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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 17 avril 2025 26 min

O. Paccaud : "Bruno Retailleau pourrait être un excellent candidat à la Présidence de la République"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Et on va revenir sur tous ces sujets évidemment avec vous Olivier Pacoot. Vous êtes sénateur LR de Loise, mais d'abord on va regarder ensemble les une de la presse régionale. On en a sélectionné trois.

D'abord la une de la Provence et cette question qui en veut aux prisons qui se cache derrière des DPF le sigle retrouvé tagué sur les murs de prison. La deuxième une c'est celle de la Marseillaise et c'est un sondage ifop. 52 % des Français prêts à changer de mer. ce sondage qui montre que la prime au sortant s'érode et puis la dernière c'est celle de l'est éclairv les pompiers galèrent pour s'assurer les collectivité au boise et même les pompiers sont en souffrance au moment de renouveler les contrats entre tarifs en hausse et appel d'offre infructueux mais ils espèrent ne pas rejoindre la liste des 1500 communes actuellement qui ne sont plus assurées.

Quelle une avez-vous envie de commenter ? Écoutez, puisque nous parlerons des prisons plus tard dans l'émission, je vais choisir la une de la marseillaise qui me surprend beaucoup. Donc euh 52 % des Français prêts à changer de mer.

Alors, c'est positif parce que ça veut dire qu'ils vont aller voter. Donc s'il y a une volonté citoyenne, tant mieux. Maintenant, euh dire que la prime sortant codes, moi je n'ai jamais vu ça.

Euh ça me surprend énormément. C'est pas ce que vous constatez vous, parce qu'on imagine que vous rencontrez évidemment beaucoup d'élus. Euh vous avez un maire sortant qui a bien fait son travail est toujours réélu.

Pour qu'un maire sortant soit battu, il faut deux circonstances principales. La première, c'est qu'il est suscité beaucoup de critiques dans sa commune et ça peut arriver. La seconde, c'est qu'il y ait une alternative vraiment tout à fait remarquable et c'est pas toujours le cas.

Donc je suis très surpris par ce sondage. Mais est-ce que ça veut dire qu'il faut s'attendre à des élections plus nationales que locales ? Est-ce que l'étiquette va plus jouer que d'habitude ?

Alors peut-être dans les grandes communes hein, dans les Lyon, Marseille, peut-être effectivement qu'il y aura une nationalisation du scrutin comme on dit dans les communes de taille plus réduite. Je n'y crois pas. Non.

On va parler des prisons évidemment et on l'a vu he dans le journal ces attaques qui se multiplient. D'abord, est-ce que vous êtes surpris de ce mode opératoire ? Oui, bien sûr.

C'est la première fois qu'on voit de façon concertée sur divers points du territoire une attaque violente contre donc des bâtiments publics. Alors violente puisqu'il y a eu des incendies euh de véhicules, puisqu'il y a eu des tirs à la Kalashnikov à Toulon. Donc effectivement, c'est une gravité exceptionnelle.

On s'attaque à l'État, on veut intimider l'État. Alors, l'enquête est en cours pour savoir si il s'agit d'un mouvement organisé par des narcotrafiquant ou alors si c'est une mouvance anarchiste d'extrême gauche, laissons la police faire son travail. Néanmoins, c'est très inquiétant et ça montre que la loi qu'on a voté sur le narcotrafic est plus qu'indispensable.

Ce qui s'est passé dans d'autres pays comme par exemple les Pays-Bas est en train d'arriver en France hein. Quand Bruno Retaillot parlait effectivement de de ce fléau de cette peste qui s'infusait notre territoire, il disait vrai. On en a un bon exemple malheureusement.

Vous pensez qu'il y a un lien du coup entre les mesures prises pour lutter contre le narcotrafic ? La loi sera définitivement votée au Sénat, à la rentrée parlementaire, au Sénat et à l'Assemblée. Gérald Armanin qui met en place les prisons de haute sécurité pour isoler les narcotrafiquant.

Vous pensez que c'est un rapport du coup ? Oui, parce que ce gouvernement, en tout cas ces deux ministres que vous avez cité, ils agissent. Alors, ils agissent pour faire reculer effectivement le trafic.

Ça se passe euh hors des prisons, mais dans les prisons puisque on fait en sorte que euh les voyou euh les bandits ne puissent plus de leur prison pouvoir continuer à commander ou commanditer euh des délits des trafics et effectivement euh ils réagissent. C'est évident. Est-ce que ce qui se passe en ce moment sur le narcotrafic la République en danger selon vous ?

Ça pourrait ça pourrait de toute façon euh la paix sociale ou la paix tout court n'est jamais euh assurée. Il faut toujours se remettre en question et la première euh des missions d'un état, c'est d'assurer la sécurité. Point à la ligne.

Et là, on a face à nous des gens particulièrement euh motivés, particulièrement dangereux, armés avec des armes de guerre qui ont déclaré la guerre à la France pour bah pour des raisons financières. Voilà. Et donc, il faut être d'une fermeté extrême.

On a pris des mesures législatives qui vont devoir être certainement complétées. Il va falloir aussi que la justice soit d'une fermeté totale vis-à-vis des trafiquants. Et puis il faudra aussi que les consommateurs soient euh punis.

Je pense que ça a été dit notamment par le ministre de l'intérieur, mais il y a une complicité involontaire évidemment, mais il y a une complicité entre le consommateur et le trafiquant. Donc il faut plus pénaliser les conservateurs. Est-ce que ça vous Est-ce que ça pose aussi le débat d'une légalisation ?

Euh est-ce que ce qui se passe c'est pas aussi l'échec de la prohibition ? Est-ce que la légalisation ça affaiblirait pas les réseaux mafieux ? C'est ce que certains disent.

Mais ce n'est pas ce que l'on constate là où cela a été légalisé au Pays-Bas par exemple ou dans d'autres pays. On a déjà deux fléaux, c'est l'alcool et la cigarette. On veut en légaliser un troisè.

C'est du délire total. Donc non à la légalisation, je ne voterai jamais ce type de mesure. On va continuer à parler des prisons.

C'est l'actualité dans votre département avec nos partenaire de la presse régionale. On retrouve Jean-Marc Chevaucher. Bonjour Jean-Marc.

Merci beaucoup d'être avec nous. Rédacteur en chef adjoint au courrier Picard. Jean-Marc, on va parler avec vous de Gérald d'Armannin.

Il était lundi dans l'Oise, vous y étiez Olivier Paco le garde des saut. Il était à Crépi en Valois et cette visite s'inscrit dans le cadre de sa volonté de construire 3000 places de prison modulaire. Oui, c'est dans l'Oise effectivement que est venu Gérald Armanin cette semaine puisque c'est là qu'on construit les fameuses prisons modulaires dont on a beaucoup parlé qui sont des qui sont rien de moins que des des des blocs de béton hein pour pour aller vitein et puis et puis permettre de de répondre à la demande d'incarcération de manière à gagner beaucoup de temps.

Voilà, puisque en fait le principal facteur c'est celui-là. Gagner beaucoup de temps sur les places de prison et puis en en 18 mois faire ce qui nécessiterait normalement plusieurs années voire voire 6 ou 7 ans de chantier. Voilà.

Donc monsieur Paco, bonjour et votre avis sur sur ces prisons modulaires qui sont, rappelons-le, fabriqué dans l'Oise ? Écoutez, j'ai découvert donc lundi ces prisons modulaires ou plus exactement ces ces modules qui sont fabriqués à Crépi en Valois. Alors ils sont fabriqués effectivement de façon industrielle à la chaîne ce qui permet d'aller beaucoup plus vite.

Nous n'inventons rien. Cela existe au Royaume-Uni, cela existe en Allemagne. Cela permet d'aller beaucoup plus vite.

Vous avez raison. Cela coûte beaucoup moins cher. En gros, une place de prison normale, c'est à peu près 400000 €.

Là, avec ces bâtiments modulaires, c'est à peu près 200000 € et ça permet de gagner effectivement deux fois plus de temps. Concrètement, il y a un plan 15000 places de prison qui avait été lancé par le gouvernement, les gouvernements précédents. Il y en a à peine 5000 qui ont été livrés.

Donc, il faut en livrer plus de 10000. Et donc le ministre de la justice qui s'est très bien communiqué est allé à Crépi pour donc montrer comment ça se passe et annoncer que d'ici la fin 2026 3000 nouvelles places seraient créées grâce à ce système qui n'est pas un système entre guillemets inhumain. Au contraire, toutes les euh structures modulaires ont été faites avec l'accord, le partenariat de personnel pénitentiaire.

Ce sont des cellules, on va pas dire des cellules luxeuses, hein, ça reste des cellules de prison, mais très bien équipé, euh infaillible entre guillemets avec donc des barreaux et cetera. Et euh ce que je tiens à rajouter sur cette politique pénitentiaire, c'est qu'il y a la réindustrialisation d'un site qui était important et qui avait fermé. C'était un site potlin.

On y construisait des grues à Crépi en Valois. Ce fut un traumatisme lorsque le site a fermé et sa réindustrialisation là est une très bonne nouvelle. Il y a 40 compagnons de chez Big, bâtiment qui travaillent et ça tourne bien.

C'est une excellente nouvelle pour le territoire et pour la politique pénitentiaire. Rappelons quand même que on a aujourd'hui de mémoire en France 82000 personnes qui sont incarcérées alors que on a que 62000 places. Ça veut dire que euh on a une surpopulation castérale.

Donc il faut euh construire de nouvelles prisons et puis repenser aussi notre politique ponentiaire, c'est une autre chose. Mais il faut construire un dernier moment. Ça c'est pour euh Ouais, c'est pour c'est pour l'aspect euh matériel.

Merci de nous donner ces éclaircissements. sur les mesures à prendre. Pour revenir sur le débat que vous aviez tout à l'heure avec Orian, euh nous avons nous avons sorti ce matin dans le dans le courrier Picard une enquête sur les prisons de la région, notamment celle de Bové, hein, également celle d'Amien, mais surtout à à Bové où il y a eu récemment, alors avec les événements nationaux évidemment l'angoisse monte chez le personnel pénitentiaire.

à Bové, on a eu récemment un détenu particulièrement dangereux qui a qui portait un couteau avec une lame de plus de 20 cm he qui avait été qui avait été livré par drone au-dessus de la prison. les le personnel pénitentiaire de Bovéet a déjà vu des véhicules brûlés, hein, notamment notamment celui d'une élu de Bovet d'ailleurs qui une dame qui par ailleurs était était élue à à Bovaet, qui a changé de métier, qui a été obligé de demander à l'administration de lui trouver un autre métier. On va tous être d'accord pour dire qu'il est pas normal que des que du personnel soit soit obligé d'en arriver là, de de changer de travail, d'aller d'aller d'aller au travail avec la peur au ventre.

Je vais pas vous demander une réponse immédiate, mais sur le long terme, qu'est-ce qu'on peut faire pour que ça s'arrête ? Pour que le personnel pénitentiaire puisse faire son travail comme n'importe quel autre fonctionnaire dans ce pays ? Ben, il est évident que il faut beaucoup plus de fermeté vis-à-vis des délinquants qui s'attaquent à tous les personnels liés au monde de la protection, que ce soit le personnel pénitentiaire, le personnel policier.

Donc, c'est une chose. Mais après, il faut aussi repenser notre politique pénitentiaire. et notamment, je suis favorable et je suis pas le seul à mettre en place très rapidement des courtes peines pour que euh la euh durée d'incarcération ne n'augmente pas.

Très concrètement, première premier délit, on va assez vite en prison pour une courte peine et on espère que ça dissuadera euh les primaux délinquants entre guillemets ou les plus jeunes de s'endurcir et euh de s'encroûer entre guillemets en prison où ils deviennent de plus en plus durs et où ils n'hésitent pas à s'attaquer aux gardiens et à solliciter de leur entourage effectivement une intimidation de ces gardiens et gardiennes de prison qui font un métier très difficile mais au combien utile et nous devons les protéger à tout prix. Merci Jean-Marc Chevaucher, merci d'avoir été avec nous. La une du courrier Picard agent pénitentiaire, ça fait des années qu'on alerte, c'est à la une de votre journal.

Merci beaucoup Jean-Marc, on va parler du budget. Olivier Paco François Baou qui a une nouvelle fois tiré la sonnette d'alarme mardi sur l'état des finances publiques. Une des causes selon lui, une plus faible productivité des Français par rapport à nos voisins européens.

On l'écoute. Nous ne produisons pas assez et nous ne travaillons pas assez. Le taux d'emploi des jeunes français est beaucoup plus faible que chez nos voisins européens et le taux d'emploi des seniors est aussi plus faible que chez nos voisins européens.

C'est l'explication brute du taux d'emploi qui est faible chez les travailleurs français. Il a raison de dire ça. On travaille pas assez, on produit pas assez.

Oui, évidemment. Euh, ça fait jamais plaisir d'entendre ça et j'ai entendu d'ailleurs un sondage qui disait que la plupart des Français disaient qu'ils travaillaient assez voire trop. Non, quand on compare à nos euh voisins, on ne travaille pas plus que au contraire et c'est vrai que pour pouvoir redistribuer de la richesse, il faut en créer.

Et il y a un problème effectivement de travail dans notre pays. Ça fait pas plaisir de lire mais c'est un fait. Alors euh euh vous avez vu sous euh le pupitre du premier ministre marqué "La la la vérité permet d'agir." Certes, la vérité est claire.

Après, pour agir, il faut autre chose. Il faut du courage. Voilà.

Et lors du premier budget que nous avait présenté François Baïou, on en avait eu un tout petit peu mais peut-être pas assez. Et donc le prochain budget effectivement ça va être l'heure de vérité entre guillemets. Alors on va aller chercher où les 40 milliards ?

Lombard par exemple, il dit faut péréniser la contribution sur le revenus. C'est quelque chose que vous pourriez voter ça. Vous savez bien que je suis pas un fan de l'impôt et que je pense que les plus revenus doivent y contribuer à du proportion de ce qu'ils gagnent.

Ils le font logiquement, sauf quand ils réussissent à optimiser de façon entre guillemets pas très citoyenne mais légal. Alors bon, trop taxé, j'y suis défavorable. Ça encourage l'expatriation fiscale.

Maintenant, comment faire ? Le gouvernement semble changer un petit peu de méthode et moi je fais partie des rapporteurs spéciaux de certains budgets. Je suis rapporteur spécial du budget de l'éducation nationale.

J'ai eu l'agréable surprise d'être contacté par le conseiller financier de la ministre de l'éducation nationale pour qu'on se voit assez vite pour qu'on propose des choses. Mais l'an dernier ça s'était pas passé comme ça. Au contraire, on avait proposé des choses qui finalement avaient été retoquées.

On avait proposé, moi j'avais proposé quelques économies qui avaient été retoquées. Donc là, j'espère que la maintenue vraiment supprimant 2000 places au lieu de 4000 mais tout en le finançant par une mesure c'était c'estàd que vous allez reproposer la suppression des 2000 postes. Alors je ne sais pas je sais pas de quoi ils vont partir mais je peux vous prendre une mesure très concrète qui permettra quelques toutes petites économies.

On est en train de travailler actuellement avec la Cour des comptes sur la problématique de l'éducation prioritaire et euh la Cour des comptes affirme à mon avis à juste titre que des dédoublements de classe de 12 élèves, ça peut avoir de bons effets mais si de 12 on passe à 15, ça n'aggravera pas les conditions d'éducation, d'apprentissage de ses enfants. Et ben pourquoi pas ? Voilà.

Alors, objectivement, ça créera euh de toutes petites économies, mais euh les petits ruisseaux font les fleuves moyens entre guillemets. Donc, il faut déjà travailler avec euh les parlementaires pour que chacun propose euh des solutions très concrètes dans son domaine et puis ensuite, il va falloir avoir le courage de réformer l'État. Alors, on parle depuis euh des années des fameuses agences, hein, la désagcification de l'État.

Je vous prends moi à chaque fois l'exemple de l'Agence nationale de cohésion des territoires dont on ne sait pas à quoi elle sert si ce n'est à distribuer des sous que distribuait très bien auparavant le ministère de l'intérieur via les préfectures. Il y a des économies à faire là aussi c'est évident et puis il y a le domaine des dépenses sociales mais il faudrait avoir toute une émission pour en parler. On a pas trop le temps.

On va continuer à parler d'éducation. Comment faire face au manque d'attractivité du métier d'enseignant ? Le 28 mars dernier, la ministre Élisabeth Bor a présenté une réforme de la formation des enseignants.

Que contient-elle ? On voit ça avec. [Musique] Bonjour André.

Bonjour. Bonjour. Bonjour.

Et Audre, côté éducation, c'est une réforme plusieurs fois annoncée puis laissée de côté qui va peut-être enfin voir le jour. En effet, Orian, les premiers jalons de la réforme de la formation des enseignants devraient être posés dès la rentrée de septembre. avec pour mission de répondre à la crise du recrutement que connaît le métier depuis les années 90.

L'une des principales mesures, c'est de ramener le concours enseignant pour le 1er et le second degré à bac + 3 au lieu de bac + 5 à partir du printemps 2026. Les enseignants poursuivront ensuite un master professionnalisant et rémunéré. 1400 € net la prière année, 1800 € net la 2e année.

En échange, ils devront s'engager à exercer le métier de professeur pendant une période de 4 ans écoutée. Cette évolution vise trois objectifs : attirer davantage de candidats, préparer plutôt au métier et élever le niveau de formation des futurs enseignants. Une réforme qui inquiète le premier syndicat du secondaire, le SNF SNES FSU, qui redoute que cela ne conduise à un recrutement au rabet pour les futurs professeurs de collège et de lycée.

Monsieur Paco, vous en pensez quoi de cette idée de réforme et est-ce que vous comprenez l'inquiétude des syndicats ? Oui, je suis pas je veux pas être dans l'opposition systématique, mais je suis pas convaincu que ce soit la mesure qui permette de rendre attractif le le métier d'enseignant. Vous avez rappelé que euh la crise de l'attractivité date des années 90.

C'est un tout petit peu après en fait parce que moi je fais partie de ceux qui sont devenus professeurs justement en 1991 et il y avait eu une petite crise d'attractivité et ce qui avait permis de de ramener pas mal de gens vers l'éducation nationale à ce moment-là le ministre de l'éducation s'appelait Lionel Jospin. Et bien il y avait eu une revalorisation qui était nette des salaires des enseignants à ce moment-là. Euh on ne pourra pas rendre attractif le métier d'enseignant sans revaloriser de façon encore plus notable.

Il y a des efforts qui ont été fait hein, faut être très franc. sous Jean-Michel Blanquer notamment euh pour les débuts de carrière, on a notamment passé la barre des 2000 € nets et c'était indispensable pour des gens qui avaient bac plus simple 5 mais il va falloir continuer parce que quand on compare à euh nos voisins européens nous sommes toujours dans la deuxième moitié du peloton. Donc mais c'est possible dans le contexte budgétaire actuel.

Alors, c'est compliqué, mais c'est possible pour une raison très simple, c'est qu'on a une baisse euh triste du nombre d'élèves. Donc très concrètement, on peut imaginer financer la hausse des salaires des enseignants par euh un non remplacement d'un certain nombre d'enseignants. Alors, il faut trouver le juste milieu.

Nous avons grâce à la baisse du nombre d'élèves, une amélioration du taux d'encadrement. On peut continuer à euh l'améliorer très légèrement et non pas beaucoup en finançant une revalorisation des professeurs. Ça me semble indispensable.

Les syndicats, ils ont peur de quoi ? Ils disent avec moins de euh temps de formation, avec bac + 3 seulement, on risque d'avoir des enseignants un peu moins bien formés. Ils n'ont pas tort.

Après, l'importance, c'est la partie pédagogique, c'est les 2 ans de professionnalisation. Exactement. Profis.

Je j'attends de voir mais je comprends les craintes des syndicats et de certains universitaires et audit une licence spécifique de préparation au professorat des écoles sera aussi mise en place. Oui. Dès septembre prochain.

Écoutez, cette licence aura pour objectif de susciter des vocations dès la sortie du lycée et de mieux préparer les étudiants aux réalités du métier auquel ils se destinent. Elle reposera sur un cahier des charges ambitieux avec 70 % des enseignements consacrés aux savoirs fondamentaux et elle prévoira également des périodes de stage dans les écoles avec l'idée notamment de faire remonter le niveau des petits français. Bah en français justement d'après l'OCD2 % des Français ont un niveau de maîtrise faible de la compréhension de l'écrit.

Vous pensez que cette licence elle peut changer les choses sur le niveau ? Alors, la première des choses, c'est qu'effectivement le niveau euh des petits élèves français euh abaissé. Voilà, il faut avoir l'honnêteté, le courage de le dire.

Les fameux classements hein euh le disent et en mathématique aussi notamment parlait du français là, mais il y allit aussi. Tout à fait. Donc il faut recentrer effectivement sur les savoirs fondamentaux parce queon demande trop de choses à l'école hein qui trop train malembrasse.

On lui demande de d'apprendre tout dès le plus jeune âge. Il faut déjà se centrer sur lire, écrire, compter. Alors est-ce que cette méthode qui en fait est un retour à des pratiques anciennes ?

C'est ce qui se passait dès les années 60 hein, c'est les anciennes écoles normales d'une certaine façon qui fonctionnait pas si mal que ça. Je je suis dans l'attente honnêtement. Je je n'ai pas d'avis tranché là-dessus pour l'instant.

Et justement puisqu'on parle de baccalauréat Ellisabeth Borne, elle a donné son avis sur Parcours Sup, la plateforme d'accès à l'enseignement supérieur avec une sortie qui a beaucoup fait réagir. Je vous propose de la réécouter. Ça a été un des thèmes de la réunion de l'échange que j'ai eu avec les recteurs la semaine dernière.

Il faut se préparer très jeune, enfin dès le départ, presque depuis la maternelle à réfléchir à la façon dont on se projette dans une formation et dans un métier demain. L'ex peut prêter un sourire, il vous fait sourire. On va peut-être l'expliquer quand même.

La ministre, c'est depuis expliqué. C'est intéressant parce que sa position, elle diffère de celle de son premier ministre François Baou concernant Parcours Sup. Lui, il estime que la plateforme, elle impose aux jeunes une orientation trop précoce qui se transforme de fait en orientation sociale.

Un jeune d'un milieu populaire n'aura peut-être pas toutes les informations, toutes les pistes des voies auxquelles il peut prétendre. C'est la raison pour laquelle Ellisabeth Borne estime au contraire qu'il faut veiller dès le plus jeune âge et donc elle l'a dit, dès la maternelle, à ce que le choix d'un élève ne soit pas lié à sa condition sociale. Et en fait, il faut lui donner les billes euh le plus tôt possible pour qu'il puisse avoir toutes les informations sur sa formation.

Ce qui j'en reviens à une question monsieur Paco. Je vais essayer de pas rigoler même si vous rigolez. Est-ce qu'il y a un déterminisme social avec parcours sup ?

Et un déterminisme social sans parcours supe façon hein. Je travaille sur les problématiques d'éducation prioritaire. La France est le pays d'Europe où malheureusement la provenance sociale influe le plus sur le parcours scolaire.

Donc c'est pas du tout lié à Parcours Sup. Alors on avait transformé admission postbac en parcours sup. Euh le système est pas parfait, il faut encore l'améliorer.

Mais Michel Audiar aurait été ravi d'entendre cette sortie de la ministre. Alors je pense que c'était un involontaire. Après qu'elle cherche à se rattraper avec une explication plus ou moins fumeuse, non c'était pas brillant.

Et voilà, quand on est tout petit à la maternelle entre 3 et 6 ans, je pense qu'on ne pense pas exactement à son parcours universitaire ou préprofessionnel. Non, il y a il y a il y a un temps pour tout pour tout. Merci Audre, à tout à l'heure.

Merci beaucoup. Oui, on parlera d'une proposition de loi sénatoriale qui va se transformer ben en texte de loi. Ce sera à suivre, c'est évidemment dans le club.

Un dernier mot Olivier Paco, vous soutenez Bruno Retaillot dans la course OLR et vous avez repris votre carte au par pour lui. Oui. Oui.

Pourquoi ? Écoutez, Bruno Retaillot, en politique, il y a des choses très importantes. L'incarnation, c'est quelque chose de clé. et et Bruno Retaillot incarne trois euh dimensions très importantes quand on fait de la politique.

La clarté, il pense juste et il parle clair. La clarté, les convictions, c'est un homme de conviction, personne ne peut lui nier ça. Et c'est un homme de courage.

C'est un homme qui assume ses valeurs. Et c'est vrai que à droite, pendant longtemps, on a été plus ou moins louvoyant. Dans certains cas, par exemple, lorsqu'il y avait la réforme des retraites, certains n'ont pas été très présents lorsqu'il fallait assumer des positions qui étaient peut-être impopulaires mais indispensable pour que le pays sache se redresser et trouver le chemin.

Et Bruno Retaillot incarne ses valeurs. À mon avis, il doit être le candidat à la présidentielle de votre parti pour vous. Écoutez, c'est un peu tôt, colline après colline comme dirait le ministre de l'intérieur.

Mais il pourrait être un excellent candidat à la présidence de la République parce qu'il va Mais les LR auront les moyens d'avoir un candidat, je l'espère. Où est-ce qu'il faut un candidat du bloc central ? Quand on voit les sondages, celui qui le placer, c'est Édouard Philippe à l'heure actuelle.

Actuellement, oui, bien sûr. Il ne nous racontons pas d'histoire. Si nous voulons avoir un président de la République qui vienne de la droite ou du centre droit, il faut qu'il n'y ait qu'un seul candidat au premier tour.

Bon, alors comment sera-t-il désigné ? Je ne le sais mais j'espère que ce sera quelqu'un des républicains et l'idéal pour moi aujourd'hui semble être Bruno Retaillot. Vous savez que j'aime beaucoup aussi Xavier Bertrand.

Je pense qu'il pourrait faire un remarquable ticket tous les deux. Bertrand premier ministre de Bruno Rillot. Pourquoi pas ?

C'est votre souhait. Ben oui. Ah ben c'est sûr, c'est bon qu'on va terminer.

Merci Olivier Paco. Merci beaucoup d'avoir été notre invité pendant cette première demi-heure dans 20 minutes dans le club. On reviendra sur les attaques des prisons et on va en parler également avec notre invité.

C'est Véronique Louvagi qui nous rejoint. Okay.