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InterviewLes Éveilleurs· 30 avril 2024 36 minComplaisantFond programmatiqueEurope & internationalÉducation & rechercheAgriculture & alimentationImmigration & asile

Grand Oral de François-Xavier Bellamy tête de liste LR

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 65 %Attaque 25 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:27OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qu'il y a d'européen chez vous ?

  • 2:37RelanceRéponse directe

    Le Parlement européen a reconnu la GPA comme une traite des êtres humains. Est-ce que ce texte n'aborde pas la GPA dite altruiste ?

  • 5:29OuverteRéponse directe

    De quel destin parlez-vous ? Celui de l'Union européenne, de la France ?

  • 9:43OuverteRéponse partielle

    Qu'est-ce que ça a changé pour les Français sur tous les sujets ?

  • 10:27OuverteRéponse directe

    Le PPE fait-il une politique de droite ?

  • 14:28OuverteRéponse directe

    Comment expliquez-vous la différence de traitement entre l'Arménie et l'Ukraine ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:58François-Xavier BellamyFait
    « le Parlement européen a reconnu la GPA comme une traite des êtres humains »
  • 4:50François-Xavier BellamyFait
    « le Parlement a refusé explicitement de distinguer une GPA éthique et une GPA commerciale. Donc, c'est toute la GPA qui est considérée comme une traite d'êtres humains »
  • 6:08François-Xavier BellamyFait
    « la France a perdu la maîtrise de son destin. Elle s'est laissé déposséder des leviers de sa capacité de puissance, d'influence en Europe »
  • 6:48François-Xavier BellamyChiffre
    « un état qui va être placé en situation de sanction pour déficit excessif »
  • 12:27François-Xavier BellamyPromesse
    « nous ne soutiendrions pas sa candidature pour un deuxième mandat »
  • 13:08François-Xavier BellamyFait
    « nous avons été dans l'opposition aux textes majeurs qui ont été portés par la Commission européenne au cours de ces dernières années »
  • 21:38François-Xavier BellamyFait
    « la jeune Samara qui a été harcelée parce qu'elle s'habillait à l'européenne, parce qu'elle était traitée de mécréante pour ne pas se soumettre aux règles de l'islam intégriste »
  • 22:22François-Xavier BellamyFait
    « on laisse des gamins s'abîmer dans la violence parfois très jeune, parfois très tôt au motif que de toute façon il ne peut rien leur arriver »
  • 25:36François-Xavier BellamyFait
    « l'agriculture française vit un massacre »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0,3 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Locuteur

Mesdames et messieurs, bel ami Chers François Xavier, bel ami, vous Vous êtes ce soir une nouvelle fois notre invité pour notre grande soirée des européennes comme il y a 5 ans. Merci d'avoir répondu présent. Merci à vous. Très heureux de vous retrouver. Alors première question, on m'entend ? Oui, ça marche. François Xavier Bamille, nous voudrions vous demander ce qu'il y a d'Européen chez vous. Alors, en dehors des nuits que vous passez à Strasbourg évidemment, en dehors du latin et du grec que vous parlez couramment, certainement qu'est-ce qu'il y a d'Européens chez vous ? Et nous poserons la même question à chacun des trois candidats de droite qui que nous verrons ce soir.

Euh, c'est une immense et belle question. D'abord, merci pour votre invitation. C'est une grande joie de se de se retrouver, de pouvoir échanger ensemble dans ce moment important. Qu'est-ce qu'il y a d'Européens en moi ? C'est c'est vraiment une question difficile. Je crois que l'Europe c'est d'abord c'est d'abord évidemment une civilisation, c'est un goût de la liberté et c'est un combat. Et l'Europe c'est aujourd'hui encore un combat mais ça allé depuis depuis 25 siècles en fait depuis le début de l'histoire de l'Europe. L'Europe c'est c'est c'est les Sparciat Thermopile face à l'armée grecque. C'est face à l'armée Perse pardon. Vous l'aurez remarqué.

C'est euh c'est évidemment euh Charlemagne qui reconstruit euh l'Occident sur les décombres de Rome. C'est c'est les copistes du Moyen-Âge qui transmettent une civilisation qui était vouée à disparaître dans les ténèbres de l'an 1000. Et c'est euh c'est c'est les maquillis de la résistance qui se battent pour une certaine idée de la liberté de la vie, de la dignité de la vie. Et je crois que au fond aujourd'hui, j'espère être européen dans ce dans ce combat dans ce combat pour la liberté, pour l'esprit qui aujourd'hui est d'abord comme hier un exercice d'espérance parce que nous sommes devant des menaces immenses, devant une détresse qui étraint notre pays et le continent tout entier.

Mais si nous sommes engagés, si vous êtes là ce soir, c'est parce que vous y croyez encore. C'est parce qu'on y croit encore et qu'on veut se battre pour que cet esprit dure longtemps et pour que l'Europe vive et revive et que la France revive aussi. Alors, vous parlez de dignité de la vie. Avant-hier, le Parlement européen a reconnu la GPA comme une traite des êtres humains. C'est une immense victoire après une dure bataille que vous avez mené avec beaucoup de détermination. Merci beaucoup. Euh ma question est la suivante. Est-ce que ce texte n'aborde pas, il me semble, la GPA dite altruiste ? Est-ce que c'est un manque ?

Est-ce que vous irez plus loin dans la protection des femmes et des enfants et des couples ? Bien sûr, c'est seulement une étape ce texte. C'est une étape importante mais seulement une étape. Avec mon équipe, on a vu passer il y a 2 ans sur la table du parlement la révision d'une directive sur la traite des êtres humains et le Parlement proposait l'ajout de plusieurs cas de trait d'êtres humains comme par exemple le mariage forcé.

Et moi, je me suis dit voilà, c'était un de nos engagements de campagne en 2019 de faire en sorte que l'Europe contribue à lutter contre la gestation pour autrui qui est, je le crois profondément, une exploitation de l'être humain, de la femme qui est réduite à devenir le corps qu'on loue, qu'on exploite pour pouvoir porter la vie et de l'enfant bien sûr parce que c'est une régression immense que la vie humaine, que la vie d'un enfant puisse redevenir l'objet d'un contrat. Et donc, j'ai déposé des amendements avec des collègues de mon groupe politique, le PPE, j'ai déposé des amendements pour que dans ce texte, on inclut la GPA au titre des cas de trait d'êtres humains.

Et ça aura été, vous l'avez dit, un long combat parce qu'il a fallu d'abord que le Parlement adopte cette position. Je crois que c'est je parlais d'espérance mais un beau signe d'espérance que j'ai réussi à faire avancer cette bataille grâce au fait que les deux rapporteurs du texte étaient deux femmes. Toutes les deux appartiennent au groupe de l'extrême gauche européenne. Elles ne sont pas françaises mais elles sont vraiment de gauche. Elles assument de défendre le féminisme. Elles assument de lutter contre une industrie qui exploite le corps des femmes.

Et donc elles ont tout de suite soutenu cette initiative et on s'est battu malheureusement contre les écologistes, contre les libéraux qui ne voulaient pas de cette interdiction, mais avec une coalition assez large qui incluait des gens de gauche, des socialistes, des gens de droite, des conservateurs. Et on a réussi à faire avancer cette cause au Parlement et puis ensuite il a fallu recommencer avec les Étatsmembres, avec la Commission européenne et hier c'était le vote final de cette directive. Alors, ce n'est pas le dernier euh le le dernier la dernière étape du du chemin bien sûr, d'une part parce que une directive laisse toujours une marge d'interprétation au aux États.

Pour moi, le point important, c'est que le Parlement a refusé explicitement de distinguer une GPA éthique et une GPA commerciale. Donc, c'est toute la GPA qui est considérée comme une traite d'êtres humains. Et maintenant, il faut, et c'est ça le sujet majeur, on en parlait hier, j'ai invité au Parlement européen Olivia Morel qui elle-même est née de GPA, qui porte un témoignage absolument magnifique et d'un courage absolu sur ce qu'elle a vécu. J'ai invité également des juristes et notamment Bernard Garcia Larin qui est le coordinateur d'une déclaration de juristes qui veulent faire interdire la GPA au niveau mondial parce que c'est ça l'échelle pertinente.

Il y avait d'ailleurs, hier, ça m'a beaucoup touché au Parlement européen, il est venu spontanément l'ambassadeur d'Haïti qui est venu nous dire merci parce que c'est des femmes de son pays qui sont aujourd'hui exploitées par des occidentaux fortunés et il nous disait à quel point nous avons besoin de cette interdiction mondiale. C'est ce que nous demanderons à la Commission européenne dès le début du prochain mandat. En se fondant maintenant sur ce texte qui est désormais un texte contraignant, une directive européenne. C'est une étape mais elle compte bien sûr. Et quelle étape ? Votre slogan est pour cette campagne 2024, maîtriser notre destin. De quel destin parlez-vous ?

Est-ce que c'est celui de l'Union européenne, de la France ? Est-ce que les deux sont intrinsèquement liés selon vous ? Oui, bien sûr, les deux sont liés. Aujourd'hui, la France a perdu la maîtrise de son destin. Elle s'est laissé déposséder des leviers de sa capacité de puissance, d'influence en Europe. Et c'est frappant de voir aujourd'hui, on avait le le discours de la Sorbonne. Alors, monsieur Macron arrive à Paris, il se décrit en grand leader européen, mais à Strasbourg, la vérité c'est que plus personne ne l'écoute parce que monsieur Macron est à la tête d'un état qu'il a mis lui-même en faillite, un état qui va être placé en situation de sanction pour déficit excessif.

un état qui aujourd'hui faillit dans ses missions fondamentales, dans ses missions régaliennes, dans le contrôle de ses frontières, dans dans le le le travail nécessaire pour les services publics les plus essentiels au pays. Et et en fait, en réalité derrière ce discours de la Sorbonne, il y avait d'ailleurs en fait une gigantesque autocritique. Après 7 ans de de macronisme, on en est toujours au même point. Et donc il faut qu'on sorte de là, il faut qu'on sorte de cet impasse. Et pour sortir de cet impasse, ma conviction profonde, c'est qu'il faut que la droite relève la tête en France, qu'il faut que la droite relève la tête en Europe.

Et c'est pour ça que je me suis engagé à droite, c'est pour ça que je me suis engagé au républicains. Je sais que certains ici peut-être trouveront ce choix étonnant. C'est pas en tous les cas le choix le plus facile du point de vue sondagier aujourd'hui, c'est clair, mais c'est le choix, je crois le plus nécessaire pour que nous retrouvions la clarté des convictions, la clarté du débat démocratique. Moi, je crois à la démocratie, je crois au pluralisme démocratique. J'ai jamais cru en même temps. Vous savez, la vie c'est pas dure en même temps. Camille, on a eu l'occasion de faire de la philo ensemble pendant quelques années.

Peut-être vous vous souvenez tous ici de ce texte magnifique de Kirkegarde qui s'appelle ou bien ou bien. Voilà, la vie c'est ça. Ou bien ou bien et moi je crois pas qu'on puisse réussir à construire une proposition politique en disant en même temps de gauche et de droite ni plus d'ailleurs en disant ni de gauche ni de droite. Je pense qu'il faut assumer ces idées. Il faut les porter avec force et il faut les porter dans un débat qui est structuré par des équilibres qui nous précèdent et qui nous dépassent. En France, il y a une droite et il y a une gauche. Il y a une gauche qui s'assume, c'est celle de monsieur Mélenchon, de monsieur Gluxman.

Il y a une gauche qui s'assume pas, c'est celle de monsieur Macron. Parfois, j'ai l'impression aussi celle de madame Le Pen quand je l'entends parler d'économie, de social, de de de la grève des chômeurs ou de la ou de l'assurance chômage. Mais bon, ça c'est un autre sujet. Nous nous défendons la droite. Moi je je me suis toujours senti de droite profondément. Je pense qu'il y a un tempérament de droite. Je pense que la droite, c'est la vision du monde qui qui se préoccupe d'abord de ce qui doit être transmis quand la gauche cherche toujours à transformer et pour transformer parfois à défaire les biens dont nous avons hérités et que nous voulons offrir aux générations qui viendront.

Donc moi, je suis je suis de droite et je me suis engagé à droite et je me suis engagé dans un parti politique qui a pu décevoir dans le passé, qui a pu certainement manquer à ses responsabilités mais sans lequel on ne pourra pas reconstruire parce que sinon chacun va créer sa chapelle et du coup c'est la fragmentation assurée et du coup c'est l'échec assuré et donc il faut relever la droite et c'est pour ça que j'y vais, c'est pour ça que j'y suis et c'est grâce à ça qu'au sein de la droite européenne aussi parce que les combats sont nombreux et l'Europe c'est un combat je vous le disais tout à l'heure mais c'est en étant un combattant de l'intérieur qu'on arrive à faire en sorte que les batailles soient gagnées, celles sur la GPA, mais d'autres aussi qu'on a mené au cours de ce mandat et qu'on arrivera à faire en sorte, j'en suis sûr, en reconstruisant une proposition politique qui soit claire et forte pour l'avenir du pays, qu'on arrivera à faire en sorte que la France et que l'Europe retrouve la maîtrise de leur destin.

Alors, justement François Xavier Bami, rentrons dans cette bataille politique. Vous avez dit le 16 avril sur TF1, vous avez des durs et c'est normal, vous êtes en campagne, le RN a déjà gagné les deux dernières élections européennes. Qu'est-ce que ça a changé pour les Français sur tous les sujets ? C'est nous qui avons mené les combats que les électeurs de droite attendent. Alors question un peu de biais, est-ce que le PPE, donc le parti politique de centre-Doit auquel vous appartenez en Europe, fait une politique de droite, fait toujours une politique de droite ? Le PPE, c'est la droite européenne et au fond, c'est un peu comme les Républicains.

Ma conviction, c'est que aujourd'hui euh on peut pas réussir à reconstruire cette proposition politique si on n'investit pas de nouveau les lieux qui sont censés être ceux où elle est représentée, ceux qui les portent ces convictions. Et moi, je suis au PPE parce que le PPE, c'est la droite européenne. Alors, vous allez dire "Oui, mais le PPE c'est comme l'air, tout n'a pas toujours été parfait." Et oui, c'est vrai, il m'arrive d'avoir des désaccords avec des élus du PPE. D'ailleurs, la vérité c'est que pour vous décrire le travail européen, il n'y a pas un seul groupe politique où les élus soient d'accord sur tous les sujets.

Il n'y a pas un seul groupe politique où vous puissiez être certain que tous ceux avec qui vous vous battez sont d'accord avec vous surtout. Je suis certain que Jordan Bardella a des désaccords avec des élus du groupe idé auquel il appartient et je suis certain que Marian Maréchal a des désaccord avec des élus du groupe CR et des élus importants du groupe CR qu'elle veut rejoindre demain. Donc le sujet n'est pas est-ce que vous êtes d'accord avec tout avec les gens qui sont dans le groupe que vous rejoignez ? Le sujet c'est où faut-il aller pour être utile ? Où faut-il aller pour que vos convictions puissent devenir efficaces, puissent devenir réalité ?

Le PPE comme les républicains et bien c'est peut-être des déceptions passées mais au-delà du passif c'est aussi un actif. C'est la première force politique européenne, c'est celle qui est en train de regagner partout en Europe dans les capitales du continent. Au début du mandat, le PPE c'était 7P gouvernements en Europe. À la fin du mandat, c'est 14. Demain peut-être le Parti populaire espagnol reprendra le pouvoir en Espagne. Demain peut-être l'Allemagne repassera sous sous le sous la la le gouvernement du du de cette formation politique. Et donc le vrai sujet c'est comment est-ce qu'on fait d'aller peser là où ça se passe, là où ça se décide, là où ça se jouera demain.

Guillem Caraon le disait tout à l'heure, il parlait de Ursula von derle puisque la question revient très souvent. Ursula von derle n'était pas la candidate du PPE en 2019. C'est Emmanuel Macron qui l'a imposé. Et moi ma conviction profonde, c'est que c'est au PPE que se décidera la nomination du prochain de la prochaine présidente de la Commission européenne. Et j'ai assumer d'être le premier le premier à dire les yeux dans les yeux à Ursula Vanerle devant elle en réunion de groupe que je ne soutiendrai pas qu'avec les républicains nous ne soutiendrions pas sa candidature pour un deuxième mandat.

Je le lui ai dit en face et aujourd'hui non seulement nous l'avons dit nous l'avons assumé mais nous avons convaincu autour de nous paisiblement tranquillement en avançant. Vous savez le le bien ne fait pas toujours de bruit et le bruit ne fait pas toujours de bien. Et à la fin lorsque le PPE s'est réuni à Bucarest pour voter sur l'investiture du Ursula Funderle sur les 801 délégués du PPE, elle n'a reçu que 400 voix, soit juste moins de la moitié des voix alors qu'elle n'avait pas d'adversaire face à elle. Donc vous voyez bien qu'en réalité nous avons réussi à construire les conditions d'une influence qui permet que demain une alternance sera possible.

Et au-delà de la question des personnes, c'est la question de la ligne politique. Parce que le bilan que nous faisons du mandat qui vient de s'écouler, c'est un bilan qui aura fragilisé l'Europe. Et nous avons été dans l'opposition aux textes majeurs qui ont été portés par la Commission européenne au cours de ces dernières années. Sur les questions économiques, sur les questions environnementales, sur les questions agricoles, nous aurons combattu le projet de décroissance qui a été porté par la Commission européenne, soutenu par les macronistes, par les socialistes, par les verts sur les questions mais aussi sur les questions de civilisation.

C'est moi qui ai déposé les amendements de manière répétée jusqu'à ce que nous arrivions à gagner cette bataille pour interdire à la Commission européenne enfin de financer les campagnes qui disaient la joie est dans le hijab. C'est nous qui avons obtenu ça. Et pourquoi ? Mais justement parce qu'on est à l'intérieur. Alors on peut toujours se dire "Oui, mais c'est jamais assez bien pour moi. C'est jamais assez à droite, c'est jamais assez pur. C'est jamais exactement ce que je voudrais." On peut se mettre sur le bord du chemin, on peut choisir de commenter. Moi, j'ai choisi d'agir.

C'est une ligne de crête difficile, mais c'est comme ça qu'on fait avancer les choses et qu'on se contente pas de parler. Alors, on voudrait aborder euh le la la question de de nos peuples voisins qui euh une question qui retient souvent votre attention. Comment expliquez-vous la différence de traitement que l'Europe réserve à l'Arménie par rapport à celui de l'Ukraine, notamment dans la livraison de de matériel et d'armes ? Mais typiquement l'Arménie a été un des très grands sujets d'opposition que j'ai eu envers la Commission européenne et de fait, c'est un sujet d'une immense actualité la question que que vous posez.

En 2020, le le le peuple arménien a été attaqué dans le haut Carabar l'Azerbaïdjan, soutenu par la Turquie. Et l'Europe est restée d'un silence absolu et à l'époque, nous avons été quelques-uns, vraiment quelques-uns, je crois que ça se compte sur les doigts d'une seule main à dire à crier au Parlement européen la révolte que nous éprouvions devant le silence de nos États, devant le silence et la complicité de la Commission européenne qui a été jusqu'à signer un contrat gazier avec monsieur Alief, le dictateur Azéri en le déclarant un partenaire fiable. On voit aujourd'hui à quel point ce silence de l'Europe a contribué aux crises géopolitiques que nous avons connu ensuite.

Parce que moi ma conviction profonde, ma conviction profonde c'est que si quand Alif a attaqué le Haut Carabar, si l'Europe avait été capable de dire stop, si elle avait sanctionné monsieur Alief, si elle avait refusé ce contratier, si elle avait mis enfin un terme comme pour le coup LR le demande depuis 2007 maintenant, si elle avait mis enfin un terme définitif à ses négociations d'adhésion de la honte avec la Turquie, si on avait été capable de réagir avec détermination nation.

Alors ma conviction profonde, c'est que l'histoire aurait été différente ensuite pour l'Ukraine parce que je suis certain que c'est la passivité de l'Europe qui a conduit Moscou à penser que l'Europe ne ferait rien non plus quand l'Ukraine serait attaquée. L'Europe sera fragile si elle n'assume pas de défendre ses principes et si elle n'assume pas de défendre ce qui est aussi sa sécurité. Parce que l'Arménie est attaquée aujourd'hui par des forces qui menacent la sécurité de l'Europe elle-même.

Le général Christophe Gomar qui est ancien patron du renseignement militaire, ancien patron des forces spéciales françaises, avec qui j'ai le grand honneur de pouvoir partager cette campagne, le dirait bien mieux que moi. Mais aujourd'hui, la Turquie est une menace globale. C'est une menace pour le peuple arménien très actuelle et très immédiate, mais c'est aussi une menace pour l'Europe.

Et quand la Turquie attaque, la Grèce menace de s'en prendre à la Grèce quand elle rentre dans ses eaux territoriales, quand elle rentre dans son espace aérien toutes les semaines de manière illégale, quand la Turquie remilitarise la zone neutre de Varocha à Chypre et prend grignote petit à petit des ps du territoire Chipyote qui est un état membre de l'Union européenne, le silence de l'Europe, sa passivité sont en réalité non seulement une faute morale mais une irresponsabilité géopolitique pour la sécurité de nos pays demain. Et donc oui, je le dis et je dis que c'est une responsabilité partagée parce que la Commission a été en dessous de tout sur ce sujet.

Nous l'avons redit hier au Parlement européen parce que c'était la commémoration du génocide des Arméniens. Mais je crois que c'est aussi une responsabilité de nos États et je remarque que le président de la République qui dit beaucoup pour parler de l'Arménie fait très peu et qu'il n'a toujours pas demandé la dénonciation de ce contrat Gazziier avec Bakou ce qu'il pourrait faire à n'importe quel moment et ce qu'il devrait faire évidemment dès maintenant pour éviter que l'Arménie ne connaisse de nouveau une agression, ce qui est aujourd'hui de toute évidence malheureusement en train de se préparer.

Donc ça c'est un rendez-vous de responsabilité absolu et je voudrais dire malheureusement que aujourd'hui l'Aerbaïdjan a réussi à imposer le silence à l'Europe en créant cette dépendance énergétique d'où notre combat pour le nucléaire qui est un combat pour la souveraineté de nos pays mais aussi en faisant progresser par des stratégies de corruption la défense de ses intérêts dans nos institutions. Et cette corruption, malheureusement, elle aura touché, j'ai eu l'occasion de le dire dans un débat récent, jusqu'à des élus qui prétendent défendre la civilisation européenne.

des élus de partis politiques qui disent être une alternative crédible pour reconstruire la clarté, la droiture dans le débat politique et qui malheureusement parfois sont en réalité vulnérables à ces tentatives de corruption qui fragilisent évidemment nos États, leur responsabilité morale et leur souveraineté territoriale, leur souveraineté en matière de défense.

18:40
Non speech

[applaudissements]

18:41
Locuteur

Alors, on quitte un instant le chapitre international. On aimerait parler avec vous François Xavier Bellami de la société française, de l'immigration, de l'éducation, tout ça évidemment des liens directs avec l'Europe. Ce sont des sujets que vous avez affectionné et peut-être en première question nous assistons, l'aurez évidemment remarqué à une dramatique série de meurtres d'élèves et de professeurs en France avec des causes qui sont d'ailleurs souvent les mêmes de tabassage gravissime dans les écoles ou à la sortie de l'école sans parler du naufrage du niveau scolaire. Euh est-ce que quelle est quelles sont les causes de ce désastre scolaire ?

Est-ce qu'on peut résumer ça en quelques minutes et euh et beaucher quelques voies de remède ? Hm. C'est difficile de résumer ça en quelques minutes, mais c'est le sujet le plus important. Ma conviction profonde, c'est que l'urgence absolue pour l'avenir de la France, c'est l'éducation. L'éducation et l'éducation. C'est le seul sujet qui compte. Presque le seul sujet qui compte. Bien sûr, il y a bien d'autres questions. Le sujet migratoire en est un qui est d'ailleurs directement lié. La question économique en est une autre.

Mais l'éducation c'est le centre absolu et mon engagement politique, je l'ai je l'ai commencé comme comme prof comme prof de philo, en m'engageant dans le débat public pour dire la gravité de la crise de l'école. parce que j'ai commencé comme enseignant après ma première rentrée à découvrir cette crise par le fait que 15 jours après ma première rentrée dans le lycée où j'enseignais dans dans une grande cité du nord du 92, un jeune a été tué devant la porte du lycée à coup de tournevis. Et cette violence là, elle n'est pas elle n'est pas nouvelle. Aujourd'hui, faites l'exercice, je l'ai fait l'autre jour avant une matinale pour essayer de de de considérer la réalité des faits.

Taper dans un moteur de recherche qui parle d'actualité les mots violence école. Vous verrez que tous les jours dans la presse régionale, tous les jours se produisent des faits d'une infinie gravité dans nos établissements scolaires. Alors, comment réagir ? Je pense qu'il y a deux éléments fondamentaux. Le premier c'est évidemment en cessant en cessant toute espèce de faiblesse face à la violence qui frappe l'école mais qui traverse la société.

et notamment évidemment face aux pressions islamistes qui s'exerce sur l'école que le gouvernement est laissé démissionner le proviseur du lycée Maurice Ravel qui était menacé par des islamistes pour avoir fait appliquer la loi et faire retirer son voile à une jeune fille que ce proviseur on les laissé démissionner alors qu'en réalité c'est d'abord un acte d'abandon un nouvel acte d'abandon de l'école devant la pression des islamistes et bien le signe qu'il n'y a aucun courage aujourd'hui à la tête de l'État j'ai croisé en arrivant ici et je vous demande pour le coup de l'applaudir très fort. J'ai croisé Mila qui elle sait ce que c'est que le courage face à l'islamisme.

Donc il faut réprimer il faut réprimer ces violences. La jeune Samara qui a été harcelée parce qu'elle s'habillait à l'européenne, parce qu'elle était traitée de mécréante pour ne pas se soumettre aux règles de l'islam intégriste, et bien cette jeune fille a été menacée de viol dans son établissement scolaire. Et de quoi ont écopé les élèves qui l' menacé de viol de 2 jours d'exclusion temporaire ? Qu'est-ce que vous croyez que ça pouvait bien leur faire ? Et ça se termine comment ? avec une jeune fille dans le coma.

Donc il faut évidemment sanctionner et il faut sortir impérativement maintenant de cette folie, je le dis depuis très longtemps, de cette folie qui est l'excuse de minorité qui est devenue le prétexte à l'impunité et qui fait qu'on laisse des gamins s'abîmer dans la violence parfois très jeune, parfois très tôt au motif que de toute façon il ne peut rien leur arriver, ce qui est le contrexemple éducatif absolu. Mais le deuxième élément, on s'en sortira pas seulement par la sanction. Le deuxième élément, c'est retrouver le sens de la transmission. Je l'ai écrit dans les déshérités, c'était il y a 10 ans maintenant. Le seul sujet pour la France, c'est de se transmettre à nouveau.

Vous savez, Peggy disait, c'était dans pour la rentrée en 1907, Peggy disait "Il n'y a pas de crise de l'enseignement. Les crises de l'enseignement ne sont pas des crises de l'enseignement. Elles sont des crises de la vie. Elles sont des crises de la vie générale elles-même. Quand une société ne sait pas enseigner, c'est qu'elle ne sait pas s'enseigner. c'est qu'elle a honte, c'est qu'elle a le dégoût d'elle-même. C'était Peggy en 1907 et c'est exactement ce qui nous arrive. En réalité, la culture n'est plus transmise. Et là où la culture n'est plus transmise, il ne faut pas s'étonner de voir ressurgir le contraire de la culture, c'est-à-dire la barbarie.

Et moi, je suis convaincu et je vous le dis peut-être que ce sera un point de désaccord entre nous, je sais pas, mais moi, je suis convaincu que si la France s'aime à nouveau, que si la France se transmet à nouveau avec son exigence, sans concession, sans compromis, sans négociation possible, mais avec sa générosité, alors je suis sûr qu'elle peut convertir les cœurs et les esprits. Il y a pas de fatalité. Je suis certain que des gamins même issu de l'immigration sont prêts à aimer la France, à la rejoindre complètement si seulement elle veut bien se transmettre.

C'est pas mes élèves issu de l'immigration qui m'ont dit qu'il n'y avait pas de culture française, c'est Emmanuel Macron, candidat à la présidence de la République. Et le problème, il est là. Le problème, il est dans nos élites. Le problème, il est dans nos gouvernants. Le problème, il est dans le fait qu'aujourd'hui au sommet de l'État, vous avez des gens qui assument de ne plus vouloir transmettre. Le problème, il est dans la Commission européenne qui pense que pour être inclusif, il faut dire la joie est dans le hijab, mais qui ensuite pense que pour être inclusif, il faut interdire à ses fonctionnaires de souhaiter joyeux Noël. C'est ça le vrai problème de l'Europe.

C'est ça le vrai problème de la France. C'est le vide intérieur. C'est le déni de notre civilisation. c'est le fait de ne plus vouloir s'aimer au point d'être capable de se faire détester de ceux auxquels on devrait transmettre ce qu'il y a pourtant de plus beau. Et je crois qu'aujourd'hui et c'est là une forme de motif d'espérance immense. Si nous sommes capables de nouveau de dire que oui, nous voulons transmettre ce que nous avons reçu de meilleur, alors nous trouverons chez les jeunes que nous avons en face de nous le désir infini d'apprendre et de reconstruire avec nous l'aventure de cette civilisation.

Alors la France, ce sont ses écoles évidemment, mais ce sont aussi ses paysans, ses agriculteurs. On avait beaucoup d'autres sujets à vous à vous poser et questions à vous poser sur l'éducation et l'immigration et le le temps passe très vite et on voulait absolument tous les deux vous parler des paysans. L'agriculture française vit un massacre. Pourquoi à votre avis est-ce qui est lisible dans le Green Deal que vous avez dénoncer d'ailleurs ou de manière plus structurelle ? Est-ce que c'est l'absence de frontière qui met nos agriculteurs en concurrence avec des pays dont les salaires sont parfois 10 fois inférieurs au nôtres ?

Bien sûr, aujourd'hui on hérite de plusieurs années d'une politique européenne qui a été et vous savez que la politique agricole, c'est une politique qui est très intégrée au plan européen, qui a été inspirée par une stratégie de décroissance. Hier, j'ai été confronté dans un débat surréaliste au Parlement européen à des élus écologistes qui nous accusaient de parce que nous soutenons les agriculteurs nous accusaient d'attaquer le climat. Quelle folie absolue ! Nous avons aujourd'hui et c'est ce qu'on ne dit jamais dans le débat, nous avons aujourd'hui l'agriculture en France qui respecte les règles environnementales les plus exigeantes au monde.

Et donc tout ce que nous ferons contre nos paysans, nous le ferons contre la nature, contre l'environnement, contre le climat parce que nous le ferons pour offrir des parts de marché sur le continent européen à des productions de pays tiers qui ne respectent aucune de nos règles. Donc oui, il faut libérer nos agriculteurs. Il demande pas plus de subvention, ils demandent pas plus d'argent public, ils veulent juste qu'on les laisse bosser. Et dans cette campagne, la numéro 2 de notre liste, c'est une agricultrice du Tarne. Céimar, une jeune céréalière exceptionnelle dont le franc-parlé évidemment détonne.

Mais je crois qu'on a besoin de ce franc parler pour dire pour dire la vérité de ce monde agricole qui vit une tragédie quotidienne, une tragédie silencieuse mais une tragédie meurtrière. Parce que aujourd'hui l'agriculture est dans une telle situation de détresse que malheureusement ceux qui servent la vie, ceux qui nourrissent la vie, ceux qui nous font vivre sont ceux qui sont le plus statistiquement conduits à se suicider à cause de l'oppression des règles, des contrôles, de la défiance, de la surveillance généralisée qu'ils vivent. Hier, on a gagné une autre grande bataille, pas seulement la GPA, mais on a gagné une autre grande bataille.

C'est que ça c'était un combat du PPE depuis des années et le PPE c'est toujours défini comme le parti des paysans. Et je crois qu'on aura mené cette bataille avec détermination pendant tout le long de ce mandat. Le PPE a réussi à emporter la décision, ce qui nous valait la colère des vers, sur une révision de la politique agricole commune qui va faire disparaître les normes environnementales les plus contraignantes, les plus absurdes, celles qui organisent de la manière la plus directe cette décroissance agricole. Et cette réforme, elle va s'appliquer tout de suite. Et ça c'est pour moi la la chance de de la fin de ce mandat.

On termine le mandat en se disant en se disant au moins sur ce sujet-là, bien sûr tout n'est pas gagné mais au moins on aura réussi à sortir de l'ornière de la manière de l'ornière la plus la plus dangereuse le monde agricole. Il reste encore beaucoup à faire bien sûr, mais je crois que cette nouvelle a été un vrai soulagement pour beaucoup d'agriculteurs en France et en Europe. Camille, alors euh à propos de l'agriculture, il y a il y a toujours évidemment l'écologie et on voit les combats que vous menez face au vert notamment. Euh on sait que la droite doit évidemment peser sur l'écologie. Quelle est la vision de l'écologie que vous voulez défendre ? En une minute. En une minute.

Ben écoutez, j'ai répondu très rapidement en parlant d'agriculture. La vérité c'est qu'aujourd'hui pour l'Europe, la vraie écologie ça consiste à recommencer à produire. Nous nous croyons au défis écologique. On nous accuse parfois, vous savez, la gauche nous dit "Oh là là, vous êtes d'horribles conservateurs." Bah très bien, on assume. Je vous disais tout à l'heure que pour moi, le but de l'engagement politique, ce qui a déterminé mon engagement politique, c'est le désir de transmettre. Je l'ai vécu comme prof, je le vis aujourd'hui dans dans le mandat parlementaire, transmettre.

Et nous voulons transmettre à ceux qui nous suivront bien sûr notre culture, mais aussi la nature qui fait que le monde est vivable et que les hommes sont humains. Cette écologie complète, cette écologie authentique, cette écologie intégrale, elle est conservatrice, c'est vrai, mais finalement c'est je crois être rigoureux que de vouloir conserver pour transmettre ce dont nous avons hérité. Et pour ça, il faut pouvoir produire en Europe parce que encore une fois aujourd'hui, le vrai problème pour la nature, pour l'environnement, il est dans les modèles de production à l'extérieur de nos frontières. La France c'est l'an dernier 100 milliards d'euros de déficit commercial.

C'est veut dire que nous devenons un pays de consommateurs qui importent tout ce qu'ils consomment et qui financent leur consommation avec de la dette publique. Et cette consommation là, elle nous rend complice des modèles de production qui dans le reste du monde, en Chine, en Inde, aux États-Unis sont en réalité bien plus dévastateurs pour l'environnement que ce que pratiquent nos entreprises, nos agriculteurs, nos industries. C'est l'écologie qui défend le nucléaire comme on l'aura fait tout seul au Parlement européen au cours des dernières années.

Tous les partis politiques français de de de l'extrême gauche au vert en passant par les Macronistes et même malheureusement le Rassemblement national auront un jour dans dans dans les années passées expliquer qu'il fallait sortir du nucléaire le plus rapidement possible. Tous, sauf le Parti communiste français que vous n'avez pas invité ce soir et la droite française. Donc nous on défend le nucléaire parce que justement c'est la condition pour produire dans nos pays une production qui soit vertueuse d'un point de vue environnemental. Donc le Rassemblement national aura l'occasion de se défendre tout à l'heure. En conclusion, l'heure est déjà passée.

Nous avons trois petites questions pour vous. D'abord, l'Union européenne joue-elle pour ou contre les nations ? Mais il faut pas faire une copie triple parce que nous avons plus de temps. Et au regard de tout ce qui vous relie François Xavier et Benami, comment expliquer que vous ne puissiez travailler ensemble avec Marian Meréchal et Jordan Bardella ? Parce que finalement malgré vos pics on sent qu'il y a quand même un une base commune assez forte. H et Marc, le fait que votre question soit applaudie veut dire quelque chose sur le sur la première question, moi je dirais l'Europe elle elle sera ce que nous en ferons.

Aujourd'hui, en effet le grand drame c'est que l'Union européenne fragilise nos pays plus qu'elle ne les renforce. Moi, je crois que l'Europe doit retrouver son modèle et son modèle, ça n'est pas d'être un grand tout dans lequel les États devraient se dissoudre. Son modèle, c'est d'être une alliance entre des démocraties souveraines et qui gardent leur souveraineté et qui s'associent pour pouvoir se renforcer face aux menaces qui les qu'elles affrontent et face aux défis qu'elles ont à relever en commun. Est-ce que vous osez le terme d'Europe des nations ? Bah oui, je vois pas pourquoi le terme serait osé. L'Europe est constituée de nations.

Et ce qui me fascine, c'est qu'on voudrait nous faire croire chez les Macronistes par exemple, on voudrait nous faire croire que pour être vraiment européen, il faudrait vouloir que l'Europe ressemble aux États-Unis d'Amérique. Mais moi, je suis vraiment pro européen, c'està dire que je crois à l'Europe et je l'aime pour ce qu'elle est. Et l'Europe, c'est d'abord cette singularité des peuples qui dans leur différence sont tous héritiers d'une même civilisation. Mais nous sommes des peuples différents et donc nous avons nécessairement des démocraties singulières et chacune d'entre elles doit vivre avec sa propre logique, avec sa propre autonomie, avec sa propre souveraineté.

Et nous avons beaucoup en commun par cette civilisation partagée, par le fait que notre continent a beaucoup de défis à relever qui le concernent tout entier. Mais nous avons aussi évidemment bien souvent des désaccords. Et je reviens à ce que je vous disais, l'Europe c'est un combat quotidien. C'est un combat. Moi, je suis pas, comme on le dit parfois dans le monde médiatique, je suis pas un neurodéputé. Je suis un député français au Parlement européen. Et je suis au Parlement européen pour faire entendre la voix des Français et pour faire comprendre ce qu'ils attendent de l'Europe et pourquoi ils veulent que l'Europe puisse changer enfin.

Et sur la question de de de la coopération entre nos différents entre nos différents partis, d'abord, votre question me permet de dire que j'aurais été très heureux qu'on puisse avoir un débat. Je j'essaie désespérément J'essaie désespérément de pouvoir partager ce débat. C'est l'occasion de dire à Jordane mais il vous répondra tout à l'heure certainement. Et Jordane, n'ai pas peur. N'ai pas peur. Ça se passera bien. On peut débattre ensemble. Parce que moi, j'ai dit aux éveilleurs bien sûr, mais évidemment tout à fait partant pour un débat. La dernière fois, vous m'avez invité pour débattre avec Jacques Atalie.

Autant vous dire que j'aurais été très heureux de débattre aussi avec Jordan Bardella et avec Marion Maréchal bien sûr mais je je sais pas pourquoi ça n'a pas été possible. Voilà en tous les cas c'était une petite remarque en souriant. La deuxième chose c'est que ça j'ai transmis. En tout cas la deuxième chose c'est que je reviens à ce que je vous disais tout à l'heure. Moi je reste constant dans la stratégie que je crois être nécessaire pour l'avenir de notre pays et de notre continent. Le défi et je suis sûr que beaucoup d'entre vous ici se définissent comme des citoyens de droite qui ont un tempérament de droite qui veulent des choses assez simples.

Transmettre cette civilisation que nous avons reçu en partage, transmettre notre nature mais aussi notre culture, reconstruire nos frontières, retrouver notre sécurité, retrouver notre prospérité, rendre la liberté aux citoyens de nos pays. Toutes ces choses très simples, c'est ce qu'on appelle la droite. Et si vous voulez tout ça, et bien il faut que la droite se relève. Et je crois qu'on ne reconstruira pas si on n'arrive pas d'abord à faire en sorte que cette proposition politique puisse se rétablir demain. C'est pour ça que je suis rentré dans la droite française.

Pas parce que j'ai été d'accord avec tout ce qu'elle avait toujours fait dans le passé, mais parce que je crois que c'est là qu'on doit se trouver pour pouvoir reconstruire ensemble. Si vous me demandez pourquoi je vais pas quelque part ailleurs, si vous me demandez si je suis ami avec tout le monde dans mon parti, mais la vérité c'est que je serai ami avec tout le monde nulle part. Il y a des gens pour qui j'ai de l'estime dans d'autres parties que le mien. Il y a aussi des gens pour qui j'ai pas d'estime dans d'autres parties que le mien. J'ai croisé tout à l'heure. Euh bon, enfin non, je vais pas rentrer là-dedans, c'est pas intéressant. Dites-nous.

Non, mais je veux dire par là parce que en fait, j'en ai un peu marre de de voir me couvrir la tête de cendre en expliquant que la droite a pas tout bien fait. Il y a un moment où ça suffit en réalité. Moi, je me suis jamais renié, je me suis jamais contredit, j'ai toujours défendu mes convictions, j'ai jamais dévié et j'ai jamais changé non plus de stratégie parce que je crois que c'est là qu'il faut être pour agir. Et je vais arrêter de recevoir des leçons de droiture, de constance et de clarté de la part de gens qui parfois ont en réalité tout trahi. Et si vous me demandez si encore une fois je je je me sens heureux d'être là où je suis, la réponse est oui.

Je crois que c'est là où il faut être et je pense que si vous êtes content de ce que LR a fait dans son passé, ben venez nous rejoindre. Si vous n'êtes pas content de ce que LR a fait dans son passé, venez nous rejoindre aussi parce que c'est de vous qu'on a besoin pour pouvoir reconstruire ensemble. Merci encore. Merci beaucoup François Bami pour cette cet échange riche euh et un prochain oral. Euh