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Podcast / conversationPublic Sénat — Bonjour chez vous ! (sur Podcast)· 15 janvier 2026 32 minComplaisantActualité / polémiqueEurope & internationalDéfenseAgriculture & alimentation

Municipales : des alliances locales aux conséquences nationales

Source d'origine 5 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:42OuverteRéponse directe

    Cyril, la vache martiniquaise Big In, qui devait être l'égérie du Salon, ne pourra donc pas l'être. C'est une déception pour son propriétaire et aussi pour les éleveurs martiniquais.

  • 10:10OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'on est dans un cas particulier ou est-ce que c'est l'illustration d'un début d'union des droites au niveau local ?

  • 12:03OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'on est dans un début de reconfiguration ? Est-ce que l'Union des droites, elle commence au niveau local ?

  • 13:47OuverteRéponse directe

    Comment se préparent les municipales dans les intercos ?

  • 18:49OuverteRéponse directe

    Christophe de Griel, comment se préparent les municipales dans les intercos ?

  • 22:44OuverteRéponse directe

    En termes de communication, est-ce que là, il ne s'est pas un peu coincé Sébastien Lecornu en martelant qu'il n'utiliserait pas le 49-3 ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:20InvitéFait
    « il n'y aura pas de bovins cette année au Salon de l'Agriculture »
  • 1:15InvitéFait
    « André Prosper, son éleveur, est bien entendu déçu. Pour lui, qui est aussi le président de la coopérative des éleveurs bovins de Martinique »
  • 1:54InvitéFait
    « Big In a fait un long voyage nécessitant toute une logistique, une dizaine de jours de bateau, puis depuis la fin de l'année 2025, une adaptation dans une ferme en Bourgogne-Franche-Comté. »
  • 3:37InvitéPromesse
    « Elle défend, par exemple, la création d'une mutuelle sociale pour les habitants de Dijon, ainsi que la distribution de kits de fournitures scolaires. »
  • 4:15InvitéFait
    « En première instance, il avait été condamné à une peine d'inéligibilité pendant trois ans. »
  • 5:19InvitéChiffre
    « Il faut dire que le prix moyen des billets a augmenté de plus de 70% entre 2017 et 2023. »
  • 5:50InvitéFait
    « qui ouvre une base à Montpellier et s'apprête à lancer quatre nouvelles destinations à l'automne prochain : Bordeaux, Madrid, Ténérife Sud et Lanzarote. »
  • 6:01InvitéChiffre
    « Désormais, en fait, un avion sera basé sur l'aéroport de Montpellier de façon permanente, ce qui va générer 30 nouveaux emplois. »
  • 20:54InvitéChiffre
    « 69% des Français ne savent pas qu'il y a les élections d'intercommunalité en même temps que les conseillers municipaux. »
  • 21:31InvitéChiffre
    « il y a, c'est très intéressant, toujours la prime au maire sortant, à 57%, mais ce sondage dit qu'on souhaite que le président de son intercommunalité soit réélu à 50%. »
  • 23:51InvitéFait
    « Donc, ça soit 49-3. »
  • 25:05InvitéFait
    « la non-utilisation du 49-3 que lui demandait le PS pour marcher avec lui. »
  • 27:02Locuteur 7Fait
    « Nous avions un monde qui était régulé par la force du droit et aujourd'hui, c'est le droit de la force, tout simplement. »
  • 27:19Locuteur 7Fait
    « Il faut accélérer parce que seule la force fait réguler la violence »
  • 31:16PrésentateurChiffre
    « 60% des utilisateurs de Tinder ont entre 18 et 30 ans. »

Temps de parole

  • Invité24 %
  • Invité 221 %
  • Présentateur18 %
  • Invité 314 %
  • Locuteur 210 %
  • Invité 46 %
  • Locuteur 42 %

1,3 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. À une de nos régions, on va revenir sur la mobilisation des agriculteurs et sur les problèmes qui concernent les agriculteurs et notamment le fait qu'en raison de la dermatose, il n'y aura pas de bovins cette année au Salon de l'Agriculture et ça concerne notamment la vache égérie de ce salon. C'est une vache qui venait de Martinique et on va à Fort-de-France retrouver Cyril Boutier. Cyril, qui est directeur des rédactions de France Antille et de France Guyane. Cyril, la vache martiniquaise Big In, qui devait être l'égérie du Salon, ne pourra donc pas l'être.

C'est une déception pour son propriétaire et aussi pour les éleveurs martiniquais.

0:55
Invité

Bonjour à tous. La non-participation de Big In au Salon est bien sûr une déception pour le monde agricole ici en Martinique. Une vache martiniquaise comme égérie, c'était une première, c'était même une première pour l'ensemble des Outre-mer. André Prosper, son éleveur, est bien entendu déçu. Pour lui, qui est aussi le président de la coopérative des éleveurs bovins de Martinique, c'était une belle occasion de mettre en avant cette race, les brahmanes, issus d'un croisement entre des ébus indiens et des vaches allaitantes. Cette présence au Salon devait donc lui permettre de présenter ses bêtes qui s'adaptent particulièrement bien à un climat chaud et humide.

Il avait, comme il nous l'a expliqué, un certain nombre de prises de rendez-vous avec des éleveurs dans l'Hexagone. C'est aussi une déception la non-présence des vaches et de Big In parce que Big In a fait un long voyage nécessitant toute une logistique, une dizaine de jours de bateau, puis depuis la fin de l'année 2025, une adaptation dans une ferme en Bourgogne-Franche-Comté. Donc cette décision est assez compliquée pour le monde agricole en Martinique.

Mais au-delà des bovins et de la crise actuelle de la dermatose, les Outre-mer seront pour autant bien présents au Salon de l'agriculture avec les autres filières, la banane, les fruits, les spécialités du terroir qui sont, on le sait, chaque année assez attendues par les visiteurs du Salon.

2:21
Présentateur

– Merci Issaël Boutier d'avoir été avec nous depuis Fort-de-France. On regarde la une de France Antille, autre sujet, les radars routiers. Bientôt de retour, merci à vous. Éguimette, on va continuer à parler d'agriculture puisque ça fait toujours ce matin la une de la presse régionale et l'Union qui titre sur la colère des agriculteurs.

2:38
Locuteur 2

– Oui, regardez, les éleveurs sans bovins, mais pas sans colère. L'absence de bovins au Salon de l'agriculture pour cause d'épidémie de dermatose est un coup dur supplémentaire pour les agriculteurs. C'est la première fois depuis la création du Salon, il y a 62 ans, qu'une telle décision est prise. Une mesure qui déçoit certains, mais qui rassure d'autres qui n'avaient pas envie d'emmener leur bête au Salon. Environ 600 bovins devaient faire le déplacement.

3:05
Présentateur

– On va parler des municipales. C'est dans deux mois tout pile, on en parle dans quelques instants dans le club. Mais d'abord, on va à Dijon. La mère sortante, Nathalie Conders,

3:13
Locuteur 2

officialise sa candidature à sa succession. – Oui, l'ancienne première adjointe de François Rebsamen qu'il avait remplacée lors de sa démission en novembre 2024, entre dans la bataille, titre le bien public. L'ancienne championne de canoë et kayak était entrée en politique aux côtés de François Rebsamen en 2008. Alors, sa liste est composée de centristes, d'écologistes, de personnalités de gauche, de personnes de la société civile et d'élus expérimentés. Elle défend, par exemple, la création d'une mutuelle sociale pour les habitants de Dijon, ainsi que la distribution de kits de fournitures scolaires.

François Rebsamen est président, lui, pour l'instant, de la métropole et se réserve peut-être pour les sénatoriales à l'automne. – Les municipales, à la une, d'autres quotidiens régionaux ce matin. – Oui, par exemple, avec cette question posée par la Marseillaise, où en est la gauche, s'interroge le journal. Le quotidien fait l'état des lieux. Le maire sortant de Marseille, Benoît Payan, est au coude à coude avec le Rassemblement national et dans l'indépendant. Eh bien, le RN, toujours, avec le maire de Perpignan, Louis Alliot, qui joue la montre, je cite. En première instance, il avait été condamné à une peine d'inéligibilité pendant trois ans.

Hier, il a demandé à la Cour d'appel de Paris à être jugé seul après le scrutin des municipales fin mars, afin, je cite, de ne pas interférer dans le processus électoral. La décision sera rendue ce matin. Et puis, en Bretagne, le Télégramme fait le diagnostic d'une campagne à deux vitesses, entre continuité dans les grandes villes et crise des candidatures dans les petites communes.

4:40
Présentateur

– Voilà, et Louis Alliot, on parle du procès des assistants européens du Rassemblement national qui sient en ce moment même.

4:46
Locuteur 2

Guilmette, on poursuit.

4:47
Présentateur

Le service militaire sur le devant de la scène.

4:49
Locuteur 2

– Oui, alors qu'un nouveau service militaire de dix mois est ouvert aux candidatures depuis lundi pour les 18-25 ans. Eh bien, près de 25 ans après sa suppression totale, certains se souviennent du leur et le racontent d'ailleurs au Maine Libre. Alors, pour la plupart, il s'agit de bons souvenirs, photos à l'appui, l'occasion de nouer des amitiés parfois durables ou encore de passer gratuitement son permis de conduire. – Le prix des Ouigo a explosé. – Oui, pourquoi les petits prix des trains Ouigo ont flambé ? C'est la une de Ouest-France. Il faut dire que le prix moyen des billets a augmenté de plus de 70% entre 2017 et 2023. Parmi les explications, l'augmentation des coûts d'exploitation.

Les trains Ouigo desservent maintenant davantage de gares situées en centre-ville et non plus en périphérie. Un billet Ouigo peut désormais atteindre 119 euros, un prix qui dépasse parfois celui des TGV classiques. – Et on termine par une bonne nouvelle pour les habitants du Sud. – C'est à la une de Midi Libre avec la compagnie aérienne espagnole Volotea qui ouvre une base à Montpellier et s'apprête à lancer quatre nouvelles destinations à l'automne prochain. Bordeaux, Madrid, Ténérife Sud et Lanzarote. Désormais, en fait, un avion sera basé sur l'aéroport de Montpellier de façon permanente, ce qui va générer 30 nouveaux emplois.

6:03
Présentateur

– Merci, merci beaucoup Guylainette pour cette revue de presse. Elle est dans deux mois pile. On en parlait avec vous le 15 mars. Vous serez appelé aux urnes pour choisir votre maire. Premier tour des municipales. Et on va faire un point justement sur cette campagne et ses enjeux. Et durant ces deux mois, nous allons vous emmener suivre la campagne dans plusieurs villes. Direction aujourd'hui Bourg-en-Bresse. La ville est sous le feu des projecteurs car il y a dans la préfecture de Lens une liste qui se revendique de l'union des droites. À sa tête, un candidat zémoriste soutenu par des élus locaux LR avec un objectif, faire tomber. Le maire socialiste de la ville.

On regarde ce reportage signé Jérôme Rabier.

6:48
Invité

Benoît de Boisson n'en est pas à sa première campagne. Candidat malheureux aux législatives en 2022, sous l'étiquette Reconquête, il vit cette fois la mairie de Bourg-en-Bresse. Pour le bien de la ville et de ses habitants, on fait une réunion publique le mardi. Cet avocat qui siège au Conseil national du parti d'Éric Zemmour est cette fois à la tête d'une liste où figurent des élus LR locaux, dont le vice-président du département. L'union de la droite. Ah ben bien sûr, c'est pour ça qu'on le fait, pour le bien de la ville. Au niveau national, LR ne soutient pas officiellement sa liste, mais ne présentera pas de candidats. Une première dans la ville préfecture du département.

Chacun peut venir avec son bagage personnel, mais en revanche, on s'oppose à ce que ces étiquettes soient des facteurs de division. Donc on les laissera de côté pour la liste, on ne sollicite pas d'investiture, on ne sollicite même pas de soutien, mais on laisse effectivement ceux qui veulent nous soutenir, nous soutenir s'ils le souhaitent. Son souhait d'unir toute la droite et l'extrême droite locale se heurte cependant au choix du RN de partir seul en campagne. Une liste menée par le député local, Jérôme Buisson. Pour compléter le tableau, un autre ancien LR, Christophe Coquelet, est aussi en campagne.

Donc on parle de la sécurité, de l'écologie punitive, les commerces et le désert médical, on met ça là-dessus. Désormais encarté chez Horizon, Christophe Coquelet déplore le choix de ses anciens camarades. Là c'est triste, parce que ce n'est pas les valeurs des LR. Moi je me rappelle de ces valeurs LR, des valeurs gaullistes, et je connais des LR qui ont ces valeurs-là, et qui sont restés LR, fidèles à ça. Et là, ce ne sont pas des valeurs gaullistes, on voit bien que Zemmour, c'est plutôt des valeurs de Pétain. Donc c'est tout ce que je combats. Je trouve ça très triste en fait.

Toutes ces listes, du centre à l'extrême droite, rêvent de détrôner le maire socialiste de la ville, Jean-François Debas, élu puis réélu depuis 2008 et à chaque fois dès le premier tour, et qui a réussi à faire l'union à gauche. Le maire déplore ce qu'il considère comme une dérive de la droite locale.

8:57
Locuteur 4

Dans la région de Laurent Wauquiez, c'est presque la logique de la dérive politique de ce mouvement, qui à force de coller aux thématiques de l'extrême droite, finit par ne plus voir de problème à ce que les héritiers du général de Gaulle soient devenus les porteurs de valises des héritiers du maréchal Pétain. Parce qu'aujourd'hui, ce n'est pas une union des droites, c'est une union de la droite derrière l'extrême droite.

9:21
Invité

Après 18 ans de mandat, il est attaqué par ses adversaires sur les thématiques de l'insécurité, du logement, ou encore sur des aménagements cyclables présents en grand nombre dans la ville. Ce jour-là, c'est dans un club senior qu'il passe une partie de l'après-midi.

9:38
Locuteur 4

Je lutterai toujours contre ces logiques de fracturation, d'opposition des gens les uns aux autres, qui sont la marque de fabrique des extrêmes. Et c'est aussi comme ça que je vois ce terme un peu théorique parfois de cohésion sociale. Donc c'est ce à quoi je vais m'attacher pendant ces mois de campagne.

9:55
Invité

Dans la préfecture de Lens, seule une liste lutte ouvrière concurrencera le maire sortant sur sa gauche. L'union sera donc bien plus large dans son camp. De quoi aborder sereinement l'échéance électorale.

10:07
Présentateur

Et on va revenir sur Bourg-en-Bresse et les enjeux des municipales avec vous. Bonjour Michael Dardou. Bonjour. Merci beaucoup d'être avec nous. Et bonjour Émilie Zatel. Bonjour. Merci également d'être la communicante fondatrice de l'agence Émilie Conseil. Alors on le voit, Bourg-en-Bresse, où un candidat zémouriste est donc soutenu par des élus locaux LR. Est-ce qu'on est dans un cas particulier ou est-ce que c'est l'illustration d'un début d'union des droites au niveau local ?

10:31
Invité

En tout cas, on est dans un cas qui va être, on le voit déjà, très observé et qui peut-être sera amené à se reproduire sur une partie du territoire et dans certaines villes. Parce que ça sera un des enjeux, effectivement, de ce scrutin municipal, de voir dans quelle mesure, sur le terrain, indépendamment et en général, souvent, contrairement aux consignes officielles des États-majors, sur le terrain, les exécutifs régionaux et locaux vont se constituer avec cette matrice-là.

D'autant plus que ça vient aussi s'articuler avec ce qu'on a souvent observé, en tout cas entendu dans les études d'opinion, sur la constitution, en tout cas l'intention de constituer, quand le besoin s'en fera sentir, un frau républicain contre la France insoumise, dans le cas où ce sera nécessaire. Donc de ce point de vue-là, on va assister à cette tentation. On le voit avec l'exemple qu'on vient de découvrir, en tout cas qu'on vient d'observer, c'est déjà là assumé.

Mais il y aura d'autres, très certainement, territoires, d'autres lieux où ça va se produire, notamment dans le Sud-Est, notamment à travers les fameuses listes d'hiver droite, qui seront en réalité sponsorisées par le RN, tout en se présentant aux divers droits. Donc c'est bien évidemment un des enjeux et un des enseignements que l'on observera de très très près lors de ce scrutin municipal.

12:03
Présentateur

– Émilie, est-ce qu'on est dans un début de reconfiguration ? Est-ce que l'Union des droites, elle commence au niveau local ?

12:08
Invité

– Oui, localement, il va y avoir des opportunités comme ça pour essayer, évidemment, de réussir le coup sur les municipales. Mais c'est très risqué, c'est très risqué, et on l'entend dans les témoignages-là de M. Cochelet d'Horizon, ça risque de fracturer un peu ce centre et la droite, même les LR, parce qu'il y en a plein qui ne sont pas d'accord là-dessus et qui sont très opposés et qui parlent de ce parti gaulliste qui ne peut pas vendre son âme à l'extrême droite. Ça, c'est un premier risque.

Et le deuxième risque, qui a été mentionné aussi dans votre reportage, c'est l'effacement des LR par rapport à une extrême droite qui est beaucoup plus forte et qui ira toujours plus loin dans les propos extrémistes, au niveau régalien. Donc c'est véritablement des risques très importants et je pense qu'ils sont mesurés au niveau des LR. Mais il y a cette tentation, évidemment, opportuniste de réussir le coup au niveau des municipales, donc localement. Ce que je perçois, moi aussi, c'est quand même aussi un clivage gauche-droite qui se réinstalle du coup par rapport à ça. Parce qu'on parle de la droite portée par le RN pour s'opposer à la gauche.

Et on a l'impression que dans ces municipales, il va y avoir pas mal de configurations comme ça, d'opposition gauche-droite qui revient vraiment, parce qu'évidemment, il y a un effacement des macronistes qui n'ont jamais été très présents de toute façon au niveau local. Et il y a cette reconfiguration d'un RN un peu en embuscade derrière des Républicains ou des Horizons ou des centristes-droites. Et la gauche, avec cette gauche un peu morcelée, on va voir comment ça va se passer entre la France insoumise et puis la gauche plus social-démocrate. Mais en tout cas, on voit bien qu'il y a cette espèce de clivage qui est en train de renaître au niveau de tout le territoire français.

13:47
Présentateur

– On est à deux mois pile maintenant du premier tour. Alors évidemment, il y a les campagnes locales, mais quand même, il y a une lecture nationale à avoir ce scrutin, Michael.

13:55
Invité

– Complètement. Et là, on ne pourra pas échapper, on ne pourra pas souscrire à cette remarque régulière ou prévention régulière de la part de certains qui disent, mais attendez, c'est uniquement un scrutin local qui ne donne aucune leçon nationale. Moi, je pense que bien au contraire, plus que jamais, cette élection municipale va être le lever de rideau de la campagne présidentielle, parce qu'elle est adossée sur le plan de l'agenda, un an avant.

Ça ne se voit pas, ça ne s'est pas vu depuis 2001, où ensuite, il y a eu le 21 avril, un an plus tard, qui avait au fond confirmé les thématiques qui avaient émergé durant la campagne des municipales et qui ont abouti à l'élimination du Parti socialiste pour l'élection présidentielle. Mais ce qui est important là, c'est de voir effectivement dans quelle mesure on a évoqué là, justement, l'enjeu de la droite, l'effacement programmé et très certainement définitif, on va dire, de la Macronie sur le territoire qui n'a jamais su s'ancrer, peut-être qui n'a jamais voulu le faire, en tout cas qui ne se présente pratiquement dans aucune ville.

Et de ce point de vue-là, également, la cristallisation des études, encore il y a quelques jours, de l'ancrage des idées du RN au cœur de la vie politique française. Et c'est vrai que la question se pose, pour la politologie, il n'y a plus d'extrême droite, en réalité. Il y a un courant central qui est occupé par les idées du RN. Après, on peut décider de qualifier. Mais sur le plan politologique, sur le plan de la sociologie politique, aujourd'hui, on est au cœur des idées politiques. Donc, de ce point de vue-là, on va voir comment ça se cristallise à travers le scrutin à venir.

15:39
Présentateur

– Et est-ce que ceux qui ont le plus à perdre, ce sont les partis ancrés localement, les LR et le PS ?

15:45
Invité

– Ah ben oui, ils vont essayer de défendre, et surtout, ils vont être très attaqués, et on le voit, le PS par son ennemi, son meilleur ennemi LFI, qui essaie de regagner des villes, je pense à Marseille notamment. Donc, ils essaient vraiment, donc là, ils vont être en opposition, on va voir jusqu'à combien de temps. Et évidemment, les LR, alors, on entend dire quand même Bruno Retailleau, qui, lui, pense qu'il va y avoir une vague bleue, donc, bon, très ambitieux là-dessus. – On va voir, hein. – Alors, on sait qu'ils sont fortement ancrés, mais on va voir dans quelle mesure… – Ils ont énormément…

– Ils ont quand même un ancrage très fort, donc c'est vrai qu'ils peuvent s'attendre quand même à des résultats importants, mais ils vont être, en effet, talonnés par le Rassemblement national, qui a présenté, je crois, j'ai entendu dire, 650 listes contre 400 en 2020. Donc, il y a une volonté, vraiment, d'essayer de marquer des points. On sait qu'ils ont de plus en plus d'élus locaux. Après, le RN, de là à prendre des grandes villes ou quoi, je pense que ça, ça va être quand même beaucoup plus compliqué. – Oui. – Il y en a un autre qui essaie aussi de…

16:44
Présentateur

– Mais pas impossible.

16:45
Invité

– Pas impossible. – Mais souvenez-vous quand même aussi aux Européennes où on disait qu'ils allaient avoir plein de régions, bah, rien du tout. Donc, il y a aussi quand même cette espèce de vague dans les médias et dans ces sondages et tout, puis finalement, concrètement, oui, il y a beaucoup plus de députés, mais ils n'arrivent pas forcément à avoir tous les objectifs qu'ils veulent. Juste au niveau national, il y a Mélenchon aussi, qui veut en faire une élection à vocation nationale pour marquer les esprits en vue de 2027. Donc, il y a vraiment une agressivité, en tout cas, un côté très offensif dans ces municipales de la part de la France insoumise.

– Avec justement un objectif qui est de dire, comme si on reprend les propos d'ailleurs de la candidate des filles à Paris, Sophia Chiquirou, qui dit tout simplement, l'objectif, c'est qu'il n'y ait pas de maire socialiste à Paris. Donc, on voit bien que… – La guerre est déclarée. – La guerre est déclarée et que l'approche va être d'effectivement de faire battre les socialistes partout où ça sera possible. Donc, ça aura des incidences. Effectivement, Marseille, ça peut être un moment, un lieu, évidemment, une ville ô combien importante. D'autant plus qu'on voit bien que le candidat RN talonne le maire sortant, Benoît Payan.

17:54
Présentateur

– À égalité dans un sondage de la Marseillaise.

17:56
Invité

– Et ça n'est pas anodin si effectivement, Marine Le Pen organise et lance la campagne de soutien municipal par le meeting à Marseille. Donc, ça, c'est vraiment, effectivement, très, très important. Et de voir comment, bien sûr, la stratégie à gauche va être capable de pouvoir juguler les agressivités LFI et également de constater, et c'est là où on comprend également que la fameuse prime au sortant va être certainement perturbée, de voir comment les villes écologistes et les mairies écologistes vont tenir le coup parce que là, on s'attend aussi à de grandes difficultés.

18:33
Présentateur

– Pour terminer sur ce sujet, alors les municipales, c'est un enjeu pour les communes, c'est aussi un enjeu pour les intercommunalités, ce qu'on appelle communément le troisième tour de ces élections. Bonjour Christophe Degruel, merci beaucoup d'être avec nous. Vice-président d'Intercommunalités de France, président de l'agglomération de Blois. Pardon, Christophe Degruel, comment se préparent les municipales dans les intercos ?

18:53
Invité

– Alors, elle se prépare dans la sérénité et on essaye de faire preuve de pédagogie parce qu'effectivement, il y a un troisième tour, c'est la réalité. Sur le bulletin de vote, il y a deux listes, il y a la liste conseil municipal, la liste conseil communautaire et cette réalité du troisième tour, elle est malheureusement méconnue.

Donc, il y a le travail habituel de campagne à l'échelle purement municipale, ce que je fais à Blois avec mon collègue Marc Griscourt, candidat maire, et puis ce que je fais dans l'ensemble des communes pour rappeler la réalité des compétences des intercommunalités, développement économique, promotion touristique, soutien à l'enseignement supérieur, les ordures ménagères, l'eau, l'assainissement, les programmes d'urbanisme, les transports, les mobilités. Donc, il faut expliquer, la réalité, c'est ce troisième tour. Et ce troisième tour, quand on regarde de près, il présente des surprises. J'ai écouté le commentaire qui est fait en plateau.

On se focalise sur la ville-centre, et évidemment, à gauche. Moi, je suis PS, on est très contents quand, en 2020, le printemps marseillais gagne Marseille. Mais la métropole de Marseille, elle reste à la présidente, battue par la gauche, à Mme Vassal. Donc, si on ne fait pas attention, il y a un déni démocratique. Et il y a des tas d'exemples où, j'allais dire, ce troisième tour n'est pas évoqué. Vous évoquez les victoires des écologistes dans un certain nombre de villes, mais dans les cinq grandes villes prises par les écologistes, ils n'ont jamais pris les agglomérations ou les métropoles. Donc, je crois qu'il faut vraiment expliquer la spécificité de ce scrutin.

On vote pour les conseils municipaux et donc pour le maire, mais, de fait, on vote aussi pour le président de l'intercommunalité.

20:45
Présentateur

– Et ce besoin de pédagogie, d'information, il est d'autant plus important que ce matin, vous allez sortir un sondage intercommunalité de France, Christophe de Griel, qui dit que 69% des Français ne savent pas qu'il y a les élections d'intercommunalité en même temps que les conseillers municipaux. J'imagine que ce chiffre, il vous alarme un peu.

21:05
Invité

– Tout à fait. Mais il y a d'autres chiffres qui sont beaucoup plus optimistes dans ce même sondage. Il y en a même un qui dit 88% des Français veulent que les présidents à l'intercommunalité se déclarent. Donc, quelquefois, dans les sondages, on a des résultats un petit peu contradictoires. Et quand on pose aussi la question aux Français, à travers ce sondage, sur le souhait de réélection, il y a, c'est très intéressant, toujours la prime au maire sortant, à 57%, mais ce sondage dit qu'on souhaite que le président de son intercommunalité soit réélu à 50%. Donc, il y a des progrès à faire, mais la réalité, c'est que l'intercommunalité est de plus en plus connue.

Vous voyez, vous publiez le résultat, 88% des Français estiment que les prétendants à la fonction de président d'intercommunalité doivent se déclarer en amont. C'est ce que je fais à Blois. Je l'ai fait depuis 2008. en 2014, en 2020, et je le refais aujourd'hui, en 2026. C'est la clarté démocratique. Vraiment, c'est très, très important.

22:09
Présentateur

Merci beaucoup. Merci, Christophe Degruel, d'avoir été avec nous pour nous parler de ce sujet. Un mot immédiat.

22:14
Invité

Oui, un mot, les intercommunalités, normal, c'est quand même un lien moins immédiat, moins direct qu'avec le maire, mais c'est important. C'est vrai que c'est aussi des compétences de développement économique. Donc, c'est super important pour les entreprises, pour tout ce qui concerne vraiment le développement économique. c'est des compétences qu'elles ont eues depuis 2015. Donc, c'est encore difficile à digérer, je pense, pour les citoyens. Et c'est un peu loin d'eux par rapport à la municipalité. Mais c'est important, en effet, d'y penser.

22:40
Présentateur

Voilà. Et contexte, on l'a dit, national. Et dans ce contexte, Sébastien Lecornu est toujours empêtré pour le moment dans l'impasse budgétaire. budgétaire et tente de trouver un compromis avec les LR et l'EPS. L'EPS, pas forcément aidé par ses alliés. On va écouter ce matin Marine Tondelier. Le Parti Socialiste, ça fait des mois, de toute façon, qu'ils nous ont habitués avec cette stratégie, qui n'est pas celle des écologistes, finalement, d'accompagner le gouvernement. Ils ne sont pas le gouvernement. J'ose imaginer qu'ils ne soient pas alignés politiquement avec le gouvernement, mais ils ont décidé d'être quelque part leur béquille.

Ce qui montre d'ailleurs la fragilité de ce gouvernement qui ne tient plus qu'au bon vouloir des socialistes et à leur esprit de responsabilité qui va quand même, à mon sens, un peu trop loin. Avec des amis comme ça, pas besoin d'ennemis, comme dirait l'autre.

23:23
Invité

Oui, effectivement. Le travail est fait, donc c'est tranquille. On peut continuer sa journée vraiment sans difficulté. Non, on voit bien qu'on rentre dans le moment le plus sensible parce que là, il y a le choix de l'outil pour finaliser la démarche maintenant et le processus. Tout le monde en a assez, on l'entend bien de partout. Il faut que ça s'arrête, il faut que ça s'arrête. Donc, ça soit 49-3. Même, je pense que l'état d'esprit sera tel que même s'il y a des ordonnances, ça sera un soulagement parce qu'on dira que finalement, l'essentiel, c'est qu'il y ait un budget et puis après, on verra.

Donc, je pense que, oui, Sébastien Lecornu joue parce qu'au fond, il ne reste que cette carte-là, la carte de la lassitude, de l'épuisement pour... Voilà, on achève bien les députés dans un débat, si je puis dire, jusqu'à la fin pour pouvoir vraiment ensuite dire voilà, on va terminer comme ça et là, il n'y aura plus aucune résistance.

24:22
Présentateur

En termes de communication, Émilie, est-ce que là, il ne s'est pas un peu coincé Sébastien Lecornu en martelant qu'il n'utiliserait pas le 49-3 ? Est-ce que là, il s'est un peu mis dans un piège et est-ce que finalement, revenir sur sa parole serait pire que d'utiliser les ordonnances ?

24:36
Invité

Moi, ce que j'observe, c'est quand même ce Sébastien Lecornu et ce gouvernement 2 du Sébastien Lecornu, il a duré quand même si on… Voilà, on est quand même en janvier. Il a passé Noël, c'est magnifique. Qui aurait imaginé il y a quelques semaines, moi, qu'il pouvait durer aussi longtemps en ayant passé le premier budget sur la sécurité sociale et en essayant de faire voter le second, le plus important, le budget 2026 ? Donc déjà, il dure. Maintenant, oui, il a respecté et ça faisait partie de la négociation, la non-utilisation du 49-3 que lui demandait le PS pour marcher avec lui. Maintenant, oui, il est un peu coincé parce que…

Mais moi, je ne pense pas que ça soit complètement coincé parce que comme dit Michael, il joue un petit peu la lassitude donc il pourra dire 49-3 parce que regardez, voilà, tout le monde veut qu'on y aille, qu'on avance, ça arrange tout le monde quelque part le 49-3. Les ordonnances, autre solution mais qui sont plus demandées un petit peu avancées par Emmanuel Macron donc il aurait un petit peu l'air de rien de le faire. Moi, je crois qu'il a encore ces possibilités-là et je pense qu'un 49-3 ça ne serait pas complètement un revers pour lui parce qu'il faut qu'on en finisse et que tout le monde est sur cette ligne-là et ça finira comme ça.

L'année dernière, François Bayrou, c'est comme ça que ça a fonctionné avec un accord de non-censure derrière avec l'EPS aussi avec la gauche et il me semble qu'on va aller vers la même chose. Juste un mot sur les écologistes, c'est en lien avec notre sujet sur les municipales, ils font des accords avec LFI sur plusieurs villes, Montpellier, Toulouse, donc forcément, ils ne peuvent pas être… voilà, ils sont un peu le cul entre deux chèves et ils sont obligés de critiquer un peu le PS pour donner des gages à LFI et pour être soutenus dans les municipales.

Marine Tondelier, on le comprend, elle joue très très gros à partir de maintenant parce que si effectivement, comme il est en tout cas pressenti par les études d'opinion, le scrutin municipal sera très difficile pour les villes écologistes, elle aura perdu le rapport de force donc à la sortie, d'autant plus comme on l'a dit, on se préparera à l'élection présidentielle. Donc, de ce point de vue-là, oui, elle est dans une stratégie de la godine.

26:40
Présentateur

Instabilité politique nationale, impasse budgétaire et puis tension sur le plan international, mobilisation en Iran et velléité de Donald Trump sur le Groenland qu'il a réaffirmé hier. C'est dans ce contexte qu'Emmanuel Macron présente aujourd'hui, ses voeux aux armées et que l'ancien chef d'état-major des armées, le général Pierre de Villiers, lance ce matin un cri d'alarme. On l'écoute.

26:59
Locuteur 7

Nous avions un monde qui était régulé par la force du droit et aujourd'hui, c'est le droit de la force, tout simplement. C'est un changement énorme. Tait à cette nouvelle donne et on aurait pu le faire depuis 2017 un peu plus fortement que ce qu'on a fait. Je salue l'effort qui a été fait mais ce n'est pas suffisant. Il faut accélérer parce que seule la force fait réguler la violence et dans les rapports de force, il faudra que nous soyons à la hauteur sinon nous serons les faibles du monde.

27:29
Présentateur

Il faut changer de braquet. Mickaël, il a raison de dire qu'il faut en passer par la force ou pas ?

27:36
Invité

Pour défendre ses valeurs, il faut être capable un jour de décider de le faire quand même. On ne peut pas abaliser le récit qui consiste à dire que la force est du côté des méchants et que les démocraties sont des bisounours et des faibles. Pour défendre ses valeurs, il faut être capable de les défendre. Les démocraties, elles meurent pas parce qu'on les défend mais parce qu'on les défend trop tard ou qu'on ne les défend pas. Donc, de ce point de vue-là, oui, il y a un danger.

Et c'est pour ça que quelque part, ce à quoi on assiste aujourd'hui à l'annonce du déploiement de quelques soldats sur le territoire de Groenland, soldats européens dont des Français pour pouvoir créer une sorte de simulacre de rapports de force à l'avis du mastodonte américain, c'est à la fois ce qu'il faut faire mais c'est pathétique. Ça donne vraiment l'état de ce nouveau monde qui est devant nous. C'est-à-dire, voilà, l'Amérique est dans une domination de retour des empires. Et c'est ça, le sujet. On a perdu un allié organisé sur le multilittéralisme. On récupère un partenaire entre guillemets au sein de l'OTAN qui commence à développer une démarche impériale.

Donc, oui, on est forcément et on le comprend et on l'entend totalement désemparés. Oui, on est plutôt spectateurs et puis les quelques soldats, c'est de l'ordre du symbole pour se mettre derrière le Danemark, soutenir notre allié mais c'est complètement anecdotique et c'est vrai qu'on est complètement perdus. On a l'impression

29:12
Présentateur

que c'est anecdotique. Ça ne préfigure pas d'un changement de braquet d'Emmanuel Macron vis-à-vis de Donald Trump ?

29:18
Invité

Surtout, avec quels moyens ? C'est bien de faire des déclarations mais je ne vois pas comment on pourrait agir plus en force là-dessus. Donc, si c'est pour faire peur, je ne pense pas que ça fasse très peur à Donald Trump. D'autant plus que Donald Trump, il a ça quand même d'une stratégie réussie. Il réussit ses coûts. Regardez le Venezuela. Ça lui donne d'ailleurs des voix en interne alors qu'il est très en difficulté en termes de pouvoir d'achat ou quoi. il part au Venezuela, il fait sauté opération sur les modalités et c'est complètement impossible. Il réussit son coup, il sauve le Venezuela en quelque sorte. Il barque tous les points positifs.

Donc, non seulement en termes de militaire, c'est difficile de s'attaquer à ce morceau-là, de lui faire peur, mais en plus, il réussit des coûts. Donc, c'est difficile. Aussi bien au Groenland, il va réussir aussi un coup parce qu'au Groenland, il y a des gens aussi qui veulent l'indépendance vis-à-vis du Danemark et ça depuis des années. Donc, il y a quelque chose qui se joue de l'ordre de peut-être qu'il va un peu agir comme au Venezuela même si sa façon d'agir est catastrophique.

30:19
Présentateur

Et un dernier mot, Mickaël, rapidement, l'Union européenne, elle ne peut pas faire le poids face aux vélétés de Donald Trump sur le Groenland ?

30:24
Invité

Non, il ne peut rien faire. On va terminer sur cette note d'optimisme. Ce n'est pas très positif. C'est un dernier mot qu'il fallait...

30:33
Présentateur

C'était clair. C'était très clair. On termine par l'histoire du jour. On revient au municipal. On vous le disait, c'est dans deux mois. Et cette question, comment inciter les jeunes à voter ? Alors, figurez-vous que l'appli de rencontre Tinder a noué un partenariat avec le service d'information du gouvernement. Alors, vous ne pourrez pas faire des dates avec vos candidats municipaux pour choisir votre mère. Ça, ce n'est pas possible. Mais entre deux consultations pour vos dates à vous, l'appli vous donnera des informations sur les modalités du scrutin. Il y aura trois phases jusqu'au 6 février.

Le rappel des modalités délais d'inscription sur les listes jusqu'au 22 mars, qui est la date du second tour. Les dates clés, les démarches essentielles. Et puis, du 6 février au 22 mars, les infos sur les procurations. Vous serez via l'appli redirigée sur le site du ministère de l'Intérieur. C'est une campagne qui vise à toucher les jeunes puisque 60% des utilisateurs de Tinder ont entre 18 et 30 ans. C'est super. Tous les moyens sont bons. Oui, c'est bien.

31:24
Invité

C'est ce qu'on appelle le vote utile.

31:27
Présentateur

Exactement. Merci beaucoup. Merci, Mickaël. Merci, Émilie. Merci à tous de nous avoir suivis. On se retrouve demain. Très bonne journée. Retrouvez l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat.