Culture : les chantiers de Roselyne Bachelot ! | Ça Vous Regarde - 09/07/2020
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonsoir à tous. Très heureuse de vous retrouver. À la une de ça vous regarde ce soir Roseline Bachelot, ministre d'une culture sinistrée.
La mission qu'elle vient d'accepter s'apparente aux travaux d'Hercule. Réussir le déconfinement des musées, des festivals, des cinémas des théâtres à l'heure où la deuxième vague de coronavirus menace faire renaître un secteur qui a perdu 22 milliards d'euros. Bref, faire plier Bercy Bachelot Commando, c'est notre grand débat ce soir.
On parlera aussi des ravages du déconfinement sur la santé mentale. Voilà, des semaines que les psychiatres sonnent l'alerte. Trouble anxieux, dépression, décompensation en cascade.
Une nouvelle vague de malades déferlent dans les urgences psychiatrique, l'état des lieux. Les réponses possibles avec nos invités tout à l'heure. Enfin, dans ma journée à l'assemblée, Thomas Despré nous racontera comment un amendement voté hier soir va avoir de grandes conséquences sur notre consommation de tabac.
Voilà donc pour le programme. C'est parti. #CVR, n'oubliez pas, on y va.
Et bienvenue à vous chers téléspectateurs. Merci d'avoir choisi LCP. Il y a certaines formules que peu de politiques peuvent se permettre.
Moi ministre de la culture, j'aime bien ça. Moi ministre de la culture. [rires] Non, je suis pas mégalomane.
Elle est heureuse Rosine Bachelot et ça s'entendait ce matin sur France Inter. Malgré l'ampleur de sa tâche, peut-elle relever un monde de la culture à genoux ? On en parle ce soir avec vous, Frédéric Duma.
Bonsoir. Bonsoir. Merci d'être là.
Vous êtes député liberté et territoire des Hautes Sèes et productrice de cinéma de profession. Bonsoir Christophe Barbier. Bonsoir.
Ravi de vous accueillir. Vous êtes bien sûr éditorialiste à l'Express et à BFM TV et puis comédien. C'est aussi pour cela que vous êtes là ce soir.
Vous étiez jusqu'au 17 mars sur les planches du théâtre de poche Montparnas avec deux spectacles et puis depuis évidemment plus rien. Mais vous allez revenir avec un un ancien succès. Dites-nous en deux mots.
On fait deux choses. On fait au théâtre Montparnas la reprise du dialogue entre Léon Bloom et George Mandel, l'un de nous deux, la pièce de de Jean-Noel Jean Denet. Et puis au théâtre de poche, on va faire aussi début septembre le grand théâtre de l'épidémie parce que les épidémies dans l'histoire du théâtre, c'est très important de aujourd'hui en passant par les ou Roméo et Juliette.
Roméo et Juliette, il y a la peste pendant Romo et Juliette. On l'oublie toujours. Vous allez nous dire comment vous préparez tout cela avant de remonter sur les planches.
Bienvenue sur ce plateau François Missonnier. Bonsoir. Merci d'être là.
Vous êtes le fondateur et directeur du festival de musique Europa Vox. C'est à Clairmontferrand euh qui aurait dû avoir lieu il y a 2 semaines si je dis pas de bêtises et qui a été annulé. et vous avez aussi fondé Rock en scène.
Vous nous direz évidemment comment vous traversez cette période très difficile. Je vous donne la parole dans un instant mais si j'ai bien compris Bachelot est attendu comme le Messi. Stéphane Bowvski tout de suite.
Bonsoir mesdames, bonsoir messieurs. Bonsoir Ah bah ça rigole bien. Alors ce soir, si j'ai bien compris, bah si j'ai bien compris, il faut pas rigoler parce que il y a une terrible malédiction qui pèse sur le ministère de la culture.
Je sais pas si vous vous souvenez de la malédiction des pharaons. Vous savez, c'est c'est la légende qui dit que les premiers explorateurs qui ont pénétré dans la pyramide ont profané le sarcophage de tout enamon et que du coup dans les 18 mois qui ont suivi, ils sont tous morts. Et ben, c'est pareil au ministère de la culture.
Vous y entrez. Plein plein d'orgueil, plein de projets, plein d'illusion peut-être, enfin heureux en tout cas. et 18 mois plus tard, malédiction, vous sortez rincé, l'esquiv, battu.
D'ailleurs, je n'invente rien cette malédiction, elle existe puisque le ministre Fran Esther en parle lui-même. Sans doute, n'ai-je pas tout réussi en premier lieu de conjurer la malédiction de voir le titulaire de ce ministère changer tous les 18 mois. Mais je crois que nous pouvons être fiers du travail accompli ensemble.
Bon, alors vous y croyez-vous à la malédiction de la rue de Valois ? Si, j'y crois. Bah, évidemment, ça n'a pas encore été démontré scientifiquement.
Évidemment. Évidemment, évidemment, mais on a quand même pas mal de preuves empiriqu on constate, on voit bien regardez le quinquena Hollande je sais pas, il y avait Aurélie Philippit 18 mois, Fleur Pellerin 18 mois, Audre Azouet 18 mois. Bon pareil Françoise Nissen, voilà quand on est arrivé formidable une grande éditrice qui a monté acte sud une super breve réussite.
Regardez ce que disait le Figaro quand il est arrivé. Tout le monde de la culture l'applaudissait, on disait "Ah enfin on a trouvé notre ministre lui des loges, c'est Jean-Pierre Dumtin. Mais il y avait plus d'loges." Oui, effectivement.
Et en revanche euh bah 18 mois plus tard, vous voà malédiction euh ça c'était la plus déloge. Et malédiction 18 mois plus tard, qu'est-ce qui se passe ? Le même journal de Figaro fait le bilan et dit quoi ? 1 an et demi de raté [rires] au ministère de la culture.
Voyez, ça ne rigole pas cette malédiction. Donc donc Franck Christer a lui aussi succombé la malédiction et il ne pouvait pas, il pouvait rien [rires] faire le pauvre. n'a pas démérité pourtant parce que on disait Nissen, elle est pas du tout politique.
C'est bien beau la société civile. Rester c'est un vrai politique. Il s'est pas mal débrouillé sur les arbitrages.
Souvenez-vous un moment d'Armanin qui alors lui est redoutable, il voulait supprimer la redevance. Bon ben voilà, Franck Rester, il a résisté finalement elle a été maintenue. Canal Plus ne voulait plus financer le cinéma français.
Ils ont quitté la table de négociation. Là encore Esther est intervenu il a remis tout le monde autour de la table. Et puis euh même dans l'assurance chômage, un moment le régime des intermittents devait être examiné par les partenaires sociaux.
Voyez l'B s'inquiétait Libé s'inquiète souvent pour les intermittents, mais il s'inquiétait encore une fois. Et ben là encore Rester a a résisté, vous voyez euh pourant et pourtant elle a quand même frappé la malédiction finalement. Pour ça vous n'y croyez pas, j'arrive même pas à comprendre votre point de vue parce que devinez quand l'épidémie s'est abattue sur la France, quel est le premier ministre qui au gouvernement a chopé le Covid [rires] ?
Voisir évidemment Franck Triester 15 jours au lit 42 fièvres. Donc il a vraiment il a été secoué vraiment par la maladie. Puis alors quand il s lui il en est sorti tant mieux mais en revanche la culture elle là après avec l'épidémie elle est carrément à l'agonie quoi.
Il y a plus du spectacle on sait pas quand est-ce que ça ça va reprendre. Puis je veux dire il y a un signe qui ne trompe pas avec la malédiction. Ça, il faut savoir le regarder.
C'est quand le vieux pharaon Jacklang sort de son sarcophage voyez et là c'est jamais bon signe. Et qui commence à dire bah il faut tout changer dans la culture pour commencer le ministre. Puis les les artistes, vous les connaissez, c'est c'est des enfants hein, ils veulent des bonbons.
Puis dès qu'ils n'ont plus, ils deviennent un gras. Euh regardez, ils ont fait une tribune pour dire "Monsieur le président, on veut changer de ministre. On ne le voit pas assez.
Ils voulaient voir leur ministre, ils l'ont pas vu." Voilà, c'est donc c'est ce sont les artistes qui ont eu la peau de de Franck Rester. Bon, je pense que les artistes qui se plaigaient un peu comme d'habitude.
Non, celui qui a vraiment fait beaucoup de tort à Franck Rester, c'est le président de la République. Alors ça, oui, ça Macron il lui a fait beaucoup de tort parce que il lui a complètement sapé son autorité. Donc pouvit même les artistes pouvaient pas vraiment le respecter leur ministre.
Regardez le j'ai une petite liste de ce qui on l'a écarté du dossier de Notre Dame. Bon, c'est des canon s'enregistre. Euh pour ce qui est du président de le le président de l'opéra de Paris, on a attendu des des longtemps, c'est Macron qui l'a nommé.
Le CNC Macron Paris intervenu le palais de Tokyo encore Macron le alors vraiment le le dernier coup de pied de l'AN c'est le c'est le pu du fou de Villier qui a droit à passe droit. Franck Rester, qu'est-ce qu'il voulez qu'il dise aux artistes ? Donc je vous montre une petite séquence, je fait un discours et on voit l'attitude de Rester à côté.
Donc je parle par-dessus le président très important mais regardez bien comment se comporte Esther. On voit qu' il a pas de genre à tenir tête à Macron. Regardez, il opine du bonnet tout le temps.
Voilà geste. Oui. Allez président.
Puis puis pour faire le bon élève immédiatement il s'empare de son cieux. Il dit tiens je vais peut-être le noter ça. Allez hop [rires] et il prend des notes.
Non et à un moment on voit bien qu'il a l'attitude du bon élève et qu'il ne tiendra pas tête au président sur les dossiers qui comptent. Alors que peut-être qu'avec Rosine Bachelot, on a quelqu'un qui a un très fort caractère et qui saura peut-être tenir tête au président. On va se poser la question peut-être Christophe Barbier, c'est Macron qui a tué Risser ou c'est la malédiction des pharaons ?
Oui, c'est un peu Macron pas seulement par cette initiative à la fin où il a pris la main mais aussi parce qu'il y a pas de grand ministre de la culture sans grande vision culturelle de la part du président. On est quand même dans le pays de Louis XIV. François Mitterran, il avait une vision, ça a donné les grands travaux.
Jacquira qui c'était plus flottant mais il y avait au moins les arts premiers ça a donné le musée du Québranli. François Hollande et Nicolas Sarkozi, il y a pas de vision et donc il y a pas de grands souvenirs de grands ministres de la culture géruel Macron, il y avait le pass culture mais surtout il y avait comme candidat un goût affirmé pour la culture, la littérature, le théâtre, il allait au spectacle, il parlait philosophie. On se disait tiens enfin on va retrouver derrière ce discours culturel, cet appétit pour la culture une vision et une politique culturelle et puis ça a fait flop.
Alors sans doute a-t-il eu d'autres choses à faire avec des dossiers beaucoup plus graves, mais on attend encore pour l'instant la grande vision et la grande politique culturelle d'Emmanuel Macron. pens que Rosine Bachot peut lui apporter cette grande vision. Pourquoi l'a-t-il choisi à ce moment-là ?
Votre Pense qu'il l'a choisi pour deux raisons. D'abord pour réconforter les artistes et réparer la culture après l'épidémie. Elle a les outils techniques, elle a la maîtrise non seulement des dossiers mais aussi de toute la machine de l'État parce qu'elle a été souvent ministre.
Puis la deuxième raison, elle est politique. Elle lui apporte cette droite chirakoséguiniste puis fillonniste sur laquelle il n'avait pas encore mis la main. Et là sur ce territoire de l'électorat où déjà avec Philippe Devilier, il grignotait peut-être des bons sentiments, il va avoir avec Roseline Bachelot une rabatteuse de voix.
Tout pour éviter qu'un candidat de droite dangereux puisse surgir en 2022. Puis les artistes se planent du manque de visibilité de Rester. Là on a choisi une ministre extrêmement visible.
Elle a pas choisi ailleurs les plus les plus colorés là mais elle est vraiment très visible. Très vous dites enfin enfin quelqu'un qui a à la fois du poids politique qui connaît l'État et qui est assez charismatique populaire. On le voit encore dans les enquêtes.
C'est c'est bienvenu ce choix. Je je vais répondre à cette question mais je vais quand même aller d'abord dans le sens de Christophe Barbier. Je pense totalement ce qu'il a dit.
Moi, j'ai été député en marche hein. J'ai quitté après un an et demi, juste avant les gilets jaunes, juste entre Hul et et Colomb. Pourquoi ?
Parce qu'effectivement, il n'y avait aucune vision. Je l'ai dit à ce moment-là, j'ai dit un vide habissal en matière de politique culturelle. Après, moi aussi j'avais fait partie de ceux qui avaient cru à Françoise Nissen avec, j'allais dire le symbole éducation éducation culturelle et livre et cetera.
Pas du tout la bonne personne. Et franchement, on est arrivé en plus avec des problèmes d'exemplarité qui étaient quand même assez importants avec la réglementation du patrimoine qui était absolument pas respecté ni un conflit avec le livre et cetera. Donc donc effectivement je suis parti de politique culturelle et que la politique culturelle on va y venir se décide à l'Élysée et par Alexis Colè.
Donc je pense que c'est compliqué d'être ministre de la culture d'Emmanuel Macron. De toute façon, je pense que c'est un choix plutôt politique. Exactement.
C'est un choix d'un électorat. C'est un choix de la popularité aussi parce que c'est quelqu'un de populaire que que les marches de manœuvre n'existent absolument pas. Rudo c'est le secrétaire général de l'Élysée qui décide de tous les arbitres tous les spécialement de la culture il a une passion culture audiovisuel il a la main sur l'uovisuel moi c'était quand même mes sujets donc sur l'audiovisuel par exemple je devais avoir une mission avec l'accord il y avait l'accord du président il y avait l'accord de du premier ministre il y avait l'accord et effectivement ça a bloqué ça a été bloqué par Alexis Coler qui m'a expliqué que effectivement il pensait qu'il fallait d'abord qu'il dise ce qu'il fallait faire et ensuite on verrait dire par exemple Ros ve un secrétaire d'état ou plusieurs par exemple à l'audiovisuel, vous pensez que ça se décidera forcément si Alex.
Alors moi je j'ai une théorie sur ce secrétaire d'état à l'audiovisuel. D'abord pour vous dire que par exemple, c'est un exemple très précis quand Françoise Nissen fait son sa conférence de presse sur l'audiovisuel public le 5 juin 2018, on est avec le premier ministre, on est censé annoncer pas grand-chose, plutôt une concertation sur les offres. un coup de téléphone du secrétaire général Alexis Coler pendant qu'on est en petit-déjeuner, on n'est pas au courant et qui demande que qui coup de fil à Edward Philippe et à la et à la ministre de la culture et qui dit c'est pas très moderne notre truc qui confond d'abord les enfants et les jeunes et qui demande la bascule de France 4 sur sur le numé tout numérique ça a été décidé comme ça.
On est sorti, on a appris ça, une décision de dernière minute sans discussion et France 4 est supprimé de cette manière là. Voyez, on va voir ce qui va atterrir finalement puisque les choses ont un peu bougé avec la cristan. Oui.
Oui, bien sûr. Mais ce que je veux dire, c'est la décision est prise de cette manière-là et on doit tous l'accepter alors qu'on est censé ouvrir une concertation sur les offres. Alors si ça se passe comme ça, Rosine Bachelot, vous pensez qu'elle va faire sa place et donc et donc secr alors je reviens sur le secrétariat d'État et après le secrétariat d'État normalement il va y en avoir un.
Vous avez raison. Mais non pas parce que il y a comme vous l'avez vu, il y en a jamais eu et la ministre ou le ministre est ministre de la culture. On dit pas audiovisuel au communication parce que je pense qu'effectivement c'est traité ailleurs par le secrétaire général.
Pourquoi il va y en avoir un aujourd'hui ? Pas parce qu'on voulait qu'il y en ait un mais parce que il y a un une forme de conflit d'intérêt parce que la ministre ne peut pas vraiment s'occuper d'audiovisuel puisque elle a été chroniqueuse sur LCI et que et qu' peut y avoir un sujet. Et donc effectivement, le sujet d'un secrétariat d'État va se poser pour ces raisons-là.
Mais sinon, c'est pas quelque chose qui était voulu. Donc pour revenir à Rosine Bachelot, moi je pense que alors là je j'allais dire je lui je la soutiens parce que je pense qu'effectivement la culture est sinistrée, on a absolument pas besoin en tout cas moi aujourd'hui j'ai pas du tout envie de dire des choses polémiques désagréables par rapport à ce quand on regarde les professionnels de la culture pour l'instant ça n'est que des éloges he c'est tout le monde salue son son arrivée pour le moment est-ce que c'est c'est ce que vous vous pensez si je regarde par exemple on peut prendre Olivier P directeur du festival DAV, c'est une lionne, une battante, une femme de conviction qui connaît la technocratie dure. Il va falloir se battre avec les technocrates de Bercy qui ne sont pas passionné par l'art.
Vous êtes sur cette ligne là aussi vivement qu'elle se mette au travail. Moi, il serait difficile de doucher alors l'enthousiasme, le mot est peut-être un peu fort, mais la confiance qu'en tant qu'entrepreneur, je je place en elle aujourd'hui parce que ça serait terrible de débuter le chantier avec le voilà le le travail qui est en face de nous qui est absolument colossal et sur lequel elle ni personne autour d'elle n'a le droit d'échouer. Donc après, oui, c'est juste pour nous euh entrepreneurs particulièrement du spectacle privé euh dans la musique euh on a des des relations qui euh qui ont souvent été lointaines avec euh avec le ministère de la culture.
On a toujours l'espoir que ça change. Vous avez une mélomane hein, Rud Vallois, une lyricomane qui adore la musique baroque, la musique lyrique, l'opéra. Voilà.
Et j'espère qu'elle est parfois un peu de rock voir du rap dans dans dans son environnement. Non non, c'est l'histoire des esthétiques, c'est aussi c'est aussi un vrai sujet. Mais après, ce qu'on peut dire effectivement, c'est que ça fait 20 ans que je produis des des festivals de des festivals de rock.
J'ai vu passer une dizaine de ministres de la culture et donc c'est assez compliqué de faire du travail de fond quand on part de si loin, c'est-à-dire des esthétiques dans dans dont je m'occupe quand le turnover est aussi est aussi rapide. Mais là le en fait on on n pas le choix. Voilà, il fout est-ce que les ça se joue pas aussi avec je pense se reconcne avec les régions avec euh que plutôt que de passer forcément par le ministère, est-ce qu'on peut pas s'entendre avec une région et monter un bon festival sans sans sans avoir à compter sur ce qui se passe à Paris ?
C'est c'est ce qu'on fait mais un peu par la un peu par la force des choses et puis on on s'en sort à peu près bien. Moi j'ai toujours quand même un peu un questionnement, ça me rend perplexe le fait que en 2020, il y ait encore toujours des espèces une espèce d'inéquité complètement profonde et structurelle des esthétiques artistiques en France. Voilà, c'est-à-dire que à aujourd'hui suffit d'ailleurs, ça sera assez intéressant de de voir un peu comment le le l'argent du ministère de la culture et ses efforts sont répartis en en fonction des esthétiques.
Exemple, par exemple, pour l'é l'opéra de Paris, il y a une subvention qui est de l'ordre de 100 millions d'euros pour l'opéra de Paris. Ça me paraît énorme. Par dévore une bonne partie du monsieur, c'est un c'est important.
Et après quand ça manque un peu d'équité, c'est ça ? Là, je voilà, moi c'est c'est plutôt la logique la logique d'équité qui qui m'intéresse. Alors, je voudrais qu'on on rentre dans le dur et notamment dans les chantiers qui qui attendent Rosite Bachelot.
D'abord, on va parler du déconfinement puisque les lieux culturels ont commencé à rouvrir pas tous mais des cinémas, des théâtres, certains concerts, pas tous. On va y venir. On est allé voir Jean-Marc Dumont.
Jean-Marc Dumont théâtre point virgule qui a rouvert lui à Paris et c'est Clément Mic et Nathalie Guilloire qui l'ont rencontrer. On attend beaucoup toujours d'un nouveau ministre mais je pense que j'attends de Rosine Bachelot de l'impulsion, de l'envie et ensuite je sais qu'elle a l'expérience, qu'elle a l'autorité, qu'elle a le franc parler et qu'elle a une forme de grande liberté. Et je pense que ça va être utile pour aller peser dans des arbitrages pour que notre secteur ne soit pas oublié.
J'ai envie d'une ministre forte qui porte ce discours et qui à nos côtés donne des inconscies. Ce qui change d'abord, c'est la joie qu'on éprouve parce que ça fait longtemps qu'on est frustré de pas pouvoir jouer. Donc c'est une c'est une renaissance pour nous et c'est un moment très important.
Ensuite, ce qui compte de bien accueillir le public, donc le public soit rassuré en terme sanitaire et donc qu'on respecte les règles qui ont été mises en place pour que les gens viennent assister à un spectacle en étant libéré et en ayant envie de profiter du spectacle sans se poser des questions sanitaires. Notre vie, c'est d'être sur scène, qu'on soit producteur, qu'on soit artiste. Donc c'était une immense frustration.
L'ouverture du point virgule, ça s'inscrit là-dedans. Il faut qu'on réamorce, il faut qu'on impulse et il faut qu'on continue à vivre et qu'on recommence à vivre. Les difficultés, c'est qu'il faut redonner le goût au public de venir.
Donc à nous d'être inventif, à nous d'être créatif, à nous de créer des urgences. Les théâtres, ils ne se sont jamais arrêtés, sauf pendant cette épidémie. Faut renouer avec la vie.
Christophe Barbier renoué avec la vie quand on une deuxième vague menace. On sent que les Français sont encore très réticents à vraiment retrouver les lieux de de culture qui qui leur sont chers. Vous au théâtre, vous y êtes retourné depuis ?
Vous vous voyez si le public est au rendez-vous ou pas ? Vraiment ? Pas encore retourné comme spectateur.
On voit qu'en effet c'est difficile. C'est difficile. On pensait qu'il y aurait peut-être une orgie de spectacle de la part des gens qui ont été frustrés pendant plusieurs mois.
Mais il y a cette peur de de l'épidémie de la vague 2. Il y a aussi autre autre chose, c'est que tout simplement les spectacles qui ont été arrêtés bah n'ont pas tous repris. vrogam à la saison parce que rien n pu être répété.
L'annulation de la plupart des festivals don Avignon a complètement perturbé le cycle de production, programmation, diffusion, tournée. Donc faut un peu recaler tout ça. Ce qu'il faut espérer, c'est que dans le les protocoles sanitaires qui seront rendus publics ces prochains jours, on autorise la jauge complète.
S'il faut commencer à mettre des rangs libres, des sièges libres, ça va être une catastrophe. On peut imposer le port du masque aux spectateurs pour des spectacles courts, c'est supportable. On le voit d'ailleurs quand les gens prennent le train ou l'avion avec le masque, mais il ne faut pas créer cette distanciation.
Ça tue l'esprit du public et ça empêche tout. C'est vrai que c'est il y a des incompréhension. On laisse le métro évidemment ouvert à tout le monde, mais il est souvent totalement plein.
Euh et pas les salles de cinéma avec ses contraintes sanitaires, ni les concerts, ni le théâtre. Ça ça vous semble incompréhensible ? Bah, disons que en tout cas euh beaucoup de Français ne comprennent pas et euh de toute façon ces injonctions contradictoires, elles sont là depuis euh depuis plusieurs mois et et les et et effectivement, on a du mal à comprendre.
Alors en plus quand aujourd'hui on nous annonce depuis ce matin attention seconde vague et cetera, moi je pense que on ne va pas déconfiner et lever lever les mesures sanitaires avant longtemps. En tout cas je pense que tout le monde doit s'attendre à ce que ça dure et pour un mot sur le cinéma sur sur la manière dont ça se passe parce que j'ai l'impression que c'est un peu mieux qu'au théâtre quand même les premiers retours. Oui, c'est un peu mieux mais bon, on a un problème avec le cinéma, c'est c'est qu'il y a pas de film mais au-delà de et en plus on est dans une période où naturellement même sans la crise, c'était pas le mois de juillet qui était le mois qui était le mois évidemment de de sortie des films.
Mais moi, je voulais quand même dire quelque chose parce que on a parlé tout à l'heure de Rosine Blashlot en tant que personne. Je pense que euh là, il y a une marche qui est en train d'être loupée euh au-delà d'elle et de sa personne qui est en train d'être loupée par le gouvernement dont évidemment on parle pas puisque on est on parle aujourd'hui du déconfinement. Mais euh les problèmes dans la culture et les problèmes dans le cinéma et et dans le spectacle, c'est pas maintenant la vague, c'est pas là.
L'impact et le choc, ça va être effectivement dans les mois qui viennent. Et aujourd'hui, je dis ça parce qu'on est en train de de discuter, de finir là, on nous a imposé de le faire avant 20h et c'est d'ailleurs les les les amendements concernant la culture qui sont en train de se faire sabrer là pendant qu'on est ici parce que on nous demande de les défendre, on nous demande de les défendre en vitesse parce qu'il faut finir avant 20h. Euh en fait, c'est un projet de de loi de finances rectificative avec des mesures d'urgence.
Euh on est en train de parler de mesure d'urgence quand d'autres pays euh comme l'Allemagne a déjà proposé son plan de relance nationale qui vient d'être accepté hier par la Commission européenne, les Italiens les Italiens dont on se moque les Italiens dont on se moque de temps en temps, ils ont déjà fait leur plan de relance nationale et présenté et nous on est encore dans les plans dans les plans de mesure d'urgence. Pourquoi je dis ça ? parce qu'on a à plusieurs députés transpartisans y compris des députés en marche.
Je dis ça parce que contre la vie du gouvernement transpartisant déposé des amendements de relance notamment dans le cinéma par exemple et aussi dans le dans le spectacle vivant et les concerts. Tous ont été rejetés par le gouvernement en disant la c'est à l'automne mais c'est c'est c'est gravissime parce que on est devant devant la vague. Si on ne donne pas aujourd'hui les moyens, j'allais dire aux employeurs, aux producteurs, à ceux qui donnent de l'emploi et qui fait qui font la meilleure manière de répondre à l'urgence, c'est l' je veux dire à la au problème, c'est l'activité.
C'est pas de prendre des mesures d'urgence. Alors François Missoner, je vais vous donner la parole tout de suite parce que vous allez nous dire ce que vous attendez et si vous êtes d'accord avec Frédéric Duma. Et je vais tout de suite on va faire un point sur l'impact de cette crise économique sur les secteurs de la culture avec vous Raphaël Legend.
Bonsoir journaliste économique à l'opinion et chroniqueur dans cette émission. Où on en est au à ce moment en ce moment là maintenant, est-ce qu'on peut mesurer l'ampleur des dégâts ? Oui.
Alors, il y a une étude qui vient d'être menée effectivement par le ministère de la culture. Alors, d'abord, il faut expliquer que le secteur de la culture est un secteur important pour l'économie française. C'est près de 100 milliards d'euros de production marchande et 47 milliards d'euros de valeur ajoutée, hein.
C'est plus de 2 % du PIB de la création de richesse nationale en France. C'est un secteur qui est également extrêmement pourvoyeur d'emploi. Près de 80000 entreprises dans le euh milieu de la culture et 635700 euh personnes qui travaill est-ce que ça Olivier réput fois plus que l'automobile effectivement.
Et donc la crise effectivement est venue balayer tout ça de manière assez violente. Cette étude qui a été commandée par le ministère de la culture estime que le chiffre d'affaires global du secteur de la culture devrait baisser en moyenne de près de 25 %. 1/4 du chiffre d'affaires sabré.
Mais vous avez des secteurs qui vont beaucoup plus souffrir euh que cette moyenne. Les plus touchés, c'est le spectacle vivant bien sûr, - 72 % du chiffre d'affaires, le patrimoine - 36 %, les arts visuels - 31 %, l'architecture - 28 %. La crise est extrêmement violente euh pour tous ces secteurs.
Il y en a d'autres qui tirent leur épingle du jeu, les jeux vidéos par exemple ou les plateformes numériques. Plutôt bien soris. Est-ce que vous pensez que ça peut repartir en V ou pas ?
Alors en va pas tout de suite puisque on voit qu'effectivement dans les salles de spectacle tout le monde n'est pas revenu encore. Il y a toujours une crainte. La croissance repart de manière générale plutôt bien.
Les surprises sont plutôt bonnes. Mais on ne rattrapera pas le niveau de croissance qu'on avait pu connaître en vent. Ce sera pas un V, ce sera plutôt une racine carrée.
On va rebondir mais moins vite et la pente sera et la culture est souvent une variable d'ajustement dans le portefeuille des des Français. François Miss quand vous entendez ce tableau là, cet état des lieux, vous vous dites quoi ? Il y a il y a moyen au fond d'obtenir encore quelque chose ou on va souffrir et pour longtemps ?
Non, non, mais alors c'est une nécessité d'obtenir encore quelque chose mais mais il va falloir effectivement s'en s'en s'en donner les moyens. Va falloir instaurer un dialogue qui existe pas non plus forcément de manière complètement complètement optimale. Aujourd'hui, on parlait des règles sur le déconfinement.
Aujourd'hui, les règles qui sont imposées au aux salles de aux salles de concert, elles sont complètement irréalistes. Voilà, c'est euh une personne 4 m² euh contre dans dans les conditions habituelles trois personnes par mètre carré, c'est une jauge divisée par 12. Donc on est euh à la fois sur le vécu du spectacle dans des choses qui ont rien à voir avec ce qu'onellement et économiquement c'est c'est absolument pas c'est absolument pas faisable.
Et euh et et là sur la sur la relance, ben déjà, il va falloir qu'on parle euh maintenant sérieusement de quel protocole sanitaire on met en place en responsabilité avec les professionnels, en écoutant les professionnels, en discutant avec les professionnels dès la rentrée, compris quand on on parle de vague 2 comme on dit du coronavirus, ça semble un peu compliqué hein de de réfléchir à ça ça quand cette actualité vient percuter. Il faut pas infantiliser les les professionnels. C'est-à-dire que on on nous sommes des nous sommes des professionnels, on accueille du public.
Le premier souci que nous avons quand on organise des festivals, des concerts, c'est la sécurité du public. Donc on ne fera pas n'importe quoi. Les professionnels ne demandent pas à ce qu'on fasse n'importe quoi, mais qu'on fasse les choses.
Les choses peuvent être assouplies aujourd'hui parce qu'il y a pas de cohérence dans les différentes mesures qui sont sur bah sur le plan sectoriel. Absolument. Vous personnellement, vous avez vous avez un manque à gagner de combien ?
Vous avez perdu combien avec l'annulation ? Nous l'annulation du festival Europa Vox, c'est 25 % du budget qui est 2 millions d'euros qui qui était déjà engagé. Donc c'est un peu plus de 500000 € qui avait de pertes engagé irrécupérable parce que bien irrécupérable parce qu'il y a eu des aides, il y a des aides de l'État.
Il y a il y a 5 milliards qui ont été mis sur la table. Vous qu'est-ce que vous avez perçu comme aide ? Il y a du chômage partiel qui a de l'État c'est 50 millions aujourd'hui voilà d'euros. euh le chômage partiel donc pour pour une partie, l'issue à aujourd'hui pour euh euh pour les les projets comme le mien et et il y avait une remarque sur le le soutien des collectivités locales tout à l'heure, c'est le maintien des subventions.
Donc là, il y a eu un premier mouvement euh de la part des collectivités ville région qui a été plutôt dans la solidarité. Euh il faut pas que ça s'arrête. Donc il faut qu'il y ait un maintien à l'identique des subventions.
Ça sera la seule façon pour les structures comme les miennes de pas de pas et pour vous il y aura de la perte sèche, c'est sûr. Ah moi, il y aura de la perte sèche, c'est sûr et certain. Mais il faut quand même préciser que 5 milliards, on passe très rapidement comme ça, 5 milliards, c'est une somme colossale.
Il y a quand même un véritable effort budgétaire compter la prolongation du statut des intermittents pour une année. Frédéric Dum. Oui, mais justement ces milliards dont on parle, c'est savoir est-ce que ils sont bien utilisés pour au bon endroit.
Là, je dis juste qu'on est en train de colmater au lieu de relancer. Et le vrai problème qu'on va avoir euh donc c'est bien de colmater mais par exemple on dit c'est pratiquement un milliard pour les intermittents. C'est très bien mais ce qui serait encore mieux c'est qu'il puisse travailler.
Donc en gros, c'est de c'est l'activité qui permet de et un intermittent par essence. En plus évidemment tout le monde tombe sur les intermittents en disant ils ont plein d'argent parce qu'on leur propose d'être payés à ne pas travailler mais ce qu'ils veulent eux c'est travailler donc c'est relancer l'activité. Et c'est ce que je voulais dire de vraiment important c'est que aujourd'hui il y a un problème de jauge dans les salles de spectacle, dans les salles de cinéma et autres et dans les et dans les concerts.
Donc il y a déjà un problème d'amortissement des coûts. Euh mais en gros ce qu'on oublie c'est que dans quelques mois il n'y aura plus les d'offres. C'est-à-dire que même si, imaginons que dans quelques mois tout redevient, qu'on peut revenir dans les salles, mais s'il y a plus les films, alors on a euh hier, moi je j'avais un dîner justement coprésident dîner sur le sujet de l'audiovisuel, il y avait tous les acteurs du secteur mais même de Canal Plus à Orange à OCS en parlant de chaîn télé et à un moment donné, il y aura il y aura pas les films.
Alors Netflix qui était là, Netflix, ils ont dit ils ont repris tous les tournages et eux ça va y aller à fond. Mais il y aura pour comprendre en gros les blockbusters américains ont décidé de faire des sorties euh coordonnées mondiales et retiennent pour l'instant leur leur distribution. C'est ça ce qui explique qu'il y a pas de nouveau.
Non non non non. Je vous parle alors il y a deux choses. Il y a deux choses.
Il y a deux choses. Là je vous parle évidemment de la production française parce que je veux dire c'est l'emploi de la production américaine c'est tant mieux pour eux mais et tant mieux pour le spectacle. par d'une pénurie d'offre en mais de parce que les films si vous tournez si vous pouvez pas tourner les films et si et si et si les financeurs ne sont pas soutenus, c'est-à-dire le producteur, l'employeur, celui parce que aujourd'hui on ne lui permet, je vous donne un exemple, crédit d'impôts, on a déposé tout à l'heure un crédit d'impôt qui s'est fait rejeter, il y a un crédit d'impôt cinéma euh qui est dû en fonction des dépenses qu'on fait en France.
Euh évidemment, comme il y a pas eu de tournage euh évidemment le crédit d'impôt euh ne pas n'est pas perçu. Donc ce qui ce qu'on a proposé, on a dit puisque il n'a pas été perçu à enveloppe constante, puisqu'il aurait dû être perçu, est-ce que vous pouvez augmenter le plafond euh c'est-à-dire le le montant par film pour pouvoir relancer pour que le producteur puisse relancer parce que il est ravi d'avoir fond de garantie pour le pour le tournage, mais il préfère ne pas l'utiliser parce que fond de garantie, ça veut dire que il a dû interrompre son tournage. Donc c'est pas c'est pas ce qu'il souhaite.
Si on interrompt le tournage, il y a pas de film. Donc on leur dit de redonner un peu d'argent au producteur pour qu'il puisse produire. pour que dans un an quand son film sortira parce que s'il y a plus de films à sortir et ben on aura les blockers américains qui eux vont d'ailleurs euh a priori beaucoup d'Américains vont venir tourner pour les prochains plutôt en Europe ils disent dans les pays euh safe puisqu'il y a eu moins de crise sanitaires en Roumanie et autres.
Donc vous moi je vous parle de la production future. Les blockbusters américains qui sont tournés vont tous arriver en automne. Donc ce que vous nous dites en gren encombrement dans les place pour le film français.
Si on prend pas les bonnes décisions, il va y avoir beaucoup de morts sur la route de la culture. Est-ce qu'on peut essayer de comprendre de quoi l'avenir sera fait ? Est-ce que vous Il y a des scénarios qui se dessinent ?
Il y a une bulle d'inactivité, il y a une bulle aussi de rupture de créativité. Si le marché repart, il repartira avec les plus puissants en positions de force. Et en effet, pour le cinéma, les blockbusters américains, plusieurs très grosses affiches se sont déplacées à l'automne.
Donc ça risque d'achever, d'étouffer les petites créations en terme de puissance économique que sont les créations françaises alors qu'elles sont très puissantes en inventivité, en créativité artistique. C'est ça l'enjeu et ça c'est une des tâches pour Roseline Bachelot, c'est faire en sorte que on écarte peut-être les la mâchoires de cet étau pour que non seulement financièrement, économiquement mais artistiquement, esthétiquement, il y ait de nouveau une place à missionner et les deux sont liés en complément des des chiffres que vous citiziez tout à l'heure sur le spectacle vivant privé, c'est 2 milliards4 donc de de pertes et 51 % des entreprises qui sont menacées de faillite très directement parce qu'on est sur un sur un tissu qui n'est pas subventionné qui dépend de la billetterie qui s'est arrêté qui n'est pas encore reparti et avec des des TPE PME qui maillent le territoire qui font vivre aussi beaucoup de gens mais qui sont extrêmement fragiles puisque le taux de marge est proche de zéro voire légèrement les légèrement ça veut dire que les artistes vont devoir être moins payés ils vont devoir revoir un peu à la baisse leurs prétention je parle des plus je parle des plus des plus célèbres c'est déjà le cas dans les théâtres et pas que pour les plus célèbres c'est sûr que toutes les économies se réduisent on réduit le nombre d'acteurs sur sur scène. qu'on choisit des pièces à petite distribution et il y a une pression sur les cachelancer cette machine.
C'est l'ensemble de l'économie qui s'est contractée. C'est-à-dire que là, on parle de la culture. Ce que vous dites là sur la culture est vrai sur l'ensemble des secteurs de l'économie.
Il faut s'attendre à la rentrée à des vagues de licenciement euh très importantes. On estime que 10000 entreprises supplémentaires devrait euh faire défaut à la rentrée. Euh donc c'est quelque chose qu'on a sur l'ensemble de l'économie et la culture qui par essence est un secteur déjà beaucoup beaucoup aidé et dont la rentabilité n'est effectivement pas toujours très forte sera forcément forcément impacté par cette crise.
La clé la clé de la relance ce sera très certainement de détendre ces contraintes de barrières sanitaires qui empêchent aujourd'hui les consommateurs, les téléspectateurs et le alors il y a les barrières sanitaires évidemment elles sont centrales mais et le tout numérique au fond numériser totalement le monde de la culture. Est-ce qu'ils sont pas là les les gisements d'emploi ? Je vous pose la question.
Non mais en fait moi c'est une des raisons pour lesquelles d'ailleurs j'ai quitté le groupe en marche et je me suis opposé à ce gouvernement quoi qui est passé. qui était le tout numérique. Je veux dire, il faut absolument que on garde les deux piliers.
C'est-à-dire que moi, j'appelle alors à chaque fois je prends comme exemple par exemple Canal Plus et et le Cler, il faut du linéaire euh qui qui est un peu le le la le le la vitrine et la promotion et cetera et après on va effectivement dans le magasin. Mais il y a en plus les fractures. Comment on peut aujourd'hui proposer du tout numérique alors qu'on sait qu'il y a des fractures territoriales, qu' a des fractures numériques évidemment, mais qu'il y a des fractures d'usage.
Donc je veux dire, il faut absolument marcher sur les sur les deux piliers. Et je voulais juste redire est-ce que numérique tu pas une réponse à la fracture territoriale justement à ces territoires isolés du spectacle peut faire encore culture. L'échec du pass culture c'est exactement ça.
C'est un pass numérique. Comment voulez-vous qu'il fonctionne ? Il peut pas fonctionner puisque les dans les territoires dans lequel il est censé apporter quelque chose puisque si le pass culture ne renouvelle pas les publics c'est pas la peine hein.
Et bien c'est des territoires où il y a pas de de de d'accès numérique, il y a des zones blanches et en plus il y a pas d'offre. Donc le numérique dans un endroit où il y a une zone blanche euh où il y a pas de débit euh c'est la ça aggrave la fracture ça la fracture culturelle et je voudrais qu'on termine sur un un symbole le 1 % vous savez culture du budget. On n'y est même pas encore aujourd'hui.
Alors ça suffira pas peut-être pas à résorber cette crise dans dans les secteurs de la culture mais vous demandez vous François Miton que ce budget culture vraiment augmente. On sait que le budget justice va augmenter et que et que les on est en pleine phase de discussion budgétaire à la rentrée. Ce serait déjà un gros geste ?
Ben, ça serait euh un un geste absolument indispensable euh euh à l'époque actuelle et à nouveau avec une vraie réflexion ce que ce que ce qu'on demande sur la manière derrière don les dont les sommes sont réparties et donc de l'équité secteur public, secteur privé, diversité, transparence sur le fléchage et les esthétiques. Le 1 % c'était c'est une promesse he on n'y est pas encore aujourd'hui 1 % du budget d'état pour la culture. Faut s'arracher à ce symbole parce queon peut l'atteindre très facilement en faisant rentrer dedans des budgets périphériques. vu ça dégage de la valeur et en effet il faut mettre à plat la distribution de cet argent c'estàdire politique de subvention c'est ça souvent qui est faussé par un un saupoudrage ou par des inéquités merci beaucoup merci infiniment d'être venu débattre de la culture que nous aimons beaucoup ici à LCP on va s'intéresser à présent à un autre sujet dont on parle pe trop peu d'ailleurs, l'impact de la crise sanitaire sur la santé mentale.
Cela fait plusieurs semaines que les psychiatres alertent sur les conséquences du confinement. La consommation de psychotropes a explosé. Alors avant d'en parler avec nos invité, on va regarder ce témoignage.
Rabik et Maité Frémon ont rencontré une aide de soignante dans une épade qui a fini par craquer. 2 mois que la crise est passée, 2 mois que Charlotte 56 ans peine à se relever. Le Covid dit-elle est venue briser 20 ans de carrière d'aide médico-psychologique.
Elle travaille en ÉPAD et n'avait jamais rien vécu de tel. En l'espace de quelques semaines, elle a accompagné jusqu'à leur décès une trentaine de résidents malades du Covid. Vous savez, quand vous êtes en fin de vie, souvent les familles ont le droit de venir vous accompagner.
Ils sont à vos côtés, ils vous tiennent la main, ils vous rassurent, ils essayent de vous accompagner au mieux. Et là, c'était le on faisait un peu notre rôle de soignant évidemment, mais on ne pouvait pas faire venir les familles. Donc c'était très difficile lorsque les résidents disaient "Je veux voir ma fille" et ils étaient seuls.
En pleine crise, elle alerte sa direction du manque de moyens. Sans réponse, elle contacte l'ARS, une démarche qui, selon elle, lui a valu une mise à l'éloignement. C'est totalement anormal qu'on qu'on puisse nous pousser à aller loinement parce qu'on a lancé une alerte pour faire un appel au secours tout simplement pour nous donner du matériel, pour nous donner des pour nous donner plus de courage pour continuer à combattre le Covid.
Depuis, Charlotte lutte contre la dépression. Elle est suivie par un psychologue. Je prends des médicaments la journée pour oublier que j'existe ou que pour essayer d'oublier ce qu'on m'a fait en durer et je dors plus de la nuit.
Je suis au bord de faire une bêtise. Je suis très mal. Tous ceux que j'ai soigné sont tous morts.
Donc tous les jours, les familles m'appellent même encore les familles m'appellent. Donc je les je je j'essaie de les aider au mieux mais bon je suis déjà pas bien moi-même. Comment voulez-vous que je réconforte les autres ?
Et après on dit que je suis de médicopsychologique. Ben là franchement c'est difficile d'avoir cette appellation là. Donc tout ce que j'ai vu le c'est un traumatisme tellement puissant plus une direction qui s'est complètement détaché de tout ça qui n'a même pas pris conscience du mal qu'on endurait.
Je suis écœuré de mon travail et je suis surtout très perturbé, très inquiète de mon avenir. Je me demande ce que je vais devenir et si si je vais m'en relever. Voilà, c'est un sujet qui a été réalisé grâce à l'aide de l'association SPS, soin au professionnels de santé qui dispose d'un numéro vert que je vous donne immédiatement, le 0805 236.
C'est un appel gratuit et c'est un appel 24h sur 24 possible. Bonsoir Adeline Azan. Bonsoir.
Merci d'être avec nous. Vous êtes la contrôleur générale des lieux privatifs de liberté de privation de liberté. En général, on pense à la prison mais il n'y a pas que la prison.
Il y a aussi les hôpitaux psychiatriques. Vous allez nous en parler puisque vous faites des visites inopinées, des visites surprises euh dans ces lieux-là et vous allez nous expliquer ce que vous avez euh découvert. Bienvenue à vous Marion Lebyer.
Ravi de vous accueillir à nouveau sur ce plateau. Vous êtes psychiatre, directrice des départements universitaires de psychiatrie de l'hôpital Henry Montor à Créteille. En 2018, vous tiriez déjà la sonnette d'alarme sur la psychiatrie à l'hôpital.
Psychiatrie état d'urgence, c'était chez Fillard. Et par Skype en duplexe nous attend Martine Voner. Bonsoir.
Vous êtes député écologie, démocratie, solidarité du Barin. C'est une région qui a évidemment été terriblement touchée par le Covid et vous êtes psychiatre. D'ailleurs, toujours en exercice.
Je vais d'abord commencer avec vous Marion Lebyer parce qu'on aimerait comprendre au fond ce à quoi vous faites face. Vous parlez d'une nouvelle vague, une vague de nouveaux patients qui déferent dans les services psychiatriques. De quoi souffre-il ?
Est-ce que ce sont de des patients qui ne fréquentaient pas les hôpitaux psychiatriques par le passé ou les services psychiatriques ? De quoi souffre-il ? De quel troubles souffre-il particulièrement dans cette période ?
Alors, c'est une très bonne question parce que c'est clair que l'après Covid, si on y est en ce moment, il sera psychiatrique et que c'est devant nous. Donc pendant la la pandémie, on sait que nos patients, certains d'entre eux, ont été en rupture de soins et donc rechutent et donc arrivent à l'hôpital. Mais ce qui est le aussi extrêmement clair, c'est qu'il y a toute une proche de la population qui n'a jamais été malade et qui arrive à l'hôpital pour plusieurs raisons.
La première, c'est que [rires] la population générale a été exposée à toute une série de facteurs stressants d'isolement social, d'augmentation d'addiction, de toute une série de difficultés, en particulier les soignants, vous en parlez à l'instant, qui ont vécu des choses extrêmement difficiles, pas que dans les Épades, dans les Épades mais aussi parler des soignants euh mais aussi des femmes qui se sont exprimées en disant qu'elles étaient très en souffrance et puis des populations précaires qui sont particulièrement vulnérables et qui sont particulièrement vulné souffert de l'enfermement ou de l'éloignement dû à l'enfermement de de proche ou du déconfinement, c'est-à-dire du moment où on vous dit vous pouvez ressortir. Ils ont souffert de toute une série de facteurs qui sont l'isolement social, qui sont le stress lié à l'inconnu, le deuil dans certains cas, le fait que leurs proches ont été hospitalisés, quelquefois des violences dont on a aussi entendu parler. Donc ils ont développé un certain nombre de pathologies psychiatriques, lesqu surtout des troubles de l'humeur et surtout des troubles anxieux.
Donc on sait qu'il y a une augmentation dans les pays voisins qui ont commencé à faire des études statistiques à peu près 30 % de nouveaux cas et nous on a la fondation fondamentale créer une plateforme qui s'appelait Covid écoute qui a fonctionné entre la mi-avril et la mi-mai et on a constaté que parmi les patients ou les personnes qui appelaient qui avaient vraiment des pathologies dépressives et anxieuses, il y avait près de 70 % de nouveaux consultants, c'est de personnes qui n'avaient jamais été malades auparavant. Donc ça c'est une première population laquelle il faut qu'on on veille et qu'on soit particulièrement vigilant. Et devant nous se profile aussi probablement des conséquences liées aux conséquences économiques qui vont arriver probablement le chômage, les difficultés financières qui vont aussi faire le lit de la dépression.
Et il y a un autre phénomène auquel il faut être très vigilant, c'est les personnes qui ont été infectées par le Covid qui ont des séquelles inflammatoires de de la l'infection. Et ces séquelles inflammatoires, on sait qu'elles font le lit de la dépression. C'est une caractérisation biologique parfaitement connue.
Ça ne parte jamais les les la maladie. Non non, c'est vraiment c'est vraiment la partie biologique, c'est une maladie comme les autres, la dépression et donc euh on sait aujourd'hui très bien qu'il y a il y a des conséquences immunologique des maladies psychiatriques. C'est c'est tout le champ de l'immunopsychiatrie.
Et donc ça c'est ça a déjà été décrit dans les précédentes pandémies, le SARS par exemple où on a une augmentation de 30 % là aussi de de troubles de l'humeur sévère marqué par la persistance de ces quel inflammatoire. Donc pour toutes ces raisons là, il faut être extrêmement vigilant et savoir reconnaître chez un patient qui a eu le Covid qui reste fatigué, il faut être capable de dépister s'ils ont d'autres signes que la fatigue persistante qui doivent faire dépister, diagnostiquer et traiter un épisode dépressif. Et face à ces nouveaux malades que vous avez vu arriver dans vos services, est-ce que l'hôpital était prêt ?
Est-ce que l'hôpital a tenu ? psychiatrique. J'entends hein.
Alors l'hôpital, je sais pas, je voulais, on l'a déjà dit à plusieurs reprises. L'hôpital psychiatrique, il y a sûrement Amazon qui le redira tout à l'heure, qui est en crise depuis longtemps, qui est en difficulté et bien sûr quand il y a une crise comme ça, la difficulté les difficultés augmentent encore plus. Ce qu'on peut dire de façon très claire, c'est que pendant la pandémie, on a tenu, on a rappelé toutes les files actives de patients, les CMP ont travaillé énormément, on a développé des innovations.
Ça a été aussi quelque chose de positif finalement cette crise parce que par exemple, on réclame depuis des années d'avoir des téléconsultations. En quelques jours, ça a été là et on a pu appeler nos patients et les les garder en consultation, leur envoyer des des ordonnances. Donc le la maintien de la prise en charge de nos fils actives ont été là.
Euh il y a eu d'autres innovations comme ces plateformes dont je parlais à l'instant qui ont permis d'améliorer l'accès, de faciliter l'accès l'accès aux soins. Donc il y a toute une série de de dispositifs qui ont été euh très performants et qui ont tenu et puis il y a d'autres dispositifs innovants. Par exemple, on a comme toutes les autres disciplines médicales ouvert des unités spécifiques pour les patients à tes de maladies psychiatriques et de COVID.
Et une des spécificités que moi j'ai constaté avec beaucoup de plaisir, c'est que la le cloisonnement dont on se plaint beaucoup entre médecins généralistes, entre psychiatres, entre pharmaciens a sauté et on a travaillé ensemble et on a pris en charge ensemble ces patients, ce qui est insuffisamment fait dans nos services habituellement. Alors, je voulais faire un état des lieux parce que vous êtes vraiment voilà au cœur au cœur de ce qui se passe à l'hôpital. Je vais je vais aller voir Martine Bonner parce que c'est un peu son cheval de bataille depuis euh depuis déjà plusieurs mois depuis euh d'ailleurs euh son élection à l'Assemblée.
Euh de quoi- témoigner ? Parce que euh vous avez euh choisi euh de continuer à travailler. Euh qu'avez-vous vu ?
Qu'avez-vous compris euh de ces conséquences psychiatriques du Covid dans votre région ? Alors, c'est vrai que la région Grand Est a été une des régions euh les plus les plus impactées et il y a eu, comme Marion le le disait à l'instant, euh dans la région Grand Est, l'organisation d'une écoute tout à fait spécifique de deux plateformes. Une écoute COVIPSI 67 organisée d'ailleurs par le confrère Dominique Mastelli qui coordonne habituellement la cellule d'urgence médico-sychologique. une écoute en fait tenue par que des psychiatres à laquelle j'ai participé qui était au départ uniquement une écoute pour les soignants et votre interview introductif, le reportage que nous avons pu voir et cette tête soignante très clairement les soignants ont été particulièrement mis à mal dans les trois régions Île Haut de France et Grand Est.
Justement, qu'est-ce que vous disent les soignants ? Parce que on se dit bêtement que si c'est trop insupportable, face à cette vague d'épidémie, le droit de retrait existe. Ça pass C'est pas ce qui s'est passé dans les hôpitaux.
Non, c'est pas c'est pas du tout ce qui s'est passé. C'est-à-dire que les soignants n'ont pas hésité une seule seconde. Ils étaient, j'ai failli dire au front, je n'aime pas cette sémantique de la guerre.
Ils faisait ils faisaient leur travail avec énormément de d'implications et ils n'ont jamais hésité à part ceux qui il y avait une situation particulière de grande fragilité mais la plupart des soignants étaient étaient au côté des patients Covid sauf que je vous le rappelle la situation était catastrophique en matière de protection des soignants. Les soignants n'étaient au début absolument pas protégés. Il n'avait pas de masque, il n'avait pas de surblues.
Euh, on a on a eu la chance, je vais pas du tout faire de la publicité pour le Crédit Mutuel, mais vous savez, c'est ces rouleaux en plastique qu'on met habituellement sur les tables quand on fait les kermesses, euh c'est avec ces rouleaux là que les soignants ont été protégés. Donc en fait une situation extrêmement à risque rien qu'au CHU de Strasbourg plus de 650 soignants ont été contaminé et avec j'allais dire la carence et l'insuffisance parce qu'on a une situation où l'hôpital est très carencé à la fois l'hôpital j'allais dire médecine chirurgie obsétrique mais l'hôpital psychiatrique et j'aimerais en dire un mot parce que c'était vraiment les oublier les oublier de toutes les protections donc des des des des soignants qui ont été extrêmement à risque et toute cette écoute qui s'est mise en place, on a pu entendre des choses et j'aimerais dire à quel point Marion Lebyer a particulièrement raison quand elle dit que la crise sur le plan psychique psychiatrique est devant nous. Oui, parce que nous entrons simplement dans une phase euh que je vais qualifier de psychotraumatisme à la fois pour les les citoyens et les citoyennes.
Peut-être aussi insister sur le fait que la communication et les messages qui étaient envoyés en permanence aux Françaises et aux Français étaient des messages de terreur. la direction générale de la santé et monsieur Salomon, je le dis très clairement, en faisant de la communication tous les tous les soirs à 19h en donnant la comptabilisation des personnes qui avaient perdu la vie à complètement terrorisé les Français et ça infant diriez qu'en gros les pouvoirs publics par les mots posés sur cette crise, je pense au mots de guerre évidemment d'un mot ont contribué à à créer à créer des mots des mots psychiques. Tout à fait.
Il y a une forme de responsabilité. Il y a eu une responsabilité de l'État à la fois dans l'insuffisance de la protection des citoyens et des soignants en tout premier et une responsabilité en matière de communication. Moi, je regarde facilement outrein euh puisque je suis une élue de l'Alsace et j'ai pu voir pu constater comment en Allemagne [rires] tout cela s'est passé et les messages adressés à la population étaient des messages de civisme, des messages de remerciement et pas du tout le laation qui a pu être faite rassurant que que les nôtres peut-être.
On a compris le message. Merci beaucoup Martine Voner. On va parler avec vous maintenant parce que c'est compliqué hein.
Il y a des patients qui n'avaient jamais consulté des services psychiatriques, qui n'étaient pas forcément fragiles. Il y a ceux qui avaient des antécédents fragilité et puis il y avait ceux qui étaient hospitalisés au moment du Covid et qui se sont retrouvés confinés dans un espace qui est déjà clos c'est l'enfermement dans l'enfermement. Qu'avez-vous découvert sur le traitement de ces patients dans ces hôpitaux psychiatriques particuliers ?
Alors, je précise que le contrôle général des lieux de privation de liberté, il est compétent pour vérifier que les droits fondamentaux des personnes dans les hôpitaux psychiatriques comme dans d'autres lieux sont respectés. Au moment où le confinement a été ordonné, nous avons décidé de continuer nos contrôles de façon téléphonique, mais je ne m'interdisais pas et d'ailleurs j'ai été amené à le faire, mais de d'envisager de se déplacer malgré la crise si on avait le sentiment qu'il se passait des choses particulièrement graves. ce que nous avons constaté au tout début et ça rejoint tout à fait ce que vient de dire Martine Venner, c'est que justement une fois de plus l'hôpital psychiatrique en crise comme l'hôpital général évidemment mais l'hôpital psychiatrique a été le dernier servi en fait le parent pauvre de de la médecine et du service public.
Pourquoi ? Parce que justement là, pendant au moins une semaine ou 10 jours, les psychiatres avec lesquels je m'entretenais et mes équipes s'entretenaient nous disaient que un, il n'avait pas de recommandation du niveau national alors que ces recommandations arrivaient pour les hôpitaux généraux. deux qu'il n'avaient absolument pas ni de gel ni de masque et que quand ces masques arrivaient dans les groupements disons hospitaliers pour pas faire trop technique, ils étaient servis en dernier après les médecins les médecins somatiques.
Donc déjà ça c'est quelque chose qui qui est très choquant. Malgré tout les psychiatres, les soignants se sont vraiment retroussés les manches et ont fait un travail remarquable. euh pas partout parce qu'à dire votre rapport vous avez aussi découvert des choses sur le traitement des patients.
Mais dans l'ensemble, il y a eu un travail remarquable. Il y a eu bien sûr euh des dérives et ces dérives, nous les avons constaté. Je suis allée moi-même à l'hôpital de Moisselle dans le Valdoise avec trois contrôleurs collaborateurs et nous avons découvert une situation absolument invraisemblable.
C'est-à-dire que là où ça c'était normal, une unité COVID avait été ouverte comme dans tous les hôpitaux psychiatriques et bien dans cette unité COVID à Moisselle, il avait été décidé d'enfermer à double tour les patients atteints du Covid, ceux qui étaient soupçonnés de l'Avir ceux qui étaient en trant qui arrivaient et dont on ne savait pas s'il l'avait, s'il ne l'avait pas. Par précaution, on les mettait dans cette unité COVID, mais on les enfermait et en fait sans effet personnel parfois sans effet personnel en pyjama de papier sans rien qui leur appartenait avec une dépersonnalisation terrible et puis surtout aucune possibilité de sortir de sa chambre puisqu'elle était fermée à clé au point que et c'est aussi pour ça que nous y sommes allés au point que une patiente s'était défenestrée de jours avant du deuxème étage. Heureusement, elle n'est pas décédée, mais elle a été quand même gravement blessée.
Et tout ça, c'était parce que et c'est ce que j'ai dénoncé et j'ai alerté la ministre, le ministre pardon de la santé immédiatement, c'est parce qu'il y avait une confusion opérée par un certain nombre de médecins et la direction de l'établissement entre isolement thérapeutique et confinement. C'est-à-dire qu'on considérait, on s'en est beaucoup entretenu avec les médecins et la direction de l'établissement. Il considérait que puisqu'il s'agissait de malades mentaux, ils ne pouvaient pas ces malades intégrer la nécessité des gestes barrières.
Donc par contre on les isolait totalement. Et nous nous comme d'habitude nous avons vu ces patients qui nous ont dit pour certains d'entre eux mais mais je veux bien tout à fait enfin respecter les gestes barrières simplement je supp bien sûr je ne supporte pas tout le sens de votre de votre mission même si ces cas sont peut-être exceptionnels que de les on avait eu quelques ales c'estàd que on avait eu et c'est là aussi la je trouve la grandeur du rôle du du contrôle général on avait eu quelques situations où des médecins nous ont appelé pour nous dire qu'est-ce qu'on fait si un patient refuse de de de respecter les gestes barrières ? Est-ce qu'on peut le mettre à l'isolement thérapeutique ?
On a dit mais non à l'isolement thérapeutique c'est uniquement si son état mental justifie un isolement. Ça n'est pas du confinement forcé. Merci beaucoup.
Je on va on va rester sur le diagnostic. La vague est devant nous. Euh, on sait que il faudrait tout remettre à plat, hein, pour euh résoudre euh la crise euh de l'hôpital et des services psychiatriques à l'hôpital.
Ça fera l'objet d'un autre débat, mais je tenais à ce qu'on fasse ce diagnostic. On va euh allez sourire un peu pour euh terminer euh ce débat avec vous, Camille. Ah ma journée à l'assemblée, mais je n'oublie pas Thomas Despré.
J'arrive Camille, ma journée à l'assemblée, c'est Thomas Despré qui va nous raconter euh qu'en une nuit, les députés ont voté un amendement qui va avoir quelques conséquences sur notre consommation de de cigarettes, n'est-ce pas Thomas ? Oui, exactement Myiam. Les députés examinent en ce moment dans l'hémicycle le projet de loi de finances rectificative pour l'année 2020 et ils ont adopté hier une disposition qui ne va pas ravir certains fumeurs.
Je vous raconte. Ça s'est passé hier soir dans l'hémicycle. Les députés ont adopté un amendement du gouvernement qui vise à limiter l'achat de tabac à l'étranger.
Aujourd'hui, par exemple, si vous allez en Allemagne, en Italie, en Espagne, vous pouvez rapporter en France quatre cartouches de cigarettes. Demain, ce chiffre est ramené à une seule cartouche. Une mesure de santé publique saluée par de nombreux députés.
Si nous avons fait le choix du du paquet de cigarettes à 10 € c'est pour inciter les Français à baisser leur consommation et non pas pour aller chercher des cigarettes moins chères à l'extérieur de nos frontières. se dire que on va arrêter de ramener à nos tantes, à nos oncles, à nos amis quatre cartouches de cigarettes qui les tuent chacune à petit feu. C'est faire encore un pas important vers la fin je dirais de du tabagisme.
Cette mesure, elle a aussi un aspect économique. C'est d'ailleurs pour ça que le président de la commission des finances, un élu, les républicains, l'a soutenu. Bonjour Éric Bert.
Bonjour. Alors, vous vous avez lancé une mission sur l'impact du confinement sur notre consommation de tabac. Quelle a été la conséquence de cette période sur les buralistes français ?
Les buralistes étant restés ouverts, le marché noir, c'était compliqué de se promener et puis on pouvait passer les frontières. Donc, ils ont réalisé plus de chiffres d'affaires, ils ont vendu plus de tabac et et l'État d'ailleurs a encaissé plus de fiscalité. Donc c'était une une bonne chose.
Donc l'amendement porté par le gouvernement, c'est une bonne chose. Oui, c'est une bonne chose. C'est une très bonne chose.
Maintenant, après, il faut les moyens de le vérifier. C'est évidemment toujours extrêmement compliqué. Il y a pas un douier derrière chaque voiture.
Bon, enfin, les contrôles sont assez efficaces, ils font beaucoup de travail. Mais c'était bien de réduire à on a divisé par quatre le volume que l'on peut acheter à titre personnel à l'étranger. Alors, pour l'heure, l'histoire ne nous dit pas si cela va faire augmenter le trafic de cigarettes, mais ça, on aura l'occasion d'en reparler. dans ma journée à l'Assemblée.
Mais bien sûr Thomas, je ne pense qu'à vous Camille, j'allais un peu vite. C'est votre chronique maintenant. [rires] Mais oui.
Alors avec qui avez-vous pris euh l'apéro cette semaine ? Qui euh quel député vous nous faites découvrir cette semaine ? J'ai pris l'apéro avec Pierrive Bournael.
Alors il est député agir de Paris. C'est un proche de Rachid Adati et nous avons bu l'apéro au café néon dans le 18e dont il est aussi un élu. Tout à fait.
Alors Pierrif Bournael euh il a il a un air comme ça très mais il est originaire du Cantal. Euh il a un air très urbain, je voulais dire hein, très citadin, mais il est originaire du Cantal, terre de fromage. Évidemment, le Cantal, le bleu d'Auverne, le Saint Nctare mais bizarrement, il s'y connaît pas trop en fromage, c'est assez bizarre.
Vous avez tenté, je lui ai quand même demandé comment il aimait manger son cantal. Vous le choisissez comment ? Vieux ?
Pas trop ? Non, pas trop vieux justement. Pas trop vieux.
Vous aimez pas quand c'est sec ? Non parce qu'il est il est trop fort pour moi. En revanche, j'aime bien j'aime bien le cheèfre moi.
Ah, vous aimez bien le cheèfre ? Mais c'est moins la région. Ah bah c'est pas du tout au vert.
Ah ben j'y peux rien. J'aime bien le chèvre. Voilà.
D'accord. La brebille. Voilà.
Ouais. Alors vous allez me dire pourquoi j'ai demandé son ses goûts en matière de fromage [rires] à Pierre Bordazel dans l'absolu. Ben oui mais parce qu'il y a peut-être un lien entre le fromage et la politique.
Ah oui et oui parce que lui il est né dans le département de George Pompidou dans la région Auvergne de Giscar. Il a vécu sur les terres de Jacques Chirac et de François Hollande. Finalement la corise bah c'est un peu comme un grand plateau de fromage.
C'est toutes les sensibilité politique à la fois. Oui mais ce sont essentiellement quand même des femmes et des hommes engagés sont des hommes et des femmes modérés. Voilà, on aime la modération, la pondération et je pense que c'est une qualité dans le monde qui vient.
C'est pareil avec le Cantal finalement parce que vous me dites que vous aimez pas le Cantal trop vieux, c'est trop fort. Et voilà, j'ai un un goût immodéré de la modération. [rires] Alors bon, on tire la métaphore des fois.
Oui, voilà. On on la file un peu longtemps. Oui, je suis d'accord.
Alors, Pierre Bournael, il a souvent la nostalgie de son pays lié à des souvenirs d'enfance bien sûr, mais là, vous allez voir, c'est pas du tout une histoire de fromage. Non, les le souvenirs d'enfance, c'est pas le fromage, hein. Ah bon ?
Les souvenirs d'en France, ça serait plutôt l'herbre des prêt, les ruisseaux, les papillons, l'air de la montagne puisque dans le Cantal, vous avez la montagne. Je all avec mon grand-père au Col de la et chaque année, lorsque je reviens dans le Cantal, je vais au Col de Lac manger une crêpe à la confiture de myty. Euh voilà, je vais au Pumarie.
Euh oui, c'est plutôt ça mes souvenirs d'enfance. Il a il a plein de petites Madeleines, voyez. Alors bien qu'il ne soit pas en marche, Pierry Bournael c'est un marcheur.
Il fait au moins 10000 pas par jour. Il adore ça. Parfois il donne même ses rendez-vous en marchant.
C'est son secret pour être en forme. Mais quand on est député, bah le problème c'est qu'il faut aussi rester chic et surtout rester fidèle à ses convictions. Alors quelle chaussure a-t-il choisi ?
On est dans la chaussure vraiment pour le coup centre droit là. Centre droit où on peut marcher et puis on peut aller à l'assembler. Je préfère les deux.
Voilà, je Attendez, montrez-nous, montrez-nous. On voit bien la semelle. C'est caoutchou et le dessus est centre droit.
Vous savez, je pense qu'il y a des gens de gauche comme de droite qui ont des plus belles chaussures que moi. On est d'accord que là, c'est un de en un. C'est un moncassin avec du caoutchou.
Donc pour marcher, c'est comme si on était dans une basket. Donc on peut marcher, on peut faire ses activités. Puis quand on va à l'Assemblée nationale, on vous regarde pas en disant tiens, lui il s'est mis en basket.
Mais dans les chaussures de ville souple, toutes n'ont pas un côté politiquement marqué comme ça. Ah mais on le voit pas le dessous, on voit que le dessus. Voà.
Avec vous Camille, les députés sont vraiment différents qu'avec moi. Je m'étonne, je ne comprends [rires] pas. Merci beaucoup à vous pour ce nouveau portrait à la façon Saférice.
Merci mesdames. Marion le Boyer, Adeline, merci infiniment Martine Voner, merci à vous également. C'est la fin de cette émission.
On se retrouve mardi prochain. [musique] [musique]
Roselyne Bachelot