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Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 16 juin 2026 25 minComplaisantActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesTravail & emploiRetraitesNumérique

Accord de paix, défaillances d'entreprises, IA... Le "8h30 franceinfo" de Patrick Martin

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous êtes soulagé par l'accord Iran-USA pour les entreprises françaises ?

  • 1:30OuverteRéponse directe

    Vous craignez une volte-face avant vendredi sur la signature ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    La France peut-elle peser dans la résolution du conflit ?

  • 4:30OuverteRéponse directe

    Quel ordre de grandeur pour le coût des tensions sur les entreprises ?

  • 5:30OuverteRéponse directe

    Combien d'entreprises ont fait faillite depuis le début de la guerre ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    Faut-il traiter Donald Trump malgré ses menaces ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:30Patrick MartinChiffre
    « Il est assez communément admis que une augmentation de 10 dollars du prix du baril, il avait quasiment doublé. Ça a un impact 10 dollars, un impact de 01 % sur la croissance. »
  • 5:30Patrick MartinChiffre
    « On est sur une tendance annuelle de plus de 70000 entreprises en bas des records. »
  • 11:30Patrick MartinFait
    « Plus personne ne croit à la pérénité des régimes sociaux et des régimes de retraite en particulier. »
  • 12:30Patrick MartinChiffre
    « une baisse de 10 milliards de cotisation salariale et de cotisation vieillesse et vous financez tout cela par une hausse de la TVA notamment aujourd'hui. »
  • 12:30Patrick MartinChiffre
    « ça générerait des augmentations de salaires par définition pour les salariés, que ça générerait de la croissance, que ça générerait 260000 emplois. »
  • 14:00Patrick MartinFait
    « Est-ce que monsieur Milei a été démocratiquement élu ? Oui. Oui. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour Patrick Martin. Bonjour. Bonjour Paul.

Bonjour à tous. Merci d'être avec nous Patrick Martin sur France info. Vous êtes le patron du MEDEF, la première organisation patronale de France et vous dites attendre du courage du débat présidentiel.

Vous allez nous dire pourquoi le débat n'est pas tout à fait à la hauteur selon vous. On va parler aussi salaire, protection sociale, mais d'abord l'accord entre l'Iran et les États-Unis au cœur du G7 à Évian. vous qui alertiez il y a quelques jours sur les défaillances d'entreprises, est-ce que vous êtes un peu soulagé ce matin ?

Est-ce que vous dites les entreprises, l'économie vont retrouver un peu d'air ? Oui, parce qu'effectivement cette situation très anxiurgène et puis objectivement très impactante pesa immanquablement sur la croissance française, donc sur l'emploi, sur l'investissement, sur le moral des troupes, je veux dire les entrepreneurs et et les ménages. Donc c'est une bonne nouvelle.

Alors évidemment, on est habitué maintenant à des vols de face, des changements de pied de la part des uns et des autres, je vais pas être plus précis. par exemple euh [grognement] attendons de voir mais c'est une bonne nouvelle. Vous pensez que ça peut changer d'ici vendredi ?

Vous avez cette crainte une volte face la signature. Oui, j'ai cette crainte parce que on a des iraniens qui sont très résilients et assez retorts et puis un président Trump qui effectivement peut changer d'avis assez régulièrement. Mais je crois que comment dire le sérieux et la raison sont en train de l'emporter.

Et Macron promet justement de tout faire pour qu'il n'y ait pas de péage dans le stratégique des trit d'Ormous, le D3 d'Ormous dont le blocage avait provoquer la flambée des prix du carburant notamment. Vous le patron des patrons, est-ce que vous avez confiance dans la capacité de la France à faire bouger les lignes et à peser dans la résolution ? Moi je trouve que la France, d'autres pays européens notamment sont intelligemment présents dans ce débat. essaie d'apporter de de l'apaisement sans perdre de vue les menaces géopolitiques qui peuvent émaner de de ce régime iranien qui est assez odieux à certains égards pour sa population en particulier.

Donc nous, on est très aligné avec le président de la République et quand il fait des offres de services he pour le compte de la France, mais je le redis accompagné par d'autres pays, euh ça va exactement dans le bon sens parce que ces offres de service sont pour l'instant rejetées plus ou moins polluement par le président américain. C'est ce qu'on a vu hier soir. Oui, écoutez, en toute chose et singulièrement sur la scène internationale, forceuré avec des personnages de ce profil, je pense qu'il faut prendre un petit peu de recul et ne pas s'en tenir simplement aux postures et aux déclarations intempestives.

Vous pouvez nous dire, vous avez un ordre de grandeur sur ce que ça a coûté aux entreprises françaises cette situation depuis Oui. Oui. Il est assez communément admis que une augmentation de 10 dollars du prix du baril, il avait quasiment doublé.

Ça a un impact 10 dollars, un impact de 01 % sur la croissance. Or, on était déjà en légère récession sur le premier trimestre alors même que les événements au Moyen-Orient n'étaient intervenus qu'à la fin du premier trimestre. Donc immancablement ça va peser même si le D3 d'ormous se rouvre, on le souhaite évidemment euh il y aura un effet de un effet dans la durée sur l'inflation et sur la croissance.

Combien d'entreprises ont dû mettre la clé sous la porte ? On est sur une tendance annuelle de plus de 70000 entreprises en bas des records. Ça s'est aggravé depuis le début de cette guerre.

Ça s'est aggravé. Mais on était déjà sur une mauvaise tendance. J'insiste sur un point euh non pas pour c'est pas un jugement de valeur en quelque sorte mais il y a de plus en plus dans ce panel d'entreprises qui déposent le bilan d'entreprises importantes et dans des secteurs d'activité de plus en plus nombreux.

Je pense à l'industrie en particulier. Donc il faut y être très attentif. C'est quand même un indicateur de la santé de l'économie française.

Donald Trump, vous parliez de son comportement euh pas évident à à saisir sans le mentionner. Il est en France donc pour le G7. Le président espère le faire rester jusqu'au bout. avec notamment euh un dîner euh Fast du Tuyo au château de Versailles demain soir.

Euh Donald Trump qui menace en parallèle euh la France de droit de douane de 100 % sur le vin si Paris ne supprime pas une taxe sur les géants du numérique américain. Est-ce qu'il faut quand même traiter Donald Trump ? On n pas le choix.

Mais je vais vous dire à notre place, celle des entrepreneurs, on a traité le sujet. Moi, j'ai présidé le B7 qui est le miroir entrepreneurial du G7, donc avec les mêmes pays dont les États-Unis. Et je voudrais attirer votre attention sur le fait qu'on a une déclaration commune donc signée par les Américains qui appelle à ce qu'on restaure une forme de stabilité, de loyauté, de lisibilité dans les règles du commerce international.

Ça veut dire quoi ? Ça veut dire quoi concrètement ça ? Pas de droit de douane, pas de droit de douane, pas de droit de douan et puis pas pas de volte face permanente sur des dispositifs tarifaires ou non tarifaire d'ailleurs en matière de commerce international.

Moi, je salue en particulier euh l'attitude, pour ne pas dire le courage, de mon homologue américaine. C'est une femme qui a signé cette déclaration qui est très importante, qui ne va pas dans le même sens que son président, président américain. C'est pour cela que je salue son courage.

Mais vous, vous pensez qu'il ne faut pas lâcher sur cette taxe sur les gens du numérique américain instauré en 2019 et qui crée cette colère du président américain qui menace encore de taxer à 100 % le vin et le champagne français. Alors, je pense que le sujet du digital va bien au-delà. On en a la démonstration ces derniers jours avec la suspension d'anthropique par le gouvernement amé donc il faut il faut qu'on soit parfaitement conscient, on laisse chaque jour un peu plus qu'on est dans une situation de dépendance de rénavant à l'égard des Chinois dans beaucoup de domaines, pas seulement industriel et puis des Américains s'agissant du digital.

Donc ça pose un ça pose un problème existentiel, je dirais pas seulement pour les entreprises et l'économie des pays européens mais pour les populations également. Donc à un moment donné, il faut établir un rapport de force. C'est une prise de risque mais euh détriment du champagne français pardon au détriment potentiel du vin du champagne nécessairement pas nécessairement.

On on a eu les Améri on a eu la démonstration ces derniers temps que il pouvait y avoir des C'est pas la première fois que Donald Trump menace de droit de douane. Vous pensez pas forcément qu'il ira au Je moi je vous parlais de la Chine. La Chine avait instauré sur le cognac et l'armiaque des droits de douanes qui étaient mortels en quelque sorte pour cette filière très exportatrice, je m'étais rendu en Chine avec notre ministre des affaires étrangères pour comment dire assouplir et puis à la fin essentiellement supprimer ces mesures.

Donc c'est très stressant et c'est très pénalisant pour les secteurs qui à l'instant sont touchés mais à la fin des fins, moi je pense que la raison va reprendre ses droits. Et puis la diplomatie économique, je parlais du B7, la diplomatie économique pèse. Donc à notre place, je le redis, on insiste auprès de nos gouvernements quel qu'ils soi pour que ils se départissent en définitive de ces postures et de ces polémiques.

Vous parlez de l'intelligence artificielle. Justement, la France va investir 655 millions d'euros supplémentaires dans son développement a annoncé Matinan aujourd'hui. Vous vous dites qu'il faut faire du prosélitisme en matière d'intelligence artificielle.

Est-ce que cette annonce va dans le bon sens et est-ce que c'est suffisant ? Faire du prosélitisme et pardon de la trivialité de l'expression, faut investir comme des bruts. Investir comme des brutes dans la formation, investir comme des bruts dans les technologies, dans les data center, dans l'intelligence artificielle.

Le premier ministre qui annonce ce matin 655 millions d'euros et investi comme une brute sens. Il investit à la mesure des moyens très faible dont la France dispose d'oravant du fait de l'état de ses finances publiques et ça nous fait toucher du doigt la dangerosité de l'état de ces finances publiques et l'impérieuse nécessité de les remettre en ordre. Et justement tout à l'heure on va parler de ce que vous proposez.

Un choc de compétités pour de compétitivité pour remettre les le les finances publiques en ordre. Hier, Matignon a reçu, c'est inédit, le conseil exécutif du MEDF. Ça représente une cinquantaine de personnes.

Faut dire que c'était très tendu entre vous et le Premier ministre ces derniers jours. Vous avez étrié le gel des allégements de charge patronal décidé par Bercy suite à la hausse du SMIC au 1er juin. Est-ce que vous avez arrondi les angles ?

Non, c'était pas très tendu. Je vais pas vous le démontrer. Mais si je vous ces derniers jours, ça Non, mais si si je vous présentais mon smartphone, vous verriez que très régulièrement, j'échange en particulier des SMS avec le Premier ministre.

Et puis il faut pas se tromper, il y a l'exécutif, [grognement] le gouvernement, mais il y a le parlement aussi. Et c'est autant au Parlement que je m'adresse quand je dénonce effectivement le le la dégradation de la compétitivité française, les risques que ça fait peser sur l'emploi, sur l'investissement, notamment ce coup de drabot sur les allègements de charge qui va non seulement renchérir le coût du travail mais limiter les marges de manœuvre des entreprises pour augmenter les salaires. Il y a 2 milliards d'eux qui partent en fumée dans le tonneau des Danaïdes, des finances publiques incontrôlées.

Les parlementaires sont pas responsables, ils ont pas conscience parlementair les parlementaires d'abord les parlementaires, on vient d'évoquer la situation internationale. De mon point de vue, beaucoup de parlementaires ne prennent pas suffisamment en compte cette situation internationale notamment en terme de compétition sur tous les bancs ou en partie en particulier sur certains bancs plus que qu'ailleurs mais en moyenne des cas. Deuxème point et c'est dans l'ordre des choses.

Ils sont tous focalisés sur l'élection présidentielle puis immanquablement les élections législatives. Ça peut se comprendre. Nous sommes républicains, nous sommes démocrates.

Mais il faudrait à un moment donné que les uns et les autres lèvent le nez du guidon et élargissent leur spectre. Nous, on est confronté à la concurrence internationale quotidiennement. On a évoqué à l'instant le nombre impressionnant de dépôts de bilan.

Donc on fait pas de la politique, on est là pour rappeler un certain nombre de choses parce que on considère et c'est d'évidence que c'est l'intérêt du pays que de se remettre en ordre sur le plan économique, de regagner en dynamique économique, regarder le marché de l'emploi. C'est quand même un peu préoccupant en ce moment. Oui.

Ben toile de fond, c'est la question aussi du bilan d'Emmanuel Macron euh qui se pose. Patrick Martin Emmanuel Macron, président Probiness, président de choose France de la start-up nation. C'est terminé ça ?

Non. Ceux qui affirment que la politique de l'offre a été préjudiciable au pays mente. Il ment.

Tous les chiffres en témoigne en terme de croissance, en terme d'attractivité, en terme d'emploi. Ça donné des bons résultats. Le vrai problème et c'est ce que j'ai dit respectueusement au Premier ministre hier, c'est précisément qu'on est en train de détricoter cette politique de l'offre.

Donc à basabri, mais parfois de manière beaucoup plus spectaculaire, on est en train de décrocher par rapport à d'autres pays. À la fin des fins, même si la France reste à la fin des fins, à la fin des fins, ça se traduit par quoi ? Ça se traduit par moins de pouvoir d'achat.

Moi, je ne perds à aucun moment de vue que la préoccupation numéro 1 des Français, c'est le pouvoir d'achat. Comment créer du pouvoir d'achat par de l'emploi ? On a encore trop de gens qui sont au chômage, des jeunes en particulier, c'est profondément choquant. et ensuite en générant de la croissance pour donner aux entreprises les marges de manœuvre pour qu'elles distribuent les salir dans on va en parler dans un instant mais euh c'est quand même c'est le dernier G7 d'Emmanuel Macron et c'est l'heure du bilan ce décrochage ce détricotage d'une politique qui a fonctionné selon vous le vous le datez à quand ?

C'est quoi le le péché ? C'est la dissolution. C'est la dissolution.

C'est la dissolution qui était une prise de risque énorme et ça n'a pas marché. Bon, il faut par ailleurs souligner que l'Europe elle-même d'une manière générale est en train de se déclasser par rapport aux États-Unis, par rapport à la Chine. Donc, de la même manière qu'on est très insistant en France pour se redonner les moyens de la croissance et du pouvoir d'achat, on l'est auprès de l'Union européenne.

Le MDAF est omniprésent auprès de la Commission européenne, auprès du Parlement européen. On commence à marquer des points. Je voudrais juste rappeler qu'il y a quelques années encore, l'Europe s'apprêtait à interdire le financement des industries de défense et du nucléaire avec une vague préoccupation supposément écologique.

Heureusement Heureusement que le MEDF parmi d'autres a fait le job pour queon remette les idées en ordre. Et qu'est-ce que vous attendez de ce G7 aujourd'hui en terme de commerce international ? Bien précisément que euh d'abord on objective les situations, qu'on prenne mieux conscience des menaces et que les pays reviennent à ce qui a préexisté pendant des décennies, c'est-à-dire une volonté de coopération.

Vous dites que les chefs d'entreprise n'investit plus, n'investissent plus et n'embauchent plus. Et vous parlez même d'un découragement inédit. En quoi il est inédit ce découragement ?

Donc j'ai pas dit qu'il n'investissait plus et qui n'embauchit plus. Cela dit, les prévisions de d'embauche sont assez catastrophiques. Elles ont été publiées en particulier par Manpower hier.

Donc on investit moins, on embauche moins. Pourquoi ? parce que on est dans le brouillard et c'est de la responsabilité de nos politiques.

Donc l'incertitude, l'incertitude, l'incertitude, c'est terrible sur le plan économique l'incertitude. Et c'est logique. Est-ce que vous voulez quand vous ne savez pas si on va pas encore vous assommer d'impôts et de charge social, qu'on ne va pas vous assommer encore de complexité.

Il y a une loi qui est en cours de d'élaboration sur la transparence salariale. Ce truc est dingue, animé par de bonnes intention mais avec des résultats catastrophiquement. Transport salarial, c'est dingue pour vous.

Trans, c'est complètement dingue. Et alors, on veut nous faire croire que c'est le sujet de l'égalité homme-femme. Nous, on a été moteur.

C'est quand même un sujet. C'est un moteur. On a été moteur, pardon, c'est un sujet.

On a été moteur sur le l'instauration de l'index d'ipénico d'égalité homme-femme. Il encore si on parle sérieusement 3 et5 à 4 % d'écart entre les hommes et les femmes à poste et carrière comparable. On est très Non à poste non ça dépend.

Oui c'est beaucoup bien sûr. Oui mais comparons des choses comparons des choses comparables. [grognement] On est très déterminé sur ce sujet mais ce que le gouvernement s'apprête à faire c'est pas très compliqué.

Ça va dissuader les salariés qui veulent s'engager, qui veulent progresser, qui veulent être augmentés parce qu'on va instaurer un principe d'égalitarisme. C'est-à-dire que des salariés qui eux sont moins engagés, sont moins motivés, veulent peut-être moins progresser, seront traités exactement comme ceux qui s'arrachent. Donc vous dites de nivellement par le bas.

Ensuite, c'est le sommum de ce qu'on a jamais vu en terme de complexité. Je peux vous dire qu'on va embaucher pour le coup des palenquêtes de DRH au même moment où ce gouvernement de bonne foi et animé par de bonnes intentions veut simplifier. Donc nous on dénonce cette mauvaise réponse à un vrai problème.

Et on entend votre message sur France Info ce matin. Patrick Martin président du MDF. Dans un instant, on va parler du débat en vue de 2027.

Est-il à la hauteur pour vous ? Et pour l'instant, il est 8h48 et c'est l'info en une minute avec Antoine Jeffin. Ça va dans le bon sens ?

On se réagit à l'instant le président du MEDF, invité du 830 France info, Sébastien Lecnu annonce un investissement supplémentaire de 655 millions d'euros de la France pour développer l'intelligence artificielle. Il investit à la mesure des moyens du pays, commente Patrick Martin. Le Premier ministre dit ne pas vouloir dépendre du bon vouloir de partenaire de couper le robinet de l'IA.

Allusion à cet ordre donné il y a quelques jours par Donald Trump à la start-up américaine tropique de ne plus laisser l'accès à deux ces modèles de calcul les plus puissants. Des tests Cadmium remboursés à partir d'aujourd'hui par la sécurité sociale métal lourd cancérigène. Plus de la [musique] moitié des Français sont exposés à des seuils trop hauts.

Selon les autorités sanitaires, ceux qui vivent près d'un site industriel pourront se [musique] faire tester gratuitement. Le président ukrainien Volodimir Zelinski attendu dans près d'un quart d'heure à Évian haute Savoie pour la suite du G7 qui s'est ouvert hier. Et puis 5000 supporters français ce soir au McLife Stadium en banlieu de New York pour soutenir l'équipe de France.

Les Bleus lancent leur coupe du monde de football face au Sénégal. Coup d'envoi à 21h sur France info. France info le 830 France info Agath Landret Paul Larouturou avec Patrick Martin [musique] président du MDEF vous appelez au courage courage et vous le savez 2027 a commencé j'ai compté ce matin déjà 26 candidats sur le fond vous qui appelez donc au courage Patrick Martin est-ce que vous trouvez les discours de ces 26 candidats à la hauteur des enjeux d'abord les chefs d'entreprise eux-mêmes sont courageux pour faire face à la situation qu'on vient de de longuement évoqué ensuite dans ce vaste panel C'est peut-être pas fini d'ailleurs des candidatures.

Euh il y a encore beaucoup de comment dire beaucoup d'ambiguïés. Euh nous on est très très soucieux que les uns et les autres se déclarent beaucoup plus, affiche des positions beaucoup plus claires, beaucoup plus fermes et puis les rares qui d'ors et déjà ont exprimé des positions claires et fermes sont très inquiétants pour nous. Oui.

Alors en fait là vous évoquez, j'imagine, le sujet des retraites. C'est un sujet que les candidats évitent pour la plupart parce que c'est un sujet qui crpe à l'exception de Marine Le Pen qui promet de revenir aux 62 ans ou de LFI qui promet un retour aux 60 ans. Ça c'est irréaliste pour vous et c'est dangereux.

Mais c'est dangereux. Oui, c'est dangereux. Mais c'est dangereux pour qui ?

À la limite, je suis pas à ma place en m'exprimant sur ce sujet-là. Les principaux intéressés, qui sont-ils ? les retraités et les salariés qui abandroit légitimement peuvent s'interroger sur les retraites dont ils bénéficieront le jour venu si on ne consolide pas les régimes.

Donc à un moment donné et c'est du courage, c'est vrai que ça n'est pas très populaire mais moi je crois au bon sens de nos concitoyens et d'ailleurs il y a un certain nombre d'enquêtes qui vont dans ce sens. Plus personne ne croit à la pérénité des régimes sociaux et des régimes de retraite en particulier. Donc comme d'autres pays l'ont fait de manière à vrai dire assez pacifique concerté, à un moment donné, il faut prendre des décisions.

Est-ce qu'elles sont courageuses ? En tout cas, elles sont lucides et elles sont nécessaires. On va parler de ce que vous proposez, mais juste vous l'avez dit ça au patron euh euh du Rassemblement national, à Jordan Bardella que vous avez reçu.

Vous lui avez dit euh le programme du RN, il est pas réaliste, il est dangereux. Non, on a on a pointé un certain nombre de zones d'ombre mais au RN comme dans d'autres d'autres formations en disant à notre place, j'insiste, on n'est pas un mouvement politique, ce que nous pensons nécessaire pour que le pays soit prospère et stable. Donc effectivement au Rassemblement national, si je suis bien les événements, il y a encore des réglages, je dirais à opérer.

Il y a clairement deux lignes entre Marine Le Pen et Jordan Bardella. C'est ce qu'on dit. Est-ce que vous avez constaté aussi en lui parlant Jordan Bardella ?

Ben je l'ai pas vu madame Le Pen Jordan Bardella ? Est-ce que vous avez constaté sur sa ligne ? Mais on l'a on l'a challengé comme on a challengé Gabriel Atal comme on a challenger euh qui a reçu encore euh pardon ça va me revenir.

Enfin on toute façon Bruno R Bruno Rotaillot qu'on reçoit cette semaine euh on reçoit tous les chefs de parti. D'ailleurs, on a toujours une invitation en suspens, je veux dire par là qui n'y a pas répondu à Emmanuel Bompard. Donc voilà, c'est dire ordinateur national de la France insoumise, il n'a pas répondu à l'invitation du MDF pour l'instant. et et on le on le recevra d'ailleurs, on l'avait reçu l'année dernière notre ref université d'été fin août 2025, c'est vous dire si on est très écuménique, très soucieux de comprendre qui sont les uns et les autres et ce que veulent faire les uns et les autres à ce stade, notamment lié au fait qu'il y a 26 candidats, on est on est dans la confusion.

Vous en az pas, je dirais pas un préféré, mais un qui vous paraît le plus à même de répondre aux enjeux économiques selon vos critères. Si vous voulez, c'est pas tellement comme ça qu'on analyse les choses. Nous, on énonce des analyses, des propositions.

Je vais le faire encore la semaine prochaine en publiant un document qui, je pense, est un diagnostic très objectif de la situation de la France avec de grandes opportunités mais de vrais périls. Et puis on voit comment les uns et les autres se positionnent par rapport à ça. Vous vous êtes quand même positionné.

Vous aviez dit il y a quelques mois que Gabriel Atal, Bruno Rotaillot et dans une certaine mesure Jordan Bardella était plus conscient des périls économiques que les autres. Est-ce que c'est toujours le cas ? Alors, sur les 26, je sais pas décerner, j'allais dire les bons et les mauvais points, hein.

Euh, mais ça renvoie précisément à ce que je vous disais tout à l'heure. Il faut qu'il ait de la part de nos décideurs politiques qui ont la légitimité ultime, la la légitimité démocratique qui est une meilleure prise en compte de la situation internationale. Il y en a beaucoup trop qui sont nombrilistes et provinciaux.

C'est un provincial qui vous parle. prend au sens péjoratif du terme. C'est-à-dire on traite des petits sujets bien démagogiquement dans l'entre soi alors que d'autres sont en train de nous menacer les Chinois, les Américains des pays européens.

Faudrait peut-être que qu'on prenne on entend ce que vous dites et dans une seconde vous allez nous dire ce que vous proposez. Mais l'ancien premier ministre François Bairou qui fait son retour médiatique reproche au patronat d'avoir voulu et chercher l'échec du conclave sur les retraites alors que les syndicats réformistes acceptaient l'allongement à 64 ans. Voilà ce qu'il dit.

Ce n'était pas les conditions de l'accord qu'il refusait. c'était qu'on trouve un accord quel qu'il soit. Voilà ce qu'il dit en parlant des patrons.

Qu'est-ce que vous lui répondez ? Est-ce que vous avez fait capoter d'abord d'abord vous êtes en avance de phase. Moi, je n'ai pas encore lu ce qu'il écrit dans son livre qui va paraître Je l'ai lu et puis il a donné aussi une interview au point dans dans laquelle il revient là-dessus.

Moi, j'ai beaucoup de respect pour François Berou. il a eu raison de poser gravement le le sujet de la situation des finances publiques. Ça n'est pas dans mes habitudes de dévoiler les conversations que je peux avoir en tête-tête en l'occurrence avec lui quand il était premier ministre.

Je dis simplement que c'est très exagéré et il le sait ce qu'il écrit. Vous proposez au MEDF de revoir le financement de notre modèle social pour qu'il cesse de peser estimez-vous autant sur le travail. Vous voulez notamment moins 60 milliards 60 milliards de cotisations patronales à la fois maladie et famille. une baisse de 10 milliards de cotisation salariale et de cotisation vieillesse et vous financez tout cela par une hausse de la TVA notamment aujourd'hui.

Le taux normal est de 20 %. À combien voulez-vous le porter ce le taux normal ? J'insiste là-dessus et je voudrais préciser une chose.

Les ménages modestes qui pourraient craindre une augmentation du taux de TVA quand on regarde la structure de leurs dépenses, c'est principalement le logement. Il y a pas de TVA sur le logement. Donc une augmentation du taux de TVA serait totalement neutre.

Ça c'est ce que vous dites mais c'est pas ce que disent notamment la patronne de la CGT qui dit "Attendez, je je termine que c'est antisoci." Le deuxième poste de consommation et c'est normal, c'est l'alimentation. L'alimentation est essentiellement à taux réduit de TVA, donc ne serait pas impacté non plus.

Donc à la limite s'il y a s'il devait y avoir un impact sur le pouvoir d'achat, c'est sur les classes moyennes et supérieures. On a fait chiffrer de manière très robuste que en définitive ça générerait des augmentations de salaires par définition pour les salariés, que ça générerait de la croissance, que ça générerait 260000 emplois. on a un petit peu besoin de créer des emplois que ça apporterait de la compétitivité aux entreprises françaises et j'insiste sur ce point ça serait vertueux pour l'État puisque de nous-même on a proposé de baisser de 30 milliards d'euros rien de moins les fameuses aides aux entreprises qui en réalité sont des compensations tout ça est très vertueux convient Patrick Martin et je finis sur un point ici et là ça n'est pas votre cas évidemment on me dit TVA social c'est antisocial il faudra marcher sur le corps.

Il y a déjà 50 milliards d'euros de la protection sociale qui sont financés par la TVA outre les 130 milliards qui sont financés par la CAD. Donc poser le débat en terme de principe, c'est mentir. D'accord.

Mais vous avez pas répandu combien combien pardon combien la TVR à combien ? Il faudrait l'augmenter de l'ordre de deux points plus de 22% ce qui nous ramènerait d'ailleurs dans la moyenne européenne et la patronne de la CGT et on taxerait les importations. Enfin tout ça est très vertueux.

La patronne de la CGT dit que c'est antisocial parce que ça va faire payer la quasi-totalité des travailleurs, notamment ceux qui ne sont pas imposables parce qu'ils n'ont pas assez de revenu. C'est vrai que la TVA, ça peut frapper tout le monde. Non.

Ouais. Je je viens de vous démontrer que les ménagement dont madame Binet s'occupe ne seraiit pas impacté. Et puis que voulez-vous ? 2600 personnes qui accéderaient à l'emploi, je pense que madame Binet, pour qui j'ai du respect malgré tout devrait s'y intéresser aussi.

Nous, on veut que le pays réussisse. On est devant une impasse, on est devant un mur. Moi, je veux bien faire de l'acharnement thérapeutique en disant on ne touche à rien euh brandir des étendards, des des des dogmes, des postures et cetera.

Nous, on est pragmatique. On veut que le pays réussisse, que les salariés aient un salaire net qui augmente. Et Gabriel aussi, il propose cela et vous vous dites s'il faudrait pour faire pour agir sur la TVA.

Il est l'heure de la question qui ce matin la question qui tronçonne. Vous avez selon Mediapart invité le président argentin. Je vous vois osser [rires] les yeux au ciel le président argentin à votre grande université d'été.

On le sait à la fin de l'été Ravier Miley, c'est ce président arrivé au pouvoir avec une tronçonneuse comme symbole politique qui a engagé une grande cure d'austérité en Argentine. Ses soutiens mettent en avant le retour à l'équilibre budgétaire et la chute de l'inflation. Ces nombreux détracteurs dénoncent une explosion de la pauvreté et une casse sociale sans précédent.

Finalement, il vous a répondu non. Il viendra pas. Pourquoi l'avoir invité ?

Est-ce que monsieur Miléi a été démocratiquement élu ? Oui. Oui.

Est-ce que par ailleurs, vous ne le soulignez pas, je n'ai pas invité, la présidente socialiste du Mexique, je l'ai invité. [grognement] Est-ce que dans le passé nous avons invité des euh présidents, le Caséchian élus ? Pas toujours Illubber.

Il ibéraux. Euh je pense à monsieur Orban H président, je pense à monsieur Madurau. Vous voyez le petit clin d'œil, hein.

Euh non. Est-ce que monsieur M est-il illibéral ? Est-ce qu'il met en prison ses opposants ?

Est-ce qu'il met la main sur les médias ? Non. On a vu le clin d'œil à Jean-Luc Mélenchon.

Vous voulez dire que ce président libertarien qui est une icône pour la droiture, c'est pas un modèle pour le MDEF. Je sais pas si monsieur Madurau est un modèle pour le MDF. Non, ça n'est pas un modè.

Non, mais voilà, si je veux rentrer dans la polémique, j'y vais plein pot. Je termine en disant que sauf erreur de ma part, l'information vient d'être publiée. Monsieur Milé va venir en France à l'automne pour recevoir un prix.

C'est un économiste pour recevoir un prix au même moment où monsieur Agion, notre prix Nobel d'économie, recevra le même prix. Donc voilà tout ça, ce sont des tempêtes dans des verres d'eau, ce sont des écrans de fumée pour qu'on on se on ne s'occupe pas, pardon des vrais problèmes. Comment redresse-on la France pour commencer ses finances publiques ?

Ça ça m'intéresse. Merci beaucoup Patrick Martin. Le message est passé.

Yeah.