"Submersion migratoire", taxation des grands groupes... Le "8h30 franceinfo" de Jean-Philippe Tanguy
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Bonjour Jean-Philippe Tanguy. Bonjour.
Dans une heure, vous allez entrer dans une salle de l'Assemblée nationale avec 13 de vos collègues parlementaires pour une ultime concertation sur le budget. Ça s'appelle la commission mixte paritaire qui se tient dans un contexte un peu particulier puisque Bernard Arnault, l'homme le plus riche de France, PDG de LVMH, a tiré à boulet rouge sur la fiscalité en France et en particulier sur les taxes sur les entreprises. Ça s'appelle quoi ? C'est un coup de pression, un chantage ?
Écoutez, moi je ne l'ai pas vécu comme ça. On reviendra après sur la CMP. Mais sur ce que dit M. Bernard Arnault, on fonce des portes ouvertes sur la fiscalité, sur la production en France. Ce qui est quand même dommage, c'est que ces grands entrepreneurs ont souvent soutenu Emmanuel Macron et d'autres gouvernements qui sont responsables de cette situation.
La fiscalité n'avait pas bougé, au contraire, elle était en leur faveur jusqu'à présent.
En fait, c'est un faux-semblant. C'est-à-dire que M. Macron a beaucoup soutenu la spéculation, les revenus spéculatifs, la finance, mais peu l'économie de production. Par exemple, les impôts de production, les fameux impôts de production. Il y a eu quelques baisses d'affichage, mais comme ils ont augmenté tout partout, en fait, ils sont stables autour de 5% de PIB. Ils sont entre 1 et 2% en Allemagne. Et c'est à peu près valable sur la totalité des choses. Donc en fait, il y a eu beaucoup d'affichage. Dans la réalité, il est toujours très dur de produire en France à cause des charges, à cause des normes.
Donc là, il est question d'une surtaxe. Est-ce que vous soutenez cette surtaxe-là ?
Alors malheureusement, pour remplir les caisses de l'État, si vous voulez, il y a un moment, il n'y a pas de baguette magique. Donc nous, on avait proposé des mesures sur les surprofits, c'est-à-dire différencier les mauvais profits faits sur la spéculation, faits sur des mauvaises pratiques commerciales. Ah non ? Oh non ! Moi, je pense malheureusement que les surprofits ont encore continué dans certains domaines, d'ailleurs. C'est des amendements qu'on avait pu voter en commun avec la gauche, mais très ciblés. Et eux, ils ont choisi une mesure générale de 8 milliards d'euros sur toutes les entreprises. Non, sur celles qui font un chiffre d'affaires de plus d'un milliard. Oui.
Donc c'est vraiment le groupe LVMH, ce sont vraiment les grosses, grosses entreprises.
Ce n'est pas les TPE, les PME. Un milliard d'euros, si vous voulez, ce n'est pas un critère de vertu. Le fait d'être gros ou de faire des gros profits, ce n'est pas si vous êtes comporté bien ou si vous êtes comporté mal. Vous pouvez vous être mal vous comporter et vous planter, et vous pouvez vous comporter bien et faire des gros profits. Ce n'est pas la pénalisation du fait de réussir les propositions du Rassemblement National. C'était, comment dire, faire une différence entre des entreprises qui ont subi l'inflation, ce n'est pas de leur faute, et celles qui en ont profité dans l'agroalimentaire, dans le transport, dans la finance.
Mais du coup, là, Bernard Arnault, il manque de patriotisme ? Comment ? Du coup, Bernard Arnault, il manque de patriotisme ?
Non, mais Bernard Arnault, pour le coup, c'est quelqu'un qui, quand même, produit en France. Peut-être par patriotisme, surtout parce que le secteur sur lequel il est impose de produire en France, parce que vous ne vendez pas de la même façon un sac fabriqué en France, pas d'une France.
Mais il réfléchit quand même à délocaliser certaines de ses productions aux Etats-Unis, puisque, dit-il, là-bas,
Donald Trump, va baiser les taxes ? Oui, alors, je ne sais pas si c'est pour ça, après, il était aussi à l'Assemblée Générale de ses actionnaires, il défend aussi une politique, il défend une vision, il était à la cérumine d'investiture de Donald Trump, ce qui, moi, m'a choqué, non pas que Bernard Arnault soit, mais que la France soit représentée par un chef d'entreprise et pas par des personnalités publiques. Moi, je pense qu'on passe dans un autre monde, on passe dans un monde où l'argent a un pouvoir excessif par rapport aux politiques et à la démocratie, mais il l'a déjà fait au mandat précédent.
Il a rendu aussi quelques services, parce que c'est toujours facile de critiquer un chef d'entreprise dont l'État français s'est servi pour alléger un certain nombre de négociations avec M. Trump. On sait qu'il a joué les entremetteurs. Sur le Covid, il a pu rendre un certain nombre de services, comme la grande distribution. Et donc, le macronisme, en fait, est pris dans ses propres contradictions, c'est-à-dire à la fois de s'appuyer beaucoup trop sur un nombre minimal de personnalités très puissantes.
Mais là, vous dites quoi du coup à Bernard Arnault ? Je suis désolée, mais il va falloir payer un peu plus.
Là, cette année, oui, en tant que grand chef d'entreprise, malheureusement, à cause de... Oui, ou deux ans initialement, à cause de la politique lamentable de M. Macron, qui a créé plus de 1 000 milliards de dettes, qui a multiplié les impôts, nous sommes obligés de demander une certaine contribution pour que le déficit ne s'effondre pas. Mais cette contribution ne peut pas cacher le fait qu'il n'y a pas d'économie. Et on en revient à votre propos de départ. On arrive dans cette CMP. Il n'y a pas d'économie structurelle pour la France. Et avant de taxer tout le monde, il faudrait faire des économies.
Alors précisément, cette commission mixte paritaire, cette réunion qui est entre 7 sénateurs, 7 députés, dont vous, Jean-Philippe Tanguy, tout à l'heure, dans moins d'une heure. Dans quel état d'esprit est-ce que vous y entrez ? Est-ce que vous pensez qu'il y aura une solution dans les heures ou les jours qui viennent, selon le temps que ça va durer ?
Écoutez, je suis très inquiet parce qu'en fait, on rentre dans sa CMP avec très peu d'informations. On a un budget ectoplasmique. Donc on a une masse informe qui n'a pas de forme, qui hante le Parlement, qui peut faire du mal et qui peut faire peur aux Français. Mais il n'y a pas d'objet politique dedans. Donc en fait, on a l'impression que M. Béroud avait l'obsession de ne froisser personne, de ne déranger personne. C'est vrai que ce budget aujourd'hui n'a pas de mesures, comment dire, écarlates, comme l'avait celle de M. Barnier, des impôts sur les classes moyennes, des débats de droit. Il n'y a rien qui ne crisse personne en fait.
Moi, je vois même les critiques par exemple des insoumis sur le budget. Ils parlent d'un plan d'austérité global mais ils ne sont pas capables de caractériser des mesures. C'est-à-dire d'expliquer maintenant sur ce plateau en cinq secondes pourquoi ce budget est scandaleux. Je mets au défi n'importe quel de mes collègues de le dire en dehors de grands agrégats auxquels personne ne comprend rien. Rien qui ne crispe personne ça vous inquiète ? Oui, ça m'inquiète parce qu'en fait c'est un mauvais budget. C'est un mauvais budget mais il est très difficile nous parlementaires j'essaie d'être franc avec vous d'expliquer aux Français pourquoi il est mauvais.
C'est-à-dire que c'est un coup de rabot généralisé qui coupe dans l'investissement qui coupe dans l'avenir qui coupe dans le fonctionnement de l'État mais en faisant des fonds de tiroir et en ne faisant aucune économie de structure. Donc ça a l'air de pouvoir passer mais en fait c'est la cata. Du coup, est-ce que ça passe chez vous ? Est-ce que vous allez le valider
ou alors vous allez censurer le gouvernement ?
On attend dans cette CMP d'en savoir plus parce que vous avez un budget qui a été voté par le Sénat et vous savez que le jour enfin un jour après Mme Monchalin responsable des comptes publics dit sur BFM TV ah ben c'est pas le budget du gouvernement. Elle dit que ce n'est pas
un budget de consensus parce qu'elle sait qu'en État il ne passe pas à la Sénat nationale.
Mais c'était aussi vous avez raison mais elle a dit aussi que ce n'est pas le budget sur lequel vous voulez atterrir le gouvernement. Donc on ne sait pas en fait aujourd'hui et malgré mes contacts assez réguliers avec un certain nombre de ministres et de technos pardon de cabinets de ces ministères où on arrive. Donc moi je suis très inquiet.
Et vous alors du coup vous êtes la voix du Rassemblement National dans cette commission mixte paritaire vous négociez sur quoi déjà ? Est-ce que vous avez pu négocier ou alors vous êtes juste spectateur ? Vous avez zéro force ?
Non mais on a négocié si vous voulez mais les acquis de la censure qu'avait obtenu le Rassemblement National sur les médicaments sur l'indexation des retraites sur l'absence d'impôts sur l'électricité d'impôts nouveaux sur l'électricité sur le fait que les taxes moyennes soient protégées ont été respectées. Mais il y a il reste des problèmes dans ce budget de fond c'est-à-dire par exemple on a une crise économique très sévère dont parle aussi M. Arnaud il n'y a rien.
Donc on a une nouvelle vague de désindustrialisation ils n'ont pas de projet ils savent dans la recherche ils savent dans les dépenses d'avenir il n'y a pas de projet il n'y a rien sur l'immigration il n'y a rien sur le régalien il n'y a rien sur l'énergie sur comment on propose ça à M. Trump plutôt que de pleurnicher et de s'agiter partout dans les médias qu'est-ce qu'on propose face à l'offensive de Donald Trump pour produire en France et en Europe ? Clairement
est-ce qu'il vaut mieux ce budget où vous ne voyez pas trop ce qu'il y a dedans est-ce qu'il vaut mieux ce budget-là plutôt que pas de budget du tout ?
Je ne suis pas sûr qu'il faille ce budget qui semble insensible que rien parce qu'avoir un budget pour avoir un budget s'il n'y a pas de politique derrière et si c'est un budget qui valide une politique d'inertie de n'importe quoi et qui ne traite aucun problème moi ça pose un problème après c'est pas moi qui prend une décision souveraine on va essayer déjà de comprendre qu'est-ce qu'il y a concrètement derrière ce budget ce qui aujourd'hui une fois plus est très difficile pour nos compatriotes et pour les parlementaires et après on prendra une décision évidemment en groupe mais aujourd'hui c'est quand même assez intéressant parce que c'est vrai que monsieur Bérou qui a été moqué qui a été critiqué par certains commentateurs ou certains hommes politiques est vraiment un vieux renard c'est très malin il est arrivé malin au point qu'au point où on en est vous ne censurez pas non mais nous de toute façon on censure toujours sur des faits donc on censure pas sur là il y a des faits quand même il y a des faits
il y a beaucoup de choses vous considérez qu'il est malin et qu'il a réussi à vous entourlouper parce que vous savez pas où l'accrocher vous savez pas où le contrer
moi j'ai toujours vu ce qui se passait j'ai toujours dit attention les médias que j'ai fait j'ai dit je vous vois très bien où vous nous emmenez c'est un chemin sinueux de dissimulation je l'ai dit je l'ai dit à sa réponse au discours de politique général mais je vois bien que le débat politique c'est pas une critique se fait sur est-ce que les socialistes sont là est-ce qu'ils sont pas là il se fait pas sur le fond comme Barnier et c'est vrai que monsieur Barnier s'est émis j'avais dit ici ce que j'avais appelé sur le chemin de la censure tellement il a annoncé des choses ridicules lui je remarque qu'il a tiré les leçons de cette censure qu'il est plus malin mais il faut le connaître l'ennemi pour le combattre
c'est intéressant ce que vous dites quand même Jean-Philippe Tanguy ce matin en fait vous êtes dans le brouillard ce qu'on comprend là c'est que vous êtes dans le brouillard les socialistes en face eux ils sont pas dans le brouillard ils savent non mais non quand je vous dis ils sont dans le brouillard ils sont même dans le mur non au niveau du budget particulièrement ils savent ce qu'ils négocient ils savent ce qu'ils veulent en plus depuis la fameuse polémique sur la submersion regardez eux ils posent des conditions ils disent pour ne pas censurer le budget ils veulent une augmentation du SMIC le rétablissement des crédits du fonds vert pas de suppression de l'aide médicale d'état eux ils savent ce qu'ils vont chercher ils savent ce qu'ils vont négocier et vous vous n'êtes pas en position de négocier s'ils obtiennent tout ça vous censurez ou pas ?
oui ce que vous dites ça correspond déjà à pas grand chose parce que pour les français qui nous écoutent le SMIC c'est pas dans le budget donc c'est n'importe quoi c'est des engagements c'est important non mais c'est du pipo c'est comme les retraites donc vous me dites ils sont pas dans le brouillard les retraites il y a une renégociation c'est important mais non mais il n'y a rien mais pour vous pas de suppression de l'aide médicale d'état pour vous ça veut dire quelque chose je ne connais pas je ne connais pas si vous voulez d'acquis sociaux ou de gains pour les français qui sont à gratuit ça n'existe pas donc si vous dites vous inquiétez pas vous allez gagner quelque chose c'est gratuit c'est une arnaque ce que sont les socialistes donc c'est une arnaque ils essaient en fait de négocier la réalité si vous voulez savoir un truc très concret dans le budget mais je ne suis pas sûr que ça intéresse malheureusement tout le monde c'est qu'ils sont en train de négocier une rallonge pour les collectivités territoriales parce qu'ils veulent gagner les municipales donc le grand projet des socialistes c'est comment je pique de l'argent aux français pour subventionner ma clientèle et conserver mes métropoles malgré leur bilan pourri donc ça c'est le projet des socialistes mais concrètement ils sont totalement dans le brouillard madame mais vous qu'est-ce que vous allez chercher en fait j'essaie de comprendre ce que vous allez chercher vous quand vous dites quand vous dites qu'ils savent ce qu'ils négocient non et d'ailleurs s'ils sont capables de mettre à terre un accord sur le budget 1500 milliards de dépenses parce que monsieur Bérou a prononcé un mot qui ne leur plaît pas on est évidemment dans la posture politique c'est grotesque donc ils ont trouvé vous avez raison un point d'accroche sur l'AME nous évidemment et d'ailleurs pas seulement nous les républicains on veut une baisse de l'AME mais pas une baisse faciale une réforme qui indique qu'il y aura une baisse parce que l'AME c'est très compliqué aussi à expliquer vous pouvez voter 1,5 milliard par exemple c'est un objectif et donc s'il est dépassé vous payez quand même parce que vous n'allez pas abandonner les gens dans la rue ou pas les soigner donc s'il n'y a pas une réforme de fonds de l'AME et bien en fait il n'y a pas de baisse de l'AME donc entre le baratin de LR et la trahison des socialistes nous on a un chemin de vérité c'est pas facile parce que M.
Béroud est retort mais on sait très bien où on va des économies et surtout répondre aux problèmes des gens ce qui ne semble plus être dans l'actualité depuis que M. Béroud est arrivé on ne parle que de popole que de politique politicienne les problèmes des gens ils ont totalement disparu du débat politique à part le Rassemblement National
Jean-Philippe Tanguy il y a des discussions qui se déroulent dans un contexte particulier depuis que François Bayrou a prononcé un mot c'était cette semaine chez nos confrères de LCI le sentiment de submersion qui a fait quitter la table des discussions au Parti Socialiste ça pèse à votre connaissance sur les discussions en ce moment entre le PS et le gouvernement
non c'est du bluff c'est du bluff c'est à dire comme ils n'ont rien obtenu ils essaient de trouver un chemin de morale qu'on voit M. Valot se prendre pour Danton pardon président de groupe socialiste qui après avoir tout trahi a trahi les ouvriers trahi la classe du travail trahi les entrepreneurs trahi les contribuables je vais nous expliquer que vraiment par contre il ne trahira pas les immigrés bon c'est pathétique donc en fait il trouve un prétexte
les valeurs ça compte non ?
mais c'est pas une valeur parce que c'est la même politique c'est la même politique migratoire de M. Bayrou il n'a rien annoncé donc vous avez M. Valot qui veut se prendre pour un grand humaniste en racontant n'importe quoi bon M. Valot il était avec M. Hollande quand il y avait la remise en cause de la nationalité de la double nationalité il n'avait pas démissionné bon tout ça c'est du baratin je pense que personne n'est dupe avec les socialistes et surtout je crois même si certains votent pour eux par réalisme ou par obligation qu'il n'y a pas un français ou un français qui croit que les socialistes aient des valeurs à part celle de l'argent
le 8.30 France Info Jérôme Chapuis Salia Braclia et le député RN de la Somme Jean-Philippe Tanguy on a entendu votre inquiétude sur le budget à trois quarts d'heure maintenant de cette commission mixte paritaire vous vous rendez à l'Assemblée nationale l'actualité parlementaire c'est aussi cette proposition de loi sur laquelle vous aurez à vous positionner le mois prochain proposition de loi dite Atal du nom de l'ancien Premier ministre qui propose d'instaurer la comparution immédiate pour les mineurs de 16 ans pour les crimes les plus graves et la restriction de l'atténuation de peine pour ces mineurs vous validez ? Oui
ce sont des propositions qui vont dans le sens de ce que Marine Le Pen et Jordan Bardella proposaient à l'époque sous les colibés voire les injures de monsieur Atal et de ses amis donc écoutez à l'impossible nul n'est tenu donc tant mieux on prend ça va dans le bon sens mais les problèmes de fond malheureusement vont demeurer parce que comme il n'y a pas assez de prison comme il n'y a pas assez de moyens d'éducation ou de rééducation c'est bien de prononcer des peines vont-elles être exécutées ? J'ai un doute et ensuite le corps de la magistrature va-t-il embrasser ces nouvelles mesures et les appliquer strictement ? ça reste une interrogation Vous entendez
la défenseur des droits Claire Hédon qui s'interroge sur la remise en cause de principes fondamentaux de la justice des mineurs vous l'entendez ça aussi qu'on ne peut pas juger certains mineurs
comme on juge des adultes ? Mais ils ne seront pas jugés comme des adultes évidemment un mineur n'est pas jugé comme des adultes c'est l'appréciation évidemment là des magistrats et les magistrats ne jugeront jamais les mineurs comme des adultes mais l'excuse de minorité ne peut pas tout excuser évidemment ça va dans le bon sens
Même si dans les faits elle est remise en cause d'excuse de minorité selon les affaires selon les crimes
Oui exactement ça c'est selon les affaires
Voilà ce que dit clairement Claire Hédon c'est que ce n'est pas possible pour elle qu'il y ait une primauté du répressif sur le préventif sur l'éducatif donc est-ce qu'il ne faut pas mettre des moyens ailleurs sur des centres d'accueil par exemple ? Est-ce que vous vous le proposez ça ?
Mais je ne sais pas ce qu'on appelle des centres d'accueil mais madame Qui est plus éducateur
qui est des gens qui entourent les jeunes ?
Là elle sort de son rôle Son rôle oui son rôle c'est défenseur des droits c'est de prendre les récriminations de la société et puis d'aider les françaises et les français qui sont dans une situation difficile par rapport aux administrations à les défendre son analyse politique en tant que citoyenne C'est une analyse politique ça ? Mais oui il faut plus d'éducatif que de répressif ce n'est pas dans le cadre de la défenseur des droits Elle dit ça va
à l'encontre
de l'ordonnance de 45% Mais d'ailleurs mais moi je n'ai pas de problème à ce qu'on amédon ait une carrière et un passif militant qui est totalement digne moi j'aurai du respect pour toutes les pensées politiques tant qu'il n'y a pas de violence et d'extrémisme Donc elle a le droit mais dans ce cas là elle se présente aux élections Mais ce n'est pas en tant que défenseur des droits qu'elle peut dire ça parce que dire moi je pense qu'il faut plus d'éducatif que de répressif ça n'a rien à voir avec sa fonction Après s'inquiéter du contenu de la loi oui mais par contre là c'est dire non mais moi je pense qu'il faudrait plus d'éducatif ce n'est pas le sujet de la loi Le sujet de la loi c'est est-ce qu'on a des nouvelles mesures de comment dire judiciaires pour traiter des violences extrêmement graves des faits et des crimes extrêmement graves de mineurs ce n'est pas du tout dans le cadre de sa délégation de pouvoir
Il y a la défenseur des droits je vous ai bien entendu tout à l'heure vous disiez encore faut-il que les magistrats appliquent les lois les magistrats aujourd'hui n'appliquent pas les lois en France ?
Il y a un certain nombre de magistrats qui d'ailleurs revendiquent à travers le syndicat de la magistrature qui est un syndicat militant qui fait des tracts politiques qui a des positions politiques qui fait des meetings politiques qui assume ne pas appliquer strictement comme le voulait Montesquieu la boule de la loi le syndicat de la magistrature imagine lui qu'ils ont le droit d'interpréter comme ils le ressentent et qu'il faut toujours Ailleurs en la justice
selon les cas et en respectant la loi c'est ce qu'ils font
Oui alors moi je vous dis si malheureusement un jour je suis devant la justice alors que je serais pour rien et bien je préfère Vous n'êtes pas devant la justice pour rien déjà Oh si ça peut arriver J'espère que je n'aurai pas un membre de le syndicat de la magistrature contre moi puisqu'il appelle à voter contre le rassemble national à toutes les élections
Il y a un autre sujet qui va arriver chez vous les parlementaires la création d'un parquet anticriminalité organisé l'extension du statut des repentis aux auteurs de crimes de sang cette proposition de loi qui est actuellement en discussion au Sénat mais qui arrivera ensuite à l'Assemblée Bruno Retailleau le ministre de l'Intérieur dit aussi vouloir créer un état-major contre la criminalité organisée pour lutter contre les narco-trafiquants vous le suivez là-dessus ? C'est lui qui nous suit donc moi on prend tout Cette proposition de loi qui va arriver à l'Assemblée en mars après le Sénat sur le parquet anticriminalité vous votez tout en l'état ? On ne va quand même pas voter
contre nos propres propositions Je vous écoute j'ai l'impression que le gouvernement reprend toutes vos propositions Sur les deux cas sur le budget non vous reconnaîtrez que je n'ai pas vraiment dit ça Vous avez dit tout à l'heure
que vous n'étiez pas très inquiet qu'il y a un certain nombre de mesures qui étaient celles qui avaient été validées et qui restent validées
Oui quand on nous écoute on ne va pas dire qu'on ne va pas critiquer le fait de nous écouter ou de reprendre nos mesures Après est-ce que ça suffit ? Non Donne un exemple sur le narcotrafic par exemple la prison c'est bien de créer une prison spéciale pour des gens qui ne doivent pas être mélangés à des délits de droit commun
Les 100 plus gros narcotraficants
Voilà exactement les prisons de haute sécurité mais il n'y a pas assez de prison en France donc cette organisation va forcément se faire au détriment d'autres traitements de crimes et d'élits et pour lutter contre le narcotrafic tout ça c'est très bien mais il faut aussi remettre en place les courtes peines les courtes peines qui sont un des socles des propositions du rassemblement national qui sont appliquées ailleurs en Europe avec beaucoup de succès et il n'y a pas aujourd'hui les dispositions pour ces courtes peines évidemment quand vous êtes consommateur de drogue et donc que vous participez malheureusement à ce système mafieux vous devez avoir des courtes peines y compris parfois des courtes peines de prison parce que je veux dire que quand les fils de bourgeois et de bourgeoise iront prendre une courte peine parce qu'ils ont estimé passer une bonne soirée sur le malheur des autres ça les calmera beaucoup plus que juste avoir les gros yeux des forces de l'ordre
Pardon Jean-Philippe Tanguy je reviens sur votre défiance à l'encontre de certains magistrats vous dites voilà le syndicat de la magistrature est problématique il y a une actualité qui concerne le rassemblement national c'est une information confirmée par France Info un juge et deux procureurs du procès sur les assistants parlementaires du Front National le rassemblement national ont reçu des menaces de mort le parquet de Paris a ouvert une enquête vous apportez votre soutien aux magistrats ?
Ah mais bien sûr moi j'apporte mon soutien à tous les magistrats qui sont menacés insultés qui pourront avoir des pressions il est évident que c'est inacceptable malheureusement c'est la norme dans notre pays vous savez qu'on a fait plusieurs propositions pour renforcer les peines contre les personnes qui ont l'autorité de l'état la magistrature les forces de l'ordre les enseignants les maires
pour les forces de l'ordre et pour les maires
oui mais c'est des propositions qu'on avait faites et qu'on soutient encore les peines planchées contre lequel est le syndicat de la magistrature mais c'est pas grave pour évidemment renforcer la protection voilà aussi on en revient à l'application de la loi aussi sur le numérique sur le net il n'est pas normal que sur des sites internet souvent les mêmes on puisse interdire répandre des rumeurs on puisse pardon diffamer menacer parce que c'est le cas
effectivement ce sont des commentaires sur le site d'extrême droite
riposte laïque oui mais moi je suis régulièrement insulté sur un certain nombre de sites menacés voilà on n'en fait pas état parce que les forces de l'ordre traitent cela tout à fait correctement mais oui c'est sans cesse j'ai encore été une fois menacé de peine de mort à Montdidier par une vidéo parce que j'avais voulu remettre en cause le régime des intermittents il est venu devant chez moi menacé de mort sur une vidéo les gendarmes sont intervenus je pense que ça l'a calmé Jean-Philippe Tanguy
sur le sujet de la fin de vie François Bayrou a annoncé qu'il souhaitait céder scinder pardon la loi en deux on connait votre position vous êtes en faveur vous du droit à mourir à titre personnel à titre personnel mais en même temps cette manière de scinder le texte en deux ça a été interprété par beaucoup de parlementaires favorables comme vous à cette évolution comme une volonté en fait d'enterrer ce texte est-ce que c'est l'interprétation que vous en faites ?
Ah non pas du tout en plus j'ai été attentif à ce qu'a dit monsieur Bayrou là-dessus je trouve que sa position est un très bon choix il y a beaucoup de parlementaires même presque la totalité qui voulaient soutenir la partie sur les soins palliatifs l'accès aux soins palliatifs est un droit humain toutes les françaises et les français doivent avoir accès à ce droit donc tout le monde voulait voter pour cela d'ailleurs ça devrait être déjà le cas donc ce sera une loi de rattrapage évidemment de gens qui n'ont pas été capables de le faire avant et la fin de vie c'est un choix éthique un choix moral un choix de conviction qui d'ailleurs transcende les clivages politiques elle est partie et je trouve ça très sain qu'il n'y a pas un chantage parce que beaucoup de parlementaires y compris moi d'ailleurs vivaient le fait qu'il y avait les deux dispositions comme un chantage sur le fait que si on était pour les soins palliatifs il fallait être pour la fin de vie ah non
c'est le souhait de la convention citoyenne sur la fin de vie que ce soit un seul et même texte parce que c'est un continuum
oui non mais ils ont le droit de le proposer mais les parlementaires ont le droit non j'ai jamais insulté une convention citoyenne je critique le processus la façon dont c'est fait ils ont le droit de proposer les parlementaires sont souverains et je pense que c'est normal de séparer les deux
Jean-Philippe Tanguy sur ce sujet sur le budget sur notamment aussi un certain nombre de propositions comme la justice des mineurs on vous sent quand même relativement mesuré à l'encontre de François Bayrou depuis tout à l'heure est-ce qu'il faut comprendre qu'il n'y aura pas de censure dans l'immédiat du rassemblement national contre ce gouvernement
je comprends votre question mais c'est pas une question de mesure on essaie d'être juste quand il y a des mesures qui sont les nôtres ou qui vont dans le bon sens on ne va quand même pas les critiquer pour les critiquer et faire la politique du pire il se trouve que les sujets que vous avez abordés sont des sujets de consensus si on avait parlé de la politique énergétique je n'aurais pas été d'accord si on avait parlé de l'agriculture je n'aurais pas du tout été d'accord madame Gennevar qui s'est encore soumise le ministre de l'agriculture qui s'est encore soumise au lobby de l'écologie punitive en ne prenant pas les dispositions qu'il faut pour soutenir nos agriculteurs si on avait parlé de la reconnaissance du travail les salaires sont gelés même les échos le quotidien de monsieur Arnaud a titré froid sur les salaires donc il n'y a plus de hausse de salaire en France on ne vit plus de son travail il y a plein de sujets je peux vous assurer on est totalement en désaccord avec François Béroud il se trouve que ce matin on a plutôt parlé de points ça va dans le bon sens tant mieux mais bon j'ai aussi quand même dit par exemple sur la justice et la sécurité on peut faire toutes les lois qu'on veut s'il n'y a pas de prison ça ne sert à rien
mais le but est de connaître la durée de vie de ce gouvernement en place
c'est pas un objectif politique en soi l'objectif c'est est-ce que c'est bien ou pas bien pour les français
mais quand Marine Le Pen dit hier soir une dissolution est inévitable cet été il n'y a pas un objectif politique derrière non
en fait c'est le résultat d'un rapport de force politique pourquoi monsieur Macron a dissous en juillet parce que Jordan Bardella a fait deux fois plus de voix que sa candidate madame Ayé c'est ça le rapport de force politique
après il y a eu les législatives et là du coup on a une assemblée éclatée en trois blocs oui mais tout à fait la dissolution
elle vient d'un rapport de force politique elle vient pas d'une décision ici ou ailleurs donc il y a un rapport de force politique je pense que les problèmes malheureusement fondamentaux des français seront encore plus graves en juillet parce que ce gouvernement n'est pas capable de les gérer n'est pas capable de faire autre chose que les affaires courantes et de limiter la casse donc le rapport de force politique il est toujours présent sur le pouvoir d'achat sur l'insécurité sur le contrôle de l'immigration c'est pas les bons mots et les bonnes paroles de monsieur Bérou qui vont contrôler l'immigration c'est le contrôle des frontières et ça il n'y a que le Rassemblement National qui est capable de le faire Jean-Philippe Tanguy
on vous laisse partir à l'Assemblée Nationale puisque dans une demi-heure vous serez dans cette CMP importante pour l'avenir du budget et du gouvernement Bérou merci d'avoir été sur France Info ce matin je vous laisse en compagnie de Salia Braclia Renaud Delis pour les informer dans quelques minutes
Jean-Philippe Tanguy