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InterviewFrance Culture (sur YouTube)· 15 mars 2012 47 minContradictoireActualité / polémiqueEurope & internationalÉconomie & entreprisesImmigration & asileDéfense

Alain Juppé : "La France doit s'ouvrir à l'extérieur à condition que les autres s'ouvrent à elle"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 7:43RelanceRéponse directe

    La campagne n'intéresse pas les Français, vous dites ça vous surprend ?

  • 13:00OuverteRéponse directe

    Sur la chronique du prix de l'essence, vous critiquez son manque de profondeur ?

  • 20:00OuverteRéponse directe

    Un sondage vous place comme Premier ministre préféré en cas de victoire de Sarkozy ?

  • 26:00RelanceRéponse directe

    Votre blog critiquait la taxe professionnelle et le retour dans l'OTAN, vous assumez ces positions ?

  • 35:00RelanceRéponse directe

    Vous parlez de mépris envers François Hollande, est-ce fondé ?

  • 45:00OuverteRéponse directe

    La campagne de Sarkozy est-elle trop droitière ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 20:00Alain JuppéFait
    « la campagne n'intéresse pas les Français ça me surprend beaucoup »
  • 30:00Alain JuppéFait
    « l'application du programme de François Hollande notamment dans le domaine économique serait une mauvaise chose pour la France »
  • 1:40:00Alain JuppéFait
    « il n'y a pas eu d'occupation de la Libye l'Irak a été occupé par une force internationale »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

et à 7h43 l'invité politique des matin et de la rédaction et cette semaine le ministre des Affaires étrangères et européennes Alain Jupé bonjour monsieur Jupé bonjour soutien s'il fallait le rappeler au cas où çaa échappé à quelques-uns du candidat pour la campagne électorale présidentielle de du candidat UMP Nicolas Sarkozi à les tro sous la Chae de plomb de la crise économique la campagne semble peiné à intéresser les Français 2012 n'est décidément pas 2007 pourquoi avant de trouver une réponse à cette question nous reviendrons avec vous sur le dernier meeting de Nicolas Sarkozi à Villepinte sur ces déclarations à propos de l'Europe sur les autres éléments de son programme et puisque nous sommes également en présence du chef du Kedor sa que vous êtes nous ne manquerons pas dans la deuxème partie des Matins de France Culture notamment avec Bruce couturier de dresser un bilan peut-être de la politique étrangère de la France qui fut on ne peut plus riche ces dernières années printemps arabe intervention en Libye retour dans l'OTAN crise européenne et qui continue de l'être aujourd'hui alors que le monde tergiverse sur une possible imaginable intervention en Syrie tandis qu'Israël de son côté menace de bombarder l'Iran mais pour cette première partie avec Hubert vertas bonjour rebonjour Hubert rebonjour nous allons évoquer tout de même donc les aléas de la campagne parce que dans votre blog vous appelez le tou bouu médiatique je vois au 7 mars que vous vous donnez du courage à l'in Jupé euh en fin de blog des paroles et des actes commentaires de l'émission de Nicolas Sarko sur France 2 vous dites oh les cœurs ça va le faire c'est la méthode Coué B écoutez je suis content d'être sur France Culture parce que a priori c'est une chaîne de radio dans lequel on n'est pas prisonnier des idées reçues et vous commencez par nous dire que la campagne n'intéresse pas les Français ça me surprend beaucoup il y a jamais eu autant d'auditeurs dans les émissions de télévision Nicolas sarko a battu tous les records aussi bien sur TF1 que sur France 2 et je peux vous dire que dans les réunions j'en faisais encore une soir dans sain Saint-Denis il y a énormément de monde la campagne intéresse les Français ils sont débousselés par son contenu par son contenu précis mais c'est vrai qu'il fa ah d'accord très bien il faut toujours être très précis si vous me permettez d'ailleurs de faire une petite remarque sur la chronique de Monsieur wertas brillante chronique sur le prix de l'essence simplement il y a deux choses que je n'ai pas entendu dans cette chronique premièrement est-ce que contenu du monde tel qu'il va le prix des énergies fossiles n'est pas condamné à augmenter la croissance la croissance it cons de plus plusénergie fossile et la produ elle va pasuger à concurrence les prix vontugmenter et deuxèm ce qui m'a surpris aussi c'est qu'à aucun moment on ne s'est posé la question dans la chronique de savoir si nous ne devions pas radicalement changer nos modes de vie alors j'entends bien que quand on est pêcheur on est obligé d'acheter du Gazo quand on vient la campagne on est obligé de se servir de sa voiture mais vous parliez de la conduite des enfants à l'école dans les villes je connais la mienne est-ce que vous savez quelle est la durée moyenne la longueur moyenne VI des déplacements en ville c'est 2 km bien c'est très exactement une distance sur laquelle on peut se passer de sa voiture et nous essayons par exemple dans nos écoles d'organiser ce qu'on appelle des circuits carapates c'est-à-dire de pousser les parents d'élèves à s'organiser pour conduire alors c'est pas la solution universelle mais on ne peut pas se contenter de dire qu'on va bloquer les prix parce que c'est une solution débile on ne va évidemment pas demander à l'Arabie Saoudite de bloquer ses prix ou aux autres pays producteurs et si on bloque les impôts et bien il faudra financer le manque à gagner donc voilà je crois que sur des sujets comme cela il faut aller au fond de la question et ne pas se borner à des remarques un petit peu superficielles comme je nentends pas ici hein parce que France Culture n'est jamais superficiel on essaye on essaye ça pe n arriveres vous êtes en train de dire que cette remarque était superficielle pas tout inè mais elle était naturellement incomplète le ce que je voulais mettre en valeur et qui souvent n'est pas mis en valeur j'entends ce que vous dites et naturellement que le prix du pétrole va augmenter mais c'est qu'il y a une urgence extraordinaire et que cette urgence extraordinaire elle est un peu traitée par par-dessous la jambe comme si euh elle n'était elle n'avait pas ce caractère d'urgence et le prix de l'essence qui augmente c'est quelque chose de terrible dans la vie V c'est vrai je le reconnais bien volontiers et on s'efforce de traiter le problème mais il y a de bonnes réponses et il y a de mauvaises réponses et je crois que le blocage des prix n'est pas une bonne réponse je parlais pas de j'avançais pas de r je disais pas que le blocage puisquon parle de la campagne électorale voilà je c'est un sujet qui est tout à fait d'actualité est-ce que Al GP dans quelques semaine il faudra vous appeler Monsieur le Premier Ministre un sondage publié dans Le Parisien Aujourd'hui dit qu'au fond vous seriez en cas de victoire de Nicolas Sarkozi la présidentielle comme le premier ministrable préféré des Français bon écoutez c'est une question qui est complètement horors saison hein il faut d'abord savoir quel sera le résultat de l'élection présidentielle moi je me bats pour le succès de Nicolas Sarkozi parce que je pense que l'application du programme de François Hollande notamment dans le domaine économique serait une mauvaise chose pour la France ce programme est un dénis complet de ce qui est le cœur de la difficulté française aujourd'hui c'est-à-dire l'amélioration de notre compétitivité comment produire français à des prix qui soient compétitifs avec ceux de la concurrence et ce problème n'est absolument pas traité dans le programme de François Hollande je pense qu'au contraire Nicolas Sarkozi apporte des des réponses qui elles sont crédibles j'aiécouté aussi tout à l'heure puisque je suis un auditeur fidèle de France Culture je ne sais qu'el intervenant sur V antaine qui disait qui disait voilà Nicolas Sarkozi avait tout promis en 2007 et il n'a rien tenu et dans le propos de cet intervenant pas une référence à la crise comme si entre 2007 et 2012 nous n'avions pas assisté à une succession de crise comme on en a jamais vu dans le monde d'abord euh la crise des subprime aux États-Unis la faillite de les man brotherosers vous avait excellemment parlé tout à l'heure et puis ensuite un certain nombre de crise éc économique qui font que le chômage a augmenté dans tous les pays et souvent beaucoup plus qu'en France que la stagnation voire la récession en 2009 a été général en Europe beaucoup moins en France qu'ailleurs je crois que là aussi pour juger le quinquena qui vient de s'achever il faut avoir l'honnêteté de remettre cela en perspective ce quinquena é un grand quinquena de réforme la France a été profondément modernisée et c'est si vrai que le journal Le Monde dont on sait bien qu'il ne fait pas exactement campagne pour Nicolas Sarkozi a consacré une pleine page récemment à toutes les réformes de Nicolas Sarkozi que le candidat Hollande se propose de conserver donc c'est on n pas si mal travaillé que cela Hubert htas quand vous parlez du bilan et on vient de vous entendre vous dites notre bilan vous défendez ce bilan il n'y a pas l'ombre d'une nuance quand on lit votre blog est-ce que vous écriviez avant d'être dans le gouvernement on a l'impression qu'il y avait quand même pas mal de de nuances quand à propos de la taxe professionnelle vous écriviez on se moque du monde quand vous à l'époque vous vous aviez publié une tribune dans Le Monde pour regretter que la France a décidé de réintégrer le commandant de le commandement de l'otane il y avait quand même de fortes nuances est-ce que cette façon lorsqu'on est au dehors d'avoir des nuances et de ne plus en avoir quand on est à l'intérieur ne participe pas à ce climat qui fait que avait on remet en question la parole politique comme une parole pas assez sérieuse et pas constante al Mo j'ai pas la réputation d'être inconstant ni de manquer de sérieux alors je vais vous expliquer comment j'ai d'abord je ne dis pas que le quinquen de Nicolas Sarkozi est été parfait il y a eu des erreurs bien entendu qui n'en commet pas je dis que globalement il est largement positif et deuxièmement je vais reprendre les deux exemples que vous avez donné qui sont effectivement tout à fait intéressants et que j'assume pleinement qu'est-ce que j'ai dit sur la taxe professionnelle on se monque du monde parce que la façon dont la réforme a été lancée et j'approuvais sa suppression un po imbécile vous vous souvenez monsieur miteran dans les années 80 mais la réforme avait été mal conçue et en particulier elle ne prenait pas en compte les préoccupations légitimes des collectivités locales j'ai été entendu et la réforme a été modifiée et aujourd'hui telle qu'elle a été faite elle marche bien j'ai d'ailleurs observé que Monsieur Holland hésitait sur le point de savoir s'il allait la garder ou la supprimer deuxième exemple c'est vrai que tout un ayant dit il faut toujours citer exactement les choses tout en ayant dit que je n'avais aucune objection de principe sur le retour de la France dans l'EMP pour la bonne raison que j'avais essayé de le faire avec Jacques Chirac en 1995 les conditions n'étaient pas réunies à l'époque et j'avais exprimé quelques réserves effectivement sur le moment OK et bien je constate aujourd'hui que je m'étais trompé et que le retour de la France dans les structures intégrées de l'OTAN est finalement tout bénéfice pour nous nous avons gardé notre autonomie de décision et en même temps nous avons pu entraîner un certain nombre de nos partenaires par exemple dans l'opération en Libye voilà alors je crois que c'est plutô à l'honneur du politique que de temps en temps de pouvoir modifier son jugement lorsque les événements montrent qu'on a eu une petite erreur d'appréciation encore un mot à propos de de la campagne vous avez critiqué François Hollande on vient d'entendre vos ses critiques la tonalité off vis-à-vis de François Hollande me semble-t-il et vous allez me dire que je me trompe c'est le mépris si on caricature juste un peu les ce que disent les communiqués émanant de l'UMP ou même les déclarations du président de la République qui aurait quelqu chose chez Hollande comme c'est un nul un peu irresponsable alors je suis stupéfié par cette affirmation Mo ce qui vraiment vraiment stupéfié parce que moi ce qui me frappe dans la campag c'est le déchaînement anti Sarkozi juste juste déchaînement antiarkozi c'est absolument invraisemblable on a traité de voyou de tous les noms d'oiseaux on lui balance lu balance mais laissez-moi laiss-m non pas du tout il y a pas de mépris visis et ne déplacez pas le projecteur pour le vrai problème c'est le mur médiatique auquel se heurte Nicolas Sarkozy je vais en prendre un exemple qui m'a vraiment stupéfié c'est Nicolas SAR qui Méresse et c'est le traitement médiatique dont il est l'objet je vais prendre un petit exemple que dit François Hollande si je suis élu je vais virer les préfets les ambassadeurs les fonctionnaires non pas du tout pas du tout non non non défendez François Hollande c'est vre plus absolu je dis je dis qu'il dit cela et donc Nicolas sarkodi dit c'est de l'épuration où est le scandale c'est dans le mot épuration c'est pas dans la chose que annonce François Hollande c'est-à-dire effectivement l'éviction des Haut- fonctionnaires qui serait trop proche du pouvoir par absolument richichant quand et quand j'entends dire que nous méprisons François Hollande les bras mon tombent parce que je n'ai jamais vu une campagne aussi virulente contre un président sortant que celle qui est conduite contre Nicolas Sarkozy alors de temps en temps nous critiquons François Hollande effectivement je pense effectivement que par exemple on en parlera tout à l'heure sa politique étrangère est un mauvais copiercollé de la nôtre l'énergie en moins je pense qu'en matière de défense ce qu'il dit n'a guerre de sens je vais continuer à critiquer le programme de François Hollande parce qu'il me semble mavais pour la la France mais je ne critique pas l'homme je n'ai jamais eu de propos offensant à son égard et et c'est un combat qui est tout à fait oui ben voilà mais c'est moi qui parle c'est pas alors al Alain JP le 4 mars déjà sur votre blog puisque vous écoutez l'émission nous nous lisons votre blog le 4 mars vous concluez en disant que vous aviez au fond vous dit nous avons décidément à propos de cette affaire d'épuration du mal à franchir le mur médiatique je voudrais revenir d'un mot quand même à cette question là est-ce que tout de même vous n'avez pas le sentiment par moment et comment vous êtes vous-même vous sur des positions qui peuvent changer euh vent non mais sur l'idée tout de même qu'il peut y avoir un trouble encore une fois dans le discours de Nicolas Sarkozi au français tantôt très proeopéen tantôt se défiant de la question européenne avec Schengen et par exemple sur un plan très particulier sur la question de la droitisation de la campagne comme beaucoup de commentateur l'observe droitisation que que vous-même vous ne semblez craindre un tout petit peu vous avez mis en garde le candidat contre le débat sur la viande àal le piège islamophode vous avez réclamé je vous cite un ton moindre droitier et la fin de l'obsession sur les question d'immigration est-ce qu'il y a tout de même un conflit dans le sens de la campagne le sens que Nicolas S don doit lui donner entre des golistes comme vous des souverainistes comme Guo des conseillers plus à droite comme hisson est-ce que est-ce que ça n'est pas cela que tout de même le futur électeur l'électeur ressent quand non je ne pense pas je ne pense pas et si on veut parler des divisions on pourrait parler aussi du camp socialiste mais parlons d'un autre puisque oui mais je sais bien mais vous voulez pas que je parle des socialist moi j'ai envie d' parler on va parler parler je répond à votre question je rép je répond à votre question je réponds à votre question moi ce qui me frappe aujourd'hui c'est que il y a évidemment des sensibilités diverses à l'UMP et c'est sa force bien entendu il y a des gens qui sont bon pour reprendre ces vieux clivages qui n'ont plus beaucoup de sens plutôt plus à gauche et d'autres plusôt plus au centre mais aujourd'hui il y a une unité autour de Nicolas Sarkozi et je vais prendre comme deè exemple de terrorisme intellectuel le mot immigration vous parlez immigration immédiatement dans l'ensemble du monde médiatique vous êtes catalogué comme chassant sur les terres du Front national d'abord les terres du Front national ça n'existe pas c'est un concept assez assez bizarre et il faut voir ce que Nicolas Sarkozi a dit de l'immigration à Bordeaux j'étais là je l'ai écouté très attentif il dit premièrement l'immigration est une chance pour la France l'immigration zéro c'est une stupidité mais l'immigration peut-être un problème parce que si on ne l'organise pas et si on ne la maîtrise pas et bien nous serons incapables d'intégrer convenablement les nous somm prêtillir chez nous ce n'est pas un discours de droite ce n'est pas un discours de gauche c'est un discours de bon sens mais vous à voix basse vous dites attention de ne pas en faire une obsession c'est un des problèmes qui se pose à la France parmi d'autres c'est un problème réel je vais vous faire une petite confidence j'étais au Maroc il y a pas très longtemps et qu' n pas été ma surprise d'entendre mon collègue marocain me dire me dire nous avons un problème au Maroc avec l'immigration qui vient de l'Afrique subsaharienne et voilà parce que nous avons du mal à intégrer ces immigrés je d voyez mon cher collègue comme vous pouvez comprendre la problématique française 8h1 Alain jupet à côté de vous puisque vous écoutez l'émission vous le connaissez vous le voyez désormais brise couturier pour la chronique et le débat de cette deuxème partie des émissions de l'émission politique hebdomadaire avec la rédaction de France Culture Briss bilan de la politique étrangère du quinquena et oui puisque c'est l'heure du bilan pour Nicolas Sarkozi et puisque nous recevons son dernier ministre des Affaires étrangères essayons de faire avec lui et sous son contrôle la part des réussites et celle des échecs dans ce domaine important quoique négligé par les candidats à la la présidence de la République alors dans la colonne des succès et en tête de celle-ci probablement il y a la présidence française de l'Union européenne durant le 2 semestre 2008 dès octobre 2007 Nicolas Sarkozi pouvait se vanter d'avoir remis l'Europe en marche en faisant adopter son projet de traité simplifié celui-ci avait permis de faire revenir la France en Europe après l'effet désastreux produit par le non français au référendum sur le projet de traité européen de 2005 qu'un texte rédigé sous la direction du français Giscard destin dans le but de réparer le désastreux traité de Nice également rédigé par des Français soit repoussé par les électeurs français était apparu il faut en être conscient à Paris extravagant tant à Berlin qu'à Londres à Rome qu'à Madrid alors durant sa présidence Nicolas Sarkozi règle tambourbattant l'affaire russau geéorgienne en se rendant ilico à Moscou puis àbissi le président français arrête les chars russes qui comptait bien renverser le président sakachevili il obtient à l'arracher un compromis Poutine renonce à occuper la geéorgie et celle-ci renonce à 20 % de son territoire au profit de la Russie les liens avec les États-Unis ont été considérablement améliorés c'était dès la fin du mandat de George buouch mais ils sont carrément au beau fixe depuis Obama est à la Maison Blanche mais la France n'est-elle pas à la traain des États-Unis c'est une question qui se pose en particulier au vu de l'échec occidental sur le dossier afghan c'est sous la présidence française qu'éclate la crise des subprimes là encore succès français puisque Sarkozy parvient à retourner Merkel qui avait commencé par prôner une politique du chacun pour soi il obtient de bouche une réunion urgente du G20 à Washington pour poser les bases d'une réglementation internationale de la finance mondialisée Martin Schulz lui desserne ironiquement au Parlement européen le titre de membre d'honneur du groupe socialiste pour son interventionnisme mais quels ont été les résultats concrets le président français est-il parvenu à convaincre ses partenaires sur la taxe sur les transactions financière sur les paradis fiscaux et bien pas qu'on sache alors en tête de la colonne des échecs je citerai l'Union pour la Méditerranée qui se souvient du grand sommet des 44 chefs d'État et de gouvernement du 13 juillet 2008 co-présidé par Nicolas Sarkozi et osni Mubarak réunissant tous les pays du pourtour méditerranéen sauf Kaddafi Nicolas Sarkozi avait été sacré un peu vite artisan d'un rapprochement entre Mahmoud Abbas et eoudolmert qui avait accepté de se retrouver à Paris ce n'est pas seulement parce que l'Allemagne avait très mal pris la volonté française de se constituer une zone d'influence en dehors de l'Union que le projet a carrément échoué ce n'est pas seulement la faute de la Turquie dont Sarkozi a fait un adversaire en lui fermant la porte de l'adhésion c'est surtout le printemps arabe qui a rendu l'UPM obsolète et sur ce c'est sur ce mouvement historique le bilan de la présidente Sarkozi et sur ce mouvement historique pardon le printemps arabe donc le bilan de la présidence sarkoosiste est mitigé car on s'en souvient les choses avaient for mal for mal commencer avec une ministre des Affaires étrangères proposant à Benali je cite le savoir-faire de nos forces de sécurité à quelques jours de son renversement par le peuple tunisien et l' découvrait à cette occasion les liens multiples et compromettants liant divers membres du gouvernement aux despotes arabes et à leurs affidés c'est dans l'espoir de faire oublier cette grave erreur d'appréciation qu'un tournant à 180°r a été pris à l'occasion de l'affaire libyenne par la France cette fois le corset habitué à fraterniser avec les dictatures du moment pour autant qu'elle se pr présente comme laïque et anti-américaine vol au secours des rebelles libyens et avec l'aide de ses alliés britanniques chasse le colonel Kaddafi de Tripoli qu'il tyranisait depuis 41 ans enfin la rupture promise avec la logique france-africaine a-t-elle réellement eu lieu ce n'est pas évident et le débarquage de Jean-Marie Boquel du gouvernement rappelle étrangement celui de Jean-Pierre cotte en 1982 on ne s'attaque pas comme ça à la France Afrique alors dans l'atmosphère électrique et passionnelle qui marque la campagne il est difficile de faire preuve d'objectivité essayons tout de même dans ce domaine qui passe pour déchaîner moins que d'autres les passions Alain Jupé ministre des Affaires étrangère l'objectivité du papier que vient de faire bris couturier que j'ai trouvé tout à fait équilibré al je ne vais pas revenir sur les point fort de ce bilan en matière de politique étrangère le traité qui est devenu le traité de Lisbonne qui a permis de sortir l'Union européenne de la crise le succès de la présidence française de l'Union européenne qui est salué par tout le monde et un certain nombre d'autres points forts que vous avez signalé je voudrais ajouter d'autres succès la présidence du G8 et la présidence du G20 qui ont été là aussi salués le président français a été félicité pour son leadership vous savez que c'est un mot qui revient souvent dans les relations internationales je voudrais insister en particulier sur ce qu'on a appelit le partenariat de d'ville c'est-à-dire ce plan qui se propose d'aider les pays du printemps arabe en transition les Américains sont en train de poursuivre l'action que la France avait engagé dans ce domaine euh trois remarques quand même qui sont quelques points de désaccord avec ce qu' dit bris couturier la taxe sur les transactions financières elle n'est pas plantée la Commission à la demande de la France a bâti un projet que les Européens vont adopter ce qui s'est passé c'est que Nicolas Sarkozi a souhaité anticiper en prenant une première décision en franco-français si je puis dire mais l'Allemagne l'Espagne l'Italie sont d'accord avec nous pourett mettre en place une taxe sur les transactions financières et je vous rappelle que à la suite du G20 à Cann j'étais là le président Obama lui-même a dit il est normal que le secteur bancaire apporte sa contribution à la reconstruction de l'économie mondiale sous des formes qui sont peut-être différentes mais cette taxe je le répète n'est pas plantée 2uxièmement verra le jour quand le plus vite possible je l'espère je pense que les Européens vont bouger là-dessus si tout se passe bien peut-être dans la deuxème partie de cette année deuxème c'est c'est difficile c'est c'est long mais on va y arriver deuxème désaccord avec bris couturier l'UPM n'est pas planté non plus elle a connu des difficultés non elle n'est pas plantée je vous signale par exemple qu'un nouveau secrétaire général vient d'être désigné que l'Union européenne a accepté de prendre la coprésidence nord de l'Union pour la Méditerranée et surtout que nous avançons sur un certain nombre de projets concrets parce que c'est ça l'UPM c'est pas simplement une grand messe avec 48 pays ce sont aussi des projets concrets une usine de dessalement de l'eau de mer pour Gaza un projet d'autoroute trans magbine au nord de l'Afrique du Nord et cetera et cetera je ne vais pas m'attarder est-ce que les révolutions arabes le print Arab ne change pas tout même la donne dans accords et principe de coopération entre de l'ARE côté de la Méditerranée raison et si si l'UPM a eu des difficultés parce que je vais pas dire qu'elle l'a pas eu bien sûr qu'elle a eu des difficultés je pense qu'elle n'est pas morte mais elle a eu des difficultés c'est notamment parce que au sud il s'est passé des choses sur lesquelles je vais revenir sur l'Afrique attendez restant sur l'UPM l'instant avec la question turque est-ce que la présidente n'a pas été un un un a eu pour conséquence une rupture une rupture dramatique de nos liens d'amitié traditionnel avec la Turquie non nous avons eu des difficultés avec la Turquie pour une question qui a été le seul point de désaccord que j'ai eu avec Nicolas Sarkozi c'est sur la pénalisation de de la mise en cause du génocide arménien n revenons pas mais nos relations avec la Turquie ne sont pas rompues bien au-delà nos relations économiques rest extrêmement fortes et j'avais encore des témoignag d'entreprises françaises qui sont appelés à à s'implanter ou à concourir en Turquie nos liens culturels restent rest entier notamment vous savez que j'y tiens beaucoup avec l'université Galatasaray et nous continuons à parler avec la Turquie donc les difficultés de l'UPM ne viennent pas là en on aura fermé la porte de l'Union européenne au nez quand même maintenant c'est sous la présidence Sarkozi que ça a eu lieu non c'est enfin oui peut-être sous la présidence sarzi je vous rappelle que le président de cette fois-ci l'UMP l'UPM qui a fait délibérer le parti pour dire que l'Union européenne telle qu'elle est aujourd'hui n'a pas la capacité de recevoir la Turquie c'est moi donc je suis pas en désaccord avec Nicolas Sarkozi sur ce point sur l'Afrique un point très intéressant nous avons complètement euh comment dire mis notre politique africaine en cohérence autour du principe de démocratisation de respect des droits de l'homme de lutte contre la corruption nous avons par exemple fait ce qui n'avait jamais été fait c'està-d remis complètement à plat tous nos accords de défense avec les pays africains et désormais ces accords sont publics ils sont approuvés par le Parlement il n'y a plus de clause secrète et je vais prendre un petit exemple qui montre que là aussi il faut sortir des idées reçues monsieur Fabius est allé récemment au Gabon le Gabon a été longtemps considéré comme le symbole de ce qu'on appelait la France Afrique et que dit Fabius en rentrant de Libreville et bien je me réjouis de l'excellence des relations entre la France et le Gabon J a vu un satisfaitcite à notre politique africaine enfin les printemps arabes vous dites que le kedorsé était habitué à fraterniser avec des régimes autoritaires pe pas qui ne fraternisait pas avec des régimes autoritaires et le département d'État américain ne soutenait pas pindé à cadaver monsieur Moubarak personne bien sûr que c'est pas une raison rétrospectivement vous avez tout à fait raison mais qui a vu venir les Arab je je me suis pas repassé les différentes chroniques de France Culture depuis 5 ans qui a vu venir les printemps arabes personne et c'est vrai que nous avons eu un peu de retard au départ sur la Tunisie mais je crois pouvoir dire que depuis la ligne de la diplomatie française est d'une parfaite clarté même si et j'ai eu l'occasion de le dire tout à l'heure pendant le journal sur la Syrie nous sommes évidemment extraordinairement frustrés par ce qui se passe et je voudrais avoir une pensée pour le peuple syrien puisque c'est aujourd'hui je crois le premier anniversaire du déclenchement de sa révolte je suis absolument convaincu qu'un qu'un régime qui massacre des milliers de ces citoyens ne peut pas durablement se maintenir au pouvoir alors le plutôt sera le mieux euh il y a un plan de la Ligue arabe que nous soutenons euh mais je crois qu'il faut rester tout à fait déterminé au côté du peuple du peuple syrien un dernier point enfin pardon sans être trop long mais vous avez évoqué beaucoup de sujets sur les relations avec les États-Unis c'est vrai qu'elles sont bonnes euh mais ça ne nous non pas du tout ça ne nous empêche pas de défendre nos nos nos intérêts réciproques quand le président français a dit au nom des intérêts de la France moi je pense qu'il faut accélérer le processus de retrait des troupes d'Afghanistan ça sera pas fin 2014 ça sera fin 2013 on éétait pas à la remorque des États-Unis et c'est plutôt les États-Unis qui depuis s'interrogent en se disant après tout ce serait peut-être une bonne idée que d'accélérer le processus donc vous voyez que la France garde aussi une marge d'initiative tout à fait importante ça n'est quand même pas ce que disaient les amis d'Étienne Pelot dans Libération un groupe de haut fonctionnairees anonym qui ont publié un article 13 mars qui dénonce le bilan du du gouvernement en matière de politique étrangère et qui quand même disent qu'en fond on néglige vraiment au fond un vrai vrai dossier de fond qui est la question de notre présence dans l'OTAN et de la question de la prolifération nucléaire que fait-on réellement dans l'UTAN quelle est la place réellement de la France dans l'UTAN que nous avons réintégré moi je me suis fixé une règle de conduite morale c'est qu'en général je ne lis jamais les papiers anonymes parce que l'anonymat c'est la quintessence de la lâcheté alors celui-là je l'ai lu quand même parce qu'il s'agissait du Cadoré et je l'ai trouvé particulièrement débit donc il ne comptient rien qui soit véritablement marqué par le bon sens alors n'en parlons pas sur la réintégration de la France dans les structures intégrées de de l'Alliance vous disiez tout à l'heure à juste titre que j'avais eu des hésitations il y a quelques temps je voudrais quand même rappeler que c'est depuis 1995 que sous Jacques Chirac nous avions l'intention de réintégrer sous certaines conditions les conditions étaient au nombre de deux la première c'est que les responsabilités au sein de l'Alliance soi rééquilibrées et qu'il y ait des commandements confiés à des officiers supérieurs ou généraux européens ça a été le cas avec l'une des l'un des grands commandements importants qui est confié au général abria général français et la deuxième condition c'était que l'on progresse dans la mise en œuvre d'une politique européenne de sécurité et de défense et on a progressé depuis cette période-là il y a eu plusieurs opérations conduites sous le drapeau européen en République démocratique du Congo au Tchad en ce moment même au large de la corme de l'Afrique où il y a une force internationale sous le drapeau de l'Union européenne et nous avons obtenu en décembre dernier je n'ai pas le temps d'entrer dans le détail après il faut bien le dire une partie un peu difficile avec les Britanniques trois avancée très significative la première avancée c'est qu'on est en train de préparer deux nouvelles missions de la PSDC de la politique européenne une nouvelle dans la Corne de l'Afrique et une autre au Sahel la deuxième avancée c'est qu'on a obtenu l'activation du centre d'opération européen qui est un peu l'étatmajor européen pour conduire ces opérations et enfin et c'est peut-être le plus important on a obtenu un accord sur 11 opérations de mutualisation au sein de l'Agence européenne de de défense je prends un seul exemple en matière de ravitailleur aérien nous sommes en train de mutualiser nos moyens puisque tous nos budgets de défense en Europe diminuent et et les Américains d'ailleurs considèrent que la PSDC la politique de sécurité et de défense commune en Europe peut-être à côté de l'OTAN en parallèle de l'OTAN un des piliers de la défense de l'Europe agè benassiker oui alors moi je voudrais parler d'un pays dont on n pas parlé jusqu'à présent qui est la Chine grande puissance d'aujourd'hui qui est à la fois un pays oui mais qui est à la fois un pays en développement et une puissance économique qui c'est admirablement joué sur les deux tableaux vous êtes arrivé à un moment où la les relations sont relativement tendues entre la Chine et les États-Unis le G20 a joué un rôle pacificateur sans doute dans cette relation mais le rêve des Chinois est-ce que c'est pas d'avoir devant eux des Européens bien Unis comment est-ce que on peut manerer euh ils ne comprennent absolument rien la crise en Europe enfin en tout cas ils faignent de pas comprendre il faignent ils faignent parce qu'ils comprennent très bien en fait mais est-ce qu'ils ne sont pas tentés de parler plutôt avec les Allemands qu'avec les Français non pas du tout ils parle avec les Français très régulièrement je l'ai vu à daville pendant le G20 où j'ai assisté aux rencontres entre le président chinois et le président Sarkozi mais ce que vous dites est vraiment très intéressant je pense que il ne faut pas cesser de répéter ça sera une banalité peut-être pour les auditeurs de franceculture que nous sommes dans un nouveau monde le monde ancien a complètement changer ce monde nouveau il est global il est multipolaire il est instable et il est dangereux compris Chine avec les déclarations hier du Premier ministre chinois se disant d'un côté profondément affecté par les émulations des Tibétains et de l'autre côté économiquement disant qu'il fallait laisser sans doute flotter davantage la mone chinoise et et au fond partir davantage à l'assaut économiquement du du reste du monde comme si réime chinois a évidemment profondément changé depuis depuis depuis dengings il a profondément changé ce qui a changé c'est que la Chine a reconquis la place qui était la scène dans l'économie mondiale il y a quelques siècles au 15e ou au 16e siècle la Chine éta la puissance enfin la plus important elle est redevenue une puissance majeure sur le plan commercial et sur le plan économique son régime n'a pas encore changé et sur la question tibétaine j'ai eu l'occasion de dire que la politique sécuritaire et répressive n'était pas une solution qu'il fallait un dialogue permettant de garantir l'identité culturelle et religieuse des Tibétains dans le cadre de l'intégrité territoriale de la Chine mais ce que je voudrais dire c'est que dans ce monde multipolaire l'Europe reprend toute sa signification et je voudrais saluer le discours de vellipin du président de la République parce que ça a été un discours refondateur du projet européen qu'est-ce qu'il dit dans le monde tel qu'il est l'Europe doit nous protéger si elle a un sens vis-à-vis des peuples européens et du peuple français c'est que c'est une Europe qui protège ça veut dire quoi une Europe qui protège trois choses et je serais prêt à en parler longuement la première chose c'est une Europe qui a des frontières hein et qui contrôle ces frontières et ce qu'il a dit sur Schengen est profondément marqué au coin du bon sens nous sommes pour la liberté de circulation à l'intérieur de la zone Schengen à condition que les frontières extérieures de Schengen soit réellement contrôlé et maîtrisé ce qui n'est pas le cas aujourd'hui ça concerne qui la Grèce soyez précis notamment la Grèce on sait très bien que la la frontière grcurque 130 ou 140 km n'est pas contrôlé les Grecs même nous disent qu'il y a 60000 clandestins qui passent chaque année nous pensons que c'est plus du double donc il faut contrôler cette frontière sinon la jeune Schengen explosera une Europe qui protège c'est ensuite une Europe qui défende ses intérêts économiques on en revient pardon la question de la Chine nous avons signé un accord sur l'ouverture des marchés publics c'est très important les marchés publics tous les marchés passés par les collectivités publiques c'est 10 à 15 % de la richesse mondiale qu'est-ce que nous avons fait nous européens nous les avons entièrement ouverts donc une entreprise chinoise peut venir soumissionner dans un marché public français en en pleine concurrence avec les autres vous pensez que les Chinois ont ouvert leur marché public zéro ou pratiquement zéro les JA les Japonais pratiquement pas excusez-moi les Canadiens non plus et donc nous disons désormais il faut que le principe de réciprocité soit un principe directeur de la politique commerciale de l'Union Européen et enfin une Europe qui protège c'est ce que j'ai dit c'est une Europe qui est capable de se doter d'une politique étrangère et d'une politique de sécurité de défense je crois que là Nicolas sarko a redonné du sens au projet européen et à la place de la France dans l'Europe huberttas oui je voulais nous nous ramener sur le terrain intérieur le ce que vous disiez à propos de la Chine c'est pas un petit peu un écho du discours d'Arnaud mondtebourg pendant les primaires socialistes de Mélenchon il y a quand même une tonalité protectionniste là-dedans ah ben je sais pas si alors un coup on est à l'extrême droite l'autre coup on est à l'extrême gauche tant pis faire monter Mélanchon aux élections ça serait pas une mauvaise affaire pour SAR non parce que ça sera au détriment de fr je ne réfléchis pas avec ces ces grilles de lecture je me demande ce qui est bon pour la France et ce qui est pas bon pour la France je dis qu'aujourd'hui ce qui est bon pour la France et pour l'Europe d'ailleurs c'est d'introduire non pas du protectionnisme le protectionnisme ça veut dire quoi ça veut dire qu'on se protège unilatéralement je suis pas protectionniste je dis continuant à nous ouvrir à l'extérieur à condition que les autres s'ouvrent à nous donc c'est un principe de réciprocité qui est parfaitement compréhensible est parfaitement juste et c'est pas du mélanchonisme ni du leupénisme une question pour revenir sur les révolutions arabes je disais le kedorsé avait longtemps soutenu les despots laïques parce qu'il prétendait nous défendre contre la menace islamiste le Kedor la France diploma franais oui oui oui est-ce que est-ce que ce virage à 180°gr qui a été pris à propos de l'affaire libyenne n'a pas été de manière un peu rapide et un peu brutale je veux dire est-ce que queles son responsabilités de la France dans l'état actuel de la Libye qui on s'est beaucoup boqué des Américains qui sont et qui sont allés chasser Saddam Hussein mais qui ont été incapable de reconstruire un une un état iraakien après leur leur victoire est-ce que on peut pas faire le même reproche exactement à la France qui a débarrassé le peuple libien de kadfi mais qui était incapable d'aider ce peuple à sortir d'une d'une situation de véritable chaos aujourd'hui ah oui vous savez c'est formidable le métier d'observateur parce que y y a qu' faucon c'est c'est c'est vraiment une ligne directrice moi je n'ai aucun regret sur la Libye quand j'ai dit au Conseil de sécurité c'est une question d'heure en m'adressant aux autres membres du Conseil de sécurité c'était la vérité si on avait pas fait ce qu'on a fait Kaddafi aurait massacré le peuple de Bengazi il l'a annoncé il avait dit qu'il traiterait attendez laissez-moi terminer vous me dites est-ce qu'on a pas fait une erreur je vous dis NON je pense qu'on a pas fait une erreur il traitait les gens de Bengazi souvenez-vous de rat il allait les massacré on a évité le massacre deuxièmement on ne peut absolument pas aujourd'hui comparer ce qui s'est passé en Irak et ce qui s'est passé en Libye il n'y a pas eu d'occupation de la Libye l'Irak a été occupé par une force internationale et vous savez quelle était notre point de vue là-dessus et le N nombre de morts dans les attentats qui se sont succédés en Irak ce chiffre par centaine et sans doute par milliers ce n'est pas le cas de la Libye aujourd'hui la Libye est confrontée à des difficulté c'est vrai il n'y a pas de processus révolutionnaire qui se déroule tranquillement mais je suis confiant dans l'avenir de la Libye le pouvoir en Libye veut s'engager dans un processus électoral et de démocratisation et nous continuons à aider la Libye j'ai parlé tout à l'heure du du partenariat de d'ville la Libye d'ailleurs est un pays qui a de l'argent elle a retrouvé le niveau de production pétrolière qui était le sien avant C cette cette guerre et elle a récupéré des avoirs gelés qui appartenaient au peuple libien don nous allons continuer à l'accompagner dans sa reconstruction et je ne suis pas péimiste sur l'avenir de la Libye mais pourquoi n'arrive-t-on pas à faire la même chose sur la sur la Syrie qu même pour y revenir pourquoi vous ne pouvez pas dire c'est une question d'heure c'est plus c'est c'est d'ailleurs dépassé la question pourquo pourquoi me posez-vous cette question vous connaissez la réponse et je l'ai déjà dit fois au conseil au Conseil de sécurité nous sommes arrivés à avoir l'un enfin sinon l'unanimité pas de véau de la Russie et de la Chine et aujourd'hui la Russie mais son Bau pourquoi et je l'ai dit peut-être de manière un petit peu brutale pour plusieurs raisons d'abord parce que la Russie nous reproche l'intervention en Libye elle estime que nous avons été au-delà de notre mandat ce que je ne pense pas mais elle nous fait d'une certaine façon pardon de la brutalité du mot payer l'opération libyenne deuxièmement la Russie quoi que est dit Monsieur Lavrov à New York a des intérêts en Syrie je pense qu'elle fait un mauvais calcul elle vend beaucoup d'armes ou elle a vendu beaucoup d'armes au régime syrien je pense qu'elle fait un mauvais calcul sur au moyen terme mais c'est sa position troisièmement la Russie craint aussi la contergion islamique sur son propre territoire et c'est pour ça qu'elle est hosilele à ce qui se passe en Syrie et enfin il y a eu la campagne électorale où le discours du candidat était quand même un discours très nationaliste est-ce que la Russie aujourd'hui peut ouvrir les yeux sur ce se passe véritablement en Syrie et évoluer pour que la communauté internationale puisse enfin intervenir je l'espère de tout cœur je voudrais ajouter une dernière chose c'est qu'il y a une différence fondamentale entre la Libye et la Syrie le peuple le Libyen est un peuple relativement homogène ce sont à 95 % des sunites malékites le peuple syrien est profondément divisé et si nous donnons des armes une certaine fraction de de l'opposition en Syrie nous allons organiser une guerre civile entre les chrétiens entre les alawites entre les sunites etre lesit ça pourrait être une catastrophe encore plus grande que ce qui existe aujourd'hui précisément la question que je voulais vous poser à propos de de la Syrie vous avez dit il y a quelques que minute que un régime qui qui opprime et qui massacre son peuple comme cela se passe en ce moment moment en Syrie ne peut pas tenir longtemps donc ce régime va tomber si on vous écoute la question qui se pose et là ça rejoint un petit peu la Libye c'est quoi après comment va-t-on faire est-ce que derrière on n pas une guerre civile inéluctable je ne pense pas la Ligue arabe a proposé un plan et ça a été un moment important dans dans ce conflit c'est le moment où la Ligue arabe s'est engagée parce que ce sont quand même les voisins de de la Syrie qui sont les principalement concernés et la Ligue arabe propose quoi elle demande non et c'est vrai que quand on lit bien son plan c'est c'est exact non pas le départ de Bachar al-Assad mais le transfert de ses pouvoirs à son vice-président pour organiser la constitution d'un gouvernement inclusif dans lequel l'opposition pourrait être représentée et ensuite la préparation d'un processus électoral avec des élections libres voilà le le plan de sortie de cette crise comme les égyptiens sont en train là aussi dans la difficulté d'essayer de le mener à bien comme les Tunisiens l'ont fait il y a eu en Tunisie la l'élection d'une Assemblée constituante et les choses progresse et comme les libiens se préparent à le faire voilà la la la porte de sorti qui veut dire que ce régime le régime Assad doit tomber mais pas tout à fait sans quoi c'est l'inconnu non je dis qu'il appartient l'objectif c'est de donner au syriens la possibilité de s'exprimer librement voilà et ça ça doit se faire dans les élections libres comme il y a eu je le répète globalement en Égypte et en Tunisie comme il aorage je l'espère en Libye ça passe par ce qu'on appelle une solution yéménite exfiltré Bachar alAssad en lui promettant la vie sauve et l'immunité quelque part dans le monde écoutez ça c'est au au syriens d' d'en décider le moment venu dans le cadre du plan de règlement que que que nous vous seriez pour vous vous avez dit vous avez dit des entretiens la Syrie m'empêche de dormir c'est pas moi quiidé c'est Dominique de Villepin j'ai dit que j'étais comme lui oui bien sû bien sûr c'est une frustration extraordinaire bien sûr que que j'aimerais trouver une solution pour arrêter ce massacre j'ai dit aussi au Conseil des droits de l'Homme à Genève que nous rassemblions les éléments pour pouvoir convaincre la communauté internationale de saisir la Cour pénale internationale parce qu'il y a eu des crimes de guerre j'ai j'ai rencontré Madame Amos madame Amos c'est la directrice de l'office des Nations Unies qui s'occupe de l'aide humanitaire elle est allée à hommes et qu'est-ce qu'elle a dit quand quand elle est revenue je suis horrifié parce que j'ai vu donc il y a eu des crimes de guerre il y a des crimes de guerre et mon point de vue à moi c'est qu'il faudra les sanctionner et c'est à la Cour pénale internationale qu'il appartiendra de le faire est-ce que d'une façon plus général vous vous dites enfin vous le savez vra probablement mais comme certains de vos prédécesseurs on pense éventuellement à hber vidr que le droit de l'homisme que nous invoquons régulièrement pour au fond que la la paix règne dans le monde le droit de l' de l'omisme n'est pas n'est pas une politique est-ce que la frustration si si je suis en désaccord formel avec Huber badrine en général je suis d'accord à peu près surtout avec lui l'idéologie l'idéologie des droits de l'homme ne règle pas les confl bien sûr que non bien sûr que non bien s bien sûr que non mais nous avons et c'était écrit noir sur blanc dans le Livre blanc que j'avais proposé au gouvernement avec Louis schoiser il y a quelques années que l'un des principes directeurs de la diplomatie française c'est la défense des droits de l'homme et de la démocratie dans le monde en même temps et n'y voyez pas là ça ça n fait pas grand chose si si si bien sûr que si ça fait grand chose bien sûr notre discours est constant en Afrique par exemple le nombre de pays dans lequel des élections relativement libre sont en train de se dérouler au nom justement du principe démocratique et du respect droit d'homme est impressionnant ça s'est passé au Niger c'est en train de se passé au Sénégal nous avons nous avons nous avons attendez nous avons émis nous avons émis à un moment donné des des critiques ce qui se'est passait au Sénégal qu'est-ce qui se passe le peuple sénégalais a fait preuve d'une très grande maturité démocratique le premier tour s'est passé convenablement et le deuxième se prépare dans le calme donc voilà cette politique des droits de l'homme elle marque des points nous tenons ce même discours et je en Russie Vladimir Poutine est réélu pour des questions d'économie et de croissance pas pour les questions de libéralisation des régimes et de droit de l'homme nous avons dit que la Russie doit évoluer aussi nous avons pris acte des critiques qui ont été apportés au déroulement des élections nous avons aussi constaté que ceux qui avaient dit qu'il y avait eu des irrégularités constatai que de toute manière poutino aurait été élu et nous souhaitons que le régime évolue mais je voudrais aller jusqu'au bout de mon raisonnement la défense des droits de l'homme et de la démocratie est pour nous un principe fondamental parce que je pense que sur le moyen terme il n'y a pas de régime dans le monde où nous vivons aujourd'hui qui puisse longtemps fouler au pied les droits de ces peuples mais en même temps nous défendons les intérêts de la France bien sûr en tant que chef de la diplomatie française je me sens comptable des intérêts de la France alors vous allez me dire c'est c'est du double langage c'est de la réelle politique non je crois qu'il s'agit de d'être ferme sur les principes tout en tenant compte des réalités la France entretient le 2uxè ou le troisè réseau d'agenceces diplomatique et d'ambassade à travers le monde tout cela est fort coûteux je sais bien que le keders a fait des sacrifice financier considérable depuis une dizaine d'années reste que tout ça encore une fois est très coûteux il y a de nombreux projets de fusionner notre outil diplomatique avec celui d'autres grands pays européens comme l'Allemagne est-ce que vous pensez qu'il est qu'il est qu'il est raisonnable pour un pays comme le nôtre de continuer à entretenir un réseau d'ambassade dans des pays de peu d'intérêt finalement pour pour pour nous mais qui peut-être d'un intérêt pour l'Union européenne en tant que telle je crois qu'il faut se poser une autre question je crois que la la question qu'il faut se poser c'est est-ce que la France a toujours l'ambition d'avoir une grande politique étrangère est-ce qu'elle pense qu'elle a un rôle à jouer sur la scène mondiale est-ce qu'il y a une attente dans le monde des positions françaises et ma réponse à ces questions est définitivement oui et je le constate comme je l'avais constaté entre 93 et 95 et je le constate aujourd'hui à nouveau la France a un message à délivrer sur la scène internationale même si ça n'est pas une puissance non non non c'est un message qui est souvent cohérent avec celui de l'Union européenne mais la voix de la France a beaucoup plus de porté que pardon celle de de de l'Union européenne dans un certain nom dans un certain nombre de questions madame Ashton elle doit mettre elle doit mettre d'accord madame Ashton oui pardon c'est vrai alors précisez précise la Haute Représentante pour les questions de politique étrangère c'est pas tout à fait vrai il faut pas être trop sévère c'est un poste récent c'est difficile avant de parler il faut qu'elle mette d'accord 27 ministres c'est la raison pour laquelle la France a un rô à jouer alorselle par un rôle à jouer non pas du tout donc je réponds à votre question je pense que la France doit continuer à avoir une politique étrangère autonome coordonnée avec celle de l'Europe mais qui porte le message français et à partir de là il nous faut un réseau diplomatique vous avez dit que la diplomatie française ou plus exactement le Koré avait fait des efforts c'est l'administration civile qui depuis 10 ans a le plus réduit ses effectifs d'un côté on nous dit que on est dans l'os et que nous n'avons plus les moyens d'eux et de l'autre côté on nous dit que nous avons encore un réseau trop important je crois que nous avons aujourd'hui un réseau bien calibré un réseau culturel en particulier qui est sans exemple au monde et qui est très important pour le rayonnement de notre langue et de notre pensée donc il y a des ajustements à faire c'est certain on verra ce que font nos successeurs mais je pense qu'aujourd'hui nous av déjà la succession ah ben naturellement j'ai pas l'intention de rester ministre d'affaires étrangères indéfinimentense non non je pense au futur gouvernement du président Sarkozi bien sûr c'est à ça que je pensais en par de mon successeur ne considérez pas que la messe est dite ne considérez pas que Monsieur ahéis je je CIS qu'il va pas gner par que les Français ont de plus en plus consci que son programme économique ne tient pas la route que sa crédibilité internationale est faible et et que par ailleurs ce que monsieur conbendid a appelé sa bourde historique sur l'Europe nous replongerit dans la difficulté voilà pourquoi je suis confiant et pourquoi je vais continuer à me battre pour Nicolas les cœurs dans BL merci de la transition j'étais un peu gêné de de vouloir nous ramener au for nous y sommes ce n pas de ma faute donc vous ne cessez on vient de vous entendre à l'instant d'afficher votre confiance dans la réélection de Nicolas SAR en même temps la semaine dernière vous avez une phrase moi qui m'a interpellé je ferai tout pour maintenir l'unité du parti présidentiel et vous allez réclamer un congrès à l'automne mais là on dirait que vous anticipez une crise d'après défait quand même est vraiment revenu au niveau français franco-français oui qu'est-ce que mais oui c'est votre boulot je le salue et vous le faites très bien mais on me demande qu'est-ce qui se passerait en cas de fait je dis en cas de défaite un de mes objectifs ce sera de maintenir l'unionire bien sûr mais le point de cette semaine il tés et donc c'est la raison pour laquelle j'ai j'ai évoqué ce congrès mais ça n'est pas une raison pour penser que je joue la défaite je suis persuadé que Nicolas Sarkozi va réussir et s'il réussit pourquoi pas un congrès pour fêter la victoire au mois de septembre Mo d'obre ex est-ce que est-ce que c'est pour fêter les ou bien ai par que finalement votrere et votre préoccupation elle vaut en cas de défaite mais elle vaut ai en cas de victoire puisen cas de victoire on sait très bien que dans la mesure où Nicolas Sarkozi ne peut plus se représenter parce qu'il a décidé c'est lui qui a décidé qu'un président ne devait pas se présenté plus de deux fois la succession sera ouverte le lendemain est-ce que c'est pas voyez comme vous êtes donc d'abord j'ai beaucoup de j'ai beaucoup de mal à vous convaincre que Nicolas Sarkozi peut gagner maintenant vous me dites que de toute façon s'il gagne son quinquen n'aura pas d'importance parce qu'on prépara déjà 2017 vous m'embêtez pas du tout au contraire ça me stimule et ça me fait sourire non non mais si Nicolas Sarkozy gagne il gouvernera ou il conduira la politique de la France pendant les 5 ans puis on verra après ce qui se passe en 2017 je c'est déjà 5 semaines jusqu'au premier tour c'est une éternité il peut se passer encore beaucoup de choses il peut se passer encore beaucoup de choses alors 5 ans n' parlons pas une une question un peu un peu confessionnal on on on reparle de vous de vous donc vous l'avez vu comme d'un potentiel Premier ministre une fonction qui s'appelle premier Premier ministre mais qui est second vous avez souhaité vous avez pensé que vous pouviez être le premier est-ce que cette idée de redevenir le second quelque part ne vous fatigue pas vous voyez qu'aujourd'hui je suis le 3e donc si je deviens second ce sera un progrès vous avez déjà été second vous allez redevenir vous savez moi ce qui m'intéresse c'est la politique c'est c'est ma vie je trouve que c'est absolument passionnant tout simplement parce que il s'agit de la France et et de son avenir donc si je peux servir mon pays je continuerai à le servir mais euh j'ai passé le temps où j'étais obsédé par mon ambition personnel faut laisser ça au cadra maintenant qui non beaucoup d'ailleurs vous avez oublié que vous aviez déclaré une fois matigon c'est un poste épouvantable parce qu'on en prend plein la gueule le matin et que vous aviez rajouté vous allevez demêtreop précis que c'était aussi formidable d'être sommé d'une immense chaîne de décisionisseel vous connaissez quelqu'un qui a jamais refusé d'aller à matigon citez-moi un seul exemple saintcinatus c'était il y a bien longtemps dernière question 10 secondes bris on dit on dit beaucoup que la gauche a raté quelque chose avec Michel Rocard qui a jamais été président à droite on dit aussi qu'on a peut-être raté quelque chose avec alin Jup qui a jamais été Président c'est pour ça que j'ai fait un livre avec Michel rard j'ai pris beaucoup de plaisir c'est un homme pour qui j'ai beaucoup de considération et même d'amitié

Alain Juppé : "La France doit s'ouvrir à l'extérieur à condition que les autres s'ouvrent à elle" — Alain Juppé · Pourquijevote