"Les Européens doivent assurer leur sécurité sans le parapluie des États-Unis" - O. Faure (03/03/25)
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
bonjour à tous les deux et bonjour à ceux qui nous écoutent bONJ une trêve d'un mois c'est ce que propose la France et le Royaume-Uni dans la guerre en Ukraine pour prendre le temps de négocier une trêve dans les airs sur les mers et les infrastructures énergétiques est-ce que c'est la bonne méthode proposée par la France c'est une proposition utile je crois que là en l'occurrence à la fois le Premier ministre britannique et le président français euh cherche à reprendre la main à montrer que les Européens ne sont pas sans solution et il faut soutenir cette démarche qui est une démarche positive mais out outre atlantique les Américains eux commencent à réclamer le départ de volodimir Zelenski pour mener à bien les négociations le président ukrainien qui a répondu que ce n'était pas si facile de le remplacer vu le contexte le départ de Zelenski c'est une question c'est un sujet aujourd'hui non évidemment non c'est une question sans doute pour le président américain mais ce n'est pas une question pour les Européens qui ont tous cherché hier et recommand seront jeudi prochain à montré qu'ils font bloc autour de peuple ukrainien et que le peuple ukrainien n'est pas seul et volodimir Zelenski n'est pas seul non plus et il faut le dire ça les Européens doivent dire que pour eux volodimir zelenskii sont maintient ce n'est pas un débat ce n'est pas une question mais c'est pas un débat vous voyez bien que ce que le président Trump cherche à faire c'est à délégitimer le président ukrainien il a commencé par dire qu'il était un dictateur inversant complètement la réalité puisque laag ur en l'occurrence c'est la Russie l'agressé c'est l'Ukraine et celui qui avec courage et détermination tient le front depuis 3 ans c'est Zelenski et donc il n'y a aucune raison d'accéder à cette demande qui est en réalité un alignement des États-Unis sur les positions du kremelin ça pose la question qu'on pose depuis quelques jours différents responsables qui se succède dans les studios de France Info est-ce que les États-Unis sont toujours les alliés de l'Europe les États-Unis sans doute Donald Trump c'est évidemment moins évident aujourd'hui et c'est vrai que dans la diplomatie trumpienne on se demande si c'est dans sur l'échiquet de la diplomatie trumpienne on se demande si c'est pas le fou qui a pris le pouvoir et donc il y a là effectivement une vraie inquiétude avec un président qui renit l'ensemble des euh des des accords et euh la solidité de l'alliance entre les États-Unis et l'Europe et donc c'est aujourd'hui un sujet qu'il faut traiter et c'est la raison pour laquelle je me félicite de voir les Européens commencer à réagir prudemment mais qui commen à réagir et qui commence à se poser la question de savoir comment à moyen terme ils assureront leur sécurité sans avoir besoin du parapluie américain la sécurité en Europe la crise ukrainienne ce sera le le sujet du débat à l'Assemblée cet après-midi auquel vous allez participer dans l'hémicycle quelle est l'utilité de ce débat vous en tant que député bah ce débat va permettre d'abord de constater les positions prises par chacune des formations politiques vous aurez noté que l'extrême droite s'est faite extrêmement discrète après ce qu' a été cette séance de téléréalité avec Donald Trump et et volodimir selenski et que il n'y a pas si longtemps encore Marine Le Pen posait volontiers entre Poutine et Trump et qu'il y a là une imposture qu'il faut lever et donc cet après-midi il y aura une occasion de faire la démonstration de ce que sont les positions de chacune et de chacun et je l'espère là en l'occurrence que une grande majorité de ceux qui sont dans cet hémicycle feront le choix de faire bloc avec le peuple ukrainien vous dites que Marine Le Pen ne défend pas aujourd'hui les intérêts de la France et de l'Europe mais je le constate je constate que Marine Le Pen aujourdhui lui est extrêmement discrète pour ne pas dire plus sur sa relation avec Trump que elle n'a pas elle dit pardon juste ce qui s'est passé dans le bureau oval elle dit que c'est une situation tout à fait normale de politique sauf que bon voilà il y avait la presse mais qu'elle pour elle ça n'était pas choquant Pass vous trouvez ça normal vous trouvez ça oui oui je sais bien mais je vous repose la question est-ce que quelqu'un a trouvé ça normal personne n'a trouvé ça normal à part Marien Le Pen je suis désolé de constater que elle est la seule à avoir cette vision là des choses il n'y a pas un journal il n'y a pas un homme politique il n'y a pas ne serait-ce qu'un un citoyen un itorialiste qui qui a vu cette partie de de l'entretien entre les deux hommes à évidemment constat qu'il y avait là quelque chose d'inédit et les caméras elles étaient là elles n'étaient pas là pour rien non plus et Donald Trump savait très bien qu'il parlait devant des caméras donc ce qu'il a fait c'est un geste qui avait pour volonté d'humilier zensk de chercher à le faire plier mais aussi derrière de faire plier l'ensemble des Européens et donc il y a là évidemment matière à condamation ce que n'a pas fait l'extrême droite donc l'utilité du débat de cet après-midi c'est de forcer le rassemblement national notamment battre son j'ai dit d'A chose c'est que que chacun se détermine et que chacun se positionne par rapport à ce qui se passe aujourd'hui diff notamment au Parti socialiste de la politique menée actuellement par Emmanuel Macron et le gouvernement Baayou mais là en l'espèce je me retrouve parfaitement dans ce qui a été énoncé par le chef de l'État et ce n'est pas parce que je suis dans l'opposition que je suis pavlovien et que c'est parce que c'est le président qui le dit que je suis en désaccord donc parfois quand je suis en accord je le dis aussi et ce matin je vous le dis je suis en accord avec ce que fait le président de la République je souhaite que les Européens puissent se réveiller puissent prendre conscience de leur propre force ne pas s'abandonner toujours dans les bras des Américains et j'irai jeudi à Bruxelles rencontrer mes homologues européens qui préparent avec les socialistes européens le sommet qui suivra et je défendrai une position claire une position nette une position qui est celle que je viens d'énoncer c'estàdire faire bloc avec les ukrainiiens et à moyen terme s'engager dans une défense européenne dans laquelle les Français doivent prendre toute leur part y compris en reposant la question du parapluie nucléaire c'est-à-dire ça veut dire qu'il faut entamer cette ce cette discussion là ce que ce qu'a annoncé Emmanuel Macron réfléchir à protéger je vais le dire de manière plus plus simple protéger un État européen qui serait menacé avec nous notre dissuasion nucléaire mais considérz que les intérêts vitaux de la France ne se limite pas exclusivement à nos propres frontières ce n'est pas complètement nouveau c'était déjà le général de Gaulle c'était déjà fr au mterran c'était desirak mais effectivement il faut aller sur ce terrainlà il faut répondre à l'appel de Merz le nouveau Chancel allemand il y a quelque chose qui peut permettre d'avancer là où les Européens jusqu'ici ont bloqué ce que ont compris les alliés les plus inconditionnels des États-Unis je pense là à l'Allemagne et la Grande-Bretagne ont compris que aujourd'hui c'est du côté des Américains que avec musque ils se sont retrouvés avec quelqu'un qui défendait leurs adversaires je pense en Allemagne évidemment à la campagne que musque a mené avec l'extrême droite allemande avec la FD et ce sont aussi les attaques assez ENF j'allais dire sous la ceinture mais enfin dégueulasse de la part de musque face à starmer sur un passé de son passé de magistrat mais si on considère que l'Union européenne ce sont aussi nos intérêts vitaux et que donc notre dissuision nucléaire doiv doit servir à aux autres pays européens est-ce qu'il faut demander à ces autres pays européens de partager le coût de notre dissuasion ça nous coûte 7,5 milliards d'euros par an à peu près absolument il faut que tout soit posé sur la table il s'agit pas d'ailleurs quand on je dit que il faut que le paraplui s'étend à d'autres frontières que les nôtres ça ne veut pas dire que la décision ne resterait pas dans les mains du seul président français parce que dans ces moments-là il faut pouvoir réagir et réagir seul et vite mais ça doit effectivement intégrer les intérêts des Européens ensuite sur la question que vous posez que j'ai oublié mais est-ce qu'il faut contribuer est-ce que cont euréens doivent contribuer et la première chose que nous devons obtenir et j'ai posé la question au chef de l'État il y a quelques jours quand il nous a réuni à l'Élysée il faut aussi obtenir des Européens le fait que les dépenses de défense que nous faisons pour nous-mêmes mais aussi pour l'ensemble du continent européen puisse être sorti des fameux 3 % de Maastricht et donc que nous n'ayons pas à supporter en plus le poids budgétaire de mais qu'on les sorte ou pas de des 3 % des critères de Maastricht ça ne change rien à la réalité du déficit qui est là il faut bien trouver de l'argent pour dépenser pour pour ces dépenses qui sont énormes on rappelle que la France va dépenser sur la période 2000 2024 2030 413 milliards d'euros pour sa défense et que c'est insuffisant c'est ce que disait Sébastien Lecornu la semaine dernière à votre place comment est-ce qu'on fait d'abord la première chose c'est que il y a aujourd'hui des avoirs russes qui sont gelés dans les banques européennes et 200 milliards qui doivent être utilisés et qui doivent permettre de financer pour partie pour l'instant on utilise les intérêts de CIR vous dites qu'il faut piocher dans la caisse il faut aller jusqu'au bout bah nous n'avons pas la base juridique pour saisir les actifs russes c'est ce que disait le ma ministre de l'économie en fév que disa Bruno l ce que je dis c'est que aujourd'hui je comprend fa un truc illégal du coup c'est pas un truc illégal c'està-dire qu'à un moment quand vous avez quelqu'un qui agresse un continent qui se qui n'a aucun une limite dans euh la façon dont il envisage la suite parce que il faut bien comprendre que l'Ukraine n'est dans son esprit et c'est les discours qu'il prononce hurbi et Torbi et que nous devons écouter son son intention n'est pas de s'arrêter à l'Ukraine et donc nous devons à un moment prendre les moyens et ne pas faire payer aux Européens la folie du dirigeant r parce que vous vous l'entendez peut-être dans votre circonscription quand vous allez voir les gens quand vous allez à leur rencontre certains Français qui peuvent se dire mais attendez pourquoi on doit payer nous français pour la sécurité en Ukraine alors qu'on a pas d'argent alors que voilà dans les écoles dans les hôpitaux on manque beaucoup d'argent pourquoi on doit payer pour les Ukrainiens qu'est-ce que vous leur dites à ceux qui vous demandent ça je leur dis que je les comprends et ça suppose enfin d'abord je je les comprends al rappelant quand même que la sécurité des Ukrainiens c'est la nôtre et que si nous donnons le sentiment de notre propre faiblesse alors nous allons vers des lendemains assez sombres ensuite évidemment que l'effort ne peut pas être porté par celles et ceux qui ont déjà tant de mal avec leur fin de mois c'est la raison pour laquelle je parle des avoirs russes qui sont golés c'est la raison pour laquelle aussi dans les débats qui se réparent sur le plan budgétaire puisque le président dit falloir passer de deux points de PIB de points de richesse produite par la France chaque année à 3 points et demi c'est 45 milliards de plus oui donc il faut l'argent donc il faut l'argent et donc le débat budgétaire ne peut pas être un débat dans lequel on on est toujours en train de dire il va falloir restreindre l'aide sociale les services publics enfin bref ce qu'on connaît déjà et accepter l'idée qu'il va falloir parler aussi des recettes et les recettes ça peut pas être encore une fois de piocher dans la poche des plus modestes et donc la question de la justice fiscale elle va se reposer aussi pour la question de défense et quand on a quand on parle de patriotisme il y a aussi du patriotisme fiscal qu'il faut aussi mettre sur la table et celles et ceux qui en ont les moyens doivent être les premiers patriotes et être aussi au rendez-vous de l'Histoire et ce rendez-vous suppose maintenant des moyens Olivier fort le premier secrétaire du PS est avec nous jusqu'à 9h sur France Info on laisse passer le fil info 8h45 Maurine Suignard le grand gagnant de la 97e cérémonie des Oscars et tanoraa cinq récompenses pour le film indépendant de Shan Baker dont celle du meilleur film du meilleur réalisateur et de la meilleure actrice le film de jacodar Emilia Perrez repart avec l'Oscar du meilleur second rôle pour zo saldania et de la meilleure chanson la ligne de front ne cesse de se rapprocher de nous alerte le ministre des Affaires étrangères ce matin jeannoël Barot Paris et Londres proposent une trêve d'un mois en Ukraine pour prendre le temps de négocier une proposition utile réagit sur France Info le patron du Parti socialiste il faut soutenir cette démarche positive dit encore Olivier fort 30 CRS en renfort à Dijon quartier des grésis des renforts après l'incendie d'une médiathèque le lieu a déjà été visé il y a quelques jours le préfet affirme que l'enquête s'oriente vers la piste criminel probablement en lien avec le trafic de drogue le syndicat des arbitres dénonce l'attitude affligeante inadmissible honteuse de Paolo fonsseeka l'entraîneur lyonis qui s'emporte et va intimider physiquement l'arbitre de la rencontre de Ligue 1 hier tête contre tête il a été exclu et risque une lourde sanction hier soir l'OM a battu Nant 2-0 en clôture de la 24e journée puis le 830 avec Olivier fort le patron du Parti socialiste dans l'actualité internationale aussi Israël qui a décidé de bloquer l'entrée de toute aide humanitaire à Gaza Benyamin netanahou veut ainsi mettre la pression sur la Hamas qui refuse de prolonger la première phase de l'accord de cesser le feu pour pour libérer tous les otages le Hamas lui préfère un arrêt total de la guerre ce coup de pression de Benjamin netaniaou vous en pensez quoi pense depuis le début que le droit international nous venons d'en parler pour l'Ukraine doit être respecté partout et ça doit être la parole des Européens si le droit international s'applique uniquement dans les zones où nous avons des intérêts directs et bien je crains que ce que l'on appelle le sud global finisse par considérer que le droit international n'existe pas et le droit international doit être respecté partout ça ne peut pas être la loi du plus fort ça doit être au contraire la force de la loi qui s'impose une fois qu'on dit ce que je vois et ce que je vois avec benamin netanou qui considère que Donald Trump est son meilleur allié et bien je vois que cette internationale de la puissance sans le droit est en train de s'installer et que elle provoque des débats des dégâts considérables et que la population palestinienne a déjà suffisamment souffert et que elle ne peut pas être à son tour prise en en otage des décisions qui sont celles du Premier ministre israélien et donc cette ce cesser le feu doit évidemment être prolongé on doit arriver à une paix durable une paix durable qui ne peut passer que par une solution à deux états et je vois bien que il y a des efforts considérables qui sont réalisés aujourd'hui par le gouvernement israélien par ce gouvernement qui est tenu par l'extrême droite pour ne jamais arriver à cette solution et donc de tout mettre en œuvre pour au contraire à chaque fois permettre de reprendre les hostilités jusqu'à fa nous la France l'Union européenne pour bien la France l'Europe doivent à l'instar de ce que fait le secrétaire général de l'ONU prendre des positions qui sont des positions fortes et ne pas considérer que il y a une espèce de point aveugle de la politique internationale de l'Europe et que nous n'avons plus rien à dire sur le proche orient c'est un peu ce qui m'exaspère ce silence qui est souvent pesant lourd et qui ne permet pas de montrer au gouvernement Israël alien qu'il y a là aussi une Europe qui entend dire son mot et qui n'est pas simplement la spectatrice docile de ce qui se discute entre les États-Unis et euh Israël Olivier fort la relation entre la France et l'Algérie traverse une crise sans précédent depuis l'indépendance et dans ce contexte Emmanuel Macron a pris la parole à la veille du weekend et il désavoue le ministre de l'Intérieur notamment à propos des accords de 1968 ce euh qui donneent aux ressortissants algériens quelques privilèges concernant l'accès au territoire français et à la nationalité on ne va pas les dénoncer de manière unilatérale dit le président de la République ça n'a aucun sens il a raison de calmer le jeu on vient de parler de l'Ukraine on a ensuite parlé de Gaza est-ce qu'on avait besoin en plus d'ouvrir une crise avec Alger c'est c'est de la faute de la France mais je vois qu'on a un ministre de l'Intérieur très ailé qui fait beaucoup de communication qui aime beaucoup se mettre en spectacle et donner le sentiment que à lui seul il serait en mesure de de changer les rapports de force ce qu'il est en train de faire le déclenchement de la crise pour bien le rappeler c'est l'été dernier lorsque Emmanuel Macron a pris le parti du Maroc sur le dossier du Sahara occidental et c'est c'est de là qui est partie cette crise bien sûr que il y a de là c'est de là que parle la crise c'est une évidence c'est aussi une évidence que le gouvernement algérien ser toujours de la France comme d'un épouvantail commode mais c'est le ministre de l'Intérieur qui ensuite a cherché à alimenter cette crise à organiser un espèce de bras de fer avec le gouvernement algérien pour pouvoir montrer sa propre détermination et au fond expliquer que il est celui qui euh en n'en rabat pas devant les algérien fr humili le résultat c'est quoi c'est que nous n'avons rien obtenu Bolem sans sal est toujours dans les jaules Algériennes et nous n'avons rien obtenu de mieux en terme de laisser passer consulaire et donc il y a un moment où il suffit pas de montrer ses petits bras musclés il faut faire aussi de la diplomatie il faut aussi considérer que on ne peut pas remettre sur le tapis les accords de 68 je rappelle quand même que c'est nous avons une histoire avec l'Algérie 130 années de colonisation qui ont laissé des traces et qui ne peuvent pas se solder simplement par des coups de menton et donc mais la question de laiss des laisser passer consulaire c'est un sujet oui ou non NOTAM bien sûr mais c'est évidemment un sujet et il n'est pas dans mon esprit je n'ai pas l'intention de dire que il faut maintenir sur le sol national des gens qui sont dangereux pour nos concitoyens et qui sont donc une menace pour l'État français simplement je ne pense pas qu'on résolve ces conflits à coup enfin n'est pas Trump qui veut d'une certaine façon c'est le problème de tous ces gens qui d'un seul coup voudraient faire de la diplomatie un spectacle la diplomatie ça se fait dans les ça se fait dans les couloirs dans des salles de réunions ça se fait partout sauf à la télévision et que à force de de transformer la politique en spectacle de transformer la diplomatie en spectacle et bien il n'y a plus que le spectacle mais il n'y a plus de diplomatie c'est ça le problème alors que les partenaires sociaux Olivier fort commencent à tout juste à renégocier la réforme des retraites François baayerou a évoqué l'hypothèse d'un référendum en cas de blocage c'est une bonne chose ou alors il a parlé trop vite ben ça dépend de ce dans le référendum moi je suis favorable à l'idée que à un moment si parten sociaux n'arrivaient pas à se mettre d'accord soit le Parlement soit les Français soitent directement saisis pour déterminer quelle est l'issue que nous donnons à cette consultation et qui pour moi doit être le remplacement de la réforme borne par d'autres moyens de financement antorségciation comm seulement maintenant c'est de voilà c'est de ne pas laisser la chance au discussions entre partenaires sociaux on parla de référendum tout de suite je suis pas sûr que ce soit un problème c'est une façon de leur mettrep dans le dos en leur disant que il faut aboutir et mais tout dépend du référendum si le référendum est une façon de dire au français vous avez deux solutions vous avez la réforme borne et puis celle que porte le monde syndical bah je suis d'accord au contraire allons-y et ce sera peut-être une façon de faire plier le patronat qui aujourd'hui est les deux pied le même sabot et qui ne veut pas bouger et donc oui il faut évidemment tout faire pour que il n'y ait pas une forme de vetto patronal qui permette au patronat de se dire il suffit de ne pas bouger pour que on en reste à la réforme borne non à la fin il y aura forcément un Bouget et ce Bouget doit être soit l'œuvre de la négociation soit l'œuvre du Parlement soit l'œuvre des Français si la question est bien posée et l'objectif des 30 milliards de de de résorber pardon le déficit de en 2030 on rappelle que pour le moment la Cour des comptes prévoit 30 milliards de déficit ça vous le partagez bah ce que dit la Cour des comptes n'est pas contestable ce que maintenant il faut voir c'est ce que enfin comment graduellement on atteint ces différents paliers et ne pas chercher à effrayer en expliquant que rien ne serait possible nous avons un sujet en France qui est en fait qu'est-ce qu'on met je vois que on parle toujours d'un poon de dingue ben oui ça coûte cher les retraites mais ça fait partie du contrat social qui est peut-être spécifique à la France on nous dit mais ailleurs on part plus tard c'est vrai mais quel est en fait le modèle que nous avons nous-mêmes cherché à mettre sur pied en France c'est l'idée que à l'issue d'une vie de travail et bien il y a un moment qui est le temps du repos bien mérité et donc que ce départ doit se faire avec des gens qui sont encore en bonne santé parceil fauter les deur 30 milliards pour n ramène d'ailleurs au sujet précédent euh sur sur la enfin si on parlait du budget de la défense 30 milliards c'est à peu près la moitié du budget de la défense aujourd'hui en France euh VOA le montant du déficit en 2030 le déficit des retraites d'abord si on se dit les choses ça ça suppose que des cotisations rentrent si la question du travail par exemple si les femmes étaient payé comme les hommes aujourd'hui la question se poserait différemment si on avait davantage de gens dans l'emploi la question se poserait différemment et donc on peut pas regarder les choses de manière totalement statique il faut les regarder aussi en dynamique et donc C il faut que à chaque étape on puisse se reposer les bonnes questions et pour l'instant ne pas s'effrayer avec des chiffres qui peuvent être des chiffres alarmants si on les regarde de manière statique mais en terme dynamique je pense qu'on peut aussi avancer différemment et donc ce qu'il faut aussi se poser comme question c'est qu'est-ce que nous sommes prêts à faire pour ceux qui ont travaillé toute une vie est-ce que on en reste je l'ai bloqué à 14 points de PIB ou est-ce qu'on est prêt à aller par exemple à 15 points de PIB est-ce que c'est complètement fou que richeuite on 15 € pour n retraiter moi je pense que non je pense que un moment c'est un modèle de société dans lequel on veut vivre et l'identité de la France c'est aussi ça et c'est peut-être même d'abord ça en parlant d'identité justement des conventions citoyennes décentralisées pour débattre de la question qu'est-ce qu'être français c'est l'idée de François Baayou des débats sur l'identité nationale débat qu'il ne faut pas fuir dites-vous même si vous le dites piégé ça veut dire quoi on plonge cons consciemment dans un piège là je sais très bien que l'intention de la droite sur ce débat depuis Nicolas Sarkozi n'a jamais été de chercher à fédérer le pays mais au contraire de le diviser notamment sur la question migratoire moi ce que je cherche à dire et notamment à la gauche c'est que nous ne pouvons pas F ce débat si nous le fuyons nous laissons la place vide et elle sera vite occupée par la droite et surtout par l'extrême droite et doncose débattre de l'immigration et une autre de de débattre de l'identité nationale en 2007 avec Nicolas Sarkozi vous vous étiez farouchement contre qu'est-ce qui fait qu'aujourd'hui vous êtes pour mais justement je pense que c'était une erreur d'avoir évité un débat qui depuis n cessé de croître parce que c'est pas parce qu'on dit qu'on veut pas avoir le débat qui n'a pas lieu et donc moi je veux que nous occupions la place et que nous puissions parler de notre identité celle de la France qui ne se confond pas avec la question migratoire c'est quoi notre identité c'est la révolution française c'est le Conseil National de la Résistance c'est aussi la décolonisation c'est la construction européenne c'est les services publics c'est un modèle sociale qui est incomparable et qu'on ne trouve nulle part ailleurs au monde c'est ça l'identité de la France c'est ça qui fait que nous sommes un pays avec un art de vivre qui permet de mettre des Françaises et des Français quel que soient leurs origines quel que soit leur religion quel que soit leur philosophie et bien de vivre ensemble grâce au principe de laïcité voilà ce qu'est l'identité de la France voilà ce que je crois profondément et ce que je veux défendre parce que ça ne peut pas être en permanence l'occasion de dire de montrer du doigt T ou telle partie de la communauté nationale avec des gens qui seraient plus ou moins français non nous sommes toutes et tous français vous appelez Salia braclia je m'appelle Olivier fort vous avez des origines qui sont des origines dans qui qui plongent dans le Maghreb pour moi ma mère est vietnamienne enfin était Vietnam puisquelle est depuis son mariage française et bien je crois que nous sommes vous et moi français et parfaitement français et donc nous devons parler de cela accepter l'idée que la France est un pays qui est un pays métisé pluriculturel Jérôme chapis je ne connais pas ses origines et elle ne se devine pas forcément quand on le regarde et son nom ne le trahit pas non plus mais ce que je sais c'est que nous sommes ça nous sommes un pays métissé et qu'il faut l'admettre
Olivier Faure