20 heures : [émission du 20 février 2009]
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 30 %Défensif 60 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:45OuverteRéponse partielle
Est-ce que l'on peut être optimiste ce soir ? Et quel est l'état d'esprit des différents partenaires ?
- 2:29OuverteRéponse partielle
Comment tout cela a été perçu ces dernières heures ?
- 11:18OuverteRéponse directe
La Guadeloupe et les dom-toms. Est-ce que vous avez l'impression que Nicolas Sarkozy a trouvé les mots et a pris les mesures qui conviennent ?
- 12:16RelanceRéponse directe
Vous êtes en opposition radicale à Nicolas Sarkozy. Est-ce qu'aujourd'hui il n'y aurait pas une solidarité pour vous à ne pas tout critiquer sans arrêt ?
- 12:35OuverteRéponse directe
Vous croyez toujours en votre destin ? Vous pensez toujours que vous pourrez un jour être président de la République ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:16PrésentateurFait
« François Fillon s'est félicité de la reprise du dialogue lors du premier conseil interministériel d'Outre-mer. »
- 2:38PrésentateurChiffre
« 580 millions d'euros pour l'Outre-mer, dont une prime sur les salaires, a négocié avec le patronat. »
- 10:52Locuteur non identifiéFait
« On a laissé filer les déficits pendant tellement longtemps. On a des montagnes de dettes qu'aujourd'hui on n'a plus les moyens de mobiliser les sommes qu'il faudrait pour une action énergique dans la crise. »
- 11:01Locuteur non identifiéFait
« Tous les soirs on allume la télévision, tous les soirs il y a le président de la République, et tous les soirs il vous dit qu'il a trouvé des centaines de millions, des milliards, des dizaines de milliards, des centaines de milliards. »
- 11:11Locuteur non identifiéFait
« Personne ne dit comment on va les payer. Or, il n'existe pas de dettes qu'on ne doive assumer un jour ou l'autre. »
- 11:26Locuteur non identifiéFait
« Non, pour l'instant c'est du saupoudrage. Alors on tente de faire croire que ça va être les 200 euros, et après tout tout le monde souhaite la paix civile et la fin de la grève et des risques qui vont avec. »
- 14:34InvitéFait
« Notre groupe a commis des fautes graves. Notre système de contrôle interne a failli. Et même pire, certains dans notre banque cultivent une politique d'indifférence par rapport aux lois internationales. »
- 14:40InvitéFait
« Certains de nos employés, malheureusement, ont aidé des citoyens américains à frauder le fisc. »
- 15:06InvitéFait
« Cette transmission d'informations ouvre une brèche dans le secret bancaire suisse, quoi qu'en disent les plus hautes autorités. »
- 21:52Locuteur non identifiéFait
« J'ai l'impression d'être un criminel. Même ma mère ne sait pas où je me trouve, chaque jour. »
- 22:03PrésentateurFait
« Depuis le 1er janvier, les sportifs professionnels doivent aller sur Internet pour annoncer leur programme des 3 mois à venir. »
Temps de parole
- Présentateur74 %
- Invité5 %
- Locuteur non identifié5 %
- Invité 24 %
- Invité 34 %
- Invité 43 %
- Invité 52 %
≈ 1,6 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Il est 20h, bonsoir à tous. Voici les titres de l'actualité de ce vendredi. C'est l'heure de la reprise des négociations à la Guadeloupe. Alors, constructive ou pas, au lendemain de l'intervention de Nicolas Sarkozy, François Fillon en appelle au patronat. A noter que la nuit dernière a été assez calme sur l'île. Victime de son succès, le Livret A a attiré 5 millions de nouveaux fidèles depuis le 1er janvier 2009. La raison, sa distribution par d'autres banques. Le problème, les Français en possèdent parfois deux et c'est une infraction fiscale. La vie chère, comme on dit désormais, profite au hard discount face au supermarché classique.
Les chaînes à bas prix ont encore gagné, vous le verrez, des parts de marché. Reportage et témoignages à suivre. La polémique du jour, et doit-on parler d'atteinte à la vie privée des sportifs ? Nadal, Tsonga ou encore Michel Platini regrettent publiquement l'intrusion des contrôles antidopage inopinés. Nous verrons en quoi consistent ces tests. Nous plongerons également à 1000 mètres de profondeur en Méditerranée pour y découvrir l'épave d'un curassé français qui avait été torpillé en 1917 par un sous-marin allemand. Enfin, les premières images d'un film très attendu. Il ne sortira que le 13 mai prochain en France. La trilogie littéraire Millenium a attiré 7 millions de fans dans le monde.
Combien seront-ils pour la version cinéma ? Extrait à découvrir tout à l'heure. Bonsoir à tous. Merci d'être avec nous. On commence ce journal par les négociations qui doivent débuter justement à 20h. Ce soir, à la Guadeloupe, les partenaires sociaux, le LKP, qui donne le la depuis plusieurs semaines à la mobilisation, a accepté de se remettre à la table des discussions. Alors vont-ils trouver une solution après un mois de grève qui aura paralysé l'île et révélé de nombreux problèmes ? Direction Pointe-à-Pitre. Bonsoir, Valérie Lerouge. Est-ce que l'on peut être optimiste ce soir ? Et quel est l'état d'esprit des différents partenaires ? Je crois qu'on ne vous entend pas, Valérie.
Un petit problème de son. On essaiera de vous retrouver un petit peu plus tard. Alors cet après-midi à Matignon, François Fillon s'est félicité de la reprise du dialogue lors du premier conseil interministériel d'Outre-mer. Le premier ministre a clairement appelé le patronat à faire des propositions d'augmentation de salaire. Hier soir, c'est le président de la République qui avait pris la parole sur RFO, annonçant qu'il débloquait une enveloppe de 580 millions d'euros. Alors comment tout cela a été perçu ces dernières heures ? Sur place, Romain Messy. Un mois qu'ils attendaient la parole présidentielle.
Alors hier, les Guadeloupéens étaient dans la rue pour écouter les propositions de Nicolas Sarkozy. 580 millions d'euros pour l'Outre-mer, dont une prime sur les salaires, a négocié avec le patronat. Afin de permettre au total une amélioration du pouvoir d'achat. A l'arrivée, les réactions sont mitigées.
Ça ne change rien pour l'Estat, c'est du blabla, quoi. Je pense que c'est insuffisant. Sérieusement, je pense que c'est insuffisant, parce que le problème est plus beau fond.
On est toujours dans une approche un peu commerciale, où on juxtapose des mesures, des propositions, et pour faire effet de mousse, mais dans le fond, la question n'est pas vraiment traité. Après le discours, l'heure du dégel. Accompagné par des milliers de sympathisants, les porte-paroles du collectif LKP renouent le contact avec les médiateurs et le patronat. Mais pas question d'appeler à la reprise du travail.
Il n'y a rien eu. Ce qu'ils nous ont proposé, c'est une connerie. Pour l'heure, la proposition, nous sommes particulièrement flous.
Seule avancée, la reprise dès ce soir des négociations, interrompue depuis huit jours. En attendant, certains magasins ont rouvert ce matin en Guadeloupe, signe d'une atmosphère un peu plus détendue. Cela fait donc désormais un mois que la Guadeloupe vit cette crise. 20 janvier, 20 février. Écoutons ce soir les témoignages de plusieurs habitants de l'île. Comment s'organisent-ils face à cette situation ? Reportage sur place, Loïc Delamornay, Océan Grenier et Guillaume Michel. Coup de chaud, soudain, vers 21h. Ces commerçants et chefs d'entreprise apprennent que de jeunes émeutiers sont en train de se regrouper vers la marina pour saccager leur magasin.
Seule solution pour y arriver à temps, le hors-bord. C'est en bateau qu'ils pourront le mieux contourner les barrages. Approche silencieuse. Au loin, le bruit des flashballs de la police.
Des cadenas, oui, de chaque côté.
Plus de peur que de mal, les policiers ont finalement repoussé les casseurs. Le lendemain, Carlos Beccar commence à être lassé du blocage. Au début, pourtant, ce chef d'entreprise métropolitain installé en Guadeloupe depuis 15 ans comprenait les revendications des grévistes.
Je pense qu'il y aura des traces entre les communautés, entre les différents secteurs sociaux que vous avez en Guadeloupe. et je pense qu'on mettra beaucoup de temps. Et dans le tourisme aussi, quand on avait eu, il y a quelques années, des gros soucis dans le tourisme de grève, on a mis plus de 3 ans à faire revenir des gens. À Pointe-à-Pitre, les lycées sont complètement fermés.
Pourtant, les cours continuent et c'est dans la campagne qu'on en trouve la source. Le proviseur adjoint du lycée Bambridge a fédéré les professeurs autour d'un site internet. Il est accessible à 12, 600 élèves s'y connectent chaque jour.
D'une manière générale, l'enseignant suit la progression de ses élèves à travers des cours qu'il met en ligne et que les élèves doivent remettre des exercices en rapport avec le cours, bien entendu.
Donc ils remettent des exercices par mail, ils envoient des mails ?
C'est ça, par mail, bien entendu. Donc ça permet au professeur d'avoir un suivi.
Sur sa terrasse, le proviseur adjoint a improvisé une salle de révision pour les lycéens du quartier. Qu'est-ce que vous préparez là, vous, cette année ?
Cette année, nous, le bac. Donc, voilà.
À l'heure actuelle, il ne reste plus que trois barrages purs et durs sur l'ensemble de l'île, en plus de quelques barrages filtrants comme celui-ci. Quelques stations-service et quelques commerces ont déjà rouvert. Il semblerait qu'on se dirige vers une fin du blocage, mais c'est une information à prendre encore au conditionnel. Voilà donc pour la situation ce soir. Et nous reviendrons bien sûr sur tout cela si les négociations ont évolué durant ce journal. Un bon chiffre économique maintenant, et c'est assez rare en ce moment, c'est celui des prix à la consommation qui ont une nouvelle fois baissé ce mois-ci, moins 0,4%, soit une hausse de 0,7 depuis un an, la plus faible depuis 1999.
Et les consommateurs ont pu profiter des sols ces dernières semaines. C'est aussi l'une des raisons de la baisse des prix. Mais la question de la vie chère, du pouvoir d'achat, reste bien sûr au cœur des préoccupations des ménages. Preuve en est, le succès grandissant des hard discount. Les chaînes à bas prix ont encore gagné des parts de marché en France. Portrait de consommateurs aujourd'hui à Châtellerault avec Anne-Guy-Épée et Alain Darigrand.
Gisleine et Magali, deux nouvelles clientes de ce magasin de hard discount flambant neuf.
Des clientes conquises par les petits prix et décomplexées.
Je pense qu'il y a des gens de toutes catégories. C'est moins bête de toute façon que de payer deux fois plus cher chez Leclerc. Oui, je vois. Karine, mère de trois enfants, avec un mari ingénieur. Sa priorité, cuisiner le moins cher possible. Là, c'est 7,15 euros au kilo. C'est du poulet, c'est des blancs de poulet. Et puis, en fait, pour six escalopes, j'en ai pour 5 euros. Et ça fait deux repas à la maison. Ici, pas de gadgets, pas de grandes marques qui risquent d'alourdir la facture. Si on vient avec des enfants, on n'est pas tenté d'acheter quoi que ce soit. Donc, on fait des commissions alimentaires, point. Il y a les inconditionnels du discount et les acheteurs nomades.
Parce qu'il y a des articles, effectivement, que je préfère dans d'autres magasins et d'autres ici.
Car la grande distribution traditionnelle garde ses adeptes. Plus de choix avec toutes les marques qui rassurent certains clients. On préfère acheter de la marque.
Pour vous, c'est plus sûr ? Personnellement, oui. Oui, oui, je préfère. Moi, je préfère les produits, pas spécialement de marque, mais pas le hard disk. J'ai du mal, franchement. La qualité n'y a pas à moi, je trouve.
Des enseignes qui tentent aussi de séduire avec une gamme de premier prix très attractif. Je prends le moins cher parce que j'ai déjà testé la qualité. Et puis, ça me convient parfaitement.
Une façon de retenir une clientèle de plus en plus préoccupée par les prix. Je vous le disais en titre, plus de 5 millions de livrets A ont été ouverts depuis le 1er janvier 2009. Les banques françaises ont donc réellement profité de son ouverture à la concurrence. Le problème est que parfois, certains particuliers ouvrent un nouveau livret sans avoir fermé l'ancien. Or, la loi est claire. Chaque personne ne peut être titulaire que d'un seul livret. Mais alors, que risque-t-on vraiment ? Fabien Chadeau et Mathieu Drojoux. Le livret A ne connaît pas la crise. Depuis le 1er janvier, toutes les banques peuvent distribuer le placement préféré des Français.
En deux mois, ils ont ouvert 5 millions de nouveaux livrets. 14 milliards d'euros collectés depuis le 1er janvier. Le placement fait donc toujours recette. Vous, vous trouvez que c'est un bon placement ? En tout cas, c'est tranquille.
Oui, c'est pas mal. Et puis en plus, on est libre. On peut venir comme ça en chercher le samedi avec la poste. C'est bien, c'est ouvert. Ah ben, 2%, c'est pas terrible. Mais enfin, au moins, c'est sûr.
Résultat, on compte 37 millions de détenteurs, alors que 45 millions de livrets sont en circulation, soit 8 millions de fraudeurs potentiels. Les personnes qui ont aujourd'hui plusieurs livrets A ne sont en aucun cas des fraudeurs. La plupart du temps, ce sont des gens qui se sont vus ouvrir un livret A lorsqu'ils étaient petits par leurs parents, sans vérification des banques. Ce sont des comportements de bonne foi, donc là, il ne faut pas tout mélanger. La loi punit la détention de deux livrets A. Vous risquez une amende qui représente 2% du montant déposé sur le deuxième livret A. Exemple, pour 2000 euros, il peut vous en coûter 40 euros.
A chaque ouverture, c'est à la banque de s'assurer que son client respecte bien la loi. On vérifie que la personne ne soit pas détentrice dans l'ivret A. sur une déclaration sur l'honneur dans le cadre de notre procédure de transfert complètement légale et réglementée. Une déclaration sur l'honneur, mais rien de plus en attendant la mise en place d'un système informatique de recoupement des données. Mais il ne sera pas opérationnel avant plusieurs mois. Autre chiffre économique du jour, et celui-ci n'est pas bon. A la Bourse de Paris, le CAC 40 a cédé aujourd'hui 4,25%. Il atteint son plus bas niveau depuis le 2 avril 2003.
Un contexte économique de crise, des tensions sociales multiples, et l'exécutif qui souffre dans les sondages. Voilà en tout cas un terrain fertile pour l'opposition. Après Martine Aubry, voici ce soir François Bayrou pour l'interview politique de ce vendredi. Véronique Saint-Olive et Franck Brisset ont rencontré le leader du Modem. Il a tout d'abord évoqué la dette du pays. On l'écoute. On a laissé filer les déficits pendant tellement longtemps. On a des montagnes de dettes qu'aujourd'hui on n'a plus les moyens de mobiliser les sommes qu'il faudrait pour une action énergique dans la crise.
Tous les soirs on allume la télévision, tous les soirs il y a le président de la République, et tous les soirs il vous dit qu'il a trouvé des centaines de millions, des milliards, des dizaines de milliards, des centaines de milliards. Personne ne dit comment on va les payer. Or, il n'existe pas de dettes qu'on ne doive assumer un jour ou l'autre.
La Guadeloupe et les dom-toms. Est-ce que vous avez l'impression que Nicolas Sarkozy a trouvé les mots et a pris les mesures qui conviennent ?
Non, pour l'instant c'est du saupoudrage. Alors on tente de faire croire que ça va être les 200 euros, et après tout tout le monde souhaite la paix civile et la fin de la grève et des risques qui vont avec. Mais ce n'est pas ça le sujet. Vous voyez bien qu'on n'a pas là de réponse à cette grande question. Comment fait-on une nouvelle organisation économique et sociale ? Peut-être économique, sociale, écologique aussi, parce que tout ça compte. Comment donne-t-on droit à l'identité ? Comment fait-on l'égalité réelle ? Tout ça n'a pas été abordé.
Oui, c'est bien que Nicolas Sarkozy aille sur place.
Il aurait dû y aller depuis longtemps. Si ça s'était passé dans un autre département français, s'était passé en Gironde ou dans les Pyrénées-Atlantiques, est-ce que vous vous imaginez qu'il n'en aurait pas dit un mot pendant sa conférence de presse ?
Vous êtes en opposition radicale à Nicolas Sarkozy. Est-ce qu'aujourd'hui il n'y aurait pas une solidarité pour vous à ne pas tout critiquer sans arrêt ?
J'oppose des valeurs à des valeurs, un projet à un projet. Je ne suis pas d'accord avec sa manière de gouverner.
Vous croyez toujours en votre destin ? Vous pensez toujours que vous pourrez un jour être président de la République ?
La question qui est la bonne, c'est est-ce qu'on peut trouver une autre manière de gouverner la France ? Ma certitude, c'est que oui. Et ma certitude, c'est que le pays va le demander. Et donc il faut qu'il y ait quelqu'un pour le proposer. Et si ça passe par ce temps de combat, c'est très bien. Parce que c'est deux combats dont on a besoin. Voilà pour la politique ce vendredi à suivre. Dans un instant, reportage sur le secret bancaire en Suisse qui va être levé pour la première fois. Et cela sous la pression des Etats-Unis. Image à 1000 mètres de profondeur à découvrir. Ce n'est pas le Titanic, mais le Danton à cuirassé français, torpillé en 1917.
Et puis Tsonga, Nadal ou Serena Williams se plaignent d'atteinte à leur vie privée. Mais de quoi s'agit-il ? Réponse tout à l'heure. Mais avant cela, un tabou qui vient de vaciller pour la première fois. Le secret bancaire suisse va devoir être levé par la banque zuricoise UBS suite à des pressions en provenance des Etats-Unis. Des clients américains rêvés d'anonymat afin d'échapper au fisc. Et bien 300 d'entre eux ont été démasqués. Mais la liste pourrait être bien plus longue. Sophie Brune, Denis Sébastien et Philippe Évec.
A Genève, les eaux du lac sont toujours aussi calmes. Mais la place financière suisse, elle, commence à sérieusement s'inquiéter. Le KUBS fait la une de la presse et les Genevois s'interrogent sur la sauvegarde du sacro-saint secret bancaire. Nous n'avons aucune richesse au niveau du sol. La seule richesse, entre guillemets, malheureusement, c'est comme ça, c'est le secret bancaire.
Ce qui nous fait encore un peu plus peur, c'est de voir que sous pression des Etats-Unis, la Suisse plie.
Une partie des banquiers suisses sont très attachés au secret bancaire. D'autres ont évolué depuis longtemps. Donc tôt ou tard, ça va tomber. A l'origine de cette polémique, la décision d'UBS de coopérer avec la justice américaine. Sous la pression, la banque a accepté de livrer les noms de 250 de ses clients qui ont échappé au fisc américain.
UBS, qui va aussi verser une amende de 780 millions de dollars, reconnaît cet or. Notre groupe a commis des fautes graves. Notre système de contrôle interne a failli. Et même pire, certains dans notre banque cultivent une politique d'indifférence par rapport aux lois internationales. Certains de nos employés, malheureusement, ont aidé des citoyens américains à frauder le fisc.
Cette transmission d'informations ouvre une brèche dans le secret bancaire suisse, quoi qu'en disent les plus hautes autorités. Le secret bancaire va rester intact.
Il est là pour protéger la vie privée des gens, mais pas pour permettre la fraude fiscale.
La justice américaine, en tout cas, ne compte pas s'arrêter là. Elle demande à présent à UBS de lui livrer 52 000 comptes secrets qui recèleraient près de 15 milliards d'actifs.
A l'étranger, toujours en bref et en image, en Israël, Benjamin Netanyahou a été chargé par le président Shimon Peres de former le nouveau gouvernement. Le chef de Kadima, Tzipi Livni, a, quant à elle, publiquement écarté toute participation de son parti à ce cabinet. Benjamin Netanyahou, qui a déjà placé l'Iran en tête des défis auxquels son pays est confronté. L'évêque Richard Williamson, lui, est devenu persona non grata en Argentine. Il y habite depuis 2003, mais les autorités du pays ont décidé de lui donner 10 jours pour trouver une nouvelle destination.
Les raisons invoquées, ces thèses négationnistes qui heurtent profondément, je cite, la société argentine, le peuple juif et l'humanité entière. Le Grand Format, ce vendredi, nous emmène en Inde afin de découvrir un village qui se veut idéal. Il est atypique, propre, sans alcool, sans cigarette. Les 400 habitants vivent en autarcie et ils ont dû longuement débattre d'un sujet. Fallait-il garder un poste de télévision dans le village ? Réponse en image avec sur place Arnaud Miguet et Dominique Marotel. Bienvenue à Shelkewadi, village pittoresque du sud de l'Inde où règne calme ordre et propreté. Ici, le visiteur est généralement accueilli par le bruit du balai.
Rien à voir avec le sens de l'hospitalité indienne, Shelkewadi s'enorgueillit d'être le village le plus propre du pays, alors tous les samedis, c'est grand nettoyage.
Ici, on prend autant soin de la propriété de la rue que de nos maisons et c'est quand même plus agréable de vivre dans un village propre.
Même les plus petits sont mis à contribution. 400 habitants, 3 rues, 60 maisons, décorées avec le plus grand soin, Shelkewadi s'est devenu le village idéal. Avant 2005, il n'était pas si différent des autres, mais un gourou est passé par là et a tout révolutionné. Ici, on ne fume plus désormais, on ne boit plus une goutte d'alcool et comme l'indique le panneau, il est désormais interdit de faire ses besoins à l'extérieur sous peine d'amende, 200 roupies ou 3 euros. Fait rarissime en Inde chaque maison à ses propres toilettes. Pour faire respecter ses règles, le Sarpanch, c'est-à-dire le chef du village, pas peu fier que sa communauté vive en autosuffisance.
Du piment au maïs, en passant par le riz, on produit tout ce dont on a besoin au village. Ici, on est à l'abri de la crise.
Ici, pas de crise, pas d'inflation, pas de fluctuation non plus des prix des produits pétroliers. Chaque maison est équipée de son propre dispositif pour faire du biogaz à partir de bousses de vache. Bref, à part savon ou dentifrice, quasiment rien ne vient de l'extérieur. Il est vrai que ces habitants ont la chance de vivre dans cette région tropicale bénie des dieux, sur une terre fertile où tout pousse en abondance comme la canne à sucre. Chacun est propriétaire de son lopin de terre, mais tout est mis en commun. Ils arrivent même à vendre le fruit de leur travail à la ville.
Ici, on est bien, la vie est agréable. Si j'étais en ville, ce ne serait pas pareil. Ici, on a tout ce dont on a besoin.
Autre révolution de ce village décidément bien atypique en Inde, le rôle de la femme. Ici, elle n'est pas exploitée et elle a même des droits.
Ici, les femmes ne restent pas cloîtrées au foyer. On peut sortir travailler et puis on est même propriétaire à 100% des maisons et de notaires.
Un seul point d'achoppement aurait pu troubler l'inquiétude de cet endroit. La télévision. Une minorité voulait l'interdire, mais face au tollé général, on y a finalement droit quelques heures par jour malgré l'œil réprobateur de cet ancien chef du village, un anti-cathodique convaincu.
Vous savez, les gens, si on les laisse regarder la télé toute la journée, ils perdent leur temps et puis ils subissent la mauvaise influence de l'Occident. Et ce n'est pas vraiment notre culture.
Shilke Wadi serait aujourd'hui l'endroit en Inde où les gens sont les plus heureux. Depuis 4 ans, il rafle tous les prix. Meilleur village, le plus propre, le plus joli. Un modèle dans cette Inde aux 600 000 villages où 70% de la population vit toujours dans les campagnes. Voici maintenant l'histoire d'un curacé qui ressurgit du passé. Le Danton est un navire français de la Première Guerre mondiale qui avait été coulé en 1917 en Méditerranée par un sous-marin allemand. Eh bien, son épave a été localisée et un robot nous livre ce soir les premières images de ce bateau qui repose depuis toutes ces années par 1000 mètres de fond. Frédéric Montaille, Sylvain Daubat. L'image rappelle le Titanic.
Surgit du passé et des profondeurs, voici le Danton, silhouette fantomatique. Ce cuirassé français repose par 1000 mètres de fond au large de la Sardaigne. Ses tourelles sont encore intactes et dans ses entrailles, cachées derrière les hublots, se trouvent les dépouilles de 296 marins morts au combat. 19 mars 1917. Le Danton est torpillé par un sous-marin allemand. A son bord, 1000 hommes. Le capitaine et les officiers refusent de quitter le navire en plein naufrage. Le bateau sombre en quelques minutes.
Ce qui serait intéressant, c'est de comprendre la vie des marins à bord d'un tel bateau. Vous savez, il a été abandonné très vite, en moins de 50 minutes. 800 hommes sont partis à la mer parce qu'il n'y avait plus de moyens pour mettre des bateaux de sauvetage à la mer. Et donc ce qui nous importe aujourd'hui, c'est cette part d'humains qui reste aujourd'hui piégée dans cette enceinte de fer. Et je pense qu'un jour ou l'autre, on sera amené à l'interroger.
L'épave a été découverte par hasard il y a un an, lorsqu'une société néerlandaise sondait la Méditerranée pour y établir un gazoduc.
Résultat, le tracé va être dévié d'une centaine de mètres, histoire de préserver cette précieuse archive sous-marine.
Voilà, magique, c'est la polémique du jour. Plusieurs joueurs de tennis, le patron du football européen, Michel Platini, n'ont pas hésité à dénoncer les effets pervers du nouveau système de contrôle anti-dopage. Un système qui aurait tendance, selon eux, à porter atteinte à leur vie privée. Alors, trop surveillé ou pas, le débat est ouvert. A rond-tend-zit, Alain Locacio pour tout cela. Des champions sous haute surveillance. William Gallas en vacances au soleil. Brahim Asloum chez le coiffeur. Ou Jules Simon en route pour un ciné. La nouvelle réglementation anti-dopage les oblige à dire où ils se trouvent en permanence. Inacceptables pour certains, comme Raphaël Nadal.
J'ai l'impression d'être un criminel. Même ma mère ne sait pas où je me trouve, chaque jour. Depuis le 1er janvier, les sportifs professionnels doivent aller sur Internet pour annoncer leur programme des 3 mois à venir. Avec l'obligation d'indiquer pour chaque jour un créneau d'une heure, pendant lequel ils sont disponibles, afin de subir un éventuel contrôle. De nous demander de faire ça, c'est impossible. C'est impossible. Si je perds le mardi et je rentre à Genève, je dois aller sur Internet dire que demain, je prends l'avion, je reste à Genève pendant 4 jours.
Pas habitué à cette traque des instances anti-dopage, à ce marquage à la culotte, les footballeurs professionnels parlent d'atteinte à leurs libertés individuelles. Ils ne comprennent pas, effectivement, qu'on puisse venir chez eux, presque à n'importe quelle heure, pour faire des prélèvements, pour les contrôles. Donc ça, ils ont vraiment un sentiment d'atteinte à leur vie privée. Même son de cloche chez le président de l'UFA, Michel Platini. Il est inconcevable pour un joueur de devoir être disponible 365 jours sur 365. Ce système contraignant, les cyclistes l'ont accepté pour redorer le blason d'un sport gangréné par le dopage. Et ils ne sont pas les seuls.
D'où la colère des dirigeants des petits sports qui ne comprennent pas les réticences des footballeurs et autres tennismens.
Le sportif professionnel, il a aussi à montrer que sa pratique, elle est nette. Bon sang de bonsoir, les sportifs professionnels des groupes de cyclistes, ils collent depuis des années. Les rugbymans, ils collent depuis des années.
Les handballers, ils collent depuis des années. Après trois contrôles ratés, le sportif risque jusqu'à deux ans de suspension. Alors, garantir les libertés individuelles ou améliorer la lutte en dilopage, un dilemme de plus pour le sport professionnel. Et une affaire à suivre. Une image de football avec un Noem apathique hier soir au stade Vélodrome. Et ce sont les néerlandais de Twente qui en ont profité. Ils s'imposent 1 à 0 et prennent une belle option sur la qualification en huitième finale de la coupe de l'UEFA. Allez, je vous propose une petite formation rapide au ski de vitesse dans plusieurs stations de Savoie.
Un ancien champion du monde de la discipline vous propose tout simplement une poussée d'adrénaline, une piste, une position et un chousse à Saint-Sorlin-Darves avec Aurélia Brault et Philippe Fivet. A combien il a été le petit jeune qui vient d'arriver ?
Heureusement ici, il n'y a pas de radar.
108,11 km heure.
Ces petites bombes qui filent à près de 100 km heure ne sont pas des professionnels mais de simples vacanciers.
Le responsable de ces excès de vitesse, c'est lui, Xavier Cousseau, recordman du monde de vitesse à monoski. Pendant les vacances, il organise partout en Savoie des initiations gratuites au ski de vitesse. Petit conseil avant le départ. Bon, vous, vous allez aux toilettes. Non, regardez, voilà. Là, vous avez tendance à être assis en arrière. Si vous êtes trop assis en arrière, votre poids, il est sur l'arrière du ski et l'avant du ski, il fait essuie-classe.
Le ski, c'est comme le reste. Il y a ceux pour qui ça ne va jamais assez vite.
Bah, j'espérais dépasser les 100, juste pour le prestige. Ceux pour qui ça va trop vite. Ouais, moi, je me suis fait peur, là. Je n'ai pas envie de recommencer. Et puis, ceux qui hésitent. Tu y vas ou tu y vas ? Oh oui ! Charles, est-ce que tu as peur ? Ouais, un petit peu quand même. Et elle arrivait même surprise pour tout le monde. Je pensais que j'irais beaucoup plus lentement, en fait. Voilà, j'avais pas l'impression d'aller aussi vite. En général, les skieurs sous-estiment leur vitesse de 20 à 30 km heure. Cette opération sert aussi à cela, à faire prendre conscience et à parler sécurité.
Il faudrait que les gens prennent conscience que le cas, c'est comme en moto, comme la ceinture en voiture. Il faut la voir, quoi. Ça n'arrive pas qu'aux autres, les accidents. Mais aujourd'hui, pas une seule chute.
Alors, aller regarder descendre sous un soleil pareil, la tentation était trop grande. J'ai chaussé les skis.
En kilomètres lancés, le record du monde est de 250 km par heure. Bon, bah, moi, je me lance.
Voilà la vitesse d'Aurélie Abraud, 90 km heure. 4000 animaux ont quitté les prés et la ferme pour la porte de Versailles à Paris. Le salon de l'agriculture ouvre ses portes demain. Et tout cela demande toujours beaucoup d'attention. J-1 avec Périne Bonnet et Vincent Bouffartigue.
En couple, en famille, en solo, en chariot, en colonie, en chair et en os, le petit monde de la campagne est de retour à Paris. Tout semble se passer dans la joie et la simplicité, sauf pour Roudoudou. 4 ans, et têtu comme un âne normand.
Il faut que je trouve la clé pour qu'il ait confiance en moi et qu'il pénètre à l'intérieur du box. Et c'est un obstacle qu'il a jamais vu.
Pendant ce temps-là, d'autres se dégourdissent les jambes. Après un long voyage, rien de tel pour remettre d'aplomb Kérida, la jument aux soins. Les autres jours, quand le salon va être ouvert, c'est plus difficile de sortir. On en profite un peu. Et puis les habitués à l'environnement. Et alors, comment elle se sent, là, dans l'environnement ?
Elle est pas mal, là. Elle est pas mal, oui.
Après, c'est parti pour 10 jours de boxe, sous le regard de 600 000 visiteurs.
C'est les 3-4 derniers jours qui sont difficiles.
Ils dépriment un peu ?
Oui, parce qu'ils n'ont pas de coupure. Il n'y a pas le jour et la nuit, il y a toujours la lumière. Et alors, ça les stresse.
Le stress, c'est pour demain. On profite des derniers moments de tranquillité. Et Roudoudou, lui, s'est fait botter les fesses. Promis, demain, vous le verrez joyeux dans son boxe.
Le cinéma avec une exclusivité ce soir. Les premières images du film tirées de la trilogie Millennium, la version papier, s'était vendue à plus de 7 millions d'exemplaires dans le monde. Un succès. Et des images, maintenant, pour un thriller très attendu, que nous présentent Bruno Le Dreyf et Frédéric Faure. A Stockholm, il y a des drapeaux suédois, de la glace, des oiseaux, la mer Baltique et le lac Malar, des bateaux à quai et d'autres qui naviguent. Et à Stockholm, il y a aussi des surprises.
Un film que beaucoup de monde attend. Alors, venez voir. En voici quelques extraits en exclusivité pour France 2.
Les voici donc en chair et en os, les deux héros de Millennium. Michael Blomqvist, l'incorruptible journaliste. Elisabeth Salander, la génie de l'Internet, piercée. La version française est en cours de fabrication. Alors, voici le cadeau du jour. Quelques mots de leur vraie voix en suédois, s'il vous plaît. Millennium, c'est d'abord la plus grosse vente de livres en 2008. L'auteur, Stig Larsson, y raconte une Suède sombre et corrompue, dans laquelle surnage un couple d'enquêteurs improbables. Le film, adaptation du premier tome, dure 2h20. J'ai pas regardé ma montre une seconde. Franchement, on rentre là-dedans avec beaucoup de torpeur au débat, beaucoup de plaisir tout du long.
J'ai adoré le livre, j'attendais beaucoup du film, mais je suis très satisfaite.
Pour la première, bien sûr, la salle était comble. Toutes les célébrités suédoises étaient présentes, mais on avait dû que pour Michael Nyquist, l'un des acteurs les plus connus de Suède, et surtout Nomi Rapace. Et oui, c'est son vrai nom, et elle, c'est une découverte même en Suède.
J'ai dit au réalisateur que j'allais changer de look, que j'aurais l'air plus masculine, que je prendrais l'allure d'un combattant.
Le film très attendu s'est tourné loin de tous les curieux. Pendant les 18 mois du tournage, je n'ai parlé du film à personne. Nous nous sommes entièrement concentrés sur le projet. Un film dans lequel les fans du livre retrouveront au détail près l'intrigue du roman. Les autres y verront un thriller particulièrement bien mené. Prudence sur les routes, ce week-end, il y aura beaucoup de monde dans le sens des départs, mais également dans celui des retours. Chasse et croisée de vacances de février qui a déjà occasionné quelques ralentissements ce soir, autour de Paris et dans la vallée du Rhône. Demain, la journée est classée noire, justement, en Bourgogne et en région Rhône-Alpes.
Avant de terminer ce journal, on va prendre la direction de Poitapit. On trouve sur place Loïc Delamornay. Bonsoir Loïc. Alors, est-ce que les négociations entre partenaires sociaux ont débuté ce soir ? Non, Laurent. Pour l'instant, les négociations n'ont pas encore débuté. Elles vont certainement débuter dans quelques minutes. Elles se déroulent à la préfecture maritime, donc en présence du préfet, des deux médiateurs de la République, du collectif syndical LKP et bien évidemment du patronat.
Alors, ce que l'on sait pour l'instant, ce qui nous a été rapporté par l'équipe de Valérie Lerouge, qui est à l'entrée, à la porte d'entrée de ces négociations, c'est que tout le monde affiche pour l'instant un optimisme, mais plutôt un optimisme de façade, car on a confié à Valérie Lerouge et à son équipe que le patronat n'était sans doute prêt à lâcher sur rien. En tout cas, il y aurait des dissensions dans l'équipe du patronat, avec certains jusqu'au boutiste, qui ne veulent donc lâcher sur rien. De son côté, le collectif LKP également ne veut pas lâcher sur cette fameuse augmentation de 200 euros. Ça, c'est non négociable.
En revanche, le LKP se montre un peu plus souple sur les modalités de financement de ces 200 euros. Le LKP serait notamment prêt à ce que l'État mette la main à la poche et notamment à ce que l'État, par exemple, via des exonérations de charges, participe à cette augmentation de 200 euros. Donc vous voyez, pour l'instant, on s'attend à des négociations longues et douloureuses, même si, pour l'instant, la situation semble un petit peu s'assouplir. Je vous le disais en reportage tout à l'heure, les barrages commencent à être levés progressivement et il devient un petit peu plus facile de circuler dans l'île de la Guadeloupe pour l'instant.
Merci Loïc et on vous retrouvera bien évidemment demain. Voilà, c'est la fin de ce journal. Merci à vous de l'avoir suivi. Tout de suite, la météo. Isabelle Martinet, 20h35, votre série équipe médicale d'urgence. Je vous retrouverai demain pour toute l'actualité à 13h, pour 50 minutes d'info avec votre magazine dès 13h15. Et je vous souhaite une très belle soirée.
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