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Discours / meetingRassemblement National (sur YouTube)· 3 mars 2014 33 minAutoproduitActualité / polémiqueImmigration & asileEurope & internationalInstitutions & électionsSécurité

Marine Le Pen à Perpignan (2/2)

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  • 3:37Invité politiqueFait
    « Je pense bien entendu à Nicolas Sarkozy qui a contredit le peuple français en 2008 en faisant voter le traité de Lisbonne avec la complicité du PS. »
  • 4:00Invité politiqueFait
    « Il faut se souvenir aussi que dans le cadre de cette révision constitutionnelle, l'UMPS n'a pas hésité à supprimer le référendum obligatoire pour tout nouvel élargissement de l'Union européenne. »
  • 4:30Invité politiqueFait
    « Et le peuple suisse a majoritairement statué sur la fin de l'immigration de masse. »
  • 7:36Invité politiqueFait
    « Pourquoi payer un Français au SMIC et demi si des immigrés acceptent de faire le même travail pour le SMIC ? »
  • 7:45Invité politiqueChiffre
    « Pourquoi embaucher un Français quand un travailleur détaché coûte en charge 30 à 70 % de moins ? »
  • 9:01Invité politiquePromesse
    « Nous voulons affirmer notre droit à la priorité nationale. »
  • 13:24Invité politiqueFait
    « Il laisse la France chaque année battre un record en la matière, alors que chacun sait bien désormais que l'asile est la principale source d'immigration clandestine. »
  • 14:13Invité politiqueFait
    « Non, il n'est pas possible de maintenir l'aide médicale d'État à l'heure où tant de Français n'arrivent plus à se soigner correctement. »
  • 14:22Invité politiqueFait
    « Non, il est possible de délivrer à chaque demandeur d'asile un logement à l'heure où des millions de nos compatriotes attendent un logement social. »
  • 14:39Invité politiqueFait
    « Non, il est possible d'allocations journalières à l'heure où le pouvoir d'achat des Français s'effondre. »
  • 14:52Invité politiqueFait
    « Non, des établissements scolaires aujourd'hui éternellement saturés. »
  • 15:08Invité politiqueFait
    « Non, on ne peut plus maintenir un droit du sol et continuer des naturalisations massives. »
  • 27:57Invité politiqueChiffre
    « Sait-on combien l'immigration clandestine au niveau d'une commune pèse sur les contribuables ? »
  • 28:50Invité politiqueFait
    « Il faudra aussi que les maires patriotes fassent pression sur l'État UMPS pour l'amener à prendre conscience du coût de l'immigration au niveau national. »

Temps de parole

  • Marine Le Pen100 %

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Marine Le Pen

Nous parlions un peu d'une actualité qui m'apparaît extrêmement impersonne en Europe et continent majoritairement de ne pas penser, de ne pas dire son opinion, de ne pas pouvoir décider pour lui-même, surtout s'il s'agit d'immigration. Une démocratie et qui n'a pas peur de tirer les conséquences de ses principes. Sur tous les sujets, le peuple suisse a son mot à dire. Il peut s'emparer de tous les problèmes et sur tous les sujets, le peuple suisse est souverain, le seul souverain de son destin. Il peut s'emparer de présidents qui en ont peur, qui les fuient comme la peste, tant ils ont la crainte d'être désavoués, qui quand ils les organisent, c'est sûr pour les faire annuler.

Je pense bien entendu à Nicolas Sarkozy qui a contredit le peuple français en 2008 en faisant voter le traité de Lisbonne avec la complicité du PS. Sinistre copie de la sinistre constitution européenne, pourtant violemment rejetée par le peuple, trois ans plus tôt. Il faut se souvenir aussi que dans le cadre de cette révision constitutionnelle, l'UMPS n'a pas hésité à supprimer le référendum obligatoire pour tout nouvel élargissement de l'Union européenne. Ben voyons, si jamais le peuple avait dit non à l'entrée prévue peut-être de la Géorgie, de l'Albanie, du Kosovo ou de la Macédoine, alors la Suisse, elle, a librement pratiqué la démocratie.

Et le peuple suisse a majoritairement statué sur la fin de l'immigration de masse. C'est qu'en Suisse, comme chez nous, même si les conditions sont évidemment différentes, l'immigration pose problème. Et qu'il n'était plus possible pour les Suisses de continuer à laisser entrer autant d'étrangers sur leur territoire. D'ailleurs, les discours de nos amis suisses sont très clairs. Ils ressemblent beaucoup, il faut bien le dire, aux nôtres. Pression à la baisse sur les salaires, difficulté d'assimilation pour les populations extra-européennes, raréfication des logements, saturation des écoles ou incapacité du système de santé à faire face à cette augmentation importante de la population.

Et oui, une immigration de masse entraîne pour une nation, quelle qu'elle soit, des problèmes qui peuvent parfois devenir ingérables. Alors, je réaffirme très clairement ici, ce que nous voulons instamment au gouvernement, c'est de faire trancher par le peuple, par référendum, le problème de l'immigration, comme en Suisse, un terme à l'immigration de masse. Raisonnablement, reprendre le contrôle de ses frontières, aujourd'hui abandonnées, à une Europe totalement passive. C'est-à-dire tout simplement comme la plupart des nations du monde et qui restent sur notre territoire.

Oh, il ne s'agit pas de construire un mur, comme aux Etats-Unis ou en Israël, à nos frontières, comme je l'entends trop souvent dans la bouche de ceux qui sont de mauvaise foi. Mais bien du contrôle de nos frontières, c'est l'application du bon sens. C'est au niveau national la même règle que dans la vie privée. On est libre d'accueillir ou pas qui veut venir chez soi. Et ce sont les mêmes d'ailleurs qui veulent ouvrir. Et eux mettent des serrures trois points dans leur très beau appartement du 16e arrondissement de Paris.

Je réaffirme que nous voulons cesser de faire plaisir à des multinationales ou à des entreprises peu scrupuleuses qui veulent à tout prix, eux, faire augmenter l'immigration. Oh, tant que cela peut leur permettre de baisser les salaires et de faire pression sur les salariés français. Évidemment, un chômage élevé, ça les arrange, parce que cela permet de tenir les salariés par le coup, de tuer dans l'œuvre toute réclamation salariale, tant chacun a peur de venir grossir les rangs déjà fournis de Pôle emploi. Pourquoi, même légal, l'immigration fait jouer le marché du travail à la baisse au détriment des salariés ?

Ben, pourquoi payer un Français au SMIC et demi si des immigrés acceptent de faire le même travail pour le SMIC ? Pourquoi embaucher un Français quand un travailleur détaché coûte en charge 30 à 70 % de moins ? Mais d'ailleurs, les syndicats allemands ne s'y sont pas trompés, qui, à la différence des Français, il faut dire qu'ils ne sont ni complices du système en Allemagne, ni accusés d'être corrompus par les organisations patronales, Dixit, l'affaire totalement étouffée, d'ailleurs, des valises de l'UIMM. Eh bien, eux, ils sont montés au créneau pour refuser le recours à l'immigration exigée par le grand patronat.

Quant à l'immigration clandestine, avec ses filières honteuses, ses filières de la traite, ses filières qui jouent de la misère humaine pour le profit d'exploitants qui ne sont que très rarement poursuivis, l'immigration clandestine sert, elle aussi, bien entendu, à désorganiser le marché du travail. Mais l'immigration, légale ou illégale, pèse aussi considérablement sur notre modèle social. La France n'a plus les moyens, si tant est qu'elle les ait eus, un jour, dans les 30 dernières années, d'accueillir tant de monde et de prendre en charge leur santé, l'éducation de leurs enfants, leur logement et de leur accorder des aides sociales en tout genre.

Nous voulons affirmer notre droit à la priorité nationale. C'est assez inaperçu, c'est aussi pour elle que les Suisses ont voté. Priorité donnée à nos compatriotes sur les étrangers pour l'accès à l'emploi et au logement notamment. Priorité naturelle, saine et juste. L'immigration non maîtrisée, c'est aussi l'augmentation des filières mafieuses, celle du cambriolage ou pire, du crime organisé. Ah ben c'est sûr, je ne vois pas comment on peut empêcher ou surveiller les frontières quand il n'y en a plus. C'est le danger, bien sûr, d'une aggravation massive de l'insécurité.

C'est aussi, bien sûr, la montée des mafias islamistes et plus généralement de tous les communautarismes, de ces pressions politico-religieuses sur des territoires de plus en plus nombreux où il ne fait pas bon à enfreindre les règles locales. Ces règles qui méprisent la loi de la République française. Ces règles, ces interdits de quelques leaders locaux fous de leur idéologie qui croient pouvoir imposer aux autres leur mode de vie au détriment d'une autre, qui interpellent, intimident ou menacent tous ceux, y compris musulmans, qui souhaitent vivre comme des Français en France et pas comme des Saoudiens ou des Qataris.

Ces fondamentalistes, là, qui n'ont que mépris et même haine pour ce que nous sommes, pour nos mœurs, nos valeurs, nos lois, notre civilisation, notre culture, et ont entamé par la pression physique ou psychologique une entreprise de désassimilation de populations qui avaient pourtant choisi ce chemin. En les laissant faire, la République non seulement n'assimile plus, mais elle participe activement à cette désassimilation, en n'oubliant jamais de pleurer des larmes de crocodile sur son modèle perdu. Ces pressions politico-religieuses, elles s'exercent aussi dans certains lieux de culte dont la mission principale est dévoyée.

Bien sûr, je pense à ces jeunes, même pas majeurs parfois, qui partent combattre avec les djihadistes. Ces enfants perdus ne sont pas ceux de la France, ils sont ceux des inconscients qui ont dirigé la France et qui, par aveuglement ou par faiblesse, ont engendré ces dérives. Alors, mes amis, nous ne pouvons plus gérer cela. Nous ne le pouvons plus. Et pourtant, nous n'avons pas le choix. Il faut, nous dit-on, continuer l'immigration de masse. Ce n'est d'ailleurs même pas un sujet dont on a le droit de discuter au risque d'être immédiatement taxé de xénophobes, de volonté de repli sur soi, de peur de l'ouverture au monde, blablabla, blablabla, blablabla, blablabla.

Ce n'est évidemment pas un sujet qu'on oserait soumettre au verdict du peuple. Même Daniel Cohn-Bendit a dû admettre que si on organisait le même référendum en France que celui organisé en Suisse, la majorité serait beaucoup plus large. Ils ont tellement peur du bon sens. Droite, gauche confondue, Sarkozy, Hollande ou Valls, tous nous ont répété la même chose. C'est le peuple qui est fou. Parce qu'il ignore à quel point l'immigration lui rapporte. Ben, évidemment. C'est évident, chacun le sait bien. L'immigration rapporte à la France. Alors, Valls veut faire comme Sarkozy. 200 000 entrées légales par an, comme Sarkozy.

Il ne fait rien contre l'immigration clandestine, alors qu'il faudrait d'urgence abolir Schengen et retrouver la maîtrise de nos frontières. Il laisse les demandeurs d'asile être chaque année plus nombreux. Il laisse la France chaque année battre un record en la matière, alors que chacun sait bien désormais que l'asile est la principale source d'immigration clandestine et qu'il n'est plus que temps de se saisir du problème. Ah ben, ils ont trouvé. Comment cacher la misère, hein ? Quand les grandes métropoles sont saturées, alors on ouvre les écluses en réclamant que les villes moyennes ou petites prennent leur part du fardeau. Je le répète.

L'une des solutions principales en matière d'immigration consiste à tenir un langage clair à ceux qui veulent venir. La France n'a plus les moyens aujourd'hui de vous accueillir correctement. Et il faut, pour tenir ce langage clair, envoyer les signaux inverses à ceux qui sont aujourd'hui envoyés. Non, il n'est pas possible de maintenir l'aide médicale d'État à l'heure où tant de Français n'arrivent plus à se soigner correctement. Non, il est possible de délivrer à chaque demandeur d'asile un logement à l'heure où des millions de nos compatriotes attendent un logement social.

Non, il est possible d'allocations journalières à l'heure où le pouvoir d'achat des Français s'effondre et où les impôts et l'austérité frappent les catégories modestes et moyennes au moment où 9 millions de Français vivent sous le seuil de pauvreté. Non, des établissements scolaires aujourd'hui éternellement saturés. Non, on ne peut plus maintenir un droit du sol et continuer des naturalisations massives qui accordent la précieuse nationalité française sur laquelle on ne vous demandera pas votre avis. Je disais en introduction que les yeux de beaucoup se sont ouverts avec la votation suisse.

Je voudrais dire maintenant que beaucoup aussi se sont écarquillés quelques jours plus tard quand ils ont entendu le gouvernement commenter les rapports commandés sur l'intégration. On ignore volontairement dans ces rapports tous les problèmes réels et que j'ai dénoncés qui empêchent l'assimilation. Mais on s'en prend une fois de plus aux Français accusés de mal accueillir ceux qui trop nombreux viennent de l'étranger. On marche sur la tête dans notre pays. C'est ça la réalité ! Beaucoup ont sursauté au spectacle de ce concert de haine, de violence, de paroles inacceptables lancées contre ce pauvre peuple suisse, contre ce pauvre peuple qui a eu le malheur de dire ce qu'il pense.

Combien la réaction de la caste française a été haineuse ! Notre ministre des Affaires étrangères lui-même s'est fendu d'une réaction de mépris disant d'emblée qu'il faudrait que la Suisse paye les conséquences de cet acte insensé, de cet acte tellement fou qui consiste simplement à dire ce que chaque peuple devrait être en droit de dire le plus naturellement du monde. Ils veulent faire payer de ne plus vouloir d'immigration de masse. Alors, il faut que l'Union européenne ne fasse que cela. Sévir, punir, matraquer, menacer.

Les politiques français de l'UMPS vendues à Bruxelles, les grands éditorialistes français donneurs de leçons à la terre entière, les voilà encore une fois, main dans la main, pour tenser la démocratie, l'expression d'une souveraineté et tout bonnement aussi l'élan de survie suisse. C'est un véritable concours de démophobie. Cette peur et même cette haine du démos, du peuple, auquel nous avons assisté, qui nous a rappelé celui de 2005, justement, quand la France s'apprêtait à dire non au référendum rejoint à l'époque par les Pays-Bas. Moi, je vous dis l'inverse.

Regardons d'abord cette décision du peuple suisse avec tout le respect que doit inspirer l'expression de la volonté souveraine d'un peuple. Et regardons aussi cet événement avec optimisme pour plusieurs raisons. D'abord, il traduit une volonté européenne, celle qui grandit chez nombre de nos voisins d'une profonde réforme de l'immigration et des conditions de circulation sur le continent. Partout en Europe, partout, montre le sentiment qu'il n'est plus possible de continuer ainsi. En Italie, en Suède, en Autriche, en Grande-Bretagne, en Norvège, en Belgique. La vouloir, la fin de Schengen, le retour des frontières qu'ils peuvent maîtriser partout en Europe.

Cette aspiration est en train de monter. Les élections européennes de mai prochain le montreront. Cette aspiration traduit une aspiration plus large des peuples européens à retrouver leur liberté, à choisir le patriotisme, à défendre leur culture, à se défaire de l'emprise d'une Union européenne devenue totalitaire, dont les buts sont si contraires aux intérêts des peuples qu'elles commencent à susciter, comme on l'a vu, un rejet massif. L'économie aussi, le social, la lutte contre l'insécurité.

Dans tous les domaines, les peuples comprennent qu'ils vivraient mieux si leurs États retrouvaient l'autonomie nécessaire, le pouvoir pour combattre les fléaux du monde contemporain et la force de respecter les volontés populaires. L'autre raison qui me rend optimiste, c'est que cette affaire sera la preuve que l'Union européenne, au final, ne peut rien contre la volonté d'un peuple. Car, rassurez-vous, l'Union européenne n'aura d'autre choix que de s'adapter aux choix faits en conscience par les Suisses. Elle n'en verra pas les chars. Bon, elle n'en a pas. Pas encore. Puisque la défense européenne n'a pas l'air d'avancer. Dieu merci, d'ailleurs, là, pour le coup. Et elle renégociera.

Enfin, tout simplement, avec les Suisses. Parce que dans ce pays, on respecte les décisions populaires. Dans ce pays, on n'a pas oublié que dans une démocratie, le seul souverain, justement, c'est le peuple. Il faut avoir le courage de dire non. Il ne faut pas hésiter à dire dans les urnes tout aussi haut qu'on le pense intérieurement. Non à l'emprise totalitaire qui est en train de prendre l'Union européenne et non, si on le souhaite, à une immigration de masse. Ici, mes chers amis, ici, plus que nulle part ailleurs, vous savez pertinemment que notre démarche n'est ni raciale, ni religieuse.

Ici, dans cette ville de Perpignan, dans ce département, dans cette région, qui a vu arriver, main dans la main, des Français de toute religion, de toute couleur de peau, qui, sur les bateaux, qui les amenaient alors qu'ils avaient été expulsés avec une brutalité inouïe de ce territoire de France qu'était l'Algérie, ne se regardaient ni la couleur de la peau, ni la religion. Pieds noirs, pieds noirs, et Harky, brutalement expulsés de là-bas et unis ici, au-delà de tout, parce qu'ils étaient Français et qu'ils avaient choisi la France.

Ici, plus qu'ailleurs, vous savez que notre exigence a toujours été l'amour de la France et la fierté de lui appartenir, dont vous avez été, d'ailleurs, si mal récompensés. C'est peut-être aussi pour cela qu'ici, plus qu'ailleurs, vous ne comprenez pas que la France soit devenue si peu exigeante, si généreuse avec certains qui ne souhaitent rien lui apporter et, au contraire, calculent ce qu'ils peuvent lui prendre, vous qui, pourtant, Français, lui avez tout donné et n'avez rien reçu en échange. Si les gouvernements de l'époque, ont si mal accueilli les Français d'Algérie, la France a pourtant été accueillante dans son histoire.

Elle a vu des étrangers devenir des fils et filles de France, des étrangers arriver dans notre pays il y a longtemps, parfois, ou plus récemment, de divers continents et de diverses origines d'Europe et d'ailleurs, qui ont voulu vraiment devenir Français. Pour beaucoup, ces origines, ils ne les ont pas reniées, mais ils les ont dépassées par leur identité française. Oui, la France les a fait Français. Elle les a fait citoyens à part entière de notre nation. C'est un honneur que beaucoup parmi eux ont mesuré, vous savez. Et je le vois, moi, tous les jours dans les rencontres que je fais de Français d'origine immigrée qui m'interpellent et qui m'expriment à moi leur patriotisme.

c'est un honneur et cela les a rendus fiers du pays qui est le leur désormais. Loin de chercher, comme d'autres, je ne sais quelle revanche ou vengeance, beaucoup mesurent la grandeur fragile de la France. Ils ressentent ces noblesses qui font le cœur de la France, l'âme de la France, sa chair. Ils saisissent que notre nation représente pour tant d'autres dans le monde un idéal, une voix à part et essentielle dans le concert des nations, qu'elle a une mission. Cette âme, cette mission de la France, c'est d'abord la liberté. La liberté de tous les peuples dans le monde et celle toujours sacrée de son propre peuple.

La France, c'est cette histoire centenaire des libertés publiques auxquelles nous sommes tellement attachés. C'est la liberté de chacun de mener sa vie comme il l'entend, dans le respect des grands principes de la République française, ces principes qui eux-mêmes rendent possible la liberté de l'autre. La France est aussi la liberté de chacun de disposer de sa conscience et de s'exprimer de la manière la moins contrainte qui soit. Le prosélytisme, l'endoctrinement, la censure, l'absence de liberté religieuse, le communautarisme et ses conséquences, ces mots qui frappent tant de pays dans le monde.

Beaucoup qui ont rejoint la France les ont fuis et ne comprennent pas que leur pays d'adoption les laissent se développer sans réagir. Ils sont les premiers bien souvent à condamner ceux qui arrivent et qui croient pouvoir vivre chez nous comme chez eux et voudraient demain que nous vivions chez nous comme chez eux. La France est donc l'histoire d'un peuple qui s'est toujours battu pour être libre et qui n'a jamais renoncé. Mais la France est aussi cette passion de l'égalité. La chance qui doit être donnée à tous de s'épanouir et d'épanouir ses talents, son mérite. Égalité grâce à de solides valeurs transmises par la famille comme le goût du travail.

Égalité par l'école bien sûr, l'école de la République qui doit croire aux chances de chacun de ses enfants. Égalité par la solidarité du peuple français attaché à donner à ceux que la vie n'a pas épargné. L'égalité par la justice qui doit traiter chacun de la même manière donner les justes peines et toujours défendre la loi française, la loi du peuple français, les principes essentiels que s'est donné à travers les âges le peuple de France. C'est aussi cette fraternité. Ce sont aussi toutes ces petites fraternités à l'œuvre partout dans le pays chaque jour qui font de la France et sa mission, son âme.

Alors, Français d'origine française ou français d'origine étrangère, mais français avant tout. La liberté, l'égalité et la fraternité sont aussi notre patrimoine et elles sont menacées, fragilisées aujourd'hui. L'UMP puis le PS, Sarkozy, Hollande, Valls, tous ont mis en place les conditions d'un bouleversement de nos principes essentiels. En saccageant l'économie de la France, ils ont fait perdre à notre pays sa confiance et il est long le travail, vous savez, pour redonner aux Français, aux salariés, aux chefs d'entreprise la conscience que la France peut renaître et se prendre en main.

En laissant la loi de la jungle s'installer en France, en démobilisant les forces de l'ordre, en amenuisant la rigueur de la justice, ils ont donné aux voyous le courage de continuer et laissé aux victimes le seul droit de se cacher. et en laissant l'immigration devenir massive, en vidant la nationalité de son contenu de mérite et de devoir, ils ont porté un grand tort à la France, aux Français de toujours mais aussi à tous ces immigrés devenus Français et qui ont fait le choix du respect et de l'assimilation. Nous sommes à Perpignan et à Perpignan, vous voyez les ravages d'une immigration non maîtrisée.

Sachez que je demanderai à tous les maires patriotes qui seront élus en mars prochain et j'espère donc à Louis, le futur maire de Perpignan, de respecter certains engagements que je prends devant les Français. Oh qu'on ne s'y trompe pas, je ne demanderai à aucun maire élu sous nos couleurs d'aller au-delà des compétences municipales. C'est dans le respect absolu de la légalité républicaine que je demanderai à nos maires d'agir. Mais je leur rappellerai quelques grands engagements de campagne qu'ils pourront reprendre à leur compte en tant que maire. Parmi ces engagements, il y a celui que je veux formuler devant vous aujourd'hui.

Sait-on combien l'immigration clandestine au niveau d'une commune pèse sur les contribuables ? Sait-on quelles sommes sont chaque année engagées dans les budgets communaux pour l'instruction des enfants issus de l'immigration clandestine ? Nous ne pouvons négliger que les écoles coûtent aux mairies qui doivent fournir personnels d'entretien locaux et autres budgets ? Sait-on aussi combien pèse l'immigration clandestine sur les comptes sociaux d'une ville ? L'aide sociale dans les communes est bien souvent aujourd'hui non transparente et l'allocation des budgets n'est guère aisée pour qui n'est pas aux manettes.

L'immigration en particulier clandestine a un coût pour les municipalités pas seulement pour l'État mais bien aussi pour les collectivités. Alors il faudra que nos maires pratiquent la transparence et qu'ils évaluent les coûts liés à cette immigration clandestine et qu'ils en informent les concitoyens. Il faudra aussi que les maires patriotes fassent pression sur l'État UMPS pour l'amener à prendre conscience du coût de l'immigration au niveau national et pour le faire dériver de son objectif insensé d'une immigration de masse.

Moi je pense que nos maires pourraient utilement exercer une pression en demandant à l'État des compensations financières égales aux coûts avérés de l'immigration clandestine dans leur ville. On pourra l'affecter à la baisse des charges pesant sur les contribuables de ces villes et qu'est-ce qu'elles sont lourdes ces charges de plus en plus lourdes. Je pense, je le disais, aux coûts pour nos écoles, nos cantines, les transports des demandeurs d'asile déjà logés gratuitement par l'État et en attente de l'instruction de leur dossier d'asile pendant de longs mois.

Donc l'idée n'est pas de transférer d'un échelon à l'autre et donc d'un impôt à l'autre la prise en charge des coulis à l'immigration clandestine dans les communes mais bien de faire prendre conscience à l'État de l'impact de cette politique néfaste. Peut-être de cette manière. Ce sera-t-on enfin chez nos élites aveuglées par leur idéologie mondialiste de promouvoir une politique aussi dramatiquement coûteuse tant pour nos finances que pour notre identité et dont les effets se font ressentir partout sur le territoire. Voilà une proposition de bon sens pour nos candidats futurs élus patriotes.

Il y en aura bien d'autres des changements salutaires impulsés par nos maires qui méritent en conclusion d'être donnés c'est que quel que soit le sujet l'avenir de la France passe par la reprise en main de son destin par son peuple un peuple

Marine Le Pen à Perpignan (2/2) — Marine Le Pen · Pourquijevote