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interviewFrance Inter — L'invité de 8h20· 11 mars 2026 23 min

Présidentielle 2027 : il faut "un candidat capable d'accéder au deuxième tour" pour Gérard Larcher, sénateur LR

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

France Inter, Benjamin Duhamel, Florence Paracuelos, la grande matinale.

0:05
Gérard Larcher

Et nous recevons donc ce matin, dans le grand entretien, le président du Sénat. Chers auditeurs, venez poser vos questions, nous faire part de vos réactions au 01 45 24 7000 et sur l'appli Radio France. Bonjour Gérard Larcher. Bonjour. Merci d'être avec nous ce matin sur France Inter à quatre jours du premier tour des élections municipales. Vous allez nous dire dans un instant ce que la droite peut attendre de ce scrutin. Est-ce que vous espérez encore une vague bleue malgré vos difficultés dans plusieurs grandes villes ? On évoquera aussi 2027. Est-ce qu'il est possible d'éviter la division alors que les candidatures du côté de chez vous se multiplient ?

Mais d'abord, Gérard Larcher, il faut parler de la situation au Moyen-Orient. Dans le Figaro jeudi dernier, vous disiez que l'histoire nous a enseigné qu'on ne changeait jamais totalement un régime de l'extérieur. Alors près de deux semaines après le début de la guerre, quel bilan est-ce que vous faites de l'intervention des Etats-Unis et d'Israël ?

0:59
Présentateur

D'abord, l'Iran. L'Iran, c'est un pays, nous l'oublions pas, qui en janvier a assassiné son peuple. Sans doute des dizaines de milliers d'Iraniens. C'est un pays qui était en train de se doter de l'arme nucléaire. Et le directeur de l'AIEA l'a rappelé il y a quelques mois. C'était aussi un pays qui agissait par l'intermédiaire de ses proxys. Outhi au Yémen, Hezbollah contre Israël au Liban. Et puis bien sûr, il y avait eu Gaza. Et tout ça, j'allais dire quelque part, c'était l'ordre international complètement bouleversé par ce pays. Je dois dire que l'intervention, sans aucune concertation, d'ailleurs, hormis israélo-américaine, quelque part, elle ne nous a pas vraiment surpris.

Mais elle est légitime ?

1:53
Gérard Larcher

Elle est légitime ?

1:55
Présentateur

Écoutez, je considère que l'Iran est illégitime dans l'attitude qu'il a eue vis-à-vis de son peuple, vis-à-vis de ses voisins. Et donc, je ne me pose pas de question de droit international trop avant. Parce que, quand 22 ans après, l'ONU n'a pas été capable de faire respecter la résolution 1559, au Liban, je me pose vraiment des questions.

2:17
Invité

Mais vous avez raison, Gérard Larcher, de souligner, plus que les entraves, le non-respect absolu du droit international par l'Iran. Il n'empêche que, Florence le rappelait, vous disiez, dans les colonnes du Figaro, vous doutiez de la capacité à opérer un changement de régime par une intervention. On voit par ailleurs les frappes continues. Il faut rappeler que, cette nuit encore, le successeur d'Ali Khamenei a été blessé, même s'il se dit sain et sauf. Est-ce qu'il faut que les frappes américaines, israéliennes, selon vous, continuent ?

2:43
Présentateur

Vous savez, les militaires disent, quel est l'effet final recherché ? Est-ce la chute du régime ? Je crois très sincèrement qu'hormien qu'à la guerre du Kosovo, en Serbie, jamais les opérations aériennes n'ont suffi à faire tomber un régime, souvenez-vous, de Milosevic. Et donc, aujourd'hui, la question se pose de la suite des opérations. La suite des opérations, je ne crois pas à l'intervention à terre, hormis des forces spéciales, mais il faudra bien un moment. L'Iran ne peut, en quelque sorte, que se rendre à l'évidence qu'elle doit rendre les armes.

3:24
Invité

Est-ce que la position, Gérard Larcher, la position de la France, qui revendique sa posture défensive, vous convient ? Est-ce que vous considérez que Emmanuel Macron est à la hauteur ?

3:33
Présentateur

La posture de la France, qui était d'ailleurs très engagée dans les négociations, souvenez-vous, pour prévenir l'accès au nucléaire militaire de l'Iran, la France a mis quelque temps à réagir, je dois le dire. Elle a réagi dans un discours, c'était il y a un peu plus de 7 jours, du Président de la République, que j'ai partagé. Être fidèle à nos alliances et à nos accords militaires, défendre nos intérêts, être attentif à nos ressortissants, il y en avait de très nombreux, y compris vacanciers, à cette époque, je dois dire que ça a été une préoccupation partagée, et puis se poser la question de l'alternative politique.

Y a-t-il une alternative politique en Iran, entre l'opposition intérieure et les Iraniens à l'extérieur ? Je crois qu'on doit contribuer à tout cela. La position de la France aujourd'hui, notamment d'assurer la sécurité dans le détroit d'Orbouz, c'est une position que je partage.

4:34
Gérard Larcher

Alors l'autre grand front de cette guerre, c'est le Liban. Et là, vous regrettez une position trop mitigée de la France ?

4:43
Présentateur

J'ai dit la semaine dernière que dans le discours de mardi, mardi de la semaine dernière, le Liban, simplement appeler Israël à la retenue, ne me paraissait pas suffisant. Qu'est-ce qu'il faut faire ? Il nous faut soutenir. Le Liban a, dans ses malheurs, une chance en ce moment, d'avoir un Président de la République et un Premier ministre de très grande qualité, qui se sont engagés dans le désarmement du Hezbollah. Parce que, regardez le Hezbollah, ce n'est pas le Liban qui défendent, c'est l'Iran qu'ils défendent. Ils sont, en quelque sorte, les portes-missiles à portée d'Israël de l'Iran. Et donc, il ne suffira pas d'une aide humanitaire indispensable.

Vous savez, hier, j'entendais parler de proportionnalité, M. Duavelle.

5:33
Invité

Oui. Cette proportionnalité... C'est la question que j'ai posée à Jean-Noël Barron, lui demandant si l'action d'Israël était disproportionnée. Plusieurs fois, il n'a jamais répondu à cette question.

5:40
Présentateur

Écoutez, la proportionnalité, d'abord, vous êtes des civils israéliens, vous recevez des missiles depuis des années en permanence. Absolument. Et vous êtes en même temps des Libanais dans le sud de Liban. Vous savez, hier soir, j'ai reçu un message de Mgr Nassif, des chrétiens. Je connais très bien Liban. Je m'y suis rendu 37 fois. Je m'occupais d'une fondation, jadis, pas d'une fondation, d'une association en charge des collectivités locales. Et quand je vois le cri aussi de ces chrétiens qui n'ont jamais, eux, agressé Israël, aujourd'hui, qui s'accrochent en sonnant leur cloche à cette terre, c'est-à-dire la proportionnalité de part et d'autre.

Il nous faut nous engager pour que le Liban retrouve sa pleine souveraineté. Il faut désarmer. Et Israël doit cesser ses frappes au Liban ? Non, écoutez, c'est une réponse. C'est une réponse à ce qui se passe sur leurs civils. La réponse n'est jamais illégitime. Simplement, soyons très attentifs à nos compatriotes. Je dis nos compatriotes, vous voyez à quel point je partage ce que peuvent ressentir. les Libanais. Et ce message que j'ai reçu hier soir m'a profondément touché.

6:53
Gérard Larcher

Mais s'engager, Gérard Larcher, ça veut dire quoi ? Vous dites l'aide n'est pas suffisante. S'engager, c'est quoi ?

6:57
Présentateur

Non, il faut que nous soutenions l'armée libanaise. Et c'est un soutien majeur. Il faut que nous soutenions l'armée libanaise, lui donner les moyens de désarmer Hezbollah.

7:06
Invité

Gérard Larcher, il faut qu'on parle des conséquences économiques ici en France de cette guerre. Le monde entier redoute un choc pétrolier. En France, le prix des carburants a nettement augmenté. Le lit de gasoil est au-dessus des 2 euros en moyenne. Est-ce qu'il faut un bouclier tarifaire qui pourrait prendre un certain nombre de formes ou est-ce qu'il faut assumer de dire qu'on n'a plus les moyens ?

7:26
Présentateur

D'abord, il faut assurer la sécurité de l'approvisionnement. Et donc, la décision qui est prise par un certain nombre de pays, y compris quand ils ne sont pas mêlés à l'offensive, je pense à la France, bien entendu, à l'Italie. J'étais il y a peu de temps en Italie, la marine italienne est une très belle marine. Je pense à d'autres pays pour assurer la sécurité des convois. Ça, c'est l'action diplomatique militaire. Ça va prendre du temps. Assurer l'approvisionnement, c'est la première des réactions. La seconde des choses, c'est que nous avons des réserves stratégiques. Nous avons des réserves stratégiques. En France, elles sont à peu près de 120 jours.

Elles sont au minimum de 90 jours dans 32 pays. Il faut avoir une politique coordonnée sur les réserves stratégiques pour les débloquer progressivement jouer sur les marchés de cette manière-là. En même temps, il faut lutter contre les spéculations. Parce que, pardonnez-moi, ce qui est à la pompe aujourd'hui dans Paris, c'est du pétrole, de l'essence raffinée, du gasoil raffiné, qui a été acheté sur la base d'un baril à 60 dollars.

8:33
Invité

Mais jusque-là, Gérard Larcher, tout ce que vous dites, c'est ce qui est annoncé par le gouvernement. Il ne faut pas aller plus loin.

8:37
Présentateur

Sur votre question.

8:39
Invité

Oui.

8:40
Présentateur

D'abord, avons-nous les moyens ? Réponse. Non. Parce que, quand on a 131 milliards de déficit, quand on s'est donné un objectif de tenter de tenir le déficit autour de 5%, la réponse est non. Et, bien sûr, ça représente des sommes extrêmement importantes. Entre la TVA et les accises, vous arrivez dans des sommes extrêmement importantes. Et, l'histoire nous enseigne qu'au moment, on a mis la taxe intérieure sur les produits pétroliers. Ça n'existe plus en tant que tel, mais sous un autre nom. Eh bien, l'effet sur les prix a été limité.

9:18
Invité

C'était ce qu'on appelait la taxe flottante sous Lionel Jospin.

9:21
Présentateur

Mais donc, juste,

9:22
Invité

Gérard Larcher, vous avez des Français qui ont été... Il y a un super rapport

9:25
Présentateur

de la Cour des comptes

9:26
Invité

il y a quelques années là-dessus. C'est vrai. Il n'empêche que, depuis 2021, il y a un certain nombre de dispositifs qui se succèdent. Vous avez eu des ristournes à la pompe. Vous avez eu des chèques carburants qui étaient d'ailleurs assez souvent demandés par votre famille politique. Oui, mais on n'a pas les moyens. Aujourd'hui,

9:39
Présentateur

je peux vous dire, le Sénat, par contre, va s'emparer du contrôle des spéculateurs et de la spéculation. Ce sera le rôle de la Commission des Finances et je vais activer et le Président et le Rapporteur Général sans délai sur ce sujet parce que c'est notre rôle. Il y a bien sûr le rôle du gouvernement mais le rôle du Parlement c'est le contrôle budgétaire et nous pratiquerons ces contrôles.

10:02
Gérard Larcher

Gérard Larcher, on en vient au municipal. Premier tour ce dimanche. On est dans la dernière ligne droite. On va faire un tour d'horizon des villes à enjeu pour votre famille politique. Mais d'abord, partons de l'objectif initial. Bruno Retaillon, en mai dernier, il avait promis une vague bleue. Est-ce que c'est toujours votre ambition ou est-ce que cette ambition vous l'avez revue à la baisse ?

10:28
Présentateur

Non, notre ambition c'est que j'allais dire la vague bleue, la vague du centre et de la droite soit au rendez-vous dimanche. D'abord, dimanche soir, en fait, nous connaîtrons plus de 90% du nom des maires qui seront élus la semaine suivante puisque nous avons beaucoup de communes où il n'y a qu'une seule liste. Notamment dans les petites communes. Et même dans certaines communes de taille intermédiaire et 25% de communes qui ont deux listes. Alors, il va nous rester à peu près 6% de communes par lesquelles nous connaîtrons un deuxième tour.

11:09
Gérard Larcher

Et ce deuxième tour,

11:10
Présentateur

c'est essentiellement dans des villes, parfois dans des villes intermédiaires ou dans des communes. Il y a aussi des petites communes, il y a 3-4 listes. Et donc, nous attendons, ça représente un peu plus 50% de la population. Alors, il y a des enjeux dans des grandes villes. Est-ce qu'on peut gagner Bordeaux ? Oui, possible. Est-ce que vous pouvez

11:29
Gérard Larcher

conserver Nîmes qui est la seule ville de plus 150 000 habitants que vous dirigez ? Je l'essaie

11:35
Présentateur

et nous faisons tout et nous essaierons de pratiquer là où il n'y a pas eu de rassemblement au premier tour. C'est en partie la responsabilité des responsables de formation politique. C'est aussi pour le président du Sénat de créer les conditions d'un rassemblement au deuxième tour dans l'essentiel des communes où nous sommes rassemblés le centre, la droite au premier tour et au deuxième tour il va falloir créer ce rassemblement à Paris.

12:00
Gérard Larcher

C'est Nice par exemple et là vous êtes en mauvaise posture aussi à Nice puisque Éric Ciotti tient l'accord dans les saumages.

12:06
Présentateur

C'est un combat entre Christian et Strosi que ma famille soutient et M. Ciotti qui est allié au Rassemblement National et que pour nous les choses sont claires aucune alliance avec le Rassemblement National où je vais utiliser une formule où c'est proxy.

12:24
Invité

Mais l'idée Gérard Larcher juste à travers cette accumulation Nîmes que vous pourriez perdre qui est la seule ville de plus de 150 000 habitants que vous avez. Paris qu'on peut gagner. Oui alors on va venir à Paris mais juste on ne peut pas exactement dire que la dynamique soit de votre côté. Écoutez nous verrons les résultats. Vous savez la dynamique ça se juge le soir des résultats. On parle de Paris arrêtons-nous un instant sur cet exemple. Votre candidat Rachida Dati est dans une position assez délicate. Elle est notamment concurrencée par Sarah Knafo pour Reconquête dans la perspective d'un second tour.

Quand on regarde les sondages si Sarah Knafo se maintient ça peut faire perdre Sarah Knafo Rachida Dati est-ce qu'il faut que Rachida Dati votre candidate tende la main à Sarah Knafo c'est ce que ne cesse de lui demander la candidate Reconquête.

13:07
Présentateur

Écoutez je vous ai dit clairement pas d'alliance avec le Rassemblement National où c'est proxy Reconquête fait partie

13:14
Invité

C'est un proxy du Rassemblement National.

13:17
Présentateur

Donc se retrouver autour de Rachida Dati qui est la seule qui au deuxième tour peut incarner l'alternance après 25 années de mairie socialiste à Paris.

13:30
Gérard Larcher

Pas d'alliance avec le Rassemblement National ça veut dire que vous allez à l'encontre de l'immense majorité de vos électeurs puisque selon un tout récent sondage Ipsos et Vipof Fondation Jean Jaurès je suis sûr que vous l'avez vu on apprend que seuls 21% de vos sympathisants sont hostiles à une alliance avec l'extrême droite qu'est-ce que vous leur dites à ces électeurs-là ?

13:52
Présentateur

Je leur dis quand on a des convictions quand on a un corps d'idées on se bat autour de cela et que pour moi ni LFI ni RN c'est la position que nous devons avoir parce que je crois en une certaine conception de la vie politique des convictions politiques nous avons tant de choses qui nous séparent sur l'économie sur l'Europe sur une certaine conception de l'humain

14:19
Invité

Alors Gérard Archer pour tester si j'ose dire ce qui apparaît dans ce sondage deux questions précises la première puisque quand on demande à Rachida Dati si Sarah Knafo est d'extrême droite elle ne veut pas répondre est-ce que Sarah Knafo est d'extrême droite ? Oui

14:29
Présentateur

pour moi les choses sont claires et trouver une affiche où il y a le logo LR à côté du logo RN

14:39
Invité

cherchez-la Vous anticipez ma deuxième question il n'y a peut-être pas de logo côte à côte mais il y a un certain nombre d'ambiguïtés je vais prendre deux exemples très précis pour nos auditeurs vous avez un eurodéputé qui s'appelle Christophe Gomart qui à Nice alors que vous venez de nous dire que votre parti soutenait Christian Estrosi a décidé de soutenir qui ?

Eric Ciotti deuxième exemple à Bourg-en-Bresse ville tête de liste reconquête avec un certain nombre de cadres les républicains je crois savoir corrigez-moi si je me trompe que ni Christophe Gomart eurodéputé n'a été exclu des républicains ni ses membres des républicains à Bourg-en-Bresse n'ont été exclus comment est-ce qu'on peut dire ce matin comme vous président du Sénat pas d'alliance LR-RN et vous vous appartenez au même parti qu'eux ?

15:16
Présentateur

écoutez trouver le signe d'une décision de la commission d'investiture qui soutienne à Bourg-en-Bresse je rappelle qu'il peut y avoir des bandes de LR ils ont été désavoués dans leur engagement mais ils n'ont pas été exclus écoutez chaque jour suffira sa peine il n'y aura pas d'alliance des républicains est-ce qu'il faut qu'ils soient exclus ? je pense qu'ils n'ont plus leur place car c'est un choix différent c'est important ce que vous dites certains ils n'ont plus leur place

15:44
Invité

y compris Christophe Gomart l'eurodéputé

15:46
Présentateur

je pense que Christophe Gomart a fait un choix qui est le contraire qui est le contraire du choix que nous avons fait collectivement le bureau politique

15:53
Gérard Larcher

mais est-ce que c'est pas quand même très inquiétant pour votre famille politique parce que ça ressemble à un début d'hémorragie on a aussi des élus LR qui rejoignent des listes RN à Nîmes à Tours à Cagnes-sur-Mer

16:05
Présentateur

oui escoutez je vais vous parler de mon département du parti socialiste que à Mont-la-Ville ou à Mont-la-Jolie la gauche soit alliée avec elle et fille ça ça fait partie aussi des vraies questions Gérard Larcher si vous étiez un socialiste ou un insoumis on poserait la question et bien on lui posera la question et moi je réponds et j'espère j'espère qu'ils auront la même attitude que moi mais donc ça vous inquiète ce constat ce matin je vois bien les tentations mais en fait cette tentation c'est notre disparition et des valeurs que nous portons nous avons derrière l'élection présidentielle nous devons rassembler nous devons rassembler du centre à la droite républicaine nous devons rassembler pour n'avoir qu'un seul candidat au moment de l'élection et pour être présent au deuxième coup et que les français aient un vrai choix d'alternance

16:52
Invité

vous fournissez vous nous fournissez une transition Gérard Larcher vous allez m'inviter Jacques Rattin pour faire les transitions pourquoi pas une chronique aux côtés de Patrick Cohen peut-être dès le soir du second tour de la campagne des municipales la présidentielle sera lancée on ne peut pas exactement dire que la droite soit en ordre de bataille vous avez à peu près autant de responsables politiques que d'avis sur la primaire vous avez une multiplication une multiplication de candidatures est-ce que pour citer les grands auteurs et Guy Mollet c'est le retour de la droite la plus bête du monde

17:20
Présentateur

je ne sais pas si Guy Mollet est la meilleure référence à la fin de la quatrième république d'ailleurs Guy Mollet qui avait demandé au général de Gaulle qui est le 49-3 je le rappelle je rappelle Guy Mollet ses filles non mais pour l'histoire bon je pense personnellement qu'il faut arriver et mettre en place une procédure chacun sait que je suis plutôt favorable à une primaire mais peu m'importe la méthode il nous faut à la fin de l'automne qu'il y ait un candidat ou une candidate qui représente l'ensemble des familles politiques de ce que Michel Barnier avait appelé le socle commun et qui vit particulièrement bien au Sénat c'est la responsabilité que nous avons

18:06
Invité

à certains nombres une primaire juste pour bien comprendre c'est quoi c'est une primaire ouverte c'est une

18:13
Présentateur

par nature elle est ouverte celle de l'automne là nous vivons actuellement à l'intérieur de LR le choix du candidat qui portera les couleurs de LR c'est ce à quoi nous travaillons

18:22
Invité

ça veut dire ça veut dire Gérard Larcher qu'en fait vous inventez l'élection présidentielle à 6 tours parce qu'il y a 2 tours pour désigner un candidat à l'intérieur des républicains il y a 2 tours pour une primaire ouverte et il y a 2 tours pour l'élection présidentielle c'est une procédure

18:33
Présentateur

d'autres familles politiques vont le vivre de la même manière c'est pas très gaulliste écoutez personne ne s'imposant le mot gaulliste vous savez c'était l'époque où les gens s'imposaient naturellement le général de Gaulle Georges Pompidou et on a eu après Nicolas Sarkozy voilà et Jacques Chirac avant

18:49
Gérard Larcher

est-ce que ça veut dire Gérard Larcher que si le vainqueur de cette primaire de la droite et du centre c'était Gabriel Attal par exemple vous vous mettriez à son service bien sûr pour la présidentielle bien sûr bien sûr

19:01
Invité

donc Gérard Larcher président du Sénat figure historique de la droite serait prêt à faire campagne pour Gabriel Attal

19:07
Présentateur

mais s'il est choisi à l'issue du processus de sélection mais c'est la règle du jeu et je lui demande qu'il suive si à l'issue du processus de sélection c'est Edouard Philippe ou Bruno Rotaillot ou un autre enfin c'est ça la règle la règle du jeu c'est que c'est d'ailleurs pas un jeu la règle de la démocratie c'est que nous ayons un candidat capable d'accéder au deuxième tour parce que nous savons bien qu'au deuxième tour sans doute le candidat du rassemblement national sera présent et que pour moi le voir ou l'avoir élu c'est inacceptable

19:43
Invité

Vous allez nous répondre Gérard Larcher que vous êtes dans une position parce que je rappelle que vous faites partie d'un comité qui examine les conditions de désignation d'un candidat mais tout le monde sait votre compagnonnage avec Bruno Rotaillot qui lui candidat à déclarer à l'élection présidentielle est-ce que c'est lui qui a le plus de qualité le mieux placé pour représenter la droite ?

20:00
Présentateur

J'ai une obligation de réserve jusqu'à la fin mars mais je ne vais pas vous dire que je ne partage pas l'engagement de Bruno Rotaillot avec ma personnalité propre avec ma sensibilité propre mais je pense qu'il a les qualités humaines intellectuelles politiques la clarté de l'engagement et qu'il est capable d'écouter y compris il y avait un j'allais dire un slogan il y a longtemps France Inter il est capable d'écouter la différence

20:28
Gérard Larcher

donc il a des capacités de rassemblement

20:31
Présentateur

bien sûr et il l'a montré à la tête du groupe Les Républicains au Sénat

20:35
Invité

même quand Bruno Rotaillot dans son programme dit il faut changer la constitution pour faire en sorte que le droit national s'impose sur le droit européen il faut changer la constitution sur l'immigration

20:42
Présentateur

c'est des vrais sujets

20:44
Invité

c'est pas exactement votre tendance

20:45
Présentateur

c'est des vrais sujets qui se posent y compris pour des textes qui vont venir dont personne ne parle parce qu'en ce moment naturellement l'actualité internationale l'emporte nous aurons dans quelque temps à débattre de la mise en place du pacte asile-migration nous aurons ensuite à mettre en place le règlement de retour et je pense qu'il y aura quelques questions constitutionnelles qui vont se poser la constitution dans son architecture pour moi est une constitution qui permet à la France de traverser toutes les difficultés tous les événements mais elle n'est pas non plus une espèce de table sacrée sur laquelle il ne faudrait pas

21:21
Gérard Larcher

l'état de droit n'est pas immuable

21:22
Présentateur

c'est ce que vous dites aussi c'est l'état du droit qui n'est pas immuable l'état de droit c'est autre chose l'état de droit c'est la république ce sont les institutions c'est le respect de la démocratie l'état du droit je vais prendre un exemple est-ce que les ordonnances de 45 sur la justice des mineurs sont aujourd'hui adaptées à la réalité de notre société la réponse est non et donc il faudra faire évoluer

21:44
Invité

l'état du droit et dans le cas d'espèce Bruno Retailleux disait l'état de droit ni intergible ni sacré un tout dernier mot Gérard Larcher s'il fallait une figure consensuelle rassembleuse pour être candidat à l'élection présidentielle vous me voyez venir ou pas est-ce que vous pourriez vous éventuellement être candidat ?

21:58
Présentateur

je suis président président du Sénat et j'essaie à ma place de représenter une institution qui est le territoire ce que je constate c'est que les 34 875 communes c'est une formule que j'aime beaucoup ce sont autant de petites républiques dans la grande et la république elle a besoin aujourd'hui alors qu'elle est tellement divisée fracturée qu'on se rassemble et c'est ça mon objectif

22:24
Gérard Larcher

merci merci Gérard Larcher d'avoir été au micro de France Inter ce matin la revue de presse à suivre la revue de presse

22:30
Locuteur

c'est la revue de presse c'est la revue de presse