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interviewThinkerview (sur YouTube)· 29 novembre 2024 111 min

France au Bord de la Faillite : Eric Coquerel Dévoile les Secrets Financiers ? [EN DIRECT]

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] [Musique] Éric Crocrel, bonsoir. Bonsoir. Nous vous recevons pour une chaîne internet qui s'appelle Syerview.

Nous sommes en direct. Est-ce que vous pouvez vous présenter succintement ? Bien sûr, Éric Coqel euh né le 30 décembre 58 à Courbeois, donc 65 ans, euh engagé depuis l'âge de 14 ans euh politiquement, je veux dire, j'étais à Nard, j'étais autonome, j'étais Trotsky, cétait la LCR, j'étais avec Chevinement au début des années 2000, j'ai créé un petit mouvement qui s'appelle le mouvement pour une alternative républicaine et sociale de gauche républicaine antilibérale.

J'ai cofondé le parti de gauche avec Jean-Luc Mélenchon. J'ai été conseiller, j'ai été le coordinateur de ce parti. J'étais conseiller régional Île-de-Fance à partir 2010 et puis élu député de Sensin la circonscription Saint-Toin épinet ils saint Saint euh en 2017 réélu depuis et je suis président de la commission des finances de l'Assemblée nationale et je suis bien sûr France insoumise.

Vous avez travaillé avant d'être politique, vous faisiez quoi ? Bah en fait euh pour être clair, je ne vis entre guillemets de la politique, j'aime pas trop cette expression. Enfin, j'ai j'ai un mandat d'élu qui me permet de de vivre de la politique que depuis 2017.

Donc, j'ai toujours travaillé. Euh qu'est-ce principalement, qu'est-ce que j'ai fait à partir de 89 ? J'ai travaillé dans le domaine de la voile, des courses de bateau.

J'étais un des unorganisateurs du premier vent des globes et puis je me suis occupé de marins, pas mal de marins assez célèbres. Isabelle Aissier, Michel des Joyaux, l'équipe de France de Voile Olympique euh avec une petite boîte que je dirigeais et puis auparavant j'ai fait plein de boulot divers. C'est failli.

Moi j'ai j'ai passé mon bac en étudiant Libe à 23 ans parce que je je bossais en même temps. Fais des études d'histoire et puis voilà qui m'a amené à la voile parce que la mer est aussi ma passion. Ce soir l'interview on l' fait j'ai toujours bossé en fait.

Ce soir l'interview on l'a fait en mode pétole ou on sort l'espi ? On se tuto, on se voit comme tu veux. On va se tutoer sera plus simple.

Écoute, comme tu veux, les deux me vont en fait. Alors, on va envoyer du bois. Alors, président de la commission des finances, Ouais.

Il se passe quoi ? On nous a masqué les choses, on a enjolivé les choses, on a essayé de protéger la note de la France, on a essayé de protéger les élections européennes. On était dans le déni, pas dans le déni.

Écoute, comme tu le sais, j'ai j'ai je lance une commission d'enquête en tant que président de la commission des finances qui commence la semaine prochaine avec les fonctionnaires de Ber après il y aura Bruno Lemè puis on va interviewer un peu tout le monde. On aurait bien fait Macron, on n pas le droit malheureusement mais on va aller jusqu'à Colère je pense par exemple à l'Élysée pour essayer de comprendre ce qui se passe qui s'est passé. Il y a trois trois en gros trois idées forces.

Il y a ceux qui pensent que c'est de la dissimulation. on a dissimulé pour des raisons politiques et autres. Ceux qui pensent ce que dit par Bruno le maire, c'est plutôt un problème de technicien, tu vois. soit les mauvaises choses qui ont été mises en mis en route, des erreurs de fonctionnaires, ceux qui pensent, je fais plutôt partie de ces troisè écoles que c'est plutôt la politique économique, l'offre de de la politique de l'offre, de la compétitivité qui euh s'est planté et dont finalement ceux qui la prôent depuis des années ont tellement été aveuglés par leur croyances dans cette politique que je pense que ça a déteint au bout d'un moment sur les fonctionnaires qui étaient sous leurs ordres et que tout ça amené des erreurs énormes en terme de prévision de déficit, prévision de croissance et cetera et cetera qui explique pourquoi on fait une commission d'enquête à partir de la semaine prochaine à l'Assemblée.

Et alors question, est-ce qu'un président de commission d'enquête peut s'exprimer dans les médias avant avant la commission ? Bien sûr, je suis un élu hein, donc je suis pas un fonctionnaire. J'ai pas j'ai pas je suis pas juge, pas fonctionnaire, je suis un élu et au contraire, je pense que je dois m'exprimer devant les médias.

Euh si je fais une commission d'enquête, c'est pas pour un snacle entre députés qui vont interroger des gens qui leur ressemble. C'est pour que les D'ailleurs, c'est public hein, les commissions d'enquête sont publiques. À partir la prochaine, elle commence le 3 donc retransmise sur YouTube absolument et sur le site de l'Assemblée.

Donc tout ça vous le verrez en direct et c'est pour que les gens se sachent. Voilà, on travaille pour le peuple. Enfin, moi c'est comme ça en tout cas que je conçois mon mandat.

Donc euh intérêt, je voulais juste des choses une commission d'enquête. L'intérêt c'est que les gens qui témoignent témoignent sous sermon et si il ment après c'est du pénal. Voilà donc c'est pour ça que c'est bien une commission d'enquête.

Qu'est-ce qui risque d'ailleurs au pénal s'il y a trè je vais pas dire j'en sais rien mais tu peux aller jusqu'à de la prison quoi. Du du bracelet électronique et faire le tour de France aussi. Voilà déjà, mais enfin déjà une condamnation ça la fou mal quoi.

Ouais, avec une peine d'inligibilité je pense par exemple. Ça peut être ça. Revenons, revenons au fond du problème.

C'est un problème à 20 milliards, à 100 milliards, à 500 milliards. C'est qu'est-ce qu'est-ce il y avait un trou dans dans la voilure de combien là ? Alors, en fait, il y avait surtout un trou dans les prévisions.

Alors, en gros, euh le déficit euh si tu veux, on est passé euh on est passé d'estimation à un moment donné, on nous a vendu du 47 pour 2024. Taux de croissance. Taux de taux de croissance.

Non, déficit, pardon, déficit. Toi, tu me fais dans le cro je vais venir à la croissance après si tu veux. Le déficit, on nous l'a vendu à 47 au début.

Bon, très franchement fin 2023 quand ils nous ont mis ces chiffres sur la table, des gens n'y croit. Enfin, quand je dis on, c'est la plupart des des des commissaires aux finances, on on était pas d'accord, on disait il y a ça va pas quoi. Ça ça ça c'est c'est pas possible par rapport aux prévisions de croissance justement.

Mais enfin, on nous l'a donné à 47. Euh quelques semaines après, euh ça montait de mémoire, je te le dis. Alors, excuse-moi si je me trompe de 0 points, mais en gros à 54, tu vois.

Euh et puis tout ça a terminé à plus de à 61. Voilà. Donc c'est une différence de 17.

Euh donc c'est des différences de centaines de milliards d'euros. Voilà de centaines de milliards d'euros. Tu parlais d'anticipation de prévisions.

Comment elles sont faites ces prévisions ? Bah les prévisions donc c'est c'est à Bercit à la direction générale du trésor des différentes directions qui travaillent. ils vont mouliner euh un certain nombre de de chiffres, les prévisions de recettes, les prévisions de dépenses, la croissance, tu vois, euh et puis bah ils vont sortir des chiffres macroéconomiques.

Euh bon, moi ce que je crois, moi j'ai quand même pas une conviction, mais j'ai je rentre dans cette commission avec une une idée quand même, un instinct, non, pas un instinct, c'est plutôt lié à une analyse qui est mon analyse de l'économie. D'accord. qui est euh euh en gros pour aller vite, la politique qui a été menée depuis 2017, c'est une politique de l'offre et de la compétitivité.

Elle est pas nouvelle en France, mais elle a été mise à un niveau, tu vois, euh très haute. Ça consistait à dire quoi ? c'était de dire il faut que la France attire les capitaux parce que tu sais c'est la fameuse phrase d'Elmou Schmidt chancelier allemande dans les années 80 qui disait "Les profits d'aujourd'hui sont les investissements de demain et les emplois d'après-demain." Bien donc c'est un peu la même idée.

On attire les capitaux et puis tout ça ça va permettre de ruseler investissement et emplois pour attirer les capitaux dans la concurrence qu'on peut avoir avec d'autres places internationales. Il fallait abaisser la fiscalité des revenus du capital. Donc que fait Macron quand il arrive au pouvoir ?

Il supprime l'ISF et il instaure ce qu'on appelle la flat taxe ou le PFU. Chacun va comprendre. C'est un bouclier social du capital.

Ça détermine l'idée que le capital ne peut pas être taxé à plus de 30 % de d'imposition alors que les revenus du travail sont peuvent être taxés beaucoup plus hautes. Donc 30 % c'est la protection et en espérant que tout ça va tirer des capitaux. Alors ça a tiré des capitaux incontestablement de quel pays ?

Des investisseurs, des actionnaires, des beaucoup d'investisseurs étrangers. beaucoup euh les nationalités, non, on les a pas. Il y a il y a des travaux qui sont demandés là-dessus.

Enfin la France et la France notamment là dans les dans tous les empreints qui ont été lancés, on est à on on est on est dans les rockorman d'Europe en terme de on a c'est largement plus de 70 % tu vois d'investissement étranger aujourd'hui. Mais bon, on attire les capitaux mais c'était la recherche d'ailleurs hein. La concurrence c'est avec d'autres bourses. qu'on attire bien.

Et puis après bah donc cette politique là, on arrive en 2000 l'année d'après Covid 2022 2023 et puis il y a des chiffres de recettes économiques de fiscalité énorme. Et donc qu'est-ce que nous disent Bruno Lemire et tout ça ? disent euh bah vous voyez bien que on a eu raison de baisser les impôts puisqu'on a jamais eu autant de recettes économiques.

Bien, nous on a été quand même quelques-uns à dire "Bon, attendez, euh c'est une année post Covid, l'économie est tombée au fond de la piscine. Quand tu remontes, bah inévitablement, si tout d'un coup tu as une croissance très importante parce que ton économie redémarre par rapport à à une année où quasiment tout s'est arrêté, c'est normal que la fiscalité remonte. toi, c'est normal que tu produises une activité importante.

Et puis en plus, il y avait un deuxième phénomène, c'est l'inflation. Parce que ça a peut-être semblé étonnant mais quand tu tu as de l'inflation, tu as plus de TBA. Bon donc la TVA a explosé et eux nous disaient le maire je me souviens nous disait bon voyez ça marche notre politique la prof n'est jamais eu ton entré sauf que en 2023 alors en plus avec une récession de l'activité mondiale bah toutes les prévisions de de fiscalité qui étaient basé sur ces deux années extraordinair tout d'un coup là ils sont dit tiens il y a moins d'entrée fiscal tiens bizarrement et puis alors 2024 ça été le record et donc Moi, je pense que principalement, ça vient de là, c'està-dire que je pense queils se sont ils ont vraiment cru ils ont vraiment cru à la réussite de leur politique.

Ils ont fini par s'intoxiquer eux-mêmes et quelque part dessiner un paysage exceptionnel. Moi, je me souviens encore Bruno Lemire mars 2024 en train de dire "La plus grande réussite de notre politique économique depuis 2017, c'est la réindustrialisation. Cette phrase, elle est extraordinaire.

Alors, ça tombe bien parce que figure-toi, il y a de jours, j'ai reçu la cour des comptes qui vient de faire un rapport avec Moscovici sur 10 ans de politique industrielle. Même eux estiment comme ils disent que il y a des progrès mais que c'est très fragile. Alors, on est quand même loin la réindustrialisation.

Et puis moi quand je regarde les chiffres, par exemple, la part du travail industriel des emplois industriels dans l'emploi global, il a baissé deux points. D'accord ? Tu vois, mais n'empêche le maire nous a présenté ça comme on est les rois du pétrole, on a été champion de la réindustrialisation et moi je pense que à la fin c'est un peu comme toi le c'est c'est la mariée était trop belle quoi.

Et je pense que ça a fini par influer à mon avis et c'est ce que je veux découvrir cette commission d'enquête sur les fonctionnaires qui eux sont chargés de mouliner tout ça et de produire des prévisions. Il voulait pas il voulait pas contrarier le chef. Je sais pas si c'est ça ou si c'est un contexte ou des fonctionnaires, les fonctionnaires, ils servent quand même du politique.

Alors ça veut pas dire que il se plie complètement à ce que dire le politique mais n'empêche ils vont et c'est d'ailleurs c'est c'est quelque part la la beauté d'un état qui a des fonctionnaires qui quelle que soit la couleur politique auquelle ils servent vont vont essayer d' d' d' d' d'adapter le leur leurs prévisions, leurs techniques par rapport vont se mettre au service de cette politique. normal, ils ont été élus, on se met au service servi de cette politique. Bon et moi je pense qu'il y a de ça, c'est-à-dire que on a une succession d'erreur parce que on a une politique économique sur l'offre et la compétitivité qui est en train de dérailler total.

On pourra en parler si tu veux après. Et je pense que ils n'ont absolument pas prévu le fait que ça allait dérailler à ce point-là. Et donc ça explique que par exemple en milieu d'année 2024, je suis reçu par Thomas Casnav à Vercy qui nous dit qui me dit texta il était déjà démissionnaire à ce moment-là puisque le gouverne qui me dit euh en terme de TVA, en terme d'impôt sur le revenu, en terme d'impôt sur les sociétés, les chiffres sont bien bien plus dramatiques qu'on l'imaginait.

Encore, je dis encore parce que déjà ils avaient eu une rectification fin décembre d'une note qui avait été produite par le trésor qui avait été cherché le rapporteur euh général de la commission des finances du Sénat qui déjà alertait sur le fait que en quelques semaines les chiffres étaient pas pas bons. Mais alors là, en juillet, c'était ce que je t'ai dessiné tout à l'heure, c'est-à-dire un déficit bien plus important parce que les recettes sont pas au rendez-vous. Donc cette politique, le le résumé de ça, c'est que c'est pas seulement le problème pour moi qu'elle n'est pas capable de prévoir euh elle elle a elle a elle est elle a une imprévisibilité euh euh grave, mais c'est surtout qu'en plus elle est en train de nous emmener dans le mur.

Pourquoi ? Parce que à force d'avoir baissé les impôts des plus riches comme jamais on l'a vu, des ultra riches, et bien il y a autant d'argent qui manque à l'État. Et l'an dernier, on le sait, c'est 62 milliards qui a manqué à l'État.

C'est-à-dire que la perte des recettes cumulées en 2023 sur l'année 2023 du fait des cadeaux fiscaux des Macron, c'est 62 milliards. Donc ce qui me fait dire une chose, c'est que contrairement à ce que nous disent les libéraux, la question des déficites aujourd'hui c'est pas qu'on dépense trop, c'est qu'il y a moins de recettes. Et ça, ça a été organisé au service des plus riches.

Et là après tu regardes, tu dis "Bon bah est-ce que d'avoir donné autant d'argent aux plus riches, ça a servi l'économie ou pas ?" Plus riche à partir de combien ? Ah le les plus riches, c'est à partir c'est les c'est les quelques milliers de personnes qui dans ce pays gagnent beaucoup d'argent.

Combien ? Bah, par exemple, les 500 patrimoines les plus riches, on a à peu près 147 milliardaires dans le pays. Les 500 plus riches, donc euh je peux pas te donner les lesiage exacts, mais euh euh qui euh j'allais dire ont des revenus euh euh par an de centaines de millions d'euros, quoi.

D'accord. Je peux pas dire le chiffre exact, mais les 500 plus riches, le chiffre que je te donne, c'est c'est classement de challenge qui est fait de manière sérieuse chaque année pour bien comprendre ce qui s'est passé et à quel point c'est pas seulement un problème d'inégalité mais c'est un problème d'argent qui nous manque. Avec Macron, les 500 personnes les plus riches de ce pays, elles ont vu leur patrimoine passer de 2017 à 2024 passer de 21 % du PIB à 42 % du PIB.

Je sais pas si vous vous rendez compte, ça veut dire que tu as 500 personnes qui aujourd'hui possèdent 42 % de la richesse nationale, du patrimoine national, pas du PIB, du patrimoine national. Enfin, c'est une progression énorme. Or, dans le même temps, le patrimoine national, il a pas doublé.

Donc, si leur patrimoine a doublé, bah inévitablement, ça veut dire qu'il se ils puissent cet argent sur tout le monde. C'est mécanique. Enfin, c'est c'est du marxisme bête, tu vois.

Il y a pas du produit des richesses. Si tu as des gens qui gagnent tout d'un coup deux fois plus que deux fois plus qu'il ne gagnait, que cette richesse globale n'a pas progressé par deux, bah il a bien fallu qu'il prenne ailleurs. Et ça ça n'a pas servi l'économie.

Ça a multiplié par de les dividendes mais ça n'a pas servi l'économie. Revenons. Il y a des impôts sur les dividendes.

Non. Oui, mais justement tu as suivi ce que je t'ai dit tout à l'heure, comme les impôts sont taxés à 30 % et ben tes dividendes sont moins taxé tu revenus du travail. Donc qu'est-ce qui s'est passé ?

Ça c'est une étude qui est sortie l'an dernier qui a été faite par l'Institut des politiques publiques avec Bery. Donc c'est les chiffres de Bery. C'est imparable.

Là eux ils ont fait une étude là sur ces 147 milliardaires et ils sont rendus compte de quoi ? c'est que ces 147 milliardaires, il payaient moins de 2 % d'impôts sur le revenu. Moins de 2 % d'impôts sur le revenu.

Tu payes combien de pourcent toi ? Bah comme moi je paye je paye, je veux pas te dire de bêtises de 1000 par je paye bien je suis à au moins 40 je suis à 30 % d'impôt sur le revenu. 25 % on va dire 25 % d' Combien tu gagnes ?

Moi, je gagne euh alors attends parce que tu sais, on nous on nous enlève les impôts maintenant. Donc euh je touche tous les mois moins de 5000 €. Euh donc je dois être en tant que président de la commission des finances à peu près à 6000 quelque chose.

Euh un peu plus de 6000. Donc on prend chaque mois de 1300 € d'impôts à peu près. Plus les cotisations.

Ah oui oui. Non je te parle que de la fiscalité là. D'accord.

Si si maintenant je monte la cotisation, je suis assujetti je suis assujetti très certainement à plus de 40 45 % quoi. Bon, donc ce qu'il faut bien comprendre, je reviens à mon exemple, c'est que euh tu redresses ton micro. Voilà, tu c'est pourtant c'est du gaffeur de bonne qualité.

Je je je meuble pendant que mes techniciens sont en train de blémir. Ouais, ça va. Au niveau du son, on est bon.

On est bon. Donc euh je reviens sur mon calcul que tu as euh donc les 147 personnes qui tout qui payent moins de 2 % d'impôt sur le revenu et souvent même ça ça s'apparente plus à zéro. Pourquoi elle paye ça ?

Parce que comme les revenus professionnels ont été avantagés du fait que on a taxé le capital en dessous, elles ont transféré parce qu' ils ont pas mal de d'avocats fiscalistes qui les conseillent, elles ont transféré une grande part de leurs revenus sur leur revenus professionnel. Et donc quand là tu là ils ont fait le calcul également, ils ont pris leur revenu professionnel et ils ont estimé que ces gens-là ils étaient en gros imposé à un niveau de 25 % quand les 0,1 % les plus riches de ce pays sont taxés à 48 %. Donc tu as 147 personnes ultra riches qui sont taxé deux fois moins on va dire que le que les très riches pour aller vite.

Et ben ça chaque année si par exemple ces gens-là étaient taxés à la même hauteur que les à ha au 48 % il y aurait 18 milliards qui rentreraient dans les caisses de l'État. C'est donc pas seulement un problème d'égalité, c'est un problème de dizaines de milliards qui ont été dilapidés de cette manière là. C'est ça qui a organisé Emmanuel Macron.

J'ouvre une petite parenthèse. Est-ce que le travail il est trop taxé en France ? Qu'est-ce que tu entends par le travail ?

Excuse-moi parce que nous on pose des questions. C'estd que par exemple sur ta fiche de paye Ouais. du temps où pr D'accord.

Tu parles de de Est-ce que le travail salarié est tout taxé ? C'est est-ce que ça coûte pas trop cher au patron de payer ? Par exemple, un patron qui paye son salarié 2500 balles à la louche, ça lui coûte 5000 balles.

Ouais. Ouais. Pas tout à fait mais enfin bon.

Ouais. Ah j'ai dit à la louche. Ouais ouais.

C'est c'est trop, c'est pas assez. Non mais c'est faut bien voir ce que c'est. C'est pas une taxe, c'est de la cotisation.

C'est du ce qu'on appelle du salaire différé. Euh bon, c'est-à-dire que pour une on a organisé en France la protection sociale de manière collective qui fait qu'une partie de ton salaire en tant que salarié, une partie du du de ton salaire du côté patronal est mis en commun. D'accord ? c'est les cotisations pour payer ta sécurité sociale et cetera et cetera, ta tes retraites, enfin tout ça.

Bon, donc pour moi c'est pas des taxes. Alors donc il y a le débat après les libéraux disent tout ça coûte trop cher, le le travail coûte trop cher. Voilà.

Et moi j'ai tendance à penser que non le travail coûte pas trop cher. Ce qui coûte trop cher, c'est le capital. Justement dans ce que l'exemple que je t'ai donné qui coûte des des dizaines et dizaines de milliards même plutôt des centaines de milliards chaque année à l'État, chaque année à la collectivité, on s'aperçoit que c'est plutôt les revenus capital aujourd'hui qui coûtent trop cher à la collectivité.

C'est eux qui se sont envolés. les revenus du travail. Moi, je j'estime que euh alors certes, il y a il y a des boîtes des PME pour qui j'étais hier à la à la à la une initiative de la confédération générale des des PME des PE avec qui je discutais qui pensent que le travail c'est trop cher, ils ont du mal.

Euh et dans le même temps, il m'expliquait, moi j'étais, je trouve que j'ai dirigé une petite boîte dans dans le domaine de de la voie. J'ai une petite boîte boîte de patron. Oui, j'étais chef d'entreprise.

C'est pas mal parce que quand j'ai affaire à des chefs d'entreprise, je leur dis bah je trouve que je connais un tout petit peu le problème. Donc on peut peut-être parler de des problèmes qu'on a. On en profite pour passer un bonjour à au nom que je cherchais Mathuri Gust.

Ah d'accord. OK. Alors bonjour à Matrius.

Bon euh donc si tu veux alors là je me je me perd un peu mais c'est fait exprès. C'est fait exprès. Mais une petite boîte.

Je reviens. J'étais pas trop une petite boîte. J'ordi.

Donc je vois bien à peu près les problèmes des petites boîtes. C'est qui les les donne d'ordre et les des petites boîte ? Ils sont sous-traitantes en général de qui ?

Soit parce que c'est leur client, soit parce que quelquun c'est souvent les grosses boîtes. Bon et moi je regarde un peu quand j'étais pas trop une petite boîte, je voyais par exemple les contrats que j'avais qui venaient de très grosse boîte. En général ça suivait pas l'inflation.

C'est-à-dire que mes contrats si tu veux le le baissait au fur et à mesure des années. C'est souvent ce qui arrive au PME TP. Autrement dit, j'ai mon technicien qui va te remettre un peu de scotch sur ton micro parce que comme on fait des économies même aussi sur le scotch les gars.

Ah ouais, je te comprends. C'est ça le le et puis en plus c'est pas le coup du scotch. Je j'en profite quand ils vont te ils vont te mettre ton bout de scotch.

Je vais je vais te prendre une petite question entre deux. l'impôt sur les sociétés. Quand par exemple tu es patron d'une petite PME que tu t'inquiètes que l'année d'après ça va être un peu tendu, tu vas mettre un peu d'argent de côté, tu vas laisser du fric sur ton compte en banque et à la fin à la fin de l'année, tu as l'État qui arrive qui te fait toc toc, mes bons amis, donnez-moi un peu de sous.

Alors quand tu es dans une petite PME que tu aimes ton pays, bah tu payes. Mais les autres boîtes qui font tourner leur trésorerie dans des pays où ça où ça permet d'avoir une fiscalité différente ou qui font tourner avec cinq ou sep boîtes leur trésorerie sur ces cin ou sep boîtes pour que bah le contrôleur des impôts il voit pas la trésorerie ou il la voit différée ou il se fait pas taxer. La majeure partie des petites boîtes elles font pas de l'optimisation à ce point-là.

Et quand tu te retrouves avec ça, maintenant qu'ils t'ont mis un bon bout de scotch, tu vas pouvoir répondre. Je t'écoute. Mais je vais te répondre mais c'est c'est la suite de ce que j'étais en train d'expliquer et je vais te répondre précisément, c'est que tes petites boîtes en général, c'est exactement quelque part comme les salariés.

Les marges, les les marges des très grosses boîtes, elles se fait sur les sous-traitants ou les salariés. C'est pareil quelque part. C'est-à-dire que ils vont payer parfois en retard des gens moins pour pouvoir faire en sorte de d'alimenter leurs actionnaires par des par l'utilisation des par une utilisation des bénéfices qui va puisque c'est le dans notre dans le société capitaliste tel qu'elle est aujourd'hui, le seul critère c'est pas qu'une boîte quelque part perdure qui qui est qui est un côté patrimonial qui l'emporte qui fait que tu vas produire, tu vas t'assurer que l'année prochaine tu vas continuer.

à la nanoseconde la rentabilité de tes actions avec des résultats à deux chiffres. Puis si tu as pas ton résultat à deux chiffres, tes actionnaires ils vont sur la boîte à côté. Donc c'est ça le le le juge de paix du capitalisme aujourd'hui financiarisé.

Bien et donc la pression, elle se fait sur tous les productifs. Moi j'ai tendance à dire ça. Elle se fait sur les salariés, elle se fait sur les TPE PME et cetera.

Et c'est ce que je disais hier au représentant des TPE PME. Je disais le problème c'est pas que le travail vous coûte trop cher, c'est que la pression qu'on vous fait que vous avez moins d'argent pour payer ce travail. Bon et en dernière instance alors on pourrait se dire pour investir d'ailleurs alors oui et pour investir et c donc on pourrait se dire en dernière instance bah c'est peut-être parce que a moins de richesse.

Ça pourrait être la solution sauf que non la richesse elle continue à croître chaque année. On produit de plus en plus de richesses. Alors la question c'est où elle va ?

Et bien là tu as eu la réponse que tu as donné tout à l'heure. Où elle va principalement depuis des années ? Elle va dans le capital. le capital non investi, le capital financiarisé, des très grosses boîtes qui en plus de ça peuvent pratiquer un sport national, c'est que non seulement leur baisse leurs impôts pour faire en sorte qu'elle reste, mais figure-toi qu'elles font aussi de l'optimisation fiscale pour être sûr encore d'en payer moins et pour pouvoir encore une fois alimenter leurs actionnaires.

Et donc les grosses boîtes dont tu parles qui qui pratiquent ce qu'on appelle la délocalisation des profits grâce au prix de transfert, c'estàd pour aller vite, tu es une boîte, tu es dans plusieurs pays et tu vas t'arranger pour déclarer tes profits dans le pays qui impose le moins. Par exemple, l'Irlande est un pays euh absolument connu pour ça. Euh qui fait que là, en ce moment, au moment où je te parle, allez, la croissance en Europe, elle est vers 08.

La croissance en Irlande, elle est plus de deux points et elle est uniquement construite sur ces délocalisations de profit. Donc c'est ça qu'il faut attaquer, une politique économique et d'ailleurs c'est ce qu'on a fait. Je sais pas si tu as vu dans quand je dis 11 et les forces du NFP, on a on a bougé par amendement le budget de la nation et on a par exemple été imposé une taxe qui s'appelle la taxe Zucman.

C'est le nom de l'économiste qu'il a imaginé, Gabriel Zucman qui consiste à dire c'est on va aller taxer ces profits délocalisés. Comment on fait ? C'est simple.

Tu regardes, tu dis par exle total, bon exemple total chiffre d'affaires de Total mondial un/art du chiffre d'affaires se fait en France. Pendant 2 ans Total a pas payé un impôt. On prend une autre boîte que Total Minz.

Min l'exemple. Oui. Enfin bon là, j'ai pas les chiffres alors à total ça m'arrangeait.

Bon enfin bon n'importe quelle boîte elle va produire elle va produire on regarde le chiffre d'affair qu'elle produit en France. Si elle produit 25 % de chiffre d'affaires en France et qu'elle ne paye que 2 % de sa de son impôt mondial en France, et ben on va aller rectifier l'impôt qu'elle doit en France en fonction de son chiffre d'affaires. On va dire bah là il y a un problème et donc on va taxer c'est cette différence un peu à l'américaine.

C'est pas la même chose. Donc je vais te répondre après un peu un peu mais c'est pas la même chose. Les États-Unis c'est encore autre chose.

Et c'est une taxe. Et figure-toi que cette taxe si on l'appliquait en France, elle rapporterait 26 milliards d'euros à l'État. Alors maintenant, tu entends bien 26 milliards plus les 18 ou 19 plus par exemple rétablissement de l'ISF 15 milliards avec un ISF écologique plus le fait d'aller taxer les super dividendes 10 milliards.

C'est comme ça qu'on a trouvé nous 58 milliards là en budget qu'on a mis, on a dit voilà il y a 58 milliards de recettes, on touche pas au français, on touche pas au TPE PME, on touche seulement aux ultra riches et aux très grosses boîtes. On amène 58 milliards. Si tu entends bien, tu te rappelles bien ce que disait ce que disait Barnier quand il a été nommé premier ministre, il a dit manque 60 milliards.

Et ben nous, on a dit on amène 58 milliards. Et alors pour la petite histoire, à la fin de cette discussion budgétaire qui était il y a 2 semaines, le gouvernement quand donc a dit "C'est un scandale, vous êtes en train de t nous les Français, tu viens de te montrer que c'est pas le cas, le gouvernement a fait le calcul de ce qu'on venait d'amener et a été obligé d'admettre qu'on était passé en dessous de 3 % de déficit avec ces recettes. Autrement dit, le problème de déficit qui est qui est qui est celui du pays, on l'avait amené en dessous 3 % ce qui permettait si on de dégager y compris des marges pour l'investissement écologique et cetera.

Donc le résumé de ce que je dis c'est que un déficit en France le problème c'est des recettes. De c'est des recettes qui vont aux ultra riches et aux très grosses boîtes au capitalisme financiarisé. 3, ça ne rejaillit pas sur l'économie et 4, ça fait en sorte que nous payons tous par les déficits, par la baisse de dépenses publiques, par les taxations diverses évaillées.

En réalité, nous payons tous les actionnaires de ces boîtes. C'est ça que nous payons. Je me fais l'avocat du diable.

Vas-y. Quand tu es actionnaire, que tu as une grosse boîte, que tu as la capacité d'appeler plein de copains avocats fiscalistes, que tu as la capacité de faire bouger tes capitaux avec un claquement de doigt ou un clavier de d'ordinateur, que d'ailleurs ton banquier t'aide à pouvoir optimiser tes flux. Tu as pas peur, comme après l'élection de Mitteran que il y ait certains qui se disent "Bon, maintenant c'est terminé.

Euh euh en France, les infirmières sont payées à 1500 balles. Les les pompiers les les les pompiers sont pas reconnus comme profession à risque. Euh euh il se passe c, il se passe ça, euh ça devient compliqué.

Et puis nous, on a la capacité d'acheter un passeport dans un autre pays où c'est taxé moins cher. On va se barrer, on va barrer le siège social de notre boîte parce que en France, c'est devenu des communistes. Hm.

Alors écoute déjà première réponse, oui, je peux avoir peur. Mais alors au nom de ça euh est-ce que on va supporter très longtemps un système euh qui d'un point de vue international nous emmène dans le mur ? va dire au nom du fait de dire ces gens-là vont partir bah du coup à l'avance on va baisser leurs impôts.

Alors effectivement ils ont bonne raison de partir on baisse tellement leurs impôts. Et puis ce que et voilà ce que tu as dit c'est que non seulement on baisse leurs impôts mais tu as remarqué ça les empêche pas d'optimiser. Donc en fait ils font les deux.

Donc déjà ma première réponse elle est là. C'est-à-dire que aujourd'hui, on les taxe moins mais ça les empêche pas d'optimiser chaque année à peu près. On estime que l'évasion fiscale, optimisation, c'est c'est les calculs de de de sud de sud de finances qui ont pas été trop remis en question.

En réalité, c'est 80 à 100 milliards que ça coûte à la collectivité chaque année. Donc on les impose moins et il continue à fiscaliser, il continuent à à tricher avec l'impôt. Donc première réponse, c'est celle-là que je te fais.

Puis la deuxième, c'est que pour des sais pour des très riches, c'est pas mal de vivre en France. aussi parce que mine de rien en France, tu bénéficies quand même d'infrastructure, d'un état d'état des routes de tu as des services publics. Bon, même quand tu es très riche, c'est plutôt plus agréable que quand tu es dans un pays où finalement il y a il y a pas tout ça.

Tu as déjà été à Dubaï ? Non, j'ai j'ai aussi je suis enfin j'étais en en transit à Dubaï. Tu t'es jamais baladé dans Dubaï ?

Non. Tu as jamais posé ton téléphone sur une table de restaurant à Dubaï ? Non.

Non, si j'y a pas été, j'ai pas pu trop. Ouais. Même à l'aéroport.

Ouais. Tu as donné l'empreinte de ton IRIS à l'aéroport ? Non.

Non, je me souviens pas de ça. Non. Non.

Non. Tu as déjà été en Suisse ? Oui.

Oui. Bon, en terme de sécurité de tout se passe comment dans ce genre de pays ? C'est plus safe, ça rassure les riches, ils se mettent là-bas parce que la fiscalité est moins forte, c'est 13 %.

Ouais. Ouais. Ouais.

Ils peuvent aller là-bas. Mais moi, j'observe enfin toi Oui, oui, oui, mais enfin bon. d'Ard juste dire au moment où tu as augmenté au moment où euh on a euh on a remis en place l'ISF parce que l'ISF on avait dit euh si on rétablit l'ISF, les riches vont partir.

Il y a eu très peu de mouvement en fait, je disais ça comme ça, il y en a eu très peu. Et quand on a supprimé l'ISF, il y a pas eu il y a eu un peu de mouvement mais pas la hauteur de ce que rapportait l'ISF. Bon, autrement dit, peut-être déjà qu'il y a des riches qui acceptent quand même qui accepteront quand même.

J'ai entendu que certains Ouais, on va dire que j'ai entendu certains très riches qui disent quand même c'est pas normal qu'on paye aussi peu d'impôts. Donc déjà, on peut peut-être se dire après tout que certains vont se dire bon bah s'il faut lâcher 10 % de plus de notre fortune et que on est tranquille et qu'on peut un peu plus se regarder dans la glace et qu'on contribue à la richesse, peut-être que certains peuvent le faire. Tu vois, moi je suis pas maniqué.

Et puis les autres, bah il faut peut-être réfléchir à des contraintes internationales, je sais pas. Mais en tout cas, on peut pas continuer comme ça euh à à continuer à alimenter une caste euh qui gagne toujours plus d'argent, qui produit des inalités qui sont insupportables et qui en plus de ça fait que cet argent-là nous manque, ne serait-ce que par exemple c'est Mondada pour investir d'un point de vue écologique. Enfin, on va tous dans le mur au niveau de l'environnement quand même.

Tous les calculs sont actuellement tous les calculs sont à peu près se rejoignent sur ce qui manque comme investissement public pour atteindre les les objectifs climat. Il y a le dernier calcul qui avait été fait 2 ans, c'était Pisaniferie avec quelqu'un qui ils avaient fait un rapport Pisaniféri Mafous Pisanifie pour les gens qui nous écoutent c'était le conseiller de Macron en 2017 hein c'est pas un insoumito il fait un rapport et comme chaque année l'inaction climatique coûte toujours plus cher l'année d'après. Il estime que en 2027 de mémoire, j'ère pas me tromper un nombre enfin m'en voudrais pas, il faudrait 37 milliards d'euros d'investissement public en plus.

Là là, il y a un singang écologiste qui s'appelle I forc sérieusement qui a fait le le même calcul 2 ans après. Maintenant, on en est à 50 milliards. Pourquoi ?

Parce que chaque année où on tarde, tu as un effet bout de neige qui fait que si tu veux essayer de r puis un jour on y arrivera plus, tu vois, ça sera tellement énorme. Bon, donc cet argent-là nous manque et que je sache, il nous manque pour pouvoir continuer juste à respirer sur cette de planète quoi. Je veux dire, c'est ça qui nous manque.

Et ben moi je ne supporte pas un système capitaliste qui estime que sa seule sa seule valeur c'est d'enrichir quelques centaines de personnes dans le monde comme on a jamais vu dans l'histoire de l'humanité et alors que il nous manque cet argent pour investir d'un point de vue écologique qui en plus de ça si on le mettait aurait un effet positif sur toute l'économie parce que si tu investis 37 milliards dans l'écologie tu fais travailler des boîtes du BTP pour l'isolation tu fais si si Je t'assure, tu fais travailler des tu fais travailler l'économie. Après après en terme d'isolation, on sait pas si c'est si c'est réellement un gain ou pas un gain telle qu'elle est faite. Attends bah Prime Redof, c'est c'est parce que jusqu'à maintenant tu as des tu as des c'est pas le diagnostic énergétique c'est une catastrophe mais c'est pas le c'est pas pas faut pas tromper entre le l'outil qu'on met en place et l'objectif.

Je je lis un commentaire dans les questions. D'ailleurs, les questions seront sur Twitter aujourd'hui parce que le PC qui est sur Discord a rendu son dernier souffle ce soir. Et donc revenons, revenons.

Et comme on noyote chaque chose sur chaque PC, euh un commentaire de de Richard, ça dit taxer, taxer, taxer et taxer. Voilà, je viens de résumer la LFI. Voilà.

Alors, ça c'est ça c'est intéressant. Je sais pas qui est Richard et cetera. Bon mais euh c'est intéressant pardon Risichade pardon.

D'accord. C'est intéressant parce que le le la propagande néolibérale est très forte parce que elle arrive à faire croire que quand tu dis que tu vas taxer des gens qui ont une fortune patrimoine des revenus qui sont je ne sais pas combien de fois supérieurs à celui qui va certainement écrire. Tu vas finalement atteindre la personne.

Voilà. Tu sais, c'est comme l'histoire de l'héritage, la fiscalisation sur les successions. Ouais, les successions.

En gros, on est passé, on a augmenté quasiment depuis les années 70 la part de l'héritage dans le patrimoine des plus riches. Il est passé en gros de un peu plus de 30 % à 60 %. Autrement dit, on a une espèce de noblesse d'argent qui s'est créée qui fait que tu nais tu es tu es un enfant de riche.

La part de ton patrimoine, il va être de 60 % parce que tu es un enfant parce que parce qu'il t'a été transmis. C'est pas que tu as été le chercher. Moi, je vais dire c'est de l'argent qui a déjà été fiscalisé.

Alors, qu'est-ce que tu m'ennuies ? Et ben non, mais juste oui, mais moi je suis républicain à toi. Liberté, égalité, fraternité.

Et donc moi, je suis pas pour des noblesses, je suis pas pour la noblesse de sang, je suis pas pour la noblesse d'argent. Je pense que quand même à un moment donné, voilà c'est un c'est un débat, je pense qu'il faut redistribuer et donc c'est pas normal que tu es une espèce de caste qui s'entretienne comme ça du simple fait d'être bien né dans la bonne maison par rapport à quelqu'un qui sera né dans la mauvaise maison à côté. Donc il faut arriver à à rectifier.

Et quand tu dis ça, quand tu dis ça là, tu vois, redresse-moi ton petit micro là. Même pas ce micro. tu me mettras une veste noire moins surannée la prochaine fois parce que comme ça mon chatterton va pouvoir coller.

Donc si tu veux quand tu ces gens que tu vas vouloir taxer, c'est déjà pas 85 % des Français qui n'ont pas d'héritage. C'est pas les 10 % de gens qui ont un héritage mais qui ont un héritage tel qu'en général il passent en dessous du seuil qui permet qu'en dessous de 150000 € tu es pas taxé. Donc en fait tu vas commencer à concerner 5 % des plus riches.

Et là les gens dont je te parle là c'est allez moins d'un % des gens. Et pourtant, on va arriver à faire croire, la propagande va arriver à faire croire que la personne qui a une petite baraque qui va sûrement même pas être taxée, c'est sa résidence principale. C'est quoi une petite baraque résistance principale ?

Je sais pas, je sais pas. De pièces quelque part, tu vois. Euh et ben lui si jamais on parle de taxer ces héritages là, mon dieu, ils vont me taxer mon héritage.

Il en aura peut-être même pas, il en aura peut-être même pas à transmettre ou ou en dessous d'un d'un chiffre tel, il aura même pas de taxe à payer. Ça ça c'est fort. Ça c'est fort.

C'est-à-dire le libéralisme arrive à penser que tu as une solidarité. Tout le monde est solidaire quelque part de la taxation sur les plus riches. Bon bah il faut arriver à sortir de ça quoi.

Pendant que mon technicien va aller te remettre un coup de gaffeur. Il marche pas le gaffeur. c'est c'est du c'est du gaffeur avec un aimant.

D'ailleurs, je te repose une petite question. Il l'aiment il est dans ma poche. Ah tu m'as piqué l'enté mon aimant.

Remets-moi l'ins derrière pendant que il va se faire tirer les oreilles derrière. Moi je vais je vais meubler pendant ce temps-là. Je te dis voilà est-ce que tu as déjà des été discuté avec les les plus riches ?

Est-ce que arrête de toucher ton micro est-ce que à mon avis tu lui brûles les oreilles ? Est-ce que tu as déjà été discuté à bâton repu autour d'une bière d'un ruinard ou d'un cristal rodrir autour de tout ça ? Et tu as été discuté avec lui et il t'a dit bon alors c'est le nivellement vers le bas.

Tu comprends que machin on va donner notre pognon à des gens qui bossent pas, qui vont pas se lever pour travailler. Ils sont ultra aidés à rien faire. Ça continue, ça continue.

Tu vas me coller mon aimant et mon gaffeur correctement parce que la dernière fois que je meuble encore comme ça, je vais encore me faire tirer les oreilles que je parle trop. Donc désolé pour ça mais je couvre mon technicien tu vois. Et donc est-ce que tu as pas l'impression que il manque de de communication ?

Il y a un manque de communication entre toi la gauche et les les ultra riches et les les très très très riches. Tu as pas l'impression que Ah ouais là là il t'a il t'a saucissonné ça ? Attention le ça c'est du micro saucissonné.

Et donc c'est bon, on peut y aller là. Merci. retourne derrière ta caméra avant que je me fâche.

Et donc, tu as pas l'impression que ça pourrait peut-être s'arranger en discutant avec les ultra riches en disant bah là c'est pas du nivellement vers le bas, on a besoin d'avoir une population en bonne santé parce qu'une population en bonne santé, elle peut mieux innover, elle s'inquiète moins pour l'avenir. Et ensuite, on va revenir sur la commission des finances et les prévisions, les anticipations et les prospectives. Bah, c'est surtout que une population en bonne santé qui gagne un peu plus sa vie, elle va acheter des produits.

D'accord ? appelle la consommation populaire. En général, en France, c'est ça qui tout la croissance.

Et la fin du fin, ta croissance, elle a plutôt l'ultra riche dont tu vas parler à un moment donné, ça lui soucie quand même. Donc déjà, il a il a lui l'intérêt à ça en réalité. Bon, le problème, c'est que euh je vais venir non, j'ai pas été discuté avec les ultra riches dont tu parles.

Même pas un petit ruinard, un blanc de blanc. L'abalcool est dangereux pour la santé. Ouais.

Euh écoute, non, je sais pas, enfin bon, j'arrive, je parle avec des représentants de patron, mais je suis pas sûr que il fasse partie à ce pointlà des ultra riches. Je veux dire, je je parle avec tout le monde, y compris des gens qui défendent ce qu'ils disent à peu près ce que tu dis. Je sais pas si Tu as jamais fait une soirée ?

Une soirée ? Une soirée ? Ah non non non, désolé.

Non non euh non, moi j'essaie déjà j'ai déjà du justement j'ai déjà du mal à euh assez assez de comment dire assez de choses à faire à convaincre tous ceux qui ont intérêt à la politique que je défends que justement contrairement à ce que peut-être dit la personne qui a réagit notre idée est pas de taxer taxer tout le monde mais peut-être juste d'aller répartir les richesses autrement pour que tout le monde vive un peu mieux quoi. Euh voilà donc déjà j'ai déjà ça c'est un travail nécessaire. Alors, tu es écolo, tu parles de croissance, croissance, croissance.

Ouais, tu as raison. Alors, bien vu, bien vu. C'est un problème, c'est Bien vu, bien vu.

C'est tout ce que tu me dis ? Bien. Non, non, bien non, non, tu as raison.

C'est nous à un moment donné, on avait banni le mot croissance de nos nos programmes. On parlait de de relance de l'activité et à chaque fois en en prenant soin de dire qu'il faut que ça soit écologiquement soutenable puisqu'on défend la règle verte au niveau économique. Alors l'idée c'est de la règle verte c'est de d'avoir un grand principe directeur pour une planification écologique et de ne pas produire et consommer puisque la terre ne peut absorber.

Tu sais c'est ce jour qui chaque année avance enfin avance dans le mauvais sens. Je crois que maintenant on est fin juillet. hein.

Donc en quelques décennies, on est passé de fin décembre à fin juillet, au moment où la terre, ça y est, on a on a consommé tout ce qu'elle pouvait produire. Donc, tu as raison, il faut faire gaffe avec le mot croissance. Mais ne pas oublier une chose aussi, c'est que quand on parle de croissance, euh c'est pas seulement quelque chose qui alimente une activité qui se forcément peu le je veux dire que une infirmière, elle elle produit, elle fait de la croissance.

Euh des enseignants font de la croissance. euh des salariés qui vont travailler euh des gens qui vont travailler dans les dans des dans l'énergie renouvelable font de la croissance. Bon, donc c'est pas tu la croissance est pas forcément mauvais en soi.

Euh mais comme le mot est biaisé, c'est vrai qu'il faut peut-être faire gaffe pas l'utiliser. Mais en tout cas, c'est bien que tu sois colo. Alors, on va revenir sur la commission des finances mais on repartira après derrière sur les énergies entre guillemets renouvelables, les batteries, le nucléaire, la fonction exponentielle, le rapport midose et on en pass des meilleurs.

Revenons à la prévision, l'anticipation et les prospectives de finances. Est-ce que les scénarios, les prospective de nos fonctionnaires de Bercy on leur fait des petits stress tests de temps en temps ? C'est imagine-toi, nous on ou ou quelqu'un d'autre, on vient et on dit "Bon bah écoute, ton scénario c'est un peu le rond rond quotidien.

Euh c'est quand tout se passe bien, quand la mer est calme, quand euh il y a des petites vaguelettes et que le rayon de soleil te frappe le visage. Mais imagine-toi, dans 10 minutes, je te mets la tempête de Méditerranée que tu as pas vu venir avec le penant qui te met bien ta race. Qu'est-ce que tu fais ?

Tu copes avec un petit godet ? Tu as prévu ton gilet de sauvetage ? Tu as tes tes canaux de sauvetage qui sont opérationnels.

Comment ça s'appelle d'ailleurs le truc que tu balances à la flotte et qui explose ? Euh moi, j'appelle ça un bib mais c'est Ouais. Tu as tu as tu as ton annexe qui peut supporter ta radio fonctionne bien.

Est-ce que tu comprends le parallèle ? Est-ce que il y a des stress tests sur les scénarios ? Je te pourquoi là il y a la guerre.

Est-ce qu'ils ont vu vu la guerre ? On te répond direct. Est-ce que leur prévision économique, s'il y a une guerre, s'il y a une tempête, s'il y a quoi que ce soit, ça tient la route ?

Est-ce qu'il y a un scénario A, B, C ? Est-ce que il y a des gars qui se sont formés ? Et figure-toi que c'est une très bonne question et je compte leur poser des questions comme ça de ce type.

Ce que tu viens de dire, je te fasse des fiches. Ah mais ouais, vas-y, vas-y, viens. Mais je t'ai écouté là.

Non, non, c'est je compte leur poser des questions comme ça. C'est un peu la même question que celle que celle en entrée où je disais euh j'aimerais savoir quelle a été l'influence euh des données produites par des ministres politiquement dans les calculs de ces techniciens. Voilà.

Alors, c'est en l'occurrence, c'est un peu l'inverse de ce que tu dis. C'est des données qui enjolivent le monde. La croissance est là.

Des lunettes roses. Voilà. Du lunettes rose.

Bon, mais de la même manière euh la question est la question est intéressante aussi. Est-ce que est-ce que par exemple on anticipe très vite quand on sent que ça se retourne ? Tu vois ?

Euh un exemple, un exemple. Oui. Et un exemple.

Puis la mitéradis, ça me parle beaucoup parce que les phénomènes de réchauffement de l'eau en ce moment produisent chaque été maintenant des phénomènes catastrophique en Méitadé qui s'apparentent à des cyclones et qui deviennent vraiment problématiques. Bon, pour en parler si tu veux. Euh le le Attends, je reviens à ce que j'étais en train de te dire. le euh je donne un exemple le en 2023 euh les ministères desconies et finances ont voulu mettre une taxe sur les énergéticiens.

Ils ont dit elle va rapporter 3 milliards. Donc inévitablement, je suppose qu'à Ber on a mouliné là-dessus. Au final, elle a rapporté 250 millions d'euros.

Pourquoi ? Comment ? Qui s'est trompé ?

Toi, c'est intéressant. Bon, mais je suppose que là, c'est typiquement à mon avis à un moment donné des prévisions qui se font en fonction de données qui sont qui les donne. Moi ça, je veux essayer de savoir.

Les astrologues, bah non, les astrologues je crois pas. Mais est-ce que c'est les politiques qui ont donné ça au doigt mouillés ? Est-ce que c'est un cabinet de conseil ?

Est-ce que c'est un cabinet de conseil ? Est-ce que c'est les services de Bercy qui se plantent ? Est-ce que tu vas auditer les sondes ?

Les sondes du ministère, celles qui prennent la température, le sens du vent et alors c'est qui c'est qui qui est-ce que c'est on sait rien, je vais le savoir. Ah oui. Hm.

Je sais pas qui est qui sont les sondes des ministères. Alors, il y a une sonde quand même qui elle est faut on a quand même encore des on a des services qui fonctionnent bien quand même. L'INC fonctionne pas mal quand même pour rendre hommage les choses publiées par l'INC, ça tient globalement la route.

C'est des sondes quelque part. Ça produit des données. D'ailleurs, c'est un peu une forteresse dans la forteresse de Bery comme assez jalouse de ce prérogative, mais ils produisent des choses utiles, intéressantes.

Tout est pas quand même acheté, tu on a quand même un état qui continue à fonctionner. Justement, c'est intéressant de savoir pourquoi il a à ce pointl déraillé. Euh moi j'ai tend tendance à penser que le rôle des politiques a été prédominant euh dans le monde qu'ils ont voulu voir se voir se dessiner par rapport à leur politique et que euh que c'est ça qui va être mis en question.

Tu vas pouvoir aussi auditionner la Banque de France ou Oui, on va bien sûr la Banque de France. Euh le président de la Banque de France. Oui, bien sûr.

Le gouverneur de la banque de France. Pardon ? Merci.

Bien sûr. Et et tu l'attends chaudement. Euh tu attends ses réponses ?

Tuattends ouis. Alors pour être exact en fait que ça soit la Banque de France, le Haut Conseil des finances publiques, Moscovici, il y a il y a eu pas mal d'organismes qui ont été quand même très prudents au moment où les chiffres les premiers chiffres avaient été donnés fin 2023. Moskovicier pour parler de problème de crédibilité.

Pourquoi ? Donc si tu veux euh et je crois que la Banque de France était quand même assez assez prudente, pas assez mais assez prudente. Donc ça je crois pas que le écoute les les prévisions de croissance de la Banque de France très intéressant je pense.

Oui justement mais c'est pas mais elles étendent ça de des prévisions elles étendent ça des prévisions de Bery. le tu es marin. Donc si je te mets sur un bateau et tu sais que si tu vires de bord et que le vent et souffle très fort et que si tu as pas prévenu tes copains qui sont devant toi, ils vont tous se prendre un gros coup de baum dans la tête.

C'est un peu la même chose en économie. Quand tu sens pas les coups les le les changements de tendance arriver, tu te prends des grands coups de baum dans la tête. Tu es pas économiste, même si tu as l'air de toucher quand même un peu ta bille.

Comment tu vas faire pour pas te faire endormir en face de toi ? Tu comprends ma question ? préfère endormir qu'on te raconte des billes ve et que on te mène genre c'est pas notre faute, vous comprenez, c'était difficile euh j'avais mal au ventre, je suis pas venu ce matin travailler, c'est la il y a il y a il y a pas responsable, on n'est pas responsable.

Non, j'ai pas une formation d'économiste, mais ça me rappelle une histoire. Tu es bien entouré ? Ouais, il y a pas que ça.

C'est c'est que en fait euh en en quand j'ai été élu pour la première fois président de la commission des finances, c'était en 2022 et à l'époque, je sais pas si tu te souviens, mais il y a eu quand même des gros titres sur le comment ça un insoumis, président de la commission des finances et puis et alors et puis oui, mais je te dis et qu'est-ce qu'il est ? Il a tr il a il a qu'une licence, il vient. Bon c moi j'avais répondu à l'époque que j'avais 40 ans de militantisme teinté de marxisme et que ça aidait quand même un peu finalement de de En plus j'ai fait de bosser toute sa vie ça aide aussi c'est con mais tu vois bon donc j'avais pas tu fais tes déclarations d'ursaf à la main ?

Oui. Euh enfin bon, oui, enfin, en tout cas, elles sont faites euh de facto de fête, mais bon, enfin bon, bref, euh ce que j'ai voulu ce que je veux dire par là, c'est que euh tu dis "Je touche ma bille, en tout cas, je comprends un peu l'économie." Bon, parce que c'est pas une mauvaise formation le militante.

Voilà, euh de ce point de vue-là, on est un peu attentif aux choses qui se passent. Mais il y a une différence entre organiser une kermesse avec un vin chaud et et tenir les finances de l'État quand même, je l'avocat du diable. Ouais.

Ouais. La preuve que bah écoute, vu les résultats, excuse-moi, mais vu les résultats qu'on vient de constater de la part de gens qui donnaient des leçons à tout le monde et qui continu à en donner si tu veux, je me sens pas très très euh j'ai j'ai pas trop honte quoi, tu vois. Je pense que la comparaison, elle peut se donner.

Voilà, donc j'ai pas trop de problème là-dessus. Mais tu dis euh oui, on alors pour être exact, tu dis euh on est entouré, un député, il a des collabes. Donc on va aussi faire en sorte que euh de de se faire entourer par des collabes qui eux ont euh pour les uns ont fait des études quand même assez poussées en matière légiste et économique, fiscale.

On a aussi des administrateurs, des fonctionnaires. Nous aussi, moi le président de la commission des finances, j'ai il y a plusieurs administrateurs qui travaillent au service de la commission et qui m'aident. Donc on est euh là, ils vont aussi m'aider en fonction de moi de de pistes politiques sur lesquelles je vais les mettre mais ils m'aident donc je suis pas c'est pas berim mais enfin on a quand même un on a quand même des gens qui sont là pour nous épauler et vérifier que ce qu'on dit à un moment donné ça tient un peu la route d'un point de vue théorique on va dire.

Bon euh je mets encore une parenthèse dans la parenthèse dans la parenthèse. Imagine-toi bon à Ber il y a des fonctionnaires qui bossent. On a déjà été invité à Ber, on a même visité le bureau d'Emmanuel Macron quand il était ministre.

Mais c'est pas Emmanuel Macron qui nous a fait visiter son bureau. Et puis on a d'ailleurs visité le Lilior qui a été construit au-dessus de Bercy qui a servi peut-être deux fois depuis le tournage de mission impossible et qui peut plus servir parce que c'est il y a trop de vent ou que peut-être bon. Et ces gens-là, quand ils ont bien vu que le ministre euh bah peut-être s'il est il a été averti, ils ont peut-être vu que le ministre il restait sur sa ligne.

Bon, il ils ont peut-être rappelé à monsieur le ministre que bon bah ça partait un peu en sucette. Il fallait faire quoi ? Il fallait démissionner.

Alors pour euh il fallait se sacrifier pour la France pour essayer d'être pour essayer d'être le plus honnête possible. Est-ce que tu as vu le monument au mort qui a dans Bercy ? Euh qui est en bas ?

Non. Ouais. Ouais, je l'ai vu.

Bien sûr. Oui, mais j'ai déjà été dans le bureau où tu as été plusieurs fois. Oui, c'est austère hein.

Ah ouais, tu trouves ? Vous avez trouvé ça très sombre. Ah ouais, ouais, ouais.

Enfin bon. Euh, écoute, pour être honnête, si on prend le maire, euh, je suis pas sûr que soit le plus responsable de la bande pour pour être clair avec toi. Voilà.

Moi, j'ai pas des mauvais rapports avec lui. On a des rapports assez on a toujours eu des rapports assez francs. Et au moins lui, ce que j'ai trouvé pas mal dans la période qui est passée, c'est que contrairement à certains vis-à-vis de gens comme moi, soumis et autres, il a pas trop utilisé des espèces de polémiques d'accusations, tu vois, commentantisme ou je sais pas quoi.

Enfin, tu vois, on nous dépint. Bon, il a plutôt sur le fond. Alors, on n'est pas du tout d'accord.

Ilassume sa politique. Mais au moins, je trouve que c'est plus intéressant quand tu as un mec en face de toi qui est pas en train de te dire de qui est pas en train de casser la protection sociale en disant qu'il fait l'inverse ou de casser les retraites en disant qu'il fait l'inverse. Pense à qui ?

Ah bah je pense au Premier ministres qui se sont succédés. Borne P euh je rappelle Pénico qui a attaqué la la le code du travail en disant qu'elle qu'elle renforçait la protection sociale. C'est c'est le principe rouélien.

Tu sais euh tu fais la tu prépares la paix la guerre c'est la paix et cetera de cet inverse les mots. Enfin bon bref euh lui au moins il assume. Lui il défend la politique de la compétitivité.

Je favorise les revenus capitaux, je vais pas te la refaire. Bon, il a su bien euh et euh et je sais que début 2024, quand les chiffres ont pas été au rendez-vous, lui il était pour un projet de loi de finance rectificative, ce que moi je réclamais aussi parce que ça permettait à l'Assemblée de se saisir de la question et de ne pas subir des baisses de dépenses publiques décidées par décret, c'est ce qui s'est passé. Voilà, je préférais qu'il y a un débat à l'assemblée qu'on puisse dire bah tiens, pourquoi on va pas chercher des recettes ? lui était pour et manifestement il a pas eu gain de cause.

S'il a pas eu gain de cause, c'est pour ça que ça m'intéresse et que tu as compris, je vais auditionner les premier ministres à tal borne et cetera mais je veux aussi, c'est pour ça que je voudrais bien auditionner aussi des gens de l'Élysée parce que je voudrais savoir qui en définitive à un moment donné a fait en sorte que il y ait pas de projet de loi de finance rectificatif. Ça m'intéresse alors pour pour les traces de tout ce travail payé avec nos impôts et la sueur de notre front parce que Infiné c'est c'est nous c'est nous globalement collectivement et euh s'il y a des pièces qui disparaissent est-ce qu'il y a des archivistes ? Est-ce que c'est archivé ?

Est-ce que est-ce qu'il y a des SMS ? Est-ce que les SMS sont archivés ? Est-ce que ça fait partie de Comment ça se passe ?

Tu vas auditionner aussi les archivistes ? Alors, je peux aller chercher tous les documents déjà que je veux à Ber si tu as suivi cet été avec Charles avec Charles de Courson, on a été chercher des documents qu'on devait nous donner, qu'on nous a refusé. Grande première.

Alors, mais tu sais pourquoi on te les a refusé ? Oh oui, oui, je sais pourquoi mais c'est quand même incroyable par cont. Je sais pourquoi on te les a refusé, mais est-ce que tu sais pourquoi on a pu te fermer la porte au nez ?

Tu sais pourquoi toi ? Ah bah, je te pose la question. Ah non non.

Ah non. Est-ce que parce qu'il y a pas de sanction parce qu'il y a pas Non mais parce qu'il y a pas de sanction. Oui oui, tu as raison.

Enfin, la sanction si la sanction ça peut être je suis même pas sûr qu'on ait besoin de l'utiliser parce que moi je pense qu'on va on va censurer le gouvernement au Barnier son budget. Donc on par de ça après hein. Ouais.

Mais la sanction ça peut être quand même un recours au Conseil constitutionnel pour si si pour l'ensemble de ce qui s'est passé. Ça peut être une sanction de dire c'est une tape sur les doigts, c'est boum boum pan cucu tu as pas été gentil ou c'est 30 tôles avec 30 t à moins de ruquer le budget, c'est rarement ça malheureusement mais ça peut être ça au nom des entorses à la constitution, il y en a eu plusieurs mais celles-là en font partie. Normalement, tu ne peux pas dire au rapporteur général de budget et au président de la commission des finances, non, on vous donne pas les documents auxquels la Constitution vous donne le droit.

Au moins les consulter, au moins les consulter. C'est incroyable ce qui s'est passé est incroyable. Je pense que je suis le premier président de la de la commission des finances de l'Assemblée nationale de toute la 5e République à qui à un moment donné Matillon et Ber ont dit non, on vous donnera pas des documents financiers.

Ça c'est proprement incroyable. Pourtant Charles, il est pas marxiste léniniste, gauche, gauche, gauche. Non, pas du tout.

Mais quelle quelle a été sa réaction ? Tu as discuté avec On était Oui. Oui.

Bah tous les deux parce que Charles de Courson, on est il est comme moi, il est très républicain et comme moi, il est très jaloux des prérogatives de l'Assemblée nationale et du Parlement par rapport à l'exécutif. Donc pour te répondre, non euh c'était quelque chose qu'il mettait dans une colère, c'est il est il est pas explosif mais elle était assez elle était elle était elle était pas finte. On était réellement en colère.

Je te je te pose. Bon, on passe on passe sur le budget un petit peu sur le budget. Tu sais ce que c'est un fond vautour ?

Oui, bien sûr. C'est quoi un fond vautour ? Un fond vautour, c'est euh si tu veux par exemple un fond de pension qui à un moment donné va fondre euh sur euh une boîte ou sur euh euh une activité quelconque et va euh fondre fondre fondre.

Oui. fondre comme un vautour. Voilà.

Et qui va euh tout d'un coup préhempter justement acheter euh justement le le les actions de cette boîte qui va avoir une action. Alors pourquoi on dit vos tours ? c'est qu'en général son action n'a même pas une vocation à avoir un une vision ce que j'appelle entrepreneurial ou patrimoniale de la boîte sur lequelle il va fondre, mais uniquement la manière dont il va faire des bénéfices à court terme.

La curée. Voilà, c'est ça ce qui est ce qui est un bon résumé de ce que j'appelle le capitalisme financiarisé. Tu as étudié un peu l'Argentine ?

Euh oui, alors au moment Oui. au moment de euh j'ai étudié au moment où le FMI s'en est mêlé et cetera et où euh d'ailleurs l'Argentine avait refuser à un moment donné de se plier au FMI. D'ailleurs, tu as déjà été en Argentine ?

Euh non, je suis jamais allé. Non. Je te conseille de le premier du mois en Argentine, le jour de paye devant les banques.

Très intéressant. Revenons, revenons à nos fonds vutour, à la dette de la France, au budget. Pourquoi on nous dit "Oh là là, si le budget n'est pas voté, ça va être la apocalypse".

On pourra peut-être même pas payer les fonctionnaires tout simplement parce que Barnier essaye espère sauver sa peau. Euh Macron aussi euh par ce genre de de de côté très alarmiste ou peut-être que tu es pas assez informé, que tu connais pas assez à la finance internationale et que tu vois pas les grands cercles de vautour au-dessous de nos têtes ? Moi je crois pas ça.

Je crois pas à ça. Je crois pas à ça. Alors déjà je déjà premier point premier point excuse-moi.

Premier point il n'y a pas en France de risque de shotdown. Alors on parle en français ici il y a pas en France de risque on éteint la lumière, on peut plus lever l'impôt, on peut plus payer les fonctionnaires, on peut plus assurer que l'État fonctionne. Ça te va mieux ?

Voilà. Merci. Donc oblige pas à me répéter hein.

Non t'inquiète. En plus je dis rarement l'anglais. Je parle je parle l'anglais comme une vache.

Euh donc pourquoi on peut pas ? Parce que il y a des dispositifs dans les bu dans le le le la 5e République qui permettent notamment un truc qui s'appelle la loi spéciale qui fait qu'en fin du fin, tu votes des ordonnances qui vont permettre que tant que tu as pas finalisé un budget, bah tu vas appliquer le budget de l'an dernier qui va te permettre de lever les impôts. Donc il y a pas de risque, d'accord ?

Il y a pas de risque de ça. Alors après, est-ce que il y a un risque tel que ça peut inquiéter les marchés financiers, tout ça qui pourrai se mettre à, je veux dire, se comporter avec la France comme ils sont comportés avec la Grèce ? Je ne crois pas.

Je vais dire pourquoi je crois pas. Parce que bon malant quand même la France elle reste une valeur sûre. Le patrimoine, les actifs de la France sont infiniment plus importants que son déficit.

On oublie de le dire mais c'est un peu comme si on oublie c'est un peu comme si demain je te prête de l'argent pour t'acheter quelque chose pour refaire la toiture. Voilà pour refaire ta toiture, on va dire "Ah dis donc qu'est-ce que je t'ai endetté à temps et puis mais d'un autre côté en fait en réalité tu as 10 autres baraques quelque part qui font que jamais à aucun moment tu peux être en séation de paiement. Ton patrimoine est tellement important que tu peux pas être en séation de paiement.

La France, c'est ça. Le patrimoine de la France et même simplement de l'État est infiniment bien plus important que son déficit. Attends, c'est pour bien te suivre.

Quand tu dis le patrimoine, patrimoine c'est toute la richesse, ce qu'on peut toute la richesse nationale, ce qu'on peut hypothéquer. Oui, mais c'est ce que tu produis comme richesse chaque année qui va te permettre de savoir que l'État peut pas être en faillite, la France peut pas être en faillite. Tu vois ce que je veux dire ?

D'accord. Et là, tu es en train de me dire que les assurances vies peuvent pas être en faillite non plus parce que c'est les obligations qui sont garanties par l'État. C'est ça.

Ah si justement pourquoi à ton avis elles seront garanties par l'État ? Pourquoi ? Pourquoi à chaque fois Pourquoi à chaque fois c'est une bonne piste pourquoi à chaque fois que tu as une bonne perche un partenaire public privé les boîtes qui vont investir demandent une une garantie c'est l'état toujours.

Demande pas la garantie du marché internationaux au monde elle demande la garantie de l'État. C'est parce qu'elles savent qu'en dernière instance un État comme la France, il va pas être en faillite, faut arrêter. Il va toujours payer.

Il va toujours avec de la monnaie de singe. Non, justement non parce qu'on parce que faut être faut être sérieux. On produit je veux dire bonhomme mal, on produit suffisamment de richesse pour que à aucun moment cette en cessation de paiement.

Et il y a un deuxième facteur qu'on oublie trop souvent, c'est que pour tes marchés, les obligations délivrées par un état comme la France, elles sont extrêmement intéressantes. Autrement dit, ça va peut-être paraître bizarre, mais les marchés seraient malheureux si la France empruntait moins. Par exemple, les marchés aujourd'hui, ça les satisfont pas du ça les satisfait pas tellement la politique allemande parce que c'est des c'est des pouvoir à un moment donné prêté à des États.

C'est une assurance, j'allais dire de de au moins que tu as une partie de ce que tu vas mettre comme argent sur les marchés qui t'est garanti. C'est quelque chose qui va permettre après éventuellement d'avoir d'autres opérations plus dangereuses, plus Tu vois, tu m tu tu me sens venir là. Vas-y.

On fait plus de blé en protant aux pauvres parce qu'on leur prête plus cher. Là le taux de la France il est passé auudess de la la Grèce. Ouais d'accord.

OK. Bon enfin il est pas il est il est le taux de la France là tel qu'on se parle en ce moment il est moins important qu'il y a un an. Donc soyons soyons Non mais faut faut pas enfin ça les gens qui jouent ce jeu ce jeu-là les gens qui jouent ce jeu-là en réalité ils cherchent à alerter toujours plus pour qu'on est tendance t à dire ah vite prenons le le budget barnier puis vite faisons les baisses de dépenses publiques pour rassurer les marchés.

Moi je te dis une chose aujourd'hui c'est pas que je cultive les déficites pour les déficites. Les déficits me posent un problème tel qu'ils sont aujourd'hui pour France parce que ils ont été créés pour abaisser les impôts des plus riches. Autrement dit, je suis pas d'accord que la France s'en dette pour faire des cadeaux fiscaux à monsieur Arnaud.

Voilà, je suis d'accord que la France s'endette pour investir en matière écologique et cetera. Donc c'est ça qui me pose un problème. Mais le problème qui est le problème qui est qui est posé aujourd'hui, je vais très clair avec toi, le déficit de la France aujourd'hui, la dette de la France aujourd'hui, la charge de la dette de la France aujourd'hui qui est de 1,9 % de PIB qui est prévu à 27 en 2027, elle est supportable.

Prévue par qui ? Par les mêmes astrologues que la dernière fois. Ouais, globalement.

Oui, mais là en l'occurrence c'est plutôt une prévision pessimiste. D'accord. Donc elle est elle est supportable.

Je ne l'accepte pas parce que je n'accepte pas qu'elle a été créée, tu l'as compris, pour faire des cadeau plus riche. Mais elle est supportable et il faut arrêter de dire il faut arrêter de dire attention demain la France ça peut être la Grèce, on peut être en faille XR. Je n'y crois absolument pas.

Je pense que tout ça c'est fait pour effrayer et faire en sorte de faire une politique qui baisse les dépenses publiques de façon à ce que euh à partir de là le privé commence à s'emparer de ce que jusqu'à maintenant le public euh pouvait euh pouvait euh proposer. Voilà, je pense que c'est là. Et je vais te dire une deuxième chose, il faut pas regarder seulement la dette publique pour juger de la santé d'un état, faut regarder aussi la dette privée.

Pourquoi je te dis ça ? Parce que la crise des suprmes, c'est la dette privée, c'est pas la dette publique. Et alors ça va peut-être ê étonner, mais il y a un pays qui a une dette globale bien plus importante que la France, c'est les Pays-Bas.

La dette des Pays-Bas est 240 % du PIB. Par qui ? Bah, c'est une grosse partie de dette privée, plus grosse partie.

Mais cette dette, elle est tenue à l'étranger ou elle est tenue la dette bas moins qu'à l'étranger que la France, mais elle est quand même pas mal. Mais ce qui est intéressant de savoir, c'est que l'endettement est important et donc c'est ça qui qui à un moment donné, il faut comprenant une chose, c'est que si ton endettement est pas public, quelque part quand la France s'endettete publiquement, elle va s elle va permettre aux citoyens français d'être moins endetté qu'un citoyen des Pays-Bas. Et quelque part pour l'économie euh c'est pas forcément mauvais parce que si ton citoyen un moment donné s'endête par exemple pour s'acheter une baraque parce qu'il peut plus l'acheter autrement et que tout d'un coup il y a un craque comme il y a eu aux États-Unis, ça peut par un effet de de répercussion devenir une crise économique bien plus importante.

Donc voilà pour pour te dire je ne suis pas affelé par la question du déficit en France, je suis affelé de ce qu'on en fait, c'est autre chose. Et je ne crois pas aux oiseaux de mauvais augure qui nous disent que au nom du déficit, on risque d'être en faillite. Ça fait des décennies.

Te rappelles Fillon, il avait déjà dit ça. On n jamais été en faillite depuis et puis en réalité il avait peut-être des informations que tu n'avais pas. Bah la preuve que non puisquon a pas été en faillite d'ailleurs.

On a fait 1000 milliards de dettes en plus. Oui oui ça d'accord. Et juste alors justement on a fait 1000 milliards.

Il y a une partie 1000 milliards c'est la dette Covid. Bon, qui a touché 200 milliards. Ouais, c'est ça.

Qu'il a touche autre chose, c'est que 200 milliards. Oui, mais alors c'est justement c'est une dette. C'est une dette.

Ayons ça en tête. La dette Covid, elle a une particularité hein. Elle est pas sur les marchés.

La dette Covid c'est une exception qui a été décidée par la Banque centrale européenne contre ses traités. La Banque centrale européenne sur situation exceptionnelle a décidé de prêter directement aux États par leur banque centrale. Donc c'est la dette COVID nous appartient appartient à la banque centrale.

La banque centrale c'est elle qui est dernier acteur. C'est ça juste oui et donc c'est pas les marchés. Donc tu n'es pas soumis à la pression des marchés.

Tu peux par exemple moi j'étais pour annuler cette dette. Voilà je pense qu'il aurait Ouais. Ça aurait produit un peu plus d'inflation.

Bon voilà, un petit peu d'inflation parce qu'on aurait produit quand à nul dette d'inflation. Bon, à l'époque, on avait calculé que ça pouvait produire 03 04 points d'inflation. Bon, alors après, tu te regardes, est-ce que c'est mieux d'avoir 03 04 points d'inflation à ce moment-là que d'avoir une espèce de d'épé de dame classe sur les États pendant des décennies en disant vous devez rembourser ces dettes.

Et dans l'histoire, il y a eu des remboursements de dette. Je te rappelle, l'Allemagne a été sa dette a été annulée après guerre. On oublie de le dire.

Bon, donc c'était pas complètement à considérer. Et ce qui est intéressant, c'est que comme la dette appartienait aux banques centrales, là tu peux annuler la dette ou tu peux la reporter ou tu peux la renégocier. Bon, donc euh je trouve intéressant que la dette Covid a été faite comme ça parce que c'est des pistes pour la suite et notamment c'est une piste qui est discutée en ce moment, figure-toi, par qui ?

C'est par Dragy. Dragy vient de produire Super Mario. Ouais.

Vient de produire un rapport. Oui, mais d'accord. Mais moi ça m'intéresse.

Tu sais pourquoi je dis Super Mario ? Non. par rapport au jeu.

Non, pas par il distribuait un peu comme Ben Bernank du pognon du pognon du pognon du pognon du pognon turbon. Enfin bon, c'est pas ma tasse de drag, mais ça m'intéresse quand même que quelqu'un du système dise aujourd'hui que le système actuel, il est à bout de souffle et qui manque 600 milliards d'investissements en Europe et qu'il faudrait peut-être arrêter que l'Europe se bâtisse avant tout sur la concurrence, mais plutôt essayer de voir comment à un moment donné tu concentres l'investissement justement pour permettre à la fois ça c'est pas un douf, on n pas la même langue. Regarde les Allemands, ils nous ont tiré dans les pattes avec si je pense.

Comment ? Non non, sur l'Europe c'est un dou rêve. C'est un dou rêve, je te te le dis.

Ah bah voilà, mais l'idée qu'à un moment donné, il va falloir dégager des marches pour investir euh ça c'est pas un dou rêve, ça c'est la réalité. C'est une autre question. Alors c'est peut-être pas de ton de tes capacités, non pas intellectuelles, mais de tes capacités pour aller chercher l'information.

La Banque centrale européenne derrière ces beaux murs, ces belles façades, est-ce que l'intérieur c'est pas un peu un tait avec des obligues toutes dégueulasses ? et que ça tient par le bout du fil. Non, je sais pas ça.

Tu as bien une petite idée ? Non, non, j'ai pas d'idée. Non, j'ai pas l'impression.

Non, j'ai pas l'impression. C'est une banque centrale qui qui a qui a un gros défaut, c'est qu'elle est indépendante du pouvoir politique. Ça pour moi, c'est un problème.

Mais non, on a préparé un deuxième micro au cas où si celui là lâche. D'ailleurs, il faudra lui mettre un coup de tournevis les gars. Non, non, touche pas.

Merci bien. Revenons. Revenons.

Tu es tu es tu es réactif quand même. C'est bien. Revenons à à nos idées de finances.

Euh tu connais Yanis Varoufakis qui était assis sur ce siège euh il y a 2 3 ans. On lui passe le bonjour aussi. Tu as pas l'impression aussi que pour mettre un peuple en esclavage, c'est mieux de lui faire la dette de lui mettre de la dette plutôt que de lui faire de la guerre.

De la lui faire la guerre. Est-ce que tu as pas l'impression qu'il y a une upper classe, une classe super haute haute au-dessus de tout le monde à Patride qui est en train de mettre tous les états endettés et ensuite ils vont venir en disant bah là ton petit portartient ça on va le vendre puis tu vas bosser beaucoup plus puis ta retraite on va te la à on va te la mettre à 75 ans et puis et puis toi tu es ouvrier bah ton espérance de vie bah c'est pas grave puis tu es plus fatigué bon c'est pas grave Tu vois ce que je veux dire ? Je grossis le trait.

Je fais exprès de grossir le trait. Non non non, tu mais tu Ça c'est la c'est ce que je te disais tout à l'heure, mais tu as pas besoin forcément vis-à-vis d'un pays comme la France d'avoir un d'avoir un scénario à la Grèce à la Grec. À la Grec, pas de FM.

Non, tu peux avoir un autre scénario mais qui est en train de se construire. Et ben tu fais de la dette un problème le problème majeur de ton de ton économie. Tu dis c'est horrible.

Au nom de la dette, faut baisser les dépenses publiques. Si tu baisses les dépenses publiques, les dépenses sociales à un moment donné, ce qui te permettait à nos concitoyens de se soigner, de s'éduquer, de prendre leur retraite, si le public est plus capable de leur rassurer parce que tu vas tellement descendre les prestations que elle va plus avoir de sens, qu'est-ce que tu fais ? Ceux qui ont les moyens, tu le prends au niveau du privé et donc tu vas le prendre sur des assurances, des opérations de crédit et cetera.

Autrement dit, ta vente à la découpe au privé, tu l'organises comme ça. La Grèce a été par un raid qui a forcé la Grèce à vendre ses bijoux de famille. D'accord.

La France, ça peut être une méthode plus douce qui est y compris faite par les Français eux-mêmes en terme politique qui est d'organiser la privatisation de tes services publics au nom de la baisse des dépenses publiques. C'est comme ça que ça s'organise. Et donc là, c'est ce que je te disais.

Quand je te disais les Pays-Bas, il faut regarder la dette privée des Pays-Bas. Là, ça sera la dette privée qui va augmenter parce que pour faire ça, tu vas avoir un endettement. Il y a ceux qui pourront se le payer, puis il y a ceux qui vont s'endetter pour se le payer.

Mais c'est la même chose. C'est-à-dire que tu as euh des entreprise, des boîtes, le domaine privé qui va s'emparer de ce qui est rentable, ce qui jusqu'à maintenant était était géré par le par le public. C'est exactement la même chose.

Revenons. Revenons encore à la à la fin. Je suis clair ou pas ?

Écoute, ça m'a l'air intéressant. OK, d'accord. Ça, de toute façon, si c'était pas clair, tu te feras secouer sur internet.

Tu me déconcentres, c'est pas sympa de faire ça. Revenons à la dette, revenons au budget, revenons à la Grèce. Est-ce qu'il y a pas trop de fonctionnaires en France ?

Est-ce qu'on a pas fait du fonctionnariat un peu de la subordnation de vote en disant "T'inquiète, vote pour moi, tu auras ton petit emploi de cantonnier, t'inquiète, vote pour moi." Ou je ne vais pas baisser la retraite des fonctionnaires, je vais pas Est-ce qu'il y a pas trop de fonctionnaires ? Est-ce qu'il y a pas trop de fonctionnaires en France ?

Est-ce que le volume de fonctionnaires depuis les 30 dernières années, il a pas explosé ? Est-ce que par si est-ce que nos fonctionnaires politiques, quand on voit le nombre de politiciens en Allemagne, il y en a deux ou trois fois moins, je demande à me faire fa checker. Quand on voit le nombre de politiciens, ce qui nous coûte, ce qui s'augmente.

Nos sénateurs, ils sont augmentés de combien là déjà pour 700 balles ? Non, je sais pas. Tu sais pas toi, tu t'es augmenté de combien ?

On a Non, on n pas augmenté. Non 300 non non non non non non non pas 300 € non clarifie les 300 € c'est pas nos revenus c'est qu'on a on a un revenu des indemnités à côté de ça on a une enveloppe de frais qui est euh qui est à 2000 de 5000 € par mois. Oui mais d'accord c'est c'est pour distribuer au manon.

Attends pas du tout. Tu payes ta permanence. D'accord.

Moi ma permanence elle est à B les Bruyers hein. Elle est à Bécon les brouillères. Non, elle est à Saint-toi.

Ma permanence elle me coûte avec électricité tout ça. Toi, elle doit me coûter 1600 € par mois déjà. tu payes tes déplacements, tu payes euh tous tes frais de déplacement qui sont importants, tu payes exactement ce que je paye quelqu'un qui est dans une boîte et qui à un moment donné va tous ces frais professionnels, ces frais induits par son boulot, les sont payés par les boîtes.

Enfin, moi je quand j'étais chef d'entreprise, mes frais de boulot étaient payés par des frais, c'est la même chose et c'est sur justif, ça peut pas être de tout à ce que je veux dire. Et alors, j'ouvre une parenthèse sur ces frais de de parce qu' oublie pas non attends je veux juste revenir à autre chose pour bien comprendre parce que le bashing sur les élus je m'en méfie beaucoup pas ce que tu fais mais oublie jamais une chose c'est que un élu un député euh c'est un petit chef d'entreprise puisqu'il a un cabinet autour de lui. Il a trois collaborateurs minimum.

Moi j'en ai deux fois plus que je suis président de la commission des finances. Tu les payes pas ? Tu les payes deux fois moins ?

Non ils sont Non non pas du tout. Non, j'ai une enveloppe supplémentaire parce que il y a plus de boulot en tant que la commission d'idence. Je peux t'assurer qu'il bosse beaucoup.

Et donc combien tu les payes ? Euh bah tu as une enveloppe de en gros tu as une enveloppe de près de 10000 € pour tr qu personnes. Donc tu les payes combien ?

Bah ça fait calcul. Si toi tu j'en ai 10000 j'en ai tr ça fait 3000 € chacun. Tu as les mêmes cotisations, les mêmes charges quasiment.

Ouais, ouais, ouais. Enfin, mais ça les charges pas moi qui les paye. C'est assuré par le par l'assemblée.

Les charges patronales, hein. La part des patronales, c'est pas moi qui paye. Ce qui est pris dans le dans les c'est les charges en gros salariés qui sont pris dans ces 10000 €.

Mais ce que je veux te dire par là, c'est que tu produis une activité autour de toi qui est une activité de chef d'entreprise. Donc, inévitablement, tu as des frais professionnels et c'est ces preuves professionnels qui ont été augmentés de 300 €. Alors, on peut trouver que c'est pas normal, hein.

Moi, j'avais rien demandé. D'accord. Mais je veux dire par là par contre nos indemnités ont pas été augmenté depuis des années.

Je le précise quand même. Tu t'es jamais abonné à un site de rencontre avec ton indemnité ? Tu as jamais acheté de stupéfiant avec ton indemnité ?

Non mais d'ailleurs pour l'instant aucun député l'a fait. Non non. C'est quoi cette histoire que il y en a Andarbrat ?

Si tu parles de de Handy Carbrat, il il nit absolument avoir acheté des stupéfiants avec ce FM. Alors, je pense qu'il y aura une enquête donc on le saura mais lui il le voil pourquoi les les médias sortent ça ? Écoute, demande au médias pour qu'ils le sortent.

Mais parce que ils ont ils ont subodoré parce que je suis pas rentré dans la vie d'Andy qui est en plus actuellement en cure et qui est malade, il se soigne, il se soigne voilà de toi parce qu'il a il a des addictions, il les reconnaît, voilà. bon euh forte. Euh donc il se soigne et il a une vie qui est qui est qui est compliquée mais il il nous il assure qu'il a pas payé euh ses stupéfiants avec la FM et moi je veux le croire.

Voilà si s'il y a une enquête qui prouve l'inverse, on en parlera à ce pointlà mais pour l'instant je veux le croire. Enfin bon non je ne fais pas tout ça. Non pour être clair tuachètes pas de cigar non plus.

Non non, je je n'achète pour être clair, mon AFM sert exactement à payer ce que en tant que député je n'aurais pas payé. J'aurais pas payé si j'étais pas député pour plein de raisons. Voilà, c'est tout.

Quand tu fais un resto avec Si c'est un resto professionnel, c'est mon AFM. Si c'est un resto privé, c'est pas mon tout chef d'entreprise qui reçoit des clients qui négocie des marchés autour de d'une assiette. Tu prends le ticket bien sûr et je dois et je suis contrôlé.

C'est bien. Voilà. C'est bien.

On est contrôlé par le déontologue. Moi, j'ai déjà été contrôlé deux fois. J'ai un expert comptable.

Que tu payes combien ? Euh, je je suis désolé, je me je on a une enveloppe, je m'en veux pas, mais ça doit être en gros 1500 € dans l'année, quelque chose comme ça. Mais je peux me tromper là-dessus.

Tu as un compte à l'étranger ? Non, c'est interdit. Tu as une mine d'or.

C'est interdit. C'est Ah bon ? C'est bien depuis l'affaire Kusac.

Non, non, c'est c'est interdit. Tu sais qu'on est des personnes, tu sais, on fait partie des personnes qui doivent montrer l'exemple. Non non non, c'est pas ça.

On est euh un élu et sa famille et c'est ça va même jusqu'à mon père pour te dire sont des personnes considérées par les banques comme des personnes euh j'ai j'ai excuse-moi, j'ai plus le terme enfin en gros, on nous on nous surveille euh de manière attentive chaque année. Je remplis un questionnaire sur tout ce que j'ai et cetera. Ce que je encore heureux.

Non, j'ai Est-ce que je te dis l'inverse ? Bon mais oui, encore heureux. Oui, tu as raison.

Encore heureux. Je trouve que des fois ça va un peu loin quand ça va sur tes enfants et autres. Mais bon, je comprends pourquoi ?

Oui, je comprends pourquoi. Oui, parce que parce que des parce que il y a eu des choses qui ont été faites qui sont pas normales. Bien sûr, mais je te on a on a la haute autorité de transparence qui chaque année fait que tu dois faire un un ta déclaration de patrimoine, ta déclaration de revenu de manière extrêmement précise.

Quand tu oublies par exemple que tu as 300000 € d'action dans pétrolière, c'est un problème que je te dise mais moi j'aurais pas ça donc j'ai pas d'action. Donc c'est quoi ton patrimoine ? Je j'ai euh 40 % euh de mon appart à Paris dans lequel je vis avec ma femme.

Ta femme à 60 %. Emmerde pas ta femme mettre dehors sinon hein. Non, c'est qu'elle a c'est qu'elle avait elle a eu elle elle a eu un un héritage que moi je n'ai jamais eu.

Enfin pratiquement voilà mon patrimoine c'est ça principal et et c'est un dernier étage avec terrasse 55 millions d'euros. Ah non non non. Mais c'est un appartement parisien.

Donc un appartement parisien acheté à un moment où le marché était très bas à Paris, il a de la il a une certaine valeur. Combien ? Oh écoute, moi je pense que mon patrimoine doit être environ de 400000 €.

Tu as du cash ? Non. Une mine d'or au Yana ?

Non, j'ai rien. Tu as même pas de relaxe. Tu as raté ta vie ?

Non, j'ai pas raté ma vie. Ça va, je vis correctement. J'ai j'ai des revenus je trouve qui sont euh euh qui sont euh J'arrête de t'emmerder.

Non, non, mais je te dis mais je voudrais juste dire une chose quand même pour être clair. Euh mon et je pleure pas parce que je voulais être élu, je voulais être député, c'était le mandat que je voulais. Mais tu as compris que tu aurais pu te faire plus de blé dans le privé.

Attends, attends. Non, mon activité politique m'a coûté du blé quand je travaill dans le privé parce que c'est jamais forcé d'être facile de travailler dans le privé et d'être connu comme un militant y compris un militant de gauche, c'est plutôt la gauche radicale. Donc ça m'a plutôt coûté de l'argent pour dire.

Mais euh moi j'ai bossé, j'ai commencé à bosser à 18 ans et j'ai bossé toute ma vie. Bon, donc là, j'ai accepté et et j'ai une idée, j'ai une vision de la politique qui est très claire. Je pense que la politique ne doit jamais être une carrière.

Jamais. Ça doit jamais être un métier. Je refuse l'idée que tu vives de la politique toute ta vie.

Pourquoi je refuse ça ? Parce que je pense que si tu vis de la politique toute ta vie, tes conditions matérielles au bout d'un moment l'emportent sur tes idées. D'accord ?

Donc moi voilà, c'est quelque chose auquel je m'reins sur un certain nombre de mandailles. Je pense par exemple que un politique ne devrait pas pouvoir faire plus un élu ne devrait pas pouvoir faire plus de de trois mandats maximum. Je sais que je dois te lâcher d'ici une demi-heure.

Ça fait 1h25 qu'on est en direct. Je peux gratter 15 minutes ou pas ou tu es vraiment charrette ? Je suis un peu charrette mais allons-y, continuons.

Je te je te réponds juste là-dessus, c'est mon mon truc. Donc pour te dire là par exle mon revenu, moi j'ai jamais gagné aussi bien ma vie hein. Mais je travaille enfin travailler comme c'est pas un métier, on va dire mon activité de député me prend 80 heures par semaine.

Voilà, c'est de l'esclavage. Non, c'est pas de l'esclavage, c'est juste pour relativiser mes indemnités. Peut-être que tu sais pas t'organiser.

Si si, je crois au contraire, je sais bien. Sinon, je pourrais pas faire autant de choses. Mais c'est juste, tu vois, pour qu'on est que les gens qui m'écoute sache quand même que globalement pour aller vite, on veul pas notre indignité quoi.

Si je me compare, mon indignité est bien moindre que le revenu d'un cadre supérieur dans une boîte par exemple. Comment t'explique toute cette défiance par rapport aux élus ? Peut-être qu'ils l'ont mérité.

Peut-être qu'il a peut-être que certains l'ont mérité. Il y a eu des affaires absolument anormales de collusion, de voilà. Donc moi je peux je comprends et que après on ne peut nous croire que sur parole.

Je veux dire quand quand tu vois moi je me suis pas enrichi de mon mon boulot d'élu enfin de mon mais bon voilà il y a eu il y a eu des abus il y a eu tout ça. Bon il y a aussi un un jeu national il y a aussi quelque part peut-être certains qui pratiquent aussi une espèce d'antiparlementarisme. Donc faut faire un peu attention là-dessus.

Je vais prendre une question internet. Euh je sais c'est pas c'est c'est c'est une question qui est provoque d'ailleurs. Ah un fan d'interdiction nouvelle devrait-on interdire de se revendiquer communiste ?

Bah non. Est-ce que tu as une opinion sur le Bitcoin ? Non, j'ai pas spécialement d'opinion.

Je Et le fait que je pense que commencer une réserve stratégique que ça soit Bitcoin, que soit crypto et cetera. Je pense que c'est des sources à spéculation euh et à et à euh toute une finance qui est euh toujours plus hors de contrôle. C'est en ça que je me méfie.

Comment tu vois l'arrivée de Trump ? Bah comme une je la vois comme la la marque de l'extrême droitisation aujourd'hui des des euh des pays libéraux et et c'est pas apparu comme ça. C'est c'est c'est c'est un cours qui est pris.

C'est à cause de quoi ? parce qu'on voit la même chose en Europe. Alors pourquoi pourquoi je vais revenir un peu à mon analyse.

On a un capitalisme si on a bien compris ce que qui est qui est ce que j'appellerai un hard capitalisme c'est-à-dire qui a tendance sa tendance c'est de considérer que absolument toutes les sphères de l'activité humaine doivent être soumis aux règles du marché du profit et que ce profit n'a pas de limite. C'est ça sa tendance. Il y a une vision absolutiste du capitalisme et inévitablement ce capitalisme là alors que pendant des décennies le capitalisme a été l'idée l'image du capitalisme a été adossée à la question de la démocratie libérale.

Ça c'était assez lié. On parlait même de démocratie bourgeoise. Je pense que le terme est un très mauvais terme.

Cit moi je suis revenu de tout ça, je suis plutôt joricien dans dans sur sur la question de la citoyenneté et cetera. Donc je pense que les démocraties c'est important les démocraties représentatives. N'empêche pendant très longtemps, on a pensé que le capitalisme était lié avec ça.

Et ce capitalisme là, il est tellement absolutisme que à un moment donné pour continuer à exercer sa domination, pour continuer à exercer des politiques toujours plus inégale, et bien il doit être il emprunte à l'autoritarisme ses ses recettes et il compris il emprunte à l'extrême droite, y compris ses ses recettes de façon on va diviser le peuple à de faç par le racisme de façon à à asseoir une domination par des mesures toujours plus autoritaires illibérales. Et c'est en ça que je pense que le devenir de ce capitalist, si on si on n met pas fin de ce capitalisme là, j'entends bien, je pense qu'il y a une dérive totalitaire même à terme dans ce capitalisme là. et quelque part des gens comme Trump, des gens comme Orban, des gens comme Bolsonaro dont la caractéristique c'est que ils ne viennent pas de l'extrême droite organisé, c'était des néolibéraux mais n'empêche ils pratiquent une politique s'apparente toujours plus à une espèce de néofascisme.

Voilà donc pour te dire, je vois avec inquiétude le retour de Trump. Est-ce qu'il faut sortir de l'Europe parce que le sans parler de son caractère écosidaire qui est vraiment très inquiétant. On va revenir à au caractère écosidaire.

Après, tu me laisses pas beaucoup de temps. Tu es difficile avec moi aujourd'hui, euh revenons à l'Europe, à l'euro avec tous ces petits pays qui se tirent dans les pattes face un gros bloc américain, un gros bloc chinois avec une guerre par proxy en Europe avec nous au milieu et puis on se fait découper en morceaux parce que ça fait gagner du temps, ça fait gagner des marchés à Pierre l'Américain et à Jean Jean-Louis le chinois. Ouais, comme ça on se fait bien on se fait bien ouvrir en deux.

Est-ce que il faut pas faire comme le général de Gaulle un peu faire bon maintenant ça suffit les gars Frexite on s'arrache, on récupère notre monnaie, on évalue un coup de notre monnaie, on devient plus compétitif, on remet les choses en place, on on récupère notre parole diplomatique, on dit à l'autant "Bon maintenant, tu vas aller te faire brosser un petit peu parce que bon, tu as les mêmes astrologues qu'on a à Ber ?" Bien sûr que oui. Frexite ?

Non, pasite, mais euh sur l'OTAN, bien sûr que oui. On sort de l'OTAN. Ah bah oui, moi je suis pour sortir comment pour se défendre face aux gros Chinois et aux gros Américains, aux gros russes ?

Bah tu as l'impression que les Américains nous défendent de défendent nos intérêts. Toi, tu as l'impression que dans le monde les Américains défendent nos intérêts. Oui.

La main sur le cœur des écoles pour les petites filles, démocr je crois beaucoup à Tu es antiaméricain Eric. Non, je pas antiaméricain mais je mais tu sais moi je suis un j'ai un peu des classiques. L'impérialisme américain me je pense est l'impérialisme le plus dangereux au monde, même si des fois il a des il a des aspects un peu plus sympathiques que certains pays plus totalitaire on va dire dans he Oui, bien sûr.

Mais dans ses formes de domination, il est extrêmement dangereux sur on va dire sa voraité par rapport à des marchés par rapport par rapport aux matières premières par rapport domination. Donc il est pas il est monsieur pour être très clair, je pense pas que l'impérialisme américain soit moins dangereux que l'impérialisme de monsieur Poutine ou l'impérialisme chinois. Je sais que ça va faire bondir quand je dis ça parce que je vois bien que le système de Poutine son côté agressif en ce moment vis-à-vis de l'Ukraine euh mais les Américains le font d'une autre manière.

D'accord ? Ils le font d'une autre forme. C'est qu'ils font des révolutions de couleur hein.

Ils font des révolutions de couleurs, des révolutions colorées. Ça peut arriver. Mais je vais revenir sur ce que Attends, je vais revenir parce que sinon je vais sauter le collègue.

Je vais pas dire moi je suis pour une politique indépendantiste. Je suis pour que la France est une politique indépendantiste. Je suis pour que la France continue à avoir une stratégie nationale et cetera et cetera.

Ça ne veut pas dire, et c'est pour ça que je ne suis pas pour le Frexit, ça ne veut pas dire qu'on essaie pas d'avoir des coopérations au niveau de l'Europe notamment pour pouvoir justement à un moment donné contrebalancer ces différents impérialismes par une autre politique, mais ça ne peut se faire que si l'Europe est source d'un progrès social et écologique. Si c'est juste un espace de libre échange qui permet en en un espèce de dumping fiscal social généralisé et qui enrichit toujours les mêmes en jouant sur le fait tu vois ce que je veux dire. Voilà donc je je te répond pas tu vois ce que je veux dire à chaque fois de phrase s'il te plaît.

Bah excuse-moi c'est une forme de tu as raison c'est peut-être pas terrible mais c'est un type de langage que je trouve que je trouve tout à fait bon chacun ses thqu je merci. Revenons à On se retrouve dans des guerres par proxy. On se retrouve dans une nouvelle guerre froide avec des stratégies de guerre froide.

C'est-à-dire tu m'embêtes là, je t'ouvre un autre conflit ailleurs. Tu vois ce qui se passe avec la Syrie et ainsi de suite. Tu vois ce qui se passe avec le Hamas, le esbola.

Je te fournis des armes, je me fais un peu de blé, ça t'ennuie et on continue à sacrifier des orges sur le terrain. Il y a des jeunes Ukrainiens qui se font fracassés. Il y a des jeunes russes qui se font fracassés, des prolétaires en général qui se font fracasser pour je dirais du capital.

Comment on fait pour arrêter tout ça avec une fonction exponentielle de croissance mondiale, de consommation de ressources, de consommation de de matière première, d'énergie avec un gâteau qui rétrécit comme pot de chagrin et qui accentue et qui accentue les tensions entre ces gros blocs pour l'hégémonie de Pierre, l'hégémonies de Jacques, les gémonies de de Yuri, l'hégémonie de ce que tu veux, de Pedro et j'en passé des meilleurs. Je pense que c'est plus un problème de système que de gens. C'est un problème de système.

Sauf qu'il y a des gens. Alors comment on fait ? Comment on fait ?

Euh déjà déjà moi je tu parlais de guerre froide, je crois pas que ça soit la bonne comparaison. Quelle est la bonne comparaison ? La bonne comparaison c'est avant la guerre 14.

Voilà. La guerre la guerre de Oui, bien sûr. Je pense que la guerre tu vois la boucherie qui a qui a sur Bah je vois la boucherie de la première guerre, je vois la crise économique de 29 et je vois la deuxème guerre.

D'accord. Par quoi est déclenchée la Première Guerre mondiale ? Elle est déclenchée par la première mondialisation capitaliste, c'est-à-dire le fait que à une échelle planétaire, les blocs d'alors s'affrontent exactement comme sont en train de s'affronter les blocs pour exact le le le pour j'allais dire départ de marché des profits toujours plus importants.

La garde 14, elle est issue de ça. Si on l'oublie, on comprend pas. Et nous sommes là dans cette période une histoire avec François Ferdinand là.

Oui, mais ça c'est d'accord mais ça c'est l'élément qui à un moment donné fait que tout d'un coup tu tu euh tu avais un baril de poudre et tu mets le le fil mais ton baril de poudre il était là. D'accord. Je pense que nous sommes exactement dans cette période et je pense même, je vais te dire un truc, c'est que euh s'il y avait pas l'arme de dissuasion, il y a longtemps que nous serions aujourd'hui dans une guerre mondiale, je pense en réalité comme il y a l'arme nucléaire, c'est ce qui tend un peu à faire en sorte que il y ait pas eu encore une confrontation.

Donc la confrontation, elle est sur euh, on va dire des euh des des étages secondaires. C'est on va se confronter en Ukraine, on va se confronter et cetera. Bon, mais je pense qu'on est sur cette question.

Alors face quand je te dis ça, ça montre bien la gravité. Surtout qu'on a ajouté un autre élément par rapport à à cette période là, c'est qu'on a ajouté l'urgence climatique et écologique hein. Et donc comme on fait ?

Moi, je n'ai pas d'autres réponse que le fait que on doit essayer dans certains pays et la France en fait partie parce qu'elle continue à être regardée dans le monde de moins en moins. Non non, la alors tu as raison après 7 ans de Macron de moins en moins, ça c'est sûr. Mais on vient on vient de se faire bouter de raison.

Tu as raison de moins en moins. N'empêche quand même. Moi ce que j'observe quand je vais dans d'autres pays du monde, lesquels ?

Ah bah euh quand tu vas, y compris quand tu vas parle qu'en Afrique, je sais pas quoi vous êtes de là, quand tu vas en Amérique latine, quand tu parles à Loula par exemple, la France que fait la France est très regardée. Par exemple, le fait qu'en France il y a eu en 2022 le fait que pour la première fois c'est la gauche radicale qui est devenue majoritaire à gauche sur un projet de transformation s regardé par les autres pays du monde. Et donc moi ma seule solution, j'ai pas d'autres solutions à te donner, c'est le fait qu'à un moment donné il y a un pays et qu'après il y en ait plein d'autres peut-être par exemple ton micro s'il te plaît peut-être par l'exemple qui est fait qu'on arrive à transformer la donne dans un de ces pays.

J'ai pas d'autres solution. Et alors Loua, il a pas dit à à Macron, je me je demande à me faire fa checker, il a pas dit bon écoute Macron, tu es gentil avec le Mercour, mais c'est Angela qui va qui va décider pour toi, donc tu peux t'asseoir. Je suis pas sûr que Loua ait ce genre de discours.

C'est pas Loua, c'était qui ? He donc là le mercour, on fait quoi ? Bah nous on est pour euh nous on a refusé de voter l'autre jour à l'Assemblée parce que l'idée c'était de dire on n'accepte pas le mercour en l'état mais on continue à négocier.

On se retient. OK. Et qui est-ce qui va décider ?

C'est pas l'Europe. Alors justement, il y a un débat actuellement pour pour sortir de l'Europe. Non, il y a un débat actuellement pour dire que il peut pas y avoir une décision sur la majorité qualifiée, mais que il doit y avoir une unanimité des pays de l'Europe et que nous, moi je milite pour que la France ne fasse pas partie de ça.

Et donc à partir de là, il y aura pas de mercour. La bataille est pas perdue de ce point de vue-là. Commentaire sur internet.

Sérieusement, l'argument du salaire différé, c'est une blague pour les PME. Entre parenthèses, ici, je suis en frontal avec le Luxembourg. Fermez la parenthèse.

Les luxembourgeois chiffrent moins cher que moi et payent mieux leur gars. Je fais quoi moi ? Je sais pas ce que fait le c'est un chef d'entreprise.

Moi, c'est ce que j'ai dit hier à la CGPME. Il y a la France, elle par an, il y a à peu près 211 milliards d'aide aux entreprises. Voilà, en Europe, c'est les assister.

Non, pas du tout. C'est pas que je vais dire. Il y a 211 milliards d'aides aux entreprises globalement en comptant les exonérations de cotisation là-dedans.

C'est beaucoup, c'est le record en Europe. Donc moi, je suis pour que on est on enquête sur ces aides aides publiques aux entreprises. Est-ce que c'est normal qu'on aide pareillment une multinationale qui va utiliser une partie de ses aides pour les redescriribuer en dividende et que je ne sais pas qui, mais par exemple la personne dont tu me parles, on l'aide pas plus pour pouvoir résister à à la délocalisation des concurrences nationales.

Moi, je suis pour orienter les aides de cette façonlà de façon et je suis aussi je vais continuer et je suis pour des mesures protectionnistes aussi qui protègent les entreprises françaises. Voilà. Donc je pense que ça c'est une politique qui peut être mise en place et la France a encore des moyens de le faire.

Alors une question avec un commentaire que je vais lire aussi. Quel est son avis sur les dépenses de l'État ? On en a déjà parlé mais je vais lire le commentaire.

Les dépenses de l'État représentent 57 % de notre PIB, mais il n'en parle pas une seconde et passe directement sur les recettes. Et ben alors déjà les recettes de juste pour expliquer d'où il y a les déficits, les dépenses de l'État par rapport au PIB, elles ont elles ont baissé depuis 2017. Voilà, de 2 %.

C'est juste pour dire pourquoi c'est pas ça qui a créé les déficits supplémentaires et bien la baisse des recettes et ben moi je suis pas quel est le problème qui est alors c'est pas que l'état c'est les dépenses globales hein des collectivités autres c'est aussi les dépenses de prestation sociale. Moi je suis pas C'est quoi le problème ? C'est quoi le problème ?

Les dépenses de l'État c'est produit des recettes aussi et tu l' et je te l'ai dit tout à l'heure si c'est pas l'état qui dépense c'est pas les collectivités c'est pas le public tes dépenses tu vas aller les chercher dans le privé. Moi, j'ai pas de problème que à un moment donné l'État assure que dans sur certains secteurs qui ont des besoins fondamentaux, des biens communs, c'est lui qui assure c'est cette mécanise de solidarité. Et contrairement à ce qu'on dit, c'est aussi source de recette.

Tu sais pourquoi la France est pas rentrée en récession euh en 20090 ? Le marché privé était à ton, il était en des C'est le la dépense publique qui a permis de de soutenir l'activité économique. Et tu sais pourquoi l'an dernier l'Allemagne est rentrée en récession ?

Parce qu'en Allemagne, ça va mal aussi actuellement. D'accord. Pourquoi l'Allemagne est rentrée en récession et pourquoi la France n'est pas rentrée ?

Parce que justement en France, on a un matelas à un moment donné de protection sociale, de dépenses de l'État qui fait que vaille que vaille, notre économie, elle a un peu plus tenu la route qui s'appellit la grosse dette. Comment qui s'appellerait la dette ? Les Allemands veulent pas faire de dette.

Oui, mais c'est un problème. D'ailleurs, ils y reviennent. Tuas tu as marqué qu'il y a un gros débat là-dessus chez Scholâché que ça ministre ils ont un débat.

H euh la coalition des trois est en train de sauter. H euh bon, c'est ça devient compliqué. Mais oui, parce que c'est ce système là qui est c'est le système allemand.

Le système quand on a fait l'euro quand on a fait l'euro, n'oublie jamais que en échange de faire l'euro, les Allemands nous ont dit "OK, on fait l'euro mais on l'aligne l'euro sur le marque." Bon, qu'est-ce que ça a produit ça ? D'évaluer le faux marqu.

Alors, qu'est-ce que ça a produit ? Ça a produit que on a une monnaie qui pour la plupart des économies d'Europe était beaucoup trop forte. Pourquoi elle a été faite ?

Parce que le système économique allemand notamment en terme par exemple de tout ce qui est retraite se base sur des systèmes de capitalisation et de rentier. Donc il faut pas que la monnaie baisse et donc on a tous souffert de cette politique monétariste deolibéralisme qui fait en sorte qu'on a une politique de façon à à laisser la monnaie toujours forte. Donc je te coupe et j'en profite pour lire la question suivante.

Il dit que le système international nous amène dans le mur. L'Union européenne est construite pour défendre les intérêts des grandes multinationales. Influence des lobistes sur les règlements européens.

Quit du Frexit pour reprendre le contrôle de nos politiques économiques. Je suis pas sûr que le Frexit est vraiment avantagé la Grande-Bretagne, donc je me méfie de ça. Le Brexit.

Ouais. Et moi je suis je suis pas euh je suis pas pour laisser l'Europe à l'Allemagne, quoi. C'est-à-dire que euh moi j'étais prêt à laisser la France à moi je suis je suis écoute-moi bien c'est moi qui avais imaginé pour le parti de gauche le plan A plan B.

D'accord. C'était après la crise grecque. Pour ça que je connais bien Varoufakis parce que Varoufakis au moment où il y avait le la crise en Grèce avait dit le problème c'est qu'on a pas de plan B.

Et c'est à ce moment-là que moi j'avais fait une note qui s'appelait pour un sem internationaliste du plan B parce que j'avais considéré que Cypras quand il a négocié n'avait pas de plan B. Le plan B c'est qui te permet de faire autrement si à un moment donné en face ça pas et je pense que le plan B pour la Grèce à l'époque ça aurait été carrément de sortir de l'Euro vu la situation de la Grèce vu que son PIB est à peu près égal au PIB de la région-defance je pense qu'elle n'avait pas le poids suffisant pour avoir imposé rapport de France. Moi ce que je défendais à ce moment-là, c'était dire que le plan B pour la France, ça serait très certainement de dire s'il y a quelque chose qui nous convient pas, qui est contraire par exemple au mandat qui peut être le nôtre en France, et bien nous désobissons.

On fait ce qu'on appelle l'optot. On sort à un moment donné de certains de certains aspects du traité si ces traités ne nous satisfont pas. Autrement dit, on dit on sort pas de l'eau, on sort pas de l'Europe, on laisse pas l'Europe à l'Allemagne, mais on dit que on est prêt à désobéir sur certains aspects euh qui peuvent être très vastes pour appliquer notre pro politique.

Puis on verra bien qui à ce moment-là nous sortira la France parce que chacun sait qu'en réalité l'Europe telle qu'elle est aujourd'hui, elle peut pas se construire sans le de la deuxième puissance économique de l'Europe est bientôt le pays le plus peuplé. Ce n'est pas vrai. Et donc moi je je pense que par l'Allemagne là, tu parles de l'Allemagne ?

Non, c'est la France. Bientôt, le pays le plus peuplé, c'est la France. 2è puissance économique, c'est la c'est la France, l'Allemagne.

Je veux dire par là que c'est pas vrai de considérer. Donc je pense que on peut avoir un rapport de force pour changer les la donne en Europe. À partir du moment où on dit une chose, ce qui ne nous convient pas, ce qui ne correspond pas à ce que au mandat que le peuple français nous a donné, on ne l'appliquera pas.

C'est une politique de désobéissance. Non mais déjà, tu as eu du mal à faire toc toc à la porte de Ber crois que tu vas pouvoir faire la même chose avec l'Europe ? gouverne pas.

Et quand si un jour vous gouvernez et ben si un jour vous gouverne à l'inverse de ce qu' a fait Hollande ou ce qu' a fait Macron qui se sont toujours pliés par rapport nous on dira on n'est pas d'accord on le fait pas. J'ouvre une parenthèse. Quand il quand ils t'ont fermé la porte au nez à Bery, tu as fait quoi ?

Tu as mis le pied dans la porte ? Tu as gueulé, tu as appelé Bruno, tu as dit bon maintenant faut arrêter vos bêtises. Non, on a pris bon on a des fonctionnaires en face de nous de toute façon en plus en plein gouvernement des missionnaires mais on on a pris acte et en disant que parti avec la que entre les gens quoi.

Oh c'est pas une image. J'ai pas eu l'impression qu'on soit reparti comme ça. J'ai l'impression que ça a plutôt valorisé euh le travail qu'on était en train de faire et puis ça nous a pas empêché après d'avoir les documents plus tard les documents en question et tu marqué ça m'empêche pas de mener la bataille budgétaire à l'assemblée et de d'essayer de faire en sorte que le gouvernement tombe.

Donc quira qui rira rira bien le dernier. Pas mal. Il nous reste 13 minutes.

Ouais. Je peux gratter un peu plus ou tu es vraiment charrette donc tu vas revenir ? Oui, bien sûr.

Bon, parce que ça ça c'est interdit de me faire des coups comme ça. Tu as des tu as des situations euh tuas tu as une circonstance atténuante. Ouais.

Et donc je dis d'accord, tu parles de la première économie de l'Europe qui permet en fait de tirer tout le monde avec la France, le couple franco-allemand, l'économie allemande qui est une économie ultra spécialisée hypergivore euh qui se retrouve en bisb avec un stream qui a été pété, on sait toujours pas par qui. On se retrouve avec des pays de l'OTAN qui veulent activer l'article 5 parce queil y a eu des sabotages russes en Europe. l'économie allemande sans énergie à bon marché et ben ça va plus être une économie allemande performante, ça va être une économie allemande exang là.

Je sais pas si tu as vu les spots de pub pour apprendre à se réchauffer dans les appartements quand il fait froid. Et on va où Éric ? On on a on va on est dans une zone euh tout à l'heure enfin euh tout à l'heure j'ai comparer la situation avant 14.

D'accord. Donc inutile de te dire que je je minore pas les dangers. OK.

Euh c'est moins qu'on puisse dire. Et en plus je t'ai dit et et pour moi c'est pas anecdotique, c'est pas quelque chose d'en dessous. Il y a tous les dangers climatiques.

Quand je dis les dangers climatiques, c'est pas juste le réchauffement, c'est les phénomènes cataclysmiques du fait de de l'emballement du climat dont j'ai parlé tout à l'heure pour la Miterranée, par exemple, une fois par an, qui devient bon. Donc je minore pas, donc c'est le moins qu'on puisse dire, je euh il y a des moments où euh où je stresse quoi. Enfin, je peux pas dire l'inverse.

De la tu fais tu nous fais de la solastalgie. Non, je je milite et j'agis politiquement. C'est peut-être ce qui me permet justement de continuer à à faire en sorte de garder une certaine dose d'optimisme et d'essayer de bouger les choses.

Mais c'est ce que tu es vrai, ce que tu dis est vrai. Mais je ne à part abdiquer, moi je suis pas comme ça, je suis bien militant. Voilà, je je suis tout le temps militant.

Bon, à part abdiquer et puis dire bon bah finalement euh c'est perdu pour perdu. Donc je prends mes clics et mes claques, je me barre en bateau 1. Enfants, tu as des enfants ?

Oui, j'ai des enfants, je me barre en bateau et puis j'en ai assez fait. Voilà, je suis pas fait comme ça. Donc je vais me battre, continuer à me battre pour faire en sorte que au moins dans mon pays les choses bougent. que si elle bouge dans mon pays, on peut peut-être espérer, vu le poids de la France, qu'elle bouge au moins dans certains routes de pays européens via des coopérations renforcées et que à partir de là, on commence peut-être, j'allais dire à essayer d'avoir avec certaines parties du monde d'autres rapports.

Je veux dire, on n'est pas toujours pied et point lié à avoir les mêmes intérêts que le bloc occidental. Je veux dire, on peut avoir des intérêts avec les pays africains d'égal à égal. On peut avoir des intérêts avec les pays du Brix et cetera et cetera.

Crois en Dieu non. Au père Noël ? Non.

Tu as pas d'amis imaginaire ? Est-ce que je crois au Père Noël ? C'est une bonne question.

Non, j'y crois plus. Non, j'ai j'ai J'y crois plus. Je crois pas en Dieu.

J'aimerais bien. Ça aide. Ça peut aider.

Euh revenons, revenons à nos 8 minutes qui nous restent. Est-ce que tu as trois bouquins à conseiller à notre communauté ? Tu vas revenir.

Trois bouquins à conseiller à notre communauté. Ouais, je vais aller sur les romans. D'accord.

Parce qu'il y a des bou Mais je j'ai envie d'aller dessus. Qui ont compté ? Qui ont compté pour Ouais, ouais, ouais.

Alors, il y en a il y en a un, je suis désolé mais c'est trois bouquins en un euh Seigneur des Anneaux. Non, pas du tout. Ça pourrait être ça.

Mais non, non. Euh non, je conseille de lire Jules Valè l'enfant le Bachelier, l'insurger. C'est Jules Valè, c'est ce communeard, rédacteur en chef du cri du peuple qui a écrit "C'est parmi les plus beaux bouquins du 19e siècle et moi ça m'a ça m'a bien forgé la révolte." Euh 100 ans de solitude de Garcia Marquez, autre grand bouquin.

Euh 3e livre. Écoute, je suis un peu embêté parce que quand même le personnage est devenu vraiment trop infréquentable par son antisémitisme et euh euh Céline voyage au bout de la nuit est quand même quelque chose d'un point de vue littéraire qui est quand même assez prodigieux, qu'il faut avoir lu. Voilà.

Mais mais c'est toujours un peu compliqué quand même euh plus les choses se de faire la la part entre la l'œuvre littéraire et puis la personne qui l'a écrit. Euh voilà. Avant de te poser la dernière question euh de l'émission avant que tu reviennes l'année prochaine en 2025, euh tu crois que tu vas réussir à faire quelque chose avec ta commission des finances ?

Euh oui oui, enfin en tout cas j'espère j'espère déjà écoute, j'ai l'impression que vu moi je suis un peu tu sais moi je je comment dire euh je me déplace comme tout le monde quoi, dans le métro tout ça. Donc j'ai pas mal de contact avec les gens. Quand les gens viennent dans le métro ils me disent euh monsieur Coquel faut tenir he sur les lettres de plafond.

Quand je vais à la prison de ville peinte pour supporter une association et que des prisonniers me disent "Ah, quand même avec leur 493, c'est insupportable, je me dis que tout ce que je fais, il y a quand même un côté pédagogique d'éducation populaire qui sert pour armer un peu plus les gens sur la compréhension du du système néolibéral de tout ça. Ça c'est une première chose. Déjà, ça c'est pas mal.

Voilà. Bon, deuxièmement, j'essaie aussi de m'en servir pour arriver à en faire une bataille politique et je te dis si il y a une motion de censure comme j'espère voter la semaine prochaine, euh ça sera ça sera ça sera un des résultats. On en profite pour dire à notre communauté que c'est grâce à eux qu'on arrive à faire Syerview sur leur tipi.

C'est eux notre indépendance, c'est eux qui nous financent. C'est pour ça qu'on peut faire des interviews fleuve fleuve fleuve et réclamer Éric Clocrel pour 2025 pour finir cette interview. Éric Cocrel, je voudrais savoir votre conseil, ton conseil pour les jeunes générations, une bouteille à la mer, quelque chose d'impérissable.

Jamais abdiqué, révolter. Éric Cocrel, merci. Merci. [Musique] [Musique] [Musique]