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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 3 juin 2025 33 min

Fast Fashion : Le poids des lobbies

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Et avec nous pour ce club Daï Odoui. Bonjour Daï, merci d'être là. Éditorialiste politique à franceinfo.fr.

Valérie Locap, bonjour. Merci également d'être avec nous. Valérie éditorialiste et politique pour le journal.info.

On va parler avec vous de Bruno Retaillot qui n'exclut pas de quitter le gouvernement. Si François Byrou met en œuvre la proportionnelle un texte qu'il ne défendra pas, prévient-il. Rupture entre LR et le camp présidentiel.

On va voir ça dans quelques instants. On parlera également des municipales. C'est à suivre de Gérard Larch et Diel Bronpilet qui était hier au mémorial de la choix et puis Stéphane.

Bonjour Stéphane. Bonjour. Le Sénat veut mettre un frein à la face fêche oui avec des divergences avec les les députés pardon qui étaient à l'origine de ce texte.

On en parle tout à l'heure. Merci. c'est avoir dans quelques instants en garde l'actualité dans nos [Musique] régions.

Et l'actualité dans nos régions, c'est avec nos partenaires de la presse régionale. Bonjour Aurélien Vurli, merci d'être avec nous. Vous êtes journaliste à RCF dans les Hautes France et Emmanuel Macron est dans votre région aujourd'hui.

Il est à Douet, de retour dans le bassin minier. Il le chef de l'État qui va faire un point d'étape sur le plan d'engagement pour le renouveau du bassin minier. Il vient notamment visiter une usine de batterie.

Aurélien oui Oriane une Giga Factory AESC. Elle produit des batteries pour véhicules électriques. 2 milliards d'euros investis dans cette usine depuis 2021 qui a bénéficié du sommet Chusfance.

Le président de la République inaugure également une maison France service à Wallers. Objectif donc de cette visite, illustrer l'engagement de l'État dans la revitalisation du bassin minier et l'accès au service public. Le bassin minier, c'est cette région entre le nord et le pas de Calais, marqué par les mines de charbon.

C'est un territoire très fragile, victime d'une large baisse démographique. Un taux de pauvreté s'élevant à 22 % en 2025, en 2015, pardon, 8 points au-dessus de la moyenne nationale et les indicateurs en terme de santé, d'accès à l'emploi ou de logement sont plus fragiles que partout d'ailleurs en France. Et dans ce cadre que l'État lance ce plan d'engagement pour le renouveau du bassin minier, un plan lancé par Emmanuel Macron en 2017.

Oui. Et cet engagement qui se voulait global, donc 200 millions d'euros pour l'accès à la santé, la rénovation des cités minières, la lutte contre la pauvreté, l'emploi ou encore le soutien à l'activité économique. Donc un plan très large.

Certaines de ces politiques ont tenu leur promesse d'ici 2028. Par exemple, plus de 25000 logements seront rénovés. Le chômage a également baissé de près de 19 % en quelques années dans la région.

Mais les élus locaux ont parfois pointé par la presse locale des soucis autour de ce plan, un manque de transparence autour du pilotage de ces fonds ou une incorporation dans la façon dont ces fonds étaient utilisés. De plus, la Voie du Nord faisait remarquer au président de la République dans une interview que ce plan n'avait pas permis d'indiquer la progression du Rassemblement national comme le chef de l'État l'avait promis en 2017. En 2024, les circonscriptions du bassin mini ont envoyé presque exclusivement des députés RN à l'Assemblée nationale.

Aurélien, merci beaucoup d'avoir été avec nous et de pour nous parler de cette visite d'Emmanuel Macron aujourd'hui dans les Haut de France à Douet. Merci Aurélien Daï. Alors pour Emmanuel Macron, il y a il y a un enjeu évidemment de réindustrialisation dans ce bassin minier.

Il s'investit beaucoup dans cette région et puis Aurélien le rappeler, il y a aussi un enjeu politique. C'est une terre que le RN veut conquérir notamment lors des prochaines municipal. Absolument.

Et je pense que Emmanuel Macron c'est pas temps pour exister sur la scène intérieure en ce moment même alors qu'il est très pris par la scène diplomatique et y compris aujourd'hui il va rencontrer Georgia Méloni après ce ce déplacement à à Doué. Il est déjà dans la défense de son bilan parce qu'Aurélien l'a rappelé c'est initiative qui date de 2017 et l'Élysée insiste beaucoup là-dessus. que donc c'est un point d'étape mais c'est pour dire que les promesses ont plus ou moins été remplies.

Alors après les conséquences politiques électorales, en effet, elles sont pas au rendez-vous par rapport évidemment à l'héritage qu'il pourrait laisser. Est-ce qu'il va laisser le pays au Rassemblement national ou pas ? puisque c'est l'un des enjeux de qu'est-ce que sera le macronisme et quel peut être l'héritage.

En attendant, voilà, il est dans la défense de son bilan comme il a pu l'être d'ailleurs dans l'interview télévisé où il a assez peu parlé de projet d'avenir mais il a plus défendu du bilan et ce déplacement correspond à cela pour dire que le souci de réindustrialisation certes il a été très présent lors de la seconde campagne présidentielle en 2022 mais qu'il était déjà dans ses priorités ou dans ses préoccupations dès 2017. Valérie, la difficulté de cette histoire, c'est que la réindustrialisation de la France, c'est un serpent de mer et qu'on ne voit pas venir grand-chose au fil des années, depuis le quinquena, les deux quinquena d'Emmanuel Macron, la France a tout à fait continué à se désindustrialiser, ce qui a des conséquences extrêmement importantes parce que le problème, c'est que quand on devient un pays de service, il n'y a que l'innovation qui peut tirer la productivité d'un pays. la productivité d'un pays crée sa croissance.

Donc en fait, si on n pas d'industrie, on n pas d'innovation, on n' pas de croissance et on a un pays qui est en panne comme on le vit aujourd'hui. Donc peut-être que ponctuellement dans quelques bassins effectivement il y a des efforts qui ont porté des fruits, mais globalement l'économie française ne s'est peut-être jamais aussi mal portée parce que la réalité c'est que toutes ces politiques ont été faites en distribuant des fonds publics qui ont créé une dette que l'on paye aujourd'hui et qu'on ne sait pas comment rembourser. Ouais. et avec une volonté politique d'aï aussi de couper l'herbe sous le pied du Rassemblement national.

Ouais, mais ça marche pas. Ouais. Non, mais toujours on est on en est déjà de dire c'est quoi l'héritage du macronisme ?

Est-ce que c'est une une idéologie, des convictions, du pragmatisme ? Est-ce que c'est pas simplement une promesse qui était celle-ci qui était celle à Wpool en 2017 pendant la campagne de l'entre de tour ? C'est là où le duel est le plus installé avec Marine Le Pen où il va l'encre des ouvriers de Warpool qui sont menacés par une délocalisation et puis il promet qu'il trouvera un repreneur.

Finalement ça pas été le casin pour les pour les Worldpool comme on dit mais il avait à l'époque réussi à les retourner un petit peu les syndicats qui représentaient les les salariés de Worldpool. Donc voilà il on voit bien que c'est sur c'est pas sur le régalien qui va faire le duel sur la haine parce qu'il l'a déjà perdu. là où il peut le gagner ou égaliser, c'est sur ce rappel de son souci de réindustrialisation qui encore une fois c'est le sujet du jour, c'est de dire qu'il était présent dès le début et pas lors de la deuxème campagne présidentielle après le Covid puisque c'est là-dessus on a beaucoup parlé de réindustrialisation, c'est après le Covid.

Et alors Emmanuel Macron qui va défendre son bilan au moment où les choses se tendent au sein du gouvernement Bairou. La proportionnelle va-t-elle provoquer le départ de Bruno Retaillot du gouvernement hier les républicains étaient reçus à Matignon et ils ont affirmé leur forte opposition à cette réforme. Nous sommes opposés au mode de scrutin proportionnel.

C'est chez nous une position qui n'a pas varié. C'est une position qui est une position de fond. Nous pensons que le scrutin proportionnel aboutirait à une assemblée ingouvernable.

Nous avons dit notre franche et totale opposition à euh cette réforme du scrutin proportionnel. Je pense qu'il y a mieux à faire pour nos concitoyens et à titre d'ailleurs le ministre de l'intérieur. Je confirmer au premier ministre que jamais je ne porterai ce type de réforme.

Voilà. et et Bruno Retaillot qui va même plus loin en disant toutes les options sont ouvertes, y compris sous-entendu, y compris mon départ du gouvernement si je devais porter cette réforme. On se dirige vers une rupture entre les LR et le gouvernement.

On se dirige vers le fait que Bruno Rotaillot a trouvé son sujet ou ce son motif pour acter une rupture qui est inévitable si à partir d'un moment il souhaite être candidat à l'élection présidentielle. Et puis là, on l'a vu qu'il était pas tout seul à s'exprimer. Bruno Rota où il y avait Laurent Voquier et puis le président du groupe aller au Sénat mais c'est surtout Laurent Voquier qui on le sait bah va rappeler à Bruno Rotaillot la nécessité de quand même être indépendant par rapport au pouvoir macronisme tout en étant au gouvernement.

Il va pousser on le sait pendant les discussions budgétaires et le pous sur ce sujet euh où les LR sont hostiles à à la proportionnelle. C'est un dans leur ADN et donc le voquer va rappeler çaot mais on a l'impression que celui-ci voilà va trouver un prétexte a trouvé en tout cas son prétexte pour déclencher à un moment s'il le souhaite son départ. Ouais et et Valérie que que ce weekend il a été sous le feu des critiques Bruno Retaillot notamment du Rassemblement national qui dit il y a les mots mais il y a pas les résultats.

Est-ce que du coup ça peut être l'étincelle pour éviter qu'on lui fasse ce procès en absence de résultat ? Écoutez, c'est pas la première fois hein que Bruno Rotaillot, il avait déjà dit sur l'Algérie euh si euh l'Algérie ne plie pas euh sous-entendu, je démissionnerai. C'était la une journal du matin d'un très bon journal qui s'appelle Le Parisien.

Donc euh les chantages à la démission, euh ça vaut ce que ça vaut. Euh on sait aussi que Bruno Rotaillot récolte énormément de popularité et de présence de sa présence au gouvernement que une fois qu'il sera dans l'opposition, ça finira par arriver parce que comme il y a une candidature envisagée derrière, il peut pas peut-être rester jusqu'au bout. Mais pour l'instant, il n'a fait qu'en granger des bénéfices de sa présence au gouvernement.

Alors, depuis encore plus depuis qu'il est président de LR, il est obligé de montrer ses différences, ses oppositions. Il dirige un parti qui est farouchement contre la proportionnelle. Donc de toute façon, il est contraint de le dire.

Ce que je trouve, c'est que ça met en lumière un peu plus que d'habitude la contradiction fondamentale dans laquelle il est en fait. C'est-à-dire que contrairement à son modèle Nicolas Sarkozy qui appartenait à un gouvernement qui était vraiment de sa mouvance, de sa sensibilité, de ce qu'il pensait, Bruno Retaillot est dans la difficulté d'être dans un gouvernement dont la sensibilité est différente de la sienne sur tout un tas de sujets dont celui de la proportionnelle qui est très important. Il y avait aussi les 10 % sur les retraites.

Enfin, il y a tout un tas de sujets. Donc soit il fait que marquer sa différence de la façon dont il le fait maintenant, soit un jour il partira à Boncian. Effectivement, ça lui donne un prétexte.

Mais je suis pas sûr qu'il soit très pressé. Il il y a un autre sujet qui crée des en tout cas des divergences entre les républicains. Alors une partie des républicains, plutôt les républicains du Sénat et le camp présidentiel, c'est la loi PLM.

Paris, Lyon Marseille. Elle va être examinée cet après-midi au Sénat qui devrait la rejeter. Absolument parce que rejeté à la fois par les sénateurs de gauche mais ce qui c'est plus compliqué par les sénateurs de droite y compris les sénateurs parisiens parce qu'en fait qui pousse à ce qu'on réforme le scrutin notamment à Paris c'est Rachidati parce qu'elle considère que les Parisiens ne doivent plus voter par arrondissement mais doivent voter sur l'ensemble de la capitale et ça favorise plutôt quelqu'un qui a une forte notoriété mais qui a moins d'ancrage arrondissement par arrondissement.

Or, les plus fervants opposants au sein du Sénat, c'est des sénateurs LR qui sont conseillers de Paris et qui disent "Nous, on défend les intérêts des mes d'arrondissement parce qu'ils estiment que dans le texte, on réforme le mode de scrutin, mais on ne parle pas des pouvoirs des mes d'arrondissement par rapport à la mairie centrale de Paris." Là c'est pour Paris, ça concerne Marseille et Lyon aussi avec les secteurs. Et là aussi à Marseille, Renault Muselier qui est le président de la région PACA dans laquelle est Marseille et aussi très hostile à cette réforme alors que je crois qu'à priori le maire lui monsieur Paï il serait plutôt favorable mais voilà donc à droite on est plutôt hostile à cette réforme alors même qu'elle est demandée par quelqu'un de droite.

Rachida Dati en fait on a l'exemple même d'une d'un projet de loi qui avait une bonne intention et qui a été extrêmement mal ficelée. Donc la bonne intention c'est quoi ? C'est délire les maires des grandes villes au suffrage direct.

C'est vrai que Paris, Lyon et Marseille sont les trois seules villes de France qui sont élus au suffrage indirect par arrondissement. Cette incongruité avait été imaginée par Gaston de Fer à Marseille à un moment où il était en danger, ce qui lui a permis de garder le contrôle de la ville. C'est beaucoup plus démocratique de voter en direct sur le papier.

C'est beaucoup mieux. Il y a absolument pas de raison. On est dans un suffrage indirect qui est très déstabilisant et qui favorise les départements les plus peuplés.

Et on soupçonne que la gauche, c'est ce que Rachida Dati soupçonne, que la gauche est favorisée dans ce scrutin là. Donc sur le papier cette loi est bonne. Sur l'exécution elle est absurde.

Pourquoi ? Parce qu'ils ont prévu que les maires d'arrondissement ne seraient pas de facto membres du conseil de Paris. Or, pour un maire d'arrondissement, ne pas être président du euh ne pas être membre pardon du conseil de Paris, d'abord on n'est pas payé deux fois, on est payé qu'une fois.

Donc c'est quand même un problème. Et la deuxième chose, c'est que être maire d'arrondissement si on n'est pas membre du conseil de Paris, ça consiste à s'occuper des trottoirs, de la taille des trottoirs et de enfin franchement c'est pas d'un intérêt. D'ailleurs, on parle de conseiller d'arrondissement seulement, ce qui du coup n'est pas du tout passionnant.

Et le la clé de tout ça, c'est que comme euh les conseillers de Paris sont des grands électeurs, les quatre sénateurs parisiens ne deviendraient plus forcément des grands électeurs, ce qui bien évidemment pose un problème à la droite sénatoriale, les quatre grands électeurs LR en fait. Donc ça pose un problème à Gérard Larch qui a tout à fait raison, qui risquerait de perdre une partie de ces sénateurs LR, ce qui n'est pas du tout son intention. Donc euh mais en même temps à l'Assemblée nationale, vous souvenez qu'il y a eu cet accord entre Laurent Vequier et Rachid Adati pour faire passer la loi.

Donc la loi est passé parce que Laurent Voquier lui il est plutôt favorable. C'est là je dis qu'en fait au sein DLR c'est de bon procédé parce que Rachida Dati c'est prononcé pour lui en échange. Donc voilà tout ça est extrêmement complexe en fait la vérité c'est que du coup maintenant cette loi elle est passée à l'Assemblée nationale et elle devrait ne pas passer au Sénat.

Et puis le dernier sujet qui est peut-être le principal, c'est qu'on est déjà le 3 juin aujourd'hui, que les municipales c'est en mars 2026 et que traditionnellement, même si ce n'est pas inscrit dans la constitution, on ne change pas une loi électorale à moins d'un an du scrutin. Ça se fait pas, on est trop rapide. Donc idéalement, il faudrait repousser cette loi, garder l'esprit mais en changer l'exécution qui aujourd'hui n'est pas adéquate.

Ouais. D'autant qu'à Paris, la gauche aussi la gauche est contre cette réforme de la loi Paris, Lyon-Mail. Plus largement peut-être sur les municipales à Paris, on parlait des des divergences entre les LR et le camp présidentiel.

Est-ce que c'est possible pour la droite et les Macronistes de prendre Paris à la gauche sans s'allier ? Daï ? Non, c'est compliqué.

Alors, on peut toujours s'allier entre les deux tours et ça c'est des stratégies à voir. Est-ce qu'il vaut mieux partir séparer pour se réunir entre les deux tours ? De toute façon, on en parle beaucoup de cette alliance et Rachi Dadati, c'est un peu le sens de sa venue au gouvernement.

C'est pour se rapprocher de la Macronie. Vous avez bien entendu MHidati le débat sur est-ce que le macronisme est mort ou pas. Elle a bien précisé que le macronisme n'est pas mort pour se concilier évidemment les faveurs des macronismes de la capitale où Emmanuel Macron fait de très bons scores à l'élection présidentielle et ça se traduit pas ou ça s'est pas traduit lors des précédentes municipales où ils étaient opposés.

Rachidati et Agnè Busin qui menait les listes. Mais pour l'instant chacun fait ses listes ou prépare ses listes dans chaque arrondissement de son côté. Il devait y avoir une première union à fin juin pour les grandes villes voir comment on peut s'allier entre Aler et et Renaissance et puis l'horizon et modem et là c'est Horizon qui a son candidat qui lance sa campagne ce soir avec Édouard Philippe qui est invité au meeting de lancement de campagne.

Donc c'est déjà un premier mais après Pierre Bronazel c'est un ancien LR il y a trois groupes qui représentent la droite très les LR au sein du Conseil de Paris donc c'est c'est très compliqué mais mais ça veut dire que c'est une Aubène pour la gauche ou pas ? Oui, c'est une ben sur la gauche et puis surtout la droite attend de savoir ce qui va se passer à gauche et au PS puisqueau PS, il y a une primaire pour désigner le candidat qui succédera ou pas à Nidalgo mais en tout cas qui succédera pour représenter le PS entreel Grégoire député et Réy Ferot sénateur de Paris. Donc ils attendent aussi un peu de voir voilà ce qui ce qui va se passer mais pour l'instant il y a pas de réunion commune officielle pour essayer de voir des listes communes.

Euh les municipales à Paris vont être extrêmement particulières parce que ça fait maintenant 24 ans que la gauche a été maire de Paris. d'abord avec Bertrand de la Noé puis avec Annie Dalgo. Le le vote pour le congrès du PS au sein du Parti socialiste a monté une faible une faible puissance des des partisans d'Annie Dalgo.

Le score a été assez décevant pour son Poulin Nicolas Meyer Rossignol et aujourd'hui, il semble quand même que après tout ce temps, la gauche qui elle-même est divisée comme ça vient d'être dit entre Réy Ferot et Emmanuel Grégoire est plutôt affaiblie que sur un Je sais pas vous avez vu Can Igo passe beaucoup de temps à l'étranger en ce moment on a l'impression qu'elle est déjà sur une autre planète il faudra compter aussi avec le la candidature annoncé de LFI de Chikirou à gauche de Bard pour les écogistes. Donc tout ça va être très compliqué. À droite effectivement, il n'y a pas Kashida Dati, il y a Pierre Bournazel qui lance son sa candidature ce soir comme ça vient d'être dit mais il est il est moins à droite que Rachid Adati dans son positionnement.

Il est plus Vous avez vu que dans les sondages, on avait dit qu'Edard Philippe recueillait pas mal de sympathisants de gauche aussi notamment chez les socialistes. Donc en fait Bournael, il est sur un positionnement plus centriste et qui pourrait infiné être moins clivant que celui de Rachid Abati parce que vous avez vu qu'il y a déjà pas mal de dissidences qui s'est exprimé et et surtout est-ce que cette candidature de Pierreve Bournael elle est le le symbole vous le dites he il y aura Édouard Philippe du fait qu'Edouard Philippe il veut affirmer l'ancrage local d'horizon dans plusieurs villes et ne pas être associé au camp présidentiel lui aussi la sa liste et lui aussi il travaille tout seul avant de voir ce que les autres vont faire pour avoir des chefs de fil. Alors, c'est comme ça que c'est présenté.

C'est pas présenté comme des candidats officiels, mais comme des chefs de fil pour les campagnes des municipales. Donc voilà. Après, Pierre donc il vient soutenir Pierre Bazel qui est aussi un conseiller enfin qui est important dans dans la vie du du mouvement.

Il est numéro 2, numéro 3 enfin je sais plus mais il a une fonction au sein du parti. Après Pierre Bournazel, il essaie d'être candidat. Avant c'était de la droite, il s'était présenté contre Nathalie Cusque Morisé lors des primaires.

Le problème de Bazel, il est élu du 18e rendissement où il perd sauf une fois mais sinon il perd régulièrement les élections face au candidat de gauche. On a oublié juste un candidat et c'est important le candidat les filles. Oui.

Non mais tu tu en as parlé avec Sopia Chikirou mais il y a le sénateur communiste Yan Brossa qui également espère pouvoir être ce candidat d'une union de la gauche PS vert et communiste en sachant que le PS et les partiistes sont toujours alliés dès le premier tour à Paris et après il y a une alliance au second tour avec Europe écologie ou avec les avec tout ça pour dire que les municipales à Paris c'est ouvert rien n'est figé et tout est possible et le texte il sera donc examiné cet après-midi au Sénat sur la loi Paris Lyon Marseille un autre texte qui était au Sénat Stéphane, c'est la loi Fast Fashion. Ça c'était hier. Pour commencer, la Fast Fashion, qu'est-ce que c'est ?

Alors, littéralement, ça veut dire la mode rapide, des vêtements de mauvaise qualité, éphémère, jetable, aussi vite acheté, aussi vite usé et remplacé. C'est un cycle infernal pour l'environnement parce que le secteur de l'habillement, c'est 10 % des émissions mondiales de CO2. Quelques chiffres pour bien comprendre le phénomène juste en France.

En 2010, on trouvait sur le marché 2 mliards 300 millions de vêtements. En 2023, c'est 3 mliards 200 millions de vêtements, un peu moins d'un milliard de plus. Donc ça fait plus de 48 vêtements par habitant mis en ventre chaque année.

Et est-ce que vous savez combien de vêtements sont jetés chaque seconde en France ? Orian du coup maintenant. Oui 35. 35 et c'est énorme.

Et c'est énorme effectivement. Ça c'est pour le problème. Alors il y a des solutions évidemment dans ce texte mais elle diverge entre sénateurs et députés.

Oui, parce que ce texte, il vient de l'Assemblée nationale où il a été adopté l'année dernière, mais les sénateurs et les députés ne sont pas d'accord sur la cible du texte. Au palais du Luxembourg, les élus ont recentré le texte. Ils veulent faire une distinction entre les entreprises implantées en Europe, même si elles produisent beaucoup de vêtements.

C'est par exemple Kiabi, H&M ou Zara, une distinction avec les géants chinois du secteur, les plateformes en ligne TMU et Chine. Écoutez la rapporteur du texte au Sénat, Sylvie Valentir. Aucune entreprise française ne sera concernée par cette définition depuis le début de l'examen de ce texte.

Ma ligne est restée constante. Je ne souhaite pas faire payer 1 € aux entreprises qui disposent d'enseigne en France et qui contribue ainsi à la vie vitalité économique et la vie économique de notre territoire. Alors Stéphane, elle parle de taxe parce que la loi prévoit un système de bonus malus pour les entreprises du textile.

Exactement. Selon des critères de durabilité. Avec ce dispositif, il est prévu pour des marques comme Chine et TMU par exemple une taxe de minimum 5 € de plus par vêtement en 2025 et ça pourra monter jusqu'à minimum 10 € de plus en 2030.

Autre point important, les sénateurs ont voté pour l'interdiction générale de la publicité des marques de mode ultra éphémère comme les députés. Ah ben pardon et l'ombre des lobby Stéphane plane évidemment au-dessus de l'examen de ce texte. Exactement.

Oui, au-delà de la bataille parlementaire, une bataille politique se déroule en coulisse, celle du lobbing d'entreprises comme Chine. Nos confrères de France inter ont révélé que la marque chinoise basée à Singapour avait commandé un rapport de 40 pages avec des arguments antilois face fashion. L'entreprise a a aussi recruté des consultants ces derniers mois parmi un vivier d'ancien ministres, par exemple l'ancien premier flic de France, Christophe Castaner.

D'ailleurs, fin deux associations, les amis de la Terre et l'Observatoire des multinationales ont alerté la haute autorité pour la transparence de la vie publique, la HAT TVP, elle lui demande un contrôle des activités de lobby de Chine parce qu'elle soupçonne des irrégularités. Ouais. Et ça fait partie des des questions que pose l'examen de ce texte de ce texte Valérie, c'est le poids le poids des lobby notamment sur les parlementaires.

Oui, on est tout à fait d'accord. Ça fait des années hein que ce sujet est sur la table. C'est vrai qu'il y a une accélération avec cette présence très forte des Chinois et de cette entreprise Chine.

Mais avant il y avait la la fashion, ça s'est mis en place progressivement. Il y en a qui militent depuis des années entières contre cette fashion, c'est Raphaël Glxman avec un certain succès. D'ailleurs, au début, c'est venu de la protection desigour qui est un peuple qui est suryé et un peu esclavagisé, enfin tout à fait esclavagisé euh par les Chinois en Chine effectivement.

Et euh effectivement, on voit qu'il y a cette double approche. approche plus qu'environnementale, c'est-à-dire éthique en fait, c'est-à-dire sur la façon dont ses produits, tous ses déchets, cette espèce de grand gaspillage d'homme, d'argent et de matériel d'un côté de matériaux qui s'est vraiment accéléré mais qui existait déjà parce que je veux pas citer de marque mais dans les entreprises qui sont chez nous, il y en a qui se comportent mieux mais pas tellement mieux que ça en fait. Et puis il y a l'aspect euh économique de toutes ces publicités qu'on fait.

C'est vrai que aujourd'hui le textile quand vous avez connu le textile français qui était fabriqué normalement et que aujourd'hui vous êtes bah si vous payez plus de 5 € vous avez l'impression de vous faire avoir et que on va pas investir beaucoup parce que ça sert à rien. Ça a été un changement de mentalité qui a été assez dévastateur pour les emplois pour les filières industrielles, pour l'environnement et pour la façon dont les gens travaillent pour arriver à des résultats pareils. On vend pas quelque chose 5 € quand on paye les gens, ça n'existe pas. sur le lobbing de Shine, il est pas si fort que ça finalement parce que Shine ou TMU, alors Temmu qui n'a pas fait un lobby a priori hein, très très véhément puisqu'en fait ils ont obtenu d'être séparés puisque le projet de loi tel qu'il est voté au Sénat c'est par la fashion la face fashion de l'ultra face fast face fashion face fashion ce sont Kiabi HM Zara c'est des marques citées par la rapporteur tout simplement celles-ci sont épargnées parce qu'elles ont des magasins physiques dans les centresvilles notamment des villes moyennes et donc des emplois et donc de l'animation et c'est pour protéger celle-ci que le texte du de l'assemblée a été un peu modifié pour cibler vraiment Chine et TMU puisque ce qui définirait par décret pas par la loi là c'est ce que reproche d'ailleurs les plutôt les sénateurs de gauche et écologistes on est c'est le le nombre de références qui sont vendues par les par les marques et pas forcément que la qualité du produit la le renouvellement des gammes.

Voilà, c'est uniquement ce critère global et là on parle par exemple pour Chine ou TMU notamment pour Chine de 10 parce que TMU ne fait pas que des vêtements mais Chine c'est des dizaines de milliers de références là où d'autres marques françaises ou européennes on est dans dans les centaines qui sont proposées. Donc c'est là la distinction qui est faite. Donc F Chin finalement ben n'a pas réussi mais simplement le texte est un peu enfin dénaturé dans son objectif.

C'est plus un texte environnemental, ce qui assume totalement les rapporteurs en disant que c'est pas une loi sur l'écologie dans l'habillement, mais on est plutôt sur un texte commercial pour lutter contre une concurrence jugée déloyale, celle de la Chine. Et quand vous luttez contre la concurrence chinoise, c'est plutôt toujours populaire euh dans l'opinion publique. Chine essaie de contreattaquer en disant c'est vous empêcher les classes les plus les moins fortunés de pouvoir s'habiller si vous en férissez le prix de nos vêtements que l'on vend.

Allez, on va terminer par l'image de la soirée, c'est celle de Gérard Larchy et El Brun Pivé qui se sont rendus au mémorial de la chouie aspergée de peinture pendant le weekend. Ils ont voulu montrer l'unité de la République. Marion d'Alpêche, la présidente de l'Assemblée nationale Yael Bron Pivé et le président du Sénat Gérard Larchue devant le mur des justes.

Un message d'unité après la dégradation à la peinture verte de plusieurs sites juifs ce weekend. Ce sont les justes de France. Ce sont justement ceux qui savent se dresser, savent résister, ne se ne sacrifie pas l'idéal républicain, quel que soit le risque qu'ils ont pris pour leur vie.

Et nous leur devons finalement notre présence aujourd'hui parce que eux se sont dressés et il faut finalement aujourd'hui que chaque citoyen français se dresse contre ces idéologies qui prôent la haine de l'autre. C'est strictement insupportable. Au sens profond du mot, c'est le sens de notre présence, de notre combat sans cesse pour la République.

Et la République, elle n'admet jamais qu'on puisse appeler à la haine de l'autre. Alors qu'il tentait de quitter le pays, trois étrangers, également soupçonnés d'avoir aspergé trois autres synagogues et un restaurant juif à Paris, ont été interpellés. Pour le président du CRIF, une nouvelle marche contre l'antisémitisme comme celle organisée en 2023 à l'appel des présidents des deux chambres est nécessaire face à l'explosion des actes antisémites.

Et ce que nous avons vu ces dernières semaines, ces derniers jours encore, c'est les digues qui sont tombées. Un antisémitisme décomplexé qui s'affiche sur les murs. Vous savez, quels que soient les auteurs, queles que soient les motivations de ceux qui commettent ces actes et bien ces images de de peinture sur des synagogues ou ici sur le sur le mur des justes au mémorial de la choisa, et bien ce sont des images qui blessent.

Des responsables issus de tous les chiquers politiques ont dénoncé ces actes antisémites et on le voit l'union une nouvelle fois sur ce sujet de Yel Brun Pivet et de Gérard Larch face à ce que le président du CRIF qualifie d'antisémitisme décomplexé. On est dans la continuité de la marche qu'ils avaient organisé. C'est une façon aussi d'être fidèle à l'héritage ou au messages qu'ils veulent laisser passer.

Alors après voilà, ils sont tous les deux. C'était pas du tout les mêmes images que lors de cette marche. Mais enfin après le il y a une enquête hein sur ces tac qui ont été euh Ouais. une volonté de montrer l'unité de la République.

Voilà. Il de montrer l'unité de la rép. On est dans la continuité de de ce qu'ils ont déjà essayé de bah de mettre en place depuis depuis cette marche.

Non, c'est très important quand même ce couple hein euh de Gérard Larcher et Yel Bivet parce que ils se sont déplacés ensemble en Ukraine sur tous les sujets importants de la République, euh ils prennent des décisions euh ensemble et je pense que vis-à-vis de la population française, c'est bien que bah on voit tellement les gens se diviser, les députés et cetera et être dans c'est un peu ils sont lentillère, ils sont là pour apaiser un petit peu plutôt quand même et pour montrer ensemble la force de la République, des valeurs de la République surtout je trouve et c'est ça qui compte et qui est le plus important. Ils ont vraiment bien réussi parce que ça fait un certain temps, ça dure et il continuent à chaque occasion effectivement de transgression ou de ou des valeurs françaises d'être d'être présent, d'être là et de montrer leur implication. Merci à tous les deux.

Vous restez avec nous. On va regarder ce qu'il y a à la une de la presse régionale. [Musique] Et Stéphane, on commence cette revue de presse régionale avec ce crime raciste à puger sur Argence.

C'est à la une de Var Matin. Hem Miraoui 35 ans, coiffeur tunisien, tué par son voisin qui lui a tiré dessus le parquet national antierroriste. Ses saisis de l'affaire, la victime subissait les insultes racistes de son voisin depuis plusieurs années.

La cousine d'ichem Miraoui s'exprime dans Var Matin. Elle décrit un homme joyeux, généreux, agréable à vivre. C'est aussi la vie des gens qui sont venus devant le salon de coiffure où il travaillait pour lui rendre hommage.

Mouna, sa cousine, raconte aussi qu'il voulait déménager à cause de son voisin qui l'insultait et avait même tagué son scooter pour essayer de créer du lien. La cousine de la victime explique qu'ichem Miraoui lui avait même offert une assiette de couscous il y a encore quelques jours. Elle nous apprend également qu'au moment du meurtre, samedi, la victime était en visio avec sa famille.

Désormais, Mouna, sa cousine et ses frères et sœurs qui vivent dans le sud se sentent en danger. Autre sujet à la une du journal Laagne. La montagne qui se fait l'écho des orages qui ont ravalé ravagé l'est du pit d'omiè.

Oui. Des parris de voitures explosées, des intérieurs de maison retournées. Les habitants de tour sur Mémon font le compte des dégâts.

Depuis 50 ans qu'on habite là, on a jamais vu ça. Des espèces Corine Borel devant sa porte d'entrée. L'eau s'est infiltrée dans son grenier.

Les pompiers eux se sont activés pour bâcher un maximum de toit dans la commune. Ils sont intervenus 282 fois depuis le mois de janvier. C'est plus que sur toute l'année dernière.

On espère que ça va s'arrêter dit le chef des pompiers. La faute à un orage super cellulaire, le type d'orage le plus violent. Fumeur, vous êtes prié d'aller voir ailleurs.

C'est à la une de la Voie du Nord. Oui, dans moins d'un mois, à partir du 1er juillet 2025, il sera interdit de fumer à proximité des établissements scolaires, des équipements sportifs dans les parcs ou les jardins publics. Une nouvelle réglementation pour lutter contre le tabac qui est la cause de 75000 décès par an.

Alors, la Voie du Nord est allée à la rencontre des lycéens qui fument devant leurs établissements. "Ce n'est pas ça qui va m'empêcher de fumer," répond une élève en bac procommerce, même si elle reconnaît que ça peut protéger les plus jeunes qui ne fument pas encore. Une prise de conscience saluée par un médecin qui voit un changement du rapport de la population au tabac depuis 2006.

L'Alliance du tabac rappelle aussi ce chiffre en moyenne. Le tabagisme en France, ça commence à l'âge de 14 ans. Et pour terminer, Stéphane, elle a une de beaucoup de nos journaux régionaux ce matin, le succès d'une joueuse de tennis française hier à Roland Garos.

Oui, retenez bien son nom, elle s'appelle Loï Boisson, 22 ans. Elle participe au tournoi en tant qu'invité et elle a sorti hier la numéro 3 mondial, Jessica Pegula en 37 36 64. Elle est la seule française encore en liste en 2e semaine de Roland Garos.

Elle joue demain en quart de finale contre la 6e mondiale Mira Andreva. Et à la fin de sa victoire d'hier, aussi inattendue que savoureuse, Louise Boisson s'est projeté. J'espère gagner Roland Garos dit-elle.

Et pourquoi pas voir une française soulever la coupe Orian ? Ben on espère très très beau match hier, je sais pas si vous l'avez regardé mais très beau match de de la joueuse française. Effectivement on la suivra en car.

Merci Stéphane, merci beaucoup d'avoir été avec nous. Merci Valérie Lecable et merci Daodoui. À très vite évidemment dans cette émission.

Merci à tous de nous avoir suivi. Je vous rappelle qu'à partir de vendredi, ce sera plus la 13 mais la 8 pour nous suivre 8 du canal de la TNT pour suivre public Sénal et chaînes parlementaires. Notez bien ce rendez-vous et en attendant et bien on se retrouve demain.

On vous souhaite une très bonne journée. [Musique]