L'essentiel du Grand Oral de Xavier Bertrand à l’AFER | Présidentielle 2027 | Épargne et retraites
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 90 %Attaque 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:52Invité politiqueChiffre
« Chaque année, je passe à côté de 80 millions de recettes parce que je n'ai pas levé un nouvel impôt qui s'appelle le versement mobilité. »
- 2:10Invité politiqueFait
« Vous savez, il y a encore des responsables publics, commentateurs qui sont traumatisés quand on parle de retraite par capitalisation. »
- 2:47Invité politiquePromesse
« Il faut juste que ce soit pour tout le monde. Ça veut dire très clairement que ça ne remplacera pas, ça viendra s'ajouter. »
- 4:01Invité politiqueChiffre
« Les épargnants, ils ont certes accumulé 6500 milliards d'euros d'épargne en face plus de 3500 milliards de dettes publiques. »
- 5:20Invité politiqueFait
« cette question de la confiance et comme je vous disais tout à l'heure, tout le monde va vous tenir des propos assez agréables aux oreilles des uns et des autres. »
- 5:57Invité politiquePromesse
« Si les Français me font confiance, ça va être d'introduire dans la Constitution le principe de la non rétroactivité fiscale. »
Temps de parole
- Xavier Bertrand99 %
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[musique] Accueillons maintenant Xavier Bertrand, président de la région Haut-De-Fance.
[musique]
Comme la règle l'impose, répondre dans le même temps de parole aux mêmes questions dans un esprit d'équité. Le taux de prélèvement obligatoire qui est un niveau record de près de 44 % la richesse nationale est-il acceptable notamment pour les ménages selon vous ? Non, il n'est plus acceptable et ce qui est en jeu aujourd'hui, c'est tout simplement le principe du consentement à l'impôt et ça doit changer. Tous ceux qui vont vous dire qu'ils vont baisser les impôts doivent déjà vous préciser comment ils vont baisser les dépenses.
Dans tous les débats que vous avez eu, très honnêtement, il faudrait être très courageux, très audacieux ou un peu fou pour venir vous voir et vous dire que on va toucher à l'assurance vie, qu'on va augmenter les dépenses et que bien évidemment, on va augmenter les impôts. Vous devez vous poser une question en écoutant les différents candidats à l'élection présidentielle. Et pourquoi ça changerait avec untel ou untel ? Et quelle est la méthode qui peut montrer qu'ils font partie de la catégorie des fais œufs et pas des 10 œufs. Quand vous avez un problème de dépenses, vous baissez vos dépenses.
Que cette année, comme l'année précédente, l'État nous a fait les poches de 120 millions d'euros l'an dernier, 100 millions d'euros cette année. Qu'est-ce que j'ai fait ? Je n'ai pas augmenté les impôts et j'ai refusé notamment d'augmenter les deux impôts que l'État nous avait autorisé à lever. Chaque année, je passe à côté de 80 millions de recettes parce que je n'ai pas levé un nouvel impôt qui s'appelle le versement mobilité. Qu'est-ce que j'ai fait ? J'ai baissé mes dépenses. Et surtout, nous traquons toutes les dépenses inutiles et un responsable public doit être radin dans la gestion de l'argent public.
et veillez encore une fois à bien comprendre qu'aujourd'hui il n'est plus pensable et il n'est plus possible de prélever plus ce que l'on doit absolument faire c'est dépenser moins et pas seulement dépenser mieux c'est une règle clé et regardez bien ce qu'on fait les uns et les autres pour savoir qui est crédible ou qui mérite la confiance. Question suivante concerne la retraite par capitalisation. Est-ce que au-delà des garanties de l'État vous êtes favorable à un système par capitalisation ? Évidemment c'est pas pour mon passé d'agent d'assurance qui me fait dire cela.
Vous savez, il y a encore des responsables publics, commentateurs qui sont traumatisés quand on parle de retraite par capitalisation. Pas les Français, hein. Tiens, au fait, si vous voulez un système de justice, il faut développer, généraliser la capitalisation et une part de capitalisation obligatoire parce que si c'est pas la capitalisation obligatoire, bah c'est le système actuel. Et le système actuel, quand vous êtes fonctionnaire avec la préfond, ça effarouge pas les fonctionnaires à la retraite par capitalisation. Et puis vous le savez aussi dans les entreprises, l'article 83 du code général des impôts ont permis cela. puis aussi les les PER.
Il y a eu d'ailleurs le système de la retraite additionnelle de la fonction publique et il y a eu véritablement un boom qui a été porté sur l'épargne retraite. Il faut juste que ce soit pour tout le monde. Ça veut dire très clairement que ça ne remplacera pas, ça viendra s'ajouter. Nous avons absolument besoin de mettre en place cette retraite par capitalisation en plus qu'ave avec des contributions supplémentaires des salariés et des entreprises. Bien sûr, c'est comme ça que les choses doivent fonctionner. Sauf que si vous êtes avant tout sur un système de retraite par capitalison, vous le savez, la répartition est un formidable système.
Les actifs cotisent pour financer les retraites des retraités. Mais ce que les Français veulent aujourd'hui sont attachés à cela. Mais ils veulent cotiser par eux-mêmes, pour eux-mêmes. C'est le sens aujourd'hui d'ailleurs d'une bonne part de l'assurance vie, même si ça n'est pas avec une sortie qui se fait sous forme de rente. Une bonne partie des placements en assurance vie se font aussi avec cette idée de la retraite. Donc ça doit être fait de cette façon-là.
progressivement, c'est évident, mais c'est à mon avis incontournable et il n'y aura pas de blocage psychologique chez nos concitoyens en leur expliquant bien il va être temps qu'une fois que l'État aura fixé des principes clairs et simples que l'on confie la gestion de nos systèmes de retraite aux partenaires sociaux parce que sincèrement quand vous prenez les retraites complémentaires, ça marche quand même très bien. Vous en entendez jamais parler. Faut qu'il y ait un accord entre les représentants patronaux et les représentants des salariés. C'est avec un système comme ça que vous aurez bien évidemment agircarco ça marche et bien que le système de base devra clairement être géré.
Vous n'aurez pas les traumatisme permanent que nous avons aujourd'hui. La dernière question c'est sur la dette publique hein puisque les épargnants, ils ont certes accumulé 6500 milliards d'euros d'épargne en face plus de 3500 milliards de dettes publiques. Est-ce que vous seriez tenté de mobiliser cette épargne des Français ? Moi, je n'ai pas envie de casser ce qui marche. Il faut bien comprendre que l'assurance vie, ça repose avant tout sur la confiance. Et donc, si vous commencez à dire que vous allez mobiliser, vous êtes sûr et certain que vous cassez un édifice dont on a absolument besoin. Pourquoi on en a besoin ? Parce que Bery a a parfois un comportement un peu schizophrène.
Il y a quand même de l'argent qu'on pourrait un peu récupérer là. Et puis d'un autre côté, mais au fait, allez au 2/ tiers, ça finance quoi ? Ça finance les entreprises, ça finance l'économie et puis ça finance quoi aussi ? à une partie de notre dette et comme dirait l'autre, on a quand même besoin de la garantir la dette et que ce ne soit pas seulement des investisseurs étrangers. Donc on a besoin de l'assurance vie et donc on arrête avec ce mal français qui consiste à se tirer une balle dans le pied. Donc très clairement, on ne mobilise pas l'assurance vie pour financer justement la dette autrement que par ce qui existe aujourd'hui. Et encore une fois, on ne casse pas cet édifice.
Mais ceux qui en parlent connaissent assez difficilement et assez mal les ressorts de l'assurance vie. cette question de la confiance et comme je vous disais tout à l'heure, tout le monde va vous tenir des propos assez agréables aux oreilles des uns et des autres. Moi, je vous fais une proposition, une proposition que j'ai déjà faite devant l'affaire et que j'ai toujours en tête si les Français me font confiance, ça va être d'introduire dans la Constitution le principe de la non rétroactivité fiscale.
C'est-à-dire que plus jamais vous n'aurez la tentation pour Bery, plus jamais vous n'aurez une instruction fiscale qui pourra revenir sur la fiscalité, sur les conditions juridiques qui ont été celles au moment de la conclusion du contrat. Tout le monde peut vous faire les garanties, même s'ils sont sincères. Quand ce ne sera plus eux, est-ce qu'il y aura toujours la même volonté farouche ? Si c'est dans la Constitution et pas dans la loi, cette dimension constitutionnelle ne coûte absolument rien, mais elle rassurerait pour toujours les épargnants quant aux conditions de stabilité de l'assurance vie. [musique] he.
Xavier Bertrand