#1 Clip "Les Visages de la campagne"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Je travaillais chez Goodyear. J'ai travaillé pendant 26 ans là-bas. Et l'usine a fermé, et ils m'ont viré.
Je travaille à la SANEF, c'est les sociétés d'autoroutes du Nord et de l'Est de la France, avant. Moi, je suis en apprentissage dans le bâtiment. J'ai le sentiment d'être étouffé par tout ce système.
Ben, si tu travailles 35 heures et tu es payé au niveau des 4 euros de l'heure, ben tu te dis qu'au bout d'un moment, il y a un problème, quoi. Vivre avec 450, 500 euros par mois, je vois pas comment on peut faire. Et quand on entend partout que ce sont ces gens-là qui sont privilégiés, qu'ils profitent du système, ben, ça fait mal quand même.
La dernière fois que j'ai voté, c'était pour Mitterrand, je crois, donc...
Oui, oui, j'ai pas voté depuis très longtemps. Je fais parti de ceux qui ont été déçu par ce qu'a fait le gouvernement. Moi, j'ai en fait commencé à voter en 83, quand la gauche a commencé à baisser les bras.
Je me suis dis : pourquoi pas essayer moi-même, donc je me suis mis à chercher. Et c'est vraiment, voilà, en voyant le film Merci Patron ! Je me suis dis qu'on pouvait réaliser certaines choses !
Pour moi, des gens honnêtes, en politique, il n'y en n'a pas beaucoup. Et si, dernièrement, j'avais pas été vu voir ce film, Merci Patron ! et commencer à te connaître, ainsi que toute ta bande, j'étais perdu.
Je me décide à revoter aujourd'hui parce que je crois que j'ai trouvé quelqu'un qui peut me représenter. J'ai fait du porte-à-porte à Flixecourt. Alors, on a eu envie de participer, d'organiser un Merci Patron ! dans notre salon.
Ben je viens parmi vers vous, du moins, ça me permet d'espérer d'avoir un espoir immense. Pour avoir une mouche du coche, pour avoir quelqu'un qui représente nos idées, nos valeurs. Un peu d'écologie, un peu d'humanisme.
Et le fait de me retrouver parmi vous, ça m'apaise. Puis se dire, c'est pas foutu, parce que c'est beaucoup : on a tout essayé, la droite, la gauche, etc., mais on n'a pas tout essayé.
J'ai des bras, j'ai des jambes, je vous les donne, pour... dans l'espoir que tout le monde se réveille et qu'on puisse, de nouveau, croire à des lendemains beaux à partager ensemble.
François Ruffin