Thierry Cozic : « Le débat parlementaire a eu lieu, mais l’usage du 49.3 s’impose »
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
On va parler de ces actualités avec vous. Thierry Cosic, bonjour. Merci d'être notre invité sénateur socialiste de la SART chef de fil du budget pour les socialistes ici au Sénat.
On va évidemment revenir sur cette actualité budgétaire mais d'abord on commence par les unees de la presse régionale. On en a sélectionné trois, on va les regarder ensemble. D'abord la une de la dépêche présidentielle.
Le Pen bientôt hors jeu. C'est la question à la une du journal. Le procès des assistants parlementaires du Front National qui s'ouvre donc aujourd'hui devant la cour d'appel de Paris.
L'enjeu est de taille pour Marine Le Pen. condamné à l'inévibilité en première instance, elle risque d'être privée de présidentiel. Deuxième une, c'est celle de la montagne.
Le commerce en jeu majeur à la campagne, à l'approche des municipales. La question de la vitalité des centrebourgs s'impose comme un dossier essentiel. Et puis dernière une, c'est celle de Ouest France en Iran.
Le régime contesté répond à la rue par la force face aux contestations qui tiennent la rue euh de nombreuses villes depuis euh fin décembre. Le régime démola a recours à une répression meurtrière. De quelle une avez-vous envie de nous parler ?
Écoutez, peut-être peut-être la une de de la dépêche sur le le Pen bientôt hor. Je crois que c'est aussi assez significatif. On est il y a pas de justiciable, tout le monde est justiciable en France et je crois que c'est aussi la la force de la force de la République.
Je rappelle quand même qu'il y a des détournements de fonds de fonds publics derrière cette derrière cette affaire. Il y a pas de raison que Marine Le Pen comme un autre puiss ne puisse ne serait pas justiciable comme les autres. Moi plutôt sur sur cette, ça me rassure ça me rassure de me dire qu'à un moment on a la capacité, quel que soit son statut aussi d'être condamné.
Et je crois que c'est c'est aussi important. Vous avez entendu hier Jordan Bella qui s'est exprimé, on l'a entendu dans le journal. Il serait profondément inquiétant pour la démocratie que la justice prive les Français d'une candidate à la présidentielle donnée aujourd'hui comme favori du scrutin.
C'est ce que dit le président du RN. Qu'est-ce que vous dites de cette déclaration ? Écoutez, moi simplement je ne vais pas préjuger du résultat de du résultat de la du procès.
Simplement, il il y a une procédure en cours. Il n'y a pas de raison aujourd'hui qu'elle soit qu'elle ne soit pas justifiable comme justifiable comme comme les autres. Et donc on va attendre on va attendre la suite simplement.
Je pense qu'à un moment il faut aussi que il y a des il y a des règles. On a une constitution, il y a des règles, il un état de droit, il faut le respecter et c'est valable pour le président de la République comme pour les autres. Et la question de l'exécution provisoire qui a été mise en débat après cette décision, il faut la revoir pour vous.
C'est c'est pas c'est pas qu'il faut la revoir, c'est qu'il y a un moment le parlement l'a voté à l'unanimité. Je ne vois pas pourquoi aujourd'hui quand ça s'applique, il faudrait revenir dessus. Enfin, il y a un moment, il y a une décision qui a été prise.
Elle a été prise collectivement. règle de l'unanimité, je ne vois pas pourquoi reviendrait dessus aujourd'hui. Selon les derniers sondages, Jordan Bardella est une meilleure chance de victoire pour le Rassemblement national que Marine Le Pen.
Est-ce que pour vous, il a un adversaire plus difficile à battre ? Écoutez, tous les adversaires sont difficiles à battre. Simplement aujourd'hui.
Aujourd'hui, laissons la campagne. Il y a encore un peu de temps d'ici d'ici la campagne des présidentiels. Laissons les choses se faire.
Il y aura des candidats un peu partout. Le débat s'organisera. Je reste persuadé qu'aujourd'hui Jordan mais est-ce que politiquement pour vous, pour les socialistes, l'éligibilité de Marine Le Pen ce serait une mauvaise nouvelle ?
Écoutez la la question la question la question n'est pas là. Simplement nous avons des adversaires. Le RN est un adversaire ce soit Jordan Bardella ou Marine Le Pen, nous le traitons de la même manière.
On va parler du budget puisque vous êtes le chef de fil du PS au Sénat sur cette question du budget. Le projet de loi de finance qui revient aujourd'hui dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale et c'est le texte du Sénat qui va être examiné. et Stéphane, on va voir avec vous justement ce qu'il va se passer maintenant.
Oui, les députés vont donc reprendre l'examen du budget de l'État en théorie jusqu'au 23 janvier. Ils vont plancher sur le texte voté au Sénat fin novembre puisque rappelez-vous, il n'y a pas eu d'accord en commission mixte paritaire entre députés et sénateurs. Le projet de loi de finance poursuit donc normalement la navette parlementaire.
En deuxème lecture, d'abord à l'Assemblée nationale avant de revenir au Sénat. Impossible de vous dire précisément quand il sera de retour à la chambre haute he ça dépend de si les députés rejettent la partie recette si le gouvernement déclenche le 493 ou si les députés vont bien au bout des débats et ensuite et bien après le Sénat le texte retournera à l'Assemblée puisque les députés ont le dernier mot. Et sur quoi va porter la discussion à l'assemblée Stéphane ?
Alors, d'abord sur le déficit, le gouvernement veut ramener la copie budgétaire à moins de 5 % de déficit pour l'année prochaine. Pour le moment, après les mesures votées au Sénat, le ministre de l'économie estime que nous sommes à 5,4 % de déficit. Ça veut dire qu'il faut encore trouver 11 milliards d'euros pour rééquilibrer la copie.
C'est bien là tout le problème. Le Parti socialiste préférait augmenter les recettes de 7 milliards. Pour LR, c'est plutôt 3 milliards de recettes en plus, 6 milliards de dépenses en moins.
On voit bien que tout le monde n'est pas d'accord. Et oui, parce que sur le fond, il y a toujours des divergences. Tout à fait.
Ça concerne beaucoup beaucoup de mesures. On peut parler ici de la surtaxe de l'impôt sur les sociétés pour les grandes entreprises, la taxe sur les holdings ou encore l'impôt sur la fortune improductive. Ça, ce sont des demandes que vous faites Thierry Kozic, avec le Parti socialiste.
Il existe aussi des divergences sur la prime d'activité que certains veulent réduire. Bref, c'est compliqué hein de mettre tout le monde d'accord. Écoutez d'ailleurs ce qu'en pense le sénateur LR Olivier Paco c'était au micro public Sénat de Quentin Calmet.
Le gouvernement est pris à son propre piège. Il n'a tendu la main qu'au socialiste et aujourd'hui il est encore plus obligé de l'attendre. Donc je sais pas, il va falloir qu'il y ait une mutation génétique pour que la main se démultiplie.
Il a beaucoup cédé au Parti socialiste et ça ne suffit pas. Les socialistes sont des maîtres chanteurs mais ça marche. Ça a marché.
Donc je comprends qu'il continue mais le problème c'est que d'autres ne sont pas dans cet état d'esprit. C'est un piège dans lequel le gouvernement s'est lui-même plongé. Thierry C, je vous interroge sur ce que disait votre collègue le sénateur LR Olivier Paco.
Est-ce que le PS peut faire des efforts encore pour obtenir un accord ? Est-ce que c'est à vous de faire des efforts ? Non, mais simplement un moment, il y a Je crois quand même que dans la situation, on va regarder, je dire quand même que sur la situation, je suis particulièrement inquiet.
Plus ça va, plus j'ai l'impression que la voie de passage est de plus en plus étroite. J'ai regardé, j'ai j'ai suivi les débats en commission par rapport à la la première lecture du du budget à l'Assemblée. Chacun reste campé sur ses positions, que ce soit les Républicains, le bloc central qui avait voté des choses en première lecture ne les vote plus en seconde.
Donc c'est de plus en plus compliqué. Moi je je le redis, le PS s'est mis à disposition pour trouver un compromis. Un compromis nécessite que tout le monde soit soit d'accord pour avancer sur un texte.
Les Français attendent un budget, les collectivités en ont besoin, l'économie en a besoin. Globalement, tout le monde est d'accord. Mais est-ce que vous êtes des maîtres chanteurs comme Non, mais ça simplement c'est simplement qu' a on est dans un moment où le Sénat et notamment la majorité sénatoriale est revancharde et revancharde avec la sortie ratée du gouvernement de Bruno Retaillot.
Il y a des positions. Je siégeeais dans la CMP sans sans en dévoiler les contours. Je pense qu'il y avait un moyen il y avait un moyen de trouver un compromis et d'avancer simplement.
On qu moyens ? Des moyens des moyens de de s'entendre sur des choses. Donc il y a une voix de passage.
Je pense qu'il y a une voix de passage mais elle est de plus en plus étroite puisque chacun est en train de se se durcir sur ses positions. Je pense qu'il y a il y a une voie de passage. Il faut que chacun accepte un peu de me de mettre d'eau dans son vin comme on dit et notamment les républicains.
Mais elle est où la votre passage ? Sur quel sujet ? notamment en matière en matière de en matière de recette fiscale.
Aujourd'hui, je enfin le on a on a une droite qui nous qui nous fait état de sérieux budgétaire et qui au final a accroit le déficit à la sortie du sur le budget du Sénat. Donc je crois que vous savez ce que ce que nous nous revendiquons, on en nous venons d'en parler. Nous pensons qu'aujourd'hui il faut mettre à contribution les plus grosses entreprises de ce pays ainsi que les plus fortunés.
Il y a un certain nombre de propositions qui ont été faites, que ça soit la surtaxe IS, que ça soit la taxe sur les holdings qui sont qui sont des recettes sur lesquelles on compte, sur lequel le gouvernement semblait d'accord d'avancer qui est qui est une piste. Et justement Stéphane sur le fond pour essayer de rapprocher les points de vue des réunions sont organisées au ministère de l'économie. La dernière c'était hier.
Oui. Des réunions collectives avec la ministre du budget auquel participent les Macronistes, Horizon, les Républicains, le Modem, Liot ou encore le Parti socialiste. RN et LFIE n'ont pas été invités.
Le PCF et les écolos ont refusé de rejoindre ces discussions. Alors, lors de ces réunions, les parlementaires tentent de trouver des points de convergence, mais le gouvernement parle aussi certainement he d'utiliser l'article 493 qui permettrait d'adopter le budget avec les mesures choisies par le premier ministre sans se risquer à un vote positif des députés qui serait très difficile à obtenir. Mais d'un autre côté, ça l'expose à une censure.
Une autre piste plus sûre pour la suivi du la survie du gouvernement, ce sont les ordonnances. un outil jamais utilisé pour le budget mais qui ferait entrer en vigueur la première version présentée par le gouvernement. Il y a encore beaucoup d'inconnus sur cette possibilitél à ce que le gouvernement n'utilise pas le 493.
Est-ce qu'aujourd'hui finalement c'est la voie la plus simple pour qu'on puisse obtenir un budget comme vous l'appelez de vos vœux ? Écoutez sur sur le 493, je je le rappelle c'est la Constitution donne le pouvoir au gouvernement d'engager le au premier ministre d'engager d'engager le 493. aujourd'hui c'est de la responsabilité du du premier ministre sur le sur le fait de recourir au 493.
Ce qui ce qui est intéressant, c'est d'avoir trouvé un texte de compromis pour pouvoir pour pouvoir le déclencher. Je considère vraiment ça n'engage que moi que le débat parlementaire s'est tenu. Nous sommes allés très loin dans dans la réflexion, dans l'étude de ce budget et qu'à un moment il faut aussi siffler la fin la fin du jeu.
On est à 2 mois d'une échéance majeure que sont les élections municipales. Je crois que les Français aujourd'hui attendent d'autres choses que de la que la classe politique qui s'écharpe sur un budget. Plus personne ne comprend rien et je peux en témoigner en tant qu'élu local.
Euh nos concitoyens ne comprennent plus ce qui ce qui se passe. Je crois qu'il est il est temps qu'à un moment on ait une boîte sortie et le 493 on est. Mais est-ce que vous savez comment s'est passé la réunion d'hier ?
Je Non, j'ai pas j'ai pas eu d'éco sur le sur la sur la réunion. J'imagine que chacun chacun a présenté ses voilà ses orientations, ses lignes rouges et que l'objectif c'est de Mais quel compromis vous êtes prêt ? Quelle ligne rouge vous êtes prêt à lâcher vous ?
Écoutez, nous nous on est on est très clair, on souhaite qu'il y ait de la justice fiscale. Donc ça veut dire que les les je redis, les plus riches soient mis à contribution. On a proposé même une taxe Zucman ultra light.
On a tout ce que vous souhaitez. Mais qu'est-ce que vous êtes prêt à lâcher pour qu'il y a un compromis ? Écoutez, après c'est après il faut il faut il faut regarder globalement parce qu'aujourd'hui on a on est face à le compromis, il nécessite d'avoir plusieurs interlocuteur.
Le gouvernement aujourd'hui euh a des échanges avec le parti socialiste, nous écoute, on échange, on avance mais il faut aussi élargir le élargir le cercle et il faut moi, j'appelle notamment la droite républicaine à un moment à se mettre aussi autour de la table et de faire état de ces de de de ces revendications. Il y a une voie de passage, on est tous d'accord entre PS bah entre l'R et PS et puis le bloc central enfin il y a l'arc républicain tel tel qu'il existe aujourd'hui fait que fait que normalement on doit trouver une passage optimiste sur le fait qu'on a un budget en janvier. C'est c'est propre de de ma façon de penser.
Je suis toujours optimiste. J'ai quand même la le sentiment qu'on doit y arriver. Et ce compromis c'est finalement c'est un accord de non censure peut-être parce que le 493 reste sur la table. le le 49 aujourd'hui tel que tel que la la la composition de l'Assemblée nationale paraît difficile d'adopter le budget.
Donc moi, je pense que le 49 une fois que les débats le débat parlementaire s'est tenu de manière riche riche et variée avec beaucoup d'échanges, je pense que le 493 une fois que le compromis est mis sur la table s'impose et donc clairement aujourd'hui alors que vous c'est vous qui avez demandé vous socialistes à ce qui n'est plus de 493. Le 493, nous avions nous ne voulions pas revivre ce que nous avons vécu avec avec Barnier qui a été de dégainer le 493 avant avant Mais est-ce que là vous dites on a fait une on a fait une erreur pas 49 de faire du du non 493 une condition. Non, après il y a pas il y a pas d'erreur parce que Saul mérite d'ouvrir le débat de laisser le débat parlementaire se tenir et je crois qu'on a besoin les députés, les sénateurs ont besoin aussi d'échanger sur le sur le budget.
Donc aujourd'hui, je considère que il est il est il est utile et il est peut-être temps de passer au 493. Ça c'était pour l'option 493. Il y a aussi l'option ordonnance qui est plus floue.
Qu'est-ce que vous pensez de du recours aux ordonnances ? Clairement sur les sur les ordonnances, je suis beaucoup plus réservé. Euh je pense que le risque de censure est beaucoup plus fort. 493 ça veut dire que le les ordonnances ça veut dire que le gouvernement à un moment passe en force plutôt sur son projet et ça ça me paraît beaucoup plus compliqué.
Donc ça veut dire qu'en fait on onil complètement le travail qui a été fait au Parlement et donc là je suis quand même beaucoup plus réservé sur les ordonnances. L'Assemblée nationale qui va examiner aujourd'hui le texte du Sénat, est-ce que derrière le Sénat doit réexaminer à nouveau le texte ou est-ce qu'il faut faire comme sur le budget de la sécurité sociale, laisser désormais la main à l'Assemblée ? Mais vous saz vous savez je je redis on est on est dans dans un moment particulier une droite sénatoriale revancharde dogmatique on l'a vu sur ce budget ne veut absolument aucune nouvelle nouvelle recette ne veut pas bouger sur ça et donc en fait on s'est exclu du jeu.
Je je le dis clairement sur le PLFSS, le le Sénat a été outrancié dans dans dans le projet dans dans le projet tel qu'il est sorti du Sénat, il a été éjecté en dehors et il se passe exactement là vous souhaitez qu'il y a un nouvel examen au Sénat ou vous dites c'est préférable que le Sénat ne l'examine pas à nouveau et que ce soit l'assemblée qui dernière écoutez moi je tant qu'on enfin je suis parlementaire je suis là aussi pour pour pouvoir échanger donc dans dans les faits il serait plus il serait intéressant qu'on puisse qu'on puisse continuer l'échange simplement un moment si c'est pour ressortir la copie telle qu'elle est elle est sortie en première lecture, je ne vois pas l'intérêt clairement. Un dernier mot Stéphane. Oui, là-dessus en fait enfin c'est c'est aussi le rôle du Sénat d'être cette deuxième chambre qui fait contrepoids mais qui n'est pas décisive.
Ça avait pas été le cas avec Michel Barnet et François Baou mais le Sénat finalement retrouve sa place. Retrouve sa place. Alors il y a il y a un sujet quand même sur lequel je crois qu'il faut que on soit particulièrement attentif.
D'ailleurs, hier, j'ai publié dans un grand quotidien français une tribune sur le sur le sur demandant à l'Assemblée nationale faire attention à ne pas vassaliser les collectivités territoriales. Je suis très inquiet du sujet collectivité territoriale et le budget et on on va parler des collectivités des maires et de ce qu'ils attendent de ces discussions budgétaires. On va aller chez vous dans la Sart, on va au M.
Bonjour Serge Danilo, merci beaucoup d'être avec nous. rédacteur en chef au MENLIP Serge avec vous. On va continuer à parler de ces incertitudes autour du vote du budget avec les conséquences sur le terrain auprès des mares.
Oui, moi j'avais une question à à Thierry Cig puisque depuis le début janvier vous arpentez les routes saroises pour aller à l'encontre à la rencontre des des maires qui présentent leurs vœux. Alors, c'est des vœux tout à fait particuliers, hein, cette année. 1, ils sont dans un flou total, ils peuvent pas commencer le début d'un budget et puis dans 2 mois, c'est les élections municipales.
Qu'est-ce que Qu'est-ce qu'ils vous disent ? Ils doivent être exaspérés devant devant le spectacle auquel ils assistent dans les deux chambres. Exaspérer, je Bonjour.
Bonjour. Exaspéré. Je ne sais pas si le terme le terme est exact.
Il y a il y a une forme de il y a une forme de ralbol. D'autant plus qu'on sort quand même d'un mandat qui a été particulièrement difficile. 2020-26 a été un mandat très compliqué pour les exécutifs locaux.
Ce soit la crise du Covid, la guerre en Ukraine, le avec la les crise politique parce que la dissolution ratée est aussi un élément simplement vous savez il y a une capacité de résilience chez les chez les élus locaux qui qui fait qu'à un moment il ils s'adaptent. simplement quand même, il y a une vraie inquiétude sur le budget en cours. Certes, c'est pas tant le fait qu'il y ait pas de budget de d'adopter, c'est plutôt ce qui est annoncé, c'est qu'aujourd'hui l'État et notamment le gouvernement veut mettre à contribution les les comment les collectivités territoriales de manière euh extrêmement importante.
Je rappelle que l'effort qui a été demandé dans le projet initial, c'est près de 15 % quand quand on sait que le le le comment le poids des collectivités territoriales dans l'endettement, c'est 8 %. Donc aujourd'hui, on voit que l'effort est considérable. Je suis très inquiet, je je le redis.
Cette tribune hier, elle avait vocation aussi d'interpeller les députés pour dire attention, les collectivités territoriales ne peuvent pas être la variable d'ajustement budgétaire. Je crois que là, il y a il y a un vrai risque. Le travail qui a été fait au Sénat a amenuisé l'effort qui a été fait.
Il faudrait pas que on utilise la l'instabilité pour remettre à contribution fortement les collectivités qui sont des acteurs majeurs dans les territoires. Est-ce que vous ne craignez pas justement que euh ces ces débats qui durent depuis des semaines et des semaines aient des conséquences directes sur les élections municipales de mars prochain ? Écoutez de comme vous l'avez dit, j'ai arpenté la j'arpente la sarte en long, en large et en travers depuis le début de du mois.
J'ai pas j'ai pas ce sentiment. Je j'ai pas ce sentiment. Il il y a une inquiétude, mais je ne crois pas qu'aujourd'hui la le budget soit la soit et une répercussion sur sur l'élection à venir.
Le maire reste l'éluxité préférée des Français et ça se sent dans ces cérémonies de vœux. Il y a beaucoup de monde dans les cérémonies de vœux. Donc il y a aussi besoin de de ce moment d'échange avec les élus locaux et je trouve que ce message est plutôt optimiste à c'est un message d'optimisme à quelques semaines d'une échéance que moi je considère majeure.
Merci Serge Anilo, merci d'avoir été avec nous depuis la SART. La une du MLIP, c'est un autre sujet, c'est la réforme des grands excès de vitesse, une réforme déjà remise en cause, c'est à la une de votre journal. Merci Serge et à très vite.
On a parlé de la contestation des agriculteurs et on l'a vu dans le journal Le Retour ce matin. Des tracteurs dans Paris, mobilisation dans plusieurs territoires du pays. On reste chez vous dans la Sartte.
Bonjour Nicolas Ludière, merci beaucoup d'être avec nous ce matin. Vous êtes le maire Horizon de Sablé sur Sart. La mobilisation des agriculteurs qui on le voit se poursuit notamment contre le Mercosour.
Est-ce que vous la comprenez ? Est-ce que vous la soutenez cette mobilisation ? On la soutient totalement.
C'est une colère qui est totalement légitime et on doit l'entendre. Il y a trop d'incertitude pour leur avenir et pour le nôtre aussi au final. Leur combat, c'est aussi le nôtre hein, notre souveraineté alimentaire et puis qu'ils aient une rémunération juste de leur travail.
Donc on les soutient, on est derrière eux parce qu'on a besoin en plus l'agriculture française est reconnue comme une agriculture de qualité et on voit tout le travail qui est fait par nos agriculteurs aujourd'hui dans notre pays. Thierry Cic, c'est une mobilisation que vous soutenez que vous comprenez. Est-ce que le gouvernement est à la hauteur ? le le gouvernement est alors je ne sais pas si le gouvernement est à la hauteur.
Toujours est-il quand même que moi ce que je note quand même dans dans cette affaire dans cette affaire du Mircoû, je sais pas si on peut parler d'affaires, c'est quand même la perte d'influence de la France en Europe. C'est quand même quand même ça qui est extrêmement important. On a un président de la République qui est démonétisé, inaudible et finalement aujourd'hui on se retrouve en difficulté.
La crise, la crise telle qu'on la vit aujourd'hui, elle est aussi liée à un moment, elle est de la responsabilité du gouvernement du gouvernement et du président de la République qui n'ont pas eu la capacité aussi à les inverser. C'est pas nouveau que le Parlement alerte sur la ratification du Mercur. Je crois que c'est et là et aujourd'hui moi je je mets aussi du côté des agriculteurs, ils leur combat est légitime, ils ont raison de de aussi de marquer leur inquiétude aujourd'hui et Nicolas Ludier vient de le dire, on a besoin de l'agriculture, d'une agriculture forte, résiliente.
Je crois que il y a eu des efforts de fait de la part du monde agricole. Je crois qu'il est important aussi de pouvoir de pouvoir les accompagner simplement quand même. Ce qui est sous-jacent, c'est quand même la perte d'influence de de de la France dans l'Union européenne et dans le monde plus général.
Même constat pour vous Nicolas Ledier, le l'histoire du Mercur et et le fait que cet accord va être signé samedi, c'est révélateur de l'échec de la France, d'un échec d'Emmanuel Macron aussi. Bah, je pense qu'on est dans un échec. Effectivement, on a voulu jouer un moment un peu les gros bras.
On s'est dit que ça allait passer et on voit que ça ne passe pas. On voit aujourd'hui une Europe qui quand même qui n'est plus entendue. Enfin, c'est mon sentiment.
On a on est pris en étour entre deux gros blocs aujourd'hui. D'un côté, l'ouest et l'est et puis on a pu une voix audible alors que la France a été une voix forte et notamment au niveau de l'agriculture, au niveau européen. Aujourd'hui, on a pu cette voix très clairement.
Nicolas Lier, c'est ces mobilisations, ces manifestations, elles ne se passent pas toujours dans le calme. Il y a eu des dégradations aussi lors de certaines mobilisation notamment du du côté de chez vous. Ça c'est quelque chose que vous avez du mal à accepter ?
Bah, disons qu'on est là pour les soutenir mais faut qu'il mesure aussi que dès qu'ils font euh des rassemblements où ils vont mettre des feux sur des ronds-points, où ils vont euh euh comment dire euh aller avec leurs tracteurs sur les ronds-points, faire des ornières et cetera, c'est une remise en état qui qui impacte forcément les collectivités locales. C'est nous qui dons remettre ça en place. Et comme le disait tout à l'heure Thierry Cosic, le le sénateur, aujourd'hui les budgets, on mesure au centime près dans dans nos communes.
Donc c'est c'est des choses qui qui viennent un peu en contradiction. On est là pour les soutenir, mais nous derrière on a aussi une remise en état de nos espaces publics. Et ça c'est c'est quelque chose que j'ai du mal à accepter très sincèrement.
Alors on a fait un une constatation des dégâts qu'il y avait eu la la dernière fois. On a j'ai pas voulu porter pointe. on a fait une constatation.
Voilà, j'ai le soutien est qu'on est pas porté pointe. Alors à chaque fois on nous dit oui c'est pas grand-chose. Oui c'est oui mais 2000 3000 € à chaque fois comme ça et ben au final ça fait quand même des budgets importants pour les collectivités.
Donc vous chiffrez juste c'est que chacun vous les chiffrez à combien juste pardon monsieur le maire vous les chiffrez à combien les dégradations suite à ces mobilisations ? Là les dernières on doit être à 3000 €. Bon vous allez me dire pour un budget comme sablé bon 3000 € qu'est-ce que c'est ?
Mais mais voilà, c'est toujours ça en plus et aujourd'hui on a plus besoin on a surtout pas besoin de ce plus aujourd'hui très clairement et je pense que ça va renforcer aussi notre soutien et même des habitants parce que certains ils sont un peu agacés aussi de voir qu'on que l'espace public est est saccagé. Thierry Cosic 3000 € hein c'est ce que dit monsieur le maire de de Sabler sur ça dans un contexte de difficulté financière pour les collectivités. Vous vous comprenez sa réaction ?
Oui oui oui, je comprends je comprends très bien. Le le choix a été fait de moi je enfin le droit de grève est un droit inaliénable. Donc tout le monde tout le monde a le droit de manifester de manière organisée dans la cité.
Après quand il y a des dégradations, moi ça ne me choque pas qu'à un moment la collectivité se retourne sur le sur l'organisateur et mette elle mette à contribution. Aujourd'hui, c'est pas c'est pas une question de savoir si les budgets sont contraints, c'est une question de responsabilité. Moi, ça ne me choque pas qu'aujourd'hui il y ait des dépôts de plainte et des mises des mises à des mises à contribution sur le sur le sur les dégâts.
Voilà, le choix a été fait. J'imagine que c'est des des des comment des dégâts d'ampleur mesuré mais c'est toujours 3000 €. C'est 3000 € c'est 3000 € qu'on ne pourra pas mettre ailleurs et qu'on ne pourra pas investir dans l'économie locale.
En en cas de nouvell dégradation, Nicolas Led, est-ce que vous pourriez vous retourner contre les agriculteurs et cette fois aller jusqu'à porter plainte ? Oui, je porterai plainte la prochaine fois. en en demandant réparation là parce que là les 3000 € c'est la commune qui a compensé.
Ah oui, tout à fait. C'est nous qui allons commencer mais la prochaine fois voilà. Merci beaucoup.
Merci Nicolas Led, merci d'avoir été notre invité euh maire Horizon de Sablé sur merci d'avoir été avec nous et merci Thierry Czy avoir été notre invité pendant cette première demi-heure. On va suivir on va suivre évidemment les discussions budgétaires qui reprennent donc aujourd'hui à l'assemblée et on verra la suite au Sénat. Merci d'avoir été notre invité.
Thierry Cozic