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Interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo (sur Site radio)· 13 avril 2025 16 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileEurope & internationalInstitutions & électionsSolidarités & famille

Visite de Bruno Retailleau à Rabat : son directeur de campagne salue une "relation fluide" entre la France et le Maroc

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 30 %Défensif 25 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 58 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:14OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous espérez que Rabat écoute davantage qu'Alger ?

  • 0:52OuverteRéponse partielle

    La différence c'est que le contexte est différent depuis que la France a pris le parti des Marocains et a reconnu leur souveraineté sur le Sahara occidental.

  • 1:02RelanceÉludée

    Ça, ça va aider Bruno Retailleau ?

  • 1:44RelanceRéponse partielle

    Pour autant, malgré la bonne relation diplomatique avec le Maroc, les OQTF ne sont pas toujours parfaitement réalisés. La preuve en est, d'ailleurs, Bruno Retailleau va au Maroc. Donc visiblement, ça ne suffit pas.

  • 2:26RelanceRéponse partielle

    En revanche, pour ce qui est de l'Algérie, vous avez abdiqué d'une certaine façon.

  • 3:47FerméeÉludée

    Sur le Maroc, c'est combien ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:10PrésentateurFait
    « Bruno Retailleau, ministre de l'Intérieur, s'envole aujourd'hui pour le Maroc avec dans ses bagages une liste de ressortissants marocains que la France veut expulser. »
  • 0:23Invité politiqueFait
    « Il y a eu un travail là aussi qui est basé sur les mêmes principes qui sont les principes de réciprocité, les principes d'une discussion de partenaire à partenaire »
  • 0:34Invité politiquePromesse
    « nous espérons effectivement qu'il y ait des résultats satisfaisants en matière de coopération migratoire notamment. »
  • 1:31Invité politiqueFait
    « Je pense notamment au terrorisme de Mulhouse qui a été présenté 14 fois aux autorités consulaires algériennes. »
  • 2:49Invité politiqueFait
    « L'Algérie ne respecte pas en cela ses obligations internationales. »
  • 2:55Invité politiqueFait
    « C'est une règle de droit international. »
  • 4:21Invité politiqueFait
    « Parce que nous considérons en France, et à mon sens, à juste titre, qu'un individu qui se maintient illégalement sur notre territoire a vocation à repartir »
  • 5:13Invité politiqueChiffre
    « Je vous rappelle que depuis six mois, il y en a eu plus de 60 000 qui ont été interceptés des étrangers en situation irrégulière au moment où ils franchissaient la frontière »
  • 5:35Locuteur non identifiéChiffre
    « 18%, c'est un rapport de la Cour des comptes sur les chiffres 2022. 18% des OQTF présentés aux tribunaux administratifs ont été annulés. »
  • 6:00Invité politiqueFait
    « l'expulsion annulée par la justice dans un premier temps de l'imam Iqusen, qui s'était pourtant rendu coupable de propos extrêmement haineux à l'endroit de la République, à l'endroit des femmes dans notre pays »
  • 7:16Invité politiqueChiffre
    « même sans majorité à l'Assemblée nationale et en seulement six mois, il y a des résultats encourageants. »
  • 10:16Invité politiquePromesse
    « il faudrait d'abord commencer d'ailleurs par un référendum sur l'immigration pour lever un certain nombre de verrous aujourd'hui qui bloquent notre capacité à maîtriser nos flux migratoires. »
  • 11:17Locuteur non identifiéChiffre
    « c'était 94 000 il y a quelques jours. »
  • 15:07Invité politiqueFait
    « je pense que les équilibres de la loi Leonetti Claes-Leonetti sont des équilibres importants »

Temps de parole

  • Othman Nasrou72 %
  • Locuteur non identifié14 %
  • Présentateur14 %

2,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Présentateur

France Info Bonjour Hothman Nassrou. Bonjour. Bruno Retailleau, ministre de l'Intérieur, s'envole aujourd'hui pour le Maroc avec dans ses bagages une liste de ressortissants marocains que la France veut expulser. Est-ce que vous espérez que Rabat écoute davantage qu'Alger ?

0:19
Othman Nasrou

Il y a eu un travail là aussi qui est basé sur les mêmes principes qui sont les principes de réciprocité, les principes d'une discussion de partenaire à partenaire pourvu que chacun joue le jeu et j'ai le sentiment que la relation aujourd'hui avec le Maroc est une relation fluide et nous espérons effectivement qu'il y ait des résultats satisfaisants en matière de coopération migratoire notamment.

Ce n'est pas le seul sujet, nous avons des sujets en commun bien sûr sur la lutte contre le terrorisme, sur la lutte contre le trafic de drogue et sur tous ces sujets là le ministre de l'Intérieur Bruno Retailleau verra son homologue ils feront le point et oui j'ai le sentiment que les choses avancent dans la bonne direction.

0:52
Locuteur non identifié

La différence c'est que le contexte est différent depuis que la France a pris le parti des Marocains et a reconnu leur souveraineté sur le Sahara occidental.

1:02
Othman Nasrou

Ça, ça va aider Bruno Retailleau ? Alors moi je pense qu'il n'y a pas de prise de parti...

1:07
Locuteur non identifié

Là où la relation avec la Thierry était compliquée quand il est allé.

1:09
Othman Nasrou

Oui, il y a aussi un positionnement diplomatique des pays qui est différent. Oui, aujourd'hui il y a une coopération qui a repris avec le Maroc, qui se passe bien, c'est tant mieux. Et encore une fois, la France de ce point de vue là est constante. Quand un pays joue le jeu, quand il y a un dialogue fructueux, il n'y a pas de raison que ça se passe mal. La difficulté avec l'Algérie, c'est que l'Algérie a totalement refusé la reprise d'un certain nombre d'individus. Je pense notamment au terrorisme de Mulhouse qui a été présenté 14 fois aux autorités consulaires algériennes. Ça ne peut pas permettre à une relation diplomatique sérieuse de se dérouler dans la chaleur et dans la bonne humeur

1:42
Présentateur

quand les choses ne sont pas respectées. Pour autant, Edmond Nassrou, malgré la bonne relation diplomatique avec le Maroc, les OQTF ne sont pas toujours parfaitement réalisés. La preuve en est, d'ailleurs, Bruno Retailleau va au Maroc. Donc visiblement, ça ne suffit pas.

1:56
Othman Nasrou

Bien sûr, il y a une nette amélioration aujourd'hui du nombre de laissés-passés consulaires délivrés par le Maroc. Il faut qu'il y en ait encore davantage. Il faut que ce travail se poursuive et c'est tout l'intérêt de ce travail en profondeur. Ce travail sérieux, ce travail concret, crédible qui est mené aujourd'hui par Bruno Retailleau sur tous les sujets et avec l'ensemble des partenaires. On peut parler aussi de l'Égypte, on peut parler des accords aussi bilatéraux qui ont été signés avec un certain nombre de pays comme l'Ouzbékistan. Donc il y a un travail réellement pour reprendre la maîtrise des flux migratoires.

Ça ne se fait pas du jour au lendemain, mais on avance et on avance dans la bonne direction.

2:26
Présentateur

En revanche, pour ce qui est de l'Algérie, vous avez abdiqué d'une certaine façon. Enfin, Bruno Retailleau a abdiqué d'une certaine façon.

2:33
Othman Nasrou

Jamais nous n'abdiquerons et jamais Bruno Retailleau n'abdiquera pour la simple et unique raison que nous sommes dans notre bon droit. La France a le droit aujourd'hui de ne pas garder sur son territoire des ressortissants étrangers qui n'auront rien à y faire. Et l'Algérie estime avoir le droit de ne pas les reprendre. Eh bien l'Algérie ne respecte pas en cela ses obligations internationales. Je pense à l'accord de 94 qui nous lit. Je pense aussi à d'autres conventions internationales qui font qu'un pays doit reprendre ses nationaux. C'est une règle de droit international. Et tant que l'Algérie ne respectera pas ce principe, il ne pourra pas y avoir de retour à la normale.

Nous verrons si les efforts diplomatiques qui sont aujourd'hui déployés nous permettent d'avancer sur ce sujet, comme sur la libération de Boalem Sansal, qui est aujourd'hui, dont la capture en Algérie aujourd'hui est un scandale absolu. Donc nous allons attendre de voir si nous avançons. Si nous n'avançons pas, il faudra que de nouvelles mesures de rétorsion soient prises. Certaines avaient déjà été mises en œuvre.

3:23
Locuteur non identifié

Le fait est que l'Algérie, suite à la visite de Jean-Noël Barraud qui a repris le dossier, le ministère des Affaires étrangères, l'Algérie a repris, on nous dit, 7 au QTF cette semaine. C'est un début, mais c'est un début quand même, en l'occurrence.

3:38
Othman Nasrou

Oui, mais là, de la même manière, il y a une liste d'une soixantaine de noms qui sont d'individus particulièrement dangereux, qui n'ont rien à faire sur le territoire national, qui a été transmise aux autorités algériennes, dans un premier temps...

3:47
Locuteur non identifié

Sur le Maroc, c'est combien ? 60, c'est pour l'Algérie ?

3:49
Othman Nasrou

Je ne peux pas vous donner ce chiffre.

3:50
Locuteur non identifié

Combien de noms, Bruno Retailleau arrive ?

3:53
Othman Nasrou

Vous le saurez quand le ministre de l'Intérieur verra son homologue marocain, pour lui présenter d'abord cette liste, et ensuite seulement, on pourra évidemment vous le dire, mais dans un premier temps, l'Algérie avait refusé de reprendre ses 60 ressortissants. J'espère que nous pourrons avancer aussi sur cette liste-là.

4:07
Locuteur non identifié

On s'étonne souvent de la faible proportion d'OQTF exécutés en France, 20 000 l'an dernier sur 140 000 prononcés. Pourquoi on en prononce autant, finalement, beaucoup plus que nos pays voisins, nos voisins européens ?

4:21
Othman Nasrou

Parce que nous considérons en France, et à mon sens, à juste titre, qu'un individu qui se maintient illégalement sur notre territoire a vocation à repartir, et s'il a vocation à repartir, il faut prononcer cette décision administrative, qui est l'obligation de quitter le territoire français. D'autres pays n'ont pas la même doctrine en la matière. C'est vrai que nous en prononçons beaucoup, mais c'est aussi parce que nous avons une immigration irrégulière qui est nombreuse dans notre pays. On n'est pas le seul pays d'Europe à avoir de l'immigration irrégulière. Le principe, il est simple.

Un individu qui rentre illégalement dans notre territoire, qui se retrouve dans la clandestinité, a-t-il vocation à rester ? Ma réponse, très clairement, est non.

4:53
Présentateur

Ça passe forcément par une OQTF dont on connaît les limites aussi ?

4:59
Othman Nasrou

Ça passe par la reconduite dans le pays d'origine, que ce soit un éloignement aidé. Ils ont augmenté de 15% depuis l'arrivée de Bruno Retaille au ministère de l'Intérieur. Ça peut passer, éventuellement, bien sûr, par des expulsions. Et ça peut passer aussi par des interceptions à la frontière. Je vous rappelle que depuis six mois, il y en a eu plus de 60 000 qui ont été interceptés des étrangers en situation irrégulière au moment où ils franchissaient la frontière, au moment où ils pénétraient sur le territoire national. Tous ces outils-là sont utiles. Et nous avons besoin demain d'avoir davantage de résultats. C'est ce qu'essaye de faire le ministre de l'Intérieur.

5:27
Locuteur non identifié

La question se pose parce que les tribunaux administratifs en annulent un certain nombre. 18%, c'est un rapport de la Cour des comptes sur les chiffres 2022. 18% des OQTF présentés aux tribunaux administratifs ont été annulés. Est-ce qu'elles sont toujours justifiées ? C'est ça la question ?

5:45
Othman Nasrou

Moi, je viens de vous le dire très clairement. À partir du moment où un étranger est en situation illégale, c'est normal qu'il puisse avoir une OQTF. Et quand elle est annulée, parfois, elle l'est pour des raisons justifiées. Pour d'autres raisons, il y a des jurisprudences que l'on peut contester ou remettre en cause. Nous avons eu, je vous rappelle, l'expulsion annulée par la justice dans un premier temps de l'imam Iqusen, qui s'était pourtant rendu coupable de propos extrêmement haineux à l'endroit de la République, à l'endroit des femmes dans notre pays, et dont le tribunal administratif avait considéré que son expulsion portait une atteinte à sa vie privée et familiale.

Je conteste cette jurisprudence-là, cette lecture-là, qui peut être celle, parfois, de certains juges administratifs. Et donc, le Conseil d'État y a mis bon ordre. Et moi, je souhaite qu'on continue de s'armer. Mais encore une fois, l'idée que l'on peut venir en France et s'y maintenir dans n'importe quelles conditions, ce n'est pas acceptable. Et ce n'est acceptable pour aucun pays au monde. Ce n'est pas infamant de vouloir choisir qui on veut accueillir et de vouloir reconduire ceux qui n'ont rien à faire sur le territoire national.

6:39
Présentateur

Sur un plan plus politique, Othman Nassrou, cette visite de Bruno Retailleau au Maroc, est-ce que ce n'est pas une forme de séance de rattrapage par rapport à l'échec qu'il a connu sur le dossier algérien ?

6:51
Othman Nasrou

Je vous l'ai dit très clairement, il y a des coopérations avec beaucoup de pays, des pays qui nous sont proches, des pays avec lesquels les flux sont importants, flux humains, flux migratoires. Et donc, il est normal qu'avec chacun de ces pays,

7:01
Présentateur

il puisse y avoir un travail. J'entends, mais sur un plan plus politique, il y a aussi une campagne interne chez les Républicains où Bruno Retailleau est accusé très clairement, même pointé du doigt par Laurent Wauquiez, qui dit voilà, il n'arrive pas à avoir des résultats.

7:14
Othman Nasrou

Moi, je vous dis que les résultats sont là, que même sans majorité à l'Assemblée nationale et en seulement six mois, il y a des résultats encourageants. Depuis le ministère de l'Intérieur, j'ai donné quelques chiffres tout à l'heure, je pourrais vous en donner d'autres, mais la visite ici au Maroc est prévue de longue date, elle fait partie d'un point d'étape parce qu'il y a un travail là aussi en profondeur. Vous savez, on n'obtiendra pas de résultats avec simplement des propositions choc, avec simplement des rodomontades, avec simplement des effets de manche.

On a besoin d'un travail sérieux avec un volontarisme politique extrêmement fort qui refuse toutes les inerties, qui n'hésite pas à dire les choses et à agir en conséquence.

7:47
Présentateur

C'est ce que fait Bruno Retailleau. Voilà, on entend votre défense de Bruno Retailleau dont je rappelle, vous êtes le directeur de campagne pour la présidence de LR, Otman Nassrou, vous restez avec nous. Et ce matin,

8:00
Locuteur non identifié

Otman Nassrou, vice-président du conseil régional d'Île-de-France et vous dirigez donc la campagne de Bruno Retailleau pour la présidence de LR. La campagne, cette semaine, cette campagne-là a beaucoup tourné autour de l'idée de Laurent Wauquiez, d'envoyer les OQTF à Saint-Pierre-et-Miquelon. Ça a été quasiment unanimement critiqué d'ailleurs par les leaders politiques, y compris par vous, l'entourage. Bruno Retailleau lui-même a parlé d'un texte déroutant. Et la question que j'ai envie de vous poser, c'est la fameuse guerre de personnes que vous vouliez éviter, que Bruno Retailleau veut tout le temps éviter, vous ne l'éviterez pas et elle a démarré.

8:34
Othman Nasrou

Je ne suis pas d'accord. Je pense que nous n'avons pas les moyens de nous diviser. Nous n'avons pas envie de donner le spectacle de ces déchirements que nous avons souvent eus à droite, qui donnent une image parfois déplorable de la politique et qui nous ont tant affaiblis. Et donc du côté de Bruno Retailleau, je peux vous le dire et vous le verrez y compris dans les quelques minutes qui nous restent, nous n'aurons pas un mot de critique vis-à-vis de qui que ce soit parce qu'encore une fois, ce n'est pas ce qu'attendent de nous les militants LR qui sont restés fidèles malgré les circonstances difficiles.

Ce n'est pas ce qu'attendent de nous aussi les électeurs de droite et globalement tous les Français qui sont aujourd'hui un peu effarés du spectacle que donne parfois la vie politique.

9:09
Locuteur non identifié

Mais ce n'est pas ce que vous avez envie non plus pour LR ce que propose Laurent Wauquiez ?

9:14
Othman Nasrou

Je pense que le ministre de l'Intérieur a répondu à cette proposition. Voilà, chacun s'est fait son appréciation sur sa pertinence ou sa crédibilité. Nous sommes dans le contexte d'une campagne interne. Nous n'avons pas encore une fois les moyens de nous déchirer. Vous, qu'en pensez-vous ? Le ministre de l'Intérieur a dit que c'était déroutant. Moi, je pense que c'est une proposition qui ne peut pas être mise en œuvre pour tout un tas de raisons que beaucoup de commentateurs ont indiquées. Mais encore une fois, n'attendez pas de moi que je mette une pièce dans la machine de nos querelles et de nos polémiques. Ça n'a vraiment aucun intérêt. Nous avons, nous, un cap aujourd'hui.

c'est redonner à cette famille politique un espoir, la possibilité de regagner des élections et aujourd'hui, cette incarnation forte dont on a besoin, elle est incarnée par Bruno Retailleau. Est-ce qu'ils peuvent être sensibles

9:53
Locuteur non identifié

à cette idée qui aspire à une forme de radicalité ? Probablement, en tout cas pour une bonne part.

9:59
Othman Nasrou

Je pense qu'il y a une vraie volonté de beaucoup de nos concitoyens qu'on reprenne la main sur les flux migratoires et je pense que le cap, les moyens, les outils pour y arriver, c'est ce que présente aujourd'hui Bruno Retailleau, c'est ce qu'il fait au ministère de l'Intérieur et si demain, nous avions une majorité et c'est ce qui nous manque aujourd'hui, nous savons très bien ce qu'il faut faire et il faudrait d'abord commencer d'ailleurs par un référendum sur l'immigration pour lever un certain nombre de verrous aujourd'hui qui bloquent notre capacité à maîtriser nos flux migratoires. C'est cela la solution, ce n'est pas autre chose.

10:27
Présentateur

Vous dites en substance que vous ne serez pas les diviseurs, vous diriez la même chose de Laurent Wauquiez ?

10:32
Othman Nasrou

Moi, je appelle chacun à la responsabilité. Je pense qu'aujourd'hui, il y a une très grande prise de conscience chez nous que la guerre des chefs, comme certains l'ont dit, n'est pas souhaitée, elle n'est pas souhaitable et d'ailleurs, pour faire la guerre, il faut être deux à vouloir la faire et je vous l'ai dit, nous ne ferons la guerre à personne parce que notre responsabilité, la responsabilité de Bruno Retailleau aujourd'hui, c'est de reconstruire cette famille politique. Il est celui qui a réussi à créer un lien de sincérité avec les Français, il est celui aujourd'hui qui rassemble et nous devons réapprendre à jouer collectif. Vous n'avez pas l'impression quiconque tente de diviser ?

En tout cas, je sais que beaucoup attendent de nous qu'on se divise et je vous l'ai dit très clairement, nous ferons en sorte de ne pas tomber dans ce piège.

11:12
Locuteur non identifié

Les militants ont encore quatre jours pour adhérer là. Vous avez constaté comme souvent une vague d'adhésions, c'était 94 000 il y a quelques jours. Il reste quatre jours, l'objectif c'est quoi ?

11:22
Othman Nasrou

Je pense que nous allons dépasser la barre des 100 000 adhésions, ce qui montre qu'il y a un intérêt pour cette famille politique, contrairement à ce que beaucoup de commentateurs disaient, ce qui montre aussi qu'il y a des électeurs de droite qui y croient à nouveau, qui se retrouvent à se dire que la victoire est possible et qu'en tout cas, cette famille politique vaut la peine qu'on se retrousse les manches parce qu'autrement notre pays va rester dans les difficultés politiques qu'il connaît.

11:43
Locuteur non identifié

Auxquels des deux s'approfident d'après les chiffres que vous avez des différentes fédérations ?

11:47
Othman Nasrou

Je ne peux pas vous le dire précisément. Ce que je peux vous dire c'est que je sens une très forte dynamique pour Bruno Retailleau, beaucoup d'anciens adhérents qui reviennent, qui croient à nouveau qu'ils s'étaient éloignés, qui étaient déçus aussi par notre famille politique, qui étaient partis, qui chez Emmanuel Macron, qui chez Éric Zemmour, qui chez Marine Le Pen et qui aujourd'hui reviennent en se disant qu'il y a une crédibilité à droite aujourd'hui, une identification qui leur redonne espoir. Eh bien écoutez, ça c'est tant mieux et j'espère que ce n'est que le début.

12:14
Présentateur

Pourquoi les électeurs, les militants, les adhérents LR feraient mieux de voter pour Bruno Retailleau que Laurent Wauquiez ? Qu'est-ce qui les différencie ?

12:23
Othman Nasrou

Ce n'est pas l'un plutôt que l'autre. Je vous le dis simplement que nous avons aujourd'hui la ministre de l'Intérieur. Donc ils peuvent choisir Laurent Wauquiez s'ils veulent. Écoutez, tous les choix sont respectables et adhérents libres de son vote et encore une fois, nous ne sommes pas en conflit et nous ne sommes pas en confrontation.

Je vous dis simplement qu'il y a aujourd'hui une personnalité de notre famille politique qui a su créer un lien de sincérité avec les Français, qui a su incarner ce que pouvait être la droite au gouvernement même si elle n'a pas tous les leviers aujourd'hui et je crois que ça c'est une chance formidable que nous n'avons pas le droit de ne pas saisir pour notre famille politique. Et demain, nous aurons peut-être des élections législatives anticipées, nous aurons des municipales. Je crois que Bruno Retailleau est l'incarnation forte qui peut nous faire gagner au moins ces échéances intermédiaires.

13:01
Locuteur non identifié

Si Bruno Retailleau prend la tête du parti, pourquoi resterait-il ministre de l'Intérieur ?

13:07
Othman Nasrou

Ce sont deux choses différentes. Nous avons eu dans le passé et souvent d'ailleurs quand on a gagné à droite des personnalités fortes, des incarnations qui étaient à la fois aux responsabilités et qui dirigeaient notre famille politique. Et nous avons cette culture-là à droite de vouloir précisément un chef naturel, chef aujourd'hui qui peut rassembler notre famille.

13:25
Locuteur non identifié

Mais sauf qu'il incarne aujourd'hui, il incarnerait et notamment en vue de 2027 mais d'ores et déjà une association avec la Macronie qui n'est pas forcément ce qu'attendent vos militants ?

13:34
Othman Nasrou

Je ne le crois pas. Je pense que nos militants ont très bien compris pourquoi nous étions au gouvernement. Nous sommes entrés au gouvernement avec d'ailleurs Michel Barnier à qui je veux rendre hommage précisément pour éviter d'avoir aux responsabilités la gauche et l'extrême-gauche d'avoir des ministres de la France insoumise. Si nous ne l'avions pas fait, c'est ce que nous aurions aujourd'hui au gouvernement. Et donc nous avons pris nos responsabilités et je sais que les électeurs de droite et beaucoup de français en sont plutôt satisfaits et je préfère m'en voir Bruno Retailleau au ministre de l'Intérieur que quelqu'un d'autre qui mènerait la politique inverse.

Ça ne veut pas dire que nous renonçons à nos convictions et chacun a pu constater la très grande liberté de ton et de parole qui était celle et de Bruno Retailleau et d'ailleurs de l'ensemble des ministres LR au gouvernement.

14:13
Présentateur

Justement, sur les convictions, sur le texte sur la fin de vie, il est en train d'être débattu. Bruno Retailleau est en désaccord sur ce texte ? D'abord, il y aura deux textes. L'un qui concerne les soins palliatifs. Il y en a un sur les soins palliatifs, l'autre sur le suicide assisté d'une certaine façon et c'est évidemment plutôt de celui-ci dont je parle.

14:35
Othman Nasrou

Oui, mais au départ, ça aurait pu être un seul texte et là, ça aurait été effectivement une difficulté. Il y a deux textes. Celui sur les soins palliatifs ne fait pas débat mais la réalité sur le texte qui concerne plus spécifiquement l'euthanasie c'est qu'aujourd'hui il y a des fractures, des questionnements qui traversent l'ensemble des familles politiques. Ce sont des sujets compliqués auxquels on ne doit toucher qu'avec la main qui tremble. Mais Bruno Retailleau

14:56
Présentateur

aux manettes n'aurait pas fait ce texte par exemple.

14:59
Othman Nasrou

Ce que je vous dis c'est que les soignants eux-mêmes ont beaucoup de réserves. Je lisais

15:02
Présentateur

la question que je vous pose c'est est-ce que Bruno Retailleau aux manettes ne ferait pas ce texte ?

15:07
Othman Nasrou

Moi je vous le dis je pense que les équilibres de la loi Leonetti Claes-Leonetti sont des équilibres importants que le développement des soins palliatifs aujourd'hui est insuffisant dans notre pays et que nous devons d'abord travailler sur ce levier-là. Pour le reste je veux vous le dire moi je suis moi-même sensible aux réserves qu'émettent les soignants sur les équilibres de ce texte sur les garde-fous sur un certain nombre de points on ne va pas détailler sur par exemple il y a des pays qui sont allés jusqu'à faire que l'âge est une condition suffisante pour demander le suicide assisté. Est-ce que c'est le modèle de société

15:33
Présentateur

que l'on veut dans notre pays ?

15:35
Othman Nasrou

Ce n'est pas ce qui est prévu dans notre loi mais dans les autres pays il y avait aussi des garde-fous qui manquaient et nous avons petit à petit évolué vers un modèle de société dont je ne veux pas. Ce sont des sujets sensibles il faut en parler toujours avec beaucoup de nuances et de modération parce qu'on touche au secret de la conscience de chacun et au vécu de chacun mais je vous le dis très clairement moi ce texte aussi m'interroge et je n'aime pas les amendements qui ont été apportés en commission à l'Assemblée nationale sur ce texte dont je trouve que les équilibres aujourd'hui ne sont pas nécessairement les bons.

15:59
Présentateur

Merci Otman Nassrou vice-président du conseil régional d'Île-de-France et directeur de la campagne de Bruno Retailleau pour la présidence des Républicains.

Visite de Bruno Retailleau à Rabat : son directeur de campagne salue une "relation fluide" entre la France et le Maroc — Othman Nasrou · Pourquijevote