Rencontre des Modèles de Réussite Issus des Quartiers | Emmanuel Macron
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Analyse automatique
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 73 %Attaque 7 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 20:00OuverteRéponse directe
Qui parmi vous est entrepreneur ?
- 25:00OuverteRéponse directe
Qui parmi vous est fonctionnaire ou travaille dans une entreprise privée ?
- 30:00OuverteRéponse directe
Qui parmi vous a grandi ou habite dans un quartier populaire ?
- 40:00OuverteRéponse directe
Comment l'expérience entrepreneuriale dans les quartiers peut inspirer les jeunes ?
- 1:00:00OuverteRéponse directe
Comment lancer l'initiative 1000 femmes 1000 emplois ?
- 1:20:00OuverteRéponse directe
Quels projets pour les personnes menacées par l'automatisation ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 50:00Emmanuel MacronChiffre
« dans les zones d'éducation prioritaire il faut moins d'élèves par classe parce que c'est plus difficile parce qu'il y a un parcours à construire et donc on on ramène à 12 le nombre d'élèves par classe en CP CE1 »
- 1:00:00Emmanuel MacronFait
« l'entrepreneuriat c'est un élément de la mobilité économique et sociale qui est exemplaire dans les quartiers »
- 1:20:00Emmanuel MacronFait
« je propose de transformer notre formation professionnelle parce qu'aujourd'hui elle est en silo »
- 1:25:00Emmanuel MacronChiffre
« je mets 15 milliards d'euros dans les 50 milliards d'investissements sur la formation pour les je ou les moins jeunes »
- 1:40:00Emmanuel MacronFait
« la clé c'est que on forme c'est pour ça que d'abord je propose de transformer notre formation professionnelle »
- 2:00:00Emmanuel MacronFait
« je suis pour les politiques de discrimination positive »
- 2:05:00Emmanuel MacronFait
« il faut donner et c'est culturellement qu'on doit casser les choses »
- 3:00:00Emmanuel MacronFait
« ce qu'on fait sur l'école c'est du quotidien quand tu auras 12 élèves par classe en cpce1 »
- 3:05:00Emmanuel MacronChiffre
« les emplois francs ils seront mis en place dès la fin de l'année 2017 »
- 3:10:00Emmanuel MacronFait
« je vais intensifier la politique de testing continuer à pénaliser les comportements qui sont discriminants »
- 5:20KhalidFait
« toute personne née en France arrive à l'âge adulte je l'ai vécu avec mes enfants et culturellement partie prenant de la culture commune donc elle est française »
- 9:20FadelaFait
« beaucoup de jeunes dans ces quartiers de famille ce qui vous disent c'est qu'ils n'ont bien sûr besoin de de moyens mais ils ont besoin de dignité ils ont besoin de reconnaissance »
- 13:20YassineFait
« je pense qu'une nouvelle France est née elle est née à travers nos enfants et pour la plupart des gens d'origine étrangère nous sommes dans un étau républicain celui de nos parents qui ne peuvent pas voter et celui de nos enfants qui nous regardent ce qu'on nous allons faire »
- 20:00Emmanuel MacronPromesse
« je veux remettre de l'orientation à la fin du collège et tout au long du lycée en ayant des temps tous les trimestres où on met à la fois les entreprises et le postbac pour donner des ouvertures »
- 23:20Emmanuel MacronPromesse
« je suis pour un service national universel d'un mois »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
bonsoir et bienvenue et je m'appelle Mounir j'ai la chance ce soir de vous accueillir eu je reconnais certains d'entre vous mais pour beaucoup on se connaît pas et c'était ça l'intérêt de cette soirée et ça fait plusieurs semaines dans la campagne qu'on a rencontré du monde pour parler des quartiers populaires pour parler de l'avenir des quartiers populaires de ce qu'on pouvait faire au sein de cette campagne présidentielle et au fur et à mesure de ces rencontre on a demandé aux gens c'est qui les gens autour de vous qui vous inspirent c'est qui les gens qui peuvent être des rôle models c'est qui les gens dont les parcours inspirent pour vous la réussite et inspire pour les jeunes de ces quartiers un modèle à suivre et vos noms sont revenus à plusieurs reprises et comme on avait pas forcément le temps dans cette campagne de se dire on va réussir à tous se voir un par un on s dit que ce serait une fantastique occasion de se retrouver tous et de se rencontrer et puis aussi de vous faire vous rencontrer il y a une très grande diversité dans les parcours professionnels de chacun d'entre vous pour qu'on se connaisse un tout petit peu mieux avant qu'emmanuelc convienne ce soir qu'on se le redise bien la soirée elle est à vous c'est-à-dire que c'est vous qui allez lui poser des questions et ce sont vos thèmees et vos questions qui seront les sujets de ce soir moi j'avais envie qu'on se connaisse tous un peu plus et pour certains d'entre vous vous m'avez dit ce que vous aviez fait dans la vie pour d'autres non et je voulais savoir qui dans la pièce est entrepreneur si vous êtes entrepreneur est-ce que vous pouvez vous lever bon moi je reste debout je suis entrepreneur aussi vous avez vu on est quasiment allez on va dire 50 % d'entrepreneur et et on a aussi Patrick Patrick est avec nous et qui dans la pièce est fonctionnaire est-ce qu'on en a quelquesuns bon on en a deux et c'est très bien et on en av invité plus trois pardon qu 5 contractuel ça marche évidemment fonction publique bienvenue et qui est travaille dans une entreprise privée et qui a fait sa carrière dans une entreprise privée tu es pas seul c'est beau qui est encore étudiant ou à nouveau étudiant on devrait dire 1 2 3 4 qui est lycéen on en a on en a un 2 vous avez aussi votre place ici est-ce qu'on a des artistes des artisans des profession libérale une 2 levez-vous on est heureux d'être ensemble bon vous le voyez est-ce qu'il y a des gens qui ne se sont pas levés parce que j'ai pas déécrit ce qu'il faisait dans la vie est-ce que tu t'es le est-ce qu'on a des leaders associatifs et des associatifs et ben bienvenue est-ce qu'il y a d'autres est-ce qu'il y a d'autres drivers de vie que j'ai pas forcément évoqué est-ce qu'il y a des chôeurs c'est important d'en parler tu as raison non non mais c'est important d'en parler un autre élément qui qui est important pour nous c'était de savoir et là je vous repose la question est-ce que parmi vous il y en a qui seraiit capable là de se lever et dire que soit aujourd'hui ils habitent ou ils ont grandi où ils ont habité dans un quartier populaire et que ça a été important dans leur parcours de vie et dans ce qu'ils sont devenus aujourd'hui moi je reste debout parce que c'est aussi mon cas est-ce que il y en a pour qui c'est le cas oui levez-vous si c'est le cas ouis vous avez vu vous êtes on est très nombreux ce soir et ce qui est très important c'est que ça ne nous définisse pas intégralement on s'est défini par nos professions on s'est défini par nos occupations on s'est défini par les origines territoriales desquelles on venait et je pense que ça c'est peut-être des éléments très importants quand on est dans une campagne présidentielle pour se positionner et et avancer avant qu'Emmanuel Macron Vienne moi j'ai envie que vous vous connaissiez encore un petit peu plus et donc là je vous demande de faire un exercice un peu particulier qui est de parler aux deux personnes à côté de vous et qu'on se donne 5 minutes pour se présenter et moi je vais mettre avec vous et que on se donne 5 minutes sur ça est-ce que vous avez rencontré des nouvelles personnes je l'espère est-ce qu'on arrivera à arrêter de de de parler ou est-ce que on a lancé une chaîne qui ne s'arrêtera jamais et bien qu'elle continue dans la salle on a aussi quelques élus je les ai oubliés mais c'est important que être élu ne soit pas une profession donc c'est quelque chose qu'on fait en plus dans la vie quand on a envie d'être utile la politique c'est quelque chose qui vous anime au cœur et on en a plusieurs dans la salle et il faut les remercier de s'être engagé au quotidien il y a des créateurs de start-up il y a des entrepreneurs accomplis qui ont plus de 500 salariés j'ai entendu des associations qui ont plus de 15 ans j'ai entendu en vous rejoignant des élus depuis de très peu longtemps et puis des élus depuis un petit peu plus longtemps il y a des marcheurs mais pas beaucoup ce soir c'est pas un meeting et ce soir c'est un événement un peu particulier je crois qu'Emmanuel Macron va nous rejoindre dans quelques instants je vais lui laisser le flour oublie pas que cette soirée c'est pour vous et en attendant qu'il nous rejoigent je vous invite à continuer les discussions avec vos voisins et il viendra vous perturber dès qu'il sera prêt à tout à l'heure [Applaudissements] bonjour Emmanuel merci ça va bonjour à toutes et tous merci d'être là mais je vous en priezvous tu vas bien Patrick se qui t' pas levé fidèle ça va bon je suis ravi en tout cas moi je suis pas là pour faire un long discours pour une fois parce que alors les campagnes électorales ceux qui me suivent le savent celui qui est candidat passe énormément de temps à parler à répondre aux questions à dire des choses à prendre des positions ça a un côté fatiguant presque pour lui-même et on finit par ne plus se nourrir et donc moi ce qui m'importe c'est ce soir surtout de vous entendre alors Mounir vous l'a expliqué on porte un projet qui est moi je dis souvent un projet d'émancipation et c'est celui que tu portes dans le dans le département avec nos couleurs c'est celui que vous portez tous avec le travail que tu fais entre avec Patrick et plusieurs autres que Tassadit depuis le début vous toutes et tous portez c'est un travail d'émancipation de chacune et chacun moi j'ai un ennemi je le dis souvent c'est l'assignation à résidence c'est les gens qui sont bloqués dans leur situation c'est le regard qui cantonne les gens à leur quartier leur famille leur situation voilà et je pense queon pourra faire réussir notre pays si on a une France qui réussit formidablement bien qui décolle à qui on facilite la vie qui tire les autres et si en même temps il y a une place pour tout le monde c'est-à-dire ceux pour qui ça va moins bien ceux pour qui c'est plus difficile ont aussi une place et se retrouvent et ils ont leur propre parcours cette réconciliation à laquelle je tiens elle passe par une dynamique collective alors oui dans le dans le projet qu'on a construit je dis on a construit parce que depuis avril 2016 mais qui était là à Amien on a beaucoup travaillé pour construire ce projet c'est vous qui l'avez porté il y a des mesures pour les quartiers populaires qui sont à mes yeux très importantes et qui vont dans ce sens de justement d'une émancipation c'est la politique scolaire qu'on met en place pour dire voilà dans les zones d'éducation prioritaire il faut moins d'élèves par classe parce que c'est plus difficile parce qu'il y a un parcours à construire et donc on on ramène à 12 le nombre d'élèves par classe en CP CE1 il y a tout ce qu'on a tout ce qu'on propose sur les emplois francs on dit sans limite d'âge de conditions trop complexe qui les frais échoués quand on décroche un CDI et bien on a l'employeur a 15000 € pendant 3 ans ça permet de décrocher justement les choses de déclencher pour les quartiers politiques de la ville une plus grande dynamique on facilite l'entrepreneuriat moi quand j'étais ministre on s'est battu avec quelques-uns pour faciliter cela l'entrepreneuriat c'est un élément de la mobilité économique et sociale qui est exemplaire dans les quartiers mais à la fin des fins ces mesures elles servent pas à grand-chose si elles ne sont pas porté dynamisé par toutes celles et ceux qui vivent dans les quartiers et qui les font si elles ne sont pas complété d'une mobilisation sur le terrain et ce que je veux qu'on voit ce soir c'est justement comment aller plus loin alors il y a beaucoup de choses qui ont été faites la la grande marche pour préparer le programme la marche des quartiers les maman qui se sont mobilisé tout ce qu'on a pu faire niveau national ou au niveau territorial et donc moi ce que je veux ce soir voir avec vous c'est d'abord entendre vos expériences parce que ce dont on a besoin pour que les quartiers bougent c'est qu'il y a des exemples moi ça peut marcher de secondes je peux faire des mesures et cetera mais j'ai besoin de gens dans lesquels s'identifi les plus jeunes je pense que c'est ça qui permet de tout de tout déclencher pourquoi Zidane fait rêver plein de jeunes de quartiers parce qu'il disent il vient du même droit que moi je peux avoir sa trajectoire et on a besoin d'avoir des professeurs d'université des cadres d'entreprise des entrepreneurs qui sont autant d'exemples et moi je veux qu'on fasse émerger cette génération comme ça de modèle parce que c'est ce sont des identification et c'est ça qui crée une dynamique au carré c'est pour beaucoup d'entre vous cette responsabilité donc moi j'ai besoin que vous m'expliquz qu'est-ce qui a été décisif qu'est-ce qui pour vous a permis de déclencher quelque chose et comment on peut le multiplier que vous me posiez toutes les questions éventuellement utiles et surtout qu'on voit ensemble comment aller plus loin et comment ce qu'on a fait pour construire le projet on peut le décliner pour le faire marcher parce que ce qui m'importe c'est que demain cette dynamique on arrive à la créer en acte sur le terrain et ça ça suppose de de redonner du pouvoir aux acteurs c'està-dire de redonner du pouvoir à celles et ceux qui vivent dans les quartiers qui font les quartiers quel qu'il soit on l'a vu ensemble au Mureau c'était ça c'était je suis resté trop peu de temps mais il y avait une énergie de fou avec des gens qui ont envie de changer les choses j'en est un très bel exemple et qui voilà ma question c'est comment on donne plus de pouvoir aux gens qui vont en entraîner d'autres qui vont débloquer les choses au quotidien et créer en quelque sorte des voies d'eau donc moi je veux créer des milliers de voies d'eau dans le pays où les gens vont pouvoir s'engouffrer avec une énergie qui va ainsi se décupler parce que il y a de l'énergie et énormément de talent vous en êtes l'exemple voilà pour moi l'obj cette soirée moi je veux pas parler plus longtemps je parle trop en général dans la vie je vais venir m'asseoir et je ve vous écouter alors [Applaudissements] quce alors allons-y allons-y allons-y j'en connais sinon je vous balance alors on y va présentez-vous Sliman de Marseille on va commencer par Marseille [Musique] Emmanuel merci pour cette cette rencontre on avait besoin nous les Gaulois d'ambas on avait besoin que vous nous entendiez pour aiguiser votre votre mouvement en marche et pour aider nos enfants à avoir de l'emploi moi dans ma trajectoire il y a 20 ans il y a beaucoup de gens que j'ai reconnu ici nous avons été des chefs d'entreprise et nous le sommes toujours mais à côté en marge on a aidé des gens à devenir de réels chefs d'entreprise et qui travaillent en Méditerranée aujourd'hui ce qui nous intéresse par rapport aux expériences qui ou tout au moins par rapport à moi qui suis sorti des quartiers nord de Marseille c'est en effet l'expérience qu'on a pu aller dans les écoles où les jeunes beurs des écoles nous disaient c'est pas possible qu'on puissent devenir chef d'entreprise mais quand ils avaient des exemples physiques comme vous l'expliquz tout à l'heure et ben ils étaient tous remontés et tous étaient remis en cause et les professeurs d'école ont tous joué le jeu et c'est devenu un cycle qui a disparu il y a 10 ans ça c'est la première des réformes je pense que vous pourriez installer et permettre à justement à cette grande faunne des des quartiers par l'économie de pouvoir exister la deuxè Emmanuel c'est qu'en Méditerranée tout le monde lui tourne le dos dans 3 ans il va y avoir le marché commun avec 1illard 250 millions d'habitants de l'autre côté de la Méditerranée et qui mieux qu'en tant qu' ambassadeur que les enfants de la République française des quartiers voilà on a invité également Nellie Nellie elle est où je voudrais que tu nous parle de 1000 femmes 1000 femmes000 1000 emplois bonjour je me présente je suis nelyie cbervel je suis j'habite du côté de Chel euh je suis originaire du Grand Ouest l'Afrique du Grand Ouest donc je suis originaire des Antill mon mon parcours très très rapidement juste un peu pour pour situer j'ai fait j'ai fait des études de de mathématique et aujourd'hui je suis dans les affaires comme quoi les mathématiques ça peut conduire un peu partout j'ai j'ai travaillé très longtemps pour des boîtes multinationales très très longtemps pour des grandes sociétés EDF Gaz de France et cetera pour lesquelles je faisais leur stratégie de développement et et et les aider à à améliorer la performance de leur entreprise mais fort de ça je me suis je me suis je suis RVU en me disant mais finalement le la force d'un pays c'est aussi la force de ces petites et moyennes entreprises quand on parle d'entreprises on ne parle que des grandes mais les petites et moyennes entreprises c'est vraiment aussi sa force et par rapport à ça ça en fait moi j'ai été tout de suite attiré par par l'Afrique et je je je me suis rendu compte que l'Afrique est une opportunité énores en terme d'affaires la seule chose c'est que en Afrique même si on parle français on ne fait pas les affaires comme en France comme en Europe donc personnellement j'ai testé je vais dire entre guillemets ce terrain pendant 10 ans je me suis investi personnellement aucune aide aucune subvention ni rien du tout mais je me suis accroché et dans cette expérience je me suis rendue compte aussi que les projets qui avançait c'était surtout avec les femmes parce que les femmes sont persévérantes les femmes vont jusqu'au bout les femmes sont pas dans une lutte de pouvoir elles sont là elles sont là parce qu'il y a des enfants à nourrir il y a un homme aussi à soutenir hein hein voilà mais il y a les les enfants à nourrir et et et quand quand le porte-monnaie est vide bien il faut que la femme sorte toute sa créativité pour donner à manger à ses enfants et donc du coup je veux dire je vais faire un raccourci parce que je pourrais parler trop longtemps on est en train de lancer l'initiative 1000 femmes 1000 emplois 1000 femmes 1000 emplois ça veut dire quoi mais quelque part à partir du programme insolidom qui veut dire ensemble c'est ensemble qu'on va pouvoir faire 1000 femmes 1000 emplois comment on fait en fait au niveau de l'Afrique on a aujourd'hui négocié des contrats par exemple de construction des contrats avec des technologies européennes donc des sociétés européennes qui amènent leur technologie et qui permettent par exemple d'installer d'installer des usines d'industri isation de la construction et ces usines vont permettre de de construire 3000 logements par an pendant 10 ans ce sont les contrats qu'on a signé nous petites entreprises de rien du tout mais par rapport à ça ce qui est important c'est que cette usine va créer 1000 emplois et donc on doit partir de rien pour créer effectivement ces 1000 emplois et le point est de dire voilà constatons en France en Europe aux États-Unis et cetera on a on a une force vive on a la toute cette diaspora africaine et même les autres qui ont fait des études extraordinaires ma ma plus grande leçon de géostratégie m'a été donnée par un agent de sécurité là je me suis dit on a des décalages on a des gens qui font du du du nettoyage avec tout le respect que j'ai pour eux et que ce sont des gens qui sont diplômés soit des jeunes issus des école soit des gens de 40 50 ans qui ont été plus ou moins remerciés bien je veux dire de leur travail et qui par précarité sont obligés de prendre je veux dire n'importe quoi pour manger et donc en interrogeant ces personnes à droite à gauche je me suis rendu compte que un certain nombre de personnes avaient envie de s'installer en Afrique avait envie de cette maison en Afrique avait envie d'un emploi durable et on pourrait se dire mais non c'est une initiative qui qui concerne uniquement l'Afrique pas du tout parce que dans cette approche là d'une part on règle des problèmes d'emploi en France à savoir des gens qui ont un bon parcours qui ont un bon niveau et qui vont trouver un emploi qui a la hauteur de leurs compétences et qui vont pouvoir être force viv et entraîner les autres aussi par rapport à ça mais aussi quand on développe ce type de projet ben ça bénéficie aussi à l'Europe et à toutes les entreprises qui ont des technologies intéressantes à déployer donc ça bénéficie insolidum ensemble le Nord et le Sud ça bénéficie aux jeunes et aux moins jeunes insolidum ensemble ça bénéficie aussi à à à à ces femmes parce que justement ce choix de technologie que l'on a fait pour commencer et bien ce sont les femmes qui peuvent porter cette technologie donc une femme qui a un travail durable qui a un salaire qui va pouvoir envoyer ses enfants à l'école correctement leur donner à manger leur donner l'éducation mais c'est aussi toute cette préparation aussi et cette réinvention pour pour l'avenir et le présent [Applaudissements] voilà razica merci je m'appelle r Je travaille dans la finance avait eu l'occasion de se rencontrer il y a quelques mois avec François Tassadit j'avais vraiment apprécié votre écoute votre audace aussi dans la manière dont vous avez adressé certaines de nos questions moi j'ai eu la chance de pouvoir prendre la censure sociale comme on aime à dire je viens de quartier populaire et j'ai aujourd'hui une vie qui me plaît parfaitement et j'apprécie beaucoup votre discours sur l'émancipation par le travail par la réussite et notamment par l'école mais aujourd'hui je je ne peux m'empêcher de penser à mon père retraité ouvrier à ma maman qui a été femme de ménage et nounou à mon frère qui a aussi aujourd'hui un travail difficile dans les services et de savoir quels sont pour vous les projets pour ces personnes-là qui risquent aujourd'hui notamment dans les quartiers populaires de souffrir de l'automatisation de la révolution numérique qui pour certaines personnes va être une auben inoui une vraie chance de s'en sortir mais qui pour d'autres risque d'être un vrai problème merci sur ce sujet qui concerne pas que les quartiers populaires mais tout tout le monde la révolution numérique elle va ouvrir énormément d'opportunités réduire la pénnibilité dans dans des tas de travaux industriels la clé c'est que on forme c'est pour ça que d'abord je propose de transformer notre formation professionnelle parce qu'aujourd'hui elle est en silo si vous êtes par exemple dans la banque je prends l'industrie je vais être cohérent si vous êtes dans la sidérurgie on vous propose de vous former dans la sidérurgie on vous proposera jamais d'aller vous former dans un autre secteur ça commence un peu tu le fais dans justement ton centre pour des chômeurs à bobini mais ce sont des toutes petites expériences moi je propose que maintenant on est un pilotage beaucoup plus transversal de la formation professionnelle qu'on évalue qu'on crée plus de transparence parce qu'il faudra justement former tout au long du cycle de vie et c'est pour ça aussi que j'ai un plan de formation je mets 15 milliards d'euros dans les 50 milliards d'investissements sur la formation pour les je ou les moins jeunes parce qu'on va devoir changer de vie et donc et donc soit on est reformé soit on devra être mobile mais ça c'est un investissement pour pouvoir voilà monter en quelque sorte en compétence pour que quand la machine arrive qui découpa la pièce par exemple d'avion ou de je sais pas quoi vous faisiez à la main vous avez été formé pour ça vous allez être formé à programmer le logiciel et le robot qu'il fait à votre place c'est moins pénible le vrai défi va être dans les services si on se dit la vérité parce que dans les services la la numérisation elle va détruire des emplois et là il on pourra pas former les gens dans la même dans la même branche dans la banque par exemple les tous les métiers de front office ils vont être quand même beaucoup bousculés par le numérique et là c'est pas comme dans l'industrie tout ce qui est autour de la robotisation va bouger des emplois donc va falloir requalifier des gens pour aller dans un autre secteur et ça c'est ce qu'on a raté dans les années 80 90 les gens qui ont pris la vague de la mondialisation à cette époque-là qui travaillaient dans le textile dans la cidérurgie ou dans les mines moi je viens d'une région qui a été frappée par ça ils sont tombés au chômage on les a jamais reformé à faire quelque chose d'autre et d'ailleurs vous le voyez hein c'est les régions aujourd'hui où il y a encore du chômage de longue durée c'est les régions qui votent FN c'est toutes les régions pauvres qui votent FN les gens on les a pareil toujours la même chose on les a assigné à résidence on a dit la République est gentille avec avec toi he tu as le chômage le chômage longue duré puis le RMI à l'époque le RSA maintenant mais la clé c'est la formation pour moi et donc c'est une politique de formation initiale mais continue et une pensée du changement c'est pour ça que je dis c'est compliqué parce qu'en même temps c'est par ce qu'on a fait classiquement en France l'objectif c'est de protéger les individus et pas les jobs c'estàd il faut accepter que ces changements technologiqu vont détruire des emplois et que quand on est un politique surtout en campagne le mieux c'est de dire avec moi cette entreprise ne fermera pas c'est de la pipe 6 mois plus tard elle ferme 1 an 2 ans vous êtes plus là pour en parler vous avez bloqué les gens mais la clé c'est de les former c'est être sûr que les emplois qui vont perdre bah ils pourront en retrouver d'autres en étant formé voilà c'est ça pour moi le cœur du projet et d'abord un petit peu parcours qui est c'est un petit peu différent je suis ici avec différents casquettes je suis entrepreneur je suis réfugié politique iranien euh je suis président de association qui accompagné de réfugiés entrepreneurs le le thème que je veux vous partager le le point de vu qu'on voir de intégration ou inclusion le mot que je préfère moi-même quand je suis arrive en France j'ai j'avais des obstacles que je vois c'est un petit peu général pour tous les gens comme moi qui arrivent en France déjà perd des capitauxx sociaux tout ce qui est lié à des gens pour connaître des gens de langue tout savoir-faire social deuxièmement euh image de réfugiés moi majoritement je cache mon identité réfugié dans mon réunion professionnelle donc mais en jeu de entrepreneurship pour changer c tout cette problème ce qu'on essaie à faire à notre association a été testé dans plusieurs pays comme allemand et de pays scandinaviens ça veut dire renforcer des gens pour créer de Job redemeurer un projet par investir dans formation des programmes comment on dit en français des mentor ship voilà et d'investir dans la formation qui déjà fonctionnit en allemand ils sont par exemple ils sont investir plus dans les cours de langue mais par contre en France ont diminué on divisé par 3 ça fait 10 ans mais par contre allemand ils sont multipliés voilà et ça a été fonctionné malheureusement en France on voir un petit peu différemment j'ai essayé à trouver dans votre projet malheureusement j'arrive pas trouver grand-chose sur le projet de surtout de intégration et d'migration je sais pas pourquoi euh moi j'ai déjà sympathie malheureusement j'ai pas de droit de vote si j'avais droit de vote je voterai pour des candidats de en marche mais quand même je veux remarquer que ça c'est un phénomène intéressant la semaine dernière il y a eu un conférence en marche un économiste a donné un chiffre assez intéressant de moyen de diplôme de immigrant en France c'est un petit peu plus de moyen de français native donc il y a un capital ici on doit le libérer par c'est c'est un petit peu économisé mais par Investissement un petit peu intelligent voilà ce sujet que je veux remarquer merci [Applaudissements] abola juste un mot parce que c'est vrai qu'on a pas répondu sur sur sur tous les sujets mais le mentorship on en reparlait encore hier avec quelques-uns d'entre vous c'est je pense un sujet très important après c'est vrai que quand on fait un programme on a tendance à dire ce que va faire l'état ou la loi et ça c'est typiquement pour moi quelque chose qu'on peut faciliter mais qui est de de l'action de terrain que les enfin quelque chose que les acteurs vont faire tu vois et donc je pense c'est très important de de garder cette capacité d'initiative après il faut voir comment on peut le faciliter l'accélérer l'agence france-entrepreneur par exemple elle a cette fonction pour moi elle a été créée durant ce ce quinquena et moi j'étais ministre à l'époque moi j'y crois beaucoup je pense qu'on n'est pas encore en plein développement de cette agence mais elle doit aider à à faciliter le tutorat le mentorship ou autres tu vouis dire un truc ok bonsoir Emmanuel Macron on se connaît un tout petit peu et puuis j'ai quitté le bandi blog pour créer argo.fr ok je suis désolé ok donc voilà argo.fr c'est un magazine qui est consacré à l'économie des quartiers populaires et aujourd'hui on sent bien à travers nous nos reportages qu'on peut faire à droite à gauche qu' y a une vraie émulation dans les quartiers populaires pour entrepreneuriat mais la question aujourd'hui c'est de savoir il y a eu aujourd'hui des centaines d'organismes d'accompagnement qui ont ont prouvé leur limite qu'est-ce qu'on peut faire aujourd'hui pour créer un vrai organisme d'accompagnement qui euh soit efficace et que l'entrepreneuriat des quartiers populaires l'initiative économique des quartiers populaires ne se limite pas à l'effet de mode tout simplement ouis moi je vais te dire ce que je pense cou non moi je je suis convaincu qu'il faut pas créer d'organisme parce que si tu crées des organismes tu créeras la bureaucratie qui va avec et donc et il y en a déjà beaucoup et moi je ce que j'ai constaté mais c'est vous qui savez mieux que moi je parle en répétant les mots que j'ai entendu certains d'entre vous c'est que les gens qui les tiennent pas des gens qui ont réussi et donc le jeune qui veut réussir il va pas aller et donc c'est pour ça que vous êtes c'est vous les modèles qui allez les tirer donc c'est un peu du temps qu'il faut que vous activiez ce que beaucoup d'entre vous font mais le jeune qui sait pas où aller et cetera il va regarder quoi bah il va aller quand il va jouer au foot il va jouer au foot avec des gens qui savent bien jouer au foot il va pas il va pas payer un fonctionnaire pour lui apprendre à jouer au foot se dira il sait pas jouer au foot il mieux joue mieux que lui bah il sa il voit très bien quel est celui qui a réussi dans l'entreprise ou pas si c'est quelqu'un avec la meilleure volonté du monde mais qui a pas lui-même réussi dans l'entreprise il va dire lui il peut pas me proposer un bon plan et c'est ce qui se passe donc ça c'est un peu la fonction c'est d'ailleurs la responsabilité de toutes celles et ceux qui venent dans des quartiers réussissent c'est qu'il faut maintenant tirer les autres mais moi c'est je veux pas créer d'organisme je veux voir comment en jouant sur votre énergie ce que vous avez fait on peut en entirer beaucoup beaucoup d'autres mais je veux surtout pas créer de structure mademoiselle bon on réétablit un peu la parité on laisse une femme parler la deuxième pardon non mais tout simplement ben déjà bienvenue dans le 93 c'est important priscat alors je vais vous parler pour être originale d'éducation et d'accès au marché du travail mais en se mettant dans les baskets d'un jeune du 93 pourquoi je j'estime que je suis légitime pour parler de ça ce soir parce que je suis moi-même fille d'immigré j'ai été élevée dans le 93 j'ai fait ma scolarité en ZEP Astin plus précisément et avec ce profil là je vous laisse imaginer les quelques difficultés que j'ai pu rencontrer tout au long de ma ma scolarité et par la suite de mon parcours professionnel parce que bien évidemment en plus de ça je suis une femme et je suis maman voilà je cumule beaucoup de tard et donc tout ça pour dire que il y a une phrase qui m'a marqué moi profondément j'avais 14 ans à l'époque j'étais au collège et puis il arrive un moment où on nous demande bah Priska qu'est-ce que tu veux faire plus tard puis moi naïvement je me suis dit ben je vais faire une classe préparatoire alors comment j'en avais entendu parler très honnêtement je sais même plus parce que je crois que je devais être pas loin d'une des seules à avoir entendu parler de ça dans ma classe et puis à ce moment-là on a gentiment dit bah écoute Priska tu es une très bonne élève il y a pas de doute euh mais n'oublie pas que tu viens du 93 et n'oublie pas que les meilleures classe préparatoire ben elles sont à Paris de l'autre côté du périphérique et si elles sont là et si elles sont là c'est qu'il y a une raison c'est qu'elles sont destinées ben essentiellement aux Parisiens donc ben en rentrant chez moi je me suis dit ok euh soit je l'écoute et je fais la bonne élève hein soit je l'écoute pas et pour une fois ben je vais à l'encontre de ce qu'on m'a dit puis heureusement bien évidemment j'ai eu des professeurs mais exemplaires qui m'ont toujours épaulé malgré tout et conseillé j'ai fini par faire ma classe préparatoire à Paris et mon école de commerce bon à Lyon et et après tout ça je me suis dit bon ben ça y est Prisc tu arrivé j'ai intégré un cabinet de conseil et puis après j'ai été directrice de compte super puis un jour ben il s'est passé que j'ai voulu avoir des enfants et là ça recommence alors bah oui bah Priska euh en fait tu cores tu corresponds plus trop au à l'esprit de l'entreprise bah oui j'étais la une des seules femmes maman avec des obligations tous les soirs quoi donc là je me suis dit bon est-ce que c'est un échec non parce que je suis ressortie forte de ces de ces années d'expérience ben je me lance dans l'entrepreneuriat et aujourd'hui bah je suis je suis très fière de mon de mon parcours dans le domaine de l'entrepreneuriat je suis dans le domaine du numérique et cetera et pourquoi j'avais envie de m'adresser à vous ce soir tout simplement parce que cette phrase qu'on m'a dit euh quand j'avais 14 ans euh cette cette distance géographique en fait et euh j'ai envie de m'appuyer sur l'école de la cité qui est ici à saint-ni justement et qui a pour but de promouvoir les métiers du cinéma qui sont quand même un pôle d'excellence euh et culturel aussi et j'ai envie de savoir est-ce qu' on pourrait pas aller un peu plus loin en essayant d'imaginer des incitations pour que les filières d'excellence viennent s'implanter dans nos quartiers et justement créer du vrai lien social entre ces filières d'excellence qui en plus représente la culture française et les jeunes de nos [Applaudissements] quartiers après après après après non mais après après après c'est bien après déjà des choses qui ont été faites maintenant c'est que on peut plus exactement répondre ça à une jeune femme qui veut faire une classe prépa parce que normalement maintenant les meilleurs élèves d'un lycée quel qu'ils soit ont un accès direct à la classe prépa depuis depuis 2013 c'est un peu c'est le modèle Texa on appelle ça le Texas avait fait ça ça a été regarder de près maintenant je pense c'est une très bonne idée au-delà des symboles parce que ça crée encore une fois de la mobilité c'est vrai qu'il faut déplacer les institution faut les décentrer et pour moi d'ailleurs quand on parle du projet du Grand Paris qui est un peu à l'arrêt aujourd'hui parce que on l' on s'est perdu dans des questions institutionnelles pour moi c'est des questions de lieu de pouvoir le Grand Paris et lieu de pouvoir c'est les lieux de savoir c'est les lieux de création de richesse lieux d'accès à la culture et donc c'est typiquement ça c'est une très bonne idéeprs bonsoir alors vous avez un côté un peu christique en effet on dirait pas comme ça mais je marche je marche avec vous un bonjour un ami m'a tiré m'a tiré en me disant mais viens à la Mutualité Emmanuel Macron lance un nouveau mouvement en marche je dis mais tu veux que et j suis aller et en fait j'ai compris j'ai compris pourquoi j'avais envie de me lancer en politique j'ai compris que il y avait un homme qui Ava envie de changer la France qui qui n'avait qui av envie de faire bouger les choses qui n'avait pas qui avait qui disait que tout était possible finalement que la méritocratie existait que l'égalité des chances existait alors permettez-moi de me présenter je m'appelle Yan Bacha j'ai 24 ans je suis journaliste de formation j'ai j'ai fait sciencep enfin l'école de journalisme de sciencecesp parant j'ai fait des études de droit à SAS et euh j'ai toujours eu ce rêve depuis gamin DEP pis Mino come on pourrait dire d'être journaliste alors au début on me disait euh mais tu pourras pas enfin fais plutôt de la compa non c'est mieux on t'emmènera un taxi le matin qui t'emmènera au travail ce sera très bien comme ça puis euh ensite parler d'un plafond de verre et je comprenais pas en fait cette histoire de plafond de verre parce que je voyais rien audessus de moi alors du coup j'ai voulu continuer à pousser à pousser justement et on voulant à chaque fois faire mentir les ceux qui m'affirmé ça parce que je croyais vraiment qu'en France je croyais vraiment à l'école de la République et en ses valeurs et alors on m'a dit ben écoute c'est pas grave vas-y comme j'aime le dire ma mère me disait souvent ma mère qui est femme de ménage de profession me disait c'est pas grave mon fils je saai tes jambes et tu seras ma tête et en on va faire en sorte que tu sois journaliste fort heureusement tu peux réaliser ce rêve en travaillant canal plus pendant 4 ans et en août dernier justement après la Mutualité il m'est resté de semaines de contrat je me suis dit pas maintenant faut arrêter il y a cette notion de giveb qui est importante chez moi de rentre aux autres ce que la France m'a donné et j'ai donc décidé de m'engager avec vous et encore cet après-midi où j'ai rencontré quatre associations avec Carine labande notamment ben Jere pas d'avoir fait chez fois alors merci et puis continuez vraiment [Applaudissements] continuez Kadija merci Monsieur Macron de cette invitation Kadija MIP donc adjointe au maire de mant la jolie ville emblématique s'il en est ingénieur entrepreneur professeur de mathématiques dans les des collèges militantes associatives moi je me suis mise en marche car votre programme formalise ce qu'on fait depuis plus de 20 ans sur les territoires ma question est très orientée vous vous en doutez je vous félicite d'avoir réussi à fédérer autour de vous cette France qui réussit cette France qui est diverse cette France qui veut réussir et finalement on vous a reproché d'avoir gagné beaucoup d'argent chez rothchield alors que finalement dans les territoires on a envie de vous ressembleer donc félicitations les gouvernements successifs de droite et de gauche ont toujours perçu les banlieux comme des problèmes donc à chaque fois que les banlieux brûlaient on mettait beaucoup d'argent sur la table et la difficulté c'est que finalement ceux qui auraient pu faire bouger les lignes touchent rarement cet argent là donc moi ma question c'est est-ce que quand vous serez élu président parce qu'on y croit tous est-ce que vous comptez cesser de mettre en place des politiques spécifiques pour aller finalement vers des politiques de droit commun parce que à partir du moment où on met en place des politiques spécifiques c'est qu'on considère que ces populations ne sont pas comme tout le monde sont un peu différentes donc on va s'adapter à elles non il faut cesser avec ça est-ce que vous êtes d'accord pour mettre en place des politiques de droit commun ça c'est ma question alors et je finirai juste par le fait que je trouve que le fait de mettre en place les mêmes règles pour tous et les mêmes chances pour tous nos enfants c'est fondamental et je vous invite à venir à Mantel jolie sa portechance à tous ceux qui veulent être élu président d'un mot pour répondre sur ce point je pense qu' moi j'ai j'ai eu l'occasion de dire une fois je suis pour les politiques de discrimination positive donc je pense que faut qu'on se comprenne je suis pas totalement pour que on traite tout le monde pareil parce que tout le monde n pas les mêm aujourd'hui les mêmes chances donc moi je suis pour qu'on arrête de stigmatiser les quartiers surtout de n'en parler que négativement parce que vous êtes des les visages du fait que il y a du positif et des réussites mais on doit armer différemment et réparer les éalité de départ et ça c'est indispensable donc je suis quand même favorable pour que il y ait des politiques différenciées parce que les conditions ne sont pas les mêmes parce que on n'est pas équipé pareil pas du fait du mérite personnel mais parce que quand les deux parents par exemple ont des difficultés économiques il peuvent pas amener au même loisir donc l'école doit prendre plus de place donc c'est pour ça par exemple que c'est en zone REP plus qu'on fait les 12 élèves en cpce1 je peux pas le faire sur la France entière donc pour qu'on s'entende bien je suis quand même pour qu'on différencie les choses mais surtout je pense que il faut donner et c'est culturellement qu'on doit casser les choses on en parlait hier je vais pas te piquer ta métaphore de la silicone valallley pour le 93 mais c'est un formidable exemple quand on regarde c'est vrai cliniquement ce que les caractéristiques de ce département c'est juste fou département qui crée le plus de start-up c'est le département qui a les infrastructures de niveau national les plus les plus invraisemblables avec deux aéroports un stade au niveau international tu parlais de la cite c tout à l'heure du cinéma et autres personne ne parle jamais de la scène saint comme ça hier c'est toi qui m'en a parlé en me disant s'il y a tous ces tous ces critères là c'est la silicone vallleé je me suis permis juste de lui dire que il y a pas la mer contrairement à la silicone valleé mais en tout cas elle elle est plus loin mais c'est vrai et donc je pense que c'est pour moi c'est beaucoup plus culturel et c'est voilà il faut casser ces trucs là par contre je pense qu'il faut qu'on garde des éléments différenciés pour aider les uns et les autres bascul plus vite bonsoir Je m'appelle je suis là ce soir exc je pe remerci vraiment sincèrement vous pvez pas savoir combien de fois les gens sont contents pour avoir quelqu'un comme vous qui a la volonté de changer les choses transformer le pays mais vraiment au vrai sens du mot par des calculs politiqu qui sont là depuis des années ça change pas la vie des gens ne change pas j'ai envie de vous dire vous décourage pas s'il vous plaît continue dans ce sens j'ai doute surtout avec tout ce qui se passe dans les mé s'il vous plaît avez bon continue pourevenir à moi je suisud étranger je suis venu 2006iginaireun P de l'Afrique pour venir faire les études en France euh sans revenu sans aide sans rien beaucoup se reconnaîtront dans cette salle dans mon parcours je crois euh mais j'ai fini avec un masterur en poste aujourd'hui je travaille en tant que consultant informatique dans une société privée euh je reviens un peu à la question de au proposition de la dame qui a commencé le le débat c'est par rapport à l'immigration aujourd'hui beaucoup de d'étudiants africains sont là qui ont fait des très belles études qui veulent se retourner mais il y a les les conditions pour mener des activités ou les conditions sur le terrain pour faire pour monter des des sociétés c'est très compliqué qu'est-ce qu' fait l'Afrique est considéré comme l'un des continents les plus riches avec des très bonnes conditions démographiques mais qu'est-ce qui fait que ça bouge pas les diagnostic tous les diagnosti concours s le fait que c'est les dirigeants en place qui pose problème c'est-à-dire que les conditions d'alternance en enfin les conditions d'alternance sont pas là c'est-à-dire que euh c'est un peu c'est un peu la continuité c'est-à-dire que aujourd'hui les gens en Europe en France veulent que ça change avec quelqu'un comme vous qui comprend euh comment le monde fonctionne maintenant quel est la l'adéquation entre la nouvelle technologie et et les vieilles logiciels les vieux logiciels qui existent existit c'est-à-dire comment proposer des solutions entre ces deux chosesl pour transformer le pays donc c'est ce qui bloque en Afrique donc je reviens un peu à l'immigration c'est-à-dire à sur ce pointl je reviens à l'immigration qu'est-ce qui fait que les gens veulent venir en Europe c'est-à-dire sinon les gens tout le monde veut réussir ce jeu à côté de cession qu'est-ce qui fait que les gens viennent parce que ils n'ont pas de travail qu'est-ce qui font qu'est-ce qui fait qu'ils n'ont pas de travail parce que les conditions de création d'emploi ne sont pas là donc qu'est-ce que moi j'ai envie de proposer une fois que vous serez élu j'ai aucun doute vous serz élu c'est de vraiment couper le pont de de de mettre fin à ce qu'on appelle France-Afrique beaucoup conna beaucoup dans cette salle savent de quoi je parle c'est-à-dire que mettre un partenariat gagnant gagnant entre la France et ces pays-là surtout euh montrer la vraie phase à ces à ces dirigeants là pour dire que euh maintenant les conditions d'alternance les condition les conditions politiques doivent changer pour que euh pour Queau moins les jeunes qui sont en Afrique les jeunes qui étudient qui viennent étudier pour se retourner pour développer le continent peuvent avoir les conditions pour s'intégrer sinon je vous rassure l'immigration va toujours continuer voilà merci monsieur bonjour Bon alors donc Abdou MALACH entrepreneur aussi je viens de mon la jolie donc très belle ville on vous invite hein ça c'est sûr alors ma question est la suivante en fait monsieur Macron beaucoup de jeunes aujourd'hui attendent notamment de l'immédiateté moi je vous pose la question à vous qu'est-ce que vous comptez faire dans ce qu'on appelle de manière moyen long terme pour justement changer leur quotidien parce qu'il est important pour eux de changer leur quotidien la banlieu a besoin certes c'est bien beau de faire partie de la méritocratie et de faire participer par rapport à ça cette forme de méritocratie ma question est essentiellement de manière directe en vous disant ok les promesses des politiques on y croit de moins en moins et c'est ils s'y attendent absolument plus ils n'attendent plus rien des politiques ils s'entreprennent eux-mêmes et ils font les choses de manière directe eux-mêmes je me permets de vous reposer encore la question voilà que comptez-vous faire de manière directe à moyen long terme pour quartierson franceafrique je suis d'accord à 100 % sur ce qui a été dit c'est d'ailleurs pour ça que c'est la démarche moi que j'ai adopté et c'est pour ça que je pense que ce partenariat il se construit beaucoup plus avec les entrepreneurs africains qu'avec les régimes en place ù les grands consorcium existant et j'y reviendrai j'en parlerai d'ailleurs samedi à Marseille de ce sujetl par rapport à votre sujet moi je fais pas de grandes promesses je l'ai dit tout à l'heure mais qu'est-ce qu'est-ce qui va changer dans le quotidien ce qu'on fait sur l'école c'est du quotidien quand tu auras 12 élèves par classe en cpce1 et ça on est en train de s'organiser on peut le faire dès la rentrée 2017 septembre 2017 ça change la vie hein ça change la réalité les études dirigées la classe ouverte jusqu'à 18h ou 20h selon les villes et donc une vraie possibilité d'avoir un quotidien pour les enfants et les parents bien meilleur et qui répondent aux préoccupations la deuxième chose les emplois francs ils seront mis en place dès la fin de l'année 2017 donc c'est pour tous les jeunes quartier politique de la ville c'est 15000 € pendant 3 ans pour pouvoir justement accéder à un job et après moi ce que je veux faire ça c'est des mesures très concrète il y a toute la politique ensuite que je conduis en terme de développement de l'emploi de la création d'activités dans tout le pays qui va pour moi irriguer les quartiers mais c'est un déblocage culturel que je veux créer ce qu'on est en train de faire c'est pas des mesures juste en place ou de l'immédiaté c'est qu'il faut derrière qu'il y a un truc qui se débloque que le plafond de verre dont tu parlais très justement n'existe plus c'estàdire que les discours où on assigne les gens à résidence on les bloque on en finisse que pour beaucoup ce qu'ils ont dans la tête comme étant ceci moi j'y ai pas droit ou c'est pas fait pour moi tombe et que des entreprises qui sont dans tous les quartiers de la République et dans les beaux quartiers ne se disent pas quand elles reçoivent un CV d'un jeune qui vient des quartiers je ne le prends pas et là-dessus moi je vais intensifier la politique de testing continuer à pénaliser les comportements qui sont discriminants ça c'est c'est l'aspect négatif mais derrière c'est de débloquer les choses et le déblocage on le fait par ces quelques mesures et par des modèles par des gens qui prennent une voix différente par le fait que les médias vont montrer des exemples de réussite dans ces quartiers ça ça changera très concrètement les choses donc c'est à la fois des quelques mesures de court terme une politique d'ensemble dont les quartiers bénéficieront et derrière l'activation de talent et un changement culturel et mental qui est fondamental CIA merci bonsoir Monsieur Macron honoré de pouvoir enfin vous rencontrer je suis en marche avec vous depuis la Mutualité avec ma maman que vous avez rencontré au salon du livre Linda merci beaucoup pour votre engagement vraiment ce n'était pas ma question je m'appelle CIA bkada j'ai 20 ans j'habite à trembla en France et je suis étudiante en passè à l'Université Paris d'Idro j'aimerais je souhaiterais vous interpeller sur une problématique à laquelle est confronté de nombreux jeunes du 93 celle de la discrimination d'abord la discrimination par le nom à laquelle vous avez fait référence dans votre programme mais notamment et on n parle pas beaucoup la discrimination à l'adresse que ce soit quand on recherche du travail ou seraitce juste pour les jeunes qui aspirent à intégrer des établissements prestigieux moi-même j'ai été confronté à cette situation lorsque j'ai voulu intégrer le lycée luig pour le nommer et malgré un dossier je ne vous vous cache pas en béton ça n'a pas été si simple et en tout cas on me l'a fait savoir évidemment les médias j'ai dû faire beaucoup de preuves et les médias ils sont pour quelque chose ils sont en première ligne au moindre fait divivers pour parler de trafic de stupéfiant ou encore d'actes de violence mais ils sont totalement absents pour pouvoir parler de nos nombreuses prouesses de nos réussites aussi bien individuelles que collectives nos projets scientifiques la culture les innovations et les grands starter peur de demain euh sachez qu'il existe un véritable potentiel de jeunes qui veulent percer qui veulent réussir qui veulent créer leurs propres entreprises et qui veulent même intégrer les hautes fonctions de l'État et qui œuvrent pour cela et habiter dans le 93 ne devrait même plus être un frein pour ces jeunes qui ont de l'ambition ma question est donc la suivante comment comptez-vous procéder en tant que futur président rassembleur pour qu' existe enfin une véritable égalité des chances pour tous merci beaucoup David David voilà David oui vas-y vas-y bonsoir Monsieur Macron bonsoir à tout le monde alors moi j'ai eu le malheur quand j'ai étudiaé aux États-Unis de créer une entreprise en France à distance et avec mes fonds propres et du coup au bout de 8 mois l'entreprise n'a pas marché donc maintenant quand j'essaie de recréer une entreprise en France bah ils sont frileux les banquiers désolé mais les banquiers me disent ah vous avez qui des votre boîte c'est trop récent mais c'est pas c'était pas leur fond de 1 c'était avec mes économies personnelles et de deux je trouve ça dommage que ils disent que je suis trop jeune pour essayer de recréer une boîte après avoir raté la première est-ce que vous sous votre présidence vous mettrez des dispositifs ou vous pousserez les jeunes à créer des entreprises et à les aider première question c'est j'en ai un peu parlé avant pour pour aller au bout du modèle il y a en effet quand je parle de testing c'est sur le prénom sur l'adresse et cetera aussi ça c'est par le testing qu'on fait sur les sélections de CV on arrive à voir justement les les CV qui sont écartés quand ils viennent des quartiers ou quand il y a tel ou tel prénom donc ça c'est pour pénaliser mais après c'est toute la révolution dont on parle depuis tout à l'heure qui est la meilleure réponse à la question que vous avez évoquée c'est-à-dire faire réussir pour pouvoir un peu changer ce que les gens ont dans la tête il faut le positif et le négatif il faut pénaliser être beaucoup plus dur sur les politiques enfin les pratiques pardon qui aujourd'hui cantonnent les jeunes selon l'adresse selon le prénom le nom ou autre et il faut en même temps beaucoup plus valoriser et médiatiser les réussites et c'est aussi pour ça que vous êtes là ce soir hein moi il y en a beaucoup qui savent tu le fait directement vous êtes plusieurs à le faire mais vous avez une responsabilité au carré vos ennuis ne sont pas terminés moi c'était un peu ça le message que j'ai pour vous ce soir même quand vous avez réussi vous ça continue parce que vous avez des respons abilité que les gens des beaux quartiers n'ont pas et n'auront jamais et c'est vrai c'est comme ça mais c'est comme ça qu'on changera aussi les choses et je pense que ça fait la la beauté de de tout ça moi je vais vous dire les banques on peut changer tout ça il y a des il y a des mesures techniques pour que les banques accompagnent plus de risqu j'en ai parlé alors après on dit que je suis l'ami des banques c'est terrible mais les régulations financière qu'on a mis en place on contraint les choses c'est affreusement technique je vais pas revenir là-dessus mais parce que je pense que pour la création d' entreprise surtout dans les nouvelles technologies le bon partenaire c'est pas une banque d'ailleurs vous l'avez dit vous-même vous avez pris vos économies au début ce dont vous avez besoin c'est de fond propres et donc ce qu'il faut pour commencer une entreprise c'est pas aller voir une banque et ça n'a d'ailleurs quasiment jamais été le cas sauf pour des types d'entreprisees où vous avez déjà un chiffre d'affaires vous faites rentrer l'argent si vous avez besoin d'un financement pour partir c'est du fond propre et donc là c'est de développer des écosystèmes de fonds propres dans les quartiers et pour les quartiers tu le fais très bien il y en a qui le font et qui ont commencé à le développer qui ont amené la banque publique d'investissement dans les quartiers qui ont ouvert c'est ça la la solution donc c'est la banque publique d'investissement elle existe il faut l'emmener davantage dans les quartiers pour irriguer tout cela mais derrière c'est toute la génération des nouveaux entrepreneurs qui vont être les business angel des quartiers c'est pas du tout les banques donc ça sert à rien je vais pas vous raconter des cracks je v pas vous dire on va avec moi les banque pon pour les les start-ups des quartiers elle payent pas plus pour les PME des beau quartiers par contre il faut des fonds propres et donc qu'on développe alors par contre culturellement pour le pays moi je l'ai souvent dit on a un paradoxe français on n'aime pas l'échec et on nime pas la réussite ce qui est ennuyeux parce que ça fait que on peut réussir mais moyennement donc il faut dédramatiser l'échec vous avez dit que vous avvez fait une faillite vous avez tout à fait raison vous êtes vous avez plus d'expérience que si vous n'avez rien fait on a supprimé l'indicateur 040 qui existait à la Banque de France qui fait que pendant des années on pouvait quasiment pas rouvrir un compte quand on avait eu une faillite ça maintenant ça n'existe plus donc faut continuer à dédramatiser l'échec dans notre pays parce qu'il apprend et ce sera un élément aussi de cette transformation mer on va accueillir un un jeune qui n'est pas en marche et oui il y en a un jeune qui n'est pas en marche ouais vas-y après on va on va le on va Leury OM merci je vais je vais essayer de passer sans faire de dégâsau lève ton pied voilà parfait bonjour à toutes bonjour à tous bonjour monsieur Macron bonjour ce que je connais dans la salle un peu que j'ai pu rencontrer dans des réunions notamment pour les mamans en marche moi aujourd'hui je suis pas venue pour parler de moi j'ai un parcours comme beaucoup d'entre vous je suis chef d'entreprise je suissue dirais de de ma famille du monde du commerce c'est pour ça que je vous regarde mes parents étaient commerçants ils avaient une petite boucherie dans un quartier j'ai grandi dans un quartier populaire nous a toujours poussé à entreprendre nous a toujours poussé à aller plus loin dans les études dans l'adversité ne jamais s'arrêter se battre sans cesse c'était les valeurs que que nos parents nous ont donné à moi et à d'autres ici aujourd'hui et je pense que c'est aussi un hommage aussi que je voulais rendre aussi à nos parents et c'est pour ça qu'on est tous là aujourd'hui ça c'était une une première chose moi le le le le le les difficultés que que je rencontre et que je rencontre dans les nos quartiers populaires parce que j'ai a grandi j'habite encore et c'est chevill à mon corps aujourd'hui c'est une valeur que que je porte le quartier populaire qu'est-ce que c'est bah c'est tout simplement un ensemble de gens qui vient de partout qui ont une histoire une histoire commune une envie de réussite on a tous envie de réussir et on a envie de faire réussir nos petits frères nos petites sœurs et ainsi de suite et les difficultés que on a rencontré moi mon mari d'autres personnes c'était effectivement la question de la discrimination ça a été soulevé et je voulais savoir c'était ma première question si le name and shame que vous avez justement proposé pour la la lutte contre les discrimination lié au sexe mais également lié au handicap si ça allait être appliqué également pour les discriminations dit géographique et également les discriminations lié à la diversité mais également une diversité sociale elle n pas que elle n'est pas que ethnique n pas que du nom on cumule des freins nous lorsquon est issu des quartiers populaires alors qu' on est une femme on en cumule encore un peu plus donc c'était la première question le la seconde question c'est le constat qu'on avait fait lors de la maman en marche c'est l'orientation professionnelle de nos enfants on a un gros souci d'orientation aujourd'hui une si on dévalorise les filières professionnelles je le disais c'est des pourvoyurs poids énorme l'artisanat et le commerce c'est le premier employeur de France et on a tendance et moi je répète toujours lorsque je suis je suis dans les quartiers populaires on dévalorise pas le plombier l'électricien même la femme de ménage parce que demain demain votre formation professionnelle aujourd'hui qui n'est pas considérée parce qu'en France on aime l'élitisme c'est demain vous êtes salarié d'une petite entreprise aprèsdemain vous allez peut-être la racheter on va peut-être vous la céder et vous deviendrez chef d'entreprise et vous allez la la la la faire grandir et embaucher vous aussi des gens et ça et ça je pense qu'il faut le rappeler faut plus rester dans la culture de l'élitisme il y a d'autres types de culture il y a l'élitisme j'ai fait des grandes études je suis chef d'entreprise aujourd'hui je suis consultant stratégie organisation des entreprises et des administration publique mais je suis également j'ai également un mari qui est commerçant qui est également issu des grandes études lui aussi qui a été victime de la discrimination c'estàd que lui on lui a arrêté sa son son parcours professionnel les stages par exemple une grosse question les stages pour toujours nos jeunes dans le de l'orientation professionnelle ces stages aujourd'hui lorsqu'on a ce stage d'orientation de 3è ou même stag lorsquon est universitaire on les fait où on les fait dans les quartiers populaires parce que les stages des grandes entreprises mais également de la fonction publ ne sont pas ouverts pour ces gens on a du mal à les trouver parce que c'est des cooptations et on n' pas le réseau à la base et aujourd'hui aujourd'hui tous ici he parce que c'est plus un message pour vous et puis un peu pour vous également c'est que c'est nous le réseau et qu'on doit travailler dans ces quartiers populaires et ne pas oublier d'où est-ce qu'on vient on doit leur tendre la main on doit leur expliquer les choses effectivement c'est difficile mais notre adversité l'adversité par laquelle on est passé c'est notre force on est plus fort que d'autres et ça c'est important de le répéter parce que c'est un message d' espérance c'est plus que de l'espoir c'est de l'espérance pour ces jeunes des quartiers populaires et ça c'est important et troisème question c'est concernant l'emploi public et j'arrêterai là je suis désolée je viens de Lille au passage je suis nordiste donc on parle beaucoup aussi un peu comme dans le Sud avec les main concernant l'emploi buque je sais plus c'était cette cette jeune femme qui disait on veut accéder aux grandes écoles et notamment dans l'emploi public et il y a un dispositif qui est mis en place à Lille et je vous invite à venir le voir si vous le souhaitez quand vous voulez dans un quartier populaire où on aide ces jeunes de quartier avec un un un inspecteur des finan publi qui est issu des quartiers populaires et on a mis en place un projet un projet qui est la préparation solidaire la prépa solidaire c'est des jeunes de quartier comme nous qui aident d'autres jeunes de quartier à découvrir ce que c'est que les institutions à découvrir les emplois publics et à découvrir que il y a l're l'entrepreneuriat mais également la fonction publique qui aussi pourvoit un cè des des emplois aujourd'hui en France et c'est leur permett de connaître justement ces institutions parce que c'est ce qui crée aussi de la défiance c'est la méconnaissance des institutions et on participe justement dans le cadre de cette prépa solidaire à lutter contre cette défiance mais en même temps à leur offrir l'espoir la République française c'est qu'il y a également des emplois dans cette fonction publique et que la fonction publique doit ressembler à la population qu' la vocation à servir voilà merci umria merci beaucoup on va on va prendre le témoignage d'un jeune qui n'est pas chez en marche et il y en a je disais ça tout à l'heure donc merci d'être là je te laisse poser ta question euh bonjour euh en fait je vais d'abord témoigner de mon expérience et puis après je j'aurai une question pour vous monsieur Macron euh en fait euh voilà moi je m'appelle leï j'ai 19 ans je viens d'une cité du 92 euh voilà moi j'ai j'ai toujours eu la chance d'avoir des parents qui m'ont poussé à aller jusqu'au bout de mes études euh sinon enfin je pense que ça aurait jamais été le cas pour moi en tout cas je je suis pas fan d'étude euh je suis parti en bac pro micrechnologie euh suite à une seconde en général qui ne me plaisait pas d'ailleurs moi j'ai toujours voulu travailler être sur le terrain apprendre sur le terrain ça toujours ce qui ce qui m'a plu puis aussi je pense qu'on m'a aussi dirigé l'un dedans parce que depuis tout petit dans quand j'étais au collège je me souviens notamment j'avais des profs qui me qui nous riaent au nez qui nous disaient qu'on y arriverait pas à faire de grandes études justement parce qu'on venait d'une cité et d'un quartier alors que voilà moi j'habite à 20 minutes de Neu si vous voulez tout savoir voilà et je trouve ça voilà je trouve ça dommage donc du coup voilà j'étais je pense par à force d'entendre ça de nous répéter ça puis mon père lui-même ouvrier ma mère elle est les secrétaire donc du coup voilà on n pas forcément d'exemples qui nous viennent en tête et qui nous pousse à aller plus loin donc on on cherche la solution la plus rapide pour moi la solution la plus rapide c'était d'aller dans mon bac donc j'ai fait un bac et j'en suis extrêmement déçu parce que quand je suis arrivé au au Pôle emploi pour chercher du taf euh voilà j'ai un bac pro micro technologique je coupe l'acier au millimèt près euh l'acier l'aluminium le Léon enfin tout type de de métal donc voilà et on m'a dit voilà quand je suis arrivé au au PO emploi on m'a dit que voilà j'avais le niveau Bac bricolage c'estàdire que je leur ai dit j'avais un backac pro micrechnologique ils ont tapé dans leur machine là ils ont jamais retrouvé donc du coup je me suis dit mais je me suis pardonnez-moi de l'expression mais casser la tête à faire 2 ans d'études dans un lycée professionnel pour décrocher un bac professionnel pour derrière euh avoir aucune reconnaissance de ce diplôme donc voilà et je me suis retrouvé du coup du jour au lendemain un peu les mains dans les poches ne sachant pas trop où aller euh et ne trouvant pas de travail euh et puis surtout parce que voilà j'avais des parents faut savoir aussi que j'ai des parents qui sont très très sévères donc voilà moi c'était 2 mois sans sans activité ou sinon c'était les Bages qui étaient fait donc voilà et j'ai trouvé une activité j'ai trouvé une activité cette activité ça a été le service civique euh je me suis engagé pendant 6 mois auprès d'établissement scolaires notamment enfin je me suis engagé dans une association qui s'appelle unicité et je me suis voilà je suis allé dans les établissements scolaires on avait pour mission de euh faire parler les jeunes sur des sujets d'actualité en utilisant des films on s'était déjà rencontré euh du coup donc voilà on utilisait les films pour parler de sujets d'actualité donc on avait des films comme billliot Tom bookou ou encore une bouteille à la mer la cour de Babel je sais pas si d'autres enfin peut-être que ça certaines peut-être que certains connaissent merci et et voilà pour moi ça a été une grande découverte en fait voilà faut savoir que euh à part le CDI avant je visais pas grand grand chose euh mon but c'était de travailler gagner mes sous et voilà trouver mon indépendance prendre mon appartement et puis voilà faire comme les parents trimer toute sa vie arriver jusqu'à la retraite et point et euh et en fait le service civique lui il m'a offert une autre vision il m'a dit que on avait tous une place dans cette société il m'a dit queon était tous acteurs de cette société et encore plus on était tous acteurs de sa propre vie euh et le service civique avec l'aide donc de mon tuteur on a fait des exercices sur les compétences savoir quell compétences j'avais euh quelle compétences sur lesquelles je devais travailler et cetera voir les points positifs vraiment que j'avais et euh on s'est rendu compte que il y avait deux choses sur lesquelles j'étais extrêmement extrêmement attaché et que je le suis toujours d'ailleurs c'est l'autonomie et la liberté et euh mon tuteur il m'a dit mais je te comprends pas tu kiffes autonomie tu kiffes la liberté excusez-moi des expressions et des mots que j'utilise je suis désolé j'ai l'habitude de parler un peu en mode jeun non je suis pas là pour dire ça non mais c'est c'est juste pour dire voilà donc du coup il me dit tu kiffes l'autonomie tu kiffes la liberté et pourtant ton ton rêve dans la vie c'est d'avoir un CDI de travailler pour quelqu'un il m'a dit mais aujourd'hui tu as une passion donc moi j'ai une passion c'est la mécanique vélo il m'a dit tu as une passion tu as de la chance de savoir ce que que tu as envie de faire dans quelle filière tu as envie de travailler ce qui n'est pas le cas de la plupart des jeunes des quartiers parce que moi je peux je peux témoigner jeune un quartier et comme je le disais on vousoue souvent à l'échec lors de notre de notre parcours scolaire et il y a aussi ce ce parallèle aussi dans les quartiers il y a tout un al on parle d'économie parallèle notamment d'économie du business je vais parler de vendre du cheit d'aller voler des des des scooters de voler des vélos de faire des anarques banqu aussi parce que ça aussi j'ai vu euh enfin il y a plein de trucs vraiment vous serz étonné comment comment on se débrouille dans les quartiers pour faire de l'argent et et et donc du coup on n voit l'échec et en même temps il y a cette filière entre guillemets qui n'est pas une filière en fait qui est complètement illégale mais parallèle qui se tend à nous c'estàdire que moi dès 12 ans j'avais la possibilité j'avais la possibilité d'investir dans un 12 g donc un 12 g de chit imaginez-vous ça à peu près comme ça voyez ce que je veux dire et de le revendre de me faire du bénéfice déjà 12 ans et de continuer donc moi je l'ai jamais fait personnellement après voilà moi je sais que on est pressé alors je pose la question ça arrive tout de suite excusez-moi donc juste pour vous dire voilà que on est on est on n'est pas dans les quartiers on n'est pas on nous apprend pas et je trouve que on nous montre pas assez qu'on fait partie de la France qu'on fait partie de cette société et que on a tous la possibilité d'entreprendre moi aujourd'hui j'ai un rêve c'est d'entreprendre je veux je créer mon propre réparation de de vélo mon propre camion de réparation de vélo itinérant c'est c'est c'est mon c'est mon rêve voilà ça vaend avec la liberté et l'autonomie et ce rêve je l'ai jeai je l'ai développé avec le service civique et c'est 6 mois que j'ai fait et moi moi la question que je me pose je me dis si moi en tant que jeune de quartier ça m'a aidé à voir au-delà de ce que je voyais avant de de me dépasser de voir où étaient mes limites et de me dire bah voilà ça ça c'est des croyances que j'ai dans la tête et et ces croyances là ben elles sont fausse en fait et donc il faut que je les dépasse pour pouvoir voir plus loin je me dis si moi ça m'a permis de le faire je me dis que ça peut aider plein d'Ar jeun aussi que ce soit voilà d'autres jeunes de quartier ou pas d'ailleurs euh et je me dis voilà moi ma question aujourd'hui c'est qu'est-ce que vous comptez vraiment faire pour le service civique c'est ça vraiment ma question j'aimerais avoir une réponse sincère merci beaucoup merci à toi euh je vais donner la parole à Khalid c'est ça voilà et ensuite Yassine bonsoir Emmanuel Macron bonsoir à vous toutes et à vous tous alors ralid je je dirige un cabinet qui s'occupe de questions sociétales et je suis membre du la section affaires européennes international du Conseil économique social et environnemental alors mais surtout surtout je suis un Chibani dans la catégorie de puisque mon fils et ma fille ont l'âge de beaucoup d'entre vous 30 ans respectivement 30 ans et 24 ans donc le Chibani que je suis est heureux pour trois raisons ici il y a du dyamisme ici il y a de l'espoir et ici il y a de la vitalité et dans la sincérité et c'est très rare parce que on est dans le déclinisme je voudrais vraiment dire que la France est un pays formidable dans lequel a des atouts considérables par contre depuis allez je va nommer personne mais depuis 35 ans grosso modo on s'était vertué avec un élève je prends la métaphore de l'élève vous avez un enseignant qui a 28 élèves non 27 parce qu'il y en a un qui est mauvais garnement il est parti il a 27 élèves dans la classe et puis il y a un élève qui s'appelle la France pourrait avoir 18 dans toutes les matières et il s'organise pour avoir 10 et demi ce n'est pas sérieux donc je crois qu'aujourd'hui on a besoin d'hom et de femmes politique sérieux c'estàdire je pas dire vous je ne vous connais pas assez pour l'affirmer mais quand vous serez aux affaires et que on aura les résultats je suis sûr que ça sera le cas TR points le premier j'ai été membre du ha conseil l'intégration sais accpag pour la création de et ce peu importe ce qui compte aujourd'hui c'est que nous avons une question cruciale on a créé deux catégories de français le nous et le E l'avons fait dans le rapport pour hos qui nous a valu moi presque la reconduite à la frontière où nous disions des choses simples toute personne née en France arrive à l'âge adulte je l'ai vécu avec mes enfants et culturellement partie prenant de la culture commune donc elle est française je l'ai démontré à quelques élus du Sud et ces élus du Sud je ne ferai pas de dessin étai au départ très fermés à cette évidence prière évidence on a des atouts dans ce pays deuxème évidence nos enfants sont tous culturellement français partie prenant de la culture commune en revanche nous avons une réforme majeure de 3 mois à la crèche j'exagère à l'entrée en 6e pour qu'il sache la langue française comment se fait-il qu'un enfant qui vient de Dakar ou de Casablanca ayant été à l'école française c'est mon cas pour Casablanca connaissent son imparfait du subjonctif en CM2 sont passé simple en cme1 et bien il faut que l'école donne le même type d'enseignement que celui des pèmaristes de l'École alsacienne à nos enfants des banlieux la maîtrise de la langue est déterminante la maîtrise de la langue française bien entendu de l'histoire de la géographie imposer le Tour de France pour deux enfants pour que tous nos collégiens et nos gamins des banlieu découvre joini ou d'un kerque mais et un tour de France obligatoire pour connaître la géographie de ce pays et son histoire ça c'est pour l'ancine une réforme majeure juste sur le primaire et le deuxième élément la lutte contre les discriminations sérieuses avec une vraie politique pénale permettra sans doute peut-être ou la verser au civil comme je l'avais suggéré je l'avais suggéré à Blandine krigal à l'époque et à Chirac la mettre au civil comme dans tous les pays qui nous entourent et de la dépénaliser ne pas dépénaliser le produit d'exportation de mon pays d'origine la dépénalisé pour que l'on puisse mettre des infractions avec des amendes sévères et lourdes qui sont dissuasives vous États-Unis au Canada et au Royaume-Uni la troisième élément j'arrête je ne veux pas du tout du tout abuser de la parole le troisème élément qui me semble important c'est que pour reconstruire la confiance entre nous il faut que partout on affirme que tous les françaisc les enfants né en France sont culturellement français qu'on arrête de leur dire issu d'eux y compris de la fameuse diversité on est issu par l'ascendance d'un être humain de l'immigration et non pas d'une chose qui serait la diversité je crois que ces éléments sont importants pour que notre pays retrouve la confiance or ce qui est nécessaire aujourd'hui c'est la confiance je deux trois villes par semaine en 33 ans ce matin j'étais à Orléan et commc c'est ma semaine à Lyon je serai à Jaco la semaine prochaine il n'y a pas en France de clivage racial nous ne sommes pas aux États-Unis il y a des fractures sociales et ces fractures sociales se doublent d'e non maîtrise des cultures et chacun se barricade dans une culture locale il faut recréer de la République donc du commun ce que nous avions fait dans ce petit rapport et moi par loyauté honnêteté transparence mon cabinet s'appelle éthque et diversité j'ai terminé madame j'avais loyalement accompagné Alain Jupé j'avais été mon patron du RPR dans un département rural nager je l'ai accompagné loyalement quand les les carottes ont été cuites je me suis retiré par contre j'avais adhéré à votre mouvement bien avant et je en avais informé est-ce content que vous seriez président à l'âge requis en France mais les événements vous servent et vous savez vous en servir et vous allez gagner merci Khalid alors je vais demander à Fadila de d'intervenir si possible on va demander à toutes les personnes qui vont intervenir par la suite de poser une question assez rapidement parce que je sais que beaucoup de monde ve veut intervenir donc il va falloir qu'on soit discipliné merci Fadela et ensuite Yassine alors c'est pas vraiment une question c'est plus une observation d'abord vous remercier de cette initiative bien sûr il y a beaucoup de visages amis qui milite depuis fort longtemps parfois certains depuis 20 ans euh heureuse d'être à Saint-Denis un quartier hautement symbolique heureuse aussi d'être à l'usine vous savez que l'usine dans l'imaginaire collectif de beaucoup de de personnes ici de leurs parents de leurs grands-parents ça voulait dire quelque chose à une époque d'ailleurs où beaucoup de leurs parents ne parlaient pas français mais ils avaient un contrat en poche ce qui est maintenant malheureusement le contraire beaucoup sont diplômés et certains sont dans le chômage alors moi je suis une marcheuse avec vous depuis peu puisque je vous ai rejoint avec François beayou au moment où il vous a proposé l'alliance que vous aveit bien voulu accepter alors que dire je suis j'ai fait toute ma carrière dans les centres sociaux les Maisons des Jeunes et de la Culture et puis après la agence de cohésion sociale et ben pour dire simplement que les quartiers populaires et bien ils sont traversés comme toute la France il y a deux Frances il y a celle qui réussit qui s'émancipe qui avance qui progresse et c'est celle des succès story que nous voyons aujourd'hui et puis il y a celle qui doute qui désespère et qui ne veut plus s'affilier et qui finalement va peut-être faire imploser notre République alors il faut marcher des deux pieds il faut prendre à bout de bras ces deux questions alors moi j'ai envie de vous dire par rapport à la politique de la ville que j'ai vu depuis maintenant 20 ans on a dit il fallait beaucoup d'argent oui certes il faut beaucoup d'argent on a dit il faut changer le cadre social oui on a changé le cadre social mais s'est-on occupé des humains à sont réconcilié l'urbain et l'humain et c'est ça aujourd'hui qui pose dé fonds vous savez beaucoup de jeunes dans ces quartiers de famille ce qui vous disent c'est qu'ils n'ont bien sûr besoin de de moyens mais ils ont besoin de dignité ils ont besoin de reconnaissance on l'a vu avec l'affire Tho qui a beaucoup choqué aujourd'hui ce qu'ils veulent c'est le droit l'indifférence vous l'avez décrit c'est pour ça qu'il vous rejoignent c'est qu'en effet on ne puisse pas être ass à résidence ou à résidence identitaire mais qui soi jugés sur leurs compétences sur leurs talents sur leur mérite mais en contrepartie on leur dit bien sûr l'indifférence et c'est la lutte contre la discrimination et à mon avis il va falloir donner un coup d'accélérateur mais l'indifférence c'est aussi et c'est important que ça soit pas la contrepartie finalement du renimement beaucoup dans ces quartiers sont attachés à leur histoire ils sont attachés bien sûr à leur territoire mais ils sont attachés à leur mémoire vous l'avez évoqué quand vous êtes allé en Algérie la mémoire c'est ce qui permet de prendre racine et de finalement appartenir à quelque chose de plus collectif et donc cette question elle est éminemment culturelle et aujourd'hui retrouver la confiance c'est aussi apaiser des des mémoires qui sont parfois très vives et donc je voudrais que vous entendre sur la question culturelle parce que c'est vrai qu'aujourd'hui dans ces quartiers il y a des talents il y a des gens qui créent ce qu'on appelle la culture populaire en cinéma dans les arts plastiques dans la vidéo mais aussi dans quelque chose aujourd'hui qui relève presque des arts traditionnels et malheureusement aujourd'hui dans des périodes de crise où le sentiment d'appartenance n'existe pas et ben c'est la culture qui souffre en premier parce que savez-vous que dans les budgets qui sont d'abord avec des désengagements de plus de % c'est d'abord la culture qui apparaît comme un supplément d'âme et je vous rappelle simplement que les intégristes quand ils se sont attaqués à notre mode de vie et surtout quand ils ont voulu montrer leur différence et ben c'est à palmir qu's sont allés et c'est cette mémoire là qu'ils ont massacré donc sur la culture dans les quartiers populaire et que cette culture représente la culture commune merci Fadella merci beaucoup est là alors Yassine et ensuite monsieur euh bonsoir euh je m'appelle Yassine batar je suis pas en marche parce que je suis faignant euh je suis humoriste je connais la plupart d'entre vous et je suis ravi de voir qu'on a réussi pour une fois en 40 ans d'histoire à se mettre quasiment tous ensemble dans une même salle ce qui est du domaine du privilège pour vous Emmanuel euh j'ai eu une vraie interrogation j'ai commencé ma carrière il y a maintenant 15 ans et avec beaucoup d'entre vous on s'est retrouvé dans une séquence tragique qui a été celle des émeutes qui étaient populaire je le rappelle et non pas euh religieuse et la vraie question euh c'est que je pense Emmanuel que cette élection ne vous appartient plus car la vraie question pour les gens issus de ces quartiers-là c'est de savoir pas comment vous pouvez nous aider mais plutôt comment on peut nous vous aider et d'inverser euh ce prisme qui est celui toujours euh d'attendre et il faut faire je pense et nous avons un projet commun qui est celui d'être Français à part entière j'ai été souvent qualifié d'autres choses puisque mon grand-père était tirailleur mon père était ouvrier j'ai été banlieusard et dorenavant je suis musulman je n'ai jamais été français dans les qualificatifs je pense qu'une nouvelle France est née elle est née à travers nos enfants et pour la plupart des gens d'origine étrangère nous sommes dans un étau républicain celui de nos parents qui ne peuvent pas voter et celui de nos enfants qui nous regardent ce qu'on nous allons faire donc dorénavant nous ne pouvons plus être égoïste pour la plupart d'entre nous donc je n'ai pas de questions à poser j'ai plus une réalité je pense qu'il n'y a pas plus frontiste que les gens de banlieu car il suffit de mal parler à quelqu'un de son département pour qu'il vous saute à la gorge n'est-ce pas et surtout de me rendre compte que le Front national n'est pas juste le problème je parle aussi aux journalistes ici présents qui sont tous là en train de me filmer depuis tout à l'heure et de nous filmer les journalistes font partie de l'équation du vivre ensemble car vous êtes celles et ceux qui la démontrent tous les jours dans la presse et si aujourd'hui nous devons porter la responsabilité d'une réputation qui n'est pas la nôtre c'est parce que vous venez quand ça chauffe pas quand c'est normal et donc juste préciser quelque chose Emmanuel c'est juste préciser quelque chose je pense que cette élection n'est pas celle de la l'assimilation ce qui élimine beaucoup de candidats malheureusement je pense que nous aurons gagné parce que c'est l'élection de la banalisation et que j'espère que dans 5 ans quand on se réunira il n'y aura plus de banlieusard ou de France compartimenté mais juste un meeting avec des Français bonne [Applaudissements] soirée donc bonjour monsieur Macron merci d'être venu donc je voulais vous dire que moi ça m'a pas dérangé que vous ayez pas de programme tout de suite parce que ce que j'ai apprécié d'abord c'était votre parcours c'était l'homme et euh c'est rare en politique mais vous êtes un des rares qui pour moi a travaillé avant de se lancer donc vous êtes vous avez plus de légitimité à pouvoir nous parler à nous les jeunes et à nous qui sommes dans la vie active que les autres homes politique donc c'est vraiment votre parcours qui m'a fait apprécier le mouvement et puis le dans le programme donc ce que vous faites pour les entrepreneurs moi j'en suis une et nous enfin n nous pousser à nous lancer parce que mine de rien on en a tous envie en banlieu c'est vrai mais c'est une chose d'en avoir envie çaen est une autre de le faire et en facilitant les formalités en tout ce que vous faites en fait pour les entrepreneurs ça permet de vraiment concrétiser visualiser la choses et de se dire on peut y arriver oui maintenant on parlait des on parlait discrimination et d'éducation tout à l'heure pour mon parcours personnel j'ai envie de parler d'orientation parce que vous avez parlé dans votre programme des prérequis qu'on doit avoir en sortant en arrivant par exemple dans les cours élémentaires mais je pense aussi que il y a il y a un moment où il y a une fracture notamment pour ma part ça a été au collège où j'étais une des rares après la 3è à pouvoir avoir accès dans ma classe j'ai grandi à saint-toin à une filière générale à une seconde générale en plus cétait tombé dans ma trè c'était tombé pendant pendant la grève des des établissements scolaires sous colo d'Allègre donc on a eu on a eu de mois sans cours oui et donc voilà l'orientation c'est le problème d'orientation parce que on a été un peu orienté comme ça à Touva j'ai été j'ai été une des rares à me battre avec trois quatre de mes camarades pour arriver justement dans une filière générale et c'est là où en fait je me demande si dans votre programme vous pouvez aussi identifier le point de fracture au-delà des prérequis mais le moment où il y a une fracture parce que c'est à partir de là où justement on commence à être orienté et à voir ce qu'on veut faire voilà une très bonne question alors on va on va arrêter les questions je sais que vous allez être déçu on va prendre monsieur qui depuis tout à l'heure et sagement attend sagement donc je vous laisse venir on va prendre une élève après une élève qui prépare elle vous parlera de son parcours et je pense que Emmanuel on lui donnera la parole pour répondre un petit peu sur l'ensemble des inter très riche de ce soir je vous remercie bonsoir alors tout d'abord je voulais souhaiter bienvenue chez nous parce que moi j'ai grandi à 3 km d'ici et je suis aujourd'hui professeur de chirurgie urologique on en parlera à la fin je vais jeais essayer d'être ENF aussi saétiqu que les précédents mais peut-être un peu plus donc simplement ce que je vais vous dire c'est que il y a il y a trois trois sujets que enfin très rapidement que je aborderé le premier c'est c'est celui de du communautarisme alors le communautarisme en France quand on parle de communautarisme automatiquement on parle des minorités qui a dit que les communautarismes étaient lié à la taille du groupe le communautarisme qui marche le mieux en France c'est celui de la majorité c'est-à-dire qu'en fait à partir moment où vous êtes 98 % d'un population et que vous excluez les 2 % vous êtes communautariste même si vous êtes 90 % et moi je pense qu'il faudrait vraiment que on exclut toutes les formes de communautarisme celle des minorités mais celle aussi de la majorité la deuxè chose qui est importante c'est alors évidemment je pense que il y a peu de doute en tous les cas c'est c'est tout le mal que je vous souhaite c'est que vous soyez élu président parce que si tout c'est fait dans dans l'ordre thoriquement vous aboutirez à ça mais tout le monde se pose la question de savoir quand même comment vous allez gouverner et là je vais vous parler du sujet qui m'intéresse c'est celui de la représentativité politique c'est un vrai problème dans ce pays et si vous aujourd'hui vous êtes plébisité c'est parce que vous êtes jeune manifestement beau près ce que j'ai compris et que vous êtes euh et que et que vous êtes neuf et donc euh quand on voit certains ralliments qui qui qui qui vous suivent je vais parler par on va aller de U à Madelin B il a un problème de de il y a un problème de cohésion politique mais aussi un problème générationnel c'est que les Français ne veulent plus de cette génération d'hommes politique et je dis bien d'homme et donc il vous faut une majorité qui vous ressemble c'est-à-dire qu'il soit jeune et neuve d'accord ça veut pas dire masculine et blanche si elle vous ressemble on est d'accord et donc partant de là oui je suis désolé un peu direct mais on n pas beaucoup de temps et donc partant de là je je vais faire très court je vais faire très court donc ce ce qu'il faudrait effectivement c'est que vous ayez le courage et je pense que le courage vous l'avez vous l'avez montré à plusieurs reprises en Algérie quand vous avez parlé de la manif et cetera vous vous êtes un homme courageux et de ce point de vue-là je pense qu'il va falloir avoir le courage de écarter toute cette génération de d'hommes politiques et de femmes politique qui n'ont pas réussi à à à répondre aux aspirations des Français d'une part et en même temps euh qui aujourd'hui ne veulent pas quitter leur place et jeis je terminerai cement avec cette citation de puis que je suis hurologue de formation je vais terminer avec cette citation de shirac donc shirac disait enfin c'est une citation qu'on lui prête il disait euh en France on s'est greffé des reins on s'est greffé des cœurs mais on s'est pas greffé des d'accord et je voulais la question elle est là c'est que est-ce que vous vous surez greffer des merci beaucoup alors on va prendre on va prendre encore une question mais je vais garder le micro mademoiselle bonsoir à tous non je vais garder le micro ok la question tu te présentes euh bonsoir à tous d'abord pardonner mon pardonner mon éloquence de par mon mon jeunagege je suis pas habitué à parler face à une aussi grande assemblée donc je m'appelle Manelle je suis lycéenne j'habite à Dreux donc c'est dans le 28 c'est assez loin de Paris euh d'abord je tenais à dire que je me reconnaissais tout tout totalement dans la nature de ce débat qui est de mettre en lumière les réussites de quartier populaire j'ai moi-même bénéficié d'un exemple celui de ma tante ici présente et euh je prépare actuellement euh mon entrée à Sciences Po Paris il me reste l' rable d'admission à à affronter au mois de mai et c'est grâce euh du coup c'est aussi grâce à toutes ces réussites qui sont là que j'ai été motivé pour euh pour euh tenter cette cette préparation au concours par la CEP et par les ZEP et du coup mon l'objet de ma question monsieur Macron c'est j'imagine que si votre démarche est de vous inspirer de toutes ces réussites autour autour de vous d'ailleurs je vous remercie à tous d'être présents ici car vous vous êtes vraiment un exemple de réussite et d'inspiration pour les jeunes de quartiers défavorisés et plus plus généralement pour les jeunes de France donc j'aimerais savoir si pour créer ce nouvel élan et cette nouvelle jeunesse qui tient à réussir quel sera votre axe de travail merci merci alors une question vous pouvez me l'arracher si vous voulez OK bon euh je me présente ou pas je peux ah bon d'accord bon euh bon je vais poser une question du coup on n' pas beaucoup de temps euh sur la question de la représentativité de vos de vos équipes aujourd'hui il y a quelque chose qui s'appelle la schlagouisation de la diversité et on prend n'importe qui qui veut bien dire les choses qu'on a envie d'entendre et on les met dans son équipe est-ce que vous êtes conscient aujourd'hui qu'on est dans une dans une génération euh de de de d'enfants d'immigrés qui avont réussi à atteindre ben certains certains postes dans dans les entreprises mais qui avont surtout aussi appris de l'histoire des quartiers populaires de l'histoire des Lutes civiques en France et cetera et qu'on est aujourd'hui capable de voir qui fait de la récupération et qui n'en fait pas et je voulais ça je voulais vous dire que c'était le cas qu'on est aujourd'hui une génération qui qui qui savont reconnaître ce genre de chose et qui ne l'acceptons pas et que vous pouvez avoir le meilleur programme du monde si vous nous prenez pour des imbéciles ça va pas le faire et du coup je voulais savoir si vous étiez conscient de ça et et et et et et je vous dire et vous dire que c'est un point d'honneur moi je président d'une asso qui s'appelle getup et qui qui travaille à la démocratisation de de l'éducation populaire et on travaille sur ces questions politiques là et du coup je passe ce message là de la part des des bénévoles et des bénéficiaires de l'association nous ne sommes plus dupe de ce genre de chos et nous ne voulons pas de chalgoui s'il vous plaît non bravo bravo très bien on va donner la demander à Emmanuel de répondre peut-être j'avais pas cette j'avais pas cette intention mais pourquoi tant de haine alors non je il y a il y a il y a un point commun quand même à tout ce qui a été dit début alors oui à la question sur le name and shame y compris sur les discriminations il y a il y a un point commun qui est ce que beaucoup d'entre vous ont pu dire du rôle que quelqu'un peut jouer un enseignant le tuteur du service civique un proche un modèle c'est ce que vous avez dit ce que je sais pas où est notre ami du 92 qui que j'avais croisé à Strasbourg quand il faisait son service civique par que je l'ai reconnu mais c'était la même chose qu' dit en fait ce qu' reconnaît dans le service civique c'est qu'il a eu un tuteur qui lui a dit tu peux faire ça à la fin c'est pas si compliqué qu'est-ce qui fait que la République c'est constitué en France c'est l'école et ce qu'on a appelé les Luard de la République moi je je viens pas des quartiers mais ma famille elle vient justement d'un coin ma grand-mère elle personne dans sa famille savait lire j'ai été élevé avec cette histoire il y a un type un jour qui lui a dit tu pourrais ouvrir ce livre tu as le droit d'aller faire tes études à Toulouse et puis c'est parti voyager et cetera et moi je suis là devant vous aujourd'hui je ne suis pas né ni dans la banque d'affaires ni dans le monde politique ni dans la fonction publique que sais-je mais il y a quelqu'un qui a joué ce rôle c'est le rôle que jou les instituteurs de la République français et aujourd'hui on les a beaucoup dévalorisé on est face à un afflux il y a beaucoup plus de monde que que jadis et on le voit bien c'est d'ailleurs pour ça que je me bats pour réduire le nombre d'élèves par classe c'est beaucoup plus dur pour un instituteur que ce soit dans les dans les quartiers ou dans la ruralité pour jouer ce rôle et aller repérer le talent ils le font encore par vocation parfois parce qu'ils arrivent par discipline à en repérer un ou deux mais la vraie question c'est qui à un moment donné va ouvrir la fenêtre et dire aux jeunes ce truc ne t'est pas interdit va justement l'aider à se repérer et à avoir une orientation va lui dire tu devrais faire ça au fond ce que tu as ce dont tu as vraiment envie c'est telle ou telle chose et le guider et ça c'est de l'informel et donc moi la réponse que je peux apporter à ça c'est de réduire le nombre d'élèves par classe pour les savoirs fondamentaux ce qu'on évoqué c'est après de valoriser tout cela mais c'est que chacune et chacun dans la société est conscience que c'est sa part de rôle on a tous une part c'est un peu ce que disz tout à l'heure c'est dire on a chacun quelque chose à faire là aujourd'hui pour l'élection mais en général si on veut changer les choses dans les quartiers ailleurs il y a un aspect culturel mais sur le fond de l'affaire on est tous corresponsable de cette situation un peu moi je compte m'y engager à plein parce que je n'aime pas les injustices parce que je crois dans le projet de mobilité parce que je pense que c'est une des conditions de la réussite du pays même en étant très pragmatique parce que le pays ne se fera pas contre des millions de gens qu'on laisse à la porte en effet dans leur différence ou autre en disant le problème vient de là je les désigne mais ce que je veux vous compreniez c'est que après on peut mettre en place des instruments mais chacune et chacun a cette part de responsabilité il y avait pas un décret une loi qui expliquait aux instituteurs du début du siècle précédent que il fallait qu'il s'occupe individuellement des gens c'était la morale républicaine il l'avait dans la tête et nous on doit retrouver un peu ses vertus passées si je puis dire collectivement il y a de l'exemplarité ici parce que beaucoup d'entre vous vous êtes impliqués d'abord dans pour certains dans des mouvements politique que je connais bien pour d'autres dans des associations mais c'est ça qui peut nous en sortir c'est de redonner du sel à une forme d'engagement qui est parfois un geste donner à un jeune une ouverture et donc après 1 moi je veux remettre de l'orientation à la fin du collège et tout au long du lycée en ayant des temps tous les trimestres où on met à la fois les entreprises et le postbac pour donner des ouvertures expliqué pourquoi parce que sinon c'est là que le plafond de verre où les blocages se recréent quand les parents en effet n'ont pas eu de carrière ou fait des choses formidables même pour un mom qui réussit bien les parents disent non ça c'est pas fait pour toi je vais t'expliquer ça oublie tout de suite c'était pour les autres on recrée on reproduit des schémas donc ça ne marche que s'il y a des gens de l'extérieur qui viennent expliquer et donc faut ouvrir l'école ça c'est l'orientation et le faire aussi à la fin euh du secondaire et donc au moment du bac mais dès la seconde avec des éléments de transparence c'est pour ça que je veux qu'on dise dans les filières universitaires les débouchés que ça a en terme de diplôme et professionnel pourquoi bah parce que aujourd'hui quand on est rencardé quand on a un réseau ce que vous disiez très justement pour les stage on va dans les bonnes formations si sa famille n'aide pas à se repérer dans ce Maqui on va se mettre dans des formations qui sont parfois sans déboucher qui ne donneent pas de perspective et donc on recrée aussi plus d'égalité par ce biais sur le service Civic moi j'y suis très favorable je souhaite qu'on continue à le développer sur une base volontaire voilà je chercher j'y suis extrêmement favorable alors j'y suis favorable en travaillant avec les associations parce que le service civique ça marche grâce à unicité en particulier ou des assoces de ce genre vous étiez avec eux je meen souviens donc à Strasbourg la FA exactement mais faut pas envoyer les jeunes comme ça perdus au milieu nulle part parce que c'est le tuteur qui gère tout qui déclenche quelque chose mais c'est en effet ça l'apprentissage et les contrats d'alternance il faut multiplier les voix ce que tu fais qui permettent à un jeune de sor stir des sentiers battus et de dire quand le système académique n'a pas réussi à lui ouvrir une fenêtre il faut qu'il y ait d'autres occasions donc moi je suis pour le développer et en parallèle comme je l'ai dit je suis pour un service national universel d'un mois ça a rien à voir avec le Service Civique ça pas la même fonction mais ça c'est un creusé en quelque sorte national où il y a un brassage et ça moi je pense que pour les quartiers pour la ruralité pour tout le monde pour les gens des beau quartiers et autres le service national universel d'un mois c'est hyper important parce que ça mélange tout le monde pendant un mois le temps des classes avant comme ça existait et ça va aussi recréer de la conscience et du commun qui a largement disparu sur le sujet de la culture je l'ai dit et j'ai ouvert ce billet là on n'arrivera pas à aller au bout de ce déblocage qu'on doit faire François était avec moi en Algérie quand j'en ai parlé la polémique qui a eu sur la la la colonisation elle en dit beaucoup plus long sur les traumatismes du pays que sur ce que j'ai dit parce que moi je l'avais déjà dit plusieurs fois je l'ai redit dans une interview je disais moi je suis là pour parler d'avenir construire un pack d'avenir j'ai complètement foiré de ce point de vue là parce queon a reparlé que du passé mais c'était pour dire il faut qu'on sorte par le haut de cette histoire qui a honnêtement plus de 60 ans c'est ridicule cette affaire mais il y a un travail mais pourquoi parce qu'il y a du refouler qu'est-ce qui se passe aujourd'hui culturellement essentiellement avec les enfants issu justement d'Algérie de Tunisie du Maroc principalement et y compris d'ailleurs vous l'avez dit très joliment tout à l'heure en parlant de l'Afrique de l'extrême ouest c'est-à-dire on a aussi ça dans dans les DomTom c'est qu'on a eu du refoulé c'est que pendant des décennies on on a décidé qu'on en parlerait pas et qu'il y a une partie du peuple français qui s'est construit dans la haine de la République se considérant trahi les pieds noirs qui eux disent déteste le général de Gaulle et me mettent maintenant dans cette catégorie en disant c'est c'est pire ils nous ont trahi les archis ont construit eux-même leurs propres référen et leur propres traumatisme et il y a tous les binationaux et les enfants Isus d' l'immigration qui sont restés dans cette mémoire blessée et donc on a des mémoires blessées qui restent du coup complètement assigné à leur différence et on narrive pas à construire quelque chose de commun donc pardon de vous le dire mais maintenant c'est vital pour nous donc moi je suis très heureux d'avoir ouvert ce sujet je l'assume totalement parce que c'est vital parce que si on va pas de l'avant et qu'on Reste en chien de faille c'est fini parce qu'on est là qu'on partage le même territoire qu'on a les mêmes droits les mêmes intérêts et que si on narrive pas à dire on construit quelque chose de commun il y a eu des mémoires blessées il y a eu des traumatismes il y a eu des trahisons de toutes parts il y a des gens qui ne peuvent pas réconcilier cette part de l'histoire mais je la reconnais dans cette différence mais à la fin des fins c'est ce qu'on veut faire de ce pays et on le voit bien aujourd'hui il y a deux offres qui s'opposent la nôtre est celle de Marine Le Pen l'avez dit elle elle joue de ça elle joue des peurs et elle joue de ses fractures si ces fractures on arrive à les réduire comme on dirait en chirurgie et ben oui on peut redresser le pays parce que des gens qui ont qui n'avaient rien à voir qui étaient très différent qui viennent de familles qui parfois s'étaient opposé se disent on veut construire ensemble c'est pas de l'assimilation C'est ça la vraie intégration c'est ça l'histoire de la République moi j'ai d la France c'est pas une identité c'est pas une la France c'est un projet et ça s'est toujours construit comme un projet et aujourd'hui parce qu'il y a plus vraiment de projet que les gens doutent sont laissé au milieu et bien on se replie sur des identités fantasmées ou sur des mémoires séparées et donc la culture française on m'a fait aussi la beaucoup de polémiqu elle c'est un fleuve mais il a énormément d'affluents et il faut que chacun des affluents soi reconnu dans sa diversité mais dans ce qui porte de la culture française aussi ne jamais laisser dans sa différence mais ne jamais non plus assigner quelqu'un dans sa différence moi je déteste l'approche de la dé cultures en France qui consiste à dire toi tu sais tu es formidable tu viens de où du Mali tu vas faire du jumb tu vas voir c'est une très belle musique elle est faite pour toi ça existe aussi dans notre pays c'est fini ce truc quelqu'un qui vient du Mali qui vient d'Algérie qui vient de que sais-je il a il doit avoir accès au plus beaux textes de la littérature française et c'est aussi au dieu l'assignation à sa propre culture que celui a C qui lui dit toi tu n'as pas pas droit d'avoir de rentrer chez moi et bien si on retrouve la capacité à vraiment construire un projet à vraiment aller de l'avant et le porter de manière polyphonique pour ça que moi je dis en marche c'est un mouvement il y a des tas de gens qui sont pas d'accord j'en suis très fier moi je suis pas comme les autres partis à dire il y a des quques ou des trucs mais c'est une polyphonie et je ne demande pas qu'elle soit harmonique simplement les gens ont envie de faire de la musique ensemble et les grandes valeurs cardinales il les partagent et ben si on retrouve un projet ce goût d'une culture on peut avancer je finirai du coup sur la représentativité donc tout ça c'est le projet que je veux faire et c'est comme ça qu'on on désenclave sur la représentativité c'est la clé alors la greffe on va la faire ensemble je pense que vous êtes plusieurs à en être doté quel que soit votre sexe parce que sinon vous ne seriez pas là mais pour aller au bout de ce Paris faut porter de discours faut l'assumer face au discours de haine mais il faut en effet qu'on soit plusieurs à le porter et donc qu'on fasse émerger des talents des figures moi je ne cherche pas pour reprendre la dernière question des figures prétexte je vous rassure je n'ai pas besoin je ne cherche pas à organiser un zoo donc vous êtes pas là dans une exhibition et autres et demain j'ai pas besoin de gens qu'on va agiter en disant formidable regardez j'aime la diversité ça c'est c'est terminé parce que vous l'avez dit d'abord ça ne trompe personne et on a plus besoin de pittoresque qu'on le veille ou non de toute façon il y a un/3 de l'assemblée qui n'est pas renouvelable au moins avec les règles de non cumulle moi je l'ai dit j'aurais la moitié des nouveaux c'està dire la moitié des députés que je vais faire émerger ce seront des nouveaux visages au moins mais c'est je l'ai dit depuis le début personne m'écoute et donc il y a aujourd'hui 13000 candidatures il y en a plein qui viennent de la diversité comme on dit je déteste ce mot aussi parce qu'on ne vient pas la d'une naissance commune mais il y a des nouveaux visages il y a des femmes et des hommes qui sont issus de familles immigrées ou qui sont là depuis très longtemps il y a toutes les couleurs de peau dans ces candidatures qui représentent la France et donc l'un des critères qu'on a donné à la commission c'est ça donc ce seront pas des prétextes parce que ce sont pas des gens connus parce que ce sont pas des gens qui en quelque sorte qu'on vient chercher pour ce qu'ell représente mais pour leur engagement leur capacité à faire et qui ont la probité le professionnalisme la volonté de s'engager et qui seront sélectionnés ben il y a une commission nationale d'investiture qui est présidée par dolvois qui reçoit tout ça moi j'ai donner des critères la parité la mixité la probité l'adhésion au projet la capacité à justement représenter celui-ci et à la fois le pluralisme politique et le renouvellement et sur cette base-là ils vont proposer 577 candidats alors la compétence c'est cette commission qui en est en charge ça veut dire avoir des gens qui ont parce que pour certains ils seront auditionnés soit l'expérience déjà de terrain soit la capacité le charisme pour pouvoir faire une législative je vous le dis très franchement si vous arrivez parce qu'il y a plein de gens qui veulent et qui pensent que c'est très facile pour voilà non non mais je dis ça et ben quelqu'un qui a réussi qui a monté sa boîte une association et cetera et qui a réussi dans un champ qui n'est pas le champ politique il a la compétence quelqu'un qui est professeur depuis 10 ans il a la compétence et après cette commission d'investiture elle regarde aussi si il a du rayonnement dans la circonscription où il se présente voyez si c'est quelqu'un qui a une capacité d'entraînement alors l'indicateur pardon qu'est-ce qu'il y a ah pardon non il demandit l'indicateur il y a pas un indicateur objectif c'est impossible cette commission elle va sélectionner elle est en train elle l'a déjà même fait sur beaucoup de de circonscriptions elle sélectionne des talents parfois il y en a un qui s'impose et ensuite elle va auditionner les gens et c'est comme un entretien d'embauche elle va regarder aussi la capacité d'entraînement tout n'est pas objectif mais ça c'est ce qu'on est en train de faire dans la société aujourd'hui la vraie difficulté c'est que dans le champ politique vous n'en avez pas vous en avez très peu donc mais non mais attendez parce qu'on les fait pas émerger donc tout le travail qu'on est en train de faire d'abord on l'a fait nous par les référents les référents départementaux tout ce qui a été fait ce que tu représentes c'est ça ce que vous représentez tous les deux on a fait émerger des référents départementaux nous d'abord qui sont des nouveaux visages et qui montrent autre chose qui et d'ailleurs font venir d'autres personnes à la politique ensuite là cette sélection la commission c'est ce qu'elle fait ces neuf membres ils vont faire émerger et ils vont investir au législative des femmes et des hommes qui vont permettre de faire ça il y aura des échecs mais il y aura des réussites formidables et c'est ça qui va permettre d'en entraîner d'autres et donc pour moi c'est cette première génération he qu'on fait émerger alors personne n'y croit moi je m'en fiche totalement puisque les mêmes n cro ne croyent pas qu'on serait là aujourd'hui François Fillon dit il dit c'est des des députés internet je rure personne mais voilà donc il y a il y a des gens donc comme vous il y a peut-être d'ailleurs parmi vous des gens qui ont candidaté qui seront sélectionné et qui porteront justement ce projet donc moi je cherche pas du tout des prétextes je veux qu'on fasse émerger cette nouvelle génération et cette nouvelle génération alors je sais pas si c'est le mot de banalisation que je reprendrai mais c'est celle d'une vraie vitalité de la société et moi je cherche pas la banalisation parce que j'ai pas envie qu'on se ressemble je vous le dis très franchement parce que ce genre de réunion je le fais pas dans les quartiers où les gens me ressemblent parce que je sais assez bien ce qu'ils vont me dire je suis assez sincère de la même façon que quand j'ai une approche sur la parité je je dis très souvent aux femmes pret je vous demande pas de devenir des hommes ça c'est la banalisation parce que y aurait rien de plus terrible pour vous et réciproquement et en politique c'est souvent comme ça que ça s'est passé donc en politique il y a eu le noir ou le beurre de service le G quartier de service finit par ressembler aux autres il est même parfois pire les femmes c'est pareil souvent en politique on demande aux femmes politiques de ressembler aux hommes elles deviennent plus masculines que les hommes pour une grande majorité si on veut vraiment avoir une transformation de la société il faut que l'émergence de cette diversité que'est la société française elle reste dans la vibrance de cette diversité c'est-à-dire avec de la vitalité avec de la conflictualité qu'on va mettre dans le Parlement avec des gens qui ne sont pas d'accord qui diront vous ne savez pas comment ça se passe voilà quelle est mon histoire et donc c'est ça ce qu'il faut faire alors après on verra moi je pense que la société y est prête et je pense que c'est le seul moyen de sortir du discours de haine donc c'est pas totalement la banalisation parce que si j'étais cynique ce que cette campagne a donné malheureusement c'est la banalisation du Front national le seul truc que cette campagne a apporté aujourd'hui hein c'est pour ça qu'il faut qu'on se batte jusqu'à la dernière seconde c'est que le Front National est invité à tous les débats de manière normale là où il y a 15 ans jacirac refusait de débattre avec c'est que dans toutes les tribunes arrive c'est ça semble normal à tout le monde on a passé un cap donc le seul moyen moi je pense que le Front national si nous nous gagnons nous parce qu'on a fait aucune concession depuis le début on défend l'Europe on la diversité on a un discours sur la culture et l'ouverture qui est cohérent qui est l'exact contraire deeux nous sommes les vrais patriotes et je le redirai samedi à Marseille nous on est les patriotes c'est les nationalistes et bien je pense que si nous on gagne ils s'effondreront le jour d'après j'en ai aucun doute donc voilà j'ai essayé de répondre à vos questions je voulais en tout cas avant qu'on prenne unôt moi vous remercier vous dire que ne changez pas non mais c'est vrai ne changez pas ne perdez ne perdez ni vos indignation ni ni même certains de vos complexes parce que les complexes sont une non sont une richesse cherchez les plafonds de verre mais ne vous y arrêtez pas cassez-les ne cherchez pas à ressembler à l'idée d'un modèle qui ne vous ressemblerait pas mais considérz que dans cette république il y a une part qui est à vous elle est à conquérir et moi je vous aiderai pour le faire mais qu'en même temps vous avez une part de responsabilité pour la transformer et ça n'oubliez jamais il y a pas de d il y a que des devoirs réciproques et donc moi je pense que si dans les prochaines années on réussit ce défi ce pays a tout pour réussir formidablement dans le siècle qui vient et ça se passera aussi ici ça se passera dans toutous les territoires de la République donc moi je compte sur vous mais vous pouvez vous l'avez compris pour les les les jours les semaines et j'espère les années qui viennent compter très profondément sur moi
Emmanuel Macron