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interview28 minutes - ARTE· 5 février 2026 23 min

Hausse du chômage : l’objectif du plein emploi est-il inatteignable ? | 28 minutes | ARTE

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[musique] Emmanuel Macron avait promis de s'attaquer au chômage avec un objectif, le [musique] retour du plein emploi sous la barre symbolique des 5 % 2027. Je suis volontariste mais réaliste. Cet objectif est atteignable.

Il consiste à faire dans les 5 ans qui viennent ce que nous avons fait dans les 5 ans qui viennent de s'écouler. Sauf que la [musique] promesse semble difficile à tenir si l'on s'en tient au dernier chiffre que vient de publier le ministère du travail. Le nombre des demandeurs d'emploi fait un bon de 6,8 % 2025.

Le taux de chômage s'élève à 7,7 % pour atteindre 18,1 % chez les jeunes. D'où l'idée du MEDF pour doper les embauches de créer [musique] un CDI jeune payé sous le SMIC et soumis à une période d'essai de 3 ans. Une proposition [musique] indécente pour la CGT.

Le scandale, c'est que le patronat n'est rien d'autre à proposer aux jeunes que la précarité à vie et des sous-salaires. Le ministre du travail est intervenu hier pour éteindre la polémique. La proposition du MEDEF n'est pas à l'ordre du jour.

Les pistes, les propositions qui ont été formulées ne sont absolument pas reprises par le gouvernement et ce gouvernement met des moyens. Je pense à l'apprentissage, je pense au contrat d'engagement pour les jeunes. [musique] Les seniors sont également en première ligne sur le front du chômage, d'autant que les plans sociaux, les liquidations judiciaires et les fermetures d'usine se multiplient.

Comme ici dans le Valdoise, 135 emplois supprimés. J'ai 62 ans et je suis en train de me poser la question maintenant pour retrouver du travail à mon âge parce que j'ai pas assez cotisé. Là, je pensais finir ma retraite ici mais voilà.

Alors, comment s'attaquait durablement au chômage ? L'objectif [musique] du plein emploi ? N'est-il qu'un mirage ou est-il toujours à porortter de main ?

Nos trois invités pour ce débat. Arthur Jatau, bonsoir. Vous êtes professeur d'économie à l'université de Paris Nanterre.

Vous êtes membre du collectif des économistes atérés avec un Z. Non, je plaisante et vous avez participé à l'ouvrage de la dette publique précis d'économie citoyenne. Et selon vous, ce qui est mis en œuvre pour arrêter le chômage comme des exonérations de cotisation sociale ne fonctionnent pas.

Ce sont des politiques très coûteuses. Le seul levier efficace ces dernières années pour créer de l'emploi, ajoutez-vous, c'est la réduction du temps de travail. Ça fera débattre nos invités.

Dominique Carlac, bonsoir. Chef d'entreprise, membre du MEDF. Selon vous, le chômage continue à monter mais la situation est contrastée.

Si les intentions d'embauche repartent à la hausse en ce qui concerne les cadres, et bien les jeunes sans formation par contre connaissent des taux de chômage qui ressemblent à ceux des pays en voie de développement. Et à côté de vous, Gaë Mac, bonsoir, directrice déléguée de la rédaction de Challenge. Selon vous, la tendance à la hausse du chômage va se poursuivre en 2026.

Ça va redevenir un sujet à l'approche de la présidentielle de 2027 alors que ce n'était plus vraiment une préoccupation majeure des Français. Et on démarre le débat avec le mot du jour. Benjamin, oui, plans sociaux puisqu'une accumulation de plans sociaux vient d' assombrir le marché de l'emploi en France.

Michelin, Auchamp, Casino, Arcormital ou encore le géant du conseil aux entreprises Cap Géini figure parmi les grands groupes qui ont annoncé des suppressions de postes significatives. K Mac, ces plans sociaux, c'est ce qui explique notamment la montée du chômage actuel. C'est conjoncturel plutôt ou pas ?

Oui. Alors, c'est ça explique notamment la montée du chômage actuel. Après, je suis pas sûre que ce soit conjoncturel, mais en tout cas voilà, c'est vrai que euh il y a eu quand même une euh il y a une grande embellie sur le front du chômage pendant le pendant les mandats de d'Emmanuel Macron, hein.

Euh je rappelle que François Hollande avait un peu chuté sur sa sur son échec à inversé la courbe du chômage. Donc en fait, il avait un peu commencé à la fin de son mandat et de fait ça s'est poursuivi. Et c'est vrai que on est on est descendu en dessous de cette de ce de ce seuil où le chômage est vraiment une préoccupation majeure pour les Français et en haut des sondages quand on leur demande.

Et là c'est vrai que de nouveau cette courbe on sent qu'elle s'inverse à nouveau, elle remonte voilà et les plans sociaux en font partie. les fites d'entreprises qui ont atteint un sommet hein en 2025 68000 normalement c'est plutôt aux alentours de 60000 et et effectivement on sent que la tendance va se poursuivre on a on cette période d'embéli est une est est terminée je pense. Dominique Carlac, il faut s'attendre à ce que les chefs d'entreprise comme vous embauchent moins voir licenci dans les mois à venir à cause d'une incertitude mondiale ou autre.

En fait, il faut il faut rappeler une chose, c'est que encreeux du chômage, c'est l'absence d'activité. Et l'absence d'activité pour un salarié, c'est l'absence d'activité pour une entreprise à échelle plus collective. Et effectivement, vous venez de le rappeler, en en 2025, malheureusement, on a atteint un nouveau record de défaillance d'entreprise.

Donc, défaillance d'entreprise égale destruction d'emploi. Ça c'est le premier sujet. Donc effectivement la réalité centrale qu'il faut rappeler en ce moment, on se réveille un peu tous de la querelle budgétaire qu'on a eu pendant des mois qui avait fait disparaître ces discussions à la fois sur le chômage et à la fois sur l'emploi.

On découvre que de l'angle mort de tout ça, c'était peut-être la vie des Français que ce soit chef d'entreprise ou salarié d'ailleurs puisque on parle d'un problème d'activité au sens large. Or effectivement quand on rouvre le débat et qu'on découvre qu'on remet des lunettes en se disant tiens en fait on en est où du chômage ? On se rend compte de quoi ?

On se rend compte que un la France est dans le top 5 des pays où il y a le plus de chômage en Europe. Premier sujet et deuxième sujet que ça fait 5 trimestres consécutifs que l'emploi est dans le rouge. Donc effectivement on a un vrai problème d'activité.

Alors, on peut on va revenir évidemment sur les raisons de ces problèmes d'activité, mais on a un vrai problème de de l'activité qui freine et donc l'emploi effectivement soit vous ajournez des emplois parce que vous avez moins d'activité quand vous êtes chef d'entreprise, vous ajournez, vous dites "Bah c'est pas ce mois-ci, c'est pas ce trimestre là, je vais attendre le budget prochain, donc mon budget 26 ou 27, soit vous en détruisez parce que l'activité est détruite." Euh euh euh par rapport à ce tableau plutôt sombre, est-ce qui on peut pondérer avec le fait que dans les chiffres du chômage Arthur Jateau, les bénéficiaires du RSA soient inclus ? Oui.

Alors donc ça ça modifie peut-être un tout petit peu le alors alors ça modifie un peu la donne. Il y a un certain nombre d'artefacts statistiques qui permettent de faire baisser artificiellement les chiffres du chômage la manière dont on les regarde. Moi je voudrais quand même insister aussi sur un point.

Il faut prendre garde à ne pas apprécier la situation sur le marché du travail uniquement avec le taux de chômage mais aussi avec la qualité des emplois qui sont créés. On peut faire baisser le taux de chômage, mais à quel prix on le fait baisser ? Est-ce qu'on fait baisser le taux de chômage en créant des contrats précaires, en créant euh des avec des des rémunérations qui sont moindres ou qui progressent moins.

Je pense qu'il faut faire attention à ne pas analyser la situation sur le marché du travail uniquement sous l'angle du taux de chômage. Évidemment, il faut le faire, mais c'est quels emplois on crée pour faire baisser le taux de chômage ? Alors, on va continuer le débat là.

On va pas parler des emplois concrets, on va parler de ceux que l'intelligence artificielle fait disparaître. On en parle avec vous, Anna. Oui, dans les économies avancées, 60 % des emplois seront touchés par l'intelligence artificielle.

C'est un tsunami qui déferle sur le marché du travail. C'est ce qu'a exprimé Christina Georgieva, la présidente du FMI lors du forum de Davos en Suisse. L'illustration parfaite, c'est Cap Gémini, entreprise de conseil avec la suppression de 2400 postes remplacés par l'intelligence artificielle, mais c'est aussi 12000 postes en moins pour Accenture, 30000 pour Amazon, partout dans le monde.

Et deux récentes études américaines, une de Stanford et l'une l'autre de Harvard, affirment que ce sont les jeunes de moins de 25 ans qui sont les plus touchés. Les chercheurs ont constaté que les entreprises qui utilisent le plus l'intelligence artificielle sont celles qui embauchent le moins de jeunes. Oui.

Car toutes les tâches qui leur été attribué en début de carrière comme par exemple la rédaction de rapports ou la synthèse de documents sont désormais effectués par des intelligences artificielles et donc les profils expérimentés sont eux moins vulnérables. Mais de manière plus générale, tous les métiers avec des tâches qui sont très standardisées, très répétitives sont également menacés. Ça touche notamment les experts comptables mais toutes les fonctions support ressources humaines juridiques, finances, communication.

Il y a quand même une nouvelle encourageante dans cette étude. Les chercheurs rappellent que lorsque l'intelligence artificielle est utilisée comme une assistante, elle ne menace pas les emplois. Ga alors est-ce que c'est que la faute de l'intelligence artificielle si le chômage augmente ou alors c'est un petit peu plus complexe que ça ?

Alors aujourd'hui en France, je pense pas que ce soit encore la faute de l'intelligence artificielle. il y a eu les les études américaines commencent à montrer vraiment maintenant euh le l'effet de l'intelligence artificielle notamment sur le chômage des jeunes qui en France a toujours été assez élevé hein. Donc voilà, il va y avoir un impact sur la France sans aucun doute.

Aujourd'hui, je dirais que les causes du chômage enfin de la remontée du chômage actuel viennent plutôt de trois facteurs. D'abord, il y a quand même un espèce d'effet de retour de bâton post Covid pendant très longtemps. On a un peu zombifié disons des des entreprise qui était fragile.

On les a maintenu un peu artificiellement disons en vie avec pendant avec des aides publiques assez élevées pendant pendant longtemps. Ensuite, elles ont eu aussi des aides à l'énergie et cetera et aujourd'hui ben leur fragilité se révèle et donc voilà. Ensuite la deuxième c'est voilà la deuxième c'était à cause de la de la fin de la politique de l'offre aussi d'Emmanuel Macron parce queon en a plus les moyens tout simplement.

Donc bah vous remarquerez que dans le budget on a enlevé 1 milliard par exemple à France 2030. Voilà. Et la troisème raison, c'est qu'il y a eu quand même un an et demi d'instabilité politique récurrente qui a créé un attentisme de la part des chefs d'entreprise.

Voilà. Donc je pense que l'intelligence artificielle malheureusement c'est pour demain. Je suis d'accord avec les trois raisons qui viennent d'évoqué donc je vais pas les rappeler.

En revanche c'est vrai que le marché de l'emploi de manière historique il suit toujours les transformations technologiques et industrielles. C'estàd qu'une nouvelle technologie et vient bouger le système productif qui vient bouger du coup les métiers et qui vient du coup bouger les compétences pour avoir un métier. Et aujourd'hui, c'est vrai que ce qui se présente avec nous, devant nous, c'est les métiers du chiffre et de la loi où finalement, il y a des tâches enfin répétables par une machine.

C'est comme si on disait il y a 150 ans quand il y a eu la mécanisation, le jeune qui avait pas son permis, qui pouvait pas conduire une machine et qui conduisait plutôt un chariot avec des animaux qui traînaient la charrette, ben il était pas qualifié pour conduire une voiture ou un véhicule mécanisé. Donc ce qui explique fondamentalement les chiffres que vous avez montrés qui est le chômage massif des jeunes, c'est probablement les deux choses que vous avez indiqué. Un, la juniorité fait que on fait des tâches répétables pour apprendre le métier.

La deuxième chose, la juniorité. Oui, parce qu'on parle de juniorité dans certains métiers dont le mien qui est le métier de conseil. Et donc effectivement pour apprendre on apprend à faire des tâches faciles qu'on essaie de répéter et ensuite on a du métier.

Et la deuxième chose, c'est que les jeunes dans les 18 % de taux de chômage élevé, c'est aussi tous ceux qui n'ont pas de qualification et plus vous avez besoin de qualification, moins vous allez vers l'emploi. Ça pose la question Arthur justement, est-ce que ça veut dire qu'il y a un problème de flexibilité du marché du travail ? Est-ce qu'il y a pas d'adéquation des formations suffisantes aux emplois qui sont offerts ?

Est-ce qu'on est en train de courir après par exemple notamment l'intelligence artificielle ? Enfin, ce changement n'est pas pris en compte notamment pour les les juniors ? Alors non, il y a pas de problème de flexibilité sur le marché du travail.

Les études, elles sont claires. Ça fait des années que l'OCDE le dit. Il y a aucun lien entre la flexibilité du travail et le taux de chômage.

Vraiment l'OCD est très clair là-dessus. Vous avez des pays où c'est le marché de travail très flexible avec beaucoup de chômage, d'autres moins de chômage. Donc c'est pas là-dessus qu'il faut aller chercher.

Par contre sur sur le graphique que vous avez licenciement en tous les cas, on a moins de de conditions liées. Ça n'a pas ça n'a pas d'impact sur le taux de chômage et pas en flexibilisant davantage. D'ailleurs, c'est ce qu'on fait depuis des années avec la loi travail, avec les réformes successives d'assurance chômage et c'est pas ça qui a en fait en réalité baissé le taux de chômage.

Et sur le graphique que vous montrez en réalité une petite erreur. Ce n'est pas les jeunes qui sont davantage touchés par le chômage, ce sont les jeunes actifs. Le taux de chômage ici que vous montrez concerne les jeunes actifs.

Or la plus dont on parle Oui, mais on parle des jeunes. La plupart des jeunes précisément, ils sont en formation, ils ne sont pas en activité. Et donc si je prends la part des jeunes de manière générale qui sont au chômage, en réalité, ils sont pas plus au chômage que les autres.

Il y a pas de surchômage de manière non je les définitions du taux de chômage sont très précises et en fait pourquoi c'est important de le dire parce que en disant que il y a un chômage massif chez les jeunes on on les on en fait des responsables de leur situation or si si je puis me permettre d'évoquer la question des emplois vacants aujourd'hui si vous allez les derniers chiffres disponibles fin 2025 il y a 450000 emplois vacants dans le secteur privé donc vous êtes contre le CDI jeune qui va être que le MDF que vous madame Carlac vous voulez cré pour finir juste le raison pas créer [rires] le donc j'aimerais bien repasser reclarifier non en fait on peut reclarifier le point tout de suite. Vous savez que dans l'agenda autonome des partenaires sociaux c'estàd les cinq organisations syndicales et les trois organisations patronales on a un agenda autonome c'està-dire qu'on discute sans le gouvernement sans les parlementaires. On se met d'accord sur un certain nombre de sujets dont un sujet important qui préoccupe les Français mais manifestement pas les politiques depuis 18 mois qui est le travail tout au long de la vie.

C'està dire qu'on soit jeune, qu'on soit seigneor ou qu'on soit dans des carrières hachées ou quand on est une femme. Donc ça c'est un sjet de préoccupation des partenaires sociaux quand il travaillent de manière autonome en s'invitant les uns chez les autres. La dernière fois c'était mercredi dernier au MEDF.

On arrive avec des axes de travail quand on arrive avec des axes de travail. Donc là vous proposez un CDI avec on propose pas on pose sur la sur mais c'est toute la différence de l'inflammation médiatique et politique de sujet. On parle pas pendant 18 mois de l'emploi et du chômage et d'un coup on dit le même proposet de 3 ans ça revient à ça.

Alors qu'on précise bien les choses. Est-ce que vous avez lu les axes de travail ? Et les axes de travail, c'est dire voilà, il y a un point qui est on considère que il y a une partie de jeune qui n'est pas qualifié qui donc du coup a du mal à rentrer durablement sur le marché de l'emploi.

Ça veut dire durablement à attraper un CDI pour y rester. Donc on dit peut-être que si on dit on dit à l'entreprise écoute tu vas payer une formation à ce jeune, tu vas accorder du temps, des heures, des jours de formation et en contrepartie de de laquelle on payera un peu moins cher le jeune pour que ce soit dans l'entreprise qui se forme et qui soit adapté au marché de l'emploi. Ça n'est pas une proposition, c'est un axe de travail.

Alors après, on peut caricaturer pour tout un tas de raisons électorales de part et d'autre, mais il fallait quand même redire les choses et ne pas choses. Vous allez, vous allez réagir, mais on va d'abord écouter Michel Édard Lecler, lui qui est pas favorable à cette idée que vous mettez sur la table justement. On l'écoute président Lecler.

Je j'aime bien Patrick Martin mais là j'ai pas compris à quoi ça va servir. Ce qu'il nous faut aujourd'hui, c'est sécuriser l'accès au travail, c'est donner envie aux jeunes d'aller au travail. Je pense qu'il faut de la continuité, il faut de la construction avec sa vie privée dans le lieu où on est.

Donc non, un CDI c'est un CDI. Euh euh ne créons pas de la précarité là où au contraire on offre du long terme. Patrick Martin, c'est le président du MEDF, Arthur Jatau.

Donc pour pour finaliser le le raisonnement, 4500 emplois vacants, on a 3,7 millions de chômeurs de catégorie A, 6,5 millions si on a une vision plus extensive. On voit bien qu'il y a pas assez d'emploi pour pour tout le monde. En admettant qu'on flexibilise du côté de la jeunesse en créant un CDI spécifique, peut-être à la limite qu'ils vont être embauchés à la place d'autres gens.

Mais c'est pas ça qui va résoudre le problème du chômage. Le problème du chômage, c'est un problème du côté des emplois. Il y a pas assez d'emplois qui sont proposés.

C'est pas le problème n'est pas que les jeunes sont pas suffisamment employades ou encore moins qu'ils aent pas envie de travailler ou même si on va voir chez les plus seiors que on on préfère toucher des allocations que travailler. Ça c'est ce sont des fausses vous. C'est plutôt réduction travail.

Alors, il y a il y a plus il y a plusieurs possibilités. Alors, par exemple, on parlait des seniors à l'instant, la réforme des retraites, si on fait partir les gens à un âge plus avancé, bah forcément, on laisse des coortes supplémentaires sur le marché du travail. C'est une pression aussi sur le marché du travail, il faut qu'il parte plus tôt.

La seule politique qui a marché ces 25 dernières années, enfin ces 30 dernières années en matière de réduction du taux de chômage, c'est la réduction du temps de travail. C'est ces politiques là qui font qu'il faut réactiver. Attendez Gael Mac et ensuite vous Dominique Carla Gael Macou il a raison c'est la plein de piste.

Alors je je ne pense pas que ce soit en tout cas la seule piste. Voilà et globalement après je veux dire c'est c'est juste aussi une question de de coût c'estàdire vous ne pensez pas que c'est la seule pist mais c'est une piste. C'est une bonne piste.

En tout cas, il y a je pense que c'est vraiment sectoriel et que et que ça ne doit pas du tout être général et que ça doit passer certainement au niveau des accords d'entreprise s'il y a des questions de réduction de temps de travail. En tout cas, il y a quand même une contestation enfin, je veux dire ça reste une polémique sur le nombre d'emplois qui ont été créés par les 35 heur par exemple. Nombre d'emplois entre 100000 3500 et alors et sur le CDI jeune alors justement est-ce que vous pensez que ça c'est une piz ?

On se rappelle quand même qu'il a eu le contrat première embauche sous Dominique de Villepin qui a fait descendre massivement pile vo la même situation économique 20 ans fait descendre beaucoup de monde dans la rue à l'époque. Oui oui oui. Bon alors moi je suis globalement je trouve que c'est toujours je trouve que c'est toujours compliqué de d'avoir un espèce de sous-contrat je dirais pour les jeunes.

Voilà ça c'est c'est quand même et je et il y a quand même un problème français pour les entreprises à recruter des jeunes plus que dans d'autres pays. La demande d'avoir 5 ans de d'expérience, c'est vraiment une demande clé comme comme il y a aussi un problème en France pour garder les seniors. Donc junior et senior là des debouts et donc finalement on dit aux gens oui ben écoutez c'est bien 5 ans d'expérience et puis si vous pouviez partir à 55 ans mais en fait il faut quand même cotiser 40 ans.

Alors, vous évoquez les seiors, ça va être l'objet de notre archive puisque il gonfle les statistiques du chômage. C'est pas nouveau. Regardez ces témoignag 2003.

Depuis un an et demi, cet ingénieur de 59 ans connaît sa deuxième période de chômage. Ses diplômes et son expérience ne suffisent pas. Aujourd'hui, son âge apparaît clairement comme un handicap à l'embauche.

J'ai envoyé une candidature et mon CV qui m'a été retourné avec ma date de naissance entourée d'un coup de crayon rouge. Ça fait mal dans la mesure où on a l'impression vraiment de ne servir à plus rien parce qu'en fait c'est une façon de vous de vous rejeter. Il y a quelques mois, Hervéganjan faisait partie des deux finalistes retenus pour un emploi, mais l'entreprise lui a préféré le candidat plus jeune, moins expérimenté et surtout moins payé.

Une nouvelle désillusion. Sur les 2,8 millions de français âgés de 55 à 59 ans, seulement un sur deux à un emploi. Les autres étant soit au chômage, soit en prèrete.

Non non, c'était seulement il y a 23 ans. Oui, une cravate à sortie. Arthur Jateau, là aussi vous renvoyez la balle aux entreprises sur le sur les seniors.

Alors, on peut renvoyer la la balle aux entreprises, mais je formulerai pas les choses comme ça. Moi, je je reviendrai sur quelque chose qui me semble très clair. Aujourd'hui, il y a des gens qui travaillent et qui travaillent trop.

Il y a des gens qui sont en burnout, qui font beaucoup d'heures supplémentaires. Il y a des gens qui ne travaillent pas ou pas assez. Il faut partager le travail et le partage du travail, il sera bénéfique pour tout le monde, pour les les juniors, comme vous dites, pour les seniors aussi qui peinent à trouver un emploi.

Leur taux de chômage est relativement faible chez les seniors, mais ils ont une ceux qui sont au chômage ont une durée de de 32 he par semaine. C'est ça, ça peut être les 32 par exemple. Dominique Carlac.

Par contre pour les seniors, il y a un dispositif assez peu connu là qui date d'octobre 2025, le CDI Seior. Alors, c'est quoi ça ? Alors ça moi je ne le pratique pas parce que en toute humilité en au contraire au contraire mon assistante je l'ai recruté elle avait fait trois boulots dans sa vie elle avait 54 ans elle croyait qu'elle était fichue comme elle disait et je l'ai recruté et c'est une une collaboratrice fidèle formée avec donc ce que je veux dire par là c'est qu'en fait si on se met à échelle d'un chef d'entreprise je parle pas de la théorie économique je parle à échelle de la la décision d'un chef d'entreprise il est là pour quoi le matin il est là pour développer de l'activité Il rêve s'il pouvait avoir 10 collaborateurs de plus tous les mois, il serait content pour que ça surchauffe pas dans l'entreprise y compris pour lui.

Le problème c'est qu'on ne crée pas de l'activité comme ça en claquant des doigts. Il faut juste une conjoncture qui permet de la confiance qui permet de tout simplement prendre des commandes prendre des commandes et qui se disent "OK là il y a trop de travail donc il nous faut embaucher." Et quand c'est condition il faut le partager ce travail et faire moins de d'heures pour tout le monde pour que vous puissiez avoir plus de gens autour de vous. vous êtes pas favorable à ça.

Et ben en fait, moi je suis favorable à créer plus d'activités pour enrichir plus de gens, donc donner du travail à plus de gens. Après, est-ce que le maltusianisme a produit des effets que ce soit en matière démographique ou économique ? Je ne crois pas.

Le contrôle quoi, c'est-à-dire le contrôle des catégories qu'on a une baisse de la démographie en France. C'est ça qui va nous aider quelque part et puis la suspension de la réforme des retraites, il faut s'accrocher à ça finalement pour que on ait peut-être une baisse du chômage finalement une baisse du chômage en trompele alors sur le sur le court terme oui la suspension de la réforme des retraites bah de fait elle va quand même faire partir des gens qui devaient rester sur le marché de l'emploi sur marché du travail elle va faire partir plus tôt finalement donc là il y a un tout petit effet de court terme. Après, sur le plus long terme, oui, le fait que la démographie française, enfin le chômage en France qui a toujours été quand même, on voyait qu'on était dans les trois premiers européens, ça a toujours été le cas.

On a toujours eu plutôt un chômage élevé en France et même le chômage a baissé partout en Europe quand il a baissé en France. Donc, on n pas changé de rang. Voilà.

Mais parce que certains disent qu'on a une assurance chômage trop généreuse. Est-ce que Non, c'est surtout parce que on a une démographie qui par rapport aux autres pays était quand même plus on on a des nouveaux entrantes dans le marché du travail tous les ans parce que jusqu'ici on avait une démographie un peu plus dynamique que dans la plupart des autres pays. Donc là, c'est vrai que cette baisse de démographie que nous connaissons va aider un peu le marché de l'emploi.

D'accord. Dernière question Arthur là-dessus sur le fait que on dise qu'on est unassurance ch qu'on tr assurantiel en en France par rapport aux autres pays européens notamment l'Italie aussi qui a mis en place ce CDI. Non effectivement si si on regarde si on regarde du côté des des chiffres, on n pas une assurance chômage qui est particulièrement généreuse.

Les allocations chômage en France représentent 46 % du salaire médiance. C'est plus au Danemark, c'est plus en Espagne, c'est plus au Pays-Bas, c'est plus en Italie. Il y a il y a des choses sur lesquelles on est on on est plus euh plus peut-être plus généreuse.

Là-dessus, ça allait pas. De manière générale, c'est pas ça qui explique les les piètres performances du taux de chômage français. et pas faut pas aller voir du côté de la chemin car très rapidement vous avez eu des aides publiques quand même assez importants plus de 100 milliards on se dit ben pourquoi elles n'ont pas servi à faire de l'emploi elles ont servi à faire de l'emploi donc forcé sans ces ser politique de l'offre on aura du mal à créer des emplois artificiel très bien merci à tous les trois d'être venus débattre