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interviewSud Radio (sur YouTube)· 21 janvier 2026 39 min

Ces France qui s'opposent - Le face à face entre Périco Légasse et Alexandre Devecchio

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[musique] Midih 14h, Sud Radio, la France dans tous ces États. Le face- à face sur Sud Radio La France en des États, le face- à face reçoit aujourd'hui Alexandre de Vio moi Pericolas, je suis très fier de recevoir Alexandre de Vio qui est un Ça commence bien cette émission. Le grand le grand Alexandre de Vequo, vous publiez nous vivions côte à côte. itinéraire d'un petit blanc de banlieu chez chez Fillard.

C'est le témoignage Alexandre de Vequot de 30 ans de désintégration à vos yeux de la société française. Vous racontez comment dans votre jeunesse vous étiez à Saint-Di. Vous avez vu cet univers où on vivait côte à côte et vous redoutez comme l'avait un peu prédit Gérard Colomb lorsqu'il fait sa passation de pouvoir avec le premier ministre Édouard Philippe dans sur le péron du ministère de l'intérieur.

Est-ce que le côte à côte va finir dans un face- à face ? C'est un peu ce que vous ce que vous craignez. Alors bon, l'ouvrage est un est un document politique vraiment passionnant.

C'est bouleversant. Vous écrivez avec le cœur, il y a pas d'a priori, vous serez récupéré forcément et il y a peut-être un petit peu de programme politique dans votre livre. On va on va en discuter.

Euh qu'est-ce qui vous a qu'est-ce qui vous a conduit à qu'est-ce qui vous a conduit à faire à porter ce témoignage aujourd'hui, hein ? Vous êtes vous êtes le petitfils de Mario qui est italien de de Joou qui est qui est portugais. Pourtant, vous êtes un un comme dans la chanson, vous êtes un parfait français, un français exemplaire.

À un moment donné, vous avez senti qu'il y avait une fracture qui était en train de se créer dans ce pays et vous avez eu le besoin de dire attention, on va dans le mur. Oui, en fait, je je l'ai j'ai écrit ce livre pasant pour dénoncer la fracture parce qu'en réalité, je suis pas le premier à l'avoir et je crois que le constat maintenant est largement partagé. Je pars de la phrase de de Gérard Colomb.

Charard Colomb qui est plutôt un homme de gauche et qui avant de quitter le ministère de l'intérieur, son testament a été plutôt un un constat inquiétant. Donc les constats ont été beaucoup faits et et donc moi j'ai préféré passer par le récit, faire un livre à la première personne parce que justement je crois que pour aller au-delà du constat, il faut parfois décrire les choses avec chair, donner à voir pour mieux donner à comprendre et particulièrement pour ce qui est une partie des des élites politiques ou médiatiques qui restent malgré tout aveugles à cette questionlà. Euh je voulais euh qu'il se mettent un peu à la place euh de ceux euh qui habitent en banlieu.

Je je trouvais que l'histoire des banlieux avait souvent été raconté du point de vue de ceux qui cassent, de ceux qui brûlent euh des voitures, que qu'on les avait victimisé et qu'on s'était pas assez intéressé euh à tous ces Français ordinaires qui vivent en banlieu qui subisent l'insécurité physique et culturelle. Donc je voulais raconter la la banlieu de leur point de vue. Alors ça s'appelle itinéraire d'un petit blanc mais je précise que à l'intérieur du livre je parle plutôt de gens ordinaire et j'y mets également des des des gens de de toutes les origines et de toutes les couleurs.

Je rappelle que vous êtes journaliste au Figaro, vous êtes rédacteur en chef du du Figaro Box. À ce titre, vous avez rencontré des personnalités qui se sont des des spécialistes, des sociologues, des historiens, des politologues qui se sont penchés sur la question, notamment Jean-Christophe Guilly, Jérôme Fourquet bien sûr, Gilles Képel, Michel Onfré et même Laurent Laurent Bouvet qui est le concepteur de l'insécurité culturelle. Vous dites bien voilà euh on a vécu ensemble, ça allait à peu près bien jusqu'à ce que alors vous citez quelques dates qui auraient pu être des J'en discuté d'ailleurs avec Jean-Mie Borderri.

Est-ce que le est-ce que le 11 septembre 2001 a bien été un tournoi ? Il y a eu d'autres dates à un moment donné ? Ouurs dates que je Est-ce qu'à un moment donné est-ce qu'un moment donné parce que moi le 11 septembre 2001, il y a des gens qui me sont dit qui sont venus me voir des musulmans français, nous n'avons rien à voir avec ces gens-là.

Vous vous dites attention il y a eu ça mais il y a eu aussi des gens qui sont dit donc les Twin Towers sont tombés donc on peut se rebeller donc on peut revendiquer une identité j'allais dire le le monde des blancs n'est pas infaillible il y en a qui ont pris qui ont vécu ça comme ça le monde occidental en tout cas le monde occidental c'est vrai que au moment du 11 septembre moi je pensais que les musulmans allaient se dresser unanimement pour dire pas en notre nom en tout cas les les musulmans français alors sans doute certains l'ont fait sans doute toutes les nous les ont ça pas été les plus visibles et les plus audies mais mais j'ai été frappé moi en banlieu justement de l'inverse et même je c'est votre chapitre le 12 septembre 2001 au lycée suère exactement je ce chapitre commence par le 12 septembre au lycée suère le lendemain on a un cours d'anglais la la professeure d'anglais qui est d'origine américaine veut nous parler du 11 septembre et elle suhte au ricanement pas de toute la classe mais en tout cas d'une partie de la classe. Il y a déjà cette comparaison avec le le conflit israélo-palestinien. C'est très intéressant de voir ça puisque aujourd'hui c'est un conflit qui est partout avec une forme de concurrence victimaire.

Mais déjà il y a il y a ces commentaires autour du conflit isclo-palestinien. Pourquoi on en fait toute une histoire sur le 11 septembre puisqu'il y a des des enfants palestiniens qui meurent qui meurent chaque jour. Euh et et et donc euh à l'époque, je le prends pas tellement au sérieux si vous voulez, mais c'est quand même un rétrospectivement, on se dit que c'est un signe à boncoureur.

Déjà, je crois qu'il y avait une minute de silence qui n'est pas tout à fait euh respectée et après il y a un phénomène qui est intéressant, euh c'est que le voilement des des femmes était quelque chose qui existait mais qui était encore marginal en banlieu et quelques semaines après le 11 septembre, on voit que ça se multiplie. Donc donc certains se rangent derrière le drapeau de l'islam contre l'Occident alors qu'on aurait pensé que c'était l'inverse. Et moi je pense que c'est vraiment une date qui marque le début d'une réislamisation de de de la jeunesse des banlieux. parfois des enfants de la 2e ou de la 3e génération qui sans doute euh au lieu de se reconnaître dans l'identité française se cherchent une identité de substitution, une idée de combat et vont la trouver dans euh dans l'islamisme.

Ça veut pas dire que tous évidemment basculeront dans le terrorisme, mais il y a une forme d'hostilité à l'Occident et à la France qui se fait jour à ce moment-là. Alors, vous dites bien toutes les populations étrangères qui sont venues en France, hein, alors vous, vous avez des origines italiennes et et portugaises, même les Italiens et les les Polonais ont connu aussi les yugostaves. Ils ont eux aussi connu euh un moment donné du racisme, du réjoui, de la méfiance dans des conditions souvent très violentes.

Pour autant, il y a une intégration qui se fait parce qu'ils viennent pour intégrer la République. Là, vous avez l'air de mettre en cause un petit peu les élites et vous dites page 23 dans votre introduction, retour à Épiné sur scène. Et pourquoi à travers ce livre, j'entends aussi m'adresser aux élites que je côtoie par mon travail et dont je fais en quelque sorte partie aujourd'hui.

À sa modeste échelle, j'espère que mon témoignage pourra contribuer à leur faire ouvrir les yeux sur certaines réalités et leur faire comprendre qu'il est illusoire de croire que l'on pourra redresser la France sans tenir compte des inquiétudes et des aspirations des classes moyennes et populaires. Vous mettez le doigt en disant c'est là le fait qu'elle se sent dévalorisé et exclus notamment quand on tient pas compte de leur vote pousse effectivement les classes populaire à ne plus être la référence pour cette immigration qui voudrait s'assimiler ou s'intégrer. Exactement.

C'est c'est d'ailleurs la vraie raison pour laquelle j'ai fait le le livre, c'est justement pour le fil rouge, c'est le fil rouge pour m'adresser aux élites et et dire vous pouvez pas continuer à invisibiliter à invisibiliser voir mépriser toute une partie de la la de la France. Les votes dont on parle, la montée du Rassemblement national depuis depuis des décennies, c'est à mon avis une conséquence directe de la montée de l'insécurité, de la montée de l'islamisme, du communautarisme, mais aussi de la cécité, voir de la condescendance avec la laquelle les classes dirigeantes ont abordé ces questions-là. Euh et donc le livre, je le fais effectivement pour faire réentendre la voix des classes populaires, leur redonner de la fierté aussi parce que c'est ce livre c'est un peu un éloge de l'assimilation et l'assimilation se fait par le haut.

Alors vous l'avez dit, je vous fais une distinction entre assimilation et intégration. On pourra la faire mais l'assimilation ou même l'intégration se fait d'une en partie par le haut. Faut que les élites la défendent et cetera.

Elles ont cessé de la défendre mais elle se fait aussi beaucoup par le bas. Vous le disez. Et là on recolle avec en bas avec un modèle de référence.

C'est longtemps les classes populaires ont été le le modèle de référence. Mais à partir du moment où vous dévalorisez ces classes populaires, vous expliquez qu'elles sont racistes, xénophobe, beauff, vous ne pouvez plus permettre l'assimilation qui se fait en fait par le contrôle social par le bas et par aussi l'adhésion à un modèle de référence, à une identification. Vous ne permettez plus l'identification des nouveaux venus à ceux qui qui habitaient dans ces quartiers populaires.

D'ailleurs que vous démontrez que là où cette intégration ou cette assimilation se fait bien encore, c'est encore des endroits où les classes populaires, voilà, où j'allais dire cette sociologie a encore des valeurs à transmettre et que du coup les immigrés ou les gens qui veulent se qui s'intégrer ont des références qu'ils n'ont plus ailleurs, mais que lorsqu'il y a rupture, il y a fracture sociale, il y a fracture aussi avec le besoin d'intégration. C'est un mal qui est soluble ou vous pensez qu'il va en s'aggravant ? J'ai fait ce livre parce que on n pas d'autre choix que penser qu'il est soluble.

C'est-à-dire que si c'est fini, enfin si ça ne fonctionne pas, si on arrive pas à renouer avec ce modèle là, il en sera fini de la France. Maintenant, c'est pas un livre naïf non plus. Je pense que la première raison hormis toutes celle que j'ai évoqué, on va venir à petit l'abandon ce que j'ai évoqué l'abandon du modèle d'accès d'assimilation le mépris des élites tout ça ce sont des raisons et des raisons c l'école ça c'était parducation par l'école mais par l'école le discours médiatique était véhiculé on va y revenir mais toutes ces raisons sont importantes mais la première raison c'est pour ça que je vous dis que je suis pas naïf c'est quand même l'importance des flux migratoir c'est-à-dire que pour que l'assimilation notamment par le bas se fasse il faut qu'il subsiste un peu de mixité.

Or, quand les flux migratoires sont trop importants, on se retrouve avec des concentrations de population et autant on peut intégrer ou assimiler encore mieux des individus, autant c'est impossible avec des peuples. Donc si vous voulez, la première urgence, c'est quand même de si vous voulez réduire drastiquement les flux migratoires. Une fois que ça c'est fait, il n'en reste pas moins qu'il y a euh des gens de la 2e ou de la 3e génération, on les renverra pas chez eux, ça c'est illusoire. de le croire.

Donc là, il faut se battre pour les intégrer et surtout pour intégrer demain leurs enfants. Je reçois Alexandre de VO, auteur de Nous vivion côte à côte, itinéraire d'un petit blanc de banlieu chez Fillard. Alexandre de Vio raconte comment voilà, il témoigne de 30 ans des intégration et c'est l'analyser, de le décrypter et éventuellement de trouver des solutions.

Je suis persuadé que c'est un sujet qui vous intéresse. Vous auditrices et auditeurs de Su Radio, appelez-nous. Est-ce que vous pensez aussi qu'il y a une rupture ?

Est-ce qu'il y a des une perte de repère, une perte de valeur ? Est-ce que vous-même vous avez à côté de vous des gens qui étaient qui sont d'origine immigré qui s'assimilent, qui s'assimilent pas ? Vous avez certainement votre opinion euh partout où vous habitez, c'est un phénomène qui est récurrent.

Vous nous appelez au 0826 300 et Emmanuel Galasso se fera un plaisir et un honneur de recevoir votre appel et Alexandre de VCO d'y répondre avec courage et pertinence. À tout de suite. Midih 14h Sud Radio, la France dans tous ses États.

Vous êtes bien sur Sud Radio. Pericol Legas reçoit Alexandre de Viko. Rappelez-nous he au 0826 300300.

Je sais que c'est un sujet qui vous concerne, qui vous intéresse. Nous vivions côte à côte itinéraire d'un petit blanc de banlieu et on espère ne pas vivre face-àface comme l'avait prédit le ou craint le ministre de l'intérieur Gérard Colom à l'époque où il passait le passation de pouvoir avec le premier ministre. Euh Alexandre Decio, il y a quand même un un débat politique à l'intérieur de cet enjeu de l'intégration à l'assimilation.

Pourquoi est-ce que les gens qui viennent vivre en France, qui sont là souvent depuis deux ou trois générations, on a vu les générations étaient anciennes étaient mieux intégrées et là il y a une revendication. Euh on on concluait tout à l'heure que lorsque l'on se sent mal dans sa citoyenneté parce qu'on n'est pas respecté par le référendum, parce qu'on n'est pas écouté et ben ça donne pas envie de devenir à ceux qui viennent de loin. Euh il se dit si c'est pour devenir comme ça euh c'est pas la peine.

Pour autant il y a il y a un débat à l'intérieur du clivibage politique français. Vous faites allusion, vous dites "Je je ne serai pas je ne serai pas un prix concours ou un prix Nobel de littérature." Vous dites "Ça fera bondir Édouard Louis hein.

Édouard Louis, on se souvient en France intellectuelle droite intellectuel de droite reste un oxy voire une impossibilité. Et vous faites allusion à Annie Annie Ernaud qui elle dit "J'écrirai pour venger ma race". C'est quoi venger sa race aujourd'hui ? qui est [grognement] un enfant du prolétariat, je vais pas parler comme ça.

Vous êtes malheureux en tant que en tant que petit jeune de banlieu ? Vous avez réussi vous mais tout le monde tout le monde ne réussit pas, c'est ça ? Non mais en tout cas, j'écris pas pour venger ma race mais pour payer ma dette.

C'est l'inverse dernier Arnaud. Moi il y a il y a aucun aucun ressentiment. C'est vrai que la vie a été généreuse avec moi, mais je crois pas qu'on puisse euh construire quelque chose de solide sur de ressentiments.

Et je trouve que d'ailleurs ce qui me gêne dans le discours d'Ag Arnaud encore plus chez Édouard Louis, c'est que justement il ils racontent leur parcours de transfuse de clash, ils ont plutôt bien réussi. qui crache sur la la classe d'où ils viennent sur sur leurs origines populaires en expliquant que bon les classes populaires bon ils sont très malheureuses parce qu'elles sont pauvres mais qu'en même temps elles sont racistes elles sont alcooliques, elles sont au lieu de se pencher sur la cause de cette évolution. En plus, je crois que c'est pas le cas, c'est ce que j'ai voulu montrer dans le livre.

Je crois que les classes populaires en France sont plutôt saines. Euh, elles sont absolument pas racistes. D'ailleurs, je le dis en banlieu, il peut y avoir un ralbol euh du trop d'immigration lié à l'insécurité, lié à la dépossession de leur mode de vie, mais en même temps, elles sont ultra tolérantes.

C'est-à-dire qu'il y a des mariages mixtes. Euh tout le monde sait que fait la distingue entre les gens, les racailles et les gens bien si vous voulez. Intégration.

Oui. Est-ce qu' encore ? Il y a encore ça marche pour certaines personnes l'intégration mais en tout cas ce que je dis c'est que les classes populaires sont pas pratiquent pas un racisme biologique ou ou où il sont pas xénophobes primaires.

En réalité elles distinguent entre les gens intégrés et les gens qui ne le sont pas ou les gens qui leur qui leur qui leur sont hostiles. Donc moi, je voulais plutôt leur leur rendre hommage si vous voulez et si je suis là aussi c'est parce que j'ai reçu une bonne éducation et qu'elles m'ont transmis mise des bonnes valeurs. Donc je veux arrêter sur ce avec ce discours.

Ce sont des beauffes, ce sont des gens qui sont cassés. Non, ce sont le cœur de la société. Justement, il faut qu' elle redevienne le cœur de la société si on veut que les nouveaux venus s'identif et puis si on veut faire marcher la société parce que une société où les classes populaires sont dénigrées, sont malades et cetera, ça ça peut pas fonctionner.

Il peut pas y avoir de démocratie, il peut pas y avoir de France comme ça. C'est le cœur de votre propos. Alexandre, il y a Simon qui nous appelle de Perpignan.

Bonjour Simon. Oui, bonjour. Merci de Bonjour Simon.

Merci de nous appeler Simon. Nous vivions côte à côte. Vous vous vivez côte à côte vous aussi ou vous avez vécu côte à côte ?

Bah je connais bien je connais bien cet univers là ayant travaillé en banlieu parisienne euh bon vivre côte à côte Perpignan aussi hein. Euh si on parle Perpignan aussi est confronté à cette réalité. Oui, mais mais c'est pas c'est pas le la même proportion.

C'est pour ça que je me permettais de rebondir sur la région parisienne où là c'est plus que flagrant hein. Bon, vous allez dans la 93 qu'on dit 93 et d'ù est originaire ? D'où est originaire Alexandre ?

Je sais, je sais. C'est pour ça que j'ai cité cet exemple là parce que j'ai eu la j'ai eu le plaisir de de lire son dernier son avant-dernier ouvrage. J'ai plus le titre en tête.

C'était recomposition le nouveau monde populiste pour pour me faire un peu de pub. Merci. Merci.

Non, non, non, mais c'est tout à fait ça. Euh ouvrage est très très intéressant et je pense que je lirai le prochain euh parce que bon, il est bien dit quand on le vit de l'intérieur, les difficultés qui qui sont énoncées sont la triste réalité. Et comme vient le dire Alexandre Vio concernant le maintenant le déclassement des classes populaires, euh comment voulez-vous que des étrangers qui sont au contact de ces gens-là qui de ces gens-là de de cette population là ?

Euh oui, c'est des Français mais souvent c'est des Français euh Fé Simon hein. Ah oui oui oui mais bien sûr mais il le sont pas tous mais il y en a qui le sont et qui le vivent pas de cette façon-là. Ça c'est clair.

Voilà. Et de ce de ce fait, il y a il y a une espèce maintenant d'accélération de non intégration et de d'accueil à Touva sans demander le moindre effort à aux personnes qui viennent s'installer là et même qui viennent s'imposer en lieu et place des classes populaires qui sont déjà qui sont déjà installées. Euh parce que justement pour pour mettre en place un communautarisme quand on parle de ghetto, moi je me je m'insurge parce que c'est pas la réalité.

La réalité est que dès qu'une communauté s'installe à un endroit, il y a le le fait naturel que les ressortissants des pays de cette communauté vont se rapprocher d'eux pour faciliter leur installation mais pas leur intégration. Au contraire, il facilite une rupture avec le le besoin d'assimilation. C'est c'est Simon, c'est précisément ce qu'Alexandre de Oui, vous avez tout à fait raison sur le le terme de ghetto alors ils sont devenus peut-être de fait des ghetos mais il y a jamais vous avez raison de dire de rappeler qu'il y a jamais eu de volonté de la France de parquer les populations étrangères.

Je rappelle que les grands ensembles ont été construits à un moment où il y avait une panne de logement en France et que c'était plutôt euh euh le début du confort pour les classes populaires qui précédemment habitaient dans des vidville où avait du mal à se à se loger. Et c'était dans les grands ensembles, on trouvait toutes sortes de de de population euh des des Auverniens, des pieds noirs, des gens d'Afrique, des Portugais, des des des d'héritales. Tout ça vivait mélangé et avec le regroupement familial, l'immigration qui est devenue massive, il y a eu effectivement concentration.

Les gens se sont regroupés entre eux de manière naturelle. les diasporas se sont reconstituées en France et ça ça a donné euh effectivement des quartiers d'abord et maintenant quasiment des villes entières homogènes et dans ces conditions, on va vers une forme de de de partition qui est qui est extrêmement inquiétante. Alexandre de Vio il y a un de vos chapitres hein, celui qui est page 71 de la France Black Blamber à la nouvelle gu à la nouvelle guerre d'Algérie.

On en serait là. [rires] Oui. Alors bon, c'est c'est un titre, les titres doivent être accrocheurs, mais je je euh je j'ai j'évoque l'ambiance à Épin sur scène après un match de football.

On se souvient du fameux match au Stade de France où Marie George Buffet, ministre de la des sports, appelle à la à l'apaisement. À l'apaisement et effectivement le le le Stade de France envahi mais je je je donne un autre exemple un peu plus tard qui est qui est moins connu, c'est la Coupe du monde euh au Brésil. Euh, j'ai plus la date exacte en tête, mais le le l'Algérie fait un très beau un très beau parcours, se qualifie jusqu'au quart de finale.

Et donc, c'est c'est la fête à Épin sur scène et je décris le moi je rentre chez moi, j'étais déjà journaliste au Figaro à l'époque, mais j'habitais toujours chez mes parents. Euh [grognement] ça se trouve à un quart d'heure de la gare et je fais le trajet de la gare à chez moi. Et là, oui, la ville est aux couleurs de l'Algérie, ce qui peut être surprenant en France.

Euh mais il y a il y a un peu d'électricité, d'agressivité dans l'air. Il y a une une jeune femme qui est je suis le seul blanc, alors j'aime pas ethiciser le débat mais dans la rue, il y a une jeune femme qui se tourne vers moi et qui est voilée et qui me dit "Vive l'Algérie" et qui crache par terre. Donc là, il y a une forme de euh voilà de de de En réalité, on fête pas seulement l'Algérie, on profite de la victoire de l'Algérie pour manifester une forme d'hostilité à la France qu'on ne voit pas d'ailleurs en en Algérie.

Euh donc là ça ça révèle quand même un problème d'intégration une démarcation une démarcation. Je reçois Alexandre de Vio auteur de Nous vivions côte à côte édité chez chez Faillard. ouvrage passionnant qui traduit bien et j'allais dire témoigne surtout de cette désintégration de la République qu'il a vécu, qu'il observe et qu'il et qu'il décrive.

Vous nous appelez au 0826 3003 300. Je suis sûr que vous aussi vous avez besoin de savoir est-ce qu'on va pouvoir cohabiter ? Est-ce que ceux qui ne veulent pas être français peuvent levenir ?

Est-ce que l'école a encore son rôle à jouer ? Et est-ce que nos élites ont bien pris ce ce dossier à bralcor pour apporter une solution essentielle à la venue de la République ? nous appeler à tout de suite. [musique] Midi 14h Sud Radio, la France dans tous ces États.

Vous êtes sur Sud Radio, je reçois Alexandre de Vio auteur de nous vivions côte à côte parce qu'il a vécu côte à côte à Saint-Nis dans les lycées qu'il qu'il a qu'il a fréquenté. Il avait des copains et puis ensuite il est venu à Paris et il se lament Alexandre de Vio de voir que cette France du Black Blambur se dilate. On disait la France Black Blamber à la à nouvelle la nouvelle guerre d'Algérie.

Il y a il y a page 19, vous citez Pierre Brochant, ancien directeur de la DGSE Alexandre Bequot qui dénombre, il dit dénombe 1500 portions de territoire en pot de léopard. Voyez des petites tâches qui échappent au plein contrôle des autorités publiques. Il utilise une métaphore pour décrire la situation.

Nous allons continuer à vivre sur les pentes d'un volcan l'hna dont les projections ne frapperont pas tout le monde de plus en plus souvent jusqu'au jour où une éruption ça c'est vos culit jusqu'au jour où une éruption de plus en plus violente que les autres fera basculer le pays dans la guerre civile. Vous en êtes à ce constat là à cette inquiétude là ? Le livre ne le souhaite pas.

Je je veux je veux je la phrase d'après, c'est pour expliquer qu'il faut l'éviter. Mais oui. Alors, je sais pas si ce sera une guerre civile, ce sera peut-être pire que ça d'une certaine manière.

Enfin, il il y a rien de pire que la guerre civile, mais ça peut être un délitement du pays, un conflit de balsat intensité larvée. Chacun finalement se se regroupe dans sa communauté, se barricade dans sa communauté. Il y a plus du tout de cohésion nationale.

Moi, c'est ce que je redoute. On en prend un peu le chemin. C'est ce que dit Jérôme Fourquet quand il parle d'archipélisation du pays.

Oui, si rien n'est fait, on en est là évidemment. Nous avons Jovan qui qui nous appelle de l'estonne. Bonjour Jovann.

Bonjour Jovan. Est-ce que vous aussi vous vous vivez côte à côte ou vous êtes déjà un peu dans le face- à face ? Bah moi, j'ai beaucoup de points commun avec monsieur Devo par rapport à à mon vécu, mon histoire, l'origine de mes parents qui est Lexiugoslavie.

Bien sûr, on a vécu dans une cité d'où votre prénom ? Jovan. Voilà, Jovan.

Donc, on a vécu toute notre enfance côte à côte. On parlait jamais de religion ni quoi que ce soit. Il y avait aucune frontière entre nous.

On a toujours été ensemble. Et euh nous vivions, j'ai envie de dire nous nous continuons à vivre côte à côte. Mais aujourd'hui, qu'est-ce qui a fait qu'on est divisé ?

Euh faut je pense qu'il faut revenir au à aux origines, faut revenir à l'éducation. Je pense que c'est pas l'école de faire l'éducation mais plutôt l'instruction. Aujourd'hui, l'éducation elle doit elle doit se faire dans les dans le foyer avec les parents.

Et moi ce qui fait que vous croyez que le manque en fait c'est la l'effondrement de la qualité de l'instruction que l'éducation nationale ça c'est le rôle des familles l'éducation proprement dite que c'est le manque d'instruction et civique notamment citoy de la citoyenité républicaine qui est à l'origine de cette de ce délitement de cette décomposition du tissu social. Ouais. qui fait que les valeurs de la République, liberté, égalité, fraternité se sont dissoutes.

Aujourd'hui, je veux dire la fraternité, on en parle plus, c'est chacun pour soi. Ça commence aussi que je disais dans les foyers quand les parents voient leur en plutôt quand les enfants voient leurs parents sur des écrans ou parétisme, ils vont aussi se mettre sur des écrans donc au sein même d'un foyer, on ne vit plus ensemble. Comment voulez-vous qu'on vive ensemble dans une société ?

Même cher société ça aucun sens aujourd'hui Yovan on a compris votre message inquiétude Alexandre de vous êtes rejo sur cette sur ce constat c'est très je d'ailleurs je le dis à un moment dans le livre bon là je parle beaucoup de la la désintégration de ceux qui sont que des nouveaux venus des gens qui qui sont de issus de l'immigration notamment de l'immigration maghrébine mais je dis que la désintégration touche aussi tout le monde. Il y a une forme de de perte de repère de perte de culture. Et c'est vrai que dans ce contexte là, quand un pays doute lui-même de son identité à une société malade, comment voulez-vous intégrer de nouvelles personnes ?

Donc je suis tout à fait d'accord avec ce qui était dit et tout à fait d'accord aussi sur l'école. Il y a un chapitre sur l'école qui s'appelle d'ailleurs la lutte des classes euh de où j'explique euh j'explique pourquoi les les les classes moyenne en banlieu quand quand elles le peuvent mettre leurs enfants dans le privé parce que justement elles ont plus confiance en l'école républicaine qui permettait justement autrefois d'avoir de l'instruction et d'avoir une forme d'ascension sociale. Aujourd'hui, c'est plus le cas. souvent, je sais pas pour mettre ça stigmatiser l'immigration, mais c'est vrai que c'est compliqué pour un un instituteur, un professeur de faire cours dans une classe quand une majorité des élèves ont des parents par exemple qui ne parlent pas français.

Donc ça c'est une réalité très concrète. Il y a la montée de l'insécurité, il y a le fait que l'école justement a peut-être abandonné l'instruction pour devenir une sorte de grande de grande garderie, ce qui était pas encore le cas à mon école. À mon époque he moi je si je suis là, c'est parce que j'ai connu peut-être les derniers noirs de la République.

C'était des instituteurs plutôt de gauche, je leur rends hommage, très laïque mais qui avaient conscience par exemple qu'on vivait dans un dans un pays chrétien. Et je me souviens qu'il y avait un sapin de Noël, même une crèche à l'école. C'était déjà assez mélangé les populations d'épin sur scène et ça ne posait absolument aucun problème.

Et puis voilà, petit à petit, on a vu tout ça se se déliter. Donc bien entendu, vous utilisez le mot le mot guerre civile tout en disant que ce livre ne vise pas à répondre à cette question. On va tomber la guerre civile mais plutôt à l'éviter euh si c'est encore possible ce scénario du pire.

Comment l'éviter ? Avec la conviction que nous n'y parviendrons qu'en menant la bataille culturelle contre le parti du déni. C'est qui le parti du déis ?

Oui, bah ce sont toutes ces élites euh médiatiques, politiques, universitaires. Il y a tout un passage. J'ai j'ai fait mes études à l'université Paris 8 à Saint-Dis donc sur le rôle euh tenu notamment par les sociologues, les sciences humaines euh qui qui sous prétexte de science en réalité on on ont on on on on ont ont inventé un narratif qui à mon avis est catastrophique parce qu'il est totalement victimaire, il met en accusation la France.

Euh donc c'est tout cela le c'est à la fois le parti du déni parce que euh il ils ont véhiculer une vision de la France qui est pas confor et des Français qui est pas conforme à la réalité. C'est-à-dire ce pays n'est pas un pays raciste, c'est un pays qui a accueilli. C'est un beau pays, il faut le dire euh parce que sinon c'est pas possible d'avoir un projet commun si on composition depuis 2000 ans si on est dans la haine de soi, comment voulez-vous avoir un un un projet commun ?

Donc voilà, il est là le parti du dénier et je dis qu'il y a une fracture entre une France intégrée, une France désintégrée issue de l'immigration, mais je dis aussi qu'il y a une fracture entre les élites et le peuple. Et à mon avis, le seul moyen de s'en sortir, c'est d'ailleurs c'est d'abord de de de d'en finir avec cette la fracture entre les élites et le peuple. Parce que si le élites écoutent le peuple, s'il y a une nouvelle dialectique qui s'installe, je pense qu'on peut recréer une dynamique positive.

Mais si on a des élites qui veulent diriger contre leur propre population, ça ça ne fonctionnera pas. En même temps, vous signalez un effondrement du niveau culturel et politique de notre de notre classe dirigeante. Nous avons Robert qui nous appelle de Marseille.

Bonjour Robert. Oui, bonjour messieurs. Euh le sujet vous interpelle le sujet que je voulais Oui, je ça m'interpelle parce que bon, je serais bref.

Euh j'habite Marseille, je suis né en 1945. Ah oui, je suis d'origine arménienne. J'ai connu donc les tres glorieuses.

Euh quand on me demande si c'était mieux avant, je dis oui, c'était mieux avant. Oui. Euh vous êtes pas le seul.

Est-ce qu'on est-ce qu'on va aller vers le mieux ? Question première question. Deuxème question.

Bon, que faut-il faire ? Les solutions à mon avis, elles sont politiques. Et troisièmement, là c'est une question directe.

Est-ce que l'islam est compatible avec la société française ? Bien que de nombreux musulmans en France soient intégrés à la société française. Euh personnellement, donc je voudrais avoir la réponse de monsieur Vo, s'il vous plaît.

He Alexander, est-ce que le Coran est-ce que le Coran est compatible avec la Constitution ? C'est pas que je ne veux pas répondre, mais je suis pas théologien ni spécialiste du Coran. Euh il me semble que dans l'Islam euh oui, il y a des choses qui sont euh pas compatibles aujourd'hui avec euh nos valeurs, mais vous l'avez dit vous-même, il y a aussi des musulmans qui sont euh parfaitement euh euh intégrés.

Donc euh euh donc moi je pense que citoyens qui respectent la et cetera. Donc c'est le plus important c'est c'est cela. Après je je je pense tout de même que pour être tout à fait honnête, mon livre est un éloge de l'assimilation.

Je parle de l'assimilation des Portugais, des Italiens. J'explique ça été dur pour les Italiens alors qu'ils sont très proches culturellement nous. Donc donc c'est quand même faut ils ont tous été mal reçus.

Oui, ils ont tous été français pas que mal reçu. Mais en tout cas, il y a eu des tensions, ça pas été simple voilà mais c'était déjà difficile pour une immigration qui est très proche culturellement. Donc oui, c'est plus difficile d'assimiler quelqu'un qui vient d'une civilisation différente.

Je crois pas que ce soit impossible puisqu'on a des contrexemple. Maintenant euh je pense queon n'y arrivera pas si on continue sur la même dynamique de flux migratoire puisqu'on voit bien qu'on a déjà raté euh une génération, il faut pas rater euh euh la suivante. Donc la première urgence, c'est de diminuer les flux et de se concentrer sur ceux qui sont là euh et d'essayer euh de les assimiler parce qu'on n pas d'autres choix maintenant qu'ils sont là depuis deux ou trois générations, on pourra pas faire on pourra pas faire autrement.

Alexandre de Vio on est quand même arrivé à des points souvent de de violence incroyable. Vous faites allusion et c'était encore dans votre territoire hein les émeutes de novembre 2005 avec la la mort tragique de de Zed et de Bouna. Pour autant vous dites on a beaucoup parlé évidemment de ces deux morts qui n'auraient pas dû mourir ces deux ces deux ces deux jeunes adolescents.

On oublie Jean-Claude Iras hein qui avait été tué parce qu'il avait photographié un lampadaire. Alain Lambert et Jean-Jacques le Chenadec qui ont été tués aussi là hop en occulte alors qu'ils ont été victimes eux aussi d'une haine entre guillemets raciale ou communautaire parce qu'ils étaient pas euh des Oui. Euh oui je d'ailleurs euh il revoit j'en parle parce qu'il il est mort à quelques pas de de chez moi.

Donc ça ça m'avait marqué. Il s'arrête parce qu'il c'est son métier de photographier de par conscience professionnelle pour photographier un lampadaire parce que on peut voir si ça fonctionne bien. Il y a un un lampadaire et on le prend pour un journaliste qui vient faire une enquête ou voilà un journaliste ou un policier, on sait pas très bien mais ça montre d'ailleurs pendant le procès ces agresseurs expliquent que c'est un intru.

Donc ça dit bien le territoire et le et le face-àface et c'est très frappant. Il est mort le jour du lancement de le même jour que Zbuna. Tout le monde a retenu le nom de Zillad Deboa et c'est très bien parce que euh je précise tout de même que leur mort est accidentale donc c'est pas la même chose mais c'est très bien parce que je pense que deux jeunes gens qui qui meurent euh dans un un transformateur électrique, ça reste une tragédie.

Mais je ne comprends pas pourquoi on a même expliqué qu'il y avait eu euh euh zéro victime euh durant ces électes qui ont leur voiture brûlée, qui ont été agressées, mais il y a il y a eu même des victimes euh mortelles. Alors, il y a pas de rapport direct entre les gmeutes et la et la mort d'Irvois. Mais ça s'inscrit dans ce même contexte de montée de la violence.

Et il y a un rapport direct avec la mort d'Alain Lambert qui était à Trappe euh qui était euh concierge au lycée de de de Trappe. Il est réveillé au milieu de la nuit parce qu'on on brûle les voitures dans le devant le lycée. Il veut essayer d'atteindre d'éteindre l'incendie et puis il meurt intoxiqué par la par la fumée.

Le troisème, le Chenadec, habite dans une cité, il voit que les les qu'on commence à incendier les poubelles, il descendent, il se fait lycher, il meurt. Euh et et donc là le le il y a un récit victimaire à géométrie variable si vous voulez et ça c'est vraiment je pense très grave. Donc moi, je veux pas être dans la concurrence victimaire mais je veux qu'on écoute ceux qui disent "Il y a un problème réel d'insécurité en banlieu on peut pas les abandonner, on peut pas les laisser baisser les yeux. de nous avons Latitia qui nous appelle le thèse on l'apprend on fait on fait on va on va en discuter juste après.

On discutera également bien entendu on va revenir quand même sur le rôle de des institutions de la République qui font pas leur leur boulot. Latitia, vous restez avec nous. On vous prend dans quelques instants.

À tout de suite. Midi [musique] 14h Sud Radio, la France dans tous ses États. Pericoligas reçoit Alexandre de VC, auteur de Nous vivions côte à côte, itinéraire d'un petit blanc de banlieu nous parlons voilà de cette désintégration de la République française par rapport à aux populations qui sont venues qui aujourd'hui ne s'assimilent plus.

Nous avons Latitia qui nous appelle d'orthèsz. Bonjour Latitia. Bonjour Latia.

Oui. Bonjour monsieur Péicot. Bonjour Alexandre.

Alors je voudrais témoigner oui, je voudrais témoigner. Je suis donc fille de pied noir, j'ai 57 ans et j'ai un souvenir ému de de ma vie côte à côte avec mes amis Arquis euh avec lesquels on a partagé, je partage toujours hein, mais je les vois un peu moins parce que j'ai déménagé mais on a partagé des couscous, on a partagé leur culture, notre culture, enfin on était ensemble tout le temps ensemble. Mais le problème c'est qu'aujourd'hui et ils me le disent, c'est que depuis quelques années euh on a accueilli des gens qui ont combattu contre les archis, contre la France et ils ne comprennent pas.

Ils ne comprennent pas. Déjà, ils ont été mal accueillis par la France lorsqu'ils sont arrivés en France ainsi que les pieds noirs d'ailleurs. Mais bon, ça c'est mais mais ils ne comprennent pas aujourd'hui que qu'il y ait des gens qui arrivent et qui ont combattu là-bas la France.

Alexandre de V, vous faites allusion vous faites allusion alors à plusieurs choses. Bon, il y a la guerre d'indépendance mais c'est vrai qu'on a accueilli qui est complice de ça ? Il y a une élite, il y a une intelligent, une élite, une, j'allais dire une mouvance politique qui se réjouit de cette intégration ratée, de cette nonimination.

Je pense à la créisation de Oui. Oui. Alors, on pourra parler de de LFI tout à l'heure, mais ce que ce que disait madame et sur le on a accueilli notamment après la guerre civile en Algérie dans les années 90 comme réfugiés politiques des gens qui étaient des islamistes.

Euh donc on a accueilli des des gens qui aujourd'hui font de enfin prenent l'islamisme dans dans nos quartiers. Donc ça c'est un véritable problème et je je rebondissais sur le Archi. C'est intéressant parce que c'est devenu une insulte aujourd'hui.

Les les les musulmans intégrés ou les les les Maghréba intégrés qui qui se sentent français sont souvent, on le voit sur les réseaux sociaux, traités de harquis par leur Ouais. ou de collabo ou de collabeur [rires] arrête de faire arrête de faire ton français. Ouais.

Arrête de faire ton français. Donc donc ce que vous dites est juste maintenant sur oui sur la France insoumise, c'est peut-être encore ce qu'il y a de plus grave. C'est-à-dire que ce que je décris dans mon livre, les phénomènes de clientélisme, on les a vu depuis longtemps.

En réalité, le Parti communiste avait déjà muté, on connaît un Parti communiste qui était celui de George March qui était d'ailleurs plutôt ferme sur les questions euh sur la maîtrise des flux migratoires, ferme sur les questions d'intégration, qui était un parti patriote, le parti communiste français et puis qui est devenu en banlieu sous le à cause des bouleversements démocraphiques a fait du clientélisme. jusqu'ici on faisait du clientélisme sans tellement l'assumer. Aujourd'hui, LFI le fait de manière totalement décomplexé, se réjouit de de la créolisation qui est en fait l'autre mot du grand remplacement si vous voulez tout simplement et instrumentalise la question iscra-palestinienne en espérant conquérir un vote de banlieu communautarisé.

Donc ça ça aussi un nouveau seuil qu'on qu'on franchit et on a un parti qui qui organise d'une certaine manière la guerre civile en dressant les Français les uns contre les autres. Donc, il faudra quand même finir par une réconciliation, hein. Je je vois que vous êtes c'est votre dernier chapitre, réconciliation française.

Vous dites "Voilà, il y a des gens qui y pensent, il y a des solutions, il faut qu'on redonne vie, qu'on redonne leur espoir, leur honneur à ces à ces classes populaires." Euh vous dites la phrase sinon la phrase du général de Gaulle Colombé, "Mon village s'appellera Colombé, les deux les deux églises." Je vous dis, ça ne s'appellera pas Saint-Denis les deux minarés.

Euh Marian est là pour que toutes les religions, toutes les croyances cohabitent, la citoyenneté, la République, vous y croyez encore ? Mais on n pas d'autre choix si si la fin de de la France, j'y crois à condition de remettre le peuple au centre du jeu. C'est ce que je vous expliquais tout à l'heure.

La première réconciliation qu'il va falloir faire, c'est entre le la classe dirigeante et le peuple. Il faut une classe dirigeante qui écoute, qui respecte son peuple et qui lui redonne la parole. Moi, je crois pas tellement à un homme providentiel, en tout cas, j'en vois pas dans le paysage ou à une femme providentielle.

Par contre, je crois à un peuple providentiel d'une certaine manière et donc au référendum. Je crois que maintenant pour la seule manière les gens sont tellement dégoûtés de la classe politique de les réconcilier avec la classe politique, c'est de leur donner la parole directement et de respecter leur vote. Parce qu'en 2005, je crois qu'on va parler d'Europe d'ailleurs, on n' pas respecté leur vol et je crois que ça a alimenté vraiment la la la fracture.

Merci. Merci Alexandre de BC. une partie de la réponse à votre inquiétude et dans votre livre nous vivions côte à côte itinéraire blan banlieu 30 ans de désintégration de la République française chez Fayard à lire absolument document historique politique social culturel et une très belle écriture qui raconte le témoignage émouvant hein d'un jeune journaliste plein de talent et plein d'avenir je ne doute pas que votre rage sortira certainement de référence à des leaders politiques et qui trouveront peut-être des solutions.

Okay.