Face à Face : Olivier Faure - 25/09
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Vous écoutez RMC Face à Face Apolline de Malherbe Il est 8h32 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV Bonjour Olivier Faure Bonjour à vous Merci d'être dans ce studio ce matin pour répondre à mes questions Vous êtes le premier secrétaire du parti socialiste Vous êtes également député, député de Seine-et-Marne On va revenir évidemment avec vous sur les premiers pains du gouvernement Barnier A quelques jours du discours de politique générale Mais je voudrais d'abord partager avec vous l'émotion d'une grande partie de la France Bouleversée par le drame de Philippines Philippines c'est cette jeune étudiante à l'université de Paris-Dauphine A Paris, qui a été retrouvée morte dans le bois de Boulogne Le suspect a été arrêté hier soir Il s'agit d'un ressortissant marocain déjà connu des services de justice Il avait été condamné en 2021 à une peine de 7 ans de prison Pour viol, le viol d'une jeune femme de 23 ans Depuis, il était sous le coup d'une OQTF Une obligation de quitter le territoire français Qui n'avait pas été appliqué Y compris pour des ratés administratifs Quand vous voyez ça, quelle est votre première réaction Olivier Faure ?
Ma première réaction c'est d'abord évidemment Une réaction de douleur partagée Avec une famille à qui nous devons des réponses Cette jeune femme de 19 ans est morte alors même que ce drame aurait pu être évité Et donc l'évidence c'est que nous devons maintenant chercher à comprendre ce qui a dysfonctionné Parce qu'il y a au moins deux sujets d'incompréhension aujourd'hui Le premier c'est pourquoi est-ce que ce jeune homme est sorti de prison Alors même qu'il était évidemment sujet à expulsion Et que donc au lieu de prévoir, d'anticiper sa sortie D'anticiper le fait qu'il doit être renvoyé immédiatement au Maroc Dès sa libération de prison Et bien il est d'abord passé par un centre de rétention administrative Et là dans ce centre de rétention, pour des raisons que pour l'instant nous ignorons Il est sorti alors même que le délai de rétention n'était pas achevé Et qu'il pouvait encore y rester
C'est un juge qui a décidé de le libérer
C'est un juge qui a décidé pour des raisons qu'on ignore Peut-être avait-il de bonnes raisons pour cela, je n'en sais rien Simplement il y a eu deux moments pendant lesquels En fait en réalité on aurait pu ajuster Et faire en sorte qu'il n'y ait pas de moment de latence Entre le moment où il est dans la rue Enfin le moment où plus exactement il est renfermé Il est sorti de prison Et le moment où il est renvoyé dans son pays d'origine
Ce moment-là, je vais reprendre la chronologie des faits Il entre sur le territoire français à 17 ans En passant par l'Espagne Il rentre d'ailleurs avec un visa de tourisme Il commet assez vite le viol Il est arrêté Il est condamné Il effectue 5 ans de prison Et en effet quand vous dites qu'il y a un flottement C'est que l'OQTF n'est prononcé que deux jours avant la date de sortie de sa prison Ce qui ensuite implique qu'il passe par la case rétention Qu'à chaque fois il faille demander à un juge s'il peut rester en rétention Que parallèlement on fasse la demande de laisser passer consulaire auprès du Maroc C'est-à-dire son pays d'origine Et là il y a plusieurs ratés Vous le dites, il y a un problème d'anticipation Pourquoi cette demande de laisser passer n'est pas prononcée 3 mois avant la sortie Pour avoir le temps de la récupérer Et que directement à sa sortie il reparte Et puis il y a un autre raté Qui paraît d'une terrible culpabilité là Qui est aussi que la demande elle n'est pas sortie du bon service Donc le laisser passer, le Maroc dit On va vous le donner mais on ne peut pas vous le donner à ce service là Ce n'est pas la préfecture qui va le demander C'est un autre juge Un certain nombre de ratés Est-ce que vous estimez qu'aujourd'hui ça n'est pas à l'image D'un flottement sur ces questions là en France ?
Je ne veux pas généraliser La justice fait son travail Et malheureusement il y a parfois Comme dans toutes les administrations Comme dans toutes les activités humaines Des erreurs qui sont malheureusement parfois fatales Mais là évidemment le vrai sujet pour moi C'est que quand on a quelqu'un qui est en détention Qui est un individu dont on peut penser qu'il est une menace Pour la société française Eh bien on ne devrait pas avoir à le libérer Avant même qu'on ait l'assurance qu'il pourra repartir Et donc effectivement l'OQTF Le laisser passer consulaire qu'on devait récupérer Auprès des autorités marocaines Devait déjà en réalité être récupéré Avant même de le libérer Ou de le mettre en rétention Où les délais là sont en fait circonscrits dans le temps Et donc il y avait la bonne logique C'est de dire Tant que nous n'avons pas l'OQTF Tant que nous n'avons pas le laisser passer consulaire On ne le fait pas sortir de prison On le garde en prison
Olivier Faure Le laxisme de la justice n'existe pas Voilà les premiers mots du nouveau ministre de la justice Est-ce que vous partagez ce constat-là ?
Oui bien sûr Je partage ce constat On peut tout dire de la justice Mais la réalité c'est qu'elle fait avec des moyens Qui sont certes améliorés Mais qui sont encore très indigents Par rapport à la tâche immense Qui relève de leur fonction Et donc il y a aujourd'hui Des magistrats Des greffiers Des gens qui sont personnels de justice Et qui font travailler admirablement Et ce serait trop simple Que de s'essuyer les pieds Sur une administration Qui fait le travail Mais qui le fait avec des moyens Qui sont malheureusement réduits
Ce matin j'avais La magistrate Béatrice Brugère Qui était mon invitée sur RMC Qui parlait aussi D'une sorte d'auto-censure De la part des juges A prononcer moins de peines de prison Et une fois que les peines de prison sont prononcées 40% en réalité n'aboutissent jamais à la case prison Mais sont appliquées certes Mais appliquées sous d'autres formes Des bracelets électroniques Le pointage Est-ce que ça vous vous dites On peut garder 40% Qui ne sont pas appliqués comme tels ?
Il y a forcément Des volontés d'alternative à la prison Parce que la prison N'est pas la solution Pour tous les délits Il y a des tas de délits Qui ne justifient pas forcément Une incarcération Et on a aussi un problème Tout simple à gérer C'est qu'il faut aussi Admettre le fait Qu'on ne peut pas mettre tout le monde en prison Pour des raisons qui sont liées Mais sur la question de l'application des peines
Quand vous entendez Bruno Retailleau Le nouveau ministre de l'Intérieur Qui dit lundi soir Il y a désormais en France Je cite un droit A l'inapplication des peines
C'est faux C'est pas un droit à l'inapplication C'est-à-dire qu'il y a des peines Qui peuvent être traduites Sur d'autres formes que la prison Et qui sont parfois Même une meilleure source De réinsertion De celui qui a commis le délit Mais évidemment Il faut réserver la prison A tous les individus Qui sont dangereux Et qui sont en réalité Une menace Pour les Françaises et les Français Et donc La délinquance en col blanc Nicolas Sarkozy N'a pas fait de prison Il est resté dehors Avec un bracelet électronique Est-ce qu'on avait besoin De l'incarcérer ? Peut-être qu'il y a des gens Qui considèrent Que la punition Aurait dû être exercée
Ou considérer Qu'il n'avait pas besoin De la délinquance prison
La réalité C'est que L'aménagement de sa peine N'était pas absolument Discutable Il y avait quelque chose D'assez logique Au fait Qu'il puisse le faire Avec un bracelet électronique Même si on peut se dire Mais pourquoi Est-ce qu'un délinquant En col blanc Ne fait pas de la prison Comme quelqu'un C'est la question peut-être
De la dangerosité immédiate
C'est la dangerosité Qui doit guider Effectivement les magistrats Et je pense que c'est la raison Pour laquelle Il y a une part Des peines aujourd'hui Qui ne sont pas appliquées Directuellement sous forme D'incarcération Mais qui le sont Sous la forme de bracelet Sous la forme d'assignation En résidence Comme vous avez pu le dire
Le premier ministre C'est Michel Barnier Mais ça aurait pu être Lucie Castet Vous l'espériez Vous l'espérez d'ailleurs encore Lucie Castet Candidate donc Du nouveau Front Populaire Pour le poste De premier ministre Elle était l'invité De BFM TV Hier soir Je voudrais que vous écoutiez Ce qu'elle a dit Sur la régularisation De tous les sans-papiers Moi ce que je dis Sur l'immigration C'est qu'on a manifestement Un problème d'accueil
Non non Ma question c'est Est-ce que vous étiez Pour la régularisation De tous les sans-papiers
Je suis pour une régularisation Des sans-papiers oui
De tous les sans-papiers
Il faut que je regarde Davantage Mais plutôt Plutôt favorable à ça oui
C'est-à-dire Tous les sans-papiers Ou seulement ceux qui travaillent
Tous les sans-papiers
D'accord Donc même ceux Qui ne travaillent pas Oui
Vous êtes d'accord avec ça ?
Non Je ne suis pas d'accord Avec cette position Et de dire qu'il faut en finir Avec une forme d'hypocrisie Avec ces femmes et ces hommes Qui font tenir le pays debout Qui travaillent Qui sont dans des conditions Souvent d'exploitation Et cela doit être régularisé Et c'est à cela que je me tiens C'est-à-dire qu'on ne peut pas avoir Cette façon de Ce travail dissimulé Qui permet à des employeurs En réalité D'exploiter de la main d'oeuvre À moindre coût Et ça c'est pas possible Et donc ceux-là Il faut les régulariser Pour les autres Quand ils sont rentrés Irrégulièrement sur le territoire Qu'ils s'y maintiennent La logique C'est qu'on les fasse repartir Dans leur pays d'origine
Donc vous n'êtes pas d'accord Avec Lucie Casté Elle est toujours votre candidate ?
Ça n'est pas arrivé
Mais est-ce qu'elle est toujours Votre candidate Pour Matignon d'ailleurs ?
Je suis d'accord Avec ce qu'a dit Lucie Casté Elle a dit qu'elle restait Disponible pour la fonction Qu'elle ne voulait pas Imposer son nom Comme une espèce d'absolu Et je pense que Nous n'en sommes pas là aujourd'hui Notre problème aujourd'hui C'est de faire face Est-ce que vous n'êtes pas planté
En allant chercher quelqu'un Qui n'avait pas forcément D'expérience Ni politique Ni... Non ? Vous ne vous dites pas Qu'on s'est planté ?
Mais l'expérience politique Vous en avez J'en ai La politique Ce n'est pas un métier La politique C'est une fonction Et c'est la possibilité Pour des gens Qui veulent passer D'un stade Où ils sont simples citoyens A un stade Mais là Ce n'est pas seulement La question peut-être
De l'expérience politique C'est aussi le fait Que vous avez été cherché Quelqu'un qui est sorti Un peu du chapeau Sans que ce soit Quelqu'un qui soit issu Ni de vos rangs Ni véritablement des autres
Il n'y avait pas de chapeau Il y avait simplement La volonté de dire Que le Front populaire Ne s'incarne pas Simplement dans des formations politiques Aussi dans des gens Qui se sont engagés différemment Lucie Casté était connue Pour avoir notamment Travaillé beaucoup Sur les services publics Avoir été à la tête D'une organisation Qui s'intéresse Très directement à cela Nos services publics De défense des services publics Exactement Et donc Elle était l'incarnation aussi De cette volonté De notre part D'élargir le Front populaire La société civile Dite organisée
Elle l'était Ou elle est encore Ma question c'est Est-ce qu'elle est prête Est-ce que vous estimez Qu'elle est prête Est-ce que vous demandez toujours Si possible Et si le gouvernement Barnier Ne durait pas A ce que ce soit Lucie Casté Qui soit nommée
Pour moi Elle est légitime A occuper cette fonction Maintenant Quand la question se posera Nous reverrons Entre nous La façon dont on s'organise
Vous pourriez rebattre les cartes Et re-réfléchir A cette question là
Je m'en tiens A ce qu'a dit Lucie Casté Elle-même Qui a dit Qu'elle était disponible
Elle elle est disponible Ma question c'est Est-ce que vous Vous souhaitez Que ce soit elle La première ministre
Moi je considère Que Lucie Casté A été parfaite Dans l'exécution De sa mission Qu'elle a été Non seulement A la fois Une porte-parole De ce que nous portons En collectif Est-ce que sa mission Est terminée en fait C'est ça ma question
Vous en parlez au passé
Pour l'instant Je tiens compte D'une situation Qui a changé La situation c'est Que nous avons Un premier ministre Qui a été nommé Et que pour l'instant La question de savoir Si nous sommes appelés A gouverner Est une question Qui n'est pas encore D'actualité Quand elle le sera Nous aurons à nouveau A nous prononcer Et nous dirons A ce moment là Qui doit être Premier ministre
Une question toujours Sur la question De l'immigration Il y a des gouvernements Socialistes En Allemagne Au Danemark Et en Grande-Bretagne Qui tous les trois Décident A l'inverse Précisément De cette déclaration De Lucie Castel De renforcer Les frontières Qui veulent Une beaucoup plus Grande fermeté Face à l'immigration Quel regard Vous portez Sur ces gouvernements Qui sont socialistes Qui se revendiquent De gauche Et qui ont cette position Qui est plutôt A l'inverse de la vôtre
Elle n'est pas A l'inverse de la nôtre Vous avez
Vous n'avez jamais demandé Le renfort des frontières Vous êtes
Écoutez Le renfort des frontières La réalité C'est que c'est Les frontières extérieures Qui doivent être En fait Surveillées Et que Revenir en arrière Sur la libre circulation Des personnes Dans l'Union Européenne Ce n'est pas forcément Un très bon signal On peut le comprendre On peut considérer Qu'il y a besoin En fait Dans un certain moment De renforcer Ces contrôles Et ça a déjà été Le cas en France Au moment Notamment De la Covid Etc Bon maintenant La question La question Qui nous est posée Elle est plus large Si vous voulez En terminer Enfin terminer Ce ne sera jamais le cas Mais enfin Si vous voulez Diminuer les flux migratoires La question Ce n'est pas de traiter Les effets Mais de traiter les causes Et les causes Chacun les connaît La réalité C'est que tout le monde sait Que si les gens Franchissent les frontières S'ils le font Parfois au péril De leur vie Ils le font Parce qu'ils fuient Une situation Et c'est ces situations-là Qu'il faut en réalité Corriger Est-ce qu'on lutte Avec eux Contre le réchauffement climatique Est-ce qu'on fait en sorte De stabiliser Des situations géopolitiques Qui sont parfois Extrêmement confuses Pour ne pas dire Meurtrières Et comment est-ce qu'on fait Pour tout simplement Organiser Un juste échange Entre ces pays Et les nôtres Parce qu'on ne peut pas A la fois Piller les ressources Dans ces pays Et en même temps S'étonner que Les gens ne pouvant pas Vivre dans leur pays d'origine Cherchent à le fuir Pour venir vers un destin Qu'ils pensent être Plus favorables En venant vers l'Europe
Olivier Faure Je voudrais qu'on revienne Sur cette journée politique hier Acte 1 Le matin Le ministre de l'économie Dit Je parlerai à tous les groupes Sauf le RN Qui n'est pas dans l'arc républicain Acte 2 Il y a Marine Le Pen Qui dit Quand j'entends Antoine Armand Dire que sa porte est fermée au RN Alors que le budget arrive Je pense que le Premier ministre Doit aller expliquer A ses ministres La philosophie de son gouvernement Il semblerait que certains N'aient pas encore Totalement compris Acte 3 Michel Barnier Recadre officiellement Le ministre de l'économie Et on apprend Qu'il a également appelé Marine Le Pen Pour lui dire Qu'effectivement Son groupe serait Bien consulté Acte 4 Communiqué De Bercy Le ministre Le ministre fait Amende honorable Et explique qu'il recevra bien Tout le monde Qui gouverne ?
Michel Barnier Gouverne sous la tutelle De l'extrême droite C'est simple C'est clair Et si on avait un doute Maintenant Il est en fait levé La réalité C'est qu'il dépend De Marine Le Pen Et que malheureusement Il est en train de faire Des choix Qui aussi Vont Être des gages Donnés à l'extrême droite Et on voit bien Que sur l'aide médicale D'État par exemple Qui revient En discussion Jour après jour Dans la bouche De toutes celles et ceux Qui soutiennent Ce gouvernement C'est un gage Donné à l'extrême droite C'est une façon de dire Écoutez Vous n'êtes pas Ok au gouvernement Mais nous avons besoin De votre soutien Sans participation Et donc nous allons Vous donner Au fur et à mesure Des réponses Aux questions Que vous vous posez Aux questions Aux revendications Que vous avez posées Dans le débat public Et alors même Qu'on sait que par exemple L'aide médicale d'État Sa suppression Est une folie Une folie
Les médecins d'ailleurs Ils sont opposés
Les médecins Ils sont opposés Dans leur immense majorité C'est même une folie Sur le plan budgétaire Pour des raisons Qui sont assez simples À comprendre Quand vous prenez quelqu'un Au début de sa pathologie Ça ne coûte rien Ou très peu Mais quand vous le prenez Quand sa santé C'est beaucoup dégradé
Quand il ne s'agit Plus que d'une urgence En effet Comme vous l'avez dit
Et bien effectivement Au moment de l'urgence On sait que les coûts Sont démultipliés Et donc c'est une aberration Sur le plan éthique
Pour vous la réforme De l'AME Dont tu as parlé très vite
Je ne parle même pas Du plan éthique Qui est une trahison Du serment d'Hippocrate
Le fait que le ministre De l'Intérieur En ait très vite parlé En disant qu'en effet Il allait la réformer D'ailleurs par ordonnance Ou par décret Sans avoir à passer Par la loi La transformer donc d'AME En aide médicale d'urgence Pour vous C'est pour montrer Au RN Qu'on est d'accord avec eux
C'est un gage donné Effectivement C'est une façon de leur dire Écoutez On est cousins Donc on ne va quand même Pas s'aper dessus Et il y a évidemment Une porosité idéologique Manifeste Entre aujourd'hui La droite Qui est au pouvoir Et l'extrême droite
Et de l'autre côté Il y a aussi Un certain nombre de signaux Qui vous sont envoyés A vous La gauche Notamment la question Des impôts Les impôts sur les plus riches L'éventuelle option D'un retour de l'ISF La fin d'un certain nombre D'aides aux entreprises Est-ce que cet aspect-là Pour le coup Vous le validez ?
Je veux voir Ce dont on parle Mais effectivement S'il y a des pas Qui vont dans le bon sens Je les voterai Évidemment que si On rétablit L'impôt sur la fortune Que l'on fait en sorte D'abroger la flat tax Qu'on fait en sorte Que les super profits Soient taxés A la bonne hauteur Qu'on fasse en sorte Que les transactions financières Qui sont parfois Enfin qui ne sont pas parfois Qui sont Une espèce de monstruosité Quand on a des mouvements Qui se font dans la journée Et qui permettent De procurer des revenus Incroyables À des gens Qui ne produisent rien Effectivement Oui Et là Je pourrais accepter Si Michel Barnier Applique le programme Du Fonds Populaire Je même Je l'applaudirais Mais je pense Qu'on en est encore Assez loin Et ce que j'aimerais C'est que Puisqu'on a parlé De la tutelle De l'extrême droite C'est que ceux Dont on a dit Qu'ils étaient La gauche de la Macronie Qu'ils se réveillent
Vous les appelez à quoi ?
Je vois que Le ministre de l'économie Et des finances Plutôt que de maintenir Sa position A choisi de plier De mettre un genou à terre Et d'accepter En fait Les oucas de Marine Le Pen Et donc De préserver sa place Au gouvernement Plutôt que de dire Écoutez J'ai dit quelque chose Qui me paraît simple L'extrême droite N'est pas dans l'arc républicain Et donc Non Donc ceux qui se disaient De gauche
Au sein de la Macronie Dont même un Gabriel Attal Pourrait être Vous leur dites quoi ? Vous leur dites Sortez Sortez du groupe Macronie Votez la censure Censurée
Votez la censure Quand elle sera déposée Faites en sorte De faire comprendre A ce gouvernement Qu'il n'ait pas La possibilité De se mettre Dans les roues De l'extrême droite
Il y en a déjà une Il y en a déjà une Qui l'a dit C'est Stella Dupont Députée macroniste Qui a dit Qu'elle envisageait De voter la censure
J'espère que cet exemple Là sera suivi Et que ça ne s'arrêtera pas Au niveau de l'intention Mais qu'on aura bien Un moment Un mouvement Qui permettra A ce gouvernement De comprendre Qu'il n'est pas Autorisé A franchir La ligne jaune Et en réalité A trahir Le message Du scrutin Du 7 juillet Parce que La réalité de tout ça C'est que si nous n'avons pas Extrait notre pouvoir C'est parce qu'il y a eu Un front républicain Que le front populaire A initié Et donc Non seulement Le front populaire N'a pas été appelé A gouverner Mais en plus Maintenant c'est le front républicain Qui est trahi Comprenez que ça fait beaucoup Et qu'il y a là Une forme De trahison Du scrutin Du scrutin Du souverain Qui est le peuple français
Olivier Faure Vous pourriez Permettre que Dès la semaine prochaine La réforme des retraites Soit abrogée Le RN dépose Une proposition de loi Dans sa niche parlementaire Comme on dit Pour abroger purement Et simplement La réforme des retraites Il suffirait que vous la votiez Pour que les français Soient soulagés De cette loi Dont vous ne voulez plus Pourquoi vous ne le faites pas ?
La semaine prochaine C'est le 31 octobre Et par ailleurs c'est faux Parce que la réalité C'est que Ce que dit Le projet La proposition De l'extrême droite Est une proposition Qui n'ira nulle part
Pourquoi n'ira nulle part ?
Parce que d'abord Parce que c'est pas parce que vous ne la votez pas ? Non Parce qu'ils n'ont pas la possibilité D'assumer la navette Parce qu'ils n'ont pas De groupe parlementaire au Sénat Et donc Ils n'ont pas institutionnellement La possibilité d'avancer
Mais si vous Si tous nos groupes NFP Se mettaient Avec le RN Pour décider De l'abrogation des retraites On est bien d'accord Que vous pourriez Vous en auriez les moyens
Je vais y venir Mais la première façon D'abroger la réforme des retraites C'est déjà de censurer Un gouvernement Qui lui A pour l'issue de la maintenir Et donc Si Marine Le Pen Était vraiment Fidèle à ce qu'elle dit Alors Elle voterait la censure Il ne soutiendrait pas ce gouvernement Parce que Ce gouvernement Qu'est-ce qu'il va faire ?
Il va mettre en oeuvre La réforme des retraites Et il va la mettre en oeuvre Dès les prochains projets de loi Notamment le projet de loi De financement De la sécurité sociale Qui comprend des mesures D'application De cette réforme des retraites Donc si elle était logique Elle dirait Ok Je veux bloquer Cette réforme des retraites Et donc Je vote la censure Ce qu'elle ne fait pas Ensuite je l'ai dit Il y a des raisons institutionnelles Et puis ensuite Il y a d'autres possibilités De le faire Nous nous allons déposer Des amendements Sur le PLFSS
En fait vous demandez au RN De voter votre abrogation De la retraite Mais vous refusez De voter la sienne
Mais d'abord Il y a une imposture Parce que le RN Il a tout dit Son contraire Il n'a pas été dans la rue Quand nous nous sommes battus Contre la réforme des retraites Au Parlement Il était extrêmement discret Et Pendant la campagne législative Pardon mais Jordan Bardella lui-même Prenait la retraite A 66 ans Et donc On voit bien que là Il y a une forme De va-et-vient Constant de l'extrême droite Qui ne sait pas très bien Sur quel pied danser Ou plus exactement Elle sait très bien Quel est son pied d'appui Et puis Il y a ensuite Voilà La communication qu'elle fait Dans cette espèce de En même temps Je soutiens le gouvernement Et en même temps Je fais semblant De ne pas le soutenir Et bien ce que nous ferons C'est que A la fois nous déposerons Des amendements Sur le projet de loi de financement De la sécurité sociale Dans un premier temps Si ça ne fonctionnait pas Il y aura une niche parlementaire Qui sera Qui aura lieu Le 28 novembre Qui sera une niche parlementaire Dans laquelle Les formations du Front Populaire Grâce à la niche de l'EFI Mettront en fait A leur tour Une proposition D'abrogation C'est trop Une proposition d'abrogation Et qui elle Pourra aller jusqu'au bout Puisque nous aurons ensuite Une niche parlementaire Au Sénat Avec le groupe socialiste On a fait tout le chemin avec vous Voilà exactement
Merci Olivier Faure Premier secrétaire du parti socialiste Et qui est socialiste
Olivier Faure