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InterviewLCP — La Politique et moi (sur Podcast)· 22 novembre 2023 13 minComplaisantPortrait personnelInstitutions & électionsOutre-merSolidarités & famille

Michèle Tabarot, au nom du père

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:27OuverteRéponse directe

    Bonjour Michel Tabarro.

  • 0:30OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous auriez fait de la politique si votre père était resté le champion de boxe qu'il a été puis le vendeur de pièces détachées de voitures ?

  • 2:13OuverteRéponse directe

    Mais alors ce combat politique de votre père, c'est un peu toute votre famille qui en a payé le prix parce que quand l'Algérie est devenue indépendante, vous n'avez pas vu...

  • 2:34OuverteRéponse directe

    Quel rapport est-ce qu'on entretient avec son pays quand il y a un tel contentieux entre son pays et sa famille ?

  • 3:33OuverteRéponse directe

    Mais vous-même, par exemple, à 5 ans, vous avez dû être hospitalisé en France. Votre père n'a pas pu vous accompagner et aller à votre chevet à l'hôpital.

  • 4:16OuverteRéponse directe

    Tous les membres de l'OAS ont fini par être amnistiés. Votre famille est donc rentrée en France et s'est installée au Canet, dans les Alpes-Maritimes.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:53Invité politiqueFait
    « Probablement pas parce que j'imagine que nous serions restés en Algérie s'il n'avait pas mené ce combat. »
  • 1:22Invité politiqueFait
    « La France coloniale a permis d'éradiquer des épidémies dévastatrices grâce aux traitements dispensés par les médecins militaires. »
  • 1:29Invité politiqueFait
    « Les Français d'outre-mer ont permis la fertilisation de terres incultes et marécageuses. »
  • 1:53Invité politiqueFait
    « Il y avait malheureusement des exactions et il fallait protéger les pieds noirs et les harkis. »
  • 3:29Invité politiqueFait
    « Créer un journal pour pouvoir informer les pieds noirs de ce qu'était la vie. »
  • 5:07Invité politiqueFait
    « D'abord, d'avoir été trahis, ensuite d'avoir été accueillis dans des conditions assez difficiles parce qu'en métropole, on avait la vision simplement que de ces militaires qui partaient se battre. »
  • 5:21Invité politiqueFait
    « Il n'y a peut-être pas eu la compassion que les pieds-noirs auraient pu attendre après ce drame terrible qui a touché plus d'un million de personnes. »
  • 5:46Invité politiqueFait
    « Moi, j'étais favorable et un soutien de Valéry Giscard d'Estaing en 81. »
  • 6:09Invité politiqueFait
    « Je suis tellement déçue et affectée par la victoire de François Mitterrand que je décide de prendre ma carte au Parti Républicain. »
  • 6:47Invité politiqueFait
    « La France coloniale a permis d'éradiquer des épidémies dévastatrices grâce aux traitements dispensés par les médecins militaires. »
  • 6:56Invité politiqueFait
    « Les Français d'outre-mer ont permis la fertilisation de terres incultes et marécageuses. »
  • 7:01Invité politiqueFait
    « La réalisation d'infrastructures que les Algériens utilisent encore aujourd'hui. »
  • 7:16Invité politiqueFait
    « La France a posé les jalons de la modernité en Algérie en lui donnant les moyens d'exploiter les richesses naturelles de son sous-sol. »
  • 7:50Invité politiqueFait
    « Autant je ne souhaite pas qu'on aille coloniser qui que ce soit d'autre aujourd'hui, autant il faut bien comprendre notre histoire. »

Temps de parole

  • Michèle Tabarot72 %
  • Présentateur28 %

9,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Mon invité n'a pas connu l'Algérie française puisqu'elle est née peu après son indépendance, mais l'engagement de son père dans l'OAS a sans doute déterminé beaucoup de choses dans sa vie, peut-être même son propre engagement en politique. Bonjour Michel Tabarro. Bonjour. Alors l'engagement chez vous c'est d'abord une histoire de famille avec votre père Robert Tabarro qui a mené un combat politique pour l'Algérie française, un combat qui a pris une forme radicale puisqu'il a été l'un des dirigeants de l'OAS, l'organisation de l'armée secrète. Est-ce que vous auriez fait de la politique si votre père était resté le champion de boxe qu'il a été puis le vendeur de pièces détachées de voitures ?

0:53
Michèle Tabarot

Probablement pas parce que j'imagine que nous serions restés en Algérie s'il n'avait pas mené ce combat. Et papa qui était très attaché à la France, qui a souhaité protéger les pieds noirs, les harkis de tout ce qui se passait pendant cette guerre terrible entre 54 et 62, a souhaité s'engager. Il avait un amour pour la France.

1:18
Présentateur

C'est au nom de son amour pour la France qu'il a mené ce combat.

1:20
Michèle Tabarot

Absolument, absolument qu'il a mené ce combat. Et puis aussi au nom d'une certaine injustice parce que lorsqu'en 58 le général de Gaulle vous annonce que vous êtes en Algérie et que l'Algérie doit rester française, être obligée de partir 4 ans après. Comme les militaires, des hommes remarquables comme Elie Deloitte-Saint-Marc qui avait été un résistant, avait été à Buchenwald, avait été ensuite en Indochine, n'a pas accepté comme beaucoup de militaires la raison du putsch. Alors c'est vrai qu'on connaît mal cette histoire, mais c'est un sentiment de trahison terrible. Et surtout il y avait malheureusement des exactions et il fallait protéger les pieds noirs et les harkis.

Et papa s'est beaucoup battu et nous a inculqué à la fois cet amour de la France, ce respect de la parole donnée et puis ce lien aussi indéfectible entre les pieds noirs, entre les harkis, entre l'Algérie aussi.

2:13
Présentateur

Mais alors ce combat politique de votre père, c'est un peu toute votre famille qui en a payé le prix parce que quand l'Algérie est devenue indépendante, vous n'avez pas vu, enfin votre famille n'a pas pu retourner en France parce que votre père était condamné en France pour terrorisme et donc vous êtes réfugié en Espagne, à Alicante. C'est là que vous êtes né, que vous avez grandi loin de la France pendant presque six ans. Quel rapport est-ce qu'on entretient avec son pays quand il y a un tel contentieux entre son pays et sa famille ?

2:41
Michèle Tabarot

Ce n'était pas un contentieux avec la France, c'était un contentieux avec un pouvoir politique. Je ne peux pas vous dire que de Gaulle était particulièrement apprécié à la table lorsque nous évoquions l'Algérie française.

2:52
Présentateur

Vous ne l'avez pas vécu comme une blessure avec la France ?

2:56
Michèle Tabarot

Bien sûr, comme une blessure, mais pas avec le pays, loin de là. La blessure, elle a été énorme parce que quelque part, j'imagine, lorsque vous avez des enfants et que vous avez envie d'aller leur montrer l'endroit où vous avez vécu, tout ce qui fait leur histoire, avoir la possibilité de retourner dans son département, dans une autre commune et tout ça, c'est merveilleux. Mais pour nous, c'était quelque chose d'interdit. Et d'un autre côté, il a fallu récréer une vie qui ressemblait à la France en Espagne, créer l'école française, c'est ce que mon père a fait avec les pieds noirs qui étaient installés là-bas, créer un journal pour pouvoir informer les pieds noirs de ce qu'était la vie.

3:33
Présentateur

Mais vous-même, par exemple, à 5 ans, vous avez dû être hospitalisé en France. Votre père n'a pas pu vous accompagner et aller à votre chevet à l'hôpital. Absolument.

3:42
Michèle Tabarot

Ça ne vous a pas fâché contre la France ? Écoutez, à ce moment-là, je le comprenais très bien. Je pense qu'on a été mûrs très tôt parce qu'on parlait très librement de tout ça avec nos parents. Ma mère m'a accompagnée, donc j'ai eu cette hospitalisation pour un problème d'abcès au poumon. Et donc, j'ai été soignée en France. Et mon père, voilà, enfin, était loin de moi, mais en prenant des nouvelles régulièrement. Mais je le comprenais tout à fait. Je n'ai pas souffert de cette absence parce que je la comprenais quelque part malgré mes 5 ans.

4:16
Présentateur

Donc, tous les membres de l'OAS ont fini par être amnistiés. Votre famille est donc rentrée en France et s'est installée au Canet, dans les Alpes-Maritimes. Votre père est ensuite devenue une figure importante de la communauté pieds-noirs qui était sur place assez nombreuse. Et vous-même, en 1983, je crois que vous avez à peine 20 ans, vous êtes élue adjointe au maire du Canet. 5 ans plus tard, c'est votre petit frère qui, lui, est élu conseiller municipal à Cannes. Encore plus jeune. Lui, il a à peine 18 ans à l'époque. Il est aujourd'hui sénateur.

Ce double engagement en politique, est-ce que c'était une façon un peu de laver l'honneur de la famille, de venger votre père, de prendre une revanche sur l'histoire ?

4:56
Michèle Tabarot

Bien entendu, c'est quelque chose qui est en moi, qui est très fort et je comprends tellement et je partage cette douleur qui est celle des pieds-noirs. D'abord, d'avoir été trahis, ensuite d'avoir été accueillis dans des conditions assez difficiles parce qu'en métropole, on avait la vision simplement que de ces militaires qui partaient se battre. Et l'Algérie, c'était pesant, il y a eu beaucoup de guerres.

Et il n'y a peut-être pas eu la compassion que les pieds-noirs auraient pu attendre après ce drame terrible qui a touché plus d'un million de personnes, qui, après plusieurs années de guerre, se sont retrouvés un petit peu éclatés dans un pays qu'ils ne connaissaient pas, qui était leur mère patrie puisque c'était la métropole. Mais ils n'avaient jamais vécu en France.

5:42
Présentateur

Mais juste pour bien comprendre, quand vous vous engagez en politique, c'est pourquoi ? C'est parce que votre père vous dit qu'il faut y aller ?

5:46
Michèle Tabarot

Non, pas du tout. Non, non, non. Avant, mon père nous a laissé très vite. Non, j'avais... Bon, premièrement, moi, j'étais favorable et un soutien de Valéry Giscard d'Estaing en 81. Donc, je fais la campagne. Mon père la faisait. Il était actif en politique.

6:01
Présentateur

Là, on vous voit adjointe.

6:03
Michèle Tabarot

Voilà, exactement. Et donc, je m'engage pour la campagne de 81. Et ensuite, je suis tellement déçue et affectée par la victoire de François Mitterrand que je décide de prendre ma carte au Parti Républicain, qui était la droite non-gauliste de l'époque. Et c'est comme ça qu'on me propose de rentrer au Conseil municipal du Canet et que je deviens adjoint au maire et ensuite maire du Canet.

6:27
Présentateur

Alors, votre histoire familiale liée à l'Algérie française, elle a aussi ressurgi à l'Assemblée en 2005. Ce jour-là, enfin, à l'époque, les députés débattaient de la suppression d'un article de loi qui évoquait le rôle positif de la colonisation. Vous avez pris la parole dans l'hémicycle. C'était un peu au nom de tous les vôtres, d'une certaine façon. On va le revoir en image.

6:47
Michèle Tabarot

La France coloniale a permis d'éradiquer des épidémies dévastatrices grâce aux traitements dispensés par les médecins militaires. Les Français d'outre-mer ont permis la fertilisation de terres incultes et marécageuses. La réalisation d'infrastructures que les Algériens utilisent encore aujourd'hui. La France a posé les jalons de la modernité en Algérie en lui donnant les moyens d'exploiter les richesses naturelles de son sous-sol. C'est ça votre tolérance ?

7:19
Présentateur

Alors, on le voit, vos propos avaient déjà fait réagir une partie de l'hémicycle à l'époque. Vous comprenez aujourd'hui que ça puisse choquer de défendre le rôle positif de la colonisation ?

7:29
Michèle Tabarot

Écoutez, moi ce que je ne comprends pas, c'est qu'on ne le comprenne pas.

7:32
Présentateur

Donc vous restez ?

7:33
Michèle Tabarot

Ce discours, vous pourriez le reconnaître aujourd'hui ? Je suis hors de moi lorsque je relis et lorsque j'entends les propos d'Emmanuel Macron en 2017 considérant la colonisation un crime contre l'humanité. Autant je ne souhaite pas qu'on aille coloniser qui que ce soit d'autre aujourd'hui, autant il faut bien comprendre notre histoire. C'est-à-dire que l'Algérie a connu la France pendant 130 ans. Les personnes qui étaient nées là-bas, mon père était là-bas depuis plus de trois générations, donc il se levait tous les matins avec le drapeau français, dans les écoles on chantait la Marseillaise.

8:10
Présentateur

Mais la colonisation, ça aussi était des blessures ?

8:13
Michèle Tabarot

Oui, mais je les entends tout à fait. Mais ce que je veux dire, ce qui s'est passé en Algérie ne justifie pas qu'on ait ce sentiment de culpabilité vis-à-vis de la France. On voit aujourd'hui tout ça avec notre regard d'aujourd'hui, mais lorsque vous voyez, eh bien, beaucoup de pays ont eu des colonies, ont apporté des choses positives, des choses qui l'étaient moins. Mais la France a quand même, en Algérie, et on le voit bien malheureusement, l'Algérie, 60 ans après, est dans un contexte compliqué politiquement. Elle vit avec une dictature qui n'a pas permis à ce peuple exceptionnel, avec lequel on a des liens de fraternité et d'amitié, de se développer comme il le fallait.

Mais la France a laissé des hôpitaux, a laissé des routes, a soigné. Maman était infirmière, elle a soigné autant des musulmans que des européens. Il n'y avait pas ce problème qui, il a peut-être été réel chez certains, mais la grande majorité des pieds noirs, vous savez, Albert Camus a dit quelque chose de très beau. Il a dit, ma famille, et Dieu sait qu'il était dans les milieux universitaires et dans les milieux gauchistes qu'il pouvait fréquenter, parfois attaquer là-dessus. Il l'a défendu à chaque fois en disant que sa famille n'avait opprimé personne. Et il faut bien réaliser que la grande majorité des pieds noirs se sont comportés en frères avec les Algériens.

Et c'est d'ailleurs la raison qui fait que les Harkis ont été des combattants aux côtés des Français, parce qu'il y avait ce lien très fort entre les Français et les Arabes.

9:51
Présentateur

On va passer à toute autre chose à présent. Notre quiz, vous avez droit à une version spéciale pour ce quiz. Vous avez passé plus de 20 ans à l'Assemblée. Est-ce que vous êtes du genre à dire « c'était mieux avant » ? C'était différent. Vous avez été députée maire pendant 15 ans. Est-ce que le cumul des mandats, c'était mieux avant ?

10:08
Michèle Tabarot

Absolument. Je suis très favorable au cumul des mandats. Je pense que ça nous donnait une grande liberté au niveau du gouvernement lorsqu'on est dans la majorité, et au niveau de l'opposition vis-à-vis du gouvernement, vis-à-vis de notre famille politique.

10:21
Présentateur

Je pensais que vous alliez me répondre « ancrage territorial ».

10:23
Michèle Tabarot

« Ancrage territorial », absolument.

10:24
Présentateur

Et liberté ? Pourquoi liberté ?

10:25
Michèle Tabarot

Parce qu'ancrage territorial. C'est-à-dire lorsque vous avez...

10:28
Présentateur

Légitimité différente.

10:29
Michèle Tabarot

Légitimité, lorsque vous êtes quelqu'un d'implanté quelque part, ce n'est pas le parti ou ce n'est pas le gouvernement qui va vous dicter les choses. Vous jouez collectif, bien entendu, mais vous savez que le gouvernement et le parti savent très bien que vous êtes enracinés.

10:44
Présentateur

Vous siégez donc à l'Assemblée depuis 2002. Vous avez connu, vous le disiez, la majorité et l'opposition. Est-ce que vous diriez que la vie politique à l'Assemblée, c'était mieux avant ?

10:53
Michèle Tabarot

Alors, je vous disais, pour moi, c'est différent. J'ai vécu des périodes passionnantes avec la période où Jean-François Copé était président de groupe. On faisait de la coproduction législative. C'est-à-dire qu'on avait des parlementaires qui étaient totalement impliqués et qui arrivaient à pousser les lignes au niveau du gouvernement. Ça a d'ailleurs été le cas pour un texte comme la burqa, où vraiment c'est le Parlement qui a porté ça et qui a un peu obligé le gouvernement de...

11:18
Présentateur

Et ça, vous trouvez que ça fait défaut aujourd'hui ?

11:20
Michèle Tabarot

C'est une excellente chose. Aujourd'hui, depuis ce mandat, on revit quelque chose de positif, je dirais, pour l'Assemblée. C'est le fait d'avoir une opposition qui arrive à se faire entendre...

11:32
Présentateur

Du fait de la majorité relative.

11:33
Michèle Tabarot

Du fait de la majorité relative. Par contre, ce qui me pose problème aujourd'hui, c'est l'attitude de certains qui sont dans l'invective, qui sont dans la provocation, qui sont dans le buzz. C'est dans le climat global dans l'hémicycle, on va dire. C'est assez épouvantable, oui.

11:46
Présentateur

Vous avez été la première femme élue présidente de la Commission des affaires culturelles en 2009. Est-ce que la place des femmes en politique, c'est quand même pas mieux aujourd'hui qu'avant ?

11:56
Michèle Tabarot

Oui, probablement, mais je ne l'ai jamais vécu comme un problème.

12:00
Présentateur

Il n'y avait que 12% de femmes quand vous avez été élues lors de votre premier mandat. Il y en a trois fois plus aujourd'hui.

12:04
Michèle Tabarot

Très peu aussi de femmes mères lorsque j'ai été élue mère à 32 ans. Mais je dois dire que je n'ai jamais souffert de ça parce que j'ai mes convictions, mon engagement. Et je ne peux pas dire qu'en étant une femme, j'ai été brimée. Mais je suis ravie que les femmes puissent accéder à toutes les fonctions politiques et professionnelles.

12:24
Présentateur

Très vite, juste le mot de la fin. 40 ans bientôt d'engagement dans la vie publique. C'est quoi le secret de votre longévité ?

12:30
Michèle Tabarot

Je pense que je continue à faire de la politique dans la proximité. J'adore, je finis ma semaine à Paris, j'arrive rapidement au Canet, dans ma circonscription. Je vais voir mes électeurs, je suis en contact et en lien permanent.

12:44
Présentateur

C'est ça qui vous fait durer ?

12:45
Michèle Tabarot

Je pense que c'est ce qui me fait durer et c'est ce qui me fait en tout cas comprendre la France dans laquelle on vit aujourd'hui et essayer de la défendre au mieux.

12:52
Présentateur

Merci beaucoup Michel Tabarro d'être venue vous confier dans La politique et moi.

12:55
Michèle Tabarot

Merci.