Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Podcast / conversationC à vous (sur YouTube)· 26 décembre 2024 5 minComplaisantPortrait personnelCulture, médias & sport

Amélie Nothomb, Stéphane Guillon, Aurélie Dupont : confidences pour confidences - Best of C à Vous

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00ComplaisanteRéponse directe

    Merci de votre fidélité à vos lecteurs, qui ont rendez-vous avec vous chaque rentrée littéraire depuis 33 ans.

  • 2:01OuverteRéponse directe

    Ce livre est le récit d'un voyage dans lequel vous embarque une amie photographe à laquelle vous servez de guide dans ce pays que vous avez quitté à 2 reprises mais qui ne vous a jamais quittée.

  • 4:01OuverteRéponse directe

    Sur la couverture, vous êtes de profil, l'air mélancolique. On ne vous reconnaît presque pas.

  • 6:01OuverteRéponse directe

    Bonsoir, A.Dupont. On vous accueille à l'occasion de ce récit 'N'oublie pas pourquoi tu danses', entamé au lendemain de ces adieux.

  • 8:01OuverteRéponse directe

    Parce qu'on s'y est préparé. C'est la 1re chose qu'on vous annonce quand vous intégrez le ballet à 16 ans.

  • 10:01OuverteRéponse directe

    Vous êtes superstitieuse. P.Arditi nous l'avait raconté. Vous vous signez avant de monter sur scène.

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonsoir, Amélie. -Bonsoir, Babeth. -A.-E.Lemoine: Merci de votre fidélité à vos lecteurs, qui ont rendez-vous avec vous chaque rentrée littéraire depuis 33 ans.

Ce livre est le récit d'un voyage dans lequel vous embarque une amie photographe à laquelle vous servez de guide dans ce pays que vous avez quitté à 2 reprises mais qui ne vous a jamais quittée. Un "impossible voyage" parce que vous détestez voyager. -Plus exactement, je déteste les départs.

La veille, je ne dors absolument pas. Faire ma valise, c'est au-dessus de mes forces. Mais dès que je suis en voyage, j'adore.

Ce que je n'aime pas, c'est le départ et le retour. Sur place, c'est formidable. -A.-E.Lemoine: J'ai aimé partir au Japon avec vous, pays que je ne connais pas.

J'étais dans la peau de votre amie, émerveillée comme elle de ce qu'elle découvre. Elle fait des scandales, parle tout haut dans les musées...

C'est un crime de lèse-majesté au Japon. Elle découvre un paradis alors que vous constatez que le Japon est pour vous un paradis perdu. Il était intimement lié à votre père. -Oui.

Très longtemps, je me suis définie comme japonaise, lisant la perplexité dans le regard des gens. A 21 ans, j'ai acheté un aller simple pour Tokyo dans l'intention d'y passer ma vie et de prouver à la face du monde que j'étais vraiment japonaise. Ca n'a pas marché du tout. 2 ans plus tard, je me suis enfuie par la petite porte.

Ca a donné un livre, "Stupeur et tremblements". Ce n'est pas pour ça que le Japon n'est plus mon grand amour. J'ai simplement compris que je n'étais pas capable d'y travailler et d'y vivre.

Vivre quelque part, c'est travailler quelque part. Mon père était un homme qui aimait le Japon au moins autant que moi et qui était capable d'y travailler 2 fois. Il y travaillait le jour comme diplomate et la nuit comme chanteur d'opéra médiéval japonais. -A.-E.Lemoine: Sur la couverture, vous êtes de profil, l'air mélancolique.

On ne vous reconnaît presque pas. On ne reconnaît pas l'humoriste sniper que vous avez été. Il n'y a plus de petit sourire en coin.

Quand on vous lit, on découvre un homme malheureux en amour parfois, malheureux aussi en humour. L'humour que vous avez longtemps pratiqué sans concession, ce n'était pas forcément un humour choisi. Vous dites que si vous avez été si méchant, c'est que vous avez attendu trop longtemps le succès. -Oui, c'est un peu une posture, mais à un moment, on m'a demandé de dézinguer les autres.

J'y ai pris goût. -A.-E.Lemoine: Quitte à vous prendre au sérieux?

Vous étiez un peu le vengeur masqué? -Oui, j'ai parlé d'arrogance. Je ne me supporte plus quand je vois mes interviews d'il y a 15 ans. -A.-E.Lemoine: Bonsoir, A.Dupont.

On vous accueille à l'occasion de ce récit "N'oublie pas pourquoi tu danses", entamé au lendemain de ces adieux. C'était émouvant mais vous n'aviez pas envie de pleurer. -Non, parce que je trouve qu'on a une chance folle.

On la réalise après. Cette date de 42 ans, pour la retraite des danseurs de l'opéra, ça nous permet de partir bien, dans un bon état. On est encore capable de danser.

On n'est pas encore trop vieille. Le public nous acclame et nous regrette déjà. C'est très joyeux. -A.-E.Lemoine: Parce qu'on s'y est préparé.

C'est la 1re chose qu'on vous annonce quand vous intégrez le ballet à 16 ans. On vous dit qu'à 42 ans, c'est terminé. -C'est dans le contrat. -A.-E.Lemoine: Il fallait pourtant quitter un lieu où vous dansiez depuis toute petite, où vous avez passé plus de temps que dans votre appartement. -J'y passais toutes mes journées.

Lorsque j'avais un dimanche de repos, j'avais souvent un spectacle le lundi soir. Le dimanche, je retournais à l'opéra pour m'entraîner. -A.-E.Lemoine: Vous êtes superstitieuse.

P.Arditi nous l'avait raconté. Vous vous signez avant de monter sur scène et il faut vous pousser tellement vous avez la trouille. -Vous savez tout ça? -A.-E.Lemoine: Pierre est bavard. -Oui, j'ai peur.

J'ai peur de...

C'est une arène, c'est un truc...

Il faut me pousser. Un tournage, on est protégé. L'équipe est autour.

C'est un cocon. La scène, c'est une arène, pour moi. Je me dis: "Il faut y aller..." Je me signe.

Je fais des signes cabalistiques. Ensuite, si je n'y arrive pas, on me pousse.

Amélie Nothomb, Stéphane Guillon, Aurélie Dupont : confidences pour confidences - Best of C à Vous · Pourquijevote