentaire, à plus de 10 % de manière générale, les salaires n'ont pas suivi ou ils ont rattrapé beaucoup plus tardivement. Euh donc ça ça les prix restent toujours assez élevés et rappelons-le, nous avons tué quand même cette inflation au prix d'une augmentation des taux qui a pesé sur un certain nombre de secteurs économiques.

C'est-à-dire que nous avons euh collectivement ce qui ce qui ce qui a été décidé de faire en Europe, c'est de ralentir l'économie pour tuer l'inflation. Et il y a des secteurs qui ont eu du mal à se remettre. La semaine dernière, Brent euh ça a été un cas euh dû à la hausse des taux qui a impacté l'immobilier.

Donc il faut faire attention aux chiffres. Et le chômage, oui, euh il y a un taux de chômage qui est qui est qui est à 7 % euh ce qui est en dessous de ce qu'il y avait avant, mais vous avez tout autour euh du chômage avec des temps partiels, avec des gens qui aimeraient travailler plus mais qui ne qui ne le peuvent pas. Donc la catégorie A a diminué mais les autres catégories ont ont augmenté et ce n'est que le début parce qu'il y a énormément aujourd'hui de bah de d'usines qui sont qui risquent de fermer en France plus que l'année d'avant.

Euh et le bilan d'ici un an sera probablement beaucoup plus grave euh que le bilan que l'on a aujourd'hui. Oui. Rappelons que le taux de chômage, il est assez biaisé parce que tu l'as dit, il y a tout le haau du chômage et une grosse précarisation du monde du travail.

Exactement. Beaucoup de de travailleurs indépendants aussi et cetera et puis il y a eu beaucoup de radiation et ça ça a vraiment compté dans les dans les chiffres du chômage. Donc c'est facile de enlever les gens du chômage et de dire regardez il y a plus de chômage.

Il y a beaucoup de non travailleurs contraints les les réformes sur l'assurance chômage ont servi à ça. Ils ont fait ils ont ils ont servi à durcir le statut de chômeur. Donc vous pouvez sortir du statut de chômeur et vous avez un beau chiffre mais votre situation reste la même.

Vous n'avez pas d'emploi. Donc c'était oui, ils ont joué très clairement avec ce jeu parce qu'il y a deux façons de lutter contre le chômage. maladie, soit vous vous relancez l'activité et vous créez de l'activité, là ça crée des emplois, soit et ben vous rendez le statut de chômeur plus difficile à avoir et donc vous avez moins de chômeur, un beau chiffre et vous êtes content.

Même ça même ça va être compliqué ce paris là qu'il a fait va être compliqué d'ici 2027. Et puis c'est comme d'habitude sur le RSA, bah on va le couper comme ça il y aura moins de pauvres. Bah non, ils seront encore plus pauvres juste on les verra plus.

Les l'arrêt maladie c'est pareil. on va euh on va enlever l'arrêt maladie ou augmenter les jours de carence comme ça les gens seront moins malades par magie. Ouais ouais tout à fait. une une magie très libérale et surtout nous pour dépasser ce genre de chiffre un peu fictif euh cette année, on a quand même épluché pas mal d'études surtout de l'INC euh et en 2025 on peut conclure donc des fermetures d'usine, des pauvres qui s'appauvrissent, des riches qui n'ont jamais été aussi riches et qui ne sont jamais enrichis aussi vite.

Et la dernière qui vient de tomber de 2012 à 2016 et de 2020 à 2024, l'écart d'espérance de vie entre les personnes modestes et aisées s'est accru. Comment on a pu en arriver là en fait ? Bah là, ça nous l'avions plus ou moins prévu dans dans tous les les instants porché que nous avons fait et même en 2017, on savait très bien que la politique menée par Emmanuel Macron allait augmenter les inégalités, allait profiter majoritairement aux plus riches et c'est ce qui c'est ce qui s'est passé.

Et le problème c'est quoi ? C'est que en fait vous avez une partie de la population aujourd'hui qui qui est énervée qui n'en peut plus. Et en fait cette population qui est énervée, qui en peut plus est récupérée.

C'est ce que Bernard Tapis appelait la voiture Balais par le par le Front National, par le RN, par l'extrême droite qui qui fait son alliance de plus en plus avec les libéraux. Et donc l'année prochaine, il faut avoir en tête, même 2027 que là on va vraiment être quand contre quand vraiment il va y avoir un truc, ça va être programme contre programme. Il pourra plus avoir de programme de demi-mesure et cetera.

On les a eu avec SarkoZi, avec Hollande, avec Macron qui ont fait exactement la même politique en étant toujours de plus en plus libéral. Euh Hollande était plus libéral que Sarkozy sur beaucoup de points et Macron était plus libéral que Hollande euh sur beaucoup de points. C'est fini ça.

Ce ce ce centre pour moi euh est est mort. Donc ça va être programme contre programme avec deux programmes radicalement différents. Un programme d'extrême d'extrême droite et un programme de gauche plus radicale.

Et ça va être ça. Ça va être ça. Et il va falloir tenir bon sur le programme de gauche plus radicale avec des choses comme par exemple les services publics, euh la la la critique de la mondialisation, l'investissement public, l'état stratège, le le le développement de de de toutes les cotisations et de financement de de de la protection sociale.

Tout ça, ça va être des choses qu'il va falloir défendre parce que un certain nombre d'idées avec cette espèce de mélange entre l'extrême droite et les libéraux se diffuse dans la société de plus en plus. Et moi, je me rends compte qu'il est plus difficile aujourd'hui de défendre les services publics que ça n'était le cas en 2017 par exemple. Et ça c'est pas économique, mais on c'est bien de le rappeler aussi qu'il va falloir être intransigent sur l'antiracisme parce que euh l'extrême droite a une année encore extrêmement euh euh islamophobe, raciste, euh antisémite hein, rappelons-le, euh et xénophobe.

Donc il va falloir euh aussi être intransigent sur ce genre de questions euh qui sont vite oubliées. Euh bien sûr. Non, mais l'extrême droite avec d'ailleurs une partie de la droite joue la synergie plein pot sur ces questionsl.

Oui, parce que les libéraux ont tellement peur de perdre leur privilège qu'ils deviennent euh qui font des concessions avec le racisme, ce qu'il ne faisait pas avant. Enfin, ils l'ont fait dans l'histoire, mais je veux dire, Macron au début euh c'est c'était pas un antiraciste mais on il sortait pas des sorties racistes tous les tr qu matins. Et en fait, tellement il a eu peur de perdre euh le libéralisme parce que les gens ont commencé à le critiquer, il a fait "Bon bah, on va faire quelques concessions sur le racisme comme ça, on va s'allier avec l'extrême droite." Ouais.

Macron a fait tu as raison parce que Macron a fait sa campagne de 2017 sans aborder ces questions-là. Euh c'était libéral mais la question euh du racisme, toutes les questions liées aux religions et cetera, il les a pas abordé de manière stigmatisante pour gagner des voix. Oui.

Marine Le Pen l'avait attaqué dans un débat. Il avait défendu les femmes qui enfin défendu, il avait parlé des femmes qui portaient le burkini en disant moi je ferai pas je je tomberai pas dans le racisme pour avoir des voix et cetera. Exactement.

Quelques années après, tuas la loi immigration. Exactement. Mais en fait surtout euh les libéraux comme l'extrême droite, ils savent qu'ils ne peuvent pas changer la vie des français ou qui ne veulent pas la changer plutôt.

Ils savent qu'ils ne veulent pas la changer. Quand tu ne veux pas la changer, c'està-dire que tu ne veux pas dire je vais t'augmenter le SMIC. Parce que il dit qu'il va être le président du pouvoir d'achat, Jordan Bardella.

Pourquoi il augmente pas le SMIC ? Ah non, il veut pas augmenter le SMIC. Donc il est comment le président du pouvoir d'achat ? toujours la même chose en retirer des des cotisations sociales à droite à gauche pour faire plaisir voilà et pour faire plaisir au patronat parce que c'est les cotisations patronales qui qui qui retirent.

Donc grosso modo, ils savent qu'ils peuvent pas changer la vie des gens. Ils ont pas envie de la changer. Ils sont dans le système.

C'està-dire qu'ils veulent poursuivre voilà la privatisation, hein, ils le disent du service public, euh les les la case du modèle social, la baisse des normes, la déréglementation veulent poursuivre ça. Donc comme la vie des plus pauvres ne va pas changer, il faut absolument leur trouver un ennemi. Et c'est vrai que l'immigrer, c'est parfait.

Alors le chômeur, on l'a déjà fait mais maintenant il y a de plus en plus de chômeurs. Les pauvres, on l'a déjà fait mais oui, la France une grosse partie s appauvrée. Donc ben là on y va plein pot sur la question de l'étranger.

L'étranger qui serait le qui serait le résultat de deigrés en qui serait le résultat. Voilà. Alors maintenant, on va plus loin, on va sur les petits enfants qui serait le résultat le résultat des de tous les mots de la France ces dernières années comme si la crise de 2008, la crise du Covid, la modération salariale et austérité budgétaire était d à l'immigration.

H Jordan Bardella qui est aussi un petit enfant d'immigré, j'aime bien le rappeler, on a parlé en long et en large des projets de loi de finance. Celui de la CQ a été voté là. Le budget global est encore en débat mais les budgets, ça paraît barbant quand on en parle.

C'est vrai qu'on en a beaucoup parlé cette année, mais ça montre vraiment à quelle sauce les Français vont être mangés en fait pour l'année d'après. Euh, comment tu sens euh tu en as un peu parlé mais comment tu sens 2026 à ce niveau et c'est quoi un peu les défis là qu'on va devoir faire face ? Moi moi je trouve que effectivement le le le budget tu as raison.

On a raison d'en parler, il faut toujours en parler, c'est quelque chose de très de chiant. Mais c'est parce que c'est chiant en fait que les gens s'y intéressent pas et qu'on vous passe des trucs parfois par exemple des des dotations de baisse dotation à l'hôpital ou des dans l'éducation nationale ou des des des restes à charge de médicaments qui vont être plus élevés pour les gens. Enfin c'est c'est ou le le gel des pensions de retraite.

Enfin voilà, c'est toujours dans ce type de débat qu'on arrive à à à faire passer des idées sans que les gens s'en rendent compte et après on se dit "Ah ah bah mince". Donc c'est important d'en parler mais les les budgets vont être de plus en plus austéritaires, moins que prévus parce que il y a pas de majorité mais ils vont être toujours dans la direction de de de l'austérité des économies hein, c'està-dire de ça devrait augmenter de temps, mais on va augmenter d'un peu moins sur la la majorité des services publics. C'est c'est toujours ça va toujours être ça.

Et surtout ces débats budgétaires permet de voir ceux qui sont dans la compromission, c'estàdire ceux qui sont prêts à avoir des miettes et ceux qui ont un vrai programme. Et c'est ça qui est important. C'estàd que là, ce qui va se passer dans les discussions là sur le budget les prochaines années, hein, euh bah va déterminer très clairement euh les forces en présence pour 2027 et ceux qui ont un programme, ceux qui sont prêts à le défendre, des autres qui sont dans des arbitrages entre leur programme, leurs postes, leur volonté de rester, leur volonté de s'associer avec avec la Macron et cetera.

Donc euh il faut être assez vigilant euh sur les prochains budgets parce qu'on va tout de suite voir grosso modo ben euh ceux qui veulent ceux qui ne veulent pas vraiment changer la vie des gens et qui changeront d'avis très rapidement quand ils seront au pouvoir et on arrive à savoir qui ils sont. En 2026, ça va être une grosse année, on l'a dit, une année près présidentielle, l'année avant les élections de 2027. C'est quoi un peu l'état des forces en présence et surtout la qualité, l'état du débat en fait parce qu'on narrête pas de le dire, ça débat sur de la surface.

Euh on a des mauvais points de départ, par exemple, les débats sur le déficit, on part du principe que le déficit c'est un problème et que le problème c'est les dépenses. Donc déjà bah on part du on part pas du début du débat et puis les gens enfin les débats politiques sont de moins en moins sur des questions de fond. Soit c'est un spectacle, soit on fait des petites phrases même enfin à gauche aussi hein euh partout c'est des petites phrases plutôt que des débats de fond.

Donc comment tu tu sens l'état du débat et des forces en présence pour 2026 ? Moi, je pense qu'il faut vraiment débattre du fond parce qu'il faut il faut que les gens aient une colonne vertébrale. ce qu' a réussi grosso modo à faire avec des moyens différents, avec des synergies encore une fois de de d'intellectuel, de politique, de de chaînes de télévision, une grosse partie de l'extrême droite en faisant passer des choses, mais même une partie finalement de la droite quand vous avez cette cette histoire de retraite dont on discute beaucoup où on a décidé que que le coupable ce soit le vieux, le boomer qu'on monte du doigt parce que nous payons des charges nous les jeunes trop élevés pour que les vieux aillent faire des croisières.

Ça c'est un truc qui a été orchestré de de la part de de la droite et et qui l'extrême droite il se la droite et et ça et ça envahit euh le paysage. Et aujourd'hui vous avez des gens parfois de classe populaires euh pauvres qui vont dire "Oui, il a raison c'est c'est les vieux" et donc qui vont être acquis à des choses de droite. La question de dire que il y a trop de taxes dans le pays, il y a trop de taxes, il y a trop de taxes, c'est très grave et cetera.

On paye des taxes et on sait pas où va l'argent. Où va l'argent ? On ne sait pas.

Bah ça c'est un truc qui a été instrumentalisé également par la droite et une partie de l'extrême droite et qui va toucher une partie des classes populaires. Et là-dessus, il faut être très clair. Il faut être très très clair et il ne faut pas euh céder aux sirènes euh de ce que dit la droite.

Euh c'est pas comme ça que ça fonctionne. Oui, nous payons des impôts. Euh nous payons des impôts mais nous avons un service public qui est qui est gratuit.

Oui, ce service public est amélioré. Donc, il faudrait que un certain nombre de gens payent plus d'impôts, notamment les multinationales qui pratiquent de l'optimisation fiscale ou les très très riches. On a souvent parlé euh ici.

Mais croyez-moi, dans des pays où il y a moins d'impôts, euh vous payez 500 € par personne pour avoir une une sécurité sociale, hein. Donc si vous êtes 4, ça fait 2000 balles. D'accord ?

C'est pas le cas chez nous, c'est des cotisations. Donc il faut rappeler si vous allez dans des pays où il y a pas de service public, vous mettez de jours votre enfant à la crèche et 1700 1800 balles. Donc ça aussi, il faut le dire.

Donc, il faut absolument refuser de céder aux injonctions de la droite sur des thématiques. La gauche, les économistes hétérodoxes ont des points de vues bien plus solides. C'est pas les points de vue qui ont été appliqués c der années qui nous a mis dans la merde dans laquelle on est aujourd'hui.

Et il faut se nourrir de ces points de vue là pour se créer une colonne vertébrale qui soit inflexible parce que 2027, ce sera programme contreprogramme. Ceux qui seront qui sauront pas où est leur place qui dit il faut aller prendre un peu un peu, ils ont perdu. C'est programme contre programme.

Qu'est-ce que tu veux dans dans l'avenir ? Qu'est-ce que tu veux comme France ? Qu'est-ce que tu veux ?

Est-ce que tu veux des services publics ? Est-ce que tu veux plus d'égalité ? Euh, est-ce que tu veux mieux manger ?

Euh est-ce que tu veux être protégé contre la concurrence internationale ? Ça va être des vraies questions. Dans quel où est-ce que tu veux un un monde où tout est ouvert et on va te trouver un coupable idéal qui va être tantôt le chômeur, tantôt l'étranger, puis après ce sera autre chose qu'on trouvera parce qu'il y a toujours quelqu'un le walkiste et cetera et cetera.

Donc c'est ça et ça et il faut être inflexible là-dessus parce que 2027, je pense ça va être une année cruciale où là il va y avoir deux points de vue radicalement opposés comme ça n'a jamais été en France hein. Rien à voir avec Hollande et SarkoZi par exemple de points de vue radicalement opposés qui vont s'opposer euh à la présidentielle. Faudra faire un choix et ça doit être rageant quand même en tant que économiste hétérodoxe de d'avoir prédit depuis plus de 10 ans s'il y a une politique libérale ça va renforcer les inégalités.

La politique de l'offre ça ne va pas marcher. Ça ne va pas relancer l'activité. Tout ça vous l'aviez dit et tout est arrivé.

Est-ce que c'est enfin comment tu te sens du coup ? En fait les alors on est beaucoup à il y a il y a pas que moi, il y a beaucoup les économistes atéré d'autres. Bah c'est c'est oui, c'est difficile parce que moi quand j'avais écrit le livre euh Introduction inquête à la Macron économie, j'avais dit que le le RN risquait de gagner euh les prochaines élections, que les inégalités allaient augmenter.

Quand on a écrit ce livre avec les économistes atterrés, Macron, un mauvais tournant, on avait dit la même chose. Et et aujourd'hui, moi ce qui m'étonne, c'est que ça s'est passé mais qu'il y a une partie de la population et y compris chez les classes précaires plutôt que de se dire "Je m'opose à ça," ont des oppositions qui partent un peu dans tous les sens en se disant "Bon, l'argent est mal dépensé, où va l'argent, où va le fric ? Les vieux ont trop de retraite, je veux pas travailler pour les vieux." Enfin, ils sont parasités par des discours qui sont tenus par la droite et l'extrême droite.

Mais il y a un truc individualiste aussi qui s'est formé tellement ex l'individualisme a joué son a fait son chemin et cetera alors même que normalement la situation dans laquelle on est devrait être une remise en cause. Je veux dire même ceux qui rêvent de la France d'avant qui disent que ça allait beaucoup mieux. C'est pas c'est pas sûr que sur plein de points c'était pas c'était pas mais ceux qui rêvent de la France d'avant comme ça ben la France d'avant c'était pas la je veux dire qu'est-ce c'est passer entre la France d'avant et aujourd'hui si ce n'est des réformes libérales qui ont été mises en place depuis depuis plus de 20 ans.

C'est ça la réalité aussi. Je veux dire on l'a testé on envoie les conséquences et malgré ça certains vous disent encore qu'il faudrait aller plus loin ou se laisse encore une fois bercer par des choses qui sont très bien orchestrées et organisées par la droite et l'extrême droite. Et nous devons faire la même chose à gauche maintenant.

Nous devons, je veux dire là, ça doit être fini les petites bagarres et cetera. Enfin, je je parle même entre intellectuel entre tout le monde. C'est-à-dire qu'on doit avoir un projet et un projet très concret et il faut pas faut pas fléchir là-dessus quoi.

C'est parce que en face euh il gagne du terrain de plus en plus. C'était un peu ça le nouveau Front populaire. C'était les forces politiques syndicales pourant qu'ils font pas de politique.

Les forces syndicales c'est très important pour elle de pas faire de politique. Il y avait plein de collectifs de jeunes, beaucoup de gens qui voulaient pas faire des de la politique dans des partis politiques parce que franchement ça a dégoûté tout le monde même à gauche. Donc il y a une grosse population aussi qui est politisée mais à partisane.

Et donc du coup le NFP a vraiment c'est vraiment a vraiment fait un front en fait face au fascisme. Et donc du coup, c'était ça aussi le projet qui est pas allé au bout parce que en fait la classe politique a bah parce que la classe politique a déçu la société civile qui était à fond dedans, qui a fait gagner le NFP, qui a fait campagne pour les politiques, qui sont devenus députés et qui et ben le programme n'a pas été respecté. Macron n'a pas respecté le vote et puis après les bagarres sont repartis et cetera.

Euh ils ont pas voulu ils ont pas voulu siéger ensemble sous le NFP parce que la gauche a aussi sa responsabilité. Toute la gauche a aussi sa responsabilité. vou paséger avec Mélenchon mais en même temps mais Mélenchon fait 23% on va pas on va pas si derrière le PS qui a fait 1 % enfin c'est ça aussi l'histoire en fait un moment il y a des rapports de force ils sont ils sont ce qu'ils sont mais ils ont pas voulu poursuivre cette cette logique là oui c'est je trouve ça alors qu'effectivement il y avait une grosse partie de la société civile et que là ils auraient pu parler d'une seule voix et ils auraient pu se peser et du coup aujourd'hui dans la tête des gens le premier parti c'est le RN voilà que ben oui mais c'est le cas enfin malheureusement dans le dans l'hémicycle en nombre de députés.

C'est le cas exactement. Depuis plus de 8 ans, le média tient debout 8 années à défendre une information libre, indépendante, engagée, exigeante dans un paysage audiovisuel français de plus en plus aux mains des milliardaires. Et cette année encore, notre seul Père Noël, c'est vous.

Alors, soutenez le média, le combat continue grâce à vous. spectateurs, abonnés, donatrices et sociaux, je vous dis à l'année prochaine. M. [musique] Ah.