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interviewBFMTV· 9 juillet 2026 16 min

Présidentielle 2027: François-Xavier Bellamy (LR) analyse le début de la campagne

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

L'invité du jour c'est François-Xavier Bellamy, vice-président des Républicains, député européen. Bonsoir, merci d'avoir accepté notre invitation. On voyait ces images extrêmement impressionnantes dans des départements qui ne sont pas habitués à affronter de tels incendies. Par exemple le département de la Drôme, on le disait à partir de demain il y a 9 départements de l'ouest de la France qui seront en vigilance, alerte, canicule. Est-ce que vous avez le sentiment que le gouvernement a tiré des leçons des deux premiers épisodes caniculaires et que nous sommes prêts désormais à affronter un nouvel épisode caniculaire ? Et peut-être d'autres dans l'été.

0:31
François-Xavier Bellamy

On vit surtout un dérèglement du climat sur lequel on alerte depuis longtemps, que les Français constatent en particulier dans ces lieux qui sont frappés aujourd'hui. Et ce dérèglement prend des proportions qui deviennent vitales pour beaucoup de Français existentiels. Je pense aujourd'hui en particulier aux agriculteurs qui vivent une inquiétude immense devant la réalité de la sécheresse. Et ce qui me rend tellement amer aujourd'hui, c'est tout le temps perdu dans la préparation à l'adaptation à ce changement climatique qui était parfaitement prévu et tout le temps perdu surtout pour tenter d'éviter que ce changement climatique ne se produise.

1:06
Présentateur

Mais vous avez aussi, alors pas vous, mais votre camp politique, vous avez votre responsabilité là-dedans dans les 30 dernières années. Vous avez la droite qui a gouverné aussi. Elle n'a rien fait pour préparer la France à ce changement climatique.

1:16
François-Xavier Bellamy

D'abord, la droite, elle a défendu ce qui permet que la France aujourd'hui soit en première ligne pour faire face à ce dérèglement climatique. On se rappellera en regardant ces incendies qu'on a eu un président de gauche, François Hollande. On a eu celui qui l'a suivi, Emmanuel Macron, dont le but était de fermer les réacteurs nucléaires français. Les réacteurs nucléaires qui sont la source d'énergie décarbonée, qui protègent le plus le climat. Emmanuel Macron a décidé de créer de nouveaux réacteurs depuis... Mieux vaut tard que jamais, mais c'était quand même très tard.

Emmanuel Macron, c'est le président de la République qui a fermé la centrale de Fessenheim, qui a, jusqu'à il y a quelques mois, fait adopter cette programmation énergétique qui devait fermer 12 réacteurs supplémentaires et qui, aujourd'hui encore, est en train de pousser pour qu'on mette des dizaines de milliards d'euros dans le raccordement de parcs éoliens en mer dont nous n'avons pas besoin, qui sont dangereux pour l'environnement. La vérité, c'est qu'il faut que chacun maintenant assume en fait la réalité de son bilan. Et je ne pense pas seulement d'ailleurs à ceux qui ont gouverné, mais à tous ceux qui ont entouré le débat public des pressions qu'ils ont exercées.

Je pense à ces écologistes qui, depuis des années, empêchent notre agriculture de gérer l'eau. Tous les Français qui nous écoutent se souviennent qu'il y a quelques mois, le problème en France, c'est qu'il y avait trop de pluie, qu'il y avait trop d'intempéries. Aujourd'hui, les agriculteurs n'ont plus l'eau qu'ils auraient pu stocker pour pouvoir irriguer leur culture et nourrir les Français.

2:31
Présentateur

Que pense la droite en matière de lutte contre les réchauffements climatiques ? Demain, si votre candidat, on va en parler dans un instant, Bruno Rotaillot arrive à l'Elysée, quelle sera sa première mesure pour lutter contre les émissions de gaz à effet de serre, pour lutter contre le changement climatique ?

2:42
François-Xavier Bellamy

Mais l'urgence, c'est de faire en sorte que le monde sorte du charbon. On le répète depuis très longtemps, c'est ça le vrai sujet. Ce n'est pas de pourrir la vie des Français tous les jours dans leurs déplacements, leurs activités, leurs actions du quotidien. C'est de faire en sorte que les grands producteurs mondiaux sortent du charbon qu'ils utilisent aujourd'hui toujours d'une manière absolument massive, y compris d'ailleurs en Europe. En Allemagne, par exemple, ce sont des écologistes.

Et c'est la gauche qui a étendu encore récemment les grandes centrales à charbon allemandes parce que la sortie du nucléaire a conduit à ce dont rêvait l'écologie politique, c'est-à-dire un monde qui est bien plus carboné, beaucoup plus dangereux. Et puis la deuxième chose à faire, c'est d'adapter notre pays.

Et donc, je le redis, de préparer le stockage de l'eau pour l'agriculture, pour qu'on puisse continuer de se nourrir demain, de faire en sorte qu'on climatise nos EHPAD, nos hôpitaux, nos écoles, qu'on fasse que tous les Français aient accès, et notamment les plus vulnérables, mais tous les Français en général, accès à la fraîcheur qui est évidemment nécessaire pour traverser ces périodes caniculaires qui vont sans doute se répéter.

3:38
Présentateur

On évoquait la prochaine élection présidentielle, que ces sujets seront bien sûr sur la table. Ça a vraiment marqué cette semaine le coup d'envoi avec cette décision judiciaire qui permet donc à Marine Le Pen de se présenter à l'élection présidentielle. Elle est éligible. Elle a néanmoins décidé de se pourvoir en cassation. Écoutez ce que disait ce matin le procureur général près de la Cour de cassation. Est-ce que ce recours devant la Cour de cassation aura lieu avant l'élection présidentielle ? Écoutez.

4:02
Invité

Nous, nous sommes en ordre de marche pour rendre cette décision avant le scrutin présidentiel. Et nous ferons tout, nous, en ce qui nous concerne, pour tenir cet objectif parce que nous nous y sommes engagés. Nos décisions et nos choix peuvent avoir des conséquences politiques. Mais nous, nous ne prenons pas les décisions en fonction de critères politiques. Nous sommes dans un objectif et dans une attitude de neutralité, d'impartialité.

4:30
Présentateur

Alors Marine Le Pen, fixée par la Cour de cassation au plus tard en avril 2027, est-ce que c'est une bonne ou une mauvaise nouvelle pour la campagne qui s'ouvre en France ?

4:39
François-Xavier Bellamy

En tous les cas, la chose la plus importante maintenant, c'est qu'on parle de la France. Parce que, évidemment, que cette actualité judiciaire est importante et qu'elle a des conséquences sur la vie politique du pays, il est impossible de le nier. Mais enfin, on ne peut quand même pas réduire la campagne présidentielle qui s'ouvre à la question du sort judiciaire de Marine Le Pen. Le seul sujet qui compte, c'est de parler de la France et des Français.

4:57
Présentateur

Est-ce que c'est bien que la Cour de cassation se prononce avant l'élection présidentielle ?

5:01
François-Xavier Bellamy

Oui, certainement. Il faut de la clarté. Mais j'espère que cette campagne ne sera pas confisquée par un feuilleton judiciaire. Vous vous rendez compte de la situation du pays aujourd'hui ? On est dans une crise majeure qui traverse toute la société. On vient de vivre le drame terrible de Liana. Si on doit parler de la justice, c'est d'abord de ça qu'il faut parler, de cette justice qui n'est pas rendue aux Français, de ce risque pour la sécurité qui pèse aujourd'hui sur la vie quotidienne de nos concitoyens. C'est la question de la défaillance de nos services publics essentiels, l'école, l'hôpital.

C'est la question de la crise budgétaire immense qui est en face de nous, de ce précipice de la dette dans lequel on pourrait tomber. Si vous voulez, c'était normal de parler de la condamnation de Marine Le Pen. Mais maintenant, il faut peut-être parler au vrai sujet qui intéresse les Français.

5:37
Présentateur

Mais sur le principe, on va y venir à ce sujet. Est-ce que vous, vous trouvez ça normal qu'une candidate qui a fait un recours devant la Cour de cassation, mais qui a été condamnée dans les deux premières instances, condamnée pour détournement de fonds publics, puisse se présenter à l'élection présidentielle ?

5:53
François-Xavier Bellamy

Elle en a le droit. Elle n'est pas inéligible. Si on a décidé la Cour d'appel, c'est la justice qui rend cette décision. Si elle est éligible, elle peut se présenter au suffrage des Français. Et ce sera à elle d'expliquer devant les Français sa position et la manière dont elle justifie cette condamnation. Mais le plus important, encore une fois, je le redis, c'est qu'on parle. Vous voyez, c'est ça qui est intéressant.

6:14
Présentateur

On peut lire quelqu'un de condamné ?

6:15
François-Xavier Bellamy

Mais encore une fois, c'est assez basique. Vous savez, la justice dans notre pays, soit vous êtes inéligible et vous ne pouvez pas vous présenter, soit vous êtes éligible et vous pouvez vous présenter. Vous, vous pourriez voter pour quelqu'un qui a été condamné pour détournement de fonds publics ? Non, mais le sujet n'est pas là. Marine Le Pen n'est pas ma candidate. Moi, je suis le soutien de Bruno Retailleau et avec beaucoup de Français, je soutiens Bruno Retailleau justement parce qu'il représente une image de droiture, de constance, de clarté parce qu'il veut mettre la justice et la reconstruction de la justice au cœur de son projet. Donc moi, la question ne se pose pas me concernant.

Mais encore une fois, les juges ont décidé qu'elle était éligible. Donc oui, elle a le droit de se présenter. C'est un fait.

6:51
Présentateur

Est-ce que, justement, pour la droite, Marine Le Pen est plus ou moins difficile à affronter que Jordan Bardella à vos yeux ?

6:56
François-Xavier Bellamy

Et nous, on ne se pose pas la question, vous savez. Ce qui compte pour nous, c'est d'affronter les problèmes du pays. Et dans tous les cas, le Rassemblement National, il lui appartient de choisir sa ligne et il lui appartenait de choisir son candidat. C'est chose faite. Ce que je constate, c'est que nous avons une divergence de fond avec Marine Le Pen qui a toujours refusé d'accepter qu'il y ait une opposition dans ce pays entre la gauche et la droite, qui a toujours refusé de se présenter à partir de ce clivage-là. Emmanuel Macron disait, vous vous en souvenez, je suis en même temps de droite et de gauche. Marine Le Pen, elle dit, je ne suis ni de droite ni de gauche.

Moi, je ne crois pas à cette ambiguïté. Je pense qu'on a besoin de clarté. Et sur les questions, par exemple, de programmes économiques qui sont déterminantes dans la crise économique que notre pays traverse aujourd'hui pour sortir de l'appauvrissement, pour sortir du décrochage, pour éviter l'impasse de la dette que nous sommes en train de construire sur les épaules de nos enfants, cette urgence-là, elle impose de la clarté. Et Bruno Retailleau défendra une ligne claire pour rendre la liberté aux Français qui travaillent, pour leur rendre le salaire de leur travail et pour reconstruire un État qui maîtrise sa dépense.

Je ne suis pas sûr que ce soit la ligne que défendra Marine Le Pen si on écoute les propositions qu'elle a faites jusqu'à présent.

7:58
Présentateur

Vous êtes député européen, comme l'a également Jordan Bardella. C'est-à-dire que vous vous sentiez plus proche de Jordan Bardella que de Marine Le Pen, idéologiquement ?

8:04
François-Xavier Bellamy

Non, mais encore une fois, je ne crois pas. Jordan Bardella et Marine Le Pen passent leur temps à répéter qu'ils sont d'accord sur tout. Je ne pense pas qu'ils aient une ligne différente à eux de choisir leur projet. Nous, nous défendons de l'autre. Et c'est ça qui compte pour moi.

8:14
Présentateur

Alors, on voit justement que, d'après les études d'opinion publiées juste après le rendu de cette décision judiciaire, votre candidat, Bruno Rotaillot, pour l'instant, il faut effectivement rester prudent, plafonne entre 8 et 10 % au premier tour. Bien loin d'une qualification pour le second tour. Les deux mots importants dans votre phrase, c'est « pour l'instant ». Pour l'instant. Quand est-ce qu'il compte se retirer ?

8:39
François-Xavier Bellamy

Vous plaisantez ? On est à un an, un peu moins d'un an de l'élection présidentielle. Et tout le monde le constate, le débat n'a pas encore commencé. Parce que pour des raisons très légitimes, les Français ne sont pas encore totalement engagés dans cette campagne présidentielle. Les choses ont vraiment commencé à partir de la rentrée prochaine. Et donc, on ne va quand même pas sommer des candidats de se retirer avant même que le débat n'ait commencé. Si les sondages un an avant suffisaient à faire l'élection, on pourrait tout de suite abolir les présidentielles. Et puis on s'arrêterait là, et puis on annulerait le vote. Non, ce qui compte, c'est le scrutin.

Et à la fin, si les sondages un an avant faisaient l'élection, la vie politique du pays n'aurait pas ressemblé à ce qu'elle est aujourd'hui. Vous savez, à ce stade-là de l'élection présidentielle, en 2016, Emmanuel Macron n'était même pas testé dans les sondages.

9:20
Présentateur

Ça veut dire que Bruno Retailleau sera candidat, quoi qu'il arrive, jusqu'au bout ? Il y aura un bulletin Bruno Retailleau au premier tour ?

9:25
François-Xavier Bellamy

Ah mais moi, ma conviction profonde, et qui se renforce tous les jours, c'est que Bruno Retailleau peut gagner cette élection présidentielle. Et ma conviction aussi, c'est qu'il faut qu'il la gagne. Parce qu'il est le seul aujourd'hui à présenter un projet qui puisse permettre de relever vraiment le pays. Donc ce soir, vous nous dites, c'est parfois ce dont il est soupçonné.

9:39
Présentateur

Jamais il ne se retirera, par exemple pour Edouard Philippe.

9:41
François-Xavier Bellamy

Non mais nous, on s'engage dans cette élection présidentielle pour la gagner. C'est très clair, Bruno l'a dit, répété, on n'est pas là pour faire de la figuration, on n'est pas là pour compter les points, et on n'est surtout pas là pour essayer de ranger notre drapeau. On assume de défendre une ligne qui n'est représentée par personne d'autre. Vous avez d'un côté les anciens ministres d'Emmanuel Macron, Edouard Philippe, Gabriel Attal, ils assument le bilan du macronisme. Je ne suis pas sûr qu'en 2027, les Français voudront continuer le macronisme. Je pense qu'ils voudront en sortir.

Et de l'autre côté, vous avez Marine Le Pen qui va effectivement défendre un projet qui sera probablement très à gauche en réalité sur les questions économiques, sur les questions de société. Et donc nous, ce que nous défendons, c'est la clarté et la cohérence d'un projet qui puisse relever la France et sortir le pays de l'appauvrissement

10:22
Présentateur

et de la crise qu'il traverse aujourd'hui. Je ne sais pas si vous avez écouté son discours, il a tenu son premier grand meeting le week-end dernier. Donnez-moi franchement une proposition ou une idée qu'il a mise sur la table que vous jugez inacceptable.

10:34
François-Xavier Bellamy

Ah oui, c'est vrai, je ne peux pas vous dire ça. Ce que vous allez me dire, il n'en a pas mis, c'est ça ? Parce qu'en fait, il n'a pas mis de proposition sur la table.

10:39
Présentateur

Il y a quand même un certain nombre de propositions en disant qu'il fallait travailler plus longtemps, qu'il souhaitait refonder l'école. Ça, vous pouvez signer.

10:45
François-Xavier Bellamy

Mais on est tous d'accord avec le fait qu'il faut refonder l'école et travailler plus longtemps. La France, c'est le pays d'Europe où on travaille le moins par habitant sur une vie. Donc celui qui dira qu'il faut travailler moins longtemps, c'est le cas de Sandrine Rousseau. Donc quels sont vos points de vigilance ? Je pense qu'il n'a pas de chance d'être crédible. Mais il y a deux problèmes. D'abord, le premier, c'est qu'on ne sait pas encore quelles sont les propositions concrètes qu'il va faire pour ça. La vérité, c'est que quand on parle, par exemple, de lutte contre l'immigration illégale, Edouard Philippe dit, vous l'avez rappelé, qu'il faut rétablir l'ordre.

Mais à la fin, en fait, il ne propose rien qui permette de changer vraiment le système d'impuissance dans lequel on est enlisé. Et pire, d'ailleurs, ces députés ont montré leur abstention sur les étapes cruciales des évolutions européennes fondamentales qui sont nécessaires pour pouvoir, justement, sortir de la fragilité actuelle face à l'immigration irrégulière. Donc, vous voyez, le problème, c'est qu'on ne peut plus se permettre cinq ans de plus en même temps. Et avec Edouard Philippe, je ne sais pas quel sera son projet encore, mais tout ce que je constate, c'est que nous n'avons pas le même bilan. Vous parliez de l'école.

La vérité, c'est que j'ai été, comme Bruno Retailleau, un opposant pendant dix ans au macronisme. Quand Edouard Philippe était Premier ministre, eh bien, il a eu trois ans à Massignon.

11:50
Présentateur

Ça disqualifie pour autant Edouard Philippe ?

11:52
François-Xavier Bellamy

C'est compliqué de venir expliquer aujourd'hui que vous allez tout changer quand vous avez eu le pouvoir, tout le pouvoir, quand vous avez été au cœur du macronisme triomphant. Nous alertions sur le danger au moment où Edouard Philippe était en train d'une certaine manière de l'organiser, de l'entretenir, de le nier. Edouard Philippe, on parlait tout à l'heure de nucléaire, on voit la crise climatique aujourd'hui. Edouard Philippe, c'est le Premier ministre qui s'est félicité à l'Assemblée nationale d'avoir fermé Fessenheim. C'est son bilan. Il faudra bien qu'il en réponde.

12:17
Présentateur

Vous diriez que c'est désormais deux droites irréconciliables ? Bruno Retailleau et Edouard Philippe ?

12:23
François-Xavier Bellamy

Mais Edouard Philippe, je ne crois pas qu'il puisse représenter la droite aujourd'hui. Pour vous, Edouard Philippe, ce n'est pas la droite ? Je ne crois pas qu'il puisse représenter la droite. À la fin, la réalité, c'est encore une fois, c'est la réalité d'une trajectoire et d'un bilan. Et Edouard Philippe, vous savez, quand au Havre, il appelle à voter communiste, ça fait une différence majeure entre nous. Moi, je n'ai jamais cru qu'on pouvait sauver la République comme le prétendait Gabriel Attal avec un bulletin LFI.

12:44
Présentateur

Mais dans un second tour, par exemple, face au Rassemblement national, vous ne voterez pas pour Edouard Philippe ?

12:49
François-Xavier Bellamy

Non, mais on n'est pas... Encore une fois, dans un second tour, on aura Bruno Retailleau pour défendre nos couleurs. Et c'est ça qu'on est en train de construire aujourd'hui. Et moi, je suis convaincu, encore une fois, que les Français, en 2027, ils vont se poser une question simple. Vous savez, les gens qui nous écoutent, ils ne se posent pas des questions très compliquées. Ils ne se demandent pas la situation est tellement parfaite, comment on fait pour continuer ? Ils se demandent mais comment ça se fait qu'on en soit arrivé là ? Comment ça se fait que ce pays décroche ? On est la France, quand même. On doit pouvoir se reconstruire. Mais pour ça, il faut un changement.

Pour ça, il faut une alternance. Et l'alternance, elle ne peut être fondée que sur ceux qui se sont opposés avec détermination pendant des années aux mauvaises politiques qui ont été menées à Paris et qui ont tellement fragilisé le pays. Eh bien, cette alternance, c'est nous qui la porterons.

13:28
Présentateur

Question justement sur les propositions qui concernent la proposition de société de votre candidat Bruno Retailleau. Mercredi prochain, le texte sur la fin de vie, donc créer un droit à l'aide à mourir, devrait être adopté de façon définitive à l'Assemblée nationale. Une réforme qui ouvre un droit à l'aide à mourir pour des patients qui sont atteints d'une affection grave et incurable. Très concrètement, est-ce que vous abrogerez cette réforme si vous arrivez au pouvoir ?

13:50
François-Xavier Bellamy

La première chose, c'est qu'elle n'est pas passée. Pas encore. Alors, je sais que le ministre des Relations avec le Parlement est déjà en train d'organiser un cocktail pour fêter la mort administrée. La vérité, c'est que cette réforme, elle n'est pas encore adoptée. Et moi, j'espère encore que Sébastien Lecornu va retirer ce vote pour une raison très simple. Le Sénat part trois fois à voter contre ce texte. Et à l'Assemblée nationale, à chaque lecture, le nombre de députés qui soutiennent cet agenda a diminué.

14:12
Présentateur

Si cette réforme est adoptée,

14:14
François-Xavier Bellamy

François-Xavier Bagnami,

14:15
Présentateur

si elle est adoptée, est-ce que la droite abrogera cette réforme si Bruno Retailleux arrive au pouvoir ?

14:22
François-Xavier Bellamy

La droite fera tout pour que dans notre pays, soigner, ce soit prendre soin de la vie et pas tuer. Donc très concrètement,

14:29
Présentateur

si jamais vous arrivez au Père, vous, vous souhaitez que cette loi soit abrogerée.

14:32
François-Xavier Bellamy

Encore une fois. Non mais c'est important. Non mais Guillaume Daré, je vous en prie, vous connaissez suffisamment bien la procédure parlementaire pour ne pas passer par-dessus les étapes. On est d'accord. Le vote n'a pas eu lieu.

14:42
Présentateur

D'accord. Mais si elle est adoptée, c'est une possibilité. Vous dites, on parle du fonds et des propositions, est-ce que vous souhaitez, si cette loi est adoptée, que la droite l'abroge une fois de retour au pouvoir ?

14:51
François-Xavier Bellamy

Moi, je renouvelle mon appel à Sébastien Lecornu. Je sais que Sébastien Lecornu suit ce sujet avec soin et je lui demande aujourd'hui sur votre plateau, puisque le Sénat par trois fois s'est opposé, puisque les parlementaires dans leur globalité sont minoritaires aujourd'hui à soutenir cette réforme. Est-ce qu'on peut vraiment rentrer dans une logique comme celle-là, alors que nos soins palliatifs sont dans une telle difficulté qu'aujourd'hui, vous avez tous les jours des milliers de Français qui en auraient besoin et qui n'y ont pas accès ?

Est-ce qu'on peut vraiment se permettre de rentrer dans cette logique qui fait que l'État va désormais, au nom de notre pays, donner la mort au lieu de soigner à ceux qui ont besoin qu'on prenne soin de leur vie plutôt que de l'avoir abragée ?

15:30
Présentateur

Vérif la semaine prochaine, on verra effectivement si cette proposition, cette réforme est adoptée. Merci beaucoup, François-Navier Bellamy,