Barnier censuré : et maintenant ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] bonsoir bonsoir à toutes et à tous notre soirée spéciale continue sur les chaînes parlementaires évidemment consacré à la censure du gouvernement de Michel Barnier à ses conséquences ses conséquences pour le pays ces conséquences pour le paysage politique et ses conséquences pour nous pour vous pour les Français bonsoir Miriam Ankawa bonsoir bonsoir à tous journée historique donc au Palais Bourbon le résultat du vote est sans appel il a été annoncé il y a un peu moins d'une demi-heure par yel brun Pivet à la tribune de l'Assemblée écoutez la majorité requise éant atteinte la première motion de censure est adoptée il n'y a pas lieu de mettre au voix la seconde motion les conclusions de la commission mixte paritaire sur le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2025 sont donc considérés comme rejetés en raison de l'adoption de la motion de censure et conformément à l'article 50 de la Constitution le Premier ministre doit remettre haute président de la République la démission du gouvernement voilà motion de gauche adoptée grâce au voix du RN le gouvernement de Michel Barnier est donc renversé ce soir et maintenant que va-t-il que peut-il se passer oui ça fait partie des nombreuses questions auquel nous allons tenter de répondre ce soir comment sortir de cette crise politique qui pour Matignon la la France peut-elle va-t-elle fonctionner son nouveau budget on est ensemble jusqu'à 22h30 avec tout à l'heure un plateau d'invités politiques sénateurs et députés et puis un plateau d'experts pour ouvrir cette émission bonsoir Benjamin Morel bonsoir merci d'être la constitutionnaliste maître de conférence en droit public votre dernier ouvrage le Parlement temple de la République c'est d'actualité 2789 à nos jours aux éditions passé composé bonsoir Lucille schmidth bienvenue cofondatrice de la Fabrique écologique et j'accueille Stéphane zumsteek bonsoir bienvenue à vous vous êtes directeur du département Opinion de l'institut Ipsos et beréranger bonde bonsoir Beranger bienvenue journaliste politique à franceino manette du euh du 8h30 et de l'interview politique du du weekend avant de vous entendre les uns et les autres je suis sûr que vous avez énormément de d'analyses à partager avec nos téléspectatrices et nos téléspectateur on file tout de suite à l'assemblée nationale rejoindre en duplex et en direct Marco Pomier pour nous faire vivre les moments saillants de cette journée historique Marco oui regardez ces images dans la salle des quatre colonnes énormément de journalistes encore juste là-bas vous avez Thomas ménager du rassemblement national à ma droite Sandrine Rousseau des écologistes depuis 30 minutes les politiques défilent dans cette salle pour réagir à cette motion de censure adoptée à cet événement historique les premiers qui ont réagi ce sont les les insoumis c'est eux qui défendaient la motion de censure au nom de la gauche après la prise de parole de leur présidente Mathilde panneau les insoumis ont applaudi leur victoire celle de la gauche et même si on a vu beaucoup de sourire d'ailleurs sur les visages des députés de gauche mais les visages sont quand même plutôt graves he ici à l'Assemblée nationale il faut bien le dire des visages encore plus grave du côté du socle commun de la coalition gouvernementale conscient du moment qu'il conscient de ce moment historique et de ce saut dans l'inconnu un député de droite me disait sa tristesse ce soir c'est vrai que pour Michel Barnier pour ses députés de la coalition présidentielle et bien c'est un soir de défaite au Go àer Marco Pomier en duplexe des quatre colonnes à l'Assemblée nationale on revient vers vous évidemment tout au long de cette soirée spéciale de l'attention de la gravité ce soir avant d'en venir aux conséquences précises pour le pays pour pour les Français un mot pour qualifier cette crise dans laquelle plonge le pays crise politique Benjamin Morel crise institutionnelle ou carrément crise de régime alors pour l'instant ça reste une crise politique he c'est-à-dire que la crise institutionnelle c'est pas vraiment les insts de la 5e République quoi qu'on pense d'ell et cetera elles ont plein de défauts qui sont aujourd'hui en cause on est vraiment aujourd'hui dans un blocage qui est un blocage politique d'ailleurs le précédent c'est évidemment 1962 on a à l'époque un georgees pomidou qui est renversé et on a un général de Gaul qui le maintient en surs le temps de dissous de l'Assemblée d'avoir une majorité allez époque il y a une majorité et c'est parce qu'il y a une majorité qu'on nentre justement pas dans une crise plus aigue là le problème aujourd'hui c'est très différent c'est qu'on a un gouvernement renversé et que ce gouvernement renversé et bien on n pas non plus d'alternative parlementaire à ce stade-là c'est-à-dire que on peut nommer un nveau Premier ministre et ça devrait arriver inccessamment parce qu'il va falloir un moment un budget on peut espérer un émanuel Macron qui procrastine un peu moins que d'habitude oui surtout pas parce que là on a besoin rapidement d'un budget ou au moins des projets de loi spéciaux on y reviendra peut-être mais pour enclencher les impôts l'année prochaine faud que ça arrive avant le 19 décembre donc va pas falloir attendre 51 jours et quoi qu'il arrive le blocage parlementaire lui va demeurer à minima pendant 8 mois et donc ce blage parlementaire jusqu'à une potentielle prochaine dissolution et ça évidemment bah c'est assez inédit Lucile Schmid Gabriel Atal à la tribune a dit la politique française est malade est-ce que vous êtes d'accord dans quoi le pays bascule ce soir oui c'est exactement ce que je ressens en écoutant Benjamin Morel c'est une crise politique mais une crise politique faite avec des acteurs politiques qui se sont beaucoup dégradés moi je je connais bien le monde politique j'en ai même fait j'ai été élu et j'ai le sentiment qu'aujourd'hui ce jeu ces règles du jeu ne sont plus respectées au fond ce qui est intéressant dans cette crise politique c'est d'abord qu'elle se déroule sous les yeux du reste du monde donc il y a un sujet sur l'influence de la France c'est une crise politique qui n'est pas propre enfin qui ne pourra pas être seulement gardé en France ça je crois qu'il faut le dire hein c'est une crise politique à l'échelle de l'Europe c'est une crise politique à l'échelle du monde aussi c'està-dire l'affaiblissement de la France va entraîner d'autres vois l'affaiblissement de la France elle est en résonance avec ce qui peut se passer ailleurs dans d'autres démocraties elle est en résonance aussi avec l'affaiblissement de l'Allemagne donc une crise politique elle n'est pas strict au sainsu français ça ça un premier point la deuxième chose par rapport à à si on prend un peu de profondeur historique c'est qu'on avait le sentiment que la politique se déroulait autour de règles de jeu collective et aussi avec l'idée que lorsqu'on prend le risque de sauter dans l'inconnue on a quand même au moins un plan B là on a le sentiment de quelque chose d'ultra réactif d'ultra du présentisme comme le disent les les philosophes au fond chacun se réjouit d'avoir gagné ou de s'être vengé euh ou de ne pas avoir respecté les règles du jeu et je pense que c'est très grave c'est-à-dire que au-delà des des qualifications politiques institutionnelles et cetera la question c'est pourquoi est-ce que nos politiques ce qu'on est ce qu'on élit on ont cette capacité à sauter dans l'inconnu sans parachute ouais euh qu'est-ce que vous retenez berangerbonde de cette de cette journée euh le les mots chaos désordres qu'on a tous employé peut-être ce ce visage un pavide de de Michel Barnier ce ce premier ministre qui qui compte en semaine moi c'est ce qui m'a frappé pendant sa prise de parole totalement sans illusion Michel Barnier autant il est encore apparu assez combatif hier euh au 20 de TF France 2 auants là euh il venait c'était c'était un discours testamentaire c'est il fait il fait applaudir ses ses ministres euh voilà il récolte finalement une une standingovation après 3 mois de de où il a été quand même secoué par son son socle commun qui n'en était pas un euh bon il aura eu ce moment-là mais vraiment sans illusion et et euh affecté quoi euh réellement euh c'est un hom trace ouais il y a la trace pardon de vous interrompe il y a la trace qui laissera aussi il restera quand même comme le premier ministre qui a négocié et et loin avec Marine Le Pen et le rassemblement national sur le budget ça créer une sorte de précédent quand même c'est clair que c'est c'est sans doute oui c'est c'est c'est sans doute ce qu'on retiendra enfin moi c'est ce qui me là comme ça tout de suite c'est ce que je retiens c'est celui qui est allé le plus loin dans la dans la coconstruction presque avec le rassemblement national ce qui était ce qui est inédit qui qui qui publie un communiqué annonçant que que les les les débats sont terminés en en citant le le le ces négociations ces discussions on va dire avec le RN et ça ça va ça va marquer assez durablement la suite des des des parce que son son successeur que va-t-il faire avec tout ça alors justement la coconstruction dont vous parliez berbont elle en a parlé aussi sur le plateau de de TF1 Marine Lepen on écoute tout de suite je je nous ce premier minist va être nommé nous le laisserons travailler il va retravailler un nouveau budget parce qu'on va pas rester avec le budget de 2024 du coup pendant des mois et nous allons je coconstruire pas seulement avec le rassemblement national avec l'ensemble des forces encore une fois présent à l'assemblée nationale construire un budget qui soit acceptable pour tous et c'est ce budget-là qui s'appliquera euh aux Français est-ce que vous dites qu'il faut rendre la parole au peuple et rendre la parole au peuple puisqu'on ne peut pas faire d'élection législative avant le mois de juin prochain c'est une élection présidentielle anticipée mais moi je ne pousse pas je ne demande pas la la la démission d'Emmanuel Macron voilà elle ne le demande pas mais ces troupes le font pour elle Stéphane zumsteg ce mot de coconstruction est quand même très fort elle est plus que renforcée ce soir vous pensez alors qu'on sait que Michel Barnier forcément s'abîme quel est le regard des Français pas forcément ceux de de be électorale comment les Français regardent cette censure inéluctable qui est réelle ce soir ben écoutez ils l'ont ils ne l'ont pas souhaité il y a encore quelques semaines il y avait un besoin de une envie de stabilité c'est aussi pour ça que que Michel Barnier avait été relativement bien accueilli quand il avait pris son poste à Matillon et les choses se sont un petit pe ont un petit peu dégénéré notamment auprès des électorats les plus radicaux alors que les électeurs de Jean-Luc Mélenchon a toujours été vend debout contre ce gouvernement illégitime selon eux ça ça ça date du du second tour des élections législatives bien sûr mais on a bien vu que l'électorat du RN bougit était de plus en plus favorable à cette dissolution et Marine Le Pen elle s'est retrouvée il y a encore quelques semaines quelques jours avant de prendre cette décision piégé et déborder par sa base ce que je trouve intéressant dans sa phrase dans dans sa déclaration sur la construction elle est presque en train de nous dire j'ai censuré une fois ça ne veut pas dire que je censurai automatiquement alors qui va tomber dans le piège une seconde fois par c'est aussi essayer d'assurer une sorte de synthèse parce que le vrai problème de Marine Le Pen il y avait pas de bonne solution pour elle tactiquement ou stratégiquement tout est risqué censurer c'est risqué ne pas censurer c'était risqué qui le chois le choix qu'elle a fait c'est de de de de censurer parce que il y a une réelle tension entre sa base électorale qui pour une part en tout cas est très radical et très antiystème et qui ne voulait plus de Michel Barnier pour plein de raisons évidemment et aussi sa tactique électorale de récupérer dans les mois ou dans les années qui viennent des Franches de l'opinion qui jusqu'à présent lui échappai les seniors notamment mais pas que et les gens et les gens qui qui restent fidèles à à la droite républicaine mais des segments qui lui ont longtemps échappé mais où elle progressent significativement d'élection en élection donc à la fois rassurer sa base et aussi rassurer les on va dire les milieux libéraux et conservateurs au sens de la droite classique qui donc il y a une part de rationalité politique aussi je trouve ENF ce qu'elle fait pas dans l'irrationnel selon vous alors la question c'est qui va porter le chapeau parce qu'au fond celui qui apparaîtra comme le plus gros responsable de cette censure sera perdant quand on regarde Beranger monte la Une de du Parisien ce matin les apprentis sorciers ce sont Jean-Luc Mélanchon et Marine Le Pen les principaux artisans de de cette censure de cette crise est-ce que les Français vont vont voir ce duo là comme nos confrères du Parisien ou pas à votre avis moi je pense que que en tout cas Marine Le Pen et pour rebondir sur ce que disait stéan zumseg et et sur ce que vous dites là Marine Le Pen a a quand même pris moi pour moi prend un risque assez important et et pour tout vous dire je continue à pas être complètement convaincu par l'opportunité de ce de du choix qu'ils ont fait c'estàd qu'ils étaient en train d'installer depuis ces derniers mois cette fameuse stratégie de la cravate enfin quelque chose de de de respectacle qui permettaiit d'élargir leur base électorale ils ont manifestement fait le choix de revenir à leur base bon c'est c'est en politique c'est classique mais bah ils en resteront à leur base enfin j'ai en cas de prochains scrutin et puis ensuite voter cette motion de censure euh avec la rédaction dans laquelle le la NFP l'a proposé c'est avec les villes obsessions et cetera donc elle pourrait le payer dans les urnes pour et bien il y a une espèce de de de flou dans son message qui qui ressort de l'ensemble qui qui va pas être si simple à à je pense à à gérer pour la suite oui votre avis là-dessus Benjamin Morel parce que on est dans cette tripartition de l'Assemblée voilà que qu'on subit depuis depuis des mois et qui crée cette espèce de confusion dans dans les esprits peut-être un peu moins des observateurs mais des Français à coup sûr et ça ça ça risque de continuer quand même ça risque de continuer oui et pour revenir sur Marine Le Pen c'est la moins mauvaise solution pour elle et elle est pas si mauvaise cette solution parce qu'en fait vous avez d'un côté un électorat ça a été évoqué mais de base qui voulait cette censure cet électorat il est très abstentionniste souvenez-vous des dernières des dernières régionales on prédisait 3 qu C régions n il en a aucune parce que l'électorat se déplace pas la crainte de Marine Le Pen c'est qu'en cas de dissolution cet électorat ne soit pas là et qu'elle tombe de 120 à 50 députés ce qui là pose un vrai problème parce que la marche vers 2027 elle est ratée et là il y a besoin de tenir ça mieux vaut entre guillemets perdre un électorat que vous n'avez pas que perdre votre base électorale vous allez beso envoyer un message à à sa base qu' lu réclamait ce cette censure elle envoie une un message également à l'électorat qu'elle vise pourquoi elle censure là parce que on ne revalorise pas pas les petits retraités les retraités qui gagnent pas mal et donc ce faisant qui vous a protégé les Français a entendu ce les retraités si qui les socles les socles communs euh non ils vous ont pas protégé moi j'aiété jusqu'au bout deuxième élément le socle commun a annoncé que demain ce serait l'effondrement du pays s'il y avait une censure ce ne sera pas l'effondrement parce queil y a des solutions juridiques et donc c'est pas l'effondrement la crédibilité d'une marine Le Pen qui aura dit en sens il y aura quand même un budget elle ne sera pas forcément totalement décrédibilisé si demain en effet le pays continue à tourner Marine Le Pen qui a été apostrophé nomément il la regarda pendant sa prise de parole par laurentquier le président des députés LR écoutons cet extrait la réalité c'est que sans V voix Madame Le Pen la France insoumise ne pourrait rien la réalité Madame Le Pen à VO vous vous apprêtez à voter pour qui traitent les policiers d'assassin la réalité Madame Le Pen c'est que vous vous apprêtez à voter pour ceux qui traitent les terroristes de résistant quand on lit le texte de la motion de censure on comprend l'hypocrisie l'hypocrisie qui est derrière juste le texte de cette motion de censure un texte qui dénonce les plus viles obsessions de l'extrême droite et vous allez voter cel unexte qui explique qu'ilut Pasir sur l'aide médic d'É VO cela un texte qui explique un texte qui explique qu'il ne faut pas de lois d'immigration plus ferme et vous allez voter cela je reviens vers vous Stéphan zums parce que quand même cette cette alliance on peut l'appeler comme on veut contre nature de circonstances et cetera entre LFI mais aussi le nouveau front populaire on va parler du PS dans un instant et le rassemblement national de Marine Le Pen les les électeurs le soiv comment enfin il y a quand même une contradiction idéologique sur un certain nombre de grands thèmes que que là Laurent vquier rappelait il y a peut-être une contradiction politique en terme de théorie politique mais il y a pas de contradiction pour les électorats qu'on les prend un par un peu importe pour un électeur du RN et même je pense peu importe pour un électeur de la France insoumise qu'on fasse chuter le gouvernement avec les voix des députés d'un autre parti ce qui compte c'est le résultat et sen diton aussi sur le degré de d'hostilité parfois de détestation que ce socle commun a suscité d'abord il y a y a macronie avant les dernières il y a Emmanuel Macron pardon et sa majorité étriqué avant les élections législatives et il y a ce sentiment pour les uns de cette enfin pour tous d'ailleurs de sêtre fait voler à tort ou à raison de s'être fait voler le résultat les électeurs du RN se sont fait voler les élections parce que Jordan Bardella n'a pas pu aller à Maon et pourquoi parce qu'il y a eu un barrage républicain absolument dans leur esprit contre nature et presque scandaleux quelque part c'est du vol et de la même manère donc il y a eu un barrage contre nature donc nous aussi on peut donc pourquoi nous on ne se permettrait pas et de la part de l'électorat le plus radicalisé à gauche de toute façon ce qu'il faut fa c'est la chute d'Emmanuel Macron ou de la continuité ou de la nouvelle version dans leur esprit de d'Emmanuel Macron c'est-à-dire Barnier et et et la droite et peu importe peu importe les moyens utilisés ce qui compte c'est le résultat donc cette incohérence politique je ne suis pas persuadé que ce soit un moteur pour freiner ces électorats là un mot sur la gauche ce soir les insoumis c'est très clair revendique la maternité ou la paternité de la chute de Michel Barnier écoutez mathil panneau Lucile Schmith on parle des socialistes juste après enfin le gouvernement Barnier est tombé ainsi que son budget violent nous savions depuis le premier jour de ce gouvernement que ce gouvernement allait tomber pour une raison toute simple il était une provocation au vote des Français et des Françaises fait le 7 juillet censurer Barnier c'est respecter le vote des Français c'est respecter la souveraineté du peuple et c'est par notre motion déposée par la France insoumise et le nouveau front populaire que ce gouvernement a été renversé pas par celle du rassemblement national qui comme d'habitude n'a servi absolument à rien si ce n'est à nous faire perdre 2 mois puisque nous avions présenté dès le départ lorsque ce gouvernement illégitime avait été présenté une motion de censure en octobre que la rassemblement national avait refusé de voter voilà la censure rêvée de Malti de panneau il y a 3 mois est enfin est enfin RÉALITÉ luci schmi et le PS vous connaissez ce parti 66 députés ils ils auraient pu sauver Michel Barnier pourquoi ne l'ont-ils pas fait partie de gouvernement François Hollande vote la censure ce soir est-ce que c'est compréhensible pour les électeurs socialistes je je pense que les électeurs socialistes sont comme moi assez partagés entre le sentiment qu' a eu une sorte de dénis démocratique depuis juillet et ça on peut pas le laisser de côté et puis l'envie qu'ils ont enfin je peux pas non plus parler pour les électeurs socialistes en général mais en tout cas je vais dire ce que je pense moi bien sûr euh moi ce que je pense c'est que il y a un sujet sur les frictions entre le Parti socialiste et la France insoumise qu'on voit bien que la France insoumise continue à assumer une sorte de leadership du nouveau front populaire et que ça ça pose un problème au socialistes parce que d'une certaine façon dans une période compliquée avoir la culture de gouvernement pour être un atout-mître et en fait on voit bien que depuis plusieurs semaines les socialistes se posent la question de la manière dont ils vont utiliser cet atout maîre et par ailleurs se sentent coincés par l'épé de damoclais de la nouvelle dissolution qui va sans doute enfin qui pourrait advevenir d'ici enfin 1 an après la première dissolution donc en juillet donc il y a un sujet sur ils sont comme l'anne de Buridan les socialistesà dire qu'en fait à l'intérieur du parti il y a de plus en plus une opposition alivier fort avec l'idée que il faut se se se démettre de cette alliance avec LFI et puis du côté de l'Assemblée nationale il y a la question de comment est-ce qu'on est réélu donc il y a un cycle infernal sur la ré est il faut expliquer à nos téléspectateurs il y a des législatives s'il y a une partir une nouelle dissolution évidemment il y a des législatives et dans ce cas-là l'Alliance de gauche peut être déterminante pour queil y ait le même nombre de députés soci mais on pe ai donc c'est pour des sièges c'est pour des arrière-pensées électorales n'arrive pas à décrocher des Insou écoutz qu même non il y a non il y a plusieurs choses il y a évidemment une question de réélection évidemment ça fait partie des calculs politiques et pourquoi pas je crois que les socialistes ne sont pas seuls à faire des calculs politiques la deuxième chose qu'on peut dire c'est qu'il pourrait envisager les choses en terme de prendre son risque parce que vous savez j'écoutais Marine Le Pen et ces 11 millions d'électeurs personne n'est propriétaire de ces électeurs et toute la question c'est comment est-ce qu'il peut y avoir une recomposition électorale à partir de ce qui vient de se passer lorsqu'il y aura un coup après moi je tiens à dire je suis un petit peu en désaccord avec Benjamin Morel là-dessus qu'il y aura une réalité qui va sans doute l'emporter c'est que il y a le jeu des marchés il y a des questions économiques il y a des questions financière pour un pays largement endetté il est possible il est possible qu'il y ait des répercussions réelles par rapport à cette dissolution et ça il semble que dans ce jeu très théâtral personne ne l'envisage c'estàdire qu'on pense que c'est d'une certaine manière une répétition générale gouvernement cessé de le dire oui le gouver non mais le gouvernement a utilisé des arguments qui était parfois très très contestable le sujet des impôts c'est un sujet contestable en revanche la question de la façon la France dépend du reste du monde n'a été jamais utilisé comme si on était une île donc il y a un sujet sur lequel les socialistes pourraent être rattrapés par un principe de réalité où ils auraient dû utiliser leur à tout mettre d'avoir la culture de gouvernement en en s'éloignant me semble-t-il de LFI alors on va y revenir sur cette cette question du budget et je vous poserai la question dans un instant Benjamin Morel mais quand même je je restons une seconde quand même sur ce que vous nous avez dit François Hollande ancien président de la République qui qui vote la censure berangerbonde c'est enfin symboliquement ça ça a beaucoup de sens je sais pas quel impact ça aura sur l'électorat socialiste mais comment vous le recevez ça le le le François Hollande c'est compliqué parce que l'électorat socialiste il est de ce qu'on en a compris coincé entre de détestation la détestation de Macron qu'il fallaitfin qu'il faut viser à travers Barnier et puis la détestation des insoumis même si ils ont bien conscience qu'ils leur doivent à cette union de la gauche et donc aux insoumis les 70 postes 66 postes de députés qu'ils ont actuellement euh donc euh François Holland au milieu de ça qui est au cœur aussi de la détestation hein pour le coup euh euh le le l'échec de enfin ce qui est considéré comme l'échec du quinquen à Hollande n'est toujours pas digéré euh donc ça ça de mon point de vue ça ça ajoute encore un peu plus de trouble à ce à à à à la perception à la compréhension de ce que veulent les les socialistes on a ils ont un congrès dans quelques mois euh la succession d'Olivier for qui est ouver n pas beaucoup d'intérêt général voilà exactement alors si Michel Barnier est le premier ministre le plus éphémère de l'histoire de la 5e République le plus grave c'est que la France n'a pas de budget ce soir Benjamin expliquez-nous très concrètement ce qui va se passer on nous dit Premier ministre démissionnaire peut quand même prendre des mesures d'urgence pour sauver une loi spécial le budget 2024 à la place de celui de cette année qui vient alors pour l'instant il y a deux voix d'abord on est relativement tôt dans le mois de décembre et il est pas impossible qu'on puisse avoir des budgets votés au 31 décembre dès lors qu'on a un gouvernement rapidement nommé donc va falloir attendre 51 jour M une explication ça veut dire que le budget au Sénat ici même le budget de l'État il est en discussion il ne tombe pas est suspendu de la chute de c'est suspendu c'est-à-dire que la Conférence des Présidents va décider Queen effet il y a pas de gouvernement donc qui est-ce qu'on met au banc pour discuter le budget on sait pas donc on suspend le budget et donc on le met au frigidaire mais si demain vous avez un nouveau gouvernement il a deux choix il peut soit reprendre ce budget et ça continue là ce qui a été fait par yel Bron pivé c'est acter le rejet du PLFSS du budget de la sécuré sociale devant l'Assemblée nationale qu'est-ce qui se passe le rejet de des conclusions de la CMP plutôt ben on a un budget du PLFSS qui sort du Sénat il retourne à l'Assemblée et un nouveau gouvernement peut l'inscrire à l'ordre du jour en mettant quelques gros amendements marqué PS ou RN en espérant que ça passe ou bien on peut redéposer croyez à ce scénario là j'y viens oui pour potentiellement pourquoi pas c'est-à-dire que en soit le budget aujourd'hui l'immense partie du budget ne pose pas problème il y a quelques éléments clés si jamais vous voulez éviter une motion de censure vous pouvez modifier ces éléments clés par amendement toute façon ça repart sur une discussion dans laquelle tout le monde pourra déposer desichel Barnier démissionnaire alors peut être celui qui porte la suite du budget attention ça implique de nommer un nouveau gouvernement parce qu'aujourd'hui sinon on risque d'avoir un une procédure parlementaire bloquée on n' jamais eu sous la 5e République de projet de loi discutter avec un gouvernement démissionnaire ça serait le cas pour une loi spéciale comme pour un budget ce serait quoi qu'il arrive compliqué donc soit on continue avec le même budget soit on en dépose un nouveau sur la base de l'ancien ça peut aller très vite vous savez le record pour voter n mois sur la 5e République c'est un jour et demi donc pour un budget ça sera un peu plus compliqué vous faites un 49 à 3 à l'Assemblée et le Sénat joue le jeu c'est jouable avant le 31 la loi spéciale en quelques de parle la deuxième voix c'est en effet la loi spéciale la loi spéciale ce sont des lois prévues à l'article 45 de lo organique relative au loi de finances qui permettent en fait d'autoriser le gouvernement à prélever les ressources à prélever les recettes autrement dit à prélever les impôts on peut les moduler hein c'est-à-dire qu'on entend beaucoup parler de barem de l'impôt sur le revenu et cetera on pense on n pas de recul on n pas de précédent mais on pense qu'on peut jouer sur cette loi pour adapter ça alors attendez ça ça veut dire que les 300000 Français qui se retrouveraient assujétis au barême de l'impôt sur le revenu parce que la loi spéciale lui appliquerait euh appliquerait pas l'inflation de 2025 par un amendement à la loi spéciale ces 300000 là pourrai finalement être épargné ou par untic parce que ça ça ça intéresse les Français c'est leur pouvoir d'achatou par un article que vous rentrez dans la loi spéciale attention pas de recul encore une fois mais je vois pas un juge pas de recul je vois pas un juge censurer une loi spéciale et mettre l'État dans une situation catastrophique parce qu'il refuserait une définition trop élargie de la loi de la loi spéciale donc c'est possible pour les dépenses dans l'idée fonctionnaires et cetera pour les pour les dépenses fonctionnaires et cetera là ben c'est une reconduction tacite du budget 2024 c'est 2024 qui bégille sur 2025 ça aussi c'est gérable quoi qu'il arrive que ce soit fin 2024 ou début 2025 loi spéciale ou pas loi spéciale ça n n'exenttera pas de voter un budget autrement dit c'est une façon temporaire de passer quelques jalons mais en terme en janvier février mars il faudra un budget ça comme vous le dites très bien les trois blocs seront toujours là c'est ça et tous les opposent les compromis d'hier sur le budget impossible seront possibles demain à partir de janvier ce qu'il faut avoir en tête c'est que ça sera la même assemblée donc tout le sujet c'est que moi j'écoutais les interventions Éric cotti nous a dit que c'était un budget socialiste les socialistes enfin LF nous a dit que c'était un budget d'extrême droite donc on a affaire à des gens qui sont irréconciliables en même temps il y a un certain nombre de déclarations qui ont été faites par les uns et par les autres en disant mais dès qu'il y aura eu dis solution brusquement on va trouver l'esprit de compromis mais sur la base chacun de notre programme donc on est dans une situation absolument hubuesque que vous savez on dirait les chadoc on dirait on dirait une mauvaise pièce de boulevard donc comment imaginer par rapport à ce que disait Benjamin Morel qui est très intéressant théoriquement donc on pourrait s'en sortir mais ce qu'on n'imagine pas c'est que le jeu des acteurs la sociologie du pouvoir nous permettent réellement de le faire et là il y a un sujet sur le comportement me semble-t-il des acteurs politiques aujourd'hui j'en reviens à ce que je disais tout à l'heure il y a il y a une manière de se comporter qui me semble être irresponsable et on n'imagine pas que ce coup de ce monstre puisque chacun a un grand sourire hormi Michel Barnier par rapport à cette disolution on imagine assez mal qu'il changeent étant donné que pour eux ils estiment qu'ils ont fait un coup fumant alors on y va sur la sortie de crise poten ouiemmanu ma qui qui est rentré de d'Arabie Saoudite en fin d'après-midi intervention annoncée au au JT de de 20h enfin une allocution en tout cas demain à 20h berangerbon on a connu un Emmanuel Macron hésitant pour nommer d'illeurs tous ses premiers ministres à peu de chose près sauf peut-être Édouard Philippe là il va devoir aller vite sauf que il y a quand même une une configuration politique très compliquée il va nommer une personnalité sans que des forces politique ce soit éventuellement mise d'accord sur un Pact de non agression ou un Pact de non censure pour reprendre les termes qui ont été employés ces ces dernières heures ce qui était déjà le cas pour la domation de Michel Barnier même si ça avait beaucoup tardé mais il y avait pas eu d'entente et c'est probablement d'ailleurs si on peut l'appeler comme ça le le péché originel l'absence de programme de de de de de de de de quelques grands thèmes sur lesquels les les uns et les autres se seraiit entendu donc effectivement la difficulté c'est que là cette fois-ci on est il a encore moins le temps si je puis dire c'est la raison pour laquelle son entourage pousse depuis quelques jours pour trouver d'ors et déjà la solution alors ces proches nous disent qu'il devrait aller très vite cette fois voilà il y a des noms qui circulent et que faut-il en penser va dire c'est un peu toujours les mêmes des des des François Baayou des alors on va les voir justement en tout cas on en a sélectionné ce qu'on a qu'on a entendu le plus souvent cité aujourd'hui VO et qui représente politiquement des espaces assez distincts Bernard Caseneuve centre gauche François baayrou centre par excellence Sébastien lecnu centre droit proche du président de la République et Bruno retaillot droite de la droite et là tous ceux qui ont été nommés aujourd'hui qui sont pas sur nos photos sont très très énervés oui ils peut-êre paradoalement plus de chance on nous parle de de Roland lescur oui il y a beaucoup de noms qui circule il y en a un nouveau qui qui a surgi là du chapeau sorti du chapeau c'est françois Barouin ces dernières heures absolument avec un peu les mêmes caractéristiques que François Baayou c'estàdire une une une forme de compatibilité ou de non agression vis-à-vis du RN qui serait un élément quel est l'objectif à remplir la non agression vis-à-vis du RN ou raccrocher un centre gauche pardon myiam mais je vous interromps parce que on va donner la priorité au direct Marco Pomier est avec Thomas ménager pour une réaction tout de suite on vous donne la parole Marco oui Thomas ménager Michel Barnier son gouvernement sont tombés c'est historique quelle réaction ce soir est-ce qu'il y a un regret du côté du rassemblement national non la seule solution aujourd'hui de protéger les Français c'était de censurer donc bien entendu de manière grave parce que c'est pas une solution que l'on prend à la légère nous avons fait le choix de protéger les Français de 30 à 40 milliards d'augmentation d'impôts d'une désindexation des retraites une augmentation du coût des charges du coût du travail sur les entreprises et donc aujourd'hui ce gouvernement et surtout ce budget tombe et demain je l'espère il y aura un nouveau gouvernement et un nouveau budget on se mettra au travail dans l'intérêt des Français c'était le seul objectif de cette censure bloquer un mauvais budget pour les Français et pourtant vous avez entendu hein tout à l'heure dans l'hémicycle la coalition gouvernemental dire que ce vote aurait des des conséquences pour les Français par exemple les agriculteurs qui ne toucheront pas les aides d'urgence c'est ce qu'a dit Laurent Vaquier les marchés financiers qui ne nous feront pas de cadeau et qui pourrai augmenter les taux d'intérêt qu'est-ce que vous répondez à cela bah déjà que il y a un certain nombre des mesures qui ne sont pas inclus dans dans dans ce texte d'autres qui pourront être pris d'ici quelques jours quelques semaine dans le nouveau texte budgétaire dans le nouveau PLFSS et dans le nouveau PLF c'est pour ça qu'on appelle de nos vux qu'il y ait très rapidement un premier ministre et un nouveau budget et de ne pas jouer sur les peurs sur les marchés financiers sur tout un tas de choses ou notamment sur l'impôt sur le revenu parce que la loi spéciale prévue dans nos institutions permettra d'indexer l'impôt sur le revenu et d'éviter ces augmentations d'impôts donc beaucoup de mensonges et sur les quelques petites mesures positives qui pouvaient y avoir dans les textes budgétaires nous plaiderons et nous ferons tout et ils seront reprises bien entendu elles seront reprises dans les textes budgetaire le plus rapidement possible il y a une question sur toutes l'élèves ce soir qui pour remplacer Michel Barnier est-ce que par exemple Bruno rotillot c'est un profil qui pourrait et bien correspondre au rassemblement national satisfaire le rassemblement national la question c'est pas uniquement le casting la personnalité mais vraiment une volonté de changer de cap et donc au-delà d'une personne qui devra respecter sur la forme les électeurs du rassemblement national les 11 millions et le groupe que nous représentons avec Marine Le Pen et Jordane Bardella c'est aussi dans les actes respecter un certain nombre de changement de cap vis-à-vis du macronisme de vraiment être en rupture avec Emmanuel Macron en rupture avec le fait de ne pas maîtriser notre déficit public d'augmenter toujours les charges d'augmenter les taxes les impôts alors qu'on est déjà un pays qui a un triste record en la matière donc vraiment de dire on entre en rupture totale avec Emmanuel Macron et avec ses Ann de macronisme et on va vers une écoute beaucoup plus approfondie de l'ensemble des groupes politiques et notamment du premier celui du rassemblement national premier groupe et premier parti de France aujourd'hui merci beaucoup Tom aménager et merci à vous Marco Pomier ben justement Bruno rotaillot Clément perau pour LCP lui a posé la question Matignon le souhaitez-vous ou pas pour l'instant j'ai une tâche que j'ai commencé il y a il y a 2 mois j'ai montré que quand on alignait des convictions avec les mots les paroles et les actes les Français ils sont sensibles j'ai proposé des mesures très fermes et pour autant quand on voit les sondagees les enquêtes d'opinion une majorité de Français y compris de gauche ont compris ce que je voulais faire je pense que quand quand on parle vrai sincèrement on est compris et on est suivi donc c'est une mission qui me tient à cœur encore une fois tout dépend des conditions dans lesquelles le futur gouvernement sera sera nommé qu'el sera le chef du gouvernement mais je pense que ma famille politique ne doit pas fuir ses responsabilités et vous personnellement vous y êtes prêt pour quelle responsabilité Premier ministre écoutez je suis à ma tâche Stéphan Z c'est intéressant d'entendre Bruno rotillot et et de se poser la question de la part de la lumière médiatique qu'il a pu prendre depuis depuis 2 mois et demi c'est sans doute le ministre qui a le plus imprimé dans l'opinion d'évaluer ça et et de voir comment le rassemblement national a pu évaluer ce poids politique et médiatique de bonor et taillo dans sa décision de faire tomber ce gouvernement mais d'ailleurs c'est intéressant à partir du moment où il y a eu ce moment rotaillot avec des prises de position sur la sécurité et sur l'immigration ne fait ce que je vais employer extrêmement ferme et peut-être parfois plus ferme que ce que peuvent se permettre un certain nombre de responsables du rassemblement national ces dernières années euh Marine Le Pen a changé c'est pas qu'elle a changé de stratégie elle a adopté sa stratégie à Bruno rotillot en tapant tapant tapant sur le socle commun sur des problématiques économiques parce que de toute façon sans dire qu'elle était débordée sur les sujets régaliens et notamment sur sur l'immigration elle voyait bien que ses cooups porteraient moins en tout cas à ce moment-là comp tenu de de la radicalité d'une certaine façon du du du du projet et des proposition du ministre de l'intérieur après je ne sais pas si Bruno rotillo sera Premier ministre dans les jours qui viennent mais si c'est ça l'été ça parachèverait finalement cette obsession on parlait beaucoup d'obsession tout à l'heure finalement d'Emmanuel Macron depuis 2017 d'ouvrir toujours à droite toujours plus à droite Grou Maron et comment enfin mettez-vous à la place d'un député même d'un électeur peu importe ou d'un sympathisant macroniste qui pour la plupart d'entre eux ou pour une partie importante viennent de la gauche ces gens-l étaé de gauche à un moment donné pas plus forcément aujourd'hui il faut pas l'oublier enfin Bruno retaillot ferait euh euh jou jouerait le rôle de de repoussoir complet par ailleurs ce serait un vrai en revanche si si vraiment il devait accéder et là on est dans la fiction à Matignon mais là ce serait un vrai danger pour Mar je VO pas quelle serait la logique politique on sort d'un Premier ministre LR pour en mettre un un la logique politique d'Emmanuel Macron c'est d'abord trouver quelqu'un on parlerit de l'urgence parce que la situation est grave et il faut y aller maintenant il faut être raisonnable mais enfin Siem au-delà au-delà du du bien commun euh et de l'intérêt commun si Emmanuel Macron n'arrive pas à trouver un premier ministre très très très rapidement se poserait une autre question c'est de sa pérenité à l'Élysée on n'est pas encore là évidemment s'il montre qu'il n'est pas capable assez rapidement je dis pas très rapidement assez rapidement de sortir de cette de blocage là se pose la question de son rôle ber Bruno rotillot ministre de l'Intérieur ne serait pas forcément positionné de la même façon que Bruno rotaillot Premier ministre qui serait évidemment obligé de faire de de de trouver des une des majorités sur certains textes euh il avait un rôle bien précis dans ce socle commun qui serait complètement différent euh dans l'hypothèse ne choisit pas sur sa droite peut-être qu'il reviendra sur son centre gauche en tout cas cette idée d'un pacte de non censure et sur toutes les lires au sein du Parti socialiste on en parle juste après Arthur de la porte qui nous explique de quoi il s'agit le député socialiste Arthur de laapte dans quelques instants à l'Assemblée est-ce qu'on a le son nous sommes élus jusque au moins à l'été prochain cette situation doit nous imposer de trouver d'abord des accords au sein du Parlement c'est ce que nous appelons aujourd'hui l'accord de noncensure ça doit être notre priorité première pour ne pas reproduire les erreurs du passé la question qui se pose donc c'est la question du projet partagé la manière dont la gauche peut accéder au gouvernement ce sera parce qu'elle aura su s'assurer des conditions d'une non censure c'est cela notre priorité la question de l'Incarnation s'impose ensuite Benjamin Morel accord de non censure autrement dit le prochain Premier ministre garantirait de ne jamais utiliser le 493 en échange les députés ne censureraient pas ce qui permettrait ou ce qui obligerait des compromis à l'Assemblée nationale jusqu'à juin prochain le problème c'est qu'ils ne sont pas tout à fait d'accord sur les contours de l'accord deens c'est moins qu'on puisse dire c'est pas une nou place dans l'accord une des nouvelles je crois que le premier à exprimé c'était Philippe brin il y a quelques mois au moment où on cherchait encore le nom de Michel Barnier ça pose plusieurs problèmes parce que en effet aujourd'hui pour des raisons de mode de scrutin il faudrait penser justement peut-être à une évolution du mode de scrutin mais si jamais vous avez ça a été évoqué des socialistes qui lâchent les insoumis et bien demain ils sont sur un siège éjectable compliqué et donc ce faisant le socle commun ça ne se fera pas sans les insoumis donc si c'était la proportionnel par contre il serait plus libre ça pour aider pour comprendre mais les promesses n'engagent que ceux qui croient et de l'autre côté et bien vous avez des macronistes qui on un électorat très antien soumis donc le pacte de non agression avec un candidat NFP c'est compliqué pour les macronistes avec un Bernard casneuf par exemple c'est impossible pour les insoumis et donc ça crée forcément nécessairement à ce stade là un yatu stratégique si vous voulez c'est-à-dire que et si vous voulez détacher les socialistes admettons que ce soit possible il va falloir leur il va falloir leur faire quoi comme cadeau bah par exemple revenir sur la réforme des retraite imaginez-vous si vous passez des insoumis il faut il faut les LR est-ce que vous imaginez Laurent vquier voir Gabriel àal parce que c'est quand même une réforme venue de la macronie qui dirait la réforme des retraites on s'en lave les mains on va chercher les socialistes sur le papier pourquoi pas là vous partez du principe que tout le monde reste campé sur ses positions si on veut créer une coalition résistant un Pact de noncensure il faut que chacun fasse un pas vers l'ut il faut comprendre quelque chose dans 8 mois vous pouvez avoir une dissolution et donc pas dans 8 mois personne n'a intérêt à se mettre en porte à fau avec son électorat deuxème élément on l'vé on l' évoqué sur la proportionnelle le bloc NFP est un bloc cohésif parce que la gauche fait trois fois plus de députés en 2022 qu'en 2017 parce qu'elle paruni et ça aucun socialiste aucun écologiste aucun insoumis évidemment ne l'a oublié un point de méthode parce que Luc schmi on peut toujours avoir des raisons d'espérer les les la gauche dit arc républicain on fait un Pact de noncensure des insoumis il les inclut jusqu'au républicains les macronistes disent on enlève les insoumis on part des socialistes jusqu'au républicains si chacun fait un pas on peut pas à la marge trouver des compromis non je pense que le le premier sujet c'est est-ce qu'Emmanuel Macron est prêt à faire un pas c'està- direire que au fond la gauche elle est échaudée parce que d'une certaine manière on aurait pu imaginer que le NFP se divise plus rapidement si Emmanuel Macron avait par exemple donné à Lucy Castet le pouvoir de de regarder si elle pouvait former un gouvernement majoritaire et cetera donc il il a choisi de ne pas le faire il y a eu un premier camouflé ensuite il a nommé quelqu'un issu de la famille LR qui est quand même le parti qui a fait le plus faible score aux élections législatives donc il y a passif et ça le passif on peut pas l'oublier la deuxième chose qui me semble importante c'est que les socialistes soni un peu au milieu du gay parce que Boris valallot à la fois il propose lui-même donc chef du groupe socialiste il a proposé lui-même l'idée d'un d'un accord de noncensure il a repris cette idée de Philippe Brun puis en même temps il a signé la motion de censure donc ça montre que il est un petit peu enfin il y avait la proposition d'un accord de non censure et puis hop on signe la motion de censure qui Peret c'est pour l'aprèscensure donc censure c'est après la censure et donc ça c'est un point important parce que ça montre aussi la façon don les socialiste commence à faire des gestes et et aussi des gestes d'hostilité à l'égard de l'elfi il faut faut assumer ça c'està-dire que tout geste vis-à-vis de vis--vis du socle commun est évidemment un geste d'hostilité à l'égard de les filles et se séparer donc il y a un sujet sur à quel moment est-ce qu'Emmanuel Macron va vous faut montrer je dire le fait que par exemple on nous parle de Bruno rotaillot et que d'ailleurs ce soit lui qui fasse un entretien ce soir c'est quand même une provocation incroyable vis-à-vis des socialistes parce que il y a aussi le nom de Bernard casenu dans la liste mais là puis en plus luci là on est dans les on est dans les rumeurs que non mais est intéressante parce que de toute façon elle correspond toujours à une forme de réalité en coulisse donc a ça il reste une option pardonnez-moi je termine juste ma phrase je suis aussi assez frappé que Laurent vquier est au fond repris dans son intervention toutes les idées de Marine Le Pen comme si elle pouvait pas les défendre toute seule donc on est dans une situation où aujourd'hui la droite représente d'une certaine manière pour la gauche et y compris les socialistes les idées de l'extrême droite donc ça il faut aussi qu'Emmanuel Macron l' en tête lorsqu'il choisira son Premier ministre issu du Front républicain ou pas alors il y a une dernière option puisque ça se joue à l'Assemblée nationale qu'il faut reparlementariser la la la vie et la vie parlementaire la vie politique c'est un gouvernement technique au fond un premier ministre technique circule le nom de Thierry Breton ou de François villoir de Galot le directeur de la Banque de France qui permettrait au fond de dire débrouillez-vous ça se passe à l'Assemblée croyez pas très vite c'est un avantage un gouvernement technique c'est que vous n'avez aucun membre de votre parti dans dans le dans le gouvernement donc vous n'en assumez pas le bilan c'est un avantage également c'est que et ben vous n'avez pas non plus d'opposant politique dans le gouvernement donc ce faisant vous n'avez pas l'impression de renverser un opposant c'est un désavantage c'est que un couvercle technique sur une cocotte minute politique ça peut marcher un temps ça peut permettre de faire passer un budget d'avancer mais ça veut dire qu'on va clairement vers une dissolution parce que aujourd'hui on voit mal comment une telle solution pourrait être pérenne allez on va regarder comment les Français réagissent ce soir in qui est enthousiaste on rejoint Dario borgonau qui est qui a passé la journée sur le marché de Noël à Lille bonsoir Dario dans quel état d'esprit sont sont ceux que vous avez rencontré et qui sont peut-être encore autour de vous alors Thomas effectivement ça a été surtout la surprise puisque avec Juliette prunier derrière la caméra nous avons été les premiers à leur annoncer la chute du gouvernement Barnier je vous propose d'écouter justement certaines de leurs réactions c'est que c ctitude notamment du point de vue du budget m'inquiète particulièrement bah c'est au niveau social au niveau économique au niveau du travail ben tout va avoir des conséquences enfin je veux dire ce gouvernement qui tombe va avoir des conséquences à tous ces niveauxlà donc la situation qui est critique pour certains le sera encore plus ben ma réaction c'est que ça montre que quand on nécoute pas le vote démocratique à l'issue des élections législatives le gouvernement ne peut pas tenir à vouloir tout passer par 493 moi je pense que c'est un signal fort qui a été envoyé au au députés de la majorité présid des républains un gouvernement qui était celui que président Macron a voulu mettre et pas celui que les Français voulait donc je dirais qu'aujourd'hui c'est une suite logique après de dire comme le disent des gens ça va pas aller mieux demain peut-être nous avons pour évoquer l'instabilité politique de la France ce soir plusieurs lilois ont évoqué aussi la situation d'un pays situé à quelques kilomètres d'ici la Belgique qui a un gouvernement démissionnaire depuis le 9 juin dernier on se compare on se rassure peut-être merci beaucoup Dario Borgogno ce débat s'achève j'aimerais très rapidement que vous nous donniez votre sentiment pour la suite politiquement est-ce que l'espoir est permis est-ce que est-ce qu'il y a une voie de passage est-ce que vous êtes optimiste est-ce que vous êtes adepte du de la voie de passage du trou desouris de non mais c'est vrai ou est-ce que l'impasse de toute façon est là et on va vers le mur de la PR censure merci pour très très vite très vite r moi je suis plutôt pessimiste VO très pessimiste d'accoups flé carère raisonison de laasseque vrai on a raison mais les électorat profondément divisé un électeur du RN il veut que ce soit le RN écteur du ccle central il veut que ce soit ccle central électeur de Gauche veut que ce soit quelqu'un de gauche qui aille à matigon je ne suis pas persuidé que les Français soient aussi prêts à des arrangements avec les autres partis ils sont pour la stabilité ils veulent un premier ministre ils veulent un budget mais est-ce qu'ils sont prêts eux à se renier eux-mêmes ou avoir le leur chance par j' suis pas persué ris pas si je suis optimiste ou pessimiste mais tendance à dire que il ferait des Mousquetaires à l'Assemblée nationale et que ce soit des personnes qui appartiennent à différents groupes politiques et qui prennent le risque de mettre sur la table le fait qu'ils sont très insatisfaits des règles du jeu actuel et que ces mousquetaires ils peuvent être une dizaine mais qu'au fond ils y aillent comme une espèce d'avant-garde c'est comme je suis écologiste je suis pour les avant-gardes vers à moitié plein ou vide euh plutôt à moitié vide et en l'occurrence quand vous disiez impass moi je j'ai changé cet après-midi avec un une ancienne grande voix du PS qui me parlait de thrombose de de l'Assemblée c'est tout tout ça va tout ça va être bloqué et et et peut-être qu'il faut aussi rappeler ce que Michel Barnier dit tout à l'heure attention c'est pas c'est pas parce qu'on s'ensure que la réalité budgétaire disparaît et et sans parler de chaos il y a quand même on va le voir sur les marchés financiers on peut l'imaginer en tout cas une forme d'inquiétude et d'incertitude qui est pas très marché financier et partenaire européens on sera à Bruxelles dans dans notre seconde partie d'émission moi je suis partagé je dirais plutôt optimiste à court terme tout B parce que je pense pas que le RN a intérêt à recensurer une seconde fois sur un budget à court terme et donc on peut arriver à trouver un modus vivind en revanche à long terme et là jej tout à fait ce qui a été dit le paysage politique morcelé c'est pas un fait de la dissolution là c'est quelque chose de beaucoup plus structurel il est pas sûr d'ailleurs que demain une dissolution donne une majorité absolue et donc l'ingouvernabilité c'est peut-être pas un accident c'est peut-être plutôt notre avenir merci beaucoup merci à vous on va continuer à débattre avec des députés des sénateurs dans un instant merci d'être venu
Louise Morel