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Conférence de presseBFM TV (sur YouTube)· 9 octobre 2025 11 minActualité / polémiqueDéfenseEurope & internationalInstitutions & élections

Réunion pour Gaza à Paris: la conférence de presse de Jean-Noël Barrot en intégralité

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Chapitres

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    « Nous pensons aux victimes israéliennes du 7 octobre, parmi lesquelles 51 de nos compatriotes, auxquels j'ai rendu hommage ici même, mardi dernier, au Quai d'Orsay. »
  • 0:11Invité politiqueFait
    « Pensons aux otages qui vont enfin sortir de l'enfer noir des tunnels du Hamas et pouvoir retrouver leurs proches. »
  • 0:18Invité politiqueFait
    « Pensons aux dizaines de milliers de victimes civiles palestiniennes et à toute la population de Gaza, bombardées, déplacées, affamées, dont le calvaire va enfin prendre fin. »
  • 0:30Invité politiqueFait
    « cet accord de cessez-le-feu que nous saluons, qui prévoit la fin des combats, la libération de tous les otages et l'entrée massive de l'aide humanitaire à Gaza, »
  • 0:42Invité politiqueFait
    « est le fruit des efforts conjugués de la communauté internationale au premier rang de laquelle les États-Unis d'Amérique et le président Donald Trump, dont le plan de paix pour Gaza, a permis cette percée décisive. »
  • 1:06Invité politiqueFait
    « Un cessez-le-feu, ce n'est pas encore une paix durable. C'est la première étape d'un long chemin vers une solution politique qui garantira la sécurité d'Israël, »
  • 1:15Invité politiqueFait
    « tout en reconnaissant les droits légitimes des Palestiniens à un État. »
  • 2:16Invité politiqueFait
    « Et ce qui ressort de ces échanges aujourd'hui à Paris, c'est d'abord un soutien unanime aux efforts menés par le président Trump pour un cessez-le-feu, la libération des otages et préparer les conditions d'une paix durable au Proche-Orient. »
  • 3:28Invité politiqueChiffre
    « et qui a fait l'objet d'une résolution adoptée à l'écrasante majorité des pays du monde à l'Assemblée générale des Nations unies le 12 septembre dernier. »
  • 3:56Invité politiqueFait
    « l'effort pour que puisse voir le jour cette force internationale de sécurité qui prendra le relais et qui va permettre d'assurer la sécurité des Palestiniens, mais aussi la sécurité des Israéliens, »
  • 6:07Invité politiqueFait
    « au moment où la France, par la voix du président de la République, a pris la décision capitale de reconnaître l'État de Palestine, »
  • 8:11Invité politiquePromesse
    « L'Union européenne et ses États membres vont, pour certains d'entre eux, accroître l'aide qu'ils apportent, développer un certain nombre d'initiatives dès lors que Gaza se réouvrira à l'aide humanitaire. »
  • 8:47Invité politiquePromesse
    « Nous allons très certainement, dans les prochains jours et semaines, en fonction des besoins, pouvoir faire ou étendre les capacités d'action de ces missions au service de la sécurité à Gaza. »
  • 10:18Invité politiqueFait
    « Un consensus se forme pour dire que la sécurité à Gaza devra être, pour la sécurité du quotidien en tout cas, assurée par des policiers palestiniens, comme ceux qui ont été formés par l'Égypte, par la Jordanie ou par le Canada, »
  • 10:30Invité politiqueFait
    « Que cette police ou ces forces de police palestiniennes devront être soutenues dans leur action par cette force internationale de stabilisation et de sécurité, »

Temps de parole

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Jean-noël Barrot

Nous pensons aux victimes israéliennes du 7 octobre, parmi lesquelles 51 de nos compatriotes, auxquels j'ai rendu hommage ici même, mardi dernier, au Quai d'Orsay. Pensons aux otages qui vont enfin sortir de l'enfer noir des tunnels du Hamas et pouvoir retrouver leurs proches. Pensons aux dizaines de milliers de victimes civiles palestiniennes et à toute la population de Gaza, bombardées, déplacées, affamées, dont le calvaire va enfin prendre fin.

Je veux donc commencer par dire que cet accord de cessez-le-feu que nous saluons, qui prévoit la fin des combats, la libération de tous les otages et l'entrée massive de l'aide humanitaire à Gaza, est le fruit des efforts conjugués de la communauté internationale au premier rang de laquelle les États-Unis d'Amérique et le président Donald Trump, dont le plan de paix pour Gaza, a permis cette percée décisive. Il faudrait une nouvelle fois saluer les médiateurs qui ont permis d'aboutir à cette conclusion. Un cessez-le-feu, ce n'est pas encore une paix durable.

C'est la première étape d'un long chemin vers une solution politique qui garantira la sécurité d'Israël, tout en reconnaissant les droits légitimes des Palestiniens à un État. Et c'est pour mettre en œuvre cette solution que nous nous sommes rassemblés aujourd'hui à Paris, quelques heures après l'accord de cessez-le-feu, pour montrer notre volonté de faire réussir le plan de paix du président Trump.

Comme nous l'avions fait à New York, nous avons réuni autour du président de la République mes homologues des principaux partenaires européens, la haute représentante, le Royaume-Uni, l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne, les pays arabes, l'Arabie saoudite, le Qatar, les Émirats arabes unis, l'Égypte, la Jordanie, ainsi que la Turquie, l'Indonésie, le Pakistan et le Canada. Voilà. Je rendrai compte des résultats de cette rencontre à mon homologue américain, Marco Rubio, que j'aurai au téléphone prochainement. Ensemble, nous avons évoqué les principaux paramètres du jour d'après à Gaza, tels que définis par le plan de paix américain.

Et ce qui ressort de ces échanges aujourd'hui à Paris, c'est d'abord un soutien unanime aux efforts menés par le président Trump pour un cessez-le-feu, la libération des otages et préparer les conditions d'une paix durable au Proche-Orient. C'est la reconnaissance exprimée par tous aux efforts de médiation emmenés par le Qatar, l'Égypte et la Turquie. Et c'est ensuite la volonté de voir aboutir cette première phase du plan de paix qui consiste à la cessation des hostilités et à la libération des otages du Hamas.

Tout en maintenant, une attention particulière sur les phases suivantes, à commencer par la phase 2, qui va mobiliser l'énergie de toutes les parties prenantes, sans perdre de vue qu'à l'horizon doit se dessiner une solution politique telle qu'elle a été décrite dans la déclaration de New York, qui a abouti lors de la conférence des 28 et 29 juillet dernier à New York, et qui a fait l'objet d'une résolution adoptée à l'écrasante majorité des pays du monde à l'Assemblée générale des Nations unies le 12 septembre dernier.

Une volonté de coordonner les efforts que les uns et les autres souhaitent consentir avec les États-Unis d'Amérique, et en particulier dans les prochains jours et les prochaines semaines, l'effort en matière d'aide humanitaire, et l'effort pour que puisse voir le jour cette force internationale de sécurité qui prendra le relais et qui va permettre d'assurer la sécurité des Palestiniens, mais aussi la sécurité des Israéliens, et faciliter, si je puis dire, ou en tout cas être concomitante avec le retrait des forces israéliennes prévues par le plan du président Trump de Gaza.

Au-delà de ça, nous avons évoqué chacun des trois grands chantiers auxquels nous comptons bien contribuer, le chantier de la sécurité, le chantier de la gouvernance, et le chantier de la reconstruction et de l'aide humanitaire. Sur chacun de ces chantiers ont été identifiées des contributions que chacun des pays participant à cette réunion entend apporter, et puis des éléments facilitants qui ont été identifiés et dont nous allons faire part aux États-Unis pour qu'ils puissent les intégrer eux-mêmes dans l'effort qu'ils sont en train de mener. Je voudrais enfin faire une dernière remarque.

Comme le 16 avril dernier, quand la France avait rassemblé pour la première fois les Ukrainiens, les Européens et les Américains, c'est aujourd'hui à Paris que se réunissent tous ceux qui souhaitent faire réussir les efforts de paix et de stabilisation à Gaza. Malgré les turbulences de notre vie politique intérieure, cela témoigne de la vigueur de la diplomatie française, qui a de nouveau démontré aujourd'hui sa capacité à faire converger les efforts de la communauté internationale au service de la paix. Je suis à votre disposition pour quelques questions, si vous le souhaitez.

5:35
Invité

Toute l'intuition qui a été la nôtre avec nos partenaires saoudiens depuis un an,

6:00
Jean-noël Barrot

en concevant cette initiative qui a abouti le 22 septembre à l'Assemblée générale des Nations unies, au moment où la France, par la voix du président de la République, a pris la décision capitale de reconnaître l'État de Palestine, cette intuition, elle repose sur l'idée que pour qu'un cessez-le-feu soit pérenne, il faut un consensus sur l'immédiat après-guerre, c'est-à-dire ce qu'il se passe après la cessation des hostilités et la libération des otages. Et pour qu'un consensus se forme sur l'immédiat après-guerre, ce que l'on appelle le jour d'après la guerre, eh bien il faut un horizon politique dans lequel chacun puisse se retrouver.

Et c'est cette même intuition que l'on retrouve dans le plan de paix présenté par le président des États-Unis il y a quelques jours. Et donc, j'allais dire contrairement aux tentatives précédentes qui avaient abouti à un cessez-le-feu, mais qui a été interrompu après quelques semaines, cette fois-ci nous partons d'un plan qui part du cessez-le-feu, de la libération des otages et qui va, si je puis dire, jusqu'à l'horizon politique qui est une condition nécessaire de l'implication pleine et entière de l'ensemble des parties prenantes et notamment des pays arabes. Et donc, je crois que nous sommes aujourd'hui dans une configuration très différente.

Et c'est la raison pour laquelle vous avez autour de ce plan de paix du président Trump une volonté très largement partagée de le faire réussir. Eh bien, en versant aux efforts menés par les États-Unis d'Amérique des contributions concrètes qui vont permettre d'assurer le succès de ce plan de paix. Vous prenez l'aide humanitaire, par exemple. L'Union européenne et ses États membres vont, pour certains d'entre eux, accroître l'aide qu'ils apportent, développer un certain nombre d'initiatives dès lors que Gaza se réouvrira à l'aide humanitaire. Vous prenez le chantier de la gouvernance.

Là encore, un certain nombre de pays vont apporter une expertise technique, si toutefois elle est souhaitée, pour que les comités prévus par le plan Trump puissent fonctionner et être dotés d'expertise. Vous prenez la question de la sécurité. Là encore, je prends l'Union européenne avec ses deux missions, Oibam Rafa et Opol Kops. Nous allons très certainement, dans les prochains jours et semaines, en fonction des besoins, pouvoir faire ou étendre les capacités d'action de ces missions au service de la sécurité à Gaza.

Mais comme je le disais, nous sommes d'autant plus légitimes à faire connaître à nos partenaires américains ou d'autres nos intuitions sur ce qui peut faciliter la gouvernance, la reconstruction, la sécurité, que nous apportons des contributions concrètes sur la table. Et c'était l'objectif de cette réunion, que de montrer une forte unité derrière les efforts menés par les États-Unis, de montrer notre volonté d'y contribuer et d'adresser à nos partenaires américains ce que nous identifions comme étant les éléments facilitateurs permettant d'assurer les conditions de succès du plan. Dernière question.

9:48
Invité

Un consensus se forme pour dire que la sécurité à Gaza devra être, pour la sécurité du quotidien en tout cas,

10:18
Jean-noël Barrot

assurée par des policiers palestiniens, comme ceux qui ont été formés par l'Égypte, par la Jordanie ou par le Canada, par exemple, dont il faut faire grandir le nombre. Que cette police ou ces forces de police palestiniennes devront être soutenues dans leur action par cette force internationale de stabilisation et de sécurité, auxquelles un certain nombre de pays ont déjà dit qu'ils pourraient contribuer. Évidemment, pour qu'ils puissent le faire, il faudra qu'un mandat soit donné à cette force. Et c'est le travail qui est engagé à New York, aux Nations unies, pour qu'une résolution du Conseil de sécurité puisse en fixer les paramètres. Je vous remercie beaucoup.