Le RN « joue avec le Premier ministre depuis quelques jours »
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour Frédéric Valtou, merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation député Horizon de S etmarcien ministre de la santé. On est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représentée par Stéphane Vernet de l'Ouest France. Bonjour Stéphane.
Bonjour Orian. Frédéric Valtou. Bonjour.
Bonjour Frédéric Valtou. Michel Berni a donc fait le choix de déclencher le 493. Deux motions de censure ont été déposées dont une celle de la gauche qui a toutes les chances de passer avec les voies du Rassemblement national.
Est-ce que ce matin vous pensez encore pouvoir éviter la censure ? vu l'ambiance hier à l'Assemblée nationale et vu les déclarations qui se succèdent depuis, je pense qu'il faut être assez réaliste. Maintenant, je pense que le premier ministre jusqu'au bout va essayer de dialoguer puisque c'est son état d'esprit, il l'a dit, il l'a redit.
Il l'a dit même en montant à la tribune. On savait hein que de toute façon, on n'allait pas échapper à un 493. L'affaire était écrite depuis le début de la discussion budgétaire parce que infiner dans une assemblée qui n'a toujours pas de majorité et ça c'est une vraie depuis 2022 il y a un moment et des oppositions qui en plus ont joué un peu en tout cas pour le Rassemblement national ont joué un peu avec le premier ministre notamment ces derniers jours.
Ah je je je soutiens ou je soutiendrai pas, je m'abstiendrai ou je m'abstiendrai pas, voilà mes lignes rouges, voilà ce que j'obtiens. Enfin bon, on on jouait un peu avec lui. On on voit bien qu'aujourd'hui la l'affaire a grandes chance d'être enclenché.
Parce que Bruno Raillo ce matin, il dit qu'il fait le pari qui parviendra que gouvernement parviendra à éviter la censure. Pour vous, c'est un paris perdu. Bah déjà, il y a une chose, il y a un fait qui est qui est qui est qui est que le le PLFSS qui est de toute façon en jeu, le budget de la sécurité sociale qui est en jeu, c'est un budget social tel qu'il a été arrêté par la commission mix paritaire à la marge retouchée par le gouvernement pour ajuster les tableaux de chiffres.
Mais les grosses mesures y sont. Et et à partir du moment où où où madame Leen nous dit depuis 24 heures que finalement son ultime dernière ligne rouge et et demande c'est euh sur l'indexation des retraites, ça figure dans le texte et là euh le premier ministre ne peut plus nécemment l'enlever ou alors sauf à une contorsion qui serait dommageable politiquement. Pourtant vous venez de dire à l'instant que vous pensez que le premier ministre va essayer de dialoguer jusqu'au bout.
Hier à la tribune, il a dit je suis je suis allé au bout du dialogue. Est-ce qu'il a encore des choses à négocier ? Je suis pas dans le le secret des discussions, mais je je vous ai dit mon impression première, c'est que vu les déclarations et et et la situation aujourd'hui, non, je pense qu'on va droit vers une censure du gouvernement.
Ce soir, il sera au 20h de TF1 de France 2. Michel Bernier, qu'est-ce qu'il peut dire ? Qu'est-ce qu'il doit dire selon vous ?
Ben, je pense qu'il doit dire et répéter ce qu'il a d'ailleurs déjà dit, mais peut-être avec en trouvant des mots plus forts pour dire aux français que ces oppositions nous conduisent dans une impasse totale. Alors, j'irai pas jusqu'au catastrophisme de certains qui vous expliquent que la carte vitale ne marcherait pas. Je pense qu'il faut être sérieux et surtout les en a fait trop.
Il faut faut être sérieux et faut pas dire euh des carabistouilles aux Français. Euh je pense que euh par contre leur dire et leur expliquer que ces oppositions nous conduisent dans une impasse, ça c'est une vérité. Pourquoi ?
Pour une chose simple, c'est que finalement la la logique de la censure, c'est de censurer un gouvernement pour présenter une alternative. La logique euh de parlementaire euh et et bien c'est si une euh une une comment dire une une un bloc euh doit être remis en question euh et doit être condamné, c'est quelle est l'alternative ? Or aujourd'hui est-ce que l'alternative c'est euh un ralliment, une association, une coalition euh du rassemble national et de l'extrême gauche le crois pas et eux-mêmes le souhaitent pas et eux-mêmes l'envisagent absolument pas et c'est normal, c'est le jour et la nuit, le blanc et le noir, mais simplement qu'est-ce qu'ils ont comme alternative pour le pays ? aucune et c'est ça qui est qui est dangereux, c'est qu'en fait il joue avec les institutions, il joue avec le meur du temps, il joue en tout cas pour le Rassemblement national de manière très claire avec le premier ministre depuis quelques jours à dire finalement je prends, je prends pas, je demande ceci puis je demande en fait j'avais autre chose à demander, on l'a vu, ils ont obtenu la suppression de la taxe sur l'augmentation de la taxe sur l'électricité, ils ont Mais ça veut dire que le Michel Bernier est rentré dans le jeu.
Il aurait pas dû rentrer dans le jeu. Écoutez, à partir du moment où on dit qu'on est un premier ministre qui dialogue, il faut dialoguer avec tout le monde. Peut-être que ce qui a pêché, c'est que ces discussions là, il fallait les avoir le plus en amont possible et pas attendre les dernières 48 heures.
La vérité doit, on doit la vérité de dire que il y a peut-être eu dans ce marathon, dans ce moment budgétaire depuis fin septembre, on a manqué pendant de longues semaines d'une méthode qui nous aurait permis peut-être de trouver des points d'appui le plus en amont possible et plutôt que d'attendre les dernières 48 heures pour accélérer les discussions. mal négocié, il a mal géré. Michel Bernier, en tous les cas, quand on a commencé le le PLFS et il faut lui reconnaître qu'il a eu 15 jours ou 3 semaines pour le pour le faire, ce qui était une mission impossible et pourtant il l'a fait.
C'était une copie qui méritait d'être réécrite, lui-même l'a dit. Sauf que dans la réécriture, on a attendu de longues semaines pour que les choses s'enclenchent. Moi, je l'ai vécu comme président de la commission des affaires sociales euh à l'Assemblée nationale où c'est vrai que pendant longtemps les remarques que faisaient les uns les autres le euh le groupe euh de de d'ensemble pour la République sur les exénérations de charge sociales, d'autres sur d'autres sujets, on a mis de longues semaines avant d'avoir des interlocuteurs ou euh une réaction de la pas aidé à l'intérieur du socle commun, il y a eu beaucoup de divisions à l'intérieur du socle commun ce budget de la sécurité sociale.
Est-ce que vous êtes aussi un peu autosabordé ? Il y a pas eu beaucoup de divisions. On a réussi avec nos amis sur liquidation.
Il y a eu beaucoup de divisions à l'intérieur. Il y a eu beaucoup de discussions. Il y a eu beaucoup de discussions mais le principe d'un budget qui est dont on vient dire et le premier ministre l'a fait en en premier lieu que de toute façon tout était à réécrire.
À partir du moment où les économies étaient à l'arrivée, il était preneur de toutes les idées. Il est normal que chacun ait des choses à dire sur les mesures proposées comme sur d'autres mesures et des propositions ont été faites ici même au Sénat. On a proposé les 7 heures euh de solidarité.
Le premier ministre en a pas voulu, mais on peut pas dire qu'on ait manqué de proposition euh dans les deux chambres. Donc ce que je veux dire, c'est que le consensus est possible et que les hommes et les femmes de bonne volonté savent se retrouver. En CMP, on a eu un un accord la commission mix paritaire, on a eu un accord sur la loi de financement de la sécurité sociale.
C'était pas arrivé depuis 14 ans entre les sénateurs et les députés. Et on a eu 7h30, je la présidais donc je peux vous le dire, on a eu 7h30 de débats apaisés, constructif avec bien sûr des oppositions et je pense aux députés d'extrême gauche et d'extrême droite qui étaient résolument contre. Mais n'empêche que on a eu des débats, on a su trouver des des chemins de passage.
Demain, il va falloir parce que de toute façon, il faut qu'on stabilise les institutions du pays. Il va falloir qu'on trouve effectivement une majorité ou en tout cas une coalition qui soit la plus majorité sur demain avec Stéphane dans quelques secondes mais juste sur ce qui s'est passé sur l'aide médicale d'État. Est-ce que vous auriez suivi vous Horizon, le premier ministre sur la baisse sensible de la prise en charge de l'aide médicale d'État ?
Tout tout est dans les mesures et pas simplement que dans les mots et sur cette aide médicale d'État dont le ministre de l'intérieur est arrivé en fondfarrenant qu'il allait la remettre à plat. Le premier ministre dans les jours qu'on suivit on dit qu'il est était hors de question. Donc on voyait bien que la la la philosophie du gouvernement n'était pas stabilisée entre et puis d'autres au sein du gouvernement disaient très concrètement qu'ils n'en souhaitait pas.
Et donc quel aurait été le le point d'équilibre lorsqu'il aurait fallu venir déposer une réforme de laine médicale d'État devant le Parlement. Je n'en sais rien mais quand vous avez lu dans le Figaro, vous Horizon, on sait qu'Édouard Philippe il était pas pour qu'on touche à la ME. Quand vous avez lu dans le Figaro euh Michel Barnier dire baisse sensible de la prise en charge de l'aide médicale d'État, comment vous avez réagi ?
Et ben c'est sans doute pas un bon signal et ce qui montre bien qu'en fait en terme de méthode à partir du moment où il y a pas de contrat de coalition qui est d'ors et qui est défini en amont on ne peut pas naviguer au fil de l'eau selon les textes et se dire que au fur et à mesure des réformes on va trouver tel ou tel dire que le socle commun il était bancal qu'il aurait fallu un vrai contrat il y a sans doute mais peut-être que le calendrier budgétaire ne lui a pas permis à Michel Barnier de de procéder comme ça mais il aurait fallu poser une méthode effectivement réunir tous les partis de gouvernement et parce que de toute façon Tout faudra le faire et vous allez voir que et moi je souhaite et je sais qu'orison on le souhaite et on poussera dans ce sens-là. Édouard Philippe le dit depuis juillet 2022. Rappelez-vous juillet 2022, Eddard Philippe est le premier à dire il faut d'abord qu'on prenne le temps de discuter d'un contrat de gouvernement.
Ça pourra prendre quelques jours, quelques semaines si ça prend jusqu'à la rentrée en étant en 2022. Pourquoi pas ? Mais il faut qu'on stabilise une feuille de route.
Bon, on n pas été entendu et à l'époque, il disait même il faut l'ouvrir au LR. finalement 2024 euh le le le socle commun se se s'agrège avec les les républicains, mais on n toujours pas travaillé à une feuille de route et on en voit bien aujourd'hui passer les le le les textes budgétaires. On aurait bien vu à partir de janvier que finalement sur la ME, sur d'autres choses, on ne s'était entendu en amont sur rien.
Et bien, il faut sans doute pas se tromper cette fois-ci et il faut que le premier ministre ou la première ministre qui va être désignée dans les prochains jours par le président de la République, si jamais effectivement Michel Barnier renversé, on est dans les S et bien et travaille à cette à ce contrat de de gouvernement. C'est une méthode qui a manqué deux fois en 2022 2024. Si on pouvait éviter une troisème fois, ça serait très bien.
On le souhaite enfin par des partis de gouvernement. et Édouard Philippe et et nous avec, c'est-à-dire les candidats horizon, on a tous fait campagne en disant que euh il fallait sans doute après législative de de de juin juillet travailler différemment et ouvrir autant aux républicains ce qui a été fait que aux socio-démocrates, c'est-à-dire ces socialistes ou ces femmes et ces hommes de gauche qui aspirent à montrer et à démontrer qu'ils sont des des élus de de gouvernement. pour vous retrouver la stabilité et sortir d'une crise politique qui la crise politique qui se dessine pardon mais je le redis le RN a une alternative stable à proposer à l'Assemblée nationale.
LFI et les partis et ses partis frères ont une alternative stable à proposer à l'Assemblée nationale. Non et ensemble encore moins. Et donc on va vers de l'instabilité ce qui est évidemment jamais bon et amènera effectivement sans doute à des tensions économiques.
Vous êtes en train vous êtes en train de nous dire en même temps que se tourner à nouveau vers la droite, choisir un un premier ministre qui viendrait des républicains et qui serait pas capable de de de d'aller vers cet élargissement là, ça servira à rien, même cause produisant les mêmes effets. On en reviendra à un blocage. Il faut aller vers des personnalités qui sont susceptibles de réunir la gauche.
Oui. De réunir la gauche, ça me choquera pas. le dit, je le redis depuis juin 2024, c'est le cit quel ?
Bon, moi je veux pas faire du du de de je Est-ce que le sole commun, il a encore un sens aujourd'hui ? Est-ce que dans le futur gouvernement, il y aura encore un socle ce socle commun là ? Je je ne sais pas puisque là on est vraiment dans l'extrapolation totale puisque on ne sait même pas qui pour sivernier va être renversé et et qui pourrait le remplacer. simplement il faut donner de l'assise, de la stabilité, il faut élargir le plus possible euh à socle commun ou je sais pas comment on pourrait l'appeler, j'ai jamais là s'appelle une coalition un socle commun.
Donc une coalition minoritaire, est-ce qu'elle peut devenir majoritaire en agrégeant euh des personnalités du parti socialiste ? Enfin, il y a un moment, il faut aussi que le Parti socialiste, il faut que je l'espère, je l'espère. Écoutez, on a travaillé depuis 3 mois ensemble et et franchement je le vois moi sur les le PLFSS, mais c'est pas une masse à faire le PLFSS he c'est 662 milliards, c'est beaucoup plus important que le budget d'État.
Je veux dire que il s'y décide des choses qui sont majeures. Bon, on a travaillé main dans la main avec la majorité euh sénatoriale qui est largement composée des républicain avec un rapporteur à l'Assemblée nationale qui est lui-même républicain. On y a pas eu la la l'épaisseur d'une feuille de cigarette entre nous parce que effectivement il y a la conscience que il fallait donner de la stabilité et des mesures sociales et et pour le pour le pays.
Et donc on peut reproduire cet exercice avec des hommes de gauche. Enfin, il y a un moment il faudra que le parti socialiste sorte d'une certaine ambiguité. C'est pratique de se cacher derrière lesfill.
C'est pratique de se de se mettre à l'ombre d'fi et d'être dans la roue d'fi. Mais est-ce que c'est ça le parti socialiste demain ? Est-ce que monsieur Hollande, est-ce que d'autres euh c'est à eux aussi de s'exprimer la situation peut être grave à partir de demain soir et donc à partir de là, il faut que chacun prenne ses responsabilités et d'ici réellement, il est toujours un parti de gouvernement, c'est-à-dire capable de concession.
Vous savez, les concessions n'est jamais gagnant à 100 %. Et le PLFS, moi je trouvais pas la copie incroyable, hein, franchement. Mais il y avait la la au moins le bénéfice d'avoir un PLFS, un projet de loi de financement de la CQ qui permettait de contenir le déficit parce que là on a on on le peut-être on le dit pas assez mais on devait arriver à un déficit de 18 milliards alors qu'il était de 16 cette année.
Donc vous voyez, on aggravait quand même un petit peu le déficit. Ça veut dire que on ne serrait pas la vis violemment sur les dépenses sociales. Simplement au fil le scénario au fil de l'eau, c'est d'arriver à 28 milliards.
Si jamais on ne faisait rien pour 2025, ce qui va être le cas si on adopte pas le PLFSS, c'est 28 milliards de déficit en 2025, c'est-à-dire un quasi doublement du déficit de 2024. Ça c'est grave. Est-ce que vous pouvez nous expliquer très concrètement ce qui se passe si le gouvernement est censuré ?
Il y a il y a plus de PFS, il y a pas de budget de la CQ. Ça veut dire quoi ? Et ben c'est ce que je suis en train d'expliquer ça.
Au-delà des économies, il y a ça c'est des grands chiffres mais pour les gens veut dire quoi pour les Français qui nous regardent c'est quoi les conséquences ? Attendez le le alors contrairement faire un peu technique une seconde mais une seconde vraiment contrairement au au à la loi de finance de l'État qui autorise l'État à prélever l'impôt là on on on fixe des règles sur les cotisations sociales sur la distribution des des pensions de retraite sur la location chômage et et et tout ça sur les aides diverses et variées. Euh donc on fixe des règles mais on on on donc on la machine va continuer à fonctionner mais elle va continuer à fonctionner sur les règles de 2024.
C'est-à-dire que l'emballement des dépenses que l'on a connu en 2023-2024, l'emballement des dépenses sociales que l'on a connu depuis 2 ans et qui s'est accéléré en 2024 va donc continuer voir s'amplifier en 2025 et les règles qui étaient là pour contenir les dépenses en 2025 qui étaient dans le PFS ne s'appliqueront plus et donc on va passer d'un déficit je le redis de de 16 milliards en 2024 à sans doute 28 milliards. Il aussi un certain nombre de promesses ou de mesures qui étaient prévues. Je pense par exemple à la facilitation du du cumul emploi retrait pour les médecins pour contre les déserts médicaux.
Ça c'est par exemple ça c'est c'est fini par exemple. Oui. Sur pour accompagner les médecins qui voulaient dans le dans une carrière reprendre j'allais dire le le le reprendre le stéthoscope et et continuer à travailler après l'âge de la retraite.
Effectivement ils ont avoir des des mesures fiscales. Millions pour les épathes par exemple pour les il était pervu d'améliorer la retraite des agriculteurs. En ce moment les agriculteurs ils ont besoin qu'on leur dise notre confiance.
Ils ont besoin qu'on les qu'on leur qu'on leur montre effectivement que on les accompagne dans la difficulté de leur quotidien. Il y avait à l'initiative d'ailleurs des professionnels la demande effectivement de recalculer les années de retraite agricole sur les 25 meilleures années, c'est-à-dire finalement d'appliquer un peu le le droit commun, on va dire pour faire vite aux agriculteurs. Ça c'était dans le PLFS.
Et ben c'est fini. Si jamais il est pas adopté, terminé sur la retrait des adultes, il faut aussi ça peut pas être rattrapé dans l'année à venir assez rapidement ou s'il y a une majorité pour voter euh euh Ah bah il a oui et pour un moment il y a des mesures faut trouver des majorités enfin des majorités en tout cas faut trouver des voies de passage pour arriver à les faire adopter. Ex la retraite des agriculteurs.
Voilà Stéphane. Ouais. L'autre l'autre conséquence, c'est que s'il y a plus le temps qu'il y a plus de s'il y a plus de gouvernement s' a plus de gouvernement à temps, il y a plus de membres du gouvernement qui peuvent qui peuvent siéger au banc pendant les travaux parlementaires.
Ça veut dire que tous les travaux parlementaires s'arrêtent. Ah oui. Alors moi qui est maintenant qui qui ai eu cet été une expérience de 7 semaines de ministre des missionnaires, c'estàd la plus belle expérience avec les autres membres du gouvernement bien sûr de la 5e République.
Non, je lis ça avec un petit sourire mais ce que je veux dire c'est que j'ai bien vu comment ça fonctionnait. C'estàd effectivement on peut continuer à travailler dans les commissions puisque c'est votre question comme on travaille à l'assemblée. On peut continuer à travailler dans les commissions mais on peut plus travailler en présence du gouvernement puisquil y a plus de gouvernement.
Des ministres démissionnaires qui assurent les affaires courantes sont des ministres qui ne peuvent pas aller représenter le gouvernement devant la représentation. Donc ça veut dire plus de travaux dans l'hémicycle, c'est-à-dire effectivement le temps qu'un gouvernement soit à nouveau nommé euh un travail parlementaire à l'arrêt. Bon durer cette on a fait ça cet été, c'était pas très grave parce que tout le monde était en vacances, il y avait les JO et de toute façon il y aurait pas eu de de réunion de du parlement, c'était cet été.
Mais simplement là maintenant c'est différent. On a besoin de d'avancer, on a besoin de réformer, on a besoin de budget, je le redis. Donc ça effectivement on va pénaliser les Français à infinés.
Et ça c'est dommage. C'est dommage parce que je le redis, il y a pas d'alternative à euh à la crise que l'on provoque. C'est juste comment dire un peu c'est il y a un côté baltraap.
Euh on est dans le certains sont dans le baltraap, on tire le gouvernement mais on propose rien d'autre. Juste une précision, on on reparle de de d'un gouvernement technique. Les choses reviennent sur la le terme revient sur la terre.
Ça voudrait dire quoi ? C'est quoi un gouvernement technique ? En quoi est-ce que ça en quoi est-ce que ça permettrait de sortir de la crise ? un gouvernement technique, je sais pas ce que ça veut dire parce que un ministre il prend ses responsabilités ou alors si c'est un ministre qui se cache parce qu'il serait pas gouverne.
Ça veut dire que c'est pas un bon c'est pas un bon Non mais je sais pas ce que ça veut dire un gouvernement technique. Ça peut des techniciens qui assumment des fonctions politiques. Ça il y en a eu par le passé et des grands noms mais mais sinon je sais pas ce que ça veut dire.
Donc je pense par contre ça peut être un gouvernement resserré. Ça c'est ça peut être un gouvernement resserré qui effectivement autour de dizaines douzaines, j'en sais rien euh ministre effectivement se concentre sur trois quatre réforme et c'est là le contrat de gouvernement peut-être qu'il faut travailler. C'est dire on va pas tout changer parce qu'il va falloir attendre 2027 pour redonner du souffle de l'élan et redonner la légitimité non seulement parce que il y aura une élection présidentielle mais derrière il y aura une élection législative.
Mais en tout cas en attendant il faut tenir. En attendant personne n'a gagné d'une crise institutionnelle. En attendant faut faire des compromis.
On n pas l'habitude mais faudrait qu'on y arrive. On a raté le coche en 2022, on n' pas bien amorcé le virage en 2024 en juillet en tout cas. Donc là maintenant, il faut qu'on réussisse et ça peut être trois quatre mesures, pas plus pour l'économie, pour le budget, pour euh euh quoi les trois quatre mesures ? pas à moi de le le décider mais on a une crise agricole donc il faut sans doute accompagner la mutation de notre agriculture surtout à un moment où se discute encore et le mercure et sur lequel la France va devoir dire fermement qu'elle est toujours opposée et le faire avec crédibilité sur le budget il faut que ça tourne et donc il y a il y a des équilibres à à trouver pour arriver à une copie budgétaire peut-être que sur les institutions.
Peut-être que sur les institutions autour de la décentralisation du mode de scrutin. peut-être mais peut-être que là il y a effectivement une mesure qui viendrait tirer la conséquence aussi de ce sont nos institutions. Est-ce que la solution de crise c'est pas la démission d'Emmanuel Macron ?
Non mais non mais clairement non. On résout pas une crise en ajoutant la crise à la crise. Le président de la République, il est légitimité pour 5 ans.
Il a été élu en 2022 parce que il y aurait à l'Assemblée nationale, au sein de l'Assemblée nationale, parmi les groupes que les Français ont envoyé l'Assemblée nationale, c'est pas Emmanuel Macron qui a nommé les députés qui sont là. Ce sont les Français qui nous ont envoyé là. Donc les Français n'ont donné la majorité à personne.
Emmanuel en 2022, Manuel Macron leur a reposé la question en 2024. Alors un peu, on peut discuter, c'était le moment, pas le moment et de sa mais il leur a reposé la question. les Français n'ont toujours pas donné de majorité à aucun groupe.
À partir de là, c'est à notre de notre responsabilité de trouver des éléments de stabilité et une posture de stabilité. Donc c'est pas en en en en demandant au président de la République de partir qu'effectivement on ne calmera euh le jeu institut au pardon, c'est aux députés de montrer qu'ils sont on va dire adultes et qu'ils sont capables en tous les cas de proposer des solutions de stabilité aux français. Peut-être qu'il faut redire aussi que la dissolution elle est pas elle peut pas intervenir avant 1 an.
Donc de toute façon qu'il y a un nouveau président, un nouveau chef de l'État ou pas de toute manière il y aura pas de dissolution avant au mieux avant juin 2025. C'est effectivement aussi un argument toujours pas de majorité donc ça changerait rien. Ça ne résoudrait rien.
Non, ça ne résoudrait rien si je vous dis çaajouterait la la crise à la crise. Enfin si on avait voulu que le président procède de la situation à l'Assemblée, on serait resté dans la 4e République et on aurait empêché le général de Gaulle de faire cette élection de suffrage universel. En plus, la question la question qui se pose immédiatement après, c'est compte tenu des circonstances et de la situation actuelle, si on allait à la présidentielle aujourd'hui, à votre avis, qui la gagnerait ?
S'il fallait voter pour un nouveau président de la République ? Mais je vais pas rentrer là-dedans. Moi, je défends un candidat qui de plus en plus a de plus en plus de chances effectivement d'être de de de d'être chef de fil de la de la droite.
Je Mais on entend pas pourquoi Édor Philippe est rest silencieux pendant cette année ? Il pas silencieux, il est pas silencieux. C'est ça.
Ça c'est un Non mais ça c'est une petite musique qu'il faut qu'il faut qu'il faut tordre. Il est pas silencieux. Regardez ne serait-ce que ces deux dernières années à chaque fois qu'il y a eu une crise, à chaque fois qu'il y a eu un débat un peu dur que ce soit sur les retraites que ce soit sur la première campagne dégislative en 2022 après les présidentiel que ce soit pendant.
Oui mais attendez la crise elle date d' elle date d'hier après-midi. Non ça effectivement vous le voyez pas courir les plateaux de de télévision pour aller commenter ce qu'a dit monsieur Mélenchon ce que madame Le Pen et cetera. Non, ça effectivement mais ça et tant mieux et tant mieux.
Pourquoi tant mieux ? Tant mieux parce que on a pas besoin va dire on a pas besoin d'un commentateur de la vie politique. On a besoin de quelqu'un qui porte une vision qui entraîne des hommes et les femmes dans son sillage qui représente une alternative crédible pour les aux yeux des Français.
Vous allez l'entendre, vous allez l'entendre certainement dans les prochains jours parce que je le redis à chaque moment où il y a eu une crise, il a dit ce qu'il en pensait, il a pris position, il s'est mouillé et donc de ce point de vue-là les médias aimeraient toujours plus. Mais il n'empêche que trouvez-moi la crise pour dire est-ce que lui pourrait participer à la création d'un nouveau socle commun ? Ben, il le souhaite.
Non, mais attendez, la cohérence veut que effectivement il reste totalement aligné sur les positions qu'il a déjà défendu, je le redis et en juillet 2022, enfin juin 2022 quand il y a eu le le le le l'après première législative et en en juillet 2024 lorsque on a vu l'assemblée qui sortait les urnes l'été dernier. Et donc, il a toujours plaidé pour effectivement que les les hommes et les femmes de bonne volonté et qui sont républicains et qui partagent les mêmes valeurs républicaines soient capable de s'entendre sur un programme minimum. Ah ! pour mais pour au moins stabiliser les institutions, permettre aux Français d'avancer sur les sujets qui sont les sujets du moment et qui sont les sujets lourds et et derrière ne pas bloquer le pays en attendant effectivement l'élection présidentielle qui est le scrutin roi, on va dire ou l'élection reenque.
Merci Frédéric Valou. Merci beaucoup d'avoir été notre invité la une de Wouest-France Stéphane le gouvernement face à l'ascensure après le 493. Merci Stéphane, à la semaine prochaine et tout de suite, c'est l'heure de notre débat dans le club. [Musique]
Marine Le Pen