Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Conférence de presseBFM TV (sur YouTube)· 25 mars 2022 38 minActualité / polémiqueDéfenseÉconomie & entreprisesSécuritéEurope & international

Guerre en Ukraine: la conférence de presse d'Emmanuel Macron à l'issue du Conseil européen

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 65 %Attaque 10 %Défensif 25 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 20:50OuverteRéponse directe

    L'armée russe se concentre sur l'est de l'Ukraine : recul ou désescalade possible ?

  • 22:00OuverteRéponse directe

    Réaction au tweet russe sur l'Europe "malade" et "néo-nazie" ?

  • 23:20OuverteRéponse directe

    La France refuse-t-elle les caricatures anti-russes ?

  • 25:00OuverteRéponse partielle

    Cette manœuvre russe annonce-t-elle une partition de l'Ukraine ?

  • 27:30OuverteRéponse directe

    Compromis sur le plafonnement des prix du gaz entre pays européens ?

  • 29:40OuverteRéponse directe

    Réaction à la demande russe de paiement en roubles ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:50Emmanuel MacronFait
    « nous avons acté la préparation de sanctions additionnelles »
  • 17:30Emmanuel MacronFait
    « nous avons lancé cette initiative FARM pour food and agriculture resilience mission »
  • 33:20Emmanuel MacronFait
    « le gouvernement protège le consommateur mais c'est le contribuable qui paye »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

retrouvez après la conférence de presse d'hier suite au sommet de l'otan et au g7 et cette fois ci à l'issue de ce conseil européen des 24 et 25 mars nous retrouvons le jour même du 65e anniversaire donc du traité de rome qui nous rappelle en ces temps troublés la valeur de l'oeuvre de paix que nous allons construire ensemble alors nous étions réunis il y a deux semaines à versailles et nous y avons défini un agenda j'y reviendrai le conseil d'aujourd'hui a permis d'acter plusieurs décisions nous avons d'abord que la reconduction du président charles michel jusque donc à la fin novembre 24 et je veux ici le féliciter pour cette réélection à l'unanimité nous avons ensuite comme vous le savez eu l'occasion d'accueillir pour un échange le président byden puis nous avons également eu la présence par visioconférence du président céline qui s'agissant de notre réponse à l'agression russe de l'ukraine nos échanges ont visé a confirmé les trois volets de notre approche unie depuis le premier jour forte pression sur le régime russe à travers des sanctions sans précédent soutien sans faille à l'ukraine sur tous les plans maintien des canaux de dialogue afin de permettre dès que possible une issue pacifique à ce conflit à cet égard nous avons acté la préparation de sanctions additionnelles il ya eu un travail de coordination important car tout cela se prépare si la situation devait continuer de se dégrader nous avons aussi à coordonner le travail en terme d'accueil des réfugiés je pourrais y revenir si vous avez des questions compte tenu du fait je le rappeler hier que notre europe a d'ores et déjà accueilli plus 3 million et demi de réfugiés sur son sol ce qui est un défi d'ores et déjà une grattoir humanitaire sans précédent et donc tout ça impose de mettre en place les mécanismes de solidarité entre états membres ce que nous avons veillé à faire quant à notre soutien le cren il s'est matérialisé par de l'aide militaire financière humanité rice incarne aussi par cet accueil que j'ai évoqués et nous avons confirmé notre volonté coordonnées de poursuivre sans rentrer dans la co belligérance sur les autres sujets c'est ce sont les équilibres qui ont été définis à versailles qui ont été ici réitéré deuxième élément sur lequel nous avons avancé dans ce conseil c'est celui de la défense et de la sécurité de notre continent vous en souvenez suite à ce que nous avions lancé à la fin de l'année 2019 pour ce qui concerne l'otan ensuite sous présidence allemande on avait lancé un exercice stratégique ni de boussole stratégique qui a donné lieu à un travail intense de nos ministes affaires étrangères et de la défense ainsi que service européen d'action étrangères et du haut représentant et le conseil européen a endossé son premier livre brand livre blanc sous la forme d'un plan de travail d'ici 2030 ce que nous appelons donc cette boussole stratégique et nous partageons tous le constat que notre environnement proche est devenu plus volatils et dangereux cette boussole a été préparée largement avant la guerre en ukraine celle ci vient confirmer beau confirmer beaucoup d intuition qui étaient les nôtres mais elle renforce et ce qui ne s'était permis d'ailleurs de la conforter ces dernières semaines les grands axes de cette boussole stratégique d'abord pour intervenir ensemble de manière plus efficace plus rapide et plus cohérente sur différents théâtres parfois par groupes d'états membres volontaires et au fond de déployer de systématiser la culture que nous avons en particulier initié au sahel deuxièmement investir collectivement bien plus dans notre défense en particulier dans les matériels de pointe que nous produisons en européen c'est ce que nous avons réitéré je vous le rappelle dans l'agenda de versailles avec un mandala aussi donner à la commission une volonté de continuer à avancer renforcer nos investissements communs dans le fond européen de défense et l'ensemble de nos leviers et permettre ce faisant de développer nos propres outils capacitaires et réduire notre dépendance y compris parfois à certains alliés parce que nous devons avoir construit recettes justement cette autonomie stratégique développée donc de nouveaux outils pour que l'europe puisse se défendre dans les espaces stratégiques contestées l'espace la haute mer ou encore le cyber et veiller à ce que le renforcement notre défense puisse continuer à se dérouler en coordination avec nos alliés et nos partenaires en somme notre défi c'est de développer une culture commune militaire c'est ensuite d'investir davantage dans la défense pour pouvoir faire deux choses principalement avoir des capacités plus autonome et réussir à bâtir justement les innovations dont nous avons besoin pour nos armées et ceci nous devons le faire en gardant l'interopérabilité qui est nécessaire au sein de l'otan doit continuer à fonctionner entre européens et américains mais on doit être moins dépendant des non européens et ceux des filles est de taille suppose de l'investissement mais la consolidation parfois construction de filières industrielles c'est une avancée pour l'europe de la défense qui sera complété dans quelques semaines par l'analyse que la commission nous livrera sur les besoins capacitaires stratégique conformément donc à cet agenda de versailles l'autre sujet que nous avons longuement débattu c'est l'énergie il était attendu il est connu le sujet de l'énergie nous le traitons depuis plusieurs mois à travers notre agenda climatique j'avais eu l'occasion de le dire pour moi l'agenda climatique est aussi un agenda de souveraineté il est percuté il doit être accélérée reconsidérer à l'aune de la guerre en ukraine parce que notre objectif collectif nous l'avons là aussi réitéré à versailles en obtenant un objectif de sortie complète des fossiles liés à la russie mais doit être de réduire notre dépendance aux objectifs aux donc aux sources fossiles et ça c'est le coeur de notre agenda climatique mais à plus court terme d' accélérer la réorientation pour moins dépendre sur ces fossiles de la russie et donc on a maintenant si je puis dire deux agendas qui viennent s'articuler le second étant un agenda très court terme et avec une marche forcée qui a été décidé sur donc le pétrole et le gaz est donc au-delà des objectifs de 2030 et 2050 on a cette volonté dans les toutes prochaines années 2 pouvoir sortir de notre dépendance aux énergies fossiles russe à cet égard notre objectif sur l'énergie lors de ce sommet était double d'abord consolider cette stratégie mais qui va se construire aussi sur les conclusions les propositions de la commission et nos stratégies nationales que nous sommes en train de coordonner d'ici donc à avril mai mais c'est surtout maîtriser notre approvisionnement et nos prix et là l'objectif de très court terme c'est celui-là est au fond c'est pour ça qu'il ya eu un très long débat et c'est pour ça qu'il ya eu si je puis dire il y avait des oppositions de départ qui sont bien connus parce que les intérêts d'abord les modèles énergétiques des différents états ne sont pas les mêmes donc sa supposée de la coordination et les priorités que chacun a signé à notre stratégie n'étaient pas les mêmes et donc nous avons cherché à réconcilier ces deux objectifs le premier nous assurer d'avoir les volumes et de ne pas risquer une crise en particulier pour l'hiver prochain je l ai déjà dit nous n'avons pas de risque de d'approvisionnement et de rupture à très court terme mais il y en a un pour l'automne hiver prochain et donc ça ça suppose de savoir reconstituer nos stocks et de sécuriser à la fois sécuriser des contrats longs diversifié auprès d'autres fournisseurs de nouveaux contrats et reconstituer et maximiser nos stocks puis un deuxième objectif qu'on vit tous dans nos pays qui est de maîtriser le prix est d'essayer au maximum de retrouver un prix si je regarde les six derniers mois il a été multiplié par plus de 5 le prix si je regarde d'ailleurs le prix en europe par rapport aux autres espaces géographiques il est quasiment le double donc on a aujourd'hui un problème de prix qui est lié à quoi à notre dépendance et à une spéculation de marché en même temps qu'une qu'une tension et tout notre travail a été de concilier ces deux objectifs nous avons à cet égard défini plusieurs instruments ou s'est mis en situation d'abord d'avoir une politique commune de stockage pour l'hiver prochain ont défini sont justement les voies et moyens de concilier ses intérêts on a ensuite donné mandat à la commission de pouvoir justement utiliser plusieurs instruments de régulation et de marché en particulier des instruments de plafonds de prix parmi plusieurs autres mais je veux ici vous dire qu'elles sont à mes yeux les éléments les plus structurants que nous avons décidé ce que nous avons décidé pour la première fois c'est que la commission aurait mandat pour faire de l'achat commun c'est exactement ce qu'on a décidé rappelez-vous pour les vaccins au moment de la crise qu vide et c'est ça le plus structurant aujourd'hui nous l'union européenne nous achetons 75 % du gaz qui fournit à travers les 'pipeline' si nous savons avoir une approche beaucoup plus groupé elle est aujourd'hui très divisée voyez bien qu'on a une capacité bien supérieur à fixé de prix c'est beaucoup moins pour le lng on est un peu moins de 20% mais sur les tailles plane ses massifs et donc là chaque groupe et la capacité à définir ensemble des contrats longs est le meilleur instrument pour faire baisser le prix de notre gaz et donc nous avons donné mandat à la commission pour le faire ce qui était une véritable nouveauté est donc nous allons maintenant inciter nos entreprises à pouvoir se regrouper parce qu'il ya beaucoup de contrats divers et variés on pourra y revenir dans les questions il ya eu aussi des annonces récentes de la russie qui vont conduire d'ailleurs certains contrats sans doute à être remis à plat ce qui est une opportunité pour malgré tous ses contrats existants permettre à la commission de mettre tous nos acheteurs et tous nos acteurs autour de la table et d'avoir une approche commune ça c'est un instrument très puissant pour faire baisser le prix du gaz les discussions que nous avons pu avoir aussi avec d'autres producteurs européens je pense à la norvège me donne à penser également qu'on va pouvoir rentrer dans une logique maintenant de meilleure maîtrise de ce prix ça c'est un élément puissant que nous pouvons faire parce que nous sommes européens et que nous avons cette capacité à peser sur le marché en particulier du gaz fourni par taipei le deuxième grand élément sur lequel nous souhaitons déboucher dans les prochaines semaines c'est de pouvoir mieux déconnecter le prix de l'électricité du prix du gaz j'ai eu l'occasion de vous le dire à plusieurs reprises pourquoi le prix notre électricité s'est envolé parce que quand il ya une reprise des demandes fortes qu'on vit depuis maintenant plusieurs mois la structure dans notre marché électrique fait que le prix de l'électricité des pans de son apport marginal et au delà d'un certain seuil cet apport marginal et celui qui est fournie par le gaz s'est historiquement notre formule fait un billet beaucoup d'autres pays fonctionne différemment je vous renvoie d'ailleurs au très bon document fait par la commission européenne je peux aussi vous pouvez le voir de là où vous êtes mais qu'est celui ci et qui vous montre très bien jusqu'à envoyer environ 80 gigawatts on a une formule de prix qui nous met un référentiel de 60 euros par mégawattheure parce que le on a une en quelque sorte c'est le marketing qui se met là mais on mobilise des énergies qui sont très peu coûteuse ici plus on monte au dessus de ce niveau de 80 plus on va aller chercher justement de l'un créant d'énergie dans le prix de référence et tout ça est réglementé est beaucoup plus élevé c'est ça qui explique aujourd'hui l'envolée et ça objectivement ça ne correspond plus à notre mix parce que si je regarde la france par exemple si je donnais vous si je devais vous donner notre mix électrique correspond pas du tout à ça puisque nous à près de 70% il est basé sur du nucléaire donc cette formule de prix aujourd'hui fait qu'on a la double peine le gaz est cher et parce qu'il est cher et qu'en plus on on va chercher beaucoup d'électricité les prix d'électricité s'envole et donc on a donné mandat à la commission pour revoir cette formule de prix d'abord à très court terme mettre en place là aussi un plafond et donc permettre de maîtriser si ça s'envole de prix l'électricité qui est liée au gaz mais surtout pour avoir une formule qui est beaucoup plus lisible est beaucoup plus stable parce qu'avec le mécanisme qu'on a aujourd'hui quel est le problème que nous avons le premier les prix s'envolent le consommateur paye cher et où le contribuable paye cher parce que la france par exemple a dessiné d'un mécanisme de boucliers qu'on rembourse maintenant mais c'est le contribuable qui le paye par ces mécaniques d'intervention or ce faisant certains acteurs industriels font du profit parce qu'ils ne produisent pas l'électricité à ce coup en vrai surtout quand il la produisent avec ou du nucléaire ou du renouvelable donc vous voyez bien le biais de marché que nous avons c'est pourquoi certains pays d'ailleurs ont commencé a dit qu'ils allaient récupérer les profits qui sont faits c'est aussi pour ça que nous nous avons demandé par exemple quand on maîtrise le prix d'électricité je parlais trop technique mais le sujet est technique on a demandé un effort à edf en ayant en dégageant plus de volume d'électricité au prix de référence de la reine qui est celui du nucléaire historique et c'est vrai que c'était un effort pour edf mais il est légitime parce qu'à côté de ça l'électricité produite aujourd'hui les à un moindre coût pour l'entreprise que ce qu'elle met sur le marché par ailleurs on a été compensée cela par une augmentation de capital compte tenu des défis qui sont collectivement les nôtres c'est encore plus vrai pour d'autres acteurs qui ont des modèles encore différent je ferme cette parenthèse donc vous le voyez débat très technique qui partait de positions très divergentes mais à mes yeux les deux grands instruments c'est vraiment l'achat groupé de gaz et les négociations avec d'autres acteurs et la diversification et c'est la réforme du prix de l'électricité enfin toujours conformément à un agenda de versailles nous allons parler sécurité alimentaire je l'explosé pour ceux qui étaient ici avec moi hier l'initiative que nous avons souhaité porter qui figurent dans les conclusions l'un des grands l'une des grandes conséquences de la guerre aujourd'hui en ukraine à côté de la crise énergétique de la crise humanitaire que nous vivons sur notre sol évidemment de la situation en ukraine et de la déstabilisation géopolitique des conséquences à venir c'est une crise alimentaire la conséquence est immédiate elle sera encore accru à horizon 12 mois et 18 mois pourquoi parce que l'ukraine et la russie sont de très grands producteurs de céréales en particulier de blé historiquement et ça s'est renforcée ces dernières années et que non seulement il ya le problème des roms des récoltes actuelle mais il ya également le problème des semences qui ne se font pas en ce moment même et qui aurait dû se faire en ukraine ce qui fait que le problème immédiat mais on sait d'ores et déjà que le marché sera très déstabilisés à horizon 12 18 mois et pour des pays pour nombre de pays africains proche et moyen-orient la dépendance aux céréales et en particulier aux blés russes et ukrainiens est immense on l'a 26 pays pour qui ça représente plus de 50% de leurs approvisionnements pour des pays comme l'érythrée c'est 100% pour des pays comme le kazakhstan la mongolie l'arménie l'azerbaïdjan la géorgie la somalie et les seychelles même la turquie le congo c'est plus de 80% pour le liban c'est aussi massif pour l'egypte ces massifs tous ces pays là en sont d'ores et déjà confronté un immense problème d'approvisionnement et donc face à ça nous avons lancé cette initiative farm pour food and agriculture résilience mission pourrissent pour tout de suite nous organiser et réagir d'abord en levant en essayant de lever toutes les barrières de dysfonctionnement du marché pourquoi parce que devancé effet de rareté on a des pays qui se mettent à ne plus respecter les règles de libre circulation des biens et comme on l'avait vu au moment de la crise sanitaire empêche certains biens de circuler pour les garder pour eux ces barrières la faune dysfonctionné tout le marché alimentaire soit pour alimenter les animaux soit pour permettre la production de denrées alimentaires pour nous c'est exactement d'ailleurs ce que nous sommes en train de vivre en européen on a commencé à mettre des régulations ça fait partie du plan de résilience français à côté de ça nous voulons aussi aller solliciter tous les stocks qui sont faits un pays comme la chine fait énormément de réserve est en train de stocker beaucoup de céréales c'est ses réserves ce stockage est totalement contreproductif il vient faire monter les prix et créer encore plus d'effet de rareté est donc le premier pilier de cette initiative en lien avec l'organisation mondiale du commerce conformément à l'initiative pour la transparence que nous avions lancée en g20 est justement de pouvoir à très court terme éviter ces biais qui aggrave la situation le deuxième pilier c'est produire plus c'est assez logique on va avoir une équipe de production et donc nous en europe et rhin en européen de reconsidérer nos objectifs puisqu'on avait décidé des baisses de production donc on doit absolument les revoir pour nous mêmes et pour être leader dans cette solidarité et pousser tous nos partenaires qui ont cette capacité à pro dire davantage dans les conditions qui sont les nôtres en respectant nos règles et nos objectifs climatiques et biodiversité et à orienter ses productions comme des voies alternatives pour tous les pays que j'ai évoquée est le troisième pilier c'est d'aider des projets de développement et financer des projets de développement pour aller plus vite vers l'autonomie alimentaire dans nombre de ces pays c'est ce que nous avions lancée avec la grande muraille verte en janvier 2021 enfin relancé avec un financement massif qui a vocation donc comme vous le savez à faire des projets de reforestation et d'agro forestation dans le dans toute la région qui va du golfe de guinée jusqu'à la corne de l'afrique qui sont des vrais projets justement de production agricole et toute la stratégie protéinique avec l'afrique que nous avons relancé au sommet union européenne union africaine qui est une stratégie pour produire en afrique et bien justement le blé le soja serra délai les protéines végétales qui sont nécessaires à l'alimentation justement des de ces nations et dont elle pour lesquelles elles sont aujourd'hui par trop dépendantes voilà le sujet que nous avons ici lancé mais qui est à mes yeux très important au delà de l'ukraine et donc de de l'agenda de versailles sur lequel je viens de revenir ce conseil européen a également été l'occasion de revenir sur la situation en bosnie-herzégovine nous souhaitons que la crise politique puisse trouver rapidement une issue et sur la préparation du sommet à venir entre l'union européenne et la chine dans quelques jours voilà en quelques mots le compte rendu que je souhaitais vous faire avant de répondre à vos questions maintenant prendre vos questions s'il vous plaît on saura dubois fntv bonjour monsieur le président l'armée russe a affirmé cet après midi qu'elles allaient désormais concentrer ses efforts sur l'est de l'ukraine est ce que vous y voyez un recul possible de cette armée russe peut-être un début de désescalade et je rajoute une deuxième question l'ambassadeur de russie a été convoqué par le quai d'orsay ce vendredi pour un tweet juger je cite il acceptable que vous avez peut-être vu qu'ils montrent l'europe sous forme d'un homme malade piqué par des seringues sur lesquelles étaient inscrits les mots russophobie autant néo nazis mais vite 19 es ce que vous avez une réaction suite à ce tweet est un message pour la diplomatie russe en france dernière question est ce que c'est vrai c est ce que la france ait pas refuser à l'otan alors de nom le principe de ces caricatures sur le compte surtout quand elles sont propagandistes sait que c'est faux bond et qu'après ensuite notre nation d'abord être une puissance dotée qui a une arme et un modèle d'armée complète puissante sur lesquels nous avons massivement réinvesti ces dernières années en augmentant notre effort budgétaire de près de 10 milliards d'euros par an en plus et qui est membre permanent du conseil de sécurité des nations unies qui renforcent cette europe de la défense avec des preuves tangibles et qui est un des membres de l'alliance mais c'est une force pour nous supplémentaires une cohérence ensuite ces publications sont inacceptables et le ministère des affaires étrangères a très clairement fait savoir cela l'ambassadeur de russie nous croyons au dialogue nous maintenons un dialogue respectueux il suppose du respect de toutes parts et je pense était une une faute elle a été corrigée j'espère qu'elle ne se reproduira pas je ne l'espère pas nous l'avons exiger ensuite sur les annonces faites par le commandement russe je vais pas faire de commentaire ici parce que notre objectif j'ai pas le qualifier nous notre objectif et notre obsession c'est le cessez le feu et le cessez le feu sur la totalité du territoire premièrement deuxièmement ce à quoi nous devons arriver c'est le retrait des troupes russes et le retrait complet de tout le territoire ces deux objectifs sont les deux nous poursuivre en tant qu' ils ne seront pas atteints sans relâche nous continuerons l'action qui est la nôtre sanctions aide à l'ukraine négociations et j'ai une pensée évidemment toute particulière pour les habitants de marioupol qui vit l'un des plus grands drames c'est pourquoi nous avons décidé hier de lancer une opération humanitaire exceptionnelle qui sur laquelle j'aurai l'occasion d'échanger avec le président poutine dans les prochaines heures mais nous allons en lien avec la turquie et avec la grèce lancé une opération humanitaire pour évacuer tout feu toutes celles et ceux qui souhaitent quitter mario paul on équipe a pu avoir le maire de marioupol il ya quelques heures pour organiser cela avec lui et nous organiserons les choses dans les meilleures conditions possibles mais voyez quand cette situation hélas cette ville de plus de quatre cent mille habitants n'a plus aujourd'hui que 150 mille habitants qui vivent dans des situations dramatiques et donc nous devons absolument obtenir la cessation des conflits là bas et en tout état de cause nous agir d'un point de vue humanitaire donc je peux pas dire que c'est un début de repli ou que c'est satisfaisant parce que là bas c'est le drame donc voilà l'action qui va être la nôtre sur le plan diplomatique et sur le plan humanitaire pascal verdu france tv oui bonsoir monsieur le président je me permet de prolonger peut-être là la question de ma de ma consoeur sur cette manoeuvre militaire de l'état major russe qui se concentre désormais sur l'est de l'ukraine est ce que cette manoeuvre peut signer selon vous le début de la partition de l'ukraine qui est finalement un vieux dessins des nationalistes russes voyez je m'attache quand je réponds à vos questions à a pensé aussi d'une part aux ukrainiennes et ukrainiens qui nous écoutent et qui attendent beaucoup de l'europe aux négociations que nous avons à conduire et donc je ne veux jamais être dans la provocation d'une partie prenante dix ans c'est un début de repli défaite ce serait contre-productif ni qualifiés ou réifier par mes mots quelque chose qui est peut être en train de se faire c'est trop tôt pour le dire ceux ci indiquent très clairement qu en tout cas une opération menée sur tous les flancs de manière simultanée ces vues contrarié par la résistance héroïque du peuple ukrainien c'est ce que nous voyons depuis plusieurs jours et donc il y à un choix tactiques et opérationnels qui est fait il correspond nous le savons a des prétentions territoriales qui sont connues depuis 2014 qui sont inscrits dans les accords de minsk 1 1 et 2 maintenant je ne veux pas ici ivoire en quelque sorte le début d'une justification ou d'un élément que les voies diplomatiques et les négociations qui à un moment reviendront quand il faudra bâtir la paix auront à déterminer voilà donc je pense que c'est le la traduction simplement d'un choix face aux difficultés opérationnelles rencontrées mais je dis surtout que notre priorité malgré tout c'est dans cette région d'obtenir un cessez-le-feu compte tenu des situations humanitaires dramatiques que nous y connaissons john irish reuters bonjour merci de questions la première et 20 débat intense sur le plafonnement des prix de gaz quel genre de compromis est possible entre le nord et le sud des allemands et les pays bas et les pays ibériques et deuxième question vous avez touché un petit peu le sujet du rouble les deux demandes du président poutine est ce que vous pensez qu'il est ce qu'il existe hommes comment recevez-vous cette décision est ce que c'est acceptable ou craignez-vous que ça serait une façon de contourner les sanctions sanctions éventuellement sur le premier j'ai essayé de répondre il ya une différence d'approché pourquoi parce que les pays que vous évoquez au nord sont plutôt des pays qui ont beaucoup de besoins industriels ces ménages en gaz et qui sont des gros pays de stockage et donc le ils ont ce premier objectif maximiser sécuriser des volumes et ils veulent ils ont créé nier quelques mécanismes d'intervention qui viennent fragiliser cette capacité à reconstituer les stocks les pays du sud ont ses besoins mais eux ont surtout une tension sur les prix et la consommation après il ya des heures des situations plus spécifique pour la péninsule ibérique qui ont été prises en compte avec des réponses proposées par la commission compte tenu la de spécificité géographique puisque la péninsule ibérique sur le plan du gaz fonctionne de manière quasi insulaire sur ces sujets nous avons trouvé un compromis par les mécanismes et le mandat donné à la commission c'est à dire avancer sur les deux dans le même temps et donc continuer de faire les appros et utiliser tous les mécanismes d'intervention en n'excluant pas donc le cap mais surtout par le levier que j'évoquais l'achat commun de la commission parce que c'est le meilleur mécanisme pour orienter vers les prix vers le bas et moi je pense que avoir cet achat commun par la commission compte tenu du fait qu'elle la possibilité potentiellement de deux d'agréger 75% de l'achat du gaz par 'pipeline' plus notre capacité à discuter avec des partenaires responsables qui savent qu'ils sont en train de faire du sur profits qu'ils le disent eux-mêmes je pense à la norvège confèrent les dernières déclarations du ministre ils changent que j'ai avec le premier ministre hier doit nous conduire à faire baisser par des mécanismes d'action de marche et proportionnée le prix et si on donne au marché la bonne indication si on derrière on arrive à renégocier des contrats longs alors on pourra retirer les prix vers le bas c'est ce qu'on doit chercher à faire donc c'est comme ça qu'on réconcilie les deux visions la deuxième manière de les réconcilier c'est le cap et des mécanismes sur le prix du gaz vendu parce que là on parle toujours du gaz en gros qui est le gaz que vous vendez aux clients et là on a décidé fini aussi des mécanismes qui permettent de réduire la facture au delà des choix nationaux donc ça c'est comme ça qu'on a réussi à faire la synthèse et je crois surtout à trouver une position qui est efficace parce qu'on veut à la fois maîtriser les prix pour baisser la facture de gaz pour nos compatriotes et la facture d'électricité mais on veut pas aussi courir de risques d'approvisionnement sur le deuxième sujet qui est un sujet très important on continuer le travail d'analysé je sais vous dire une chose tous les textes signés sont claires c'est interdit donc les acteurs européens qui achètent du gaz et qui sont sur le sol européen doivent le faire en nombre donc ça n'est pas possible aujourd'hui de faire ce qui est demandé et ce n'est pas contractuelles et je ne pense pas que il ya une volonté aujourd'hui de rompre ces contrats de la partie russie n'en il faut le dire plus explicitement mais donc nous on est pour respecter les contrats sur ce sujet et donc qu'ils soient libellés dans la devise que les contrats prévoient après l'objectif je pense de ces annonces c'est ce que vous avez dit chercher un mécanisme de contournement mais il n'est pas conforme à ce qui a été signé donc je ne vois pas pourquoi nous l'appliquer rien question bénédicte tassart de airtel monsieur le président toujours sur les prix de l'énergie est ce que vous pouvez assurer aux français que le prix du gaz va baisser à quel terme et y at il un objectif chiffré qui a été donné à la commission alors c'est un marché donc un marché il ya des vendeurs et des acheteurs et c'est ça qui crée la tension et ses fluctuations de prix donc si je pouvais garantir quoi que ce soit aux français et aux françaises et aux français ça voudrait dire que nous serions producteurs et que nous régulions en totalité les choses ça n'est pas le cas donc jamais fait de fausses promesses ce que nous avons nous décidé sur le gaz c'est pour ça que je peux malgré tout pour nos compatriotes donné cette garantie c'est qu'on a décidé d'un bouclier nous en franco-français d'autres nations en europe ont fait d'autres n'ont pas fait mais comme vous le savez depuis plusieurs mois le gouvernement a pris la décision de mettre un bouclier et donc ils protègent des ménages et ensuite il a étendu à certains secteurs et aux très petites et petites entreprises cette même protection qui fait que les variations du prix du gaz ne sont plus répercuter sur votre facture donc oui je peux vous le garantir parce que nous nous avons mis en place un mécanisme de protection et d'intervention simplement est-ce que ce mécanisme est soutenable non parce qu'il est très cher et donc aujourd'hui si je devais résumer les choses le gouvernement protège le consommateur mais c'est le contribuable qui paye et d'ailleurs toutes les solutions sur l'énergie en pouvoir d'achat que nous avons dans nos pays qui font bon fit l'objet de débats démocratiques parfaitement légitime tout repose sur la même logique faire payer le contribuable à la place du consommateur pascal afin de donner à quelqu'un à la fin à quelqu'un qui paye puisque c'est compensé un prix de marché donc à court terme louise vous garantis qu'on va continuer parce qu'on a ce bouclier mais pour nous protéger vraiment qu'est ce qu'on doit faire on doit réussir à faire baisser les prix de marché et donc pour faire baisser les prix de marché tout en nous protégeant d'une rupture et d'un risque via la russie nous devons diversifier nos approvisionnements trouver d'autres fournisseurs et nous devons trouver des mécanismes qui sont des mécanismes on va jouer de notre capacité à mieux négocier parce qu'on est gros et des mécanismes d'intervention de marché que j'évoquais et c'est le mix qu'on a trouvé et je pense je dis très sincèrement j'ai beaucoup plaidé pour cela c'est moins visible il ya eu moins de débat y compris dans dans toutes les rumeurs qui ont pu circuler autour que le price cap mais le mécanisme le plus fort qu'on est qu'on peut avoir c'est l'achat conjoint c'est le plus structurant parce que c'est celui qui nous permet de peser et donc cet achat conjoint ajouté à des mécanismes de traille cap de modulation enfin pardon de plafonds de prix de modulation etc ça c'est ce qui doit nous permettre de faire baisser dans la durée les prix ajouté à des négociations avec des partenaires qui partagent nos valeurs je vais parler de la norvège je fuis le débat qui en norvège en norvège vos confrères interroge mes homologues en disant est ce que vous trouvez normal de gagner tant d'argent en vendant du gaz et parce qu'il augmente à cause de la guerre en russie et donc mes homologues à juste titre essaie de trouver une réponse à cela et veulent trouver des rééquilibrages donc nos intérêts sont alignés c'est une bonne chose donc voilà comment on va faire pour baisser le prix on s'arrête là on vous remercier la conférence de presse au terme allez-y alors dernière énergie ni malingre le monde je voudrais revient sur ce mécanisme d'achat comment vous avez évoqué est-ce que vous pouvez nous en dire un peu plus parce que d'abord est ce que tous les pays souhaitent y participer l'allemagne pour l'instant a plutôt fait cavalier seul est-ce que sa mécanique sur la base du volontariat est ce que c'est limité en volume est ce que c'est d'agir on en est où est peut-être qu'on sait pas encore que c'est trop tôt mais les inondations j'ai essayé de l'expliquer c'est d'abord un on n'a jamais fait ça donc aujourd'hui ce qu'on a acté c'est un choix politique qui est basé sur le volontariat pourquoi parce que les contrats ne sont pas des contrats étatique vous parlez de plusieurs pays ce ne sont pas les gouvernements qui signent ces contrats ce sont les entreprises et donc en aucun cas nous ne pouvons déposséder les entreprises des contrats existants par contre nous avons tous actes et d'un accord politique pour que la commission puisse faire ce travail aujourd'hui elle n'en avait pas la base légale et la capacité et il y avait jusqu alors un désaccord donc la vraie avancée de ce conseil c'est que nous avons tous dit compte tenu des chiffres de ce convoi et des potentialités qui a derrière cette approche est encore une fois prenant référence sur le ce qu'on a fait au moment des vaccins mais avec une difficulté c'est clair on a des contrats historiques on a dit on donne ce mandat la commission que va faire la commission elle va réunir tous les acteurs ont des contrats existants et elle va aussi consolider la discussion avec les nouveaux partenaires et donc il ya si vous voulez y a pas de limite du tout aujourd'hui par rapport à votre deuxième terme de questions n'y a pas de limite de capacité le maximum possible mais elle va nous aider à tirer les prix vers le bas en réunissant les acteurs existants elle va nous permettre justement d'aller ce que la france plaide depuis longtemps vers des contrats longs et de sécuriser des prix plus bas typiquement si le sujet continue à être ouverts de renégociation de contrats sur la question du rouble formidable occasion de mettre tous les contrats européens avec la russie sur la table pour harmoniser un prix avec une capacité parce que nous sommes un très gros acheteur pour le gaz russe est ce qui est vécu comme une vulnérabilité pour nous si tout devait couper l'êtes aussi pour la russie qui ne peut pas du jour au lendemain changer la structure de ces pays peinent faut bien voir que le gaz qui fournit à travers les 'pipeline' c'est un gaz si vous n'avez pas d'autres pépins vers d'autres clients vous pouvez pas changer la route du jour au lendemain ce qui est très différent du gaz qu'on véhicule sous forme de gaz liquéfié vous pouvez jour au lendemain décider d'envoyer votre gaz liquéfié vers un autre terminal une question de route de bateaux c'est pas la même chose donc ça c'est la première chose sur les contrats existants pour nous permettre de mieux négocier de tirer les prix vers le bas d'avoir une meilleure sécurité par définition est juridiquement c'est une base volontaire puisque ce sont des contrats d'entreprises mais nous avons tous manifesté notre volonté de le faire à côté de ça il ya un deuxième levier et c'est là où vous avez vu parfois plusieurs pays aller vers d'autres nations pour négocier leurs propres contre 1 ça je les dis aux collègues ça n'est pas la meilleure manière parce qu on est tous en train de faire monter les prix et de se faire de la concurrence entre nous comme on doit de toute façon aller vers une diversification européenne c'est très pertinent que la discussion pour les nouveaux contrats avec des pays comme la norvège qui peut en fournir le qatar les états unis d'amérique la commission puisse faire masser négocier des volumes c'est bien meilleur pour nous volumes et des prix vous avez d'ailleurs vu les prémices de cette méthode dans la déclaration de presse conjointe entre la présidente federline et le président biden parce que c'est exactement ce vers quoi on est allé dans 7 10 voilà donc assez le début c'est une et c'est une percée parce que c'était pas possible la commission n'avait pas droit de il n'y a pas de limite 3 ces volontaires pour les entreprises qui ont déjà des contrats et 4 il ya deux types d'achats groupés mettre autour de la table les contrats existants à renégocier ou à consolider et puis les nouveaux marchés merci à vous elle commence lundi le travail la commission en fait elle a déjà commencé de civils à marioupol vous nous avez dit que vous allez changer à ce sujet avec vladimir poutine vous envisagez visiblement des évacuations avec les autorités turques et grecques oui est-ce que vous pouvez nous en dire un petit peu plus à quelle échéance combien de personnes vers pas le pays alors le swing et s'est réfugié un peu plus de précisions étant donné la situation sur place bien sûr alors d'abord nous sommes en train de conduire il ya eu des discussions très concrète aujourd'hui avec le maire de mario paul et et toutes celles et ceux qui sont présentes côté autorités ukrainiennes on le fait en transparence et en lien évidemment avec le président céline ce qui est des autorités ukrainiennes ensuite nos propres équipes qui se coordonnent et nous allons ensuite négocier avec la partie russe j'espère pouvoir engager le maximum de parties prenantes dans cette opération donc le plus vite le mieux nous nous mettons en capacité de le faire dans les tout prochains jours c'est donc j'aurai sur cette base là je pense d'ici 48 72 heures au maximum une nouvelle discussion avec le président poutine pour bien en arrêter les détails et sécuriser les modalités voilà mais pour moi c'est comme vous l'avez compris l'un des points les plus urgents et c'est ce que je crois notre devoir merci à tous bonne soirée à vous merci merci beaucoup et pardon pour les graphiques lointain