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ChroniqueLe Média (sur YouTube)· 25 septembre 2025 15 minAutoproduitActualité / polémiqueJusticeInstitutions & électionsÉconomie & entreprises

5 ANS FERME : SARKOZY PAIE ENFIN

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 90 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30narrateurFait
    « Nicolas Sarkozy vient d'être condamné à 5 ans de prison ferme à peine 4 mois après le retrait de son bracelet électronique. »
  • 1:00Nicolas SarkozyFait
    « Je déférerai aux convocations de la justice. Et s'ils veulent absolument que je dorme en prison, je dormirai en prison. Mais la tête haute. Je suis innocent. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Pour ne rien rater de nos programmes, n'oubliez pas de vous abonner à nos deux chaînes YouTube, le Média TV et le Média 247, et d'activer la cloche. Il voulait nettoyer les cités au carchè et nous débarrasser de la racaille. Finalement, c'est lui qui s'est fait rincer par la justice.

Nicolas Sarkozy vient d'être condamné à 5 ans de prison. [Musique] Bonjour et bienvenue dans le récap. Nous sommes le jeudi 25 septembre et Nicolas Sarkozy vient d'être condamné à 5 ans de prison ferme à peine 4 mois après le retrait de son bracelet électronique.

Nouvelle condamnation judiciaire. Lui qui rêvait d'un nouveau quinquen c'est désormais chose faite. La sentence est tombée ce matin comme une gifle.

L'ancien président a été reconnu coupable d'association de malfaiteurs dans le sulfureux dossier des financements libs de sa campagne présidentielle de 2007. En revanche, il a eu le droit à une petite caresse judiciaire relaxé pour recell de détournement de fonds public et pour corruption passive. Pas de quoi pavoiser car cette fois le coupré est tombé net.

Nicolas Sarkozi n'échappera pas à la case prison. Le tribunal a ordonné un mandat de dépôt à effet différé avec exécution provisoire. Traduction, Sarco a le droit à un petit délai avant de goûter au charme de l'incarcération.

Mais qu'il fasse appel ou non, il ira bien derrière les barreaux. L'intéressé recevra une convocation pour se présenter devant le parquet national financier qui fixera le 13 octobre prochain le jour où l'ancien chef d'état franchira le seuil non pas de l'Élysée ou d'une villa des riches quartiers de Paris mais de sa nouvelle résidence surveillée et bien ombragée. À en croire BFM le prononcé de la peine a déclenché des cris de stupeur dans l'assemblée.

Des gens ont mis leurs mains devant leur bouche. D'autres ont commencé à fixer l'écran de retransmission très inquiet de cette peine, rapporte la journaliste sur place. Et visiblement, le public n'était pas le seul à contenir péniblement ses réactions d'effroid.

Car la Brunie Sarkozy, la femme de l'exprésident, a elle aussi eu son petit mouvement d'humeur bourgeois. En sortant du tribunal, elle s'est approchée des journalistes et a dérobé la bonnette du micro de Méia Part, le journal d'investigation qui a rendu publique l'affaire en 2012. Pas sûr qu'elle s'abonne de sitôt, mais rassurez-vous, la famille de la victime a donné des nouvelles.

Médiapart nous informe que la bonnette a été, je cite, ramené indemne par nos vaillantes reportrices du palais de justice de Paris. La bonnette à micro se porte à merveille bien qu'encore un peu bouleversée d'avoir été jeté à terre par Carla Brunie Sarkozy nous dit médiia part. Le média envoie ses vœux de pron rétablissement à la bonnette agressée et condamne fermement l'agression.

La petite scène de Carla Brunie Sarkozy a suivi de près la déclaration mélodramatique de son mari délinquent à la presse. Trémolo dans la voix et violon imaginaire en fond sonore. Les premiers mots de l'ex-président ont été pour dénoncer une condamnation qu'il qualifie de gravité extrême pour l'état de droit.

Il a assuré qu'il répondra à la convocation de la justice pour connaître la date de son incarcération et qu'il fera appel de la condamnation. Il a dénoncé la haine sans limite, je cite, des juges, donc clam son innocence comme un héros de tragédie grecque et crier à l'injustice universelle. Bref, on dirait un remake mieux maîtrisé de Marine Le Pen après sa propre condamnation.

Il y a pas à dire, l'expérience ça forge un homme. On regarde la haine n'a donc décidément aucune limite. J'assumerai mes responsabilités.

Je déférerai aux convocations de la justice. Et s'ils veulent absolument que je dorme en prison, je dormirai en prison. Mais la tête haute.

Je suis innocent. Cette injustice est un scandale. Je ne m'écuserai pas de quelque chose que je n'ai pas fait.

Naturellement, je ferai appel. Sans doute devrais-je comparaître les monotes au mains devant la cour d'appel ? Ceux qui me haïsent à ce point pensent m'humilier.

Ce qu'ils ont humilié aujourd'hui, c'est la France. C'est l'image de la France. On se demande de quoi il se plaint.

Il paraît que la prison, c'est le club MED. Alors, faudrait savoir. Mais puisqu'on parlait de Marine Le Pen, la figure de prou du RN a évidemment réagi à la condamnation de SarkoZi sur X, elle écrit "La négation du double degré de juridiction par la voix de la généralisation de l'exécution provisoire par certaines juridictions représente un grand danger au regard des grands principes de notre droit au premier rang desquels se trouve la présomption d'innocence." C'est pas beau cette convergence des luttes ?

Faut dire que plus le temps passe, plus Nicolas SarkoZ tend sa main sur sa droite. Et on souvient d'ailleurs des modo qu'il a adressé à Marine Le Pen dans sa récente interview au Figaro. C'était l'objet du récap du 3 septembre dernier si ça vous intéresse.

Bon alors au moins, on ne peut pas reprocher à Nicolas Sarkozy de changer de défense. Depuis plus d'une décennie, l'ex-président crie à l'infamie et répond aux journalistes qu'il devrait avoir honte d'évoquer cette affaire. On se souvient d'ailleurs de cette passe d'arme culte en plein débat télévisé à l'occasion de la primaire de la droite.

C'était en 2016 sur France I. Quelle indignité ! Avait alors répondu l'ex-locataire de l'Élysée quand David Pujadas l'interroge sur l'affaire Kaddafi dans laquelle il vient finalement d'être condamné ce matin.

Avez-vous oui ou non reçu de l'argent liquide de Libi pour financer votre campagne de 2007 comme l'a affirmé l'intermédiaire Ziad Takedine alors pas seulement dans les médias mais à la justice française hier aussi. Quelle indignité ! Nous sommes sur le service public.

Vous en avez parlé vous hier soir vous n'avez pas honte de donner écho à un homme qui a fait de la prison, qui a été condamné à une innombrable reprise pour diffamation et qui est un menteur. Ce n'est pas l'idée, voyez-vous, que je me fais du service public. C'est une honte.

Dans cette affaire tentaculaire, Nicolas Sarkozy n'était pas le seul à devoir rendre des comptes. Parmi les prévenus, on retrouve d'anciens ministres comme Claude Guéan, Bris Ortefeu ou Éric Wert. Et puis il y avait aussi Ziyad Takedin, l'homme d'affaires franco-libanais, principal intermédiaire présumé dans le dossier Sarkozy Kaddafi et principal accusateur de l'ex-président.

Mais Takedin est mort ce mardi à Beyouth à l'âge de 75 ans, laissant derrière lui une absence aussi symbolique que pratique, jamais jugé, jamais condamné et donc indemne dans l'affaire où sa parole comptait pourtant énormément. Absent au procès par défaut de fuite, il aura finalement réussi le seul coup qu'aucun tribunal n'aurait pu contester, disparaître avant même la sentence. Claude Guéant et Brisortefeu quant à eux ont été reconnus coupables par le tribunal de Paris ce matin.

Le premier a été condamné à 6 ans de prison pour corruption passive et faux. Le tribunal a estimé que son état de santé était incompatible avec l'incarcération. Il n'a donc pas ordonné de mandat de dépôt.

Bristefeu quant à lui a écopé de 2 ans de prison pour association de malfaiteurs. Une condamnation aménageable sous bracelet électronique et Eric WT, le trésorier de la campagne de 2007 a été quant à lui relaxé. On en parlait déjà il y a quelques mois.

C'était cette fois dans le récap du 20 mai dernier, mais l'année 2025 est particulièrement chargée en procès pour Sarkozi. L'affaire des écoutes lui a déjà valu plus de 3 mois sous bracelet électronique au début de l'année. Et en plus de la contamination du jour, l'ancien président devra bientôt retourner devant la justice.

La Cour de cassation examinera le 8 octobre son pourvoi dans l'affaire Big Malion qui porte sur le financement de sa campagne présidentielle de 2012 cette fois. En appel, il avait été condamné à 1 an de prison dans 6 mois fermes. Sarkozi a passé sa carrière politique à réclamer une justice plus dure.

Et ben, il pourrait bien être servi. Dans la République, il n'y a pas d'impunité pour celui qui viole la loi. Dans la République, il n'y a pas d'excuses pour le délinquant.

Il n'y a pas d'excuses pour le criminel. Des circonstances atténuantes, oui. Des excuses ?

Non. Des peines proportionnées ? Oui.

De l'impunité. Non. Dans la République, quand on est condamné à une peine, la peine doit être exécuté.

Pour la droite française, cette condamnation du patriarche a fait l'effet d'une douche froide. Laurent Voquier a écrit son soutien et sa reconnaissance au condamnés saluant, je cite, l'homme d'État qui a tant donné à notre pays. Sur une tonalité plus dramatique, Julien Aubert, vice-président des Républicains, il y est allé de sa citation dramatique.

Je pense au mot de François Mitteran, c'est bien une première. On a jeté au chien l'honneur d'un homme. On pleurerait presque.

Mais la palme revient au sénateur des bouches du rône, Stéphane Leudulier qui a parlé sur X d'un tsunami de honte. Il a même carrément appelé Emmanuel Macron à une grâce présidentielle qualifiant ce geste d'indispensable pour la nation. Je le cite encore.

Petit détail ironique, l'élu est lui-même mise en cause dans une affaire de probité dans sa région. Ça a été révélé par Mars actu. À gauche, la chanson est évidemment toute autre.

Entre une myiade de petites railleries bien senti sur X, on peut lire notamment le coordinateur de la France insoumise, Manuel Bonpard, s'interroger. Les mêmes n'ont d'habitude pas de mots assez dur pour dénoncer le soi-disant l'axisme de la justice et pour en appeler à la fermeté des condamnations. Pourquoi ce changement de discours quand ce sont eux et leurs amis qui sont jugés coupables par la justice ?

Pourquoi ce de poids de mesure interroge-t-il ? Il conclut par ces mots plus que jamais qu'il s'en aille tous. La présidente des députés écologiste Cyrial Châelin s'est quant à elle félicité de la fin de l'impunité et a remercié la justice pour son indépendance.

Illustre représentant d'un parti les Républicains dont le slogan "La France des honnêtes gens sonne pour le moins creux". Nicolas Sarkozi découvre que la réalité judiciaire n'a ni trémolo ni violon imaginaire pour la mettre en musique. Entre les affaires libiennes, Big Malion et les condamnations de ses anciens ministres, l'exprésident se retrouve dans un marathon judiciaire dont il ne maîtrise ni le tempo ni le scénario.

Et tandis que ces gesticulations dramatiques font le spectacle, le slogan de son parti rappelle douloureusement que l'honnêteté ne se mesure pas en marketing politique mais en acte et en jugement. On quitte les tribunaux pour les coulisses de la politique française. Près de deux semaines après sa nomination, le premier ministre le Cornu n'a toujours pas de gouvernement et il est pas loin de battre le record de Michel Barnier qui avait mis 16 jours à composer son propre gouvernement.

Les syndicats, quant à eux appellent d'ors et déjà une nouvelle mobilisation sociale le 2 octobre et c'est dans ce contexte politique et syndical que l'on a appris que la dette française continuait de se creuser. Celle-ci atteindrait désormais 115 % du PIB et dépasserait 3400 milliards d'euros. Un record en valeur absolue.

Une nouvelle qui pourrait s'avérer inquiétante alors que toute la scène politique est sur le pied de guerre en attendant de voir ce qu'il adviendra du projet de budget 2026. celui proposé par François Bairou. Sébastien Lecnu a promis au syndicat de ne pas passer en force sur ce fameux budget, mais rien exclu qui n'en propose pas un pire encore.

Selon le calendrier annoncé, le Cornu fera ses propositions budgétaires d'ici la fin de la semaine et il faut faire vite parce que l'horloge tourne. Le budget doit être présenté au plus tard, le 7 octobre devant le Parlement. La démocratie en France est en recul.

Selon le dernier rapport de la Fédération internationale pour les droits humains, la FIDH publiée ce jeudi 25 septembre, l'organisation dénonce un pouvoir exécutif qui depuis 2017 s'emploie à affaiblir les instances de médiation de la société civile et à renforcer ses instruments de contrôle et de répression face aux mouvements sociaux qu'il s'agisse des gilets jaunes, des manifestations contre la réforme des retraites, des mobilisations contre les mégabassines ou encore du mouvement de solidarité avec Gaza à partir d'octobre 2023. La FIDH soulligne que cette répression s'exprime par un recours croissant aux arrêtés préfectoraux d'interdiction de manifester ce qui, selon le rapport s'inscrit dans une dynamique particulièrement préoccupante de restriction des libertés publiques. Le document pointe également une stratégie qui délégitime les mouvements sociaux et la société civile illustrée par les propos de Gérald d'Armanin qualifiant les manifestants de Sainte Soline d'écoterroriste ainsi que le renforcement de l'arsenal législatif coercitif incluant l'état d'urgence ou la loi séparatisme.

On termine avec des nouvelles de la Global Summou Flottilla. Après les attaques au drones subis la nuit dernière, l'Italie et l'Espagne ont décidé d'agir. L'Italie, tout d'abord, par l'intermédiaire de son ministre de la défense, un premier navire a été envoyé hier, puis un second ce matin.

Il a justifié son action en expliquant que l'attaque récente contre les navires de la flottille Sooue, parmi lesquels se trouvent des citoyens italiens et menés par des auteurs encore non identifiés, mérite la plus ferme condamnation. Le ministre de la défense italien a néanmoins averti que les deux fréquates ne pourront plus protéger la flotille une fois dans les eaux internationale israélienne, je cite, alors que ce sont évidemment des eaux gazaoui. Pedro Sanchez, le Premier ministre d'Espagne, a suivi le mouvement et a annoncé hier dans la soirée l'envoi lui aussi d'un navire espagnol auprès de la sooue flottilla.

Pendant ce temps, la diplomatie française, manifestement un peu moins soucieuse, s'est contentée de répliquer par communiqué en condamnant toute attaque en mer. Et elle rappelle que les participants à la flottille avaient été informé des risques encourus. Merci d'avoir regardé cette nouvelle édition du récap.

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Très bonne soirée sur le média. [Musique] Ah. Ah.