Bourdin Direct du 28 mai - 7h/8h
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 42 %Attaque 32 %Défensif 26 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:13OuverteRéponse partielle
Quelle couleur pour les départements ? Quand pourront rouvrir les bars et restaurants ?
- 4:24RelanceRéponse directe
La principale crainte dans l'opposition, c'est la protection des libertés individuelles. Jean-Luc Mélenchon juge l'application StopCovid dangereuse et liberticide.
- 5:33OuverteRéponse directe
Air France veut réduire 40% de son offre sur les vols nationaux. Pourquoi cette décision ?
- 8:03OuverteRéponse directe
Un salarié en arrêt de travail s'est rendu dans son entreprise et a tué 3 personnes avant de se donner la mort. Comment expliquer ce drame ?
- 11:33OuverteRéponse directe
Vous publiez ce livre. Quel est son message principal ?
- 14:06OuverteRéponse directe
Est-ce que vous êtes bactéroïde, prévotella ou ruminococcus ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:22PrésentateurFait
« Les députés et sénateurs ont donné leur feu vert hier soir au lancement de l'application Stop Covid. »
- 1:14AuditeurFait
« Oui, il y aura encore des zones rouges. Notamment certains départements en Ile-de-France. »
- 3:43InvitéChiffre
« C'est près de 10 000 structures. C'est plus de 60 000 emplois. »
- 4:18PrésentateurChiffre
« À l'Assemblée nationale, 338 députés ont voté pour, 215 contre. »
- 5:47InvitéPromesse
« Objectif de rentabilité mais aussi écologique car la compagnie s'est engagée à réduire de 50% ses émissions de CO2 sur ses vols au départ d'Orly d'ici à 2024. »
- 6:44PrésentateurChiffre
« Plus de 25 000 personnes sont décédées, plus de 1000 morts ces dernières 24 heures. »
- 6:53PrésentateurChiffre
« 100 000, c'est le chiffre qui est en une du Washington Post. »
- 10:26PrésentateurChiffre
« 350 000 morts du coronavirus dans le monde. »
- 13:08InvitéChiffre
« Si vous restez 3 heures assis d'affilée, ou 8 heures par jour, vous augmentez de 12% le risque cardiovasculaire. »
- 18:31InvitéFait
« Cette étude, d'ailleurs, de l'Institut Pasteur, dont on n'a pas, à mon sens, nous-mêmes, suffisamment parlé, c'est un tournant. »
- 21:13PrésentateurChiffre
« 296 euros par an, c'est ce que payent en moyenne tous les Français en frais d'incident bancaire. »
- 22:03InvitéPromesse
« Un plafond global, par exemple, maximum 30 euros de frais bancaires par mois ou 40 euros pour tout le monde. »
- 25:56PrésentateurChiffre
« 750 milliards d'euros, c'est le plan de relance économique européen. La France touchera 40 milliards. »
- 29:37PrésentateurChiffre
« Le gouvernement va porter à 60 millions d'euros le fonds qu'il a créé fin avril pour inciter les Français à la pratique du vélo. »
- 34:14InvitéPromesse
« Alors, on souhaite que ça soit, j'allais dire, le plus rapidement possible dès que la situation sanitaire le permettra. »
- 34:40InvitéFait
« Et on s'est donné un rendez-vous le 15 juin. »
- 34:52InvitéFait
« Mais la clé, ce n'est pas moi qui vous dis ce qu'il faut faire théoriquement, ce qu'il faut faire, c'est que sur le terrain, on ait une situation, j'allais dire, de circulation du virus qui soit suffisamment comparable de part et d'autre pour que ça ne présente plus de risque que les uns et les autres circulent. »
- 35:36InvitéFait
« mon combat quotidien, ça a été de s'assurer que dans les bassins de vie transfrontaliers, vous avez des centaines de milliers de Français qui vont travailler de l'autre côté de la frontière. »
- 37:12InvitéFait
« Les Italiens ont déjà dit qu'à partir du 3 juin, ils accueillaient les Européens. »
- 37:15InvitéFait
« Les Espagnols ont dit qu'à partir du 1er juillet, si la situation sanitaire le permettrait, ils étaient prêts à accueillir des touristes. »
- 37:46InvitéFait
« La date qu'on a tous en tête, c'est le 15 juin. »
- 39:42InvitéChiffre
« Il sera remboursé plus tard quand on aura les moyens, après 2028 »
- 39:48InvitéFait
« c'est qu'au départ, il y a une initiative franco-allemande. »
- 40:02InvitéFait
« on a posé un acte fort, celui de prendre conscience que d'abord, on dépendait les uns des autres »
- 40:30InvitéFait
« Aujourd'hui, aucun pays ne peut s'en sortir seul. »
- 41:01InvitéFait
« il faut en tirer des conséquences. Et les conséquences, c'est qu'ils nous font un plan de relance solidaire. »
- 41:12InvitéFait
« Angela Merkel a dit quelque chose de très fort. Elle a dit qu'il n'y a pas d'Allemagne forte dans une Europe faible. »
- 42:42InvitéFait
« Si on n'aide pas l'Italie à la hauteur de ce que la crise sanitaire a créé comme choc économique en Italie, nous ne repartirons pas non plus. »
- 43:23InvitéFait
« Ils vont servir à aider des grands investissements dans le plan automobile, dans le plan tourisme. »
- 44:05InvitéFait
« En ce moment, ça ne s'applique pas. »
- 44:07InvitéFait
« Le budget européen qui est présenté, c'est un budget qui va créer notre souveraineté industrielle, technologique, numérique. »
- 44:37InvitéChiffre
« Si vous faites la somme de ce qu'on a fait en Europe, il y a un budget de plus de 1000 milliards d'euros. »
- 44:48InvitéChiffre
« Hier, on a encore annoncé 750 milliards. »
Temps de parole
- Présentateur62 %
- Invité18 %
- Présentateur 213 %
- Invité 22 %
≈ 2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Vous écoutez RMC. Jeudi 28 mai. L'info sur RMC. Il est 7h01 et Céline Calman est là. Pour les dernières informations, Céline, bonjour. Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous. Quelle couleur pour les départements ? Quand pourront rouvrir les bars et restaurants ? Et comment ? Prise de parole d'Edouard Philippe à 17h pour annoncer la phase 2 du déconfinement. Les députés et sénateurs ont donné leur feu vert hier soir au lancement de l'application Stop Covid. Et on apprend ce matin qu'Air France veut réduire 40% de son offre sur les vols nationaux. Plusieurs destinations vont être stoppées. Le coup de folie également dans l'actualité d'un salarié hier à Saint-Varant dans les Deux-Sèvres.
L'homme en arrêt de travail s'est rendu dans son entreprise. Il a tué 3 personnes avant de se donner la mort. Bienvenue à tous sur RMC. Va-t-on enfin retrouver notre liberté de mouvement ? Boire un café en terrasse ou au comptoir ? Manger au restaurant comme avant ? Faire plus de 100 kilomètres et aller où bon nous semble. Autant de questions auxquelles devraient répondre en fin de journée Edouard Philippe. Bonjour Paul Barcelone.
Bonjour Saline.
Le Premier ministre poursuit le Conseil de Défense aujourd'hui. Il va falloir encore trancher sur certaines questions. Mais ce que vous nous dites ce matin, c'est que la carte de déconfinement ne sera pas entièrement verte. Oui, il y aura encore des zones rouges. Notamment certains départements en Ile-de-France. Depuis plusieurs semaines, les indicateurs sanitaires sont bons. Moins d'hospitalisation, moins de personnes en réanimation. Le Premier ministre devrait donc confirmer la réouverture des bars, cafés, restaurants dès le 2 juin mardi. Avec une nouvelle règle, un mètre de distance entre chaque client reste à savoir si cela concernera tout le pays.
Le gouvernement doit aussi définir la nouvelle autorisation de déplacement 100 km autour de son domicile aujourd'hui. Elle pourrait passer à 300 km dès mardi prochain. Mais rien n'est tranché à cette heure-ci, rappelle l'exécutif. Enfin, d'autres pistes sont à l'étude. La reprise des spectacles, potentiellement dès le mois de juin, avant celle des cinémas début juillet. Le gouvernement travaille aussi sur une rentrée dans les lycées professionnels. Mais envisage d'annuler l'oral du bac de français. Merci Paul. On a beaucoup parlé ces derniers jours des parcs et jardins fermés à Paris et dans les villes situées en zone rouge. Les habitants espèrent donc une vraie évolution de ce côté-là.
Écoutez Adam et sa maman Emmanuel interroger dans la capitale.
Moi j'aimerais bien qu'avec mes potes, en tout cas avec nos potes, on aille dans le parc. Ça manque, oui.
Ici vous avez le square qui est totalement fermé alors que les enfants y sont tous les jours après l'école. Ou là ils seraient de 16h jusqu'à la fermeture. Et là on se retrouve tous ici dans cette petite placette. C'est une contradiction totale que les sports soient fermés en fait. Et à titre personnel, je vous avoue que j'attends que les bars réouvrent, qu'on puisse s'installer sur les terrasses et qu'on puisse commencer à revivre un peu tranquillement. Les salles de sport attendent aussi avec impatience les annonces du Premier ministre. Les établissements sont à l'arrêt depuis plus de deux mois. Résultat de situation financière très compliqué. Julien Richard.
Toute la journée, Elodie Julien, directrice du réseau Néonès, répond à la même question de clients qui passent la porte de la salle de sport. Quand allez-vous rouvrir ? Ils ont très très envie et le problème c'est qu'on n'a aucune idée de la date réelle de réouverture. Tout est pourtant prêt pour reprendre l'activité. Les salles ont anticipé un protocole sanitaire drastique. On va bloquer par exemple une machine sur deux quand il y a moins d'un mètre entre chaque machine. On met en place de la réservation pour pouvoir maîtriser les flux. Le réseau Néonès compte 33 salles. En moyenne 10 salariés par établissement sont au chômage partiel. Les abonnements ne sont plus prélevés.
La situation financière devient très compliquée. Il y a vraiment une urgence. Il faut absolument qu'on puisse nous aussi relancer nos salles. Au-delà des salles de fitness, ce sont tous les établissements de sport et de loisirs qui espèrent enfin un feu vert. C'est près de 10 000 structures. C'est plus de 60 000 emplois. Virgile Cahier, directeur du syndicat professionnel du secteur.
Inquiétude et stress parce qu'il n'y a pas de lisibilité. Malheureusement, on craint qu'il y ait des établissements, des indépendants, qui n'aient pas la surface financière pour résister à plusieurs mois d'inactivité.
Clients et professionnels français en rêve. En Italie, les salles de fitness ont rouvert lundi dernier. RMC 7h05. Les sénateurs ont approuvé hier soir l'application de traçage StopCovid. Quelques heures après le feu vert des députés, cette application pour smartphone est censée aider à lutter contre la propagation du coronavirus en traçant les cas contacts. Dans le détail, à l'Assemblée nationale, 338 députés ont voté pour, 215 contre. Romain Cluzel.
La principale crainte dans l'opposition, c'est la protection des libertés individuelles. Jean-Luc Mélenchon, le leader de la France insoumise, juge l'application StopCovid dangereuse et liberticide.
Je fais partie de ceux qui ne veulent pas qu'on sache près de qui j'étais à moins d'un mètre pendant plus d'un quart d'heure. Un quart d'heure et moins d'un mètre, c'est le temps d'un baiser et de bien d'autres applications.
Je ne veux pas, ça ne vous regarde pas. Réponse du ministre de la Santé, Olivier Véran. Je considère qu'empêcher quelqu'un de se doter d'un outil qui permet de se protéger, ça c'est sans doute liberticide. Je veux avoir les libertés demain de télécharger ou de ne pas télécharger une application pour pouvoir me protéger. Je veux avoir la liberté de choisir dans une semaine de l'enlever si je n'en veux plus. Mais les doutes sont nombreux au sein de l'opposition. Pour Damien Abad, député Les Républicains, StopCovid, c'est trop peu, trop tard.
Ce sont les masques dont nous avons tant manqué qui sauvent les vies. Ce sont les tests qui ont fait si cruellement défaut pendant le confinement qui sauvent les vies. Vous avez préféré agiter un écran de fumée avec cette application pour mieux masquer vos propres fautes.
L'efficacité de StopCovid est aussi remise en question, même au sein de la majorité. Un député cite des médecins autrichiens pour qui l'application déployée dans le pays ne sert à rien.
Air France, à elle de vous faire préférer le train. Et oui, la compagnie annonce la fermeture des destinations d'ici à 2021 lorsqu'il y a une alternative ferroviaire à moins de 2h30. Gladys Laffitte, Air France, KLM précise qu'elle envisage de réduire de 40% l'offre sur les vols nationaux français. Oui, c'est un engagement de rentabilité vis-à-vis de l'État qui a prêté 7 milliards d'euros à Air France. Objectif de rentabilité mais aussi écologique car la compagnie s'est engagée à réduire de 50% ses émissions de CO2 sur ses vols au départ d'Orly d'ici à 2024.
Ces fermetures pourraient donc concerner les lignes qui partent d'Orly vers Bordeaux, Nantes ou encore Lyon, très concurrencées par les lignes ferroviaires à grande vitesse. Et la filiale qui devrait le plus en souffrir, c'est Hop, les syndicats craignent des suppressions d'emplois de l'ordre de 40%, soit environ 1200 postes sur les 2700 aujourd'hui. Plusieurs sites pourraient aussi être fermés comme celui de Morlaix chargé de la maintenance de la flotte Bombardier. Des conséquences sur les emplois qui ont été confirmées par le secrétaire d'État au transport Jean-Baptiste Djébari. Il précise qu'il s'agira en priorité de départ anticipé et de non-remplacement de départ à la retraite.
Merci Gladys. Deux caps symboliques franchis d'abord au Brésil où la pandémie semble hors de contrôle. Plus de 25 000 personnes sont décédées, plus de 1000 morts ces dernières 24 heures. Aux Etats-Unis, on compte désormais plus de 100 000 victimes du Covid-19. 100 000, c'est le chiffre qui est en une du Washington Post. On retrouve notre correspondant Cédric Fèche. La progression des chiffres ralentit. Il y a un peu plus de 1000 morts par jour en ce moment aux Etats-Unis. Alors qu'il y en avait le double au mois d'avril. Ici à New York, les hôpitaux ne sont plus saturés. Mais l'État de New York reste de très loin le plus touché.
Et sur les 100 000 Américains qui sont morts du virus, 1 sur 3 est mort à New York. En plus de la ville de New York, il y a d'autres grandes villes avec des foyers encore assez actifs. Comme Chicago et Los Angeles. De façon générale, l'épidémie ne faiblit pas aussi rapidement ici qu'en France.
Et il y a aussi des disparités importantes entre la côte Est, très peuplée, où le virus s'est propagé très vite. Et les Etats, très ruraux. Par exemple, il y a près de 30 000 morts dans l'État de New York. C'est plus que dans toute la France. Alors qu'il y a des Etats où il y a eu moins de 100 morts.
Aux Etats-Unis, en fait, il n'y a pas eu une seule épidémie. Mais plusieurs foyers qui se sont développés à leur rythme dans un pays 5 fois plus grand que la France.
Les Etats-Unis où les manifestations se multiplient après la mort d'un Afro-Américain, George Floyd. 40 ans. Il a succombé après une interpellation brutale à Minneapolis. Sa famille demande l'arrestation des policiers impliqués. Pour l'instant, ils ont simplement été limogés. Le coup de folie d'un salarié en arrêt de travail en France. Il a ouvert le feu pendant une réunion de la direction. Ça s'est passé au sein d'une société exploitant des carrières à Saint-Varan dans les Deux-Sèvres. Le bilan est très lourd. Quatre morts dont le tireur et un blessé. Pierre Rambeau, le maire de Saint-Varan, revient sur les faits. Apparemment, il a vraiment tiré à vue et très rapidement.
Visiblement, selon les témoignages, il est rentré assez froidement et a fait l'usage de son arme.
Et a directement ouvert le feu sur trois personnes. Apparemment, en tirant beaucoup plus que ça. Il travaillait depuis un certain nombre d'années au sein de l'entreprise. Et depuis quelques mois, il était en arrêt de travail. Il avait été récemment déclaré inapte à tout poste au sein de l'entreprise. Il n'a pas laissé de mots, il n'a pas laissé de messages avant de partir ni rien. Donc aujourd'hui, je ne pourrais pas m'avancer.
Mais visiblement, oui, il a dû contester sa décision d'inaptitude quelque part, je pense. Une enquête pour homicide a été ouverte par le parquet de New York. Ce n'est que partie remise. Le premier vol de la capsule spatiale de SpaceX, qui devait se tenir hier soir, a été reporté à samedi à cause du mauvais temps. Le compte à rebours a été interrompu 17 minutes avant le décollage. Jean-François Clairvoy, astronaute, nous explique concrètement pourquoi ce report.
La météo, c'est important pour que le décollage, le vol de la fusée se passe bien. Mais on prend en compte la météo pour la récupération des équipages en cas d'évacuation en vol sur la trace. Ils peuvent retomber dans l'Atlantique jusqu'en Irlande. Et donc, il faut que la météo soit bonne partout sur le trajet où on ait besoin peut-être de récupérer des astronautes.
Rendez-vous donc samedi pour un nouveau décollage en espérant que la météo soit bonne cette fois-ci. Bien, merci. Il est quelle heure ? Il est 7h10. Vous êtes sur RMC. Vous êtes avec nous. Avant de recevoir le Dr Alain Ducardonnay, je voudrais juste donner un message personnel et me souvenir d'un confrère qui vient de décéder. Il s'appelait Jean-Benoît Vion. Il était le correspondant d'RTL à Marseille très très très longtemps. Il avait pris sa retraite depuis. C'était un compagnon absolument formidable. Je l'ai vraiment bien connu. C'était un ami. Il avait 63 ans. Il est décédé hier. Je transmets toutes mes amitiés, toutes mes condoléances à toute sa famille et notamment à son fils.
Il est 7h11. Et Aurea, sa compagne. Il est 7h11. Merci d'être avec nous. Vous êtes sur RMC. Nous allons recevoir le Dr Alain Ducardonnay. Les terrasses des restaurants, on en parlait tout à l'heure. Alors, 350 000 morts du coronavirus dans le monde, Quentin Vinet ? Oui, c'est ça. Les Etats-Unis viennent de franchir le seuil tragique des 100 000 morts. Le nombre de victimes de décès repart à la hausse après trois jours de baisse. La situation ne s'arrange pas en Amérique latine. Le nombre quotidien de nouvelles contaminations dépasse celui de l'Europe et des Etats-Unis. La propagation s'accélère au Chili, au Pérou et au Brésil qui recensent plus de 25 000 morts et plus de 400 000 malades.
Alors, la situation semble s'arranger en Asie. Elle semble s'arranger aussi en Europe. En France, on est à 65 décès en 24 heures. Chiffre encore en baisse. La Belgique accélère le retour à l'école dès le 2 juin. Ce sera pour tous les petits en maternelle. Par contre, on a un chiffre ce matin. La pauvreté explose en Espagne où l'aide alimentaire a fait un bond de 40 % pendant le continent. 40 % l'aide alimentaire en plus en Espagne. Bien, il est 7h12. Prenez rendez-vous avec vous. Mais qui écrit cela ? Bien, le docteur Alain Ducardonnay que vous connaissez bien. Alain Ducardonnay, RMC, BFM TV. Vous êtes avec nous régulièrement.
Mais là, pendant le confinement, le déconfinement, depuis la crise sanitaire, vous êtes là sans cesse. Bonjour Alain. Bonjour. Merci d'être avec nous. Vous publiez ce livre. Prenez rendez-vous avec vous aux éditions du Cherche Midi. Je me souviens, quand j'ai vu le titre de votre livre, je me souviens d'un vieux proverbe qui dit « Il vaut mieux prévenir que guérir ». C'est ça en fait. C'est le résumé. C'est le résumé. Se donner un peu de temps pour se dire qu'en fin de compte, sa santé mérite d'attention. Globalement, en France, on est très très fort pour la médecine curative. On l'a montré malheureusement dans cette crise sanitaire. Ça a été vraiment des exploits permanents.
Mais le problème, c'est qu'il faut être avant. Quand on est en bonne santé, on se dit « Tout va bien ». Et c'est là où il faut s'occuper. C'est là où le silence des organes, comme l'on dit, peut paraître inquiétant. Il faut donc s'occuper de ce qu'est notre vie, de ce qu'est notre encadrement, notre environnement. Et c'est là où tout ce qui concerne la nutrition, l'activité physique ou la sédentarité, le stress ou le sommeil, voilà des éléments, des modes de vie où on pourrait intervenir avant qu'il n'y ait un problème.
Il ne faut pas attendre qu'il n'y ait un problème, avant qu'on aille consulter un médecin, avant qu'on soit touché par des maladies, des virus ou autres, des bactéries ou tout ce qu'on veut, avant de prendre des médicaments, le meilleur médicament, c'est celui qu'on prend pour soi-même. C'est dans le comportement. Par rapport à tout événement médical, il faut se présenter dans ses plus beaux habits. C'est-à-dire qu'il faut être en pleine forme. Et pour être en pleine forme, il y a des recettes qu'on essaie d'évoquer dans ce livre. Alors moi, j'ouvre page 212, comment contrecarrer la dérive sédentaire, par exemple. Ça, c'est important.
Vous savez qu'en gros, on a bien montré que si vous restez 3 heures assis d'affilée, ou 8 heures par jour, vous augmentez de 12% le risque cardiovasculaire. Non. Ce qui est absolument impressionnant. Ce sont des chiffres qui... Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'aujourd'hui... Si je reste 3 heures, j'augmente de 12% le risque cardiovasculaire. Bien sûr, si c'est répété. Ce n'est pas une fois, bien évidemment. Mais si c'est votre mode de vie. Car c'est ça qui est important aujourd'hui, c'est qu'on est dans cette notion de médecine des modes de vie. En médecine, on se dit « Ah, c'est médicament, c'est diagnostic.
» Non, médecine des modes de vie, ça veut dire qu'on a démontré qu'en effet, la sédentarité, par exemple, eh bien, c'était mauvais pour la santé, ça pouvait induire une maladie. Et puis ensuite, on a montré qu'il y avait des indicateurs. Ce que je viens de vous dire, 8 heures ou 3 heures d'affilée. Donc ça, d'ailleurs, il y a un questionnaire en ligne. On peut aller directement à partir du livre sur une plateforme sécurisée pour voir forcément comment est-ce qu'on vit, quels sont nos modes de vie. Et puis après, il y a ces thérapeutiques non médicamenteuses. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'on peut faire de l'activité physique d'une certaine façon, simple, bouger, en marchant.
Et ça, ça permet de contrecarrer les effets nocifs de la sédentarité. J'ai une question à vous poser, Alain Ducardonnay. Est-ce que vous êtes bactéroïde, prévotella ou ruminococcus ? Alors, où sommes-nous ? Eh bien, vous êtes dans un gros tuyau. Dans un gros tuyau. Vous êtes dans l'intestin. Dans l'intestin. Vous êtes dans le microbiote. Et là aussi, c'est quelque chose d'extrêmement intéressant, extrêmement nouveau. Ce qu'on a appelé le deuxième cerveau. Car l'équilibre au niveau digestif aurait une interférence directe avec le cerveau. Et donc, c'est vrai qu'il y a des pistes phénoménales sur microbiote, cerveau, microbiote, défense immunitaire, bien évidemment.
Et donc, aujourd'hui, on est même à ce stade où un certain nombre de déséquilibres peuvent donner des symptômes simples, comme avoir des douleurs au ventre régulièrement. Et bien, parfois, c'est tout simplement... C'est psychologique ? Alors, ce n'est pas psychologique. Ça veut dire que, globalement, on a un déséquilibre au niveau de l'intestin et que l'alimentation, voire certains probiotiques, pourraient améliorer cet élément. Et ça, c'est quand même un élément important parce que ces informations-là vont en effet remonter au cerveau et vous donner cette expression symptomatique. C'est le cerveau qui donne l'expression symptomatique et ça vient de l'intestin.
C'est comme ça, c'est le cheminement. Ça vient de l'intestin. Jusqu'au cerveau, il y a un axe qui a... Aujourd'hui, c'est une zone de... Pourquoi dit-on à l'intestin le deuxième cerveau ? Justement. Justement, à cause de ça. Et vous avez, en plus, un certain nombre d'informations. Dans l'intestin, il y a un nombre de bactéries phénoménales, mais qui sont des bactéries sympathiques. Et bien, si vous avez un déséquilibre dans la population, c'est là où vous allez avoir des symptômes. Donc, on est vraiment dans une phase où tous ces éléments-là, on n'est pas dans la maladie, on est dans ce que je prône, mais ce que tout le monde devrait prôner, c'est-à-dire une médecine beaucoup plus globale.
Aujourd'hui, il y a une équation qui me paraît importante, c'est la médecine conventionnelle, celle qui a fait ses preuves pendant cette crise sanitaire, la médecine des modes de vie, et certaines médecines complémentaires validées. L'hypnose, l'acupuncture, il y a des domaines très précis aujourd'hui, vous vous endormez avec l'hypnose pour opérer à l'hôpital. C'est quand même un élément important. Rappelons quand même que la prévention fait faire des économies aussi, au système de santé. Bien évidemment, bien évidemment.
La prévention, et c'est tout notre problème, c'est que nous sommes en France, comme d'ailleurs dans un certain nombre de pays, dans un système de médecine, d'un système de soins. Et l'idée, bien évidemment, serait de passer à un système de santé. Système de santé, ça veut dire qu'on intègre en effet cette prévention, les stratégies en amont, qui vont permettre de retarder les maladies, et bien évidemment de faire des économies. Et puis encore une fois, même quand on est malade, d'avoir cette notion de qualité de vie, là aussi, c'est un élément extrêmement important, et ça concourt à une meilleure vie quotidienne, surtout quand on est malade d'ailleurs.
Prenez rendez-vous avec vous, c'est aux éditions de Cherche Midi, préface de Jean-Christophe Ruffin, de l'Académie Française. Restez avec nous Alain, parce que j'ai un auditeur qui voulait nous parler du coronavirus, mais à propos du coronavirus, et j'en parlerai tout à l'heure à 8h10, ce qui m'intéresse beaucoup, c'est cette fameuse immunité croisée, dont parlent de plus en plus les scientifiques. Alors, Quentin Vinet, vous parlez sous le couvert du docteur Ducardonnay, faites très attention, on pourrait être immunisé sans le savoir.
Alain, vous me corrigez si je me trompe, mais on ne le sait pas, mais notre corps a peut-être déjà appris à combattre un coronavirus, parce qu'on parle beaucoup de la Covid-19, le SRAS, le MERS également, on connaît moins les autres coronavirus, le NL63 par exemple, le OC43, des formes moins graves de coronavirus, qu'on a commencé à découvrir à partir des années 60, et qui peuvent provoquer un simple rhume, par exemple, mais on ne le sait pas forcément.
Il y a une étude qui vient de paraître, qui montre que les patients testés affichaient tous, sans exception, une réaction des cellules censées combattre la Covid-19, ce qui veut dire, selon cette étude, que le corps de ces patients avait déjà certainement appris à reconnaître ce nouveau coronavirus, sûrement parce que ces patients testés avaient déjà été infectés par un autre coronavirus, un rhume par exemple, par le passé, c'est ça qu'on appelle l'immunité croisée, et chez certains, la protection immunitaire serait si forte qu'elle protégerait contre la Covid-19. Vous y croyez ? C'est possible, c'est possible, c'est possible. L'immunité croisée, ça veut dire quoi ?
Ça veut dire, en effet, comme vous l'avez très bien dit, ça veut dire que vous avez rencontré un virus, qu'on a fait des anticorps, et qu'il se trouve que cet anticorps, eh bien, il reconnaît un petit morceau de l'autre virus. Et donc, c'est bien sûr... Donc, il agit. Et donc, il se dit, tiens, celui-là, je vais aussi le tuer. Donc, ça serait merveilleux. Pour l'instant, ça reste quand même une étude américaine relativement limitée sur un nombre de patients assez limité, mais c'est une piste qu'il faut creuser, puisqu'on sait maintenant, et qu'en fait, elle est même très légère, on a des anticorps. On a des anticorps.
Cette étude, d'ailleurs, de l'Institut Pasteur, dont on n'a pas, à mon sens, nous-mêmes, suffisamment parlé, c'est un tournant. Je suis d'accord avec vous. Absolument, parce qu'en plus, ces anticorps, c'est bien de les avoir, mais on a montré également qu'ils étaient neutralisants, au moins 40 jours, parce que l'étude n'a que 40 jours. Neutralisants, ça veut dire qu'a priori, eh bien, si un nouveau virus arrive, eh bien, les anticorps seront capables de le tuer. Donc, ça veut dire quand même que la grande conclusion de ça, ça veut dire que, eh bien, le vaccin devrait marcher, puisqu'en fait, on arrive à faire des anticorps neutralisants.
Ben, évidemment, et d'ailleurs, j'en parlerai abondamment avec le professeur Karine Lacombe, qui est mon invité tout à l'heure, 8h35, 9h, et qui travaille, évidemment, infectiologue célèbre, et qui travaille, évidemment, sur ces sujets-là, qui sera donc notre invité sur RMC et BFM TV. Alain Ducardonnay, merci beaucoup. Ah ben, j'ai le temps de prendre Serge. Quelle heure est-il ? 7h20, c'est un peu juste. Très vite, Serge. Dans l'Aveyron. Bonjour, Serge. Oui, bonjour. Bonjour, très vite. Très vite, mon cher Serge. Qu'est-ce que vous vouliez dire ?
Ben, je voulais dire que depuis le début de cette crise, je suis assez estomaqué et en colère contre la gestion parisienne et jacobine de la crise, de façon uniforme, selon les régions, alors que partout ailleurs, en Europe, ça s'est fait selon une régionalisation, que ce soit en Allemagne, en Italie, même en Espagne, et qu'on aurait pu laisser la gestion faire par les préfets de région en relation avec les présidents de conseils régionaux. C'est ce qu'a dit d'ailleurs notre présidente, puisque vous êtes dans la même région que moi, notre présidente de région dans un article de la Dépêche. Oui, je l'ai vu.
Je pense qu'une gestion régionalisée avec le représentant de l'État aurait été nettement mieux. Ça aurait évité peut-être de confiner de façon uniforme des zones très affectées et des zones pratiquement pas affectées. Merci Serge. Merci à vous. Merci, au revoir. Merci, au revoir. 7h21, vous êtes sur AMC. 296 euros par an, c'est ce que payent en moyenne tous les Français en frais d'incident bancaire. Des parlementaires proposent de plafonner ses frais. Du pain quotidien dans un instant sur RMC. RMC. RMC. Du pain quotidien. Avec Marie Dupin. Bonjour Marie. Ah, Marie. Vous avez changé d'endroit ce matin. Il fait beau là, vraiment. Oui, je vous fais découvrir mon jardin.
Je sais que vous aimez bien. Oui, j'aime beaucoup. J'aime beaucoup. C'est quoi ? Non, ce n'est pas une glycine. Non, non, les feuilles ne ressemblent pas du tout. Non, c'est un rosier ? Ah oui, un rosier. Oui, il est beau. C'est un vieux rosier. Vieux rosier est grimpant. Oui, il n'est pas tout jeune. Tout est vieux ici. Bon, Marie. Oui. Près de 7 milliards d'euros. C'est le montant des frais bancaires pour incident de paiement en France. Et il pèse lourdement sur le budget des Français, surtout les plus modestes. Oui, les frais bancaires. Les femmes frais bancaires. Nous avons nos relevés. Nous recevons régulièrement nos relevés frais bancaires. Marie Dupin.
Plusieurs parlementaires veulent généraliser un plafonnement des frais bancaires pour tous. Oui, surtout qu'il n'y a pas eu de confinement pour les frais bancaires, Jean-Jacques. Chaque année, ça coûte, tout ce qui est prélèvement rejeté, les chèques refusés, ça coûte en moyenne 296 euros par an à ceux qui paient ces frais d'incident bancaire. Et puis évidemment, plus on est fragile financièrement, plus on a d'incident, plus on est concerné. Donc toute la question, c'est est-ce que les frais bancaires doivent être plafonnés ? À combien et pour qui ?
Des sénateurs socialistes proposent dans un texte qui va être débattu aujourd'hui même un plafond global, par exemple, maximum 30 euros de frais bancaires par mois ou 40 euros pour tout le monde. Et puis un plafond spécifique plus bas pour les plus fragiles. Et c'est le Conseil d'État qui fixerait le montant du plafond. Mais le Conseil d'État, oui, mais en attendant, il existe déjà un plafond, oui, mais uniquement pour certains publics fragiles. Oui, vous vous souvenez, c'était au moment de la crise des Gilets jaunes. Les banques s'étaient engagées à plafonner les frais bancaires pour les ménages les plus modestes.
Le problème, il y a plusieurs problèmes, c'est que ce sont les banques elles-mêmes qui définissent les critères pour dire qui peut bénéficier ou pas de ce plafond. Il n'y a pas beaucoup de transparence sur cette question et puis rien n'est inscrit dans la loi. Donc c'est un peu au bon vouloir des établissements bancaires. Oui, et le gouvernement lui aussi aimerait encadrer les frais bancaires et les encadrer un peu plus. Alors le gouvernement ne veut pas entendre parler d'un plafonnement des frais bancaires pour tout le monde. S'il y en a qui font n'importe quoi et qui gagnent de très grosses sommes, tant pis pour eux.
Mais plusieurs mesures devraient être adoptées très rapidement pour les publics les plus modestes. D'abord, plus de transparence sur les critères de fragilité. Les banques devront dire publiquement à qui elles accordent un plafonnement. Elles devront aussi dire combien de leurs clients sont concernés. Puis une autre mesure pourrait voir le jour, c'est qu'aujourd'hui pour être considérée comme une personne fragile financièrement, il faut rencontrer plusieurs incidents de paiement pendant au moins trois mois. Ce délai pourrait être ramené à un mois seulement. Voilà, c'est des mesures qui iraient dans le bon sens mais qui ne sont pas suffisantes pour les associations de consommateurs.
Merci l'actu, merci Marie, l'actu des réseaux sociaux. À demain. À demain. RMC. RMC. Hashtag Magnin. Charles Magnin, Jean-Marie Bigard a de nouveau fait parler de lui hier en se déclarant intéressé par la présidentielle de 2022. C'était hier midi sur BFM TV dans les pas de Coluche ou de BP Grillo en Italie. Jean-Marie Bigard se dit tenté par une candidature. Si ça pouvait aider au peuple à avoir une voix sincère qui ne ferait partie d'aucun parti politique, oui, ça pourrait me tenter. Je sais que le premier coup de fil que m'a donné Emmanuel Macron, il m'a dit je vous ai écouté, je vous écoute toujours.
Et comme il a un petit peu de mal à s'adresser directement au peuple, il s'adresse à moi et par moi, en fait, il s'adresse au peuple. Voilà, Jean-Marie Bigard qui s'imagine en candidat du peuple. La séquence a suscité des milliers de réactions hier sur les réseaux sociaux. Certains lui rappellent que n'est pas Coluche qui veut. Comparer Bigard à Coluche, c'est comme comparer Richard Klederman à Mozart, dit une internaute. Un autre rappelle que la dernière tentative de Bigard en politique, c'est son soutien à Marcel Campion, 0,4% au municipal à Paris. Certains imaginent déjà en 2022 une primaire entre Bigard, Raoul, Tanouna et Onfray.
Sérieusement, se demande un internaute est-ce qu'on peut imaginer que 500 maires voudraient donner leur parrainage à Bigard ? Certains accusent Emmanuel Macron de jouer avec le feu en accordant de l'importance à ce type de personnage quand d'autres s'en prennent aux médias qui eux feraient le jeu de la politique spectacle. D'ailleurs, hier soir, pour boucler la boucle, c'est Patrick Sébastien qui était interviewé sur les chaînes Info. C'est lui qui a joué les intermédiaires entre Emmanuel Macron et Jean-Marie Bigard pour leur désormais fameux coup de fil. Et Patrick Sébastien a estimé hier soir, je cite, que son ami Jean-Marie a un peu déconné. Fin de citation.
Merci Charles Magnin et je me tourne vers Nicolas Poincaré. Bonjour Nicolas. Bonjour Jean-Marie. Qu'allez-vous nous expliquer à 7h50, à 8h moins 10, l'incroyable bras de fer entre Donald Trump et Twitter ? Oui, Charles Magnin nous avait déjà alerté hier matin sur cette histoire invraisemblable. Donc Twitter a accusé Trump de mentir sur certains messages. Crimes de lèse-majesté. Maintenant, c'est Trump qui menace de fermer Twitter. Ça va très loin, cette histoire. Ça va très loin, nous parlerons de cela tout à l'heure à 8h moins 10. Et après le journal, Mathieu ? 750 milliards d'euros, voilà de quoi on va parler. 750 milliards d'euros, c'est le plan de relance économique européen.
La France touchera 40 milliards. Amélie de Montchalin, secrétaire d'Etat chargée des affaires européennes avec nous, juste après le journal de 7h30 sur RMC. Il est 7h31, vous êtes sur RMC, RMC Découverte, c'est Anne-Sophie Balbir qui est là pour les dernières d'information. Anne-Sophie, bonjour. Bonjour Jean-Jacques, Bonjour à tous, 17h cet après-midi, Edouard Philippe dévoile la deuxième étape du déconfinement. Des assouplissements sont prévus pour les bars, les restaurants, les parcs et jardins. Le gouvernement envisage aussi d'annuler l'oral du bac de français. On y revient dès le début de ce journal.
La carte du déconfinement sera actualisée, il restera plusieurs zones rouges, notamment certains départements en Ile-de-France. Et puis, trois personnes assassinées dans les Deux-Sèvres, tuées par un collègue de travail au sein même de leur société. L'assaillant s'est suicidé. RMC 7h32. Qu'est-ce que nous serons autorisés à faire mardi prochain ? Edouard Philippe annoncera les nouvelles règles depuis Matignon à 17h avec à la clé plus d'assouplissement. Le Premier ministre devrait confirmer la réouverture des bars, cafés et restaurants dès mardi. On ne sait pas encore si ça concernera tout le pays. Réouverture aussi de tous les parcs et jardins, y compris en Ile-de-France.
Autre piste, le gouvernement envisage d'annuler l'oral du bac de français. Une incertitude qui pèse lourdement sur les lycéens. Mahoubécard et Granier. Pas facile d'être aussi efficace à la maison qu'au lycée. César, élève de première, n'a pas encore pu réviser tous les textes de son programme.
Il me manque des coches de Montaigne. Aussi, un texte de Madame de Lafayette.
Et encore, il n'y en a plus que 15 sur les 24 prévus.
Au départ, ce qui inquiète le plus sa camarade Clémence, 16 ans, c'est l'incertitude qui plane autour de cette orale. On a complètement perdu le rythme. Remettre à réveil pour travailler, etc., c'est vraiment beaucoup plus compliqué dans cette situation. Surtout qu'on ne sait même pas s'il a lieu. Des élèves dans le doute mais aussi livrés à eux-mêmes durant cette période où les lycées sont toujours fermés. Je suis moins efficace, c'est clair. Parce que déjà, on n'a pas les profs pour nous conseiller. On ne peut pas avoir une discussion directe avec eux. Même inquiétude dans le corps professoral, Loïs Bonneau enseigne les lettres au lycée Chaptal à Paris.
Même s'il met en place des oraux à distance, difficile pour lui de juger si ses élèves sont prêts.
Je fais de la révision avec eux. Mais en vrai dire, je ne peux pas être vraiment sûr qu'ils révisent. Je ne suis pas derrière eux. C'est difficile pour moi de savoir dans quelle mesure ils s'investissent sérieusement dans les révisions. Ils sont tétanisés. Ça les empêche un peu de travailler. Ils ne savent pas dans quelle mesure il faut vraiment s'y mettre.
Si l'oral de français n'a pas lieu, c'est la note du contrôle continu à l'écrit
qui comptera pour le baccalauréat. Les spectacles et les pièces de théâtre devraient reprendre dès le mois prochain. Les cinémas rouvriront début juillet, rouvriraient début juillet. Les indicateurs sanitaires sont encourageants mais la carte du déconfinement, elle, ne devrait pas être entièrement verte. Caroline Philippe. Trois critères sont scrutés pour établir une nouvelle carte du déconfinement. Le premier, la circulation du virus. Des patients entrent toujours dans les services d'urgence pour suspicion de Covid-19 un peu partout en France mais leur part reste en deçà de la limite fixée par le gouvernement pour classer une zone en vert.
même si dans certains départements ce taux flirte avec la limite comme le Val-d'Oise ou le Morbihan. Deuxième critère, le taux de saturation des services de réanimation. Toutes les régions métropolitaines semblent être en vert. La seule intention est l'Île-de-France avec 57% de taux d'occupation. Normalement, pour être en vert, il ne faut pas dépasser les 60%. Enfin, pour le troisième critère, la disponibilité des tests. Toute la carte était déjà présentée en vert le 7 mai dernier. Néanmoins, aucun chiffre précis n'est accessible par région.
Le gouvernement va porter à 60 millions d'euros le fonds qu'il a créé fin avril pour inciter les Français à la pratique du vélo, annonce ce matin de la ministre de la Transition écologique Elisabeth Borne. Air France-KLM veut réduire de 40% son offre sur les vols nationaux d'ici à 2021 avec la fermeture de plusieurs liaisons, celle où il y a une alternative ferroviaire à moins de 2h30. Et puis, les chiffres du chômage pour avril sont attendus en milieu de journée. Avec la crise sanitaire, on s'attend évidemment à une hausse très importante du nombre de demandeurs d'emploi. La baisse d'activité a des effets sur le marché de l'intérim. Notamment, plusieurs secteurs ne recrutent plus.
A Toulouse, Jean-Wilfrid Forkes. La vie d'Alec, jeune intérimaire de 25 ans n'est plus comme avant. La crise a fortement impacté ses missions d'intérim.
J'avais plusieurs missions différentes par semaine dans plusieurs secteurs d'activité. J'étais quasiment sûr d'avoir du travail régulièrement. Et depuis la fin du confinement, c'est très rare. On n'a que quelques missions de temps en temps sur des horaires très réduits. C'est une grande inquiétude. On se demande comment on va payer les factures, le téléphone, la nourriture, ce genre de choses.
Et pour l'agence Temporis qui l'emploie habituellement, les demandes se sont effondrées depuis plusieurs semaines comme le constate son gérant, Laurent Puzot.
Avant, nous avions une vingtaine de commandes par jour de la part d'une vingtaine de clients. Et aujourd'hui, après le coronavirus, on a une, deux ou trois commandes de clients péniblement. Alors, avant le coronavirus, on avait quasiment tous les secteurs d'activité qui étaient en plein recrutement, l'industrie, le tertiaire, la logistique. Aujourd'hui, c'est plutôt le secteur du nettoyage et de la désinfection qui est en train de repartir à la hausse.
Cette agence est en train de recruter 300 personnes pour des opérations de nettoyage dans des groupes scolaires. Plus 400% de tentatives de piratage informatique la première semaine de confinement. Avec le télétravail, les hackers évoluent dans leurs pratiques et privilégient pour leurs attaques les plateformes de visioconférence, selon Catherine Chambon, sous-directrice du service de lutte contre la cybercriminalité à la direction centrale de la police judiciaire. Ce qui est le plus symptomatique, c'est la prolifération d'attaques
sur une plateforme Zoom, c'est-à-dire l'utilisation de ces plateformes pour s'immiscer dans la vie des entreprises, dans la vie des gens. Ils peuvent effectivement apparaître en mode furtif, c'est-à-dire ne pas se déclarer présent dans une conférence, capter les informations qui peuvent être données lors d'une conférence. C'est vraiment de l'opportunité
et de la malveillance pure. Ça illustre surtout la capacité de récupération des crises ou des événements de société qu'ont les hackers ou les escrocs. Dans l'actualité également, ce matin, un drame dans les Deux-Sèvres. Hier à Saint-Varan, un homme a ouvert le feu dans sa société. Il a tué trois salariés, on a blessé un quatrième avant de se suicider. Margot Bourdin.
L'homme est entré calmement, explique les témoins, et a rapidement sorti son arme de poing, un pistolet 9 mm. Le tueur pratiquait le tir sportif et a tué trois personnes, des personnes qu'il souhaitait abattre, explique un témoin. Il s'agit d'un responsable financier, d'un représentant syndical et d'un représentant du personnel. Une quatrième personne est blessée. L'assaillant a ensuite retourné l'arme contre lui, s'est tiré une balle dans la tête. Gravement blessé, il a été transféré au CHU de Poitiers où il a succombé à ses blessures. Alors, quelle motivation ? Pour l'instant, aucune certitude, mais l'homme venait d'être déclaré inapte au travail.
Plus aucun poste ne pouvait lui convenir dans ses carrières. Célibataire, il habitait seul
avec son père à 70 kilomètres de là à Cholet et avait perdu sa mère il y a une dizaine de mois. Les courses, Mathieu, c'est à Clairefontaine. Avec le pronostic de la Dream Team des courses RMC favori, numéro 5, Midnight Shine, outsider numéro 10, écolo, le 5 et le 10. Il est quelle heure ? Il est 7h38. Amélie de Montchalin, secrétaire d'État chargée des affaires européennes, est avec nous. Bonjour. Bonjour. Avant de parler d'Europe, j'ai une simple question. Est-ce que pour parler au peuple, le président de la République est obligé d'appeler Jean-Marie Bigard, Cyril Hanouna ou autre ?
Moi, je suis là devant vous ce matin. Je crois que par votre radio, je m'adresse ce matin à beaucoup de gens qui nous écoutent. D'accord. Et je préfère, je crois, parler par la radio de mon côté que de passer des coups de fil, d'ailleurs que je ne passe pas avec des humoristes.
À chacun son style, quoi. Voilà. Oui, d'accord. Bon, d'accord. C'est clair au moins. C'est clair. Vous n'appréciez pas trop ce...
Ce n'est pas une question d'appréciation. Si chacun est dans son rôle, le président de la République peut avoir les échanges qu'il souhaite. Mais moi, ce matin, pour parler au français, je suis avec vous.
Vous êtes avec moi. Bon, c'est bien. C'est bien. Bon, les frontières. Avant de parler de la Commission européenne et de la décision et des aides en Europe, les frontières. Quand est-ce que nous allons pouvoir circuler librement à l'intérieur de l'espace Schengen en Europe, nous, citoyens ?
Alors, on souhaite que ça soit, j'allais dire, le plus rapidement possible dès que la situation sanitaire le permettra. C'est-à-dire que, comme la situation, on l'a vu, de la crise sanitaire a touché les différents pays de manière différente, d'abord l'Italie, l'Espagne, puis nous, puis d'autres, on a besoin de se protéger contre une deuxième vague. C'est pour ça que, d'ailleurs, en France, on a toutes ces mesures, ces barrières sanitaires. Le but, c'est qu'effectivement, on puisse rétablir la circulation au sein de l'espace européen, qui est un espace de liberté. Et on s'est donné un rendez-vous le 15 juin. Christophe Castaner l'a indiqué encore récemment.
Et donc, j'espère que nous pourrons, à cette date-là, à cet horizon-là, réouvrir pour que les uns et les autres puissent circuler. Mais la clé, ce n'est pas moi qui vous dis ce qu'il faut faire théoriquement, ce qu'il faut faire, c'est que sur le terrain, on ait une situation, j'allais dire, de circulation du virus qui soit suffisamment comparable de part et d'autre pour que ça ne présente plus de risque que les uns et les autres circulent. Aujourd'hui, en France, on se restreint à 100 kilomètres, ce n'est pas le moment d'aller se dire qu'on va aller faire les uns et les autres du tourisme à 1 000 ou 2 000 kilomètres.
Oui, non mais d'accord, mais Amélie de Montchalin, pendant le confinement, on n'a pas vu beaucoup de prises de décisions européennes au niveau européen, collectives, et j'aimerais, les citoyens européens que nous sommes, nous aimerions que pour le déconfinement, l'Europe soit un peu plus unie et solidaire. Jean-Jacques Gourdin, moi, depuis deux mois et demi,
mon combat quotidien, ça a été de s'assurer que dans les bassins de vie transfrontaliers, vous avez des centaines de milliers de Français qui vont travailler de l'autre côté de la frontière. Vous avez des Françaises, des Français qui sont infirmiers ou aides-soignants au Luxembourg. Il fallait qu'ils puissent aller travailler. Vous avez des Allemands qui viennent travailler tous les jours chez nous.
Et donc, mon combat, c'était que dans ces bassins de vie très particuliers que sont les zones transfrontalières, nous puissions faire circuler les travailleurs, les frontaliers, et que nous avons d'ailleurs pu très récemment aussi nous assurer que dans la vie familiale, aller rendre visite à un proche qui est dans un EHPAD de l'autre côté de la frontière, aller rendre visite à ses enfants, tout ça, ça se passe déjà parce que c'est vital, c'est humain, et c'était normal pendant cette crise que ces frontières, ce ne soient pas des barricades, ce ne soient pas des forteresses, mais qu'on laisse ces bassins de vie vivre. C'est déjà le cas.
Et donc, l'étape d'après, c'est qu'effectivement, au-delà des 100 km, si cette restriction est levée, ça sera cohérent à ce moment-là, et on espère pouvoir se donner rendez-vous le 15 juin, qu'on aille plus loin et qu'on puisse circuler librement.
Le 15 juin, probable circulation de tous les citoyens en Europe, dans l'espace Schengen, encore une fois.
Nous, on travaille avec nos voisins. Et donc, moi, vous voyez, on a neuf pays voisins de la France.
Alors, neuf pays, les neuf pays, vous me dites, à partir du 15 juin, si tout, encore une fois, si la situation sanitaire avance correctement...
L'objectif qu'on s'est fixé, c'est qu'au 15 juin, on puisse regarder la situation et l'objectif qu'on a, c'est qu'on puisse effectivement, à ce moment-là, si la situation sanitaire le permet, rétablir une plus grande
et ça veut dire que cet été, probablement même, on pourra partir en vacances en Espagne, en Italie, les Italiens, les Espagnols, les Allemands, les Hollandais pour en venir chez nous.
Les Italiens ont déjà dit qu'à partir du 3 juin, ils accueillaient les Européens. Les Espagnols ont dit qu'à partir du 1er juillet, si la situation sanitaire le permettrait, ils étaient prêts à accueillir des touristes. Nous aussi. Et donc, nous, on prépare les choses. Aujourd'hui, le Premier ministre avec le Président de la République... Mais c'est-à-dire que nous aussi. Nous, on aimerait bien. On n'a aucune théorie qui nous empêcherait... Non mais d'accord,
mais les Italiens, eux, annonçaient oui, les Espagnols aussi, mais nous, toujours pas. Pourquoi ?
Parce que c'est un objectif et que je pense qu'on fait, comme vous voyez, les choses par étapes et que ça ne sert à rien de dire il y a 3 mois, on espère le faire un jour, on essaie de donner des dates crédibles et donc la date qu'on a tous en tête, c'est le 15 juin. Il faut que ça puisse être confirmé par la situation sanitaire à nouveau.
Alors, le 15 juin. Bien, Amélie Demonchart, on va parler des aides dans un instant, on va en parler.
Il y a bien sûr tout ça dans le plan.
40 milliards pour la France, c'est le chiffre ?
Un peu plus, parce que ça peut être même un peu plus que ça, on peut y revenir.
Bon, bien évidemment qu'on va y revenir, Amélie Demonchart, dans deux minutes, à tout de suite. RMC, au moins direct. Et vous, qu'attendez-vous de cette deuxième phase de déconfinement ? Frédéric, nous dis, moi j'ai hâte que la barrière des 100 kilomètres disparaisse, ça va faire presque 5 mois que je n'ai pas vu mes parents, même si j'ai 54 ans, on a quand même besoin de se voir en famille.
Véronique, c'est la même chose, elle attend l'assouplissement des règles de visite dans les hôpitaux, les cliniques, les maisons de retraite, pour qu'on puisse aller voir nos proches tous les jours et remonter en particulier le moral de mon père qui en a pris un sacré coup avec ce coronavirus, nous écrit Véronique. Maurice, lui, attend tout simplement de l'autodiscipline, que tout le monde est un comportement responsable, il n'y a que l'autoprotection qui peut nous ramener une vie normale, selon Maurice. Gégé, lui, attend qu'on arrête de parler de ce virus toute la journée, ça devient pesant.
Raphaël nous dit qu'il faut rouvrir tous les commerces, tous les restos, partout en France, même le dimanche, pour se relancer, dit Raphaël. Et Maurice nous dit n'oublions pas non plus les discothèques et les bars de nuit, on n'a aucune nouvelle pour eux, ça inquiète Maurice. Bon, vous, qu'attendez-vous de ce qui va se passer, de ce qui va être dit par Edouard Philippe ? Allez-y, 32 16 et l'appli Direct Studio ce matin. RMC 6h-9h, Vaudin Direct. Amélie de Montchalin est avec nous, secrétaire d'État chargée des affaires européennes.
Amélie de Montchalin, donc, la Commission européenne a présenté son plan de relance hier, 750 milliards d'euros, 500 milliards distribués sous forme de subvention et 250 milliards sous forme de prêt. Ça veut dire quoi ? Subvention, ça veut dire que l'argent ne sera pas remboursé et prêt, ça veut dire... Si, non ?
Oui ou non ? Il sera remboursé plus tard quand on aura les moyens, après 2028 et ce qui compte dans cette affaire, c'est qu'au départ, il y a une initiative franco-allemande. Je pense que ça sera l'un des moments les plus marquants de ce quinquennat.
Ce qui a lancé le...
Parce que c'est un des moments où on a eu un changement de paradigme où par la volonté, par la persévérance, par le courage aussi d'Angela Merkel, du président de la République, eh bien, on a posé un acte fort, celui de prendre conscience que d'abord, on dépendait les uns des autres et que les anti-européens qui nous disent que l'Europe ne fait jamais rien, eh bien, en fait, quand on a de la volonté, on peut la faire avancer. Et donc, hier, la Commission européenne a présenté ce qu'elle retirait à la fois de cette initiative franco-allemande et de ce qui était nécessaire aujourd'hui pour l'Europe. Ce qui est nécessaire aujourd'hui pour l'Europe, c'est que nous dépendons les uns des autres.
C'est comme ça qu'on a construit notre prospérité dans les années passées. Aujourd'hui, aucun pays ne peut s'en sortir seul. Aucune entreprise en Europe ne peut s'en sortir seul. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que quand vous êtes une entreprise française et que vous avez des clients et des fournisseurs dans un autre pays européen, vous ne pouvez pas, même si l'État français et qui fait déjà beaucoup de choses, vous aide massivement si vos clients, parce qu'ils sont allemands, italiens, espagnols, slovaques ou je ne sais quoi, s'ils ne vous passent pas de commandes, ça ne marchera pas. Et donc, on a une prise de conscience très forte qu'on dépend les uns des autres et que c'est une force.
Maintenant, il faut en tirer des conséquences. Et les conséquences, c'est qu'ils nous font un plan de relance solidaire. Il faut que ça soit effectivement des subventions.
Il faut que les 27 pays de l'Union Européenne soient unanimes. Ils ne le sont pas pour l'instant, mais les deux manchalins. Quatre pays résistent.
Angela Merkel a dit quelque chose de très fort. Elle a dit qu'il n'y a pas d'Allemagne forte dans une Europe faible. Je pense que tous les pays, tous les dirigeants aujourd'hui... Mais il n'y a pas que l'Allemagne
quand même.
Mais l'Allemagne, si elle le dit, c'est qu'elle prend bien conscience que malgré sa force, elle ne peut pas s'en sortir sans l'Europe. Aujourd'hui, vous savez, un pays comme la Suède pour l'instant est très prudent
pour ne pas dire que... Pour l'instant, il est contre ce plan.
Il n'a pas dit qu'il était d'accord.
La Suède,
vous savez, c'est un pays, il n'y a pas eu de confinement en Suède.
Non.
Il y a quand même une baisse du PIB attendue de plus de 7%. C'est un pays qui exporte. Si les pays vers lesquels les entreprises suédoises exportent ne repartent pas, la Suède ne repartira pas même si son gouvernement est riche et même si son gouvernement met de l'argent sur la table. Donc, aucun pays n'est une île en Europe. On vit tous les uns avec les autres. Et donc, ce qu'on va faire dans les prochains jours pour avoir un accord le plus vite possible, on a normalement un Conseil européen des chefs d'État de gouvernement le 18 juin, c'est qu'on arrive à convaincre par la réalité. On n'a pas le luxe dans des débats théoriques, de dogues. Oui, je comprends.
La réalité, c'est qu'on est tous dépendants les uns des autres et c'est pour ça que ce plan, aujourd'hui, il a été présenté, initié par la France et l'Allemagne, par le Président de la République et par Angela Merkel. Ensuite, la Commission européenne prend ses responsabilités. Eh bien, tous les dirigeants, tous les citoyens, toutes les entreprises se rendent bien compte que personne ne peut s'en sortir seul.
Bien, Amélie de Monchalin, l'Italie bénéficierait de 172 milliards sur ses 750, la France de moins de 40 milliards, c'est ça, l'Espagne 140.
Mais Jean-Jacques Bourdin, je viens de vous dire, on dépend les uns des autres.
Oui.
Si on n'aide pas l'Italie à la hauteur de ce que la crise sanitaire a créé comme choc économique en Italie, nous ne repartirons pas non plus. La zone la plus touchante d'Italie, c'est la zone avec laquelle on échange tout le temps.
Oui, tout le nord de l'Italie.
C'est tout le nord de l'Italie industrielle. Nos entreprises, partout en France, dépendent. Et donc, je ne vais pas vous dire, il faut qu'on fasse des plus et des moins. Ce n'est pas ça. Le combat, c'est comment on repart tous ensemble, de quoi on a besoin pour qu'on reparte tous ensemble. On travaille pour tous les Européens et d'ailleurs, on travaille pour tous les Français. Parce que je peux vous dire que si autour de nous, tout le monde est en décrépitude, si on a des situations sociales et économiques très difficiles en Italie, en Espagne, la France ne repartira pas.
Mais à quoi vont servir ces 40 milliards ?
Ils vont servir à aider des grands investissements dans le plan automobile, dans le plan tourisme. Tous les plans qu'on annonce, ils vont être financés avec une cohérence européenne parce qu'on veut réussir la transition du véhicule propre, on veut réussir la transition du secteur aéronautique. Ils vont aussi financer peut-être la réforme du système de santé, le fameux Ségur de la santé qu'on vous annonce. Il y a des investissements qu'il va falloir qu'on fasse. Et donc, derrière, c'est comment à la fois on reconstruit, mais c'est aussi comment on prépare l'avenir.
Parce que ce qu'a annoncé aussi la Commission européenne sur la fin de l'année hier, c'est à la fois ce fonds de relance, reconstruire dans l'urgence, mais c'est aussi un budget européen jusqu'en 2027, parce qu'après le rebond, il faut qu'on puisse investir.
Et les 3%, c'est fini ça, les critères de Maastricht, c'est fini tout ça.
En ce moment, ça ne s'applique pas.
Ils ont disparu.
Le budget européen qui est présenté, c'est un budget qui va créer notre souveraineté industrielle, technologique, numérique. Parce que face à la Chine, face aux Etats-Unis, si on est juste dans le rebond de court terme et après on se dit c'est bon, on n'est pas crédible non plus. Donc c'est un combat à la fois de court terme, comment on sort de la crise, et c'est un combat de long terme, comment on est pertinent, comment on est souverain. Et la souveraineté, ça veut dire comment on est compétitif, comment on peut se défendre face à la Chine aux Etats-Unis.
2 700 milliards, plan de relance américain, 1000 milliards, plus de 1000 milliards au Japon.
Si vous faites la somme de ce qu'on a fait en Europe, il y a un budget de plus de 1000 milliards d'euros. Il y a du soutien pour le chômage partiel, pour les entreprises, pour les recapitaliser, pour le financement des Etats de 540 milliards. Hier, on a encore annoncé 750 milliards. On est à plus de 1300 milliards d'urgence, plus l'action de la BCE, plus le budget européen. Donc aujourd'hui, ce qui manque, ce n'est pas la volonté, ce n'est pas l'ambition, c'est maintenant qu'il va falloir qu'on puisse réellement mettre cet argent sur la table au bon endroit et repartir.
Au bon endroit, oui, qu'il soit efficace. Exactement. Pour faire repartir l'économie. Merci beaucoup, Amélie de Montchalin. Merci. Il est 7h52, c'est l'heure des explications avec Nicolas Poincaré. Nicolas. Expliquez-nous. Nicolas, incroyable bras de fer qui oppose Donald Trump à Twitter. Le président américain menace de fermer le réseau social accusé d'avoir commis un crime de l'aise majesté. Oui, ce crime, c'est une petite ligne écrite en bleu et en gras par Twitter en dessous de deux messages de Donald Trump. Une ligne pour écrire obtenez les faits sur cette affaire et si l'on clique dessus, on est renvoyé sur un site qui affirme que les propos de Donald Trump sont faux.
Bref, Twitter accuse Donald Trump de mentir et Donald Trump ne l'a pas supporté. Il ne l'a pas supporté, tout a commencé à cause de la haine du président américain pour un présentateur de télévision. Voilà, c'est une vieille et incroyable histoire. Ce présentateur, il s'appelle Joe Scarborough, il présente la matinale de la chaîne MSBC, c'est une chaîne d'info qu'on peut un peu comparer à BFM. Donald Trump déteste ce présentateur vedette parce qu'il a été très critique sur sa gestion du coronavirus. Alors, le président américain a ressorti une vieille histoire. Il y a 20 ans, Joe Scarborough, avant de devenir journaliste, était un élu local républicain en Floride.
Il avait une jeune assistante de 28 ans qui s'appelait Laurie Klassutis et qui un jour a été retrouvée morte à son bureau. L'autopsie a conclu que c'était une crise cardiaque et l'enquête a vite été refermée. Mais 20 ans plus tard, Trump essaye maintenant de semer le doute. Il laisse entendre que le journaliste avait peut-être une liaison avec son assistante, qu'elle était peut-être enceinte, que peut-être elle ne voulait pas avorter et que peut-être il l'a tué. Et dans ses tweets, le président américain le surnomme Joe le Psycho. Il écrit « Est-il un meurtrier qui s'en est bien sorti ? » Certains le pensent. Ou alors il écrit « Quel sous-entendu !
» Il écrit « Joe le Psycho est nerveux parce que ses audiences ne sont pas bonnes. » Vous savez que pour Trump, les audiences télé sont toujours très importants. C'est essentiel. « Joe le Psycho est nerveux parce que ses audiences ne sont pas bonnes et parce que surtout il a peur qu'une vieille histoire en anglais « cold case » ressorte. Et le fils du président américain, Donald Trump Jr., lui en rajoute avec des tweets encore plus accusateurs avec des accusations encore plus directes. Alors le journaliste accusé de meurtre a naturellement protesté.
Oui, d'abord à l'antenne de sa propre matinale télé et avec sa co-présentatrice qui est aussi sa compagne et qui est aussi la fille d'un homme politique très célèbre aux Etats-Unis. Alors ensemble, ils se sont adressés au fondateur et au patron de Twitter, Jack Dorsey, pour lui demander d'effacer ses tweets diffamatoires mais le milliardaire n'a pas répondu. Et puis ensuite, c'est le veuf de la jeune assistante qui est intervenu. Il a aujourd'hui 58 ans et il a lui aussi écrit au patron de Twitter en lui disant « c'est une théorie complotiste que relaie le président des Etats-Unis. Ma femme est morte d'une crise cardiaque, tout le monde le sait. Elle avait un problème au cœur.
S'il vous plaît, effacez ses messages. Il viole vos propres règles. Si ce n'était pas Donald Trump, écrit le veuf, vous auriez déjà fermé son compte » et Twitter a répondu qu'il était profondément désolé mais Twitter n'a rien fait. Oui, mais Twitter est très embêté par cette histoire. Oui, parce que le veuf de l'assistante a raison. Twitter a une politique de lutte contre la désinformation et de lutte contre les messages haineux et accuser une personnalité de meurtre sans le début d'une preuve. Eh bien, c'est contraire à cette politique et ça devrait entraîner le blocage du compte. Beaucoup ont été bloqués pour beaucoup moins que ça.
Seulement voilà, Trump n'est pas seulement le président des Etats-Unis, c'est aussi un des plus gros comptes de Twitter. Il a 80 millions d'abonnés. Il est dans le top 5 comme on dit en anglais derrière Obama, Rihanna et Justin Bieber. Et Cristiano Ronaldo. Voilà, mais enfin, il est vraiment un très très gros compte et donc si Twitter commençait à le censurer, à effacer certains de ses messages ou à fermer ou à bloquer son compte, eh bien, il y a un gros risque que Trump appelle au boycott et puis lui-même s'en aille s'exprimer sur un autre réseau social.
D'où la demi-mesure qui a été prise simplement, eh bien, alerter ses abonnés sur le caractère possiblement mensonger de deux messages du président. Pas les messages diffamatoires contre le président Têteur Télé mais des messages sur une autre affaire, une polémique à propos du vote par correspondance aux Etats-Unis. C'était donc une demi-mesure mais pour Trump c'était déjà trop. Donc hier, il a menacé les réseaux sociaux en général mais c'est bien Twitter qui était visé. Menacé d'une forte régulation ou bien tout simplement d'une fermeture.
et puis dans la soirée en guise de provocation il a encore envoyé un nouveau message très accusateur contre le présentateur télé qui est supposé avoir tué son assistante pour bien montrer que malgré la polémique il persiste et il signe. On en est là et ça donne une idée de la violence de la campagne qui s'annonce avec Trump et puis avec des médias américains qui de plus en plus prennent position contre Trump au risque de le renforcer.
Je vous signale que cette histoire on peut la suivre naturellement en direct sur Twitter ça passionne forcément elle est incroyable on peut la lire notamment en français très bien raconté par un compte Twitter qui est tenu par le journaliste français Guillaume Oda. Et bien voilà mais c'est passionnant vous nous avez passionné c'est formidable cette histoire est formidable. Bien merci 7h57 merci Nicolas 7h57 qu'allons-nous faire ?
Vous allez aussi bien écouter ce qui va se passer après le journal de 8h on va répondre par exemple à ces questions suis-je protégé du Covid-19 après un rhume un rhume qui proviendrait d'un autre coronavirus plus ancien c'est ce qu'on appelle l'immunité croisée et on va tout comprendre avec Eric Vivier professeur d'immunologie à l'assistance publique hôpitaux de Marseille avec nous juste après le journal de 8h donc sur RMC RMC